Andréa Kotarac : "Nous proposons une écologie de bon sens !" (France info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Sur cette urgence climatique, comment toutes les politiques doivent-elles être menées ?
- 0:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que fait le Rassemblement National face aux 50% des émissions dues aux importations ?
- 1:11OuverteRéponse directe
On remarque que sur l'urgence climatique, on est tous d'accord, mais sur les mécanismes politiques, on diffère. Expliquez.
- 2:53RelanceÉludée
Vous accusez les écologistes d'être responsables du réchauffement climatique. Pourquoi ?
- 3:29OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous que l'écologie ne soit plus une priorité pour les Français selon les sondages ?
- 5:13OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous que le discours écologiste soit devenu inaudible ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueChiffre
« Le Haut Conseil au climat, la dernière fois, nous donne un rapport en expliquant que 50%, 50% des émissions de la France sont dues aux importations. »
- 0:28Invité politiquePromesse
« On propose le localisme, on propose la réindustrialisation du pays, on propose de développer tout ça sur nos territoires, on propose la priorité aux produits français dans les cantines de nos enfants. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Que nous propose le GIEC ? Le GIEC nous dit, dans ces cinq scénarios, il faut aller vers le nucléaire, il faut aller vers une énergie décarbonée. »
- 0:50Invité politiquePromesse
« Que propose le Rassemblement National, pas plus tard qu'il y a quelques jours, la réouverture de la centrale de Fessenheim ? »
- 1:42InvitéFait
« Le cap de mettre la stabilité sur le nucléaire, qui était l'acquis principal depuis le général de Gaulle et qui a été maintenu depuis des années dans un certain nombre de pays et qui permettait d'éviter d'être autant pollué que l'Allemagne. »
- 1:48InvitéFait
« Les politiques qui ont été menées par les Verts, notamment en Allemagne, ont provoqué une explosion du CO2 en Allemagne et il se trouve que c'est notre voisin. »
- 2:53InvitéFait
« M. Cotarac oublie qu'avant qu'il n'aille au RN, par exemple Marine Le Pen... Moi, j'ai toujours été contre les traités de lignes de la chambre. Madame Marine Le Pen en 2011. »
- 4:36InvitéFait
« Fessenheim c'est dû à qui ? C'est pas les écologiques. C'est très apaisé, oui, on a vu. »
- 7:55Invité politiqueFait
« Non, c'est faux, monsieur. Il faut lire le programme. Marine Le Pen, en 2022, je le dis très clairement, était pour l'accord de Paris et le respect des accords de Paris. »
- 8:52Invité politiqueFait
« Les communes qui concentrent le plus de l'extrême pauvreté dans notre pays, ce sont les communes rurales. »
- 9:23Invité politiqueFait
« Le premier parti qui considère qu'il faut relocaliser, qui a fait du localisme, c'est le Rassemblement national. Le premier parti qui a fait en sorte que l'agriculture française, que les produits locaux soient dans les cantines de nos enfants, c'est le Rassemblement national. »
- 9:49Invité politiqueFait
« Marine Le Pen propose la démétropolisation. Ces territoires ruraux sont beaucoup plus résilients à la canicule et aux fortes chaleurs. »
- 10:20InvitéFait
« Nous, ce qu'on voit au niveau politique, c'est que non seulement il n'y a pas de sursaut, mais en plus, il y a des reculs. »
- 12:12InvitéChiffre
« L'industrie fossile, qui est la principale responsable du dérèglement climatique, elle continue à faire des profits par à 1 900 milliards d'euros de profits l'an passé, rien que pour les 5 grandes majeures pétro-gazières mondiales, occidentales. »
- 25:02Invité politiqueFait
« Pourquoi est-ce qu'on considère dans notre pays que la chaleur, c'est bien ? J'ai entendu des journaux d'extrême-gauche expliquer qu'il fallait vivre avec la chaleur, etc. »
- 26:49Invité politiqueFait
« Les enjeux du 21e siècle, ce seront l'écologie et l'immigration. C'est d'ailleurs pour ça que c'est la seule candidate qui a proposé un référendum sur l'immigration, un référendum sur l'environnement. »
- 27:07Invité politiqueChiffre
« 40 000 morts par an, les particules fines. »
- 27:48Invité politiqueChiffre
« 60 milliards. Il y a 60 milliards dans les caisses de l'État suite à la journée solidarité. »
- 28:04Invité politiqueChiffre
« 24 milliards dans les caisses de l'État. »
- 28:21Invité politiqueFait
« Le gouvernement LR Macron est le seul pays de l'Union européenne à augmenter de 7 milliards la contribution de la France à l'Union européenne. »
- 28:30Invité politiqueFait
« Seuls 7% de nos écoles ont des climatisations. Alors que le Japon en a 50%, alors que l'Espagne en a 70%. »
- 36:30InvitéPromesse
« Nous allons arriver et sortir du nucléaire dans les cinq ans qui viennent. »
- 40:21Invité politiqueFait
« Les centrales nucléaires, on en a, je crois, suffisamment parlé. »
- 40:36Invité politiqueFait
« Les barrages hydrauliques sont une énergie propre et quasiment non intermittente. »
- 40:47Invité politiqueFait
« Les turbines hydrauliques d'Alstom, que monsieur Macron a d'ailleurs vendues. »
Temps de parole
- Invité47 %
- Andréa Kotarac25 %
- Invité 27 %
- Présentateur7 %
- Locuteur non identifié6 %
- Invité 35 %
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Andréa Cotarac, sur cette urgence, il faut que toutes les politiques, ce que disait Benjamin Lequin, soient menées à l'aune de ces objectifs climatiques.
Tout à fait. De la même manière, moi j'ai eu un passage à la France insoumise. Aujourd'hui je suis un écologiste de bon sens, pas d'extrême gauche. Vous avez parlé du Haut Conseil au climat. Le Haut Conseil au climat, la dernière fois, nous donne un rapport en expliquant que 50%, 50% des émissions de la France sont dues aux importations. Qu'est-ce que fait le Rassemblement National face à ça ? On propose le localisme, on propose la réindustrialisation du pays, on propose de développer tout ça sur nos territoires, on propose la priorité aux produits français dans les cantines de nos enfants, faire du localisme pour diminuer les importations. Que nous propose le GIEC ?
Le GIEC nous dit, dans ces cinq scénarios, il faut aller vers le nucléaire, il faut aller vers une énergie décarbonée. Que propose le Rassemblement National, pas plus tard qu'il y a quelques jours, la réouverture de la centrale de Fessenheim ? Par conséquent, on n'a pas attendu non plus ni les uns ni les autres, et par ailleurs, je pense que là-dessus, on sera d'accord, y compris avec Europe Écologie et Les Verts, les traités de libre-échange, le grand déménagement du monde, ces super conteneurs qui provoquent un réchauffement climatique, eh bien là aussi, on souhaite s'y opposer pour relocaliser et pour diminuer justement les chaînes d'approvisionnement.
Jeune La Salade. On va remarquer, je pense que nos téléspectateurs remarquent, que là-dessus, sur l'urgence, on est tous d'accord, contrairement à ce qui n'a pu être pas le cas par le passé. Deuxièmement, là, on diffère fondamentalement, c'est sur les mécanismes politiques à mettre en œuvre. Certains considèrent que ça va être des mécanismes plutôt tendant vers la gauche. Nous, on a eu un cap qui n'était pas un cap politique, c'était le cap de mettre la stabilité sur le nucléaire, qui était l'acquis principal depuis le général de Gaulle et qui a été maintenu depuis des années dans un certain nombre de pays et qui permettait d'éviter d'être autant pollué que l'Allemagne.
Je rappelle que les politiques qui ont été menées par les Verts, notamment en Allemagne, ont provoqué une explosion du CO2 en Allemagne et il se trouve que c'est notre voisin. Et donc, les conséquences directes du réchauffement climatique que nous avons actuellement jusqu'à Paris, nous sommes actuellement sur un plateau à Paris, sont les conséquences de l'absurdité de la politique écologique qui a été menée par les Verts. En réalité, les Verts, à travers l'Europe, se sont accaparés cette thématique écologique, mais comme, peut-être un peu comme vous, comme ils n'arrivaient plus à refourguer au peuple leur idéologie marxiste, ils se sont recyclés sur des questions écologiques.
Et je pense que tout ça est un débat dépassé et que ce qu'il faut, c'est maintenant le cap sur le nucléaire. Je suis d'accord avec vous sur la réindustrialisation, parce que c'est une réalité, c'est qu'aujourd'hui, la plupart de ce que nous consommons est importé. C'est le cas de Chine, contre lequel il faut vraiment lutter. Et la seule solution réelle, c'est de reproduire en France plutôt que de consommer en permanence des produits qui viennent d'ailleurs. les rassemblements nationaux là-dessus. Ah mais nous, on a toujours été sur cette ligne-là, je ne me détermine pas par rapport au rassemblement national. Vous dites la même chose, là.
Ça, c'est localement. Il dit la même chose que nous. Non, non, non. Sauf qu'au Sénat, ils ont voté contre l'arrogation de Fessenheim.
M. Cotarac oublie qu'avant qu'il n'aille au RN, par exemple Marine Le Pen... Moi, j'ai toujours été contre les traités de lignes de la chambre. Madame Marine Le Pen en 2011. Contrairement à vous. Vous vous souvenez de ça, Marine Le Pen ? Marine Le Pen en 2011 qui disait qu'il faut sortir du nucléaire. Non, non, je ne m'en souviens pas. Ah, c'est normal, vous étiez au LFI à l'époque. Donc je ne sais pas, consultez Google. Mais attendez à ce que je dis. Benjamin Lucas. Si vous permettez un petit mot en forme de coup de gueule, mais très apaisé, très détendu. Ça ne vous ressemble pas, mais... Non, mais on va en avoir pour quelques minutes, quelques dizaines de minutes ici à débattre.
Moi, je n'ai pas envie qu'on fasse de la politique politicienne. Pardon, je le dis, moi je viens là comme père de famille, d'un petit bonhomme de 7 mois, qui se demande s'il va pouvoir manger la nourriture sans pesticides et éviter les cancers, qui sont aujourd'hui, qui prolifèrent, y compris chez les enfants. S'il va pouvoir... Attendez, je termine. S'il va pouvoir respirer un air sain, et ça c'est la question, monsieur, quand on a une période de canicule et qu'on ne peut pas sortir nos gamins dehors parce que c'est trop pollué.
S'il va pouvoir tout simplement habiter sur une planète respirable, s'il entendra encore le chant des oiseaux, comme moi j'ai pu l'entendre quand j'étais petit, etc. Et donc je voudrais que, s'il vous plaît, on a l'habitude, on est tous ici des débatteurs, je ne veux pas dire aguerris, on est encore jeunes, mais on a l'habitude de ces débats, on parle budget, etc. On fait de la politique tous les jours. Là on est sur un sujet qui est l'enjeu existentiel de l'humanité, qui est le plus grand défi auquel a été confrontée l'humanité et auquel sera confrontée notre génération. Il n'y en aura pas de plus grand, il n'y en aura pas de plus important parce qu'il conditionne tous les autres.
Donc est-ce qu'on peut éviter la petite politique politicienne, vos histoires de marxisme ou je ne sais quoi, et se concentrer sur la question du climat ? Et moi je constate, je termine, accuser les écologistes, accuser les écologistes qui n'ont pas gouverné ce pays, qui n'ont jamais été à l'Elysée, accuser les écologistes d'être responsables du réchauffement climatique, c'est débile. Attendez, attendez, parce que je suis quand même traité de débile. Non, mais Fessenheim c'est dû à qui ? C'est pas les écologiques. C'est très apaisé, oui, on a vu. C'est très apaisé.
Fessenheim, la fermeture de Fessenheim qui provoque l'explosion d'utilisation et la réouverture des usines à charbon pour votre petit gamin. C'est qui ? Mais quel est le problème monsieur ? Ah le problème ? Le problème il est très simple, c'est que quand on n'a vu...
Non mais pardon, mais la situation du nucléaire en France et en Allemagne n'est pas du tout comparable.
C'est bien ce que je dis, et c'est bien parce que nous avons commencé à sacrifier notre filière nucléaire qu'on risque d'être dans la même situation que l'Allemagne dans laquelle l'empreinte carbone est 100 fois plus explosive que la nôtre. C'est évident. Quoi de petit bonhomme il est la même chose, il faut qu'on évite les politiques écologiques. C'est une question pour vous, ce que vous venez de dire par rapport à votre enfant, en effet c'est du bon sens. Alors nous tous, à tout ce qui arrive. Bien sûr, mais c'est du bon sens, et je pense que tout le monde autour de ce plateau est d'accord avec ça, bien évidemment.
Mais comment vous expliquez aujourd'hui que le discours écologiste que vous portez est devenu aussi inaudible ? On a l'impression que ce n'est plus du tout prioritaire, que ce n'est plus... Quand vous regardez d'ailleurs les sondages qui sont faits, quelles sont les priorités des Français, l'écologie n'est pas du tout en tête des préoccupations des Français, c'est le pouvoir d'achat, l'insécurité. Comment vous l'expliquez ? Est-ce qu'il n'y a pas une défaillance aussi, vous, dans votre politique écologiste qui est menée aujourd'hui ? Non, on peut toujours faire mieux. Je veux bien, mais je trouve que le procès instruit des écologistes en permanence est assez détestable pour tout dire.
Ce n'est pas ce que je fais. Non, je ne dis pas ce que vous faites, mais je dis qu'il y a une ambiance politique, médiatique, culturelle pratiquement dans le pays, où de toute façon on veut faire des écologistes, une forme de bouc émissaire aujourd'hui, dans le monde politique et démocratique. Ce qui n'était pas là il y a encore quelques années. Mais peut-être que cela vient des succès électoraux qui ont commencé à se construire dans la famille écologiste et globalement dans la gauche écologiste et antiproductiviste qui ont fait qu'à un moment donné, certains ont vu là une menace et donc on commençait à vouloir attaquer, caricaturer les écologistes.
Ce que je veux dire, c'est que l'enjeu est plus important qu'une question, sans vouloir remettre en cause votre question, de communication. Donc mon sujet aujourd'hui n'est pas qui est perçu, comment parle l'opinion, c'est qu'est-ce qu'on fait ? C'est qu'est-ce qu'on fait concrètement maintenant pour engager une bifurcation écologique qui est nécessaire, qui est indispensable et pardon, qui ne peut pas se payer de mots. Il ne suffit pas de dire, comme vient de le dire monsieur, maintenant tout le monde est d'accord sur le fait qu'il y a un réchauffement climatique. Encore heureux, c'est la science.
C'est comme si vous disiez, tout le monde maintenant est d'accord pour dire que la Terre est ronde. Encore heureux. Le sujet maintenant, c'est par exemple de mettre les moyens. Il faut un quoi qu'il en coûte climatique et pour la préservation de la biodiversité. Quand le gouvernement baisse le fonds vert, quand le gouvernement refuse un investissement massif pour les énergies renouvelables, par exemple, quand aujourd'hui on a des écoles qui ne sont pas rénovées, Je vais vous couper.
Je vais vous faire réagir juste à fait.
On a encore une vingtaine de minutes. Je vous laisse répondre, après on ira voir la porte-parole de Greenpeace. Allez-y.
Il n'y a pas de dos-ado ou quoi que ce soit. Je pense qu'il faut réagir avec la tête froide. Le catastrophisme dont on vient d'entendre, le catastrophisme dont on vient d'entendre doit être relativisé. La France et l'Union Européenne sont le continent, en tout cas le pays, qui respectent le mieux, en tout cas dans le monde, la conformité, les objectifs environnementaux. Quand on compare notre continent avec la Chine, la puissance industrielle chinoise, avec les États-Unis, ou même avec l'explosion de la classe moyenne en Inde, je peux vous dire qu'on est très loin de devoir se réveiller ou je ne sais quoi. Ça, c'est le premier point. Mais c'est pas satisfaisant, ça ne suffit pas.
Exactement, c'est pour ça que je vais au-delà. Qu'est-ce qu'on fait ? Vous étiez compte que l'accord de Paris ? Non, c'est faux, monsieur. Il faut lire le programme. Marine Le Pen, en 2022, je le dis très clairement, était pour l'accord de Paris et le respect des accords de Paris. Il faut lire le programme, monsieur Benjamin Lucas, sans dire n'importe quoi. Vous êtes un bon débatteur, mais je ne débatte pas sur la base de fake news. Marine Le Pen était pour les accords de Paris. Maintenant, pourquoi est-ce que Europe Écologie Les Verts est l'écologie d'extrême-gauche ? Parce qu'il y a plusieurs manières de faire. Nous, on considère qu'on est l'écologie du bon sens, populaire, souverainiste.
Et on considère une chose, c'est que la justice environnementale, qui est essentielle et importante, ne peut pas se faire sans la justice sociale. Lorsqu'Europe Écologie Les Verts, et pas que leurs partenaires, impose des zones à faible émission, par exemple, et que le Rassemblement national réussit à les enlever, eh bien, c'est concilier la justice environnementale avec le peuple français. On combat toujours et on fait du monde rural les victimes.
Victimes des zones à faible émission, victimes de l'imposition des éoliennes, victimes des ânes et des communes rurales, alors que l'INSEE nous explique que les communes qui concentrent le plus de l'extrême pauvreté dans notre pays, ce sont les communes rurales.
La dimension, évidemment, sociale est importante. Vous venez de dire...
Apparemment non, puisque les éoliennes, les ânes, s'attaquent uniquement et principalement aux zones rurales.
Vous dites victimes, victimes, victimes, à quel moment l'écologie est gagnante dans ce que vous proposez ?
Mais partout, madame. Je viens de me dire...
Des exemples concrets ?
Je viens de vous dire. Le Haut Conseil du Climat que vous avez cité nous explique que 50% des éminations de la France sont dues aux importations. Le premier parti qui considère qu'il faut relocaliser, qui a fait du localisme, c'est le Rassemblement national. Le premier parti qui a fait en sorte que l'agriculture française, que les produits locaux soient dans les cantines de nos enfants, c'est le Rassemblement national. Le premier parti... Quelle collectivité local ? Et d'ailleurs, nous sommes en... Je vais vous répondre. Nous sommes en canicule. La concentration, la métropolisation qui a asséché tous les territoires qu'il y avait autour. Marine Le Pen propose la démétropolisation.
Ces territoires ruraux sont beaucoup plus résilients à la canicule et aux fortes chaleurs. Bref, c'est tout un ensemble qu'il faut le revoir. Et le RN est le premier parti écologiste
aujourd'hui dans notre pays. Alors, on est avec Lorelai Limousin, porte-parole de Greenpeace. Vous écoutez, j'imagine, ce débat depuis un quart d'heure maintenant. Est-ce que vous trouvez que le débat politique est à la hauteur des enjeux ? Pour poser la question poliment. Anticiper, la réponse.
Merci de me donner la parole. Et oui, donc, pour revenir déjà à la nouvelle du jour, l'actu, qui est donc ce rapport du Haut Conseil pour le climat qui nous dit vraiment qu'il y a besoin d'un sursaut collectif. Nous, ce qu'on voit au niveau politique, c'est que non seulement il n'y a pas de sursaut, mais en plus, il y a des reculs. Donc, notamment, je pense, sur l'agriculture, sur l'énergie, etc. Ce qu'on voit, l'effet, c'est que la France est en train de décrocher vraiment sa trajectoire de décarbonation. Donc, on ne réduit pas nos émissions. Et en plus, la France ne fait pas assez sur l'adaptation.
Notamment, nous, avec Greenpeace et d'autres organisations, on soutient des sinistrés climatiques qui sont donc victimes des conséquences de réchauffement climatique. Par exemple, leurs maisons sont fragilisées par le retrait et gonflement des argiles. Or, c'est un devoir pour la France de protéger sa population face aux changements climatiques. Et c'est pour ça que ces sinistrés climatiques ont aujourd'hui déposé un recours au Conseil d'État, ou saisie le Conseil d'État, pour pousser l'État à agir. Sur la réduction des émissions, les rares réductions d'émissions de gaz fait de serre qu'il y a eu ces dernières années, c'est conjoncturel. Conjoncturel lié à la météo, etc.
Et ce n'est pas le résultat de mesures structurantes. Aujourd'hui, on voit non seulement que l'État, le gouvernement notamment, reculent sur le renouvelable, sur les primes à la rénovation, des mesures qui permettent de réduire les émissions de gaz fait de serre et la consommation d'énergie, mais aussi de s'adapter. Par exemple, sur les écoles, on en a beaucoup entendu parler cette semaine avec la canicule. 2 000 écoles qui ont été fermées parce que c'est juste invivable, insupportable. Les enfants ne peuvent pas apprendre dans ces conditions. Il y a des moyens qui existent, des solutions qui existent, qui sont, par exemple, l'isolation.
Et pour ça, il y a en réalité de l'argent, parce que là, j'entends beaucoup parler d'économie, d'austérité, etc. En réalité, pendant qu'on parle, l'industrie fossile, qui est la principale responsable du dérèglement climatique, elle continue à faire des profits par à 1 900 milliards d'euros de profits l'an passé, rien que pour les 5 grandes majeures pétro-gazières mondiales, occidentales. Les riches sont aussi de plus en plus riches.
Enfin bon, en fait, il y a besoin de moyens aujourd'hui pour non seulement réduire les émissions, réduire notre consommation d'énergie fossile, parce que c'est en réalité la responsable de 2 tiers des émissions en France, et je n'ai pas encore entendu parler d'énergie fossile sur ce plateau, or c'est quand même le principal problème, et des moyens supplémentaires et significatifs pour adapter le pays, parce qu'on va en fait faire face à de plus en plus de canicules de ce type, mais aussi des inondations, des cyclones, etc. Donc en fait, aujourd'hui, ce qu'on dépense dans l'action climatique et l'adaptation, ce sont des économies qu'on fera plus tard.
Ça coûte beaucoup d'agir aujourd'hui que de subir plus tard et d'essayer de réparer, ce qui est évidemment aussi très injuste. C'est souvent les populations les plus vulnérables qui subissent ces impacts, d'où l'intérêt d'anticiper, de planifier et d'investir intelligemment.
Merci beaucoup, Laura Laïe Limousin, d'avoir été avec nous. Je vais vous faire réagir. Mais d'abord, vous faisiez allusion tout à l'heure aux ZFE. Il y a eu un certain nombre de mesures, de décisions politiques. On va voir ça avec vous, Malik Miktar, ces dernières semaines, ces derniers mois. Certains ont pu considérer en tout cas que ces décisions politiques ont mis à mal l'ambition écologique du pays.
Effectivement, et on va le voir dans un premier temps avec des chiffres. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d'1,8% en France en 2024. C'est une baisse, mais ça n'est pas suffisant puisque entre 2022 et 2023, on a eu une baisse de 6,7% des émissions de gaz à effet de serre. Il faudrait donc multiplier cette baisse par deux pour tenir nos engagements pour 2030. Un recul d'un point de vue environnemental qui a été, vous l'avez dit tout à l'heure, dénoncé par ce rapport du Haut Conseil pour le climat aujourd'hui qui liste notamment un secteur par secteur les dysfonctionnements. On vous en a donc choisi trois.
Celui des transports dans un premier temps avec la fin prématurée du leasing social qui permettait notamment aux ménages les plus modestes d'acquérir une voiture électrique à des prix attractifs qui a été interrompu après seulement six semaines en raison de son succès massif qui n'avait pas été anticipé par l'État. Ce qui est également reproché d'un point de vue politique, c'est la suppression par le Parlement des ZFE. Vous en parliez tout à l'heure. Ce sont ces zones à faible émission, ces zones où les véhicules les plus polluants sont interdits alors que le secteur est le plus émetteur de gaz à effet de serre en France. Il est responsable de 30% des émissions nationales.
Il faudrait donc là aussi multiplier par 3,9% la baisse d'émissions de gaz à effet de serre pour atteindre les objectifs fixés en 2030. Deuxième secteur, celui des bâtiments avec le recul sur MaPrimeRénov', un dispositif qui a été dans un premier temps suspendu avant d'être finalement maintenu mais avec des aides moins importantes, des travaux moins concernés par la couverture de MaPrimeRénov', ce qui a créé des incertitudes pour les ménages qui voulaient effectuer des travaux et qui accentuent la fracture des fractures sociales, les inégalités sociales entre les ménages aisés qui peuvent payer ces travaux thermiques et ceux qui sont les plus modestes qui ne peuvent pas le faire.
Troisième secteur, celui de l'agriculture qui est noté là aussi par le Parlement, un retard structurel, une absence de transformation du secteur avec une baisse des émissions de gaz à effet de serre là aussi insuffisante et puis des lois qui ne vont pas dans le bon sens. par exemple, la loi dite du plomb qui vise à, je cite, lever les contraintes des agriculteurs, des ONG telles que Greenpeace dénonce une loi qui fait la part belle aux élevages intensifs, permet un retour des pesticides de la famille des néonicotinoïdes ou encore une sanctuarisation des mégabassines.
C'est ce qui fait dire à Daniel Salmon, sénateur du groupe écologiste, cette loi va détruire notre environnement et notre santé. Tout cela pour répondre aux exigences de profit de quelques-uns. La gauche a d'ailleurs promis un recours au Conseil constitutionnel en cas d'adoption définitive de cette loi.
Merci beaucoup Malik. Benjamin Lucas, quand on voit ces reculs, vous considérez que ce ne sont pas des reculs d'après ce que j'ai compris, on y reviendra, ces reculs pour vous, vous voulez un quoi qu'il en coûte écologique sauf qu'il n'y a plus d'argent en fait et j'ai l'impression que c'est bien le problème.
Si, moi je pense qu'on peut faire des choix fiscaux, économiques à l'occasion de la prochaine
qui répartissent mieux
les richesses. Vous savez, j'ai entendu que ça pouffait un peu sur le plateau quand l'intervenante précédente a parlé de l'ultra-richesse. Il y a une corrélation entre votre quantité de pollution, ce que vous consommez, ce que vous polluez et votre niveau de richesse. Ce sont les ultra-riches qui ont des jets privés, qui circulent sur des yachts et qui ont des grosses voitures et des SUV extrêmement polluants, pas les plus précaires.
Et donc effectivement, la question qui a été posée tout à l'heure est celle de la justice sociale parce que l'absence de politique écologique, elle pénalise d'abord les plus modestes, ceux qui vivent dans des bouilloires ou des passoires thermiques, les habitantes et habitants de nos quartiers populaires, celles et ceux qui sont effectivement dans des logements insalubres, compactés les uns sur les autres, celles et ceux qui n'ont pas les moyens de partir à la campagne l'été respirer, etc. Oui, mais sauf que l'État, manifestement, là, l'État n'a pas les moyens,
pardon, mais l'État n'a pas les moyens de les aider.
Je conteste cette affirmation. Je pense que nous avons un choix majeur à faire en termes de répartition des richesses, un ISF climatique. Nous avons un choix majeur à faire pour mettre fin à l'indécence de l'ultra-richesse qui fait que les ultra-riches, pardon, mais s'accaparent les richesses et accumulent aussi les ressources naturelles, se les accaparent. On voit aujourd'hui cette corrélation. Et donc, nous avons, oui, un choix majeur à faire. Pardon, c'est le choix qui conditionnera tous les autres.
Et donc, nous avons été capables dans des grands moments de l'histoire, je ne veux pas faire de grandes éloquences excessives, de dire, il faut un quoi qu'il en coûte pour, dans certains pays, faire la guerre. Il faut un quoi qu'il en coûte face au Covid et face à la pandémie. Voilà, pardon, mais ce n'est pas ponctuel. Les quoi qu'il en coûte, pardon, mais les quoi qu'il en coûte sont ponctuels. Justement, et donc, nous devons maintenant faire des choix qui permettront à nos enfants de vivre et d'habiter la planète Terre. Et donc, si on n'est pas capable de faire cela et si on est obsédé par le contrat, Mais vous vous rendez compte ? Pardon, je vous coupe, je vous coupe parce que...
Non, non, non, non, non, je vous coupe deux secondes.
220 milliards d'euros de la nos ailes publiques depuis 2020. Je vous coupe deux secondes. Je vous coupe deux secondes. Attendez, pardon, pardon,
Non, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, je vous coupe deux secondes parce que vous dites, et on comprend vos propos, il y a une urgence, vous êtes inquiet pour vos enfants, etc. Ce sont de bonnes et de belles paroles, sauf qu'on doit faire 40 milliards d'euros d'économie et que vous nous dites que ce n'est pas grave, quoi qu'il en coûte climatique. Ça paraît aberrant. 220 milliards d'euros
de la public aux entreprises chaque année. 220 milliards. Je vais vous prendre d'autres exemples. Les ultra-riches en proportion de qui ils gagnent payent moins d'impôts que les classes moyennes. Vous affirmez qu'il n'y a pas d'argent. Je vous affirme que s'il y en a et qu'aujourd'hui, il y a en proportion des... La Cour des Comptes vous dit qu'il n'y a pas assez d'argent. Elle le redit aujourd'hui. Non, elle ne dit pas que ça, la Cour des Comptes. La Cour des Comptes, elle dit aussi qu'on dépense trop dans nos aides publiques aux entreprises sans contrepartie. La Cour des Comptes... Alors, si vous voulez ça,
vous avez épuisé la votante parole sur la question.
Jonas, j'avais une question pour vous. Vous disiez que vous n'avez pas attendu en gros les écologistes faire de l'écologie, que vous faites plutôt une écologie pragmatique du côté de la droite républicaine. Tout à fait. Je regardais vos votes, le vote de votre groupe à l'Assemblée nationale. Vous êtes opposé aux ZFE. La loi Duplomb, vous la soutenez, loi qui peut réintroduire des pesticides. Est-ce que c'est ça de faire de l'écologie ? Alors, la réponse est clairement oui. Je vous donnais un exemple très conclet. Moi-même, en plus du fait d'être porte-parole des Républicains, je suis élu en Normandie.
En Normandie, on va produire bientôt 25% de l'énergie dans ce territoire qui est le territoire national. D'accord ? Et parce qu'on a remis du nucléaire, on va faire en sorte que 25% de l'énergie qui est produite en France soit décarbonée. Donc ça, c'est de l'écologie très concrète. Et en quoi les ZFE et la loi Duplomb, la suppression des ZFE et la loi Duplomb, c'était de l'écologie concrète, contrairement à ce que vous dites et pardon à la présentation très biaisée qui a été faite tout à l'heure, dans laquelle on ne nous a sorti que des extraits de sénateurs écologistes ou de Greenpeace... Attendez, on est rendu au Conseil pour le climat. Non, non, non. Calmez-vous.
Je vous assure, ça va bien se passer. Donc, en fait, la présentation qui a été faite... S'il vous plaît, Antoine, Antoine, vas-y. La présentation... Mais juste... Retour de pesticides... Je peux vous répondre ou pas ? Je peux vous répondre ou pas ? Je vous explique. Non, mais... Très clairement... Ce sont les faits ? Non, les faits, c'est que si nous ne laissons pas nos agriculteurs produire en France avec les normes très élevées qui sont les nôtres... Donc en faisant n'importe quoi. Ce sera... Non, je termine juste. Ce sera d'autres fruits et légumes qui seront sur nos étals.
Vous allez demain, dans votre carrefour ou dans votre Leclerc, vous allez avoir d'ores et déjà des fruits et des légumes qui viennent de plein d'autres pays qui ne respectent pas ces normes.
Non, mais c'est vrai que les normes ne sont pas les mêmes que tous et qu'il y a une question de concurrence déloyale.
C'est pour ça que je dis que si on veut continuer à faire en sorte qu'on puisse produire en France, il faut lever un certain nombre de restrictions qui ne sont pas prouvées par la science et qui font en sorte notamment que nos agriculteurs sont contrôlés par des drones... Alors, pardon, pardon. Je termine par là. Qui sont aujourd'hui contrôlés par des drones alors qu'un certain nombre de trafics ne sont pas contrôlés par des drones. Donc quand on surveille tant que ça nos agriculteurs et qu'on en repose des règles qu'on n'impose à aucune autre profession dans notre pays, oui, nous sommes fiers d'avoir fait en sorte que cette loi du plomb puisse avancer.
Andréa Cotarac, vous allez répondre mais juste après le rappel des titres avec Florence Thiel.
Le RN, de nouveau, soupçonné d'irrégularité financière au Parlement européen. Après l'affaire des assistants parlementaires européens, cette fois, le Rassemblement national avec plusieurs de ses alliés d'extrême droite est soupçonné d'avoir utilisé illégalement 4,3 millions d'euros de crédits de fonctionnement entre 2019 et 2024. C'est en tout cas ce que révèle un rapport dévoilé notamment par Le Monde. On écoute la réaction sur RTL ce matin de Marine Le Pen.
Normalement, tous les ans, il y a un contrôle du Parlement européen et que tout d'un coup, là, il n'y a plus de contrôle pendant 5 ans et au bout de 5 ans, on vient vous dire « Oh mon Dieu, c'est horrible, nous avons des désaccords sur la manière dont les contrats ont été passés ou pas passés ». Enfin, voilà. Donc, je pars du principe que le Parlement européen, qui est un organe politique, mène à l'égard de son opposition une guerre de tranchées et ce, depuis de nombreuses années.
Une sanction record pour Chine, 40 millions d'euros. C'est l'amende à laquelle a été condamné le géant chinois de la mode éphémère pour pratiques commerciales trompeuses. Il est notamment reproché à l'enseigne de majorer certains prix avant de leur appliquer une réduction. La direction générale de la concurrence qui a mené l'enquête précise que l'entreprise a d'ores et déjà accepté de payer l'amende. La pagaille et la galère pour des milliers de vacanciers dans les aéroports parisiens et du sud de la France. Aujourd'hui et demain, une grève des contrôleurs aériens perturbe fortement le trafic. Dans certains aéroports, parfois, jusqu'à 50% des vols sont annulés.
Les deux syndicats grévistes réclament de meilleures conditions de travail. Le ministre des Transports dénonce des revendications inacceptables et une grève qui fait perdre des millions d'euros aux compagnies. L'inquiétude grandit concernant Cécile Collaire et Jacques Paris. Les deux otages français détenus en Iran depuis plus de trois ans sont inculpés d'espionnage pour le compte d'Israël, de corruption et de complot pour renverser le régime. Trois chefs d'inculpation, tous passibles de la peine de mort en Iran. Écoutez Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères.
La question de décision éventuelle sur les sanctions sera conditionnée au règlement de ce problème, de ce différent majeur et la libération de Cécile Collaire et Jacques Paris.
Une nouvelle inconcevable, c'est la réaction de Cristiano Ronaldo en apprenant la mort du footballeur Diogo Jota. L'attaquant de Liverpool est décédé ainsi que son frère dans un accident de voiture en Espagne la nuit dernière. Selon la police espagnole, leur véhicule a fait une sortie de route avant de prendre feu. Âgé de 28 ans, l'international portugais venait de se marier il y a 10 jours comme vous le voyez sur cette photo. Il était aussi le père de trois enfants. Voilà, je vous retrouve à 16h pour un point complet sur l'actualité.
On reprend notre débat sur l'écologie. Vous vouliez réagir évidemment Andréa Cotarac.
Simplement, on parle souvent de budget. Et comment on va faire pour faire des politiques publiques environnementales qui respectent l'environnement, qui protègent les Français, dans leur alimentation, dans l'air qui respire, etc. Nous sommes en période de canicule. En 2003, je ne sais pas si vous vous souvenez, ils ont lancé la journée solidarité. Il y a 10 milliards dans les caisses de l'État par an. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est 60 milliards qui sont entrés dans les caisses de l'État. à quoi ont-ils servi ? À quoi ont-ils servi quand on voit qu'il y a une climatisation par EHPAD ? À quoi ont-ils servi quand on voit que seulement 7% des écoles sont climatisées ?
À quoi ont-ils servi pour empêcher 3 700 morts comme c'était le cas dans la canicule de 2024 ? Pourquoi est-ce qu'on considère dans notre pays que la chaleur, c'est bien ? J'ai entendu des journaux d'extrême-gauche expliquer qu'il fallait vivre avec la chaleur, etc. et qu'on considère que le froid, c'est dangereux. Non, le froid l'hiver et la chaleur l'été font des morts. C'est tout aussi important. Pourquoi est-ce que dans la rénovation des bâtiments, on ne fait pas du réversible ? C'est-à-dire qu'il provoque du froid l'été et du chaud l'hiver. Ce n'est pas compliqué. Pourquoi est-ce qu'on ne fait pas des pompes à chaleur ? Pourquoi est-ce qu'on ne défend pas le nucléaire ?
Quand j'entends, madame... Mais tout ça, ça coûte cher. Ça coûte plus cher de faire de raccordements l'éolienne offshore qui coûte, selon la Cour des comptes, 24 milliards d'euros. Ça coûte plus cher de votre plan climatisation. C'est-à-dire que... On ne peut pas... Juste André... Non, mais juste André... Il y a eu des cours magistraux qui ont été faits par le Parti unique. Est-ce que l'opposition a répondu ? On n'est même pas d'accord. Attendez, s'il vous plaît. Vous êtes passé
de LFI à ARN. J'ai toujours été contre le FI. On peut aussi poser une question. Ça serait pas mal. Comment vous financez votre plan climatisation que défend Marine Le Pen ? Ça coûte...
Une blinde ? Ça coûte un pognon de dingue comme dirait le chef de l'État ? L'avantage du Rassemblement National, c'est qu'on bosse. L'avantage du RN, c'est qu'on fait des contre-budgets et que tout est budgétisé. Pourquoi est-ce que... Ça coûte combien ? Ça coûte combien ? Vous ne pouvez pas prendre une thématique en disant ça coûte combien ? Déjà, on arrête de faire un moratoire sur les éoliennes. 24 milliards de gagnés. On rouvre Fessandine parce que je pense que je suis le seul ici sur ce plateau à avoir visité la centrale qui est démantelée par M. Macron et Sennheim aujourd'hui. Je sais, vous avez voté contre l'LR. Non, moi, je n'ai pas une question de voter.
Donc, on n'est pas allé au LR, vous êtes allé au... Je m'intéresse à la technologie.
Techniquement, vous savez que vous mentez là-dessus. Est-ce qu'on peut avoir...
Non, on va laisser terminer. On pourrait agir
argument par argument. Oui, allez-y. Vous avez plein d'arguments. D'ailleurs, pour Marine Le Pen, les enjeux du 21e siècle, ce seront l'écologie et l'immigration. C'est d'ailleurs pour ça que c'est la seule candidate qui a proposé un référendum sur l'immigration, un référendum sur l'environnement. C'est la seule. Il n'y en a pas d'autre. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on ne peut pas imposer des choses aux Français quand on parle de recul. Les EDF, on a reculé, etc. Non, on a fait en sorte que les pauvres, les personnes les plus précaires ne soient pas sanctionnées par ce type de politique. 40 000 morts par an, les particules fines. 40 000 morts par an. C'est simple.
La bagnole, ça peut être un problème, mais ce n'est pas le problème numéro un. Les superconteneurs sont un problème numéro un. C'est une pollution énorme, le grand déménagement du monde, le mondialisme. Deuxièmement, on entend Greenpeace, à juste titre, qui nous dit qu'il faut parler des énergies fossiles. Attendez, je finis juste là-dessus. C'est très important. On n'a pas eu notre réponse. Le charbon, première source de pollution. Pétrole et gaz. Pourquoi alors ce que Mme Greenpeace a attaqué le nucléaire sans cesse ? Pourquoi est-ce qu'on ne lui pose pas la question qu'elle s'oppose au rapport du GIEC quand elle s'oppose au nucléaire ?
Pourquoi on ne se dit pas qu'elle s'oppose qu'elle n'est plus là ? C'est ça que j'aurais voulu la seconde de Marine Le Pen. Combien ça coûte ? Non mais vraiment, c'est concret ça. 60 milliards. Il y a 60 milliards dans les caisses de l'État suite à la journée solidarité. Première question, où est cet argent ? Deuxième question, est-ce qu'il y a 10 000 EHPAD ? Est-ce que 10 000 climatisations coûtent 60 milliards ? J'en suis pas certain. Troisièmement, on a proposé un moratoire sur les éoliennes. 24 milliards dans les caisses de l'État. Et puis, il faut voir ça globalement. On propose des années blanches aux Français, on propose de geler les allocations familiales.
C'est pas de la politique ça. Est-ce qu'on peut proposer, par exemple, une année blanche à l'Union européenne ? Pourquoi est-ce que le gouvernement LR Macron est le seul pays de l'Union européenne à augmenter de 7 milliards la contribution de la France à l'Union européenne ? Est-ce qu'on peut pas utiliser cet argent justement pour faire des climatisations puisque seuls 7% de nos écoles ont des climatisations ? Alors que le Japon en a 50%, alors que l'Espagne en a 70%. Pourquoi est-ce que dans notre pays, les urgences, les hôpitaux, les EHPAD ne sont pas climatisés ? Pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à protéger les Français ?
Vous savez, l'ERN, on se considère comme le premier syndicat des Français. Et quand on est le premier syndicat des Français, on a déjà un pied dans l'écologie pour protéger les Français dans l'alimentation, protéger nos agriculteurs du marché mondial, protéger les Français de l'air.
Vous parlez des importations et des complets. Concrètement, on arrête d'importer ? Comment on finance tout ça ?
On s'oppose dans les institutions internationales comme l'Union européenne au traité de libre-échange puisque le Parti socialiste aujourd'hui est d'accord avec l'ERN, s'oppose à tous les traités de libre-échange. C'est eux qui étaient pour le CETA puisque les LR aussi ont mis en œuvre les traités de libre-échange. Je vais vous dire une chose. C'est faux. Les madres en liste...
On va rediscubir un peu la parole maintenant, s'il vous plaît.
Est-ce que vous croyez... Est-ce que vous croyez... Parce que votre ami Malik nous explique que l'agriculture devrait faire des efforts...
C'est pas notre ami, c'est un journaliste de la rédaction.
Le journaliste Malik nous explique... Il a un autre ami Malik aussi. Vous avez dit merci Malik, donc je ne sais pas. Oui, mais comme je dis bonjour Antoine, c'est tout. C'est normal. C'est pas son prénom l'important. Mais vous aussi, vous faites des cours magiques. Oui, c'est mon fait. Je finis sur un point. C'est un héritage de quand vous étiez à LF. C'est la loi du plomb. Il dit que les agriculteurs français doivent faire plus d'efforts en matière de CO2. Est-ce que vous pensez concrètement que le traité de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande, un pays qui se trouve à 18 000 km de notre pays, va faciliter... Je n'en s'adade. ... Le CO2.
Pourquoi est-ce que les agriculteurs sont les victimes ?
Non, mais ce qui est très intéressant, d'abord, c'est que ce qui vient d'être présenté au niveau du RN, il y a... Peut-être que vous avez travaillé sur le budget, je ne le remets pas en cause, mais il y a quand même beaucoup d'incantatoires. C'est-à-dire qu'en gros, sur les territoires aujourd'hui, il n'y a pas beaucoup d'élus concrètement qui sont des élus qui sont des élus du Rassemblement national. L'écologie de terrain et du concret, il n'y en a pas beaucoup. Donc il y a beaucoup, si vous voulez, d'incantations.
Quand vous dites où sont passés l'argent qui a été mis pendant des années dans le cadre de l'argent et de la solidarité, bien évidemment que c'est passé dans le budget depuis des années. On ne va pas ressortir d'un budget global... Non, mais attendez, monsieur. 60 milliards en 5 ans, ça continue, monsieur. Vous me dites que vous avez travaillé, vous savez très bien... Vous êtes au courant. Vous savez très bien que dans le budget de l'État, on ne va pas ressortir des choses 20 ans plus tard. Donc ça, c'est un premier point. Un deuxième point concernant votre pensée globale qui est une pensée politique. Je vois bien que vous venez de la LFI.
C'est-à-dire qu'en gros, considérez globalement que la seule solution aux enjeux climatiques, c'est de fermer l'intégralité de nos frontières à l'ensemble de l'économie mondiale. Vous avez entendu ça ou pas ? Vous avez parlé du grand déménagement parce que d'habitude, vous parlez du grand emplacement. Donc là, vous utilisez un autre terme. On n'a jamais parlé de ça, monsieur. Quand vous parlez du grand déménagement, vous ne portez pas de propositions concrètes pour faire en sorte, par exemple, que nos entreprises soient compétitives au niveau français. Puisque vous faites en sorte, par exemple, de dire qu'il faut augmenter les impôts pour financer ça.
Non, s'il vous plaît. On va pas circuler la parole. Là, on proposait un budget avec 20 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires. Heureusement qu'on l'a censuré. Benjamin Lucas. S'il vous plaît.
Benjamin Lucas.
Je les écoute. Vous avez envie
d'un débat apaisé.
Non, mais je vous ai écouté. Je suis sincèrement effondré. J'entends les climatisations. Moi, j'ai rien contre les climatiseurs. Simplement, c'est pas la clim qui va empêcher la submersion marine. C'est pas la clim qui va arrêter les portes-conteneurs. C'est pas la clim. Je termine. Je vous ai écouté. J'ai entendu la remise en cause du service public, de l'audiovisuel et de ses enquêtes qui juste parlent du Haut Conseil sur le climat. Donc, j'ai entendu que vous remettiez en cause le Haut Conseil sur le climat. J'ai entendu qu'on voulait... Je termine. Je termine. J'ai entendu qu'on voulait sacrifier l'énergie renouvelable.
J'ai entendu que c'était bien les pesticides qui donnent des cancers. Franchement, on a à peu près le même âge. On est de la même génération. On devrait se préoccuper de l'avenir de l'humanité au lieu de ça. On a un débat, pardon, de misérables politiciens qui, aujourd'hui, face à l'enjeu climatique... Je sais que vous êtes Leonardo DiCaprio... Je termine. Je termine. Je vous ai écouté patiemment et croyez-moi, j'ai souffert. Moi aussi, je souffre. J'ai souffert parce que là, on ne joue pas... Ce n'est pas un petit débat mineur. C'est le débat qui va conditionner tous les autres et vous êtes lamentables. Pardon de vous le dire, mais vous êtes en train de faire. Oui, vous avez des leçons.
Vous avez des leçons. Et vous avez des leçons à recevoir. Vous vous trouvez tous lamentables les uns les autres.
Attendez-toi parce qu'on ne vous entend pas et je pense que le débat est inaudible pour nos téléspectateurs. Je vais vous laisser terminer juste que vous disiez ben non, je vais vous laisser terminer et après, vous aurez la parole calmement. On va essayer de terminer le débat de manière calme.
Je voulais dire donc que moi, j'étais venu en pensant sincèrement qu'on proposerait des solutions, qu'on aborderait un certain nombre de problématiques. Et donc, je l'ai dit par exemple, effectivement, comment on finance, ce qui est une vraie question, qui est une question que je ne minimise pas. Quels sont les choix budgétaires que nous faisons ? Et on sait bien qu'il faudra aller prendre l'argent quelque part. Si nous considérons et si nous sommes d'accord pour considérer que le défi climatique est aussi de la préservation du vivant parce que la biodiversité s'effondre. Nous sommes face à une nouvelle extinction de masse qui a déjà commencé.
Si nous sommes d'accord pour dire que ce sont des priorités absolues, alors où allons-nous chercher l'argent ? Et donc là, j'entends tout un tas de choses assez effarfelues. Moi, je dis oui, il faut une réforme profonde de la fiscalité, il faut une réforme profonde du budget de l'État qui intègre concrètement et sur tous les aspects la dimension écologique et le quoi qu'il en coûte écologique et que cela se fasse par un meilleur partage des richesses et dans la justice sociale. C'est très flou, pardon. Je vous ai parlé ISF climatique, je vous ai parlé Taxe Duxman, je vous ai parlé... Taxe Duxman, je vous ai parlé... Alors, la taxe... Alors, attendez, attendez, attendez.
Je vous ai parlé, par exemple, d'un mot, des aides publiques aux grandes entreprises dont je pense qu'il faut aujourd'hui les conditionner à des investissements en matière de transition écologique. Par exemple, vous voyez, c'est simple, c'est concret et c'est l'accord des comptes.
Excusez-moi, pour être très clair, vous parlez d'ISF climatique, c'est-à-dire, vous voulez faire payer les plus riches, à quel pourcentage, pour avoir combien d'argent pour financer le climat ? La taxe Duxman, c'est déjà une taxe sur les ultra-riches. Donc, c'est la même chose.
Et d'abord, le constat que je fais...
C'est donc taxer les riches
pour le climat. Je dis d'abord qu'aujourd'hui, les ultra-riches, à proportion par rapport aux autres ménages, payent moins d'impôts que les classes moyennes et les classes populaires. Personne ne peut l'accepter ici quand on est attaché à la justice et à l'égalité. Et ensuite, quel est le principe de l'ISF climatique ? C'est de mettre à contribution aussi les activités qui sont génératrices d'émissions de carbone. Tout à l'heure, une intervenante parlait des énergies fossiles.
Il faut par exemple, aujourd'hui, empêcher un certain nombre de banques françaises dans lesquelles les Français placent leur épargne d'investir dans les énergies fossiles et donc d'être complices de ce qui aujourd'hui détruit la planète, notre environnement et la biodiversité. Ça, ce sont des choix concrets que l'on peut faire tout de suite. Ensuite, vous parliez des ZFE tout à l'heure. Nous, nous avons toujours dit qu'on ne les aurait pas faits comme ça. Il faut en faire d'autres. Mais il faut aujourd'hui protéger nos villes de la pollution.
Ça, ce sont des choix courageux qu'il faut faire et qui sont populaires parce qu'il n'y a pas un Français dans ce pays qui veut que son enfant respire de la saloperie. Parce qu'il n'y a pas un Français dans ce pays qui veut qu'il fasse 40 degrés avec des vagues de chaleur tous les mois de juin et qui veut s'en protéger. Et donc, nous avons, oui, des choix à faire qui vont coûter de l'argent, qui vont coûter très cher. Mais pardon,
mais personne d'entre vous ne nous dit ni combien, ni on finance quoi, avec quoi, pour faire quoi.
Moi, j'ai essayé de vous évoquer la solution du nucléaire et c'est vrai que globalement... Vous avez même temps pour construire une centrale. Alors, attendez. Pardon, mais vous allez... Par exemple, on parle d'une urgence vitale. Vous voyez, j'essaie de vous... En fait, il ne faut jamais vous donner la parole parce que vous l'avez... Vous voyez, vous en rendez compte. Je plaisante, Benjamin Lucas. Vous en rendez compte parce que quand on vous donne la parole, ça se résume en deux I. Les insultes et les impôts. C'est-à-dire que vous passez votre temps à nous insulter et vous passez votre temps à inventer des nouveaux impôts.
Je vous propose, comme ça existe en Allemagne, comme ça existe dans la plupart des pays civilisés et qui ont cet enjeu-là. Tout à l'heure, vous avez mis de la gravité. Vous avez peut-être raison sur la gravité de notre situation. Pourquoi vous ne faites pas votre mise à jour sur la question du nucléaire ? Pourquoi vous n'acceptez pas ? Mais pourquoi vous n'acceptez pas ce qu'acceptent tous les autres pays, à savoir qu'on a aujourd'hui une énergie qui est décarbonée et qui nous permettrait en plus, en plus, tenez-vous bien, de faire des bénéfices et de faire en sorte de redistribuer la richesse à ceux que vous considérez comme étant les gens qui sont pauvres ?
Pourquoi vous ne l'acceptez pas ? Vous pouvez vous répondre très rapidement ? Allez-y, j'aimerais bien savoir. Moi, je ne fais pas d'idéologie là-dessus. Je pense que le nucléaire est une énergie dangereuse, c'est une énergie fossile parce que l'uranium, on se fournit dans des pays qui ne sont pas nécessairement des pays avec lesquels on a envie de partir en vacances. Vous voyez ce que je veux dire ? Comme la Russie pour le gaz. Je termine, effectivement. Et donc, je suis pour sortir de toutes les énergies fossiles. Mais je suis lucide et pragmatique. Notre priorité est de décarboner rapidement.
Et donc, je ne vous dis pas, nous allons arriver et sortir du nucléaire dans les cinq ans qui viennent. Je vous dis que nous devons investir massivement dans les énergies propres et sûres, y compris d'un point de vue géopolitique, que sont les énergies renouvelables. Et que pendant ce temps de transition, évidemment qu'il faut maintenir une énergie nucléaire et investir pour sa sécurité. Mais je considère que le nucléaire est une énergie dangereuse et une énergie fossile. Mais je ne propose pas qu'on en sorte à court terme. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, la priorité, c'est de décarboner et qu'il faut d'abord assumer cet objectif-là. Alors, Benjamin Leca, je voudrais vous faire agir.
Emmanuel Macron est en déplacement à Roquefort. Il vient de s'exprimer sur les énergies renouvelables, justement. Il dit que ce n'est pas, je le cite, une bonne idée d'arrêter le renouvelable. On a besoin du renouvelable. Il ne faut pas caricaturer. Il y a l'éolien en mer, l'hydroélectricité. Il faut la neutralité carbone en 2050. Donc, en fait, il nous dit, contrairement à ce qu'a dit hier Bruno Rotaillot en disant qu'il faut arrêter l'éolien et le photovoltaïque, ce qui a valu une passe d'armes, d'ailleurs, avec Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition écologique, sur ce plateau même, sur France Info, que finalement, Bruno Rotaillot, à tort.
Je voulais vous faire réagir Jonas Haddad là-dessus. Écoutez, vous savez, c'est un gouvernement qui n'est pas aligné sur tous les sujets. Nous, nous, c'est moins qu'être aligné. Je ne sais pas, vous nous avez mis dans le même sac, vous avez dit le gouvernement est l'ère Macron, donc c'était faux ce que vous disiez tout à l'heure. Vous avez voté contre la réouverture de Fessadouille. Ok, donc ce n'était pas ma question. Donc, vous avez dit un truc faux tout à l'heure. Emmanuel Macron recadre son ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot. Mais ce n'est pas une question de recadrer. Sur l'éolien. Regardez, ce n'est pas une question de recadrer.
Emmanuel Macron, Emmanuel Macron, il était pour les ZFE, au final, le Parlement a voté contre les ZFE. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le pouvoir, il est au Parlement. Et si dans le gouvernement, il y a des lignes différentes, ces lignes-là, elles vont s'affronter au niveau du Parlement. Et ce n'est pas très grave. Nous, nous ne sommes pas rentrés dans un gouvernement pour être alignés sur Emmanuel Macron. Gérard Larcher, encore dit samedi, nous ne sommes pas des macronistes. Nous avons décidé de rentrer dans une coalition gouvernementale pour faire obstacle à Lucie Casté, à Rima Hassan, à Daniel Obono et à Jean-Luc Mélenchon qui auraient été au gouvernement de la France. Peut-être avec M.
Lucas, plus raisonnable peut-être. Mais nous, nous avons décidé de faire cette coalition gouvernementale pour éviter le NFP. Nous n'allons pas être alignés avec Agnès Pannier-Runacher ou Gabriel Attal qui nous traite de climato-sceptique. On a notre vision. On est pour une écologie de progrès et pas une écologie punitive. On est pour une écologie des territoires et pas pour une écologie des bobos. Voilà, c'est une réalité et on ne changera pas de ligne là-dessus. En quoi le photovoltaïque est une écologie punitive ? Je n'arrive pas à vous comprendre. Alors moi, je n'ai jamais dit que le photovoltaïque était une énergie punitive.
Vous venez de dire que vous n'êtes pas pour une écologie punitive et on vient de parler de mon évoltaïque qui parle de photovoltaïque et d'éolien. Je ne comprends pas votre raisonnement. Le raisonnement, c'est la question de la subvention. Si vous considérez que ces énergies-là sont des énergies qui sont valables et qu'elles sont compétitives, nous, ce qu'on considère, c'est qu'il faut arrêter de les subventionner. Personne ne subventionne de façon massive le nucléaire grâce au mécanisme de l'AREN. On subventionne aujourd'hui de façon massive des énergies intermittentes qui, à la fin, produisent des blackouts comme en Espagne. C'est un tabou, on n'en parle pas.
Moi, je le dis, ce qui s'est passé en Espagne est gravissime et si on veut éviter d'avoir les résultats espagnols, il faut qu'on arrête de financer des énergies intermittentes. D'ailleurs, je vais même vous dire un truc. Les fonds d'investissement qui finançaient les éoliennes et les photovoltaïques sont en train de se retirer de ces énergies qui deviennent des énergies qui n'ont plus la cote, même sur le marché. Donc, ce qu'on veut dire en cela, c'est qu'aujourd'hui, on a massivement besoin d'avoir recours au nucléaire et que si on déverse des énergies intermittentes, par exemple, en Normandie, vous voyez, il y a un peu moins de soleil que dans le sud.
Donc, si on déverse massivement de l'argent... Il y a du vent pour les éoliennes. Je suis d'accord. Donc, c'est pour ça que... Vous êtes d'accord avec le RN, finalement, là-dessus ? Mais on n'est pas d'accord avec le RN. C'est notre position de Gaulle. On n'a pas attendu que ce soit le cas du RN, en fait.
On a l'impression que la France doit repenser alors que sa politique en matière environnementale, on part quand même d'atouts véritables remboursés par le peuple français sur des générations. Les centrales nucléaires, on en a, je crois, suffisamment parlé. Le RN la défend. Et, vous avez dit, l'hydroélectricité. Moi, je viens d'une région, et vous la connaissez très bien, monsieur, Auvergne-Rhône-Alpes, qui a le plus grand nombre de barrages hydrauliques. Les barrages hydrauliques sont une énergie propre et quasiment non intermittente. C'est un pôle d'excellence mondial. Au cœur de ces barrages, il y a les turbines hydrauliques d'Alstom, que monsieur Macron a d'ailleurs vendues.
Je suis très heureux qu'il revienne aujourd'hui dessus. C'est-à-dire qu'on a en France énormément d'atouts. Quand monsieur me dit, mais l'URN, vous faites quoi pour les entreprises ? La première chose à faire pour les entreprises, c'est un coût de l'énergie très bas. Et le coût de l'énergie très bas, on l'a grâce à l'énergie nucléaire dans notre pays. À la fois pour les entreprises, si vous me posez la question, et si monsieur Benjamin Lucas me pose, mais qu'est-ce que vous faites pour la précarité énergétique des familles ? Je lui répondrai la même chose, le nucléaire, les barrages hydrauliques, parce que la France a cet atout-là.
Vous savez, on nous parle des climatiseurs, alors madame Pagni-Relaché nous dit que ça fait augmenter de 8 degrés la rue. Je ne sais pas quelle étude explique tout ça. Mais aujourd'hui, nos centrales nucléaires fonctionnent beaucoup moins que le chauffage l'hiver. Donc on peut climatiser, on peut rénover, si vous voulez, et moderniser notre pays en la matière. Et deuxièmement, grâce à tout cela, la France peut avoir des atouts par rapport à l'Union européenne. Et aussi, si vous me parlez de la précarité des familles, c'est aussi grâce à l'énergie nucléaire.
Savez-vous que dans notre pays, le monde rural, là encore, victime de l'économie punitive, un habitant sur deux dans le monde rural a coupé son chauffage pour des raisons financières. Nos centrales, aujourd'hui, fonctionnent simplement à 70%. quand c'est 90% aux États-Unis. Pourquoi ? Parce qu'on a instauré des éoliennes qui, justement, coupent le trafic d'électricité, ce qui fait que nos centrales...
Ça s'appelle le mix énergétique. Oui, mais vous voyez,
ça pénalise finalement l'énergie, ça pénalise les Français sur le prix, et évidemment, tout ça, c'est inutile.
Pour terminer, avec chacun d'entre vous, un tour de table, si vous me permettez, que vous me donniez une mesure pour l'écologie. Combien elle coûterait et comment vous la financez ?
La mesure, c'est de baisser les taxes sur les agriculteurs qui produisent en France, tout simplement parce qu'ils produisent des produits qui sont 100 fois meilleurs pour la santé que la plupart des produits qu'on importe. Voilà. Et on a suffisamment parlé du nucléaire, donc moi, je me contente de parler d'alimentation. Et c'est pour ça qu'on a fait cette loi du plomb, parce qu'on veut qu'on puisse continuer à produire en France.
Donc, baisser les taxes sur les agriculteurs ?
Baisser les taxes et leur enlever toutes les normes et la bureaucratie qui les étouffe. Ça fait de l'argent en moins pour l'État ? Vous m'avez dit combien ça va coûter ? Ça, je ne sais pas. Et comment on finance ça ? Là, pour le coup, on le financera parce qu'on achètera plus de produits français. Vous payez de la TVA et donc vous financez.
Benjamin Lucas.
Zéro euro. Changer de gouvernement. Quoi qu'il en coûte, thématique, vous nous avez dit, maintenant,
c'est zéro euro. Zéro euro.
Vous me posez une question, je vous réponds, je suis libre de ma réponse. Zéro euro, changer de gouvernement et avoir aux responsabilités du pays des gens qui ont à cœur sincèrement d'engager la bifurcation écologique dont nos enfants ont besoin et je le dis en assumant un quoi qu'il en coûte et en allant chercher l'argent là où il est disponible.
J'ai rien compris. Pardon, sincèrement. Quoi qu'il en coûte, avec zéro euro.
Je vous dis, zéro euro, c'est la mesure que vous proposiez. Prenez au mot. Changer de gouvernement. Voilà. Changer de gouvernement, avoir des économistes. Alors, une fois que vous serez... Je repose ma question, je suis désolée. Une fois que vous serez
au gouvernement...
Pardon, mais par ailleurs, on est sur des débats qui sont importants, qui sont sérieux. Oui, justement, oui. On ne peut pas résumer comme ça des slogans. Écologie punitive, écologie des territoires. Mais c'est vous qui dites... Mais ce n'est pas un slogan
de dire quoi qu'il en coûte climatique. Tout cela ne veut rien dire. C'est un slogan, Benjamin Leclerc. Comment ? C'est un slogan de dire quoi qu'il en coûte climatique.
Non, c'est une promesse.
Alors, très concrètement, si vous, vous êtes au gouvernement, donnez-moi une mesure. Et comment vous la financez pour l'écologie ?
Eh bien, je vous dis que nous nous installons. Je vous en ai donné plein. Un ISF climatique qui permet ensuite de sortir la France de la dépendance aux énergies fossiles. On ne vous le chiffrez pas. Ah bah si, ceux qui vont payer vont le chiffrer.
Bon. Écoutez, nous, on a proposé un moratoire, c'est-à-dire stopper l'explosion de la construction d'éoliennes, ce à quoi les LR, malheureusement, ont voté contre. C'est pas vrai. Pourquoi ? On économise quoi ? On en économise 24 000. 24 milliards d'argent public des Français pour financer leur accordement. Qu'est-ce qu'on fait avec ces 24 milliards ? On lance le plan Marie Curie, d'ailleurs le RN là aussi est le seul parti à avoir proposé quelque chose, pour la réouverture de plusieurs EPR, la première tranche des EPR, et aller vers une énergie nucléaire, moderne, décarbonée, abondante et peu chère pour les Français.
Pas compliqué, vous ne faites rien sans une énergie décarbonée et peu chère. Rien. Ni la réunion de situation. Quelqu'un a quelque chose à rajouter ?
Rien ? 1 milliard pour la rénovation thermique de toutes nos écoles, partout sur le territoire, parce qu'on a eu cette semaine des gamins qui ont crevé de chaud dans des classes et des enseignants qui n'ont pas pu faire cours. Et ça, c'est quand même, je pense, quelque chose qui devrait nous rassembler.
C'est pas zéro !
Moi, j'ai quelque chose
Andréa Kotarac