đŽ Audition de reprĂ©sentants de la production audiovisuelle par la commission dâenquĂȘte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 51 %Attaque 19 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:00OuverteRéponse directe
Sans le service public audiovisuel, qu'est-ce que votre filiĂšre ne fait pas ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Un syndicat a évoqué un risque sur le pluralisme politique des magazines d'information externalisés. Réaction ?
- 17:00OuverteRéponse directe
L'investissement des plateformes numériques a augmenté de 33 % en 4 ans. Est-ce que votre secteur est en danger ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Comment est signé un contrat avec France Télévision ? Procédure et transparence ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelles clauses spécifiques France Télévision impose-t-elle par rapport aux concurrents privés ?
- 36:00RelanceRéponse partielle
Comment sont vérifiées les clauses de diversité ethnoculturelle et LGBT dans les castings ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30Stéphane LebardChiffre
« En 2024, les Français ont passé 4h23 par jour sur les services de vidéo. »
- 37:00Intervenant non identifiéChiffre
« 43 % des fictions de France Télévision sont réalisées par des femmes. »
- 0:30Fait
« il n'y a pas de quota quand on l'avantage de notre mĂ©tier quand mĂȘme c'est que ça se voit Ă l'image aussi bien en terme de de sujet qu'en terme de de visibilitĂ© »
- 1:30Fait
« On doit juste couvrir effectivement et donner une image au français qui est celle de la société française aujourd'hui plurielle. »
- 8:00Chiffre
« Il y a 700 producteurs qui travaillent pour France Télévision. »
- 9:00Chiffre
« On va tomber en 2026 en dessous de 900 millions d'euros. »
ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
organisme et je vais commencer par Anim France. Votre syndicat a Ă©tĂ© créé en 1989 et il rassemble aujourd'hui plus de 70 sociĂ©tĂ©s de production dĂ©lĂ©guĂ©es de studios de de fabrication qui Ćuvrent dans le secteur de la production audiovisuelle mais aussi dans la production cinĂ©matographique d'animation. Anim France est aujourd'hui reprĂ©sentĂ© par son prĂ©sident monsieur Samuel Kaminka et par sa dĂ©lĂ©guĂ©e gĂ©nĂ©rale adjointe madame Amanda Borgino.
J'espĂšre que je me suis pas trompĂ© dans la prononciation. La FICAM, la FĂ©dĂ©ration des Industries, du cinĂ©ma, de l'audiovisuel et du multimĂ©dia. Vous ĂȘtes une organisation syndicale patronale crĂ©e sur le fondement de la loi de 1884 qui regroupe 150 entreprises dont l'activitĂ© couvre l'ensemble des mĂ©tiers et du savoir-faire technique, de l'image et du son.
Votre organisation est aujourd'hui reprĂ©sentĂ©e par monsieur Didier Huc, son prĂ©sident et par monsieur Jean-Ive Mirski, son dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral. J'accueille Ă©galement le syndicat des agences de presse audiovisuel, le SATEV. Vous ĂȘtes le premier syndicat de la FĂ©dĂ©ration française des agence de presse.
Et par ailleurs, votre syndicat fait partie de la Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l'audiovisuel et du cinéma. Vous regroupez une cinquantaine d'agences de presse et vous représentez sur le plan économique prÚs de 70 % du secteur des agences de presse télévisuell. En France, la le SATF pardon est aujourd'hui représenté par monsieur Christian Gérin, son président et par madame Florence Braca, sa déléguée générale.
J'accueille ensuite le syndicat des entreprises de distribution de programmes audiovisuels. Votre syndicat professionnel a Ă©tĂ© créé en 2006 et comme tout syndicat, vous reprĂ©sentez les droits et les intĂ©rĂȘts matĂ©riels et moraux en l'occurrence des distributeurs de programmes audiovisuels au niveau national, europĂ©en et international. Et sauf erreur de ma part, vous rĂ©unissez actuellement 34 sociĂ©tĂ©s adhĂ©rentes qui reprĂ©sentent environ 70 % du chiffre d'affaires du secteur.
Merci Ă madame Emmanuel Guilbard, sa prĂ©sidente et Ă madame Julie Tolza, sa vice-prĂ©sidente documentaire, d'ĂȘtre prĂ©sente parmi nous cet aprĂšs-midi. J'accueille ensuite le syndicat des producteurs crĂ©ateurs de programmes audiovisuels. CrĂ© Ă la fin de l'annĂ©e 2004, votre syndicat a en quelque sorte souhaiter combler sinon un vide, du moins un manque pour davantage reprĂ©senter les sociĂ©tĂ©s indĂ©pendantes de production d'Ă©mission de flux.
Le flux sont les jeux, divertissement, magazine, tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©, talkkshow dont les enjeux sont importants pour la filiĂšre audiovisuelle. Vous regroupez aujourd'hui 55 sociĂ©tĂ©s de production indĂ©pendantes qui travaillent notamment dans le secteur du divertissement, du magazine, du jeu, de la fiction, du documentaire et du spectacle vivant. Et vous ĂȘtes aujourd'hui reprĂ©sentĂ© par monsieur Vincent Gisbert, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral et par madame Alexandra ClĂ©ment, membre du bureau.
Le syndicat des producteurs indĂ©pendants. Je ne reviendrai pas sur votre organisation. Je l'ai prĂ©sentĂ© lors de la table ronde prĂ©cĂ©dente sur la filiĂšre cinĂ©matographique, mais vous intervenez Ă©galement sur la filiĂšre audiovisuel et vous ĂȘtes reprĂ©sentĂ© cette fois-ci par monsieur Cyril Perrez, vice-prĂ©sident du bureau audiovisuel du SPI et par madame Bintab, responsable des affaires juridiques faisant fonction de dĂ©lĂ©guĂ©s audiovisuels.
Et enfin, nous accueillons l'USPA, l'Union syndicale de la production audiovisuelle, une organisation patronale qui rassemble et dĂ©fend les intĂ©rĂȘts collectifs de prĂšs de 200 sociĂ©tĂ©s de production audiovisuelle, de fiction, de documentaire, de crĂ©ation et de captation ou de rĂ©crĂ©ation de spectacles vivants. L'USPA est aujourd'hui reprĂ©sentĂ© par madame Iris BĂ»cher, Bcher Bucher, pardon, sa prĂ©sidente et par monsieur StĂ©phane Lebard, son dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral. Je vous remercie d'ĂȘtre prĂ©sent aussi nombreux cet aprĂšs-midi.
Nous avons souhaitĂ© vous entendre car la production des programmes audiovisuel est Ă©videmment fondamentale pour offrir aux tĂ©lĂ©spectateurs la plus grande diversitĂ© possible de programmes du jeu Ă la fiction en passant par les documentaires ou les reportages en tout genre. J'aurai une question avant de cĂ©der la parole tout Ă l'heure au rapporteur, mais je vais vous laisser d'abord la parole pour un propos liminaire et comme vous le savez et comme nous l'imposent les textes, je vais d'abord vous demander de dĂ©clarer tout autre intĂ©rĂȘt public ou privĂ© de nature Ă influencer vos dĂ©clarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblĂ©es parlementaires impose aux personnes auditionnĂ©es par une commission d'enquĂȘte de prĂȘter serment de dire la vĂ©ritĂ© toute la vĂ©ritĂ© rien que la vĂ©ritĂ©. Je vais donc vous demander et vous inviter chacune et chacun Ă tour de rĂŽle Ă lever la main droite et Ă dire je le jure.
Bien, je le jure. Merci. J Merci.
Jure je jure. Je jure. Je jure je jure je jure jure.
Merci. Donc je vous laisse la parole pour un propos liminaire global. qui sera porté par vous monsieur Lebard.
Monsieur le prĂ©sident, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s, nous tenons Ă vous remercier tout d'abord pour cette invitation Ă participer aux travaux de la commission d'enquĂȘte sur la neutralitĂ©, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Il est important pour nous d'ĂȘtre entendu au regard du rĂŽle essentiel et particulier que joue France TĂ©lĂ©vision et ArtĂ© au sein de l'industrie de la production audiovisuelle dont nous reprĂ©sentons les intĂ©rĂȘts. Nous sommes sep organisations patronales prĂ©sentes pour cette audition regroupant prĂšs de 900 entreprises.
Nous reprĂ©sentons l'ensemble des genres de programmes audiovisuels et des industries techniques qui permettent la fabrication de ces programmes et de ses Ćuvres. Retransmission de programmes sportifs pour les adhĂ©rents de la FICAM. Magazine Jeux Divertissement qui constituent les programmes de flux pour les adhĂ©rents du Spectre.
Fiction, animation de documentaires ou grand reportage et captation de spectacle vivant qui constituent les offres patrimoniales pour les adhérents d'Anime France, de l'USPA, du SPI et du SatÚve. Nous tenons tout d'abord à souligner que la filiÚre audiovisuelle est une filiÚre économique majeure pour notre pour l'économie de notre pays avec 260000 emplois comparables à l'industrie automobile ou à l'industrie aéronautique avec une valeur ajoutée de 12,6 milliards d'euros en 2022 devant l'industrie audiovisuelle ou l'industrie textile. Le secteur de la production audiovisuelle compte un peu plus de 3000 sociétés selon le livre blanc de la FA.
Notre secteur se compose aujourd'hui d'une diversité d'entreprises installées dans l'ensemble des territoires métropolitains et ultramarins allant d'un vaste tissu de PME et de TPE à de grands groupes audiovisuels dont certains d'entre eux sont des leaders mondiaux. Les contenus audiovisuels occupent une place centrale dans le quotidien des Français. En 2024, les Français ont passé 4h23 par jour sur les services de vidéo.
Si la durée d'écoute de la télévision linéaire baisse, celle de la consommation de vidéos progresse avec la multiplication de nombre de plateformes de vidéos et les sorts des réseaux sociaux. Dans un monde audiovisuel en pleine mutation et fragmentation, l'appétit d'image des Français comme partout dans le monde ne va cesser de croßtre. L'industrie audiovisuelle est donc une industrie d'avenir et c'est pour ça notamment qu'elle figure en bonne place dans le plan France 2030.
Le secteur audiovisuel ne constitue pas ne constitue pas qu'un enjeu économique. Les contenus audiovisuels sont capables de réunir des millions de français autour d'événements majeurs et de programmes qui reflÚtent la richesse, la diversité et la pluralité de la société française. Il participe à la construction du lien social.
Il raconte nos histoires, mettent en avant nos valeurs et nos enjeux de société, mais nous permettent aussi de transmettre et de partager notre vision du monde à un moment d'accélération de l'histoire. C'est donc également un enjeu démocratique et de souveraineté. Nous tenons ensuite à rappeler que l'audiovisuel public est trÚs largement regardé par les Français.
France TĂ©lĂ©vision est aujourd'hui le premier groupe audiovisuel linĂ©aire avec une part de marchĂ© de prĂšs de 30 % et la premiĂšre plateforme gratuite en France avec prĂšs de 40 millions de visiteurs tous les mois. Ă est un succĂšs reconnu avec une politique de dĂ©veloppement digital en France et en Europe, audacieuse et en cohĂ©rence avec la mission qui lui a Ă©tĂ© assignĂ©e Ă sa crĂ©ation par les Ătats français et allemands. France TĂ©lĂ©vision, c'est une offre gratuite unique avec pas moins de cinq chaĂźnes linĂ©aires, une plateforme digitale, 24 antennes rĂ©gionales et neuf en outre mer.
France TĂ©lĂ©vision, c'est une offre puissante dans tous les genres de programmes. Plus de 5000 heures de documentaires par an, 2500 heures de fiction. PrĂšs de 6500 heures d'Ćuvre d'animation et prĂšs de 380 programmes de spectacles vivants diffusĂ©s en soirĂ©e.
C'est Ă©galement prĂšs de 11500 heures de jeux de magazine et de divertissement et enfin plus de 12000 titres d'Ćuvre patrimonial disponible en permanence sur France.tv. Tout cela pour 3 ⏠par mois et par habitant.
France Télévision est nettement moins cher que la BBC et trois fois moins cher que la ZDF et la RD. En 10 ans et on aura certainement l'occasion de revenir sur ce point, le coût du programme national a baissé de 15 %. France Télévision est le premier partenaire de la création audiovisuelle.
Avec 440 millions d'euros jusqu'en 2024, France Télévision représente à elle seule 35 % du volume de de fiction produit en France, prÚs de 50 % du volume de documentaires et d'animation et le tiers du spectacle vivant. France Télévision est aussi le premier partenaire de la production indépendante dans les magazines Jeux et divertissement. Le groupe y investit plus de 350 millions d'euros par an.
On peut souligner que France TĂ©lĂ©vision est le diffuseur qui travaille avec le plus grand nombre de producteurs indĂ©pendants, prĂšs de 700 au total et avec des structures de toute taille. On ne raconte pas les mĂȘmes histoires. On ne fait pas la mĂȘme chose sur France TĂ©lĂ©vision RT que sur TF1 ou Netflix.
L'exemple peut-ĂȘtre le plus significatif est celui du grand reportage ou du documentaire d'investigation qui n'existe plus pardon que sur le service public. Cette diffĂ©rence est Ă©galement frappante dans l'offre de programme de flux. Sur France TĂ©lĂ©vision, les programmes, les magazines qu'ils soient d'information culturelle ou de sociĂ©tĂ© reprĂ©sentent 73 % de l'offre globale de programmes de flux.
Ă contrario, les jeux ne reprĂ©sentent que 8 % de cette offre. Il est donc trompeur de comparer les les coups de grille des opĂ©rateurs privĂ©s et publics, les impĂ©ratifs d'audience, la nature des contenus et leur diversitĂ© n'Ă©tant pas les mĂȘmes. France TĂ©lĂ©vision a des missions de service public que n'ont pas ses concurrents dĂ©clinĂ© au travers de son cahier des charges.
Le service public audiovisuel doit s'adresser à des publics particuliers comme les enfants en ne les exposant pas à la publicité. Il est le seul à proposer une offre de programmes régionaux et ultramarins. Il fait une place importante sur ses antennes nationales au spectacle vivant et au documentaires qui sont des genres moins fédérateurs que le sport, la fiction, le cinéma ou encore le divertissement.
Toutefois, nous tennons Ă souligner que ceux-ci ont toute leur place sur France TĂ©lĂ©vision, car un groupe public audiovisuel doit s'adresser Ă tous les publics avec tous les genres de programmes. France TĂ©lĂ©vision est donc le poumon de la crĂ©ation, de la production audiovisuelle française et de l'emploi sur le territoire. Car l'industrie audiovisuelle est une industrie de main d'Ćuvre. 60 Ă 70 % de nos coĂ»ts sont constituĂ©s par des salaires et des et des charges sociales avec des tournages sur tout le territoire.
Ainsi l'Occitanie, une rĂ©gion qui vous est cher, monsieur le rapporteur, et la premiĂšre rĂ©gion de France en nombre de jours de tournage de fiction devant l'Ăle-de-Fance 32 % versus 24 % pour un total de dĂ©penses de 430 millions d'euros en 2022-2023. Les relations entre les producteurs indĂ©pendants et les Ă©diteurs de service don France TĂ©lĂ©vision sont basĂ©es sur l'article 27 3Ăšmement de la loi de 86 relative Ă la libertĂ© de communication et des dĂ©crets qui en dĂ©coulent. C'est un choix politique qui a Ă©tĂ© fait il y a 40 ans de crĂ©er un secteur de la production indĂ©pendante au service des Ă©diteurs privĂ©s et publics capables de rayonner dans le monde.
C'est aussi un choix d'efficacité culturelle. Le recours aux producteurs externes permet d'avoir une diversité et une richesse d'offre de programme à la disposition des éditeurs de services sans commune mesure avec ce que pourrait offrir le recours à une production internalisée. C'est aussi un choix d'efficacité économique.
Les coûts de production interne de France Télévision sont au moins 15 % plus chers que ceux de la production externalisée. Depuis 2008, des accords interprofessionnels sont venus compléter la loi et les décrets. Nous avons des accords avec la quasi totalité des éditeurs français et des plateformes mondiales.
Nos relations avec France TĂ©lĂ©vision sont encadrĂ© par un accord du 2 juillet 2024 applicable depuis le 1er janvier 2025. C'est le 4e du genre, le 3e conclu avec Darphine Ernote Kins depuis son arrivĂ©e Ă la tĂȘte de France TĂ©lĂ©vision. Ces accords successifs, je tiens Ă le dire, ne concernent que les Ćuvres patrimoniales.
Ils ont été guidés notamment par le souci d'accompagner à travers la session de nouveaux droits par les producteurs la transition numérique de France Télévision face à l'évolution des usages en échange d'un financement complémentaire dans la production patrimoniale. Avec les choix budgétaires opérés par le gouvernement et validés par le Parlement dans le cadre des PLF 2025 et 2026, le devenir du dernier accord en date est questionné puisque France Télévision ne sera pas en mesure de tenir son engagement dans la création à hauteur de 440 millions d'euros. Nous aurons sans aucun doute l'occasion de revenir sur ce point, monsieur le président, au cours des échanges qui vont suivre ce propos liminaire.
Quant Ă l'investissement dans les programmes de flux, il a dĂ©jĂ connu une baisse significative de moins 10 % au cours des 10 derniĂšres annĂ©es. Nos relations Ă©conomiques sont aussi encadrĂ©s pour les Ćuvres patrimoniales par un accord dit transparence conclu en 2016 et complĂ©tĂ© en 2017 qui a permis d'Ă©tablir des normes partagĂ©es avec France TĂ©lĂ©vision, mais aussi tous les Ă©diteurs privĂ©s sur les comptes de production et d'exploitation. Par ailleurs, France TĂ©lĂ©vision procĂšde Ă de multiples audites conformĂ©ment aux recommandations de la Cour des comptes, tant de flux que pour les Ćuvres patrimonial.
France Tivision a ainsi au moment du dĂ©compte dĂ©finitif en fin de production une connaissance trĂšs fine des marges rĂ©alisĂ©es ou des pertes supportĂ©es par les sociĂ©tĂ©s de production sur chacune des Ćuvres ou des programmes de flux. Cette connaissance lui permet, comme l'a soulignĂ© monsieur Christian Vion lors de son audition la semaine derniĂšre, une rĂ©nĂ©gociation Ă©clairĂ©e en cas de renouvellement d'un magazine, d'un jeu, d'un divertissement ou d'une sĂ©rie de fiction. Parce qu'Ă la recours Ă de l'argent public, le CNC, le crĂ©dit d'impĂŽts, les aides rĂ©gionales, la production patrimoniale a un degrĂ© de transparence exemplaire.
Il y a trĂšs peu de secteurs Ă©conomiques oĂč le client a une connaissance aussi prĂ©cise du coĂ»t de fabrication des produits qu'il achĂšte et des marges ou des pertes rĂ©alisĂ©es par celui qui les fournit. Nous voudrions terminer cette introduction en soulignant que la filiĂšre audiovisuelle est un moment de bascule qui peut devenir une crise existentielle. d'un marchĂ© fermĂ©, protĂ©gĂ© par la langue et dominĂ© par la diffusion herienne.
Nous sommes passés à un marché ouvert, marqué par des transferts d'audience et d'investissement publicitaires massifs au profit des plateformes digitales, d'hyperdistribution des offres et de consolidation qui s'accélÚre comme le montre la bataille entre Netflix et Paramount pour leur achat de Warner. Nous devons faire face par ailleurs à une offensive sans précédent de l'administration américaine qui tente par tous les moyens de faire tomber la réglementation européenne pour mieux asseoir la domination de ces plateformes mondiales et d'un narratif américain. Dans cet environnement, nous avons besoin plus que jamais d'un audiovisuel public fort, stable et doté de moyens financiers suffisants pour remplir ces missions avec le soutien de la représentation nationale.
Je vous remercie. Merci pour votre propos liminaire et vous dire bien entendu que je crois qu'au-delà de nos sensibilités politiques, vous trouverez la représentation nationale, en tout cas l'Assemblée nationale. En tout cas, je l'espÚre les membres de cette commission pour défendre ce secteur qui contribue, vous l'avez dit, à la fois à la souveraineté de notre pays et plus largement aussi à l'attractivité de nos territoires, y compris de nos territoires ruraux.
On aura peut-ĂȘtre l'occasion aussi d'auditionner, on verra que le rapporteur et les membres de la de la commission si on a le temps, les Ă©lus locaux aussi puisqu'il ils savent bien combien la filiĂšre que vous reprĂ©sentez participe aussi du dynamisme de territoire. J'ai deux questions rapides et puis je vais donner la parole ensuite au rapporteur. La premiĂšre, je posais la mĂȘme question que j'ai posĂ© Ă la filiĂšre cinĂ©matographique.
Euh je l'ai dit dans cette commission d'enquĂȘte et c'est le principe des commissions d'enquĂȘte. On s'attache au manquement, au dysfonctionnement et et c'est par principe le rĂŽle de de commission d'enquĂȘte. Mais mais avec les auditions Ă la fois de la filiĂšre cinĂ©matographique et de la filiĂšre audiovisuelle, on mesure aussi l'importance du service public audiovisuel et et son rĂŽle.
Et peut-ĂȘtre que ma premiĂšre question serait la suivante : finalement, sans le service public audiovisuel, qu'est-ce que votre filiĂšre ne fait pas ? Alors, peut-ĂȘtre une question un peu rapide avec une rĂ©ponse un peu courte, mais pour bien comprendre, pour bien que nous comprenions nous les enjeux aussi de le duel public et que les Français qui nous Ă©coutent prennent la mesure aussi qu'effectivement il contribuent au financement. de l'audiel public, c'est 60 ⏠par an par habitant, c'est 4 milliards d'euros, mais que derriĂšre peut-ĂȘtre que l'au duel public apporte aussi au Français, qu'est-ce que ne ferait pas dans le pays sans auel public ?
Et ma deuxiĂšme question, je vous la pose comme ça ça sera fait. Euh, on a Ă©tĂ© interpellĂ© avec le rapporteur et je crois que les membres de la commission Ă©galement par l'audition des syndicat et notamment d'un syndicat qui nous a dit droit dans les yeux que pour lui, alors ça ne l'engage que lui, mais euh le fait que sur les magazines d'information, alors pardon, lĂ c'est vraiment une question trĂšs prĂ©cise. Le fait que les magazines d'information soient produits par des sociĂ©tĂ©s de production extĂ©rieures Ă France TĂ©lĂ©vision et ne soient pas produit en interne, on avait pas les mĂȘmes garanties de pluralisme politique de de neutralitĂ©.
Et on voit bien qu'aujourd'hui l'ARCOM a mis en garde France 5 puisque France 5 n'aurait pas respecté le pluralisme politique. En tout cas, c'est ce qui a conduit France Télévision à suspendre les invités politiques sur France 5 et c'est pas Odin. Et on me confirme que c'est toujours le cas euh aujourd'hui.
Euh et donc j'aimerais aussi vous entendre lĂ -dessus. C'est pas une petite remarque anodine qui a Ă©tĂ© faite par ce syndicat de France TĂ©lĂ©vision. Ăa veut pas dire que c'est absolument la vĂ©ritĂ©, mais j'aimerais vous voilĂ vous entendre aussi en rĂ©action Ă ce propos pour le citer trĂšs clairement.
Il nous expliquait que le fait que les magazines d'information ne soient pas produit en interne à France Tévision mais en externe par les sociés de production ne permet pas d'apporter toutes les garanties en terme de pluralisme politique et de neutralité. Monsieur le président, sur votre premiÚre question, je pense que c'est l'animation qui va répondre et je répondrai à votre deuxiÚme question si vous voulez bien. Ben écoutez, merci pour votre question.
Le secteur de l'animation est une est une filiÚre d'excellence he qui représente un petit peu moins de 10 % du volume de la production totale et plus de 40 % de l'export. s'adresse à un public qui n'est qui ne vote pas, qui ne consomme pas et qui par définition représente économiquement peu de choses. Or, il est trÚs important de s'adresser à ce public car les enfants d'aujourd'hui sont les citoyens de demain.
On s'adresse Ă eux Ă un moment oĂč leur imaginaire se construit et prĂ©sentĂ©, c'est un choix politique ancien et qui se pĂ©rĂ©nise en fait avec toutes les alternances politiques. Il y a un choix politique de la France qui est fait depuis longtemps de soutenir une industrie de l'animation en France pour que les enfants français voi et avec succĂšs. D'ailleurs, on le on le mesure au aux audiences de programmes français euh ici les qui sont trĂšs important plus de la moitiĂ©.
J'ai j'ai plus le chiffre exactement en tĂȘte, on me le donnera mais et et on vous le communiquera. Mais euh la France dans le monde occidental est vraiment fait figure d'exception. Euh et nous avons donc une industrie trĂšs puissante.
Mais dans la mesure oĂč les enjeux publicitaires en fait sont euh faibles et oĂč on s'adresse Ă un marchĂ© de niche, les acteurs privĂ©s seraient trĂšs trĂšs peu enclins en fait et en rĂ©alitĂ© n'y vont que sous la contrainte de l'obligation des cotas d'investissement. D'ailleurs, on le voit bien Ă l'Ă©tranger, Ă l'international, les pays qui n'ont pas de quotas d'investissement tournĂ©s vers l'animation n'ont tout simplement pas d'industrie de l'animation, purement et simplement. Et euh et ça serait donc probablement le cas.
Il faut savoir et se souvenir que France Télévision représente environ 50 % du volume des commandes du secteur. Le reste se répartissant auprÚs auprÚs des acteurs privés. Donc sans France Télévision, il y aurait à minima deux fois moins de programmes jeunesse et surtout non on perdrait la diversité des programmes.
Ce que ne peuvent pas faire les en fait les chaßnes privées en animation, c'est s'adresser à l'ensemble et de maniÚre fine à l'ensemble des enfants. France Télévision de par le fait qu'il n'y ait pas de contrainte publicitaire qui s'applique qui s'applique à eux et n'est pas de contrainte de rentabilité sur leur case peut permettre en fait de s'adresser de maniÚre trÚs segmentée à chacun des publics enfants que ça soit depuis l'éveil en passant par ce qu'on appelle le pr enfin le préscolaire puis le peur preschool qui fait la jonction entre les enfants de la maternelle puis les enfants du primaire puis ensuite les jeunes collégiens et aujourd'hui France Télévision peut d'ailleurs aussi s'adresser aux jeunes adultes à travers son offre d'animation. Cette richesse et cette diversité serait totalement inexistante si France Télévision n'existait pas.
Merci beaucoup monsieur le président. Je vais apporter une réponse complémentaire. Je vous remercie de votre question parce qu'effectivement on peut se demander pourquoi est-ce que les Français continueraient à financer un audiovisuel public.
Qu'est-ce qu'on ferait sans cet audiovisuel publique ? En fait, vous n'auriez pas un certain nombre de gens de cultures populaires qui sont à l'antenne, notamment des 20h30 en primeir une petite information, un concert de musique classique qui fait 3 millions de téléspectateurs. Alors, pardon, moi je viens de Marseille, je compte en en volume de stade, c'est 37 stades de France qui regardent à 20h30 ce concert de musique classique.
Des piĂšces de théùtre qui font 11 ou 12 vĂ©lodromes, c'est Ă©norme. C'est aussi quand mĂȘme permettre l'accĂšs Ă cette culture populaire pour tout le monde. Quand on produit 250 documentaires dans l'ensemble des territoires, c'est aussi un point de vue qui ne reste pas juste parisien Ă l'intĂ©rieur du du pĂ©riphĂ©rique, mais qui effectivement donne aux Français, aussi bien dans l'ensemble des territoires mĂ©tropolitains qu'ultramarins, une reprĂ©sentation de leur sociĂ©tĂ©.
Sans audiovisuel public français, nous n'aurions pas ça sur nos antennes. Merci. Al peut-ĂȘtre.
Et donc euh fin de la fin de la réponse sur la parole. Attendez et aprÚs je vais laisser la parole au rapporteur. Allez-y rapidement pour compléter.
Non, trĂšs rapidement c'est pour accompagner ce qui ce qui vient d'ĂȘtre dit. Euh, il suffit de regarder, j'ai j'ai regardĂ© les meilleures audiences sur France 2 et euh il y a des Ă©missions comme euh le Papotin, les rencontres du Papotin qu'on peut pas imaginer par exemple qui qui est qui d'ailleurs s'exporte extrĂȘmement bien mais qui au dĂ©but une prise de risque en prime time qu'on peut pas retrouver. Je pense aussi Ă un tĂ©lĂ©crochet comme Prodige sur qui met en avant la musique classique et au-delĂ de la musique classique, les les les arts musicaux classiques et qui euh sont les rĂ©sultats qui sont tous les deux dans le top 10 des des programmes les plus suivis en flux sur France 2.
Et donc c'est juste pour illustrer aussi ce point. Merci beaucoup pour ces prĂ©cisions. Si je peux me permettre de rajouter quand mĂȘme la fiction qui est un genre majeur.
Il y a énormément de choses qui ne verraient pas le jour sur une autre antenne que celle de France 2 ou de France 3. Je pense au vivant la série qui était consacrée à la commémoration des attentats du Bataclan. Je pense à Olympe de Gouge.
Je pense à il y a un peu plus longtemps la collection mot Passant. Euh en terme de documentaire Cyril en parlait. On a à la fois les années 80 une génération de tubes et trésor des abeilles et cathédrales françaises.
Il y a un spectre tellement large que vous ne verrez nul part ailleurs et c'est tout aussi vrai en spectacle vivant qu'en documentaire et en fiction. Dans 2 jours sera sur france.tv l'affaire Laurasterne, une série une miniérie consacrée aux violences faites aux femmes.
Je suis pas sĂ»r que on puisse voir ça sur sur une autre antenne. Merci beaucoup. ou peut-ĂȘtre ravin une rĂ©ponse Ă ma deuxiĂšme question.
Je laisse la parole au rapporteur. Oui. Ben non, pour boucler la boucle aprĂšs l'animation maintenant la fiction, j'ajouterai l'information.
Euh, il n'y a que sur le service public aujourd'hui que l'on peut diffuser des enquĂȘtes, des documentaires d'investigation vers documentaire d'impact puisque c'est un genre qui a disparu des autres euh chaĂźnes commerciales sans doute pour ne pas froisser les annonceurs. M6 en fait quand mĂȘme encore un petit peu mais il n'y a guerre que sur le service public que l'on peut mener des enquĂȘte et faire du journalisme en investigation ce qui est le rĂŽle de C'Ă©tait pas exactement ma question par c'Ă©tait pas tout Ă fait ma question ma question c'Ă©tait de savoir si si je qu'est-ce qu'est-ce en fait on y reviendra peut-ĂȘtre ma question c' pourrait pas faire non non c'Ă©tait ma deuxiĂšme question pardon d'accord je pensais que vous rĂ©pondiez Ă ma deuxiĂšme question c'Ă©tait qu'on Vous voulez rĂ©pondreux formation ? Oui.
Juste dire en fait que sur la deuxiĂšme question euh il faut quand mĂȘme bien voir que le pluralisme il est aussi externe, il est pas uniquement en interne forance tĂ©lĂ©vision. Euh on parle de quand on parle d'information, quand on parle de pluralisme, quand on parle d'Ă©diteurs de presse par exemple, euh c'est le nombre d'Ă©diteurs de presse qui fait le pluralisme. LĂ en l'occurrence c'est le nombre aussi d'offres qui fait le pluralisme.
Et dans les agences de presse que je reprĂ©sente, il a 39 qui sont v production audiovisuel d'agence de presse, il y a quand mĂȘme plus de 1500 journalistes qui sont embauchĂ©s. Ăa veut dire qu'en fait le pluralisme, il est il est rĂ©el. Il y a une vraie euh un vrai une vraie diversitĂ© de points de vue euh de la part des des propositions parce qu'il faut voir quand mĂȘme que pour France TĂ©lĂ©vision, ce sont les agences de presse audiovisuelle qui viennent proposer des sujets Ă France TĂ©lĂ©vision.
Sur 10 sujets proposĂ©s, il y en a un qui est pris. Il y a Ă©normĂ©ment donc de risques qui sont pris par les agences de presse audiovisuelle en amont parce qu'elles font tout le travail de prĂ©paration d'enquĂȘte avant que France TĂ©lĂ©vision ne signe un contrat. Euh donc tout ça c'est pas payĂ© par France TĂ©lĂ©vision, c'est payĂ© par par le producteur.
Donc je ne suis pas sĂ»r en fait euh que un complĂ©ment d'enquĂȘte par exemple c'est 93000 ⏠pour un 52 minutes. Je ne suis pas je ne sais pas combien ça coĂ»tera en interne Ă France TĂ©lĂ©vision. En tous les cas, ce sont des tarifs qui sont trĂšs qui qui sont nĂ©gociĂ©s he par le SAT avec France TĂ©lĂ©vision, avec M avec TF1 avec toutes les chaĂźnes on nĂ©gocie des tarifs.
France TĂ©vision est rent dans la moyenne de ce qu'on de ce qu'on fait. C'est pas plus cher qu'ailleurs et en tous les cas pour la qualitĂ© de ce que proposent les agences de presse audiovisuelle quand mĂȘme pas trĂšs cher payĂ©. VoilĂ .
Merci. Mais c'était pas ma question mais c'est pas grave. Ne voyez pas.
Non non mais ne voyez pas. Si si c'est sur le pluralisme. Si si c'était sur Non non c'était pas ma question mais c'est pas grave.
Ma question c'Ă©tait pas ça du tout. C'Ă©tait pardon je pas vous ĂȘtes agrĂ©able mais [rires] ma question c'Ă©tait pas ça. C'Ă©tait qu'en fait on a un syndicat qui est venu devant notre commission d'enquĂȘte.
Ăa nous a interpellĂ© avec monsieur le rapporteur qui nous a dit que France TĂ©vision a une obligation comme tous les mĂ©dias audiovisuels de pluralisme interne. Je parle pas de pluralisme externe, le pluralisme interne de respecter au sein de France TĂ©vision comme d'ailleurs les autres chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision un pluralisme politique. Et ce syndicat nous a dit, je l'ai dit, ça vaut pas vĂ©ritĂ© absolue.
C'était pour ça que je voulais vous faire réagir. Nous a dit clairement quand on sousraite une émission, un magazine d'information qui doit respecter le pluralisme et la neutralité, on arrive moins à garantir la neutralité, le pluralisme. Voilà .
Allez-y, monsieur, je vous en prie. Non, lĂ on m'entend. Euh bon, c'est un avis effectivement d'un d'un syndicat en interne.
Moi, j'aurais tendance l'importance de l'Ă©metteur dans ces cas-lĂ est quand mĂȘme assez euh dĂ©terminant. Moi, j'aurais tendance au contraire Ă penser que le pluralisme, il s'accroit avec justement des acteurs externes qui n'ont pas forcĂ©ment tous les mĂȘmes logiques, tous les mĂȘmes euh les mĂȘmes approches et au contraire, dirais-je, je pense que c'est un filtre supplĂ©mentaire qui permet une diversitĂ© plus grande. MalgrĂ© tout, je rappelle et c'est des points importants qui vont dans le sens de ce que vous venez de dire, c'est que de toute façon France TĂ©lĂ©vision est responsable ééditorial et juridique de ce qui se passe sur ces antennes.
Donc il y a quand mĂȘme effectivement toujours, je crois un un conseiller de programme qui est qui est lĂ et qui est prĂ©sent. Alors toujours, je sais pas mais en tout cas c'est c'est trĂšs clairement la dĂ©marche. Il y a le contrĂŽle, vous l'avez Ă©voquĂ© de l'Arcom.
Euh je voudrais rappeler aussi ça, je crois que c'est je laisserai peut-ĂȘtre Florence revenir sur ce point que les journalistes salariĂ©s dans des euh sociĂ©tĂ©s de production interne sont soumis Ă des Ă la mĂȘme dĂ©ontologie que les euh journalistes euh en en en interne. Donc j'ai tendance Ă penser aussi qu'il y a une Ă©volution qui va qui va permettre de de j'allais dire de d'aller dans le sens un peu de ce que vous Ă©voquez, c'est que la direction de France TĂ©lĂ©vision dans la une rĂ©forme d'organisation qui est Ă©voquĂ©e compte justement que que ces magazines d'information soient rattachĂ©s Ă la direction de l'information. Euh ce qui Ă©tait pas le cas effectivement prĂ©cĂ©demment.
En tout cas, il y avait des choses. Donc pour vous répondre assez clairement, moi mon analyse et que j'allais dire au contraire, mais au-delà de ça, les éléments probant, si je puis dire, montre que c'est ça me semble un biais qu'il convient d'écarter. Merci.
Non, je voulais vous faire rĂ©agir prĂ©cisĂ©ment cette question parce que c'est pas une petite mise en cause quand il y a un syndicat qui vient une commission d'enquĂȘte expliquer que quand on sous-traite des des Ă©missions de flux d'information ou des magazines d'information, on garantit pas de la mĂȘme maniĂšre le pluralisme ou la neutralitĂ©. Ăa me paraissait important de vous faire rĂ©agir. C'est aussi mon rĂŽle comme prĂ©sident.
Je laisse à part au rapporteur. Merci monsieur le président. Merci mesdames, merci messieurs pour votre participation cet aprÚs-midi.
On a un certain nombre de questions, je vais essayer de les rendre les les plus courtes possibles. Vous ĂȘtes nombreux mais si vous pouvez nous apporter les rĂ©ponses les plus synthĂ©tiques et efficaces possibles. Euh premiĂšre question j'ai posĂ© d'ailleurs lors de la prĂ©cĂ©dente audition, mĂȘme si elle Ă©tait davantage adressĂ©e Ă au reprĂ©sentants donc de de des syndicats de producteurs sur la partie cinĂ©ma, moi je me suis attachĂ© maintenant Ă la partie production audiovisuelle.
J'ai regardé notamment le rapport de l'arcom et j'ai pu voir sur euh la contribution globale à la production audiovisuel une trÚs forte augmentation notamment entre 2020 et 2024. Euh en 2020 on est à 875 millions d'euros. En 2024 c'est 1ARD167 millions d'euros.
Donc c'est une augmentation de 33 % lĂ oĂč selon les chiffres de la Banque de France on est plutĂŽt sur une inflation de 15 %. Alors, il y a un certain nombre de raisons qui peuvent l'expliquer, notamment sur peut-ĂȘtre les les contributions aussi aujourd'hui des ce qu'on appelle les plateformes, que ce soit par exemple Amazon Prime, Netflix et bien d'autres. Euh quel est votre avis ?
Est-ce que si demain France Télévision décide et l'audiovisuel public décide de réduire ses budgets, notamment si demain le législateur décide que l'audiel public c'est plus 4 milliards, c'est 3 milliards, est-ce que vous avez vraiment en péril votre secteur ? Sachant que sur les derniÚres années, on voit que les contributions augmentent trÚs fortement, 33 % l'espace de 4 ans. Est-ce que votre secteur est vraiment en danger quand on voit les chiffres d'augmentation importante et rapide sur les derniÚres années ?
Je vais réagir en premier. Euh si vous me permettez, monsieur le rapporteur. Euh effectivement l'augmentation euh de l'investissement des différents éditeurs dans la production audiovisuelle et bien celui que vous avez décrit euh et cette évolution positive tient exclusivement à l'intégration des plateformes américaines dans le paysage euh des obligations de production en 2021 suite à la transposition de la directive SMA en droit français.
Donc l'augmentation est Ă 100 % liĂ©e Ă ces plateformes Ă©trangĂšres. Euh donc euh en dĂ©pit de de l'intĂ©gration de ces plateformes Ă©trangĂšres, France TĂ©lĂ©vision reste aujourd'hui un acteur majeur euh dans tous les dans tous les domaines qu'on a pu euh Ă©voquer. Il faut savoir que ces plateformes amĂ©ricaines euh ont euh ont comment dire ont des niveaux d'investissement euh par Ćuvre qui sont trĂšs importants.
Ă peu prĂšs quand vous avez euh avec 1 ⏠de France tĂ©lĂ©vision, vous allez vous allez produire beaucoup plus d'Ćuvres, Ă peu prĂšs trois fois plus que avec 1 ⏠d'une plateforme amĂ©ricaine. Les coĂ»ts de production des Ćuvres amĂ©ricaines sont trois fois plus Ă©levĂ©s. Donc en fait l'augmentation en volume euh financier est importante.
Euh l'augmentation en volume de production est beaucoup plus réduit euh que ce que laisse à penser cette cette croissance des investissements. Et par ailleurs, les plateformes américaines euh ont un investissement qui est trÚs tourné vers la fiction. Euh, on s'est d'ailleurs euh battu pour avoir une évolution du décrmad qui permettent de flécher à minima 20 % de ces obligations euh des plateformes vers des genres dans lequels France Télévision est trÚs présent, c'est-à -dire l'animation, le documentaire et le spectacle vivant.
Donc euh oui, il y a une croissance importante euh des euh de des investissements dans la production audiovisuelle, elle est qu'à un seul type d'acteur qui a une politique d'investissement trÚs particuliÚre et la disparition de France Télévision ne serait pas du tout compensée par euh ces plateformes américaines. H Allez, je vous en prie, allez-y. Euh, je vais compléter.
Et je vous remercie, monsieur le rapporteur. Euh de deux points, effectivement le l'investissement par les plateformes a a connu une a provoquĂ© pardon une des coĂ»ts exponentiels notamment une augmentation de nos salaires des salaires enfin des techniciens qu'on emploie, une augmentation de la convention collective de la production audiovisuelle trĂšs importante qui plus se concentrent sur peu d'Ćuvres contrairement Ă l'audiovisuel public. Et sur la seconde partie euh de votre de votre question, d'ors et dĂ©jĂ , France TĂ©lĂ©vision a fait des Ă©conomies les annĂ©es les annĂ©es prĂ©cĂ©dente sur le coĂ»t de son programme national qui Ă©tait Ă plus d'un milliard d'euros qui est aujourd'hui un petit peu un petit peu supĂ©rieur Ă 800 millions d'euros.
Est-ce que vous annoncez pour l'avenir si demain la le l'Ătat et la reprĂ©sentation nationale dĂ©cident de baisser de 4 Ă 3 milliards d'euros par exemple le budget de l'audiovisuel public ? Mais c'est dĂ©jĂ le cas puisque d'ors et dĂ©jĂ l'annĂ©e derniĂšre France TĂ©lĂ©vision et les annĂ©es aussi prĂ©cĂ©dentes, mais notamment l'annĂ©e derniĂšre, l'Ătat n'a pas tenu ses engagements vis-Ă -vis de France TĂ©lĂ©vision et donc il y a eu des Ă©conomies sur la crĂ©ation, nos secteurs. Cette annĂ©e et l'Ătat et la reprĂ©sentation nationale avec le budget qui a Ă©tĂ© qui a Ă©tĂ© adoptĂ© par le 493 voit des baisses Ă©galement dans la crĂ©ation.
On parle de 20 millions d'euros l'annĂ©e derniĂšre, 20 millions cette annĂ©e, une trajectoire peut-ĂȘtre de 40 millions d'euros euh pour 2027. Donc je pas juste vous corriger parce que par faut ĂȘtre prĂ©cis euh euh adopter sans vote. Non non mais non non c'est pas que ça.
C'est que quand l'Ătat quand les ça avec le 493 baissent les crĂ©dits de France TĂ©lĂ©vision, ils ditent pas qu'il faut aller faut aller rĂ©duire la la crĂ©ation. Je le dis juste parce que faut pas laisser entendre que les parlementaires ou l'Ătat dans les choix qu'ils ont fait qu'on peut contester et dĂ©cidĂ© de dire qu'il fallait baisser la crĂ©ation. Pardon, je corrige juste parce que vous avez laissĂ© entendre que et l'Ătat et les parlementaires avaient dĂ©cidĂ© de baisser les crĂ©dits.
VoilĂ , je pense que si vous demandez au rapporteur, il vous expliquera que c'est pas lĂ qu'il faut aller baisser les crĂ©dits de voilĂ . Alors, si vous me permettez, monsieur le prĂ©sident, je vais apporter une prĂ©cision complĂ©mentaire Ă votre prĂ©cision, c'est que pour la premiĂšre fois, effectivement, euh la tutelle a demandĂ© qu'il y ait des baisses sur le budget de la crĂ©ation. La tutelle, l'Ătat, la tutelle.
Bon, alors je n'avais pas cette information. La ministre de la culture ne a pas dit et donc on je conteste pas vos propos mais on le vérifiera sur le rapporteur puis vous rebondirez. Ouais, simplement j'ai bon j'ai entendu votre réponse hein.
MalgrĂ© tout, bon, je me permets un peu d'insister, mais quand je vois la trĂšs forte augmentation dĂ» notamment aux contributions nouvelles un peu des plateformes numĂ©rique, je me dis si demain on c'est c'est un scĂ©nario un peu de de projection, si demain par exemple le lĂ©gislateur dĂ©cide de baisser une partie des contributions Ă l'audiovisuel public, qu'en rĂ©percussion, c'est pas ce qu'on souhaite, la rĂ©percussion directe sur la crĂ©ation et la production indĂ©pendante française, il y a plein d'autres motifs. la raison d'ailleurs de cette commission d'enquĂȘte que vous pouvez voir au quotidien notamment sur le fonctionnement de ces groupes audiovisuels. Il y a plein d'autres motifs d'Ă©conomie avant de toucher Ă la crĂ©ation française.
Mais si demain il y avait une baisse des dotations qui devait ĂȘtre votĂ©e sur l'audiovisuel public, est-ce que vous ne pensez pas que les plateformes numĂ©riques privĂ©es compenseraient cette baisse sachant qu'on voit qu'il une augmentation de plus de 33 % sur les quatre derniĂšres annĂ©es. Donc vous ĂȘtes l'un des secteurs qui en en terme de contribution semble plutĂŽt trĂšs bien se porter. Merci monsieur le rapporteur pour pour votre prĂ©cision mais juste pour vous dire effectivement combien de spectacles vivants voyez-vous sur les plateformes amĂ©ricaines ?
Combien voyez-vous de captation ? Combien voyez-vous de documentaires français sur Netflix, sur Apple, sur Amazon ? Regardez effectivement les chiffres, ils sont concentrĂ©s autour de trĂšs peu d'Ćuvres.
Donc effectivement, ce n'est pas un relais de croissance, ce n'est pas un ruissellement sur tout le secteur. Merci. et et je n' je n'avais pas l'information sur le fait que la tutelle est demandée à France Vision de baisser les budgets création.
Je comprends mieux votre propos et on le vĂ©rifiera auprĂšs d'eux. Ăa ne nous a pas Ă©tĂ© dit lors de lors de l'audition. J'aimerais porter une petite prĂ©cision concernant l'animation.
Il y a eu un un rapport CNCOM de l'année derniÚre qui consiste en fait qui a constaté hein ce que nous voyons sur le terrain mais là qui l'a clairement documenté que les plateformes dans le cadre de leurs obligations et de leur conventionnement investissaient 94 % de leurs obligations dans le catalogue. Donc malgré un appétit trÚs fort du public et une trÚs forte consommation du public notamment jeunesse sur les plateformes, les plateformes n'étaient pas contributrices ou excessivement marginalement euh dans la création d'animation. Donc cÎté France Télévision euh enfin cÎté plateforme cÎté animation, nous n'avons pas vu l'impact de l'investissement des plateformes ni en terme de production de nouveaux programmes sauf exception ni en terme et encore moins en terme de diversité.
Pour bien comprendre juste pardonnez-moi et puis je ça va ĂȘtre trĂšs vite les plateformes dĂ©jĂ le l'augmentation elle a eu lieu trĂšs rapidement sur les deux premiĂšres annĂ©es d'arrivĂ©e des plateformes. Aujourd'hui l'investissement des plateformes est en train de se stabiliser parce que le marchĂ© de l'abonnement est en train d'arriver lui aussi Ă maturitĂ© et en fait quand on fait les comptes c'est quand mĂȘme extrĂȘmement intĂ©ressant. On voit globalement que il y a aujourd'hui une dizaine de sĂ©ries françaises qui sont produites par les les plateformes amĂ©ricaines en matiĂšre de fiction et leur investissement se se rĂ©duisent Ă une dizaine de sĂ©ries, une dizaine d'unitaires et point.
Je dire quand vous regardez par rapport au volume de production de France TĂ©lĂ©vision ou de TF1 par ailleurs, c'est sans commune mesure. Donc on est bien dans une Ă©conomie de la part des plateformes qui est trĂšs concentrĂ©e sur un nombre trĂšs rĂ©duit d'Ćuvre. Donc la disparition ou la rĂ©duction de l'investissement de France TĂ©lĂ©vision dans la crĂ©ation aurait des consĂ©quences majeures en terme de volume de production et donc d'emploi derriĂšre.
Merci euh pour votre rĂ©ponse. Une question peut-ĂȘtre un peu plus gĂ©nĂ©rale. Est-ce que vous pouvez nous Ă©clairer sur la façon dont est signĂ© un contrat avec France TĂ©lĂ©vision, un contrat de de production ?
On a entendu les directeurs d'unité de production de France Lévier, on vous cache pas que c'était trÚs flou notamment sur le rÎle des comités d'investissement. Est-ce qu'il y avait des des compte-rendus écrits qui étaient rendus notamment pour formaliser les décisions prises d'attribuer tel ou tel contrat à telle ou telle société de production ? Est-ce que vous, une ou deux personnes parmi vous, pourriez nous décrire une procédure de passation de contrat entre une société de production et et France télévision ?
Et ma deuxiĂšme question qui est complĂ©mentaire, j'aimerais avoir votre avis sur la rĂ©forme rĂ©cente qu'il y a eu Ă la direction de France LĂ©ville oĂč avant si j'ai bien compris, il y avait autant de direction de programme qu'il y avait de chaĂźnes. Donc en fait les producteurs pouvaient venir frapper Ă chacune des chaĂźnes, France 2, France 3, France 5, France 4 pour proposer leur programme. Je crois que ça a Ă©tĂ© dĂ©cilotĂ©, ça a Ă©tĂ© cassĂ©, ça a Ă©tĂ© un peu pyramidalisĂ© oĂč maintenant il y a monsieur StĂ©phane Sidbongomels qui est un peu euh dĂ©cideur pour l'ensemble des programmes et l'ensemble des chaĂźnes.
Il n'y a plus qu'une seule porte Ă laquelle les sociĂ©tĂ©s de production peuvent venir frapper. Donc ça suppose un certain nombre de copines, peut-ĂȘtre de conflit d'intĂ©rĂȘt ou en tout cas une concentration de la dĂ©cision qui peut entraver la pluralitĂ© des formats proposĂ©s des contrats signĂ©s. Donc j'aurais aussi aimĂ© avoir votre avis sur ce phĂ©nomĂšne un peu de d'hyperconcentration de la dĂ©cision chez France LĂ©villon dans le processus de signature d'un contrat.
Je vais prendre la parole pour la fiction notamment. C'est extrĂȘmement encadrĂ©. Quand vous proposez un projet de fiction Ă France TĂ©lĂ©vision, vous demandez un rendez-vous de pitch, c'est-Ă -dire vous avez rendez-vous avec deux conseillers de programme.
Vous y allez en tant que producteur avec le ou les auteurs pour pitcher. Donc vous avez 30 minutes Ă peu prĂšs pour raconter le projet que vous proposez. AprĂšs, il y a un Ă©change avec les conseillers qui vous posent des questions ou peut-ĂȘtre qui peuvent dĂ©jĂ vous dire "On a quelque chose de semblable en dĂ©veloppement, donc Ă ce moment-lĂ , vous savez que c'est pas la peine." S'il y a un intĂ©rĂȘt, vous pouvez soit dĂ©poser le dossier ou alors le retravailler en fonction de l'Ă©change que vous venez d'avoir avec les conseillers.
AprĂšs, France TĂ©lĂ©vision se rĂ©unit, c'est-Ă -dire d'abord les conseillers entre eux, puis en comitĂ© Ă©ditorial avec la directrice de la fiction. pour dĂ©cider si oui ou non il y a un intĂ©rĂȘt pour ce projet. Ils ont 2 mois, ça tout ça a Ă©tĂ© encadrĂ© par un accord que nous avons avec France TĂ©lĂ©vision pour rĂ©pondre au producteurs si oui ou non il y a une suite.
Si suite il y a ça aussi c'est encadré vous signez dans un premier temps ce qu'on appelle une convention de développement. Cette convention de développement prévoit des étapes d'écriture. En rÚgle générale, un pilote, donc le premier épisode de la série et les arches, donc ce sont les résumés des histoires des épisodes suivants euh que vous devez déposer, élaborer en collaboration avec les conseillers de programme d'ailleurs euh dans un lapse de temps qui est précisé aussi.
Si ce travail-là est satisfaisant, si le pilote est réussi, si le potentiel de la série convainc tout le monde au sein de France Télévision, vous avez une deuxiÚme convention qui est on appelle ça le step 2, step 2 de cette convention qui vous permet d'écrire tous les épisodes qui manquent. Donc les épisodes en général c'est des 6 x 52, parfois des 4, rarement des 8. Donc vous continuez cette aventure de l'écriture avec vos auteurs et si là c'est satisfaisant de nouveau, on se réunit avec les équipes de France Télévision et on obtient avec un peu de chance donc ce qu'on appelle une mise en production.
C'est à partir de cette mise en production que vous faites des rendez-vous aussi avec les administrateurs ou plutÎt les administratrices parce que ce sont des femmes du cÎté de la fiction pour présenter votre budget. Pour faire ce budget, vous faites faire par un directeur de production un premier plan de travail qui vous permet d'avoir une visibilité sur l'argent que va coûter cette production. Et tout ça est prévisionnel.
Bien sûr, vous discutez ce document avec l'administratrice, vous agencez, vous faites des choix. Par exemple, en terme de casting, est-ce que on a besoin d'un casting trÚs fort, ce qui équivaut à un casting trÚs cher ? Est-ce qu'on peut partir sur des visages moins connus, donc aussi moins coûteux ?
Tout ça est discuté avec les responsables de France Télévision. On se met d'accord sur un chiffre à la fois en terme de budget et évidemment en terme aussi de plan de financement. Notre travail en tant que producteur c'est de trouver des sources de financement complémentaires parce que France Télévision ne paye pas 100 % d'un d'une production.
Je vous ai apportĂ© un exemple rĂ©cent que j'ai produit moi-mĂȘme qui c'est une sĂ©rie qui s'appelle Surface que nous avons tournĂ© en Occitanie que vous connaissez bien. Euh ça a Ă©tĂ© diffusĂ© il y a peu de temps avec un trĂšs joli succĂšs. L'apport de France TĂ©lĂ©vision sur cette sĂ©rie s'Ă©lĂšve Ă 53,18 %.
On a eu des soutiens à la fois du CNC. Il y a le soutien automatique, il y a le crédit d'impÎts, il y a du crédit spécifique pour les VFX, les effets spéciaux. Nous avons obtenu une aide régionale de l'Occitanie.
Euh, je suis allĂ©e chercher une coproduction avec l'Allemagne. L'ARD a cofinancĂ© cette sĂ©rie. On a eu d'autres prĂ©ventes, on a des droits musicaux et d'autres ĂȘtres, la Prossire, Langois et cetera.
En tout cas, ça c'est notre travail de producteur pour pouvoir permettre Ă France TĂ©lĂ©vision d'avoir une sĂ©rie de qualitĂ©s bien financĂ©es qui ne leur coĂ»te pas plus cher que ce qui mettrait dans une sĂ©rie qui serait peut-ĂȘtre moins coĂ»teuse. Et merci. Alors, c'est pas fini parce que ce qui est trĂšs important aussi que tout est extrĂȘmement encadrĂ© et rĂ©gulĂ©.
Nous avons des accords dit transparence qui édicte des normes qui sont partagées avec à la fois France Division et aussi les éditeurs privés. Mais je peux aussi laisser mes camarades on va avancer mais c'est bien. Merci d'avoir précisé le cadre, c'est important.
Puis au fur et à mesure des questions, on pourra avancer. Allez, merci monsieur le président. Mais merci madame pour pour votre réponse qui qui est trÚs claire.
Euh on y va en tout cas plus clair sur le sur le processus. euh sur les clauses lorsque vous passez donc des contrats avec France Télévision. Est-ce que que ce soit Bon, je je vous pose la question parce que vous évoquez la fiction, mais je peux aussi poser la question pour pour d'autres pour d'autres secteurs.
Mais sur la fiction, est-ce qu'il y a des clauses spĂ©cifiques qui vous sont demandĂ©es par France TĂ©lĂ©vision par rapport d'ailleurs au concurrents privĂ©s ? Je peut-ĂȘtre juste prĂ©ciser un point. En fait, on a un accord interprofessionnel avec France TĂ©lĂ©vision qui dĂ©termine un certain nombre de droits et d'engagements pour les uns et pour les autres.
Et dans la continuitĂ© de ce de ce cet accord interprofessionnel, en tout cas, en ce qui concerne les Ćuvres patrimoniales, il y a un contrat-type qui a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©, mis en place entre France TĂ©lĂ©vision et les organisations de producteurs. Et ce contrat-type s'applique Ă toutes les sociĂ©tĂ©s, qu'elles soient petites, grosses, grand groupes audiovisuel ou ou TPE, PME. Donc en fait euh il n'y a que sur les clauses particuliĂšres qui sont liĂ©es au niveau d'engagement et euh au type de droit queil y a une discussion.
Sinon les claus sont identiques euh pour tous les producteurs et par ailleurs ces contrats sont quasiment les mĂȘmes que ceux qu'on peut avoir du cĂŽtĂ© des Ă©diteurs privĂ©s. Il se ressemblent comme deux gouttes d'eau puisqueen fait tous ces contrats sont liĂ©s Ă des accords interprofessionnels qui ont la mĂȘme racine. Donc en ce qui vous concerne, c'est les mĂȘmes que dans le privĂ©.
Est-ce que c'est la mĂȘme rĂ©ponse pour les autres ? Et en animation attendez votre micro pardon. En animation nous disposons d'un tableau de droit qui cadre encore davantage en fonction plus en gros entre certaines fourchettes plus le prix est Ă©levĂ© plus les droits sont larges.
Donc la marge de nĂ©gociation par entreprise est en rĂ©alitĂ© euh extrĂȘmement extrĂȘmement encadrĂ©e. D'accord. Merci pour pour vos rĂ©ponses.
Sur la partie des clauses, j'ai trouvé j'ai j'ai pris d'un certain nombre de de contrats de de production de France Télévision m'a m'a transmis et j'ai notamment vu une clause qui stipule. Je la cite le contractant s'engage à lutter contre l'ensemble des stéréotypes, en particulier la diversité ethnoculturelle et sociale, notamment dans le casting des comédiens. Est-ce que ce type de clause est est courant ?
Est-ce qu'il y en a d'autres que vous retrouvez pas notamment avec d'autres concurrents de privĂ©s de France TĂ©lĂ©vision ? La clause existe en nos contrats, je peux mĂȘme vous la lire. Elle est plus complĂšte que ce que vous venez de dire.
Il est rappelé que les cinq principaux piliers de cette politique sont l'égalité homme-femme. J'y suis particuliÚrement attachée derriÚre et devant la caméra. D'ailleurs, petite parenthÚse, aujourd'hui 43 % des fictions de France Télévision sont réalisées par des femmes suite à une initiative prise par Delphine Airnot il y a quelques années et je je l'en félicite.
La diversitĂ© ethnoculturelle, sociale, le handicap et la reprĂ©sent la reprĂ©sentation LGBT. En fait, ce que cherche Ă faire France TĂ©lĂ©vision et c'est formidable, c'est tout simplement ĂȘtre un miroir de notre sociĂ©tĂ©, la sociĂ©tĂ© française dans laquelle nous vivons dans toute sa diversitĂ©. Ă la fois culturelle et la population la population française et mĂȘme des Ă©trangers vivants sur le sol de France et je trouve ça trĂšs beau parce que je suis moi-mĂȘme pas française et donc je suis ravie de travailler avec France TĂ©lĂ©vision qui a ce genre qui prend ce genre d'engagement.
Il me semble pardon il me semble d'ailleurs que c'est l'actionnaire de France TĂ©lĂ©vision dans son cahier des charges qui fixe ses missions au groupe public. En fait, ça traduit les demandes de l'Ătat dans son cahier des charges. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le le prĂ©sident.
Mais pour bien comprendre quand vous avez des clauses comme ça qui encouragent notamment Ă la promotion de la diversitĂ©, je reprends les mot ethnoculturel et social ou en tout cas la promotion, je crois que les termes que vous employez c'Ă©tait euh LGBT enfin au alors je je vais vous laisser peut-ĂȘtre mais comment est-ce que ça se manifeste concrĂštement quand vous signez un contrat avec France Livision et qu'il y a des clauses comme celle-ci ? Comment ça se dĂ©cline vous euh avec les sociĂ©tĂ©s de production ? Quels sont les critĂšres qui sont regardĂ©s notamment sur la diversitĂ© ethnoculturelle ?
Est-ce queon compte par exemple des personnes comme pouvait le dire l'ARCOM non blanche ? Est-ce qu'il y a des une comptabilité comme ça qui se fait ? Comment est-ce que ça se décline et comment est-ce que vous répondez à ces obligations données par France Télévision ?
C'est principalement une question de casting et ça se discute avec notamment les conseillers de programme et la directrice de la fiction. Ce sont des choix que nous faisons en fonction de l'histoire que nous racontons. C'est aussi l'importance par exemple de mettre en avant des femmes dans des rÎles qui ne sont pas stéréotypées.
Si je devais choisir, pour moi, une femme serait plutÎt médecin que infirmiÚre. Elle serait plutÎt pilote d'avion que hÎesse de l'air. C'est de ces choses-là que nous discutons.
DĂ©putĂ© ? Oui, tout Ă fait. Elle pourrait ĂȘtre dĂ©putĂ©e aussi.
Euh reporteur, [rires] pourquoi pas reporteur euh le handicap, je suis en train de enfin nous venons d'avoir cette discussion autour de d'une production pour France TĂ©lĂ©vision, ça va mĂȘme trĂšs loin. Nous sommes en train de tourner un film pour France 2 dans lequel il y a un rĂŽle d'une jeune femme qui est en fauteuil. Il nous tenait Ă cĆur que ce rĂŽle-lĂ soit interprĂ©tĂ© par une comĂ©dienne qui soit en fauteuil.
Donc c'est tout simplement pour respecter euh toute diffĂ©rence prĂ©sente dans cette sociĂ©tĂ© par rapport Ă ce que vous appelez ou ce qui est mĂȘme Ă©crit ici euh la diversitĂ© ethnoculturelle. Euh quand vous marchez dans les rues, que ce soit ici ou ailleurs, Ă Paris ou ailleurs, les gens n'ont pas tous la mĂȘme tĂȘte. On a une grande diversitĂ© de couleur de peau et c'est ce qu'on essaie dans les castings aussi de reprĂ©senter dans nos films tout simplement parce que c'est notre rĂ©alitĂ©.
Et pour le coup, ce qui est important aussi et on s'y attache et on s'y attelle tous, je pense producteurs, c'est de ne pas donner des rÎles de personnes de couleur par exemple que à des professions CSP moins, mais aussi pour des rÎles d'avocat, pour des rÎles de juge, de médecin et cetera. C'est c'est de ce de ces choses-là dont on parle. Alors, c'est ça figure dans nos contrats, mais c'est important quoi qu'il en soit.
Toute derniĂšre question parce que je j'ai toujours pas compris comment est-ce que vous vĂ©rifiez et vous assumier notamment dans vos casting que vous que vous rĂ©alisez les conditions demandĂ©es par France LĂ©vision notamment sur cette diversitĂ© ethnoculturelle notamment sur la la promotion de alors j'ai plus le terme exact que vous avez citĂ© mais mise en avant peut-ĂȘtre de de de LGBT comment est-ce que concrĂštement ça se traduit et quels sont les critĂšres que vous donnent peut-ĂȘtre de façon prĂ©cise France TĂ©lĂ©vision dans dans ses contrats parce que jusqu'Ă prĂ©sent les rĂ©ponses me paraissaient un peu flou. Traduire la diversitĂ© de la sociĂ©tĂ©, j'ai parfaitement compris mais comment ça se traduit concrĂštement notamment pour un casting ? Est-ce que il y a un nombre minimum de personnes non blanches comme on peut le lire sur certains rapports de l'ARCOM ?
Est-ce que voilĂ comment ça permettra de nous Ă©clairer ? Je pense notamment sur les obligations que France TĂ©lĂ©vision vous donne. Peut-ĂȘtre pour prolonger la question du rapporteur, comment vous articulez cette demande donc de l'Ătat qu'il met dans son cahier des charges et ensuite de France TĂ©lĂ©vision qu'il met dans une clause diversitĂ© alors que le code pĂ©nal dans son article 225 indique trĂšs clairement que constitue une discrimination toute distinction opĂ©rĂ©e entre les personnes physiques sur leur fondement de leur origine de leur sexe de leur situation familiale de leur grossesse, de leur apparence physique de la particuliĂšre vulnĂ©rabilitĂ© et donc je pense que c'est c'est pour prolonger peut-ĂȘtre la question de l'Ă©clairez sous un autre angle, c'est c'est comment vous les mettez en Ćuvre sans en respectant aussi le code pĂ©nal qui en France on a un modĂšle particulier qui est pas le modĂšle amĂ©ricain est quand mĂȘme est quand mĂȘme attachĂ© Ă lutter contre toute forme de discrimination sur la porteur mais du coup une une rĂ©ponse trĂšs simple je vous rassure il n'y a pas de quota quand on l'avantage de notre mĂ©tier quand mĂȘme c'est que ça se voit Ă l'image aussi bien en terme de de sujet qu'en terme de de visibilitĂ© donc quand on travaille avec un conseill conseiller de programme Quel que soit son genre, fiction, documentaire, spectacle vivant, effectivement, on doit faire de la diversitĂ©.
On doit aussi bien parler de culture jeune artistique effectivement que de concert classique. On doit effectivement avoir une juste représentation de la société française. Mais je vous rassure, il n'y a pas de quota.
On doit pas mettre tant de personnes de telle couleur, de telle orientation sexuelle. On doit juste couvrir effectivement et donner une image au français qui est celle de la société française aujourd'hui plurielle. Oui, simplement Merci monsieur le président.
Je remandis simplement vous expliquer que la facilité dans votre métier, c'est que sa diversité notamment se voit à l'image mais vous évoquez le critÚre LGBT, ça se ça se voit pas à l'image. Donc permettez-moi d'insister sur ce ces critÚres là . Comment est-ce que vous définissez ces critÚres ?
Comment vous montrez Ă France TĂ©lĂ©vision que vous rĂ©ussissez Ă honorer ces critĂšres imposĂ©s de reprĂ©sentation de la diversitĂ© qu'elle soit ethnoculturelle ou notamment LGBT ? Peut-ĂȘtre si quelqu'un a la clause peut-ĂȘtre quelqu'un pardon est-ce que quelqu'un peut nous personnage pas les histoires qu'on raconte est-ce que quelqu'un a la clause peut-ĂȘtre pour nous la lire comme ça sera on partira de la mĂȘme base euh c'est celle que j'ai lu tout Ă l'heure et rappelĂ© les cinq principaux piliers de cette politique sont Ă©galitĂ© hommes-femme diversitĂ© ethnoculturelle sociale handicap et reprĂ©sentation LGBT et c'est exactement ce qui vient d'ĂȘtre dit c'est Ă travers les histoires et Ă travers les personnages qu'on crĂ©e et dont on raconte des des trajectoires. C'est-Ă -dire, vous avez aujourd'hui beaucoup plus dans les fictions prĂ©sentes sur France TĂ©lĂ©vision, des couples homosexuels mariĂ©s ou pas mariĂ©s, avec ou sans enfants.
Vous pouvez avoir, comme je disais tout Ă l'heure, des gens de toute origine, dans toutes sortes de mĂ©tiers. C'est c'est la force de la fiction. Ăa nous permet de faire ça, d'ĂȘtre ce miroir dont je parlais.
Il y a pas d'obligation contractuelle. personne vient nous voir en disant il faut que tu fasses comme si, il faut que tu prennes tel ou tel comĂ©dien. C'est une discussion parce que nous euh ensemble poursuivons le mĂȘme but qui est d'ĂȘtre cette reprĂ©sent d'ĂȘtre dans cette reprĂ©sentativitĂ© de du pays dans lequel nous vivons et ça se fait sans qu'il ait besoin d'avoir une obligation contractuelle.
C'est une volonté qui est partagée par nous tous. Mais du coup, est-ce que c'est une clause d'intention ? C'està d ce que c'est tout à fait une clause d'intention.
D'ailleurs le j'aurais peut-ĂȘtre dĂ» dĂ©marrer par le dĂ©but de cette clause, ça ça ça dĂ©marre par ayant vocation. Donc c'est vraiment une question de volontĂ© plutĂŽt que d'obligation. Sanction, il y a pas de bon donc c'est une dĂ©claration d'intention vous ĂȘtes dĂ©sagrĂ©able Ă personne.
D'accord. Ouais. Je je voudrais juste compléter, si vous permettez avec par exemple des exemples aussi dans les jeux et magazines.
Par exle dans dans les magazines, c'est effectivement un point sur le nombre plus important sans doute de femmes expertes qu'il avait précédemment. C'est une évolution évidemment dans un temps long hein comme dirait Fernand Brodel. On est sur quelque chose qui euh euh je prends par exemple une émission que je regarde souvent qui est c'est dans l'air, on voit une sans doute par rapport à il y a 10 ans quand on voit des émissions, il y a il y a cette évolution.
J'ai évidemment parlé de de ce qui était euh l'exemple du papotin. Il y a un autre élément qui me semble important, c'est par exemple confier une émission à Thocurin. Euh c'est sans doute effectivement là une spécificité de service public.
C'est pas je je je dis ça, c'Ă©tait quand mĂȘme d'une certaine façon un choix fort et courageux euh de mettre Ă l'antenne quelqu'un avec un handicap. Ce qui lĂ aussi est quand mĂȘme une Ă©volution si on se place 10 ou 20 ans en arriĂšre assez je sais pas si le terme rĂ©volutionnaire convient mais en tout cas une Ă©volution importante Ă mettre en exerg. VoilĂ .
Merci beaucoup pour ces précisions importants de comprendre aussi ce que sont ces ces clauses. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président pour bon, on a fermé la parenthÚse de ces clauses. Merci en tout cas pour vos réponses.
Je voudrais savoir le le notamment le partage de la valeur des productions de la production entre les entreprises que vous représentez et France Télévision. Il y a à peu prÚs, je crois 338 millions prÚs de 350 millions de de production indépendantes en en 2024. Qu'est-ce qui revient à France Télévision et qu'est-ce qui revient à vos sociétés et plus largement, est-ce que vous pourriez nous donner chacun dans vos secteurs différents une idée de la marge que vous prenez ?
C'est un c'est une sujet c'est un sujet c'est c'est un sujet vache. Je voudrais dĂ©jĂ peut-ĂȘtre rappeler le cadre dans lequel on travaille avec France TĂ©lĂ©vision. Je l'ai Ă©voquĂ© rapidement dans le dans le propos liminaire, mais euh on a un accord transparence qui a Ă©tĂ© conclu avec le groupe France TĂ©lĂ©vision euh et les autres et les autres Ă©diteurs privĂ©s.
Donc c'est des normes de marché qu'on partage avec tous les éditeurs, France Télévision comme les autres. Euh un accord transparence qui date de 2016 et qui a été complété en 2017 et qui s'attache à définir collectivement à la fois les comptes de production et les comptes d'exploitation. Euh et donc on s'est mis d'accord collectivement tous ensemble encore une fois et ces normes s'appliquent aussi bien à France Télévision qu'à TF1 ou à M6.
On s'est mis d'accord sur un certain nombre de de curseurs euh notamment sur les taux de frais gĂ©nĂ©raux, les taux d'infrĂ©vu, les rĂ©munĂ©rations producteur euh qui sont par exemple pour la fiction fixĂ©e Ă 35, c'est une rĂ©munĂ©ration forfaitaire qui est fixĂ©e Ă 35000 ⏠pour un 52 minutes et 70000 ⏠pour un 90 minutes. Euh et on s'est mis d'accord donc sur l'ensemble de de ces taux qui sont qui qui sont qui sont partagĂ©s sur le marchĂ©. Euh c'est euh donc on a un certain nombre de rĂšgles qui s'appliquent euh au moment de la dĂ©finition du coĂ»t de l'Ćuvre et du budget euh comme euh de comme prĂ©visionnel.
Au moment du rendu des comptes dĂ©finitifs, euh France TĂ©lĂ©vision a la possibilitĂ© euh de faire un certain nombre d'audites euh et d'ailleurs la Cour des comptes l'a l'a encouragĂ© Ă le faire. Euh donc il y a un certain nombre d'audites qui sont effectuĂ©s qui permettent Ă France TĂ©lĂ©vision euh de vĂ©rifier euh sur la base du coĂ»t dĂ©finitif euh si effectivement euh l'argent a Ă©tĂ© euh correctement dĂ©pensĂ© par euh le producteur et que il y a une ça correspond euh Ă ce qui a Ă©tĂ© euh rendu en terme de coĂ»t dĂ©finitif. Euh donc Ă travers ce mĂ©canisme euh de d'audit euh France TĂ©lĂ©vision mais aussi les chaĂźnes privĂ©es ont une idĂ©e trĂšs prĂ©cise en fait du coĂ»t des Ćuvres euh et de la façon dont l'argent a Ă©tĂ© dĂ©pensĂ© par les producteurs puisqu'ils ont accĂšs Ă tous les comptes de production de l'Ćuvre tels qu'ils sont tels qu'ils sont rendus.
Il faut par ailleurs prĂ©ciser que ces comptes de production font aussi l'objet d'un contrĂŽle par le par le CNC euh et Ă©ventuellement par aussi puisqu'on a du crĂ©dit d'impĂŽt euh par le le CIS de l'autre cĂŽtĂ©. Euh par ailleurs, il faut pas oublier que France TĂ©lĂ©vision, tout comme Studio TF1 d'ailleurs, est producteur Ă©galement. Donc a une connaissance trĂšs fine de en fait la capacitĂ© de comment ils sont constituĂ©s les coĂ»ts des producteurs et puisqu'ils ils le sont eux-mĂȘmes et donc ils ont la capacitĂ© de vĂ©rifier ces coĂ»ts euh et l'exactitude des des informations qui sont apportĂ©es par les producteurs.
Donc on a un systĂšme qui est quand mĂȘme assez verrouillĂ© aujourd'hui par ces diffĂ©rents filet de sĂ©curitĂ© et ça nous semble constituer Ă ce jour un dispositif efficace pour permettre Ă France TĂ©lĂ©vision d'avoir une vision trĂšs claire sur les marges qui peuvent ĂȘtre effectuĂ©es par les producteurs ou l'absence de marge parce qu'il peut y avoir aussi des productions et peut-ĂȘtre que certains producteurs autour de la table en documentaire ou en animation pourront ont expliquĂ© que mĂȘme parfois aussi en fiction, il y a pas de forcĂ©ment de marge Ă l'arrivĂ©e Ă la sortie de la production. Et je voudrais assister sur un point quand mĂȘme si vous me le permettez, c'est queil faut pas confondre la marge de la qui est faite sur une Ćuvre donnĂ©e par un producteur avec la marge de la sociĂ©tĂ© puisque bien Ă©videmment pour travailler et au quotidien la sociĂ©tĂ© a un certain nombre de frais gĂ©nĂ©raux qui sont pas du tout pris en charge sur le coĂ»t de l'Ćuvre. Donc, il est tout Ă fait normal euh et sain que le producteur sur sa production puisse dĂ©gager euh quand il le peut des marges de façon Ă payer euh le reste des frais gĂ©nĂ©raux de la sociĂ©tĂ©, mais aussi et surtout euh les coĂ»ts de dĂ©veloppement de toutes les Ćuvres puisque euh ça a Ă©tĂ© dit rapidement tout Ă l'heure, euh aujourd'hui pour 10 Ćuvres dĂ©veloppĂ©es, il y en a une produite et donc il faut bien que l'entreprise supporte tous les coĂ»ts de dĂ©veloppement de ces Ćuvres qui n'iront pas au bout.
Donc on a euh un dispositif euh qui est aujourd'hui euh relativement euh comment organisĂ© et surtout je tiens Ă le dire qui est partagĂ© par l'ensemble des Ă©diteurs de service. C'est-Ă -dire que France TĂ©lĂ©vision n'a pas un traitement particulier sur ce point-lĂ . On a les mĂȘmes regrus du jeu avec TF1, M6 ou les chaĂźnes privĂ©es.
AprÚs les autres acteurs ont droit de s'exprimer aussi. un un petit complément sur euh sur la marge. C'est vrai que la la sémantique aussi est importante.
Je je vais me permettre une petite correction, monsieur le rapporteur. C'est pas la marge qu'on se prend, mais c'est plutÎt effectivement la rémunération que nous rapportent nos investissements et notre travail. Elle est définie effectivement dans les accords transparence sur une fiction sur un unitaire.
La rĂ©munĂ©ration du producteur dĂ©lĂ©guĂ© est de 70000 âŹ. Sur un documentaire de 52 minutes, elle est de 20000 âŹ. C'estes 20000 ⏠effectivement comme le disait StĂ©phane rĂ©compense effectivement d'abord le travail de plusieurs annĂ©es de dĂ©veloppement d'Ă©criture et cetera, d'investissement.
Donc c'est le travail de RD hein qu'on a dans d'autres secteurs que prennent le producteur et c'est aussi l'ensemble des projets qui n'arrivent pas euh qui n'arrivent pas Ă aboutir. Quand on en a 9/ 10 qui Ă©chouent, c'est quand mĂȘme assez important comme taux. C'est important de rappeler que c'est vous qui prenez effectivement le le risque producteur dĂ©lĂ©guĂ© et je suis certain que c'est le rapporteur voulait dire mon axe qu'on a beaucoup de questions aller rapidement Ă la conclusion.
Si je peux me permettre, moi j'aime bien apporter une petite seconde. Alors pardon, excusez-moi, je vais essayer d'ĂȘtre garant parce que sinon on va pas y arriver. Le rapporteur a encore 25 questions Ă peu prĂšs.
Donc il faut que tout le monde puisse parler. C'est sur les marges en fait parce que j'ai j'ai pu lire. D'accord.
Attendez une seconde. Pardon. Donc sur les marges, je vais vous laisser compléter.
J'avais aussi une demande de monsieur Camincard. Donc je vais vous laisser. J'avais d'abord une voilĂ comme vous ĂȘtes en face de moi, je sais que c'est facile mais il y a aussi des gens Ă droite en en tout cas Ă ma droite.
Donc si si chacun veut parler, faut aussi faire des rĂ©ponses un peu courtes. Alors je voudrais apporter une petite prĂ©cision sur la notion de marge en animation qui est un concept qui fait rĂȘver. Euh donc euh en gros euh France TĂ©lĂ©vision comme les autres Ă©diteurs euh c'est la mĂȘme chose avec TF1 ou avec ou avec M6 dans des proportions Ă peine diffĂ©rentes.
Finance 20 Ă 25 % de nos avants. Euh donc il y a du financement de la 20 ou 25 % du budget de l'Ćuvre. Donc nous sommes contraints d'aller chercher en plus des subventions euh nationales, crĂ©dit d'impĂŽt, CNC, on Ă©tait obligĂ© d'aller chercher du financement Ă l'international.
En animation, il faut savoir qu'on part Ă risque et il est frĂ©quent que je peux malheureusement vous parler en connaissance de cause oĂč rĂ©cemment une sĂ©rie produite pour France TĂ©lĂ©vision s'est rĂ©vĂ©lĂ©e lourdement dĂ©ficitaire pour mon entreprise puisqu'en fait on prend un risque sur la commercialisation future de l'Ćuvre. Euh l'animation a ceci de particulier que c'est trĂšs international et donc lĂ il y a une prise de risque qui est importante du producteur. Donc le concept de marge dans notre mĂ©tier, j'avoue fait gentiment rĂȘver.
On est plus dans une notion de prise de risque. Simplement pour clore cette parenthÚse sur les 338 millions d'euros de de création indépendante que j'ai évoqué en 2024, quelle est la répartition globalement entre France Télévision et et les sociétés de de production ? Si si c'est transparent, est-ce que vous avez à peu prÚs des des chiffres ou des ordres de grandeur sur cette répartition ?
Enfin, dĂ©jĂ France TĂ©lĂ©vision a pour ces 338 millions d'euros des Ćuvres. Jeis quand mĂȘme c'est rappeler quand mĂȘme ce point, c'est que on lui livre des des Ćuvres euh qui peut exploiter pendant une durĂ©e en moyenne de 3 ans et demi Ă 4 ans, enfin entre 30 et 42 mois pourrait pour ĂȘtre exact avec la capacitĂ© de diffuser aujourd'hui ses Ćuvres aussi bien sur les antennes linĂ©aires que sur l'ensemble de la pendant toute la pĂ©riode sur la plateforme digitale. qui a quand mĂȘme en face de ces de cet investissement pour France TĂ©lĂ©vision une capacitĂ© des Ćuvres et une capacitĂ© d'utilisation pendant une durĂ©e relativement importante et aprĂšs accessible gratuitement au français si vous le permettez, on l'a pas dit jusqu'ici mais je pense c'est important de rappeler qu'elles sont plus accessibles gratuitement bien Ă©videmment vous avez raison et et par ailleurs dans le cadre de cet accord transparence il y a un droit Ă recette qui est accordĂ© Ă France TĂ©lĂ©vision comme aux autres chaĂźnes privĂ©es sur les mĂȘmes modalitĂ©s de calcul et donc ça gĂ©nĂšre effectivement Ă Ă partir du moment oĂč les Ćuvres sont amorties, une code part de recette qui revient Ă France TĂ©lĂ©vision.
Et donc lĂ , ça dĂ©pend bien Ă©videmment des Ćuvres et du niveau de financement que France TĂ©lĂ©vision a apportĂ© au dĂ©part. Si on prend l'exemple de l'animation pour reprendre la l'exemple de Samuel Kminka, l'animation c'est le programme qui se vend le mieux dans le monde. Mais comme c'est le programme que France TĂ©lĂ©vision finance le moins, il y a des il y a des il y a des comment des apports producteurs Ă couvrir qui sont extrĂȘmement importants.
VoilĂ . Je je voudrais oui en fait je soyons concret moi je vais vous donner deux exemples trĂšs rĂ©cents de films que j'ai produit pour France TĂ©lĂ©vision parce que je vais pas parler des chiffres des autres je me permettrai pas et surtout ça me permettra aussi de rectifier une erreur que j'ai pu voir dans un rĂ©cent article dans le Figaro oĂč on parle de marge Ă hauteur de 50 % pour les meurtres. Alors, les meurtrages, je les connais bien.
C'est moi qui suis Ă l'origine de cette collection. Euh, j'ai produit un film qui s'appelle Meurtre Anime euh oĂč la marge est nĂ©gative parce que j'ai un apport producteur de 10457 âŹ. C'est euh validĂ© par le commissaire au compte.
Euh mais peut-ĂȘtre je suis une mauvaise productrice, je sais pas. AprĂšs, j'ai aussi fait meurtre les nouveaux meurtres Ă Saint-Malot qui Ă©tait le film qui fĂȘtait les 10 ans de la collection euh oĂč je me suis peut-ĂȘtre mieux dĂ©brouillĂ©. Sur un coĂ»t certifiĂ© dĂ©finitif de 227206 âŹ.
J'ai réalisé une marge nette producteur de 198 399 ⏠ce qui correspond à 9,78 %. Donc on est trÚs trÚs loin des 50 % qui figurent dans cet article et je profite de cette occasion pour dire aussi que les meurtras ne sont absolument pas euh produit par Media One, mais il y a 91 sociétés différentes qui ont produit des meurtras pour France Télévision. Merci.
Ce qui permet juste de rappeler, je le dis amicalement, respectueusement au rapporteur, que c'est vrai que avant mĂȘme les auditions des producteurs des reprĂ©sentants des syndicats de production euh des grandes sociĂ©tĂ©s de production en terme de chiffre d'affaires ou des petits effectivement s'exprimer dans la presse, c'est pas du tout interdit et c'est le droit et je le fais aussi mais je dis juste que le faire juste avant, bah ça entraĂźne des erreurs factuelles que vous venez de rectifier. Alors ça vous permet justement de rectifier. Donc c'est peut-ĂȘtre un mal pour un bien, mais c'est important aussi qu'on puisse se concentrer sur ces auditions et que juste avant ces auditions euh voilĂ alimenter aussi d'articles qui parfois on des erreurs factuelles.
VoilĂ , je Mais monsieur le prĂ©sident, il s'agit d'une enquĂȘte menĂ©e par le Filiarom magazine lancĂ©e depuis plusieurs semaines sur les rapports entre les sociĂ©tĂ©s de production et France TĂ©lĂ©vision. En aucun cas, il s'agit d'un entretien. Vous ĂȘtes d'ailleurs aussi citĂ©, monsieur le prĂ©sident.
C'est une enquĂȘte. Les journalistes ont le droit de rĂ©aliser les enquĂȘtes qu'ils souhaitent. Ils se saisissent du timing de la commission d'enquĂȘte et je trouve ça sain d'ailleurs qu'on puisse mettre le sujet sur la table.
Et d'ailleurs un point, je crois que dans cet article, la journaliste de Figure Magazine fait Ă©tat d'une moyenne de coĂ»t des meurtras autour de 100ion3. LĂ , vous Ă©voquez un meurtra autour de 2 millions d'euros. Donc vous voyez, comme quoi, il y a aussi des chiffres euh qui qui sont peut-ĂȘtre pas tout Ă fait les les bons, mais on voit que le coĂ»t global moyen du meurtre A ne serait pas de 100ion3, mais il serait peut-ĂȘtre pour ceux que vous citez de de 2 millions.
Donc vous voyez, c'est ça va aussi dans dans les deux sens, mais encore une fois, on va pas interdire aux journalistes de faire leur travail et d'enquĂȘter au prĂ©texte que c'est similaire Ă une audition que qu'on mĂšne. Donc ce n'est en rien un entretien et les journalistes sont libres en France. Ils ont droit de commettre les enquĂȘtes qu'ils souhaitent.
Et je crois qu'on n'est pas lĂ pour leur dire ce qu'il faut ce qu'il faut qu' enfin les sujets d'intĂ©rĂȘt dont ils doivent se se saisir. Et c'est la premiĂšre fois d'ailleurs que un un journaliste se saisit de ce sujet. Je pense que c'est simple.
Il y a beaucoup de choses à dire sur les liens entre le public et les sociétés de production. Alors je attendez une seconde. Permettez je vais répondre au rapporteur ?
Bien sĂ»r je ne remets pas du tout en cause. C'est un un article trĂšs fouillĂ© d'une grande journaliste du Figaro. C'est pas du tout ce que j'ai dit dans lequel vous avez rĂ©pondu d'ailleurs en plus vous ĂȘtes citĂ© Ă©galement.
J'ai je je dis simplement, c'est pas soyons trĂšs clair, les journalistes enquĂȘtent sur ce qu'ils souhaitent. C'est trĂšs bien. C'est important que le Figaro se soit saisi de ce sujet qui est important, qui est aussi l'objet de cette commission d'enquĂȘte et ça va ĂȘtre l'objet des auditions.
Je dis simplement que comme on a en mĂȘme temps des auditions importantes avec les producteurs Ă la fois indĂ©pendant, les grands sociĂ©s de production, ça permet aussi ces auditions lĂ d'avoir des Ă©lĂ©ments trĂšs prĂ©cis et factuels et c'est important parce que parfois comme c'est des sujets complexes, c'est bien pour ça qu'il y a la commission d'enquĂȘte, monsieur le rapporteur, c'est parce qu'on a pas toujours les bons Ă©lĂ©ments, on n pas toujours les bons chiffres, on n pas toujours les bonnes donnĂ©es. C'est le sens aussi du travail que vous menez. Je disais juste et je le redis trĂšs clairement qui a pas de malentendu.
Bien sĂ»r que les journalistes font les enquĂȘtes qu'ils souhaitent. C'est une libertĂ© totale. Je dis juste que sur des sujets Ă©minemment complexes et c'est bien tout l'objet de cette commission d'enquĂȘte d'avoir les bons chiffres, les bons Ă©lĂ©ments, c'est important aussi que ces auditions puissent se tenir Ă un moment oĂč on explore les liens, les les relations, le fonctionnement des sociĂ©s de production avec France TĂ©vision.
Je pense qu'on est on est d'accord. Est-ce que Oui, je je voudrais simplement vous vous faire réagir sur des propos tenus par madame Anaut lors de son audition du 10 décembre 2025. On parlait donc des contrats, on parlait des marges pour les sociétés de production.
Dans le jeu la cite, nous avons renégocié l'ensemble de nos contrats de production pour limiter le coût de chaque programme en internalisant massivement la production de nos contenus et en renonçant aux achats de programme jugé non essentiel. Fin de la citation. Est-ce que vous avez constaté une telle renégociation des accords de production lors de l'arrivée de madame à la présidence de de France Lévision ou alors un peu plus récemment et notamment je crois que c'était aussi dans les colones du Figaro la veille de l'audition de madame Ernaut.
J'en profite pour expliquer au prĂ©sident qui pourrait adresser exactement la mĂȘme remarque Ă la prĂ©sidente de France LĂ©vision qui a dĂ©voilĂ© un certain nombre de rĂ©formes non pas devant la commission d'enquĂȘte mais dans la presse en collusion totale avec les travaux que nous menons. Euh et donc elle rĂ©vĂ©lait que il y avait eu une rĂ©duction de 5 % quasiment du jour au lendemain. Elle avait demandĂ© une rĂ©duction de 5 %.
Alors est-ce que c'est des coĂ»ts ? Est-ce que c'est des marges ? Peut-ĂȘtre que vous pourrez nous en dire plus, mais peut-ĂȘtre du montant total des contrats passĂ©s avec les sociĂ©tĂ©s de production.
Moi, j'étais trÚs surpris par ce chiffre là quasiment automatique du jour au lendemain. Est-ce que ça ne traduit pas un phénomÚne de surfacturation qui a court depuis longtemps entre France Télévision et les sociétés de production ? Je pense que c'est la premiÚre réaction que beaucoup de Français ont eu lorsqu'ils ont appris dans les colonnes la déclaration de madame Ernote qui avait du jour au lendemain baissé de 5 % les coûts.
Et parce que je suis juste qui est vrai pour le rapporteur est vrai pour la prĂ©sidente de France TĂ©vision, je le dis sĂ©rieusement, quand il y a une commission d'enquĂȘte en cours, c'est sĂ©rieux une commission d'enquĂȘte, ça peut donner lieu Ă des Ă des poursuites pĂ©nales. C'est mon rĂŽle de prĂ©sident le moment venu de pouvoir poursuivre pĂ©nalement si on considĂšre qu'il y a eu des dĂ©lits qui ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©s dans cette commission d'enquĂȘte. que le rapporteur peut faire des articles 40 et c'est bien certainement pas pour censurer ou bayonner le rapporteur, ni pour empĂȘcher la libertĂ© des journalistes, ni pour empĂȘcher les prĂ©sident de l'audiel public, ni les acteurs que vous ĂȘtes de s'exprimer.
Je dis simplement et je le redirai tout au long de cette commission d'enquĂȘte que je pense que quand on mĂšne des travaux aussi importants, aussi essentiels que ce que nous menons ici qui peuvent donner li Ă des poursuites pĂ©nales que la sobriĂ©tĂ© de nos expressions. Et c'est vrai pour le rapporteur, il a raison de le dire, c'est vrai aussi pour les acteurs duel public. Le lieu de la commission d'enquĂȘte, ça doit ĂȘtre cette commission d'enquĂȘte.
Et je vous laisse maintenant rĂ©pondre Ă la question de la du rapporteur sur les Merci. Effectivement, on a tous aussi appris que le devoir de tout journaliste, c'est de fact checker les les faits et effectivement de pouvoir les vĂ©rifier. Et on espĂšre qu'effectivement les prochains articles du Figaro qui doivent certainement regarder cette commission d'enquĂȘte pourront corriger euh de toutes leurs affirmations fausses d'hier.
Non, juste sur les 5 % effectivement, je vais laisser mes collÚgues sur le flux pouvoir y répondre, mais sur la création patrimoniale, il y a eu en 2025 %, ça avait pas été annoncé par la présidente, mais il y a eu effectivement des économies compte tenues du déficit de France Télévision. 20 millions d'euros sur un un merci. 20 millions d'euros sur 440 millions d'euros, c'est 5 % d'économie.
Le conseil d'administration de France Télévision a aussi choisi d'appliquer une baisse cette année de nouveau de 5 %. Donc aussi dans les genres du spectacle vivant, du documentaire et de la fiction, il y a également 5 % d'économie. Et je laisse mes collÚgues du flux répondre.
Oui, merci. Euh écoutez plus plusieurs éléments. Euh d'abord euh le le flux, je reprenais effectivement les les les déclaration qui ont été faites.
On on je reviendrai évidemment sur votre question précise sur les 5 % mais on est structurellement, ça a été dit en introduction sur si on prend la période 2015-2025. Donc vous voyez que je me place là encore dans un temps lourd. modulo quelques modifications de périmÚtres qui font que que je donne des des fourchettes et des estimations.
On on passe Ă peu prĂšs de 395 millions Ă 352 d'investissement dans euh dans le flux. Donc ça veut dire qu'en euros courant, c'est-Ă -dire lĂ aussi en ne tenant pas compte de l'inflation, on est sur une baisse qui est de l'ordre de un peu plus de 10 %. Si on y rajoute l'inflation et lĂ aussi je vais faire ça en euh pas Ă lĂąche mais en tout cas on on est sur une baisse qui est qui est quand mĂȘme encore plus significative qui est de l'ordre sans doute de 30 % ou du tiers.
Voilà , ça dépend. Voilà . Donc on est sur quelque chose qui est un phénomÚne ancien qui a été effectivement initié depuis depuis un un long moment.
Ăa se traduit d'ailleurs dans le le le coup de grille de France TĂ©lĂ©vision. Je corrige, il y a une petite erreur dans dans ce qu'a dit euh Cyril juste avant. On est passĂ© Ă peu prĂšs de de 100057 millions, je crois, en 2017 Ă plutĂŽt 907, pas 800 euh pas proche de 800, on est mais c'est quand mĂȘme euh là ça reprend le chiffre exact qu'avait donnĂ© StĂ©phane au dĂ©part.
On est quand mĂȘme sur 15 % de baisse, donc c'est une tendance. Alors, ce qui s'est effectivement passĂ© en en Ă la rentrĂ©e de septembre d'une façon globale, c'est une demande qui avait Ă©tĂ© initiĂ©e, qui avait Ă©tĂ© lĂ aussi euh trĂšs clairement liĂ© Ă euh des baisses de dotation budgĂ©taire de l'audiovisuel public en cours d'annĂ©e. Donc qui font qu'effectivement euh quand on parle de variable d'ajustement pour les programmes, c'est forcĂ©ment quand il y a un coup de rabot, j'allais dire en septembre ou en fĂ©vrier que ce budget est dĂ©jĂ initiĂ©, c'est Ă©videmment souvent sur les programmes de flux ou le reste de de des programmes qui ne se font pas partie des offres patrimoniales que l'effort est demandĂ© en premier puisque effectivement on est sur quelque chose oĂč par rapport au frais de structure c'est plus souple et on n'est pas couvert ouvert par des accords interprofessionnels.
Donc en septembre, ce ce phénomÚne est pour le coup effectivement d'une demande généralisé que l'on soit effectivement sur des producteurs indépendants, des TPE, ce que j'appelle les sociétés du milieu, c'est-à -dire des des des sociétés de production dont le chiffre d'affaires est compris entre 5 et 20 millions d'euros. Donc ont souvent euh des permanents en nombre assez importants qui ont effectivement des des équipes pour faire du développement. Et euh si vous voulez cette baisse de financement qui estime elle se traduit trÚs clairement en fait sur les antennes pour pour répondre et pour dire c'est pas euh de la marche cachée ou des éléments.
C'est-Ă -dire que euh pourquoi personne n'a rien dit ? Pardon ? Parce que je je comprends la question du rapporteur, c'est de dire on impose mo 5 % finalement personne dit rien.
Ăa peut laisser penser que que d'abord d'abord alors je peux vous assurer je vous assurer Ă part Ă part mimoler par le feu devant Bercy ou l'AssemblĂ©e nationale en faisant le le jeanne palache de de l'audiovisuel public. On a hurlĂ©. Alors, ça prouve que que on n pas assez bien fait notre travail euh trĂšs clairement parce qu'effectivement on on a communiquĂ©.
AprĂšs, euh ce que je tiens Ă rappeler, c'est qu'en fait ça se traduit notamment il y a il y a il y a quelque chose de symbolique qui est trĂšs forte, c'est l'arrĂȘt en semaine de question pour un champion qui a quand mĂȘme effectivement y compris d'ailleurs de nombreux parlementaires s'en sont Ă©mus, sont montĂ©s au crĂ©neau et cetera. Euh c'est euh ben c'est effectivement ça a Ă©tĂ© un impact important. Et aprĂšs euh une dĂ©gradation de l'offre Ă travers par exemple des bestofs, Ă travers notamment je pense euh euh Ă des Ă des magazines d'actualitĂ© oĂč le nombre d'objectifs a Ă©tĂ© rĂ©duit.
Et ce qui est intĂ©ressant, c'est que depuis que le prĂ©sident Trump a Ă©tĂ© réélu, il y a pas vraiment de pĂ©riode de trĂȘve des confiseur. Donc ça a amenĂ© y compris Ă un moment oĂč d'habitude, c'est vrai qu'entre NoĂ«l et jour de l'an, il se passe pas grand-chose. LĂ , il se trouve qu'au Moyen-Orient, ça a bougĂ© un peu en AmĂ©rique latine aussi et que par exemple c'est effectivement le le c'Ă©tait la premiĂšre fois en tout cas moi qui m'apparaissait que je crois c'est dans l'air n'avait pas lieu dans cette pĂ©riode lĂ .
Il y a eu aussi par exemple un certain nombre d'émissions euh qui ont effectivement rediffusé à des périodes notamment de vacances euh des programmes. Euh une anecdote qui est qui est qui est relativement drÎle, on était le le 2 novembre et dans une émission qui parlait effectivement de je crois que c'est ces politiques, on faisait référence à euh une manifestation qui a été prévue par le MEDEF qui finalement n'a pas eu lieu du 13 octobre. Donc j'insiste sur ce point.
Euh tout le monde a effectivement été concerné, ça a été douloureux euh évidemment euh pour tout le monde et ça s'est traduit par une dégradation de l'offre sur les antennes. Donc il y a bien effectivement euh un impact assez direct sur le sujet. Voilà .
Merci monsieur Zip. Je n'importe aprÚs. Merci monsieur le président.
Euh dans ce dans le rapport pour avis sur les avances à l'audiovisuel public pour 2026. Donc on apprend que le chiffre d'affaires cumulé par quatre grands groupes de production Mediawan, Banig, TF1 Studio notamment atteint 250 millions d'euros en 2024. Ces quatre premiers fournisseurs de France Télévision représentent 74 % du top top 9 des sociétés de production privée qui contractualis avec France Télévision.
Quel est le regard et et sans interroger l'ensemble d'entre vous, mais peut-ĂȘtre une ou deux personnes, quel est le regard que vous portez, vous qui ĂȘtes un peu leur reprĂ©sentant sur peut-ĂȘtre ce phĂ©nomĂšne aussi d'acquisition de ces derniĂšres annĂ©es qui ont conduit Ă concentrer le le secteur ? Est-ce que selon vous c'est c'est un pĂ©ril notamment pour la crĂ©ation indĂ©pendante française ? Alors, je vais prendre la parole si vous permettez.
Je voudrais juste, je vais répondre à votre question mais juste rebondir sur sur le point précédent. Euh quand Cyril parlait d'une baisse de 5 % de l'investissement de France Télévision euh euh dans la création en 2025 euh et euh également en 2026 hein, puisqu'on va tomber de 440 millions d'euros à euh 420 millions d'euros en 25 et en 26 avec euh la perspective de tomber à 400 millions d'euros en en 2027. hein, c'est ça les arbitrages qui ont été rendus sur l'investissement dans la création suite au à la réduction des moyens accordé à l'audier public dans le cadre du PLF 25 et 26.
Euh il faut bien comprendre que comme l'expliquait Vincent, en tout cas cĂŽtĂ© euh cĂŽtĂ© cĂŽtĂ© patrimonial, ça va pas se traduire par une baisse de du coĂ»t de production, ça va se traduire par moins d'Ćuvres et donc globalement par une augmentation du taux de rediffusion. Euh puisque France TĂ©lĂ©vision a des droits qui lui permettent de diffuser autant qu'il veut les meurtras. Pour reprendre cet exemple, ben un meurtra qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© diffusĂ© quatre fois, il va ĂȘtre diffusĂ© une 5Ăš fois.
Et en fait euh c'est une dĂ©gradation de l'offre euh auquelle on va assister suite Ă ces coupes euh puisque aujourd'hui la production pour rejoindre la question aussi des marges trĂšs clairement France TĂ©lĂ©vision voit bien Ă travers les rendus de compte des rendus de compte de production que la production est incapable d'encaisser une baisse des apports notamment parce qu'on a eu derniĂšrement une augmentation importante des coĂ»ts salariaux suite Ă une grĂšve dans le secteur. Donc en fait bah France TĂ©lĂ©vision va produire moins et il y aura moins d'offres Ă l'antenne tout simplement. Euh pour revenir sur votre question sur la concentration, euh je voudrais rappeler qu'on a euh on a rĂ©ussi en France Ă conserver un tissu extrĂȘmement dynamique euh de petits et de moyens producteurs euh et on a rĂ©ussi en parallĂšle euh Ă faire Ă©merger des champions français d'envergure internationale. conformĂ©ment, je tiens Ă le dire, Ă la demande main de fois rĂ©pĂ©tĂ©e des gouvernements successifs et de la reprĂ©sentation nationale.
Moi, je commence à voir un peu quelques années dans l'exercice de mon métier. Alors, je sais plus si c'était dans cette salle-elà , mais en tout cas, j'avais eu il y a 15 ans un président de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale qui me demandait mais à quand l'émergence enfin de grands producteurs français à l'échelle internationale ? Donc aujourd'hui, on a effectivement un certain nombre de producteurs français qui ont réussi à se développer et à consolider le tissu de la production non seulement à l'échelle européenne mais également à l'échelle mondiale.
Il est important de noter que France TĂ©lĂ©vision travaille avec plus de 700 sociĂ©tĂ©s de production euh diffĂ©rentes. Donc effectivement si certains acteurs comme Media One, Big, le studio TF1 ou FĂ©dĂ©ration et des groupes internationaux comme Warner ou ITV reprĂ©sente une part Ă peu prĂšs 30 % des commandes. Il y a quand mĂȘme une grande diversitĂ© de producteurs qui travaillent aujourd'hui avec France TĂ©lĂ©vision et d'ailleurs ce principe est inscrit dans son dans son cahier des charges.
Peut-ĂȘtre peut-ĂȘtre que il faut qu'on ait une mĂ©thode entre nous c'est que le rapporteur vous enfin lĂ vous nous dĂ©crivez c'est important mais la question du rapporteur c'est est-ce que vous vous ça vous pose est-ce que vous vous le voyez enfin voilĂ c'Ă©tait un commentaire je pense que que voilĂ j'allais y arriver monsieur le prĂ©sident la concentration dans le secteur est une question importante Ă laquelle on prĂȘte une attention toute particuliĂšre et on pense je dire collectivement qu' un Ă©quilibre est absolument nĂ©cessaire entre les grands groupes et les tissus des TPE et des PME qui sont Ă©galement prĂ©sentes. Aujourd'hui, on a un minimum de 50 % du volume de production des commandes de France TĂ©lĂ©vision qui sont consacrĂ© Ă des producteurs indĂ©pendants hors groupe et on pense vraiment que c'est un seuil psychologique vraiment important. Pour vous, pour bien que le rapport Ă sa rĂ©ponse, c'est un aujourd'hui l'Ă©quilibre est lĂ pour vous.
Pour nous, l'équilibre est là et euh et je pense qu'il faudrait pas tomber en dessous de cet équilibre qui a été trouvé aujourd'hui et je le dis d'autant plus que en tant que délégué général de l'USPA, je représente notamment euh tous ces grands groupes. D'accord. Je vous laisserai aprÚs.
Oui. En tant que reprĂ©sentant de ces grands groupe, c'est vrai qu'on on aurait pas on aurait eu des difficultĂ©s, on se serait pas attendu Ă ce que vous puissiez dire le le contraire Ă moins que certains parmi vous aient peut-ĂȘtre une un avis un peu contradictoire. Je me permets simplement de revenir.
Vous nous avez, je je tiens à vous remercier notamment pour les chiffres que n vous nous avez donné sur les meurtras sur la question précédente. Je tiens simplement à dire notamment à à vous euh monsieur le président euh de de vous prendre à témoin. On on Moi, c'est des questions que j'ai posé à un certain nombre de reprises à des dirigeants de France Télévision, notamment sur les coûts de certaines émissions, les niveaux de marge.
Ă chaque fois, on m'opposait le secret des affaires. On disait le secret des affaires, on peut pas vous le rĂ©vĂ©ler parce que il y a un certain nombre et je vois que vous vous faites preuve d'une vraie transparence. Alors que c'est vous en plus qui produisez, enfin vous ĂȘtes reprĂ©sentant, vous produisez ces Ă©missions.
Donc je constate qu'il y a peut-ĂȘtre plus de transparence de votre part que nous avons obtenu de transparence depuis le dĂ©but de ces auditions de la part des reprĂ©sents de des reprĂ©sentants de France TĂ©lĂ©vision et je tiens Ă vous en remercier. Euh c'est pas pour ça monsieur on aille au bout quoi. Pas polĂ©mique entre nous.
Bien pour ça que je dis que c'est important que ces auditions aient lieu et que je pense que c'est important qu'on mĂšne une enquĂȘte, quel que soit le journal sur les producteurs. Je pense que les auditions d'aujourd'hui et celles des semaines prochaines vont Ă©clairer aussi ces sujets importants. VoilĂ .
Donc je ne juge absolument pas encore une fois ni l'enquĂȘte, ni le journaliste, ni vos propos et cetera. Je dis simplement que puisque notre commission d'enquĂȘte a pour but de faire la transparence, euh des articles sur le sujet ne peuvent ĂȘtre pas complĂštement complets tant qu'on a pas eu ces auditions qui sont Ă©minemment importantes parce que vous posez des questions auxquelles on obtient des rĂ©ponses complĂ©mentaires, ça permet de corriger des erreurs factuelles et en plus ça permet d'Ă©clairer des angles de cette question Ă©minemment important de les relations de France Tision avec les sociĂ©s de production. C'est simplement ce que je disais.
Je disais juste la temporalitĂ© et le timing. Je pense que pour Ă©clairer des enquĂȘtes sur ce sujet, nos auditions sont importantes. C'est je reparlais pas de ça.
Je je j'expliquais simplement que c'est aussi ce type de rĂ©vĂ©lation qui nous permett d'avancer lĂ oĂč on nous oppose depuis le dĂ©but le secret des affaires. Donc bon, le secret des affaires c'est souvent liĂ© plutĂŽt Ă tout ce qui peut ĂȘtre sĂ©curitĂ©, dĂ©fense, mais secret d'affair, monsieur le rapporteur, qu'on soit prĂ©s d'affaires dans le cadre du direct de cette commission, mais je voudrais ĂȘtre prĂ©cis pour vous puissiez aussi le dire, on a ces documents, vous les avez, je les ai dans une data mais je le rapporteur a raison, ils ne sont pas rĂ©vĂ©lĂ©s au français mais on les a c'est qu'on nous oppose pas le secret des affaires pour ne pas nous les communiquer. Nous avons tout ça.
Enfin, je crois que que vous pouvez le confirmer. En tout cas, ça m'a Ă©tĂ© confirmĂ©. Ăls des Ă©lĂ©ments qui ne sont pas rĂ©vĂ©lĂ©s au français mais qui ne sont dĂ©tenus que sur une data room accessible par une seule personne.
Vous vous non, je pense que les Français n'ont pas ces éléments à l'évidence. C'est pour ça que mais mais permettez-moi juste de d'aller plus loin et de poser quelques questions. Je voudrais revenir notamment sur l'externalisation à des sociétés de production privée d'un certain nombre d'émissions de flux notamment des des émissions de plateau.
Euh j'ai pu voir notamment sur France 5 il y avait 80 % des émissions de flux qui étaient concentré entre Media One et Together. Je pense qu'il y a beaucoup de Français, moi j'en fais partie qui s'interrogent et qu'ils disent ils se font télévision à à 9000 salariés. Ce sont des émissions de plateau qui sont pas complexes à produire.
C'est un plateau, c'est une certaine enfin voilĂ des techniciens, des camĂ©ras mais il y a pas de complexitĂ© Ă produire. Euh c'est Ă vous, c'est dans l'air, c'est ce soir, c'est peut-ĂȘtre beaucoup moins complexe que nombre d'autres formats. Comment est-ce que vous expliquez ce recours massif Ă des sociĂ©tĂ©s de production privĂ©es euh sur ce type d'Ă©mission qui ne paraissent pas extrĂȘmement complexe alors que France TĂ©lĂ©vision dispose de moyens de beaucoup d'employĂ©s Ă un budget de plusieurs milliards.
C'est une vraie question de cette commission d'entĂȘ. com comment est-ce que vous vous expliquez ce recours Ă autant de sociĂ©tĂ©s de production pour des Ă©missions quand mĂȘme plutĂŽt plutĂŽt simples ? Allez si monsieur GĂ©rin, je vous en prie.
Euh d'abord euh d'abord il faut remarquer qu'à France 5 il n'y a pas de rédaction donc ça facilite le l'externalisation. Cette externalisation elle est faite auprÚs de groupes divers et variés. Tout à l'heure, je crois que c'est Cyril ou Stéphane qui parlait de l'équilibre nécessaire.
Bon, au sein des agences de presse audiovisuelle, on a 16 agences qui appartiennent Ă 13 groupes et 23 agences qui sont hors groupe. Donc, on est la deuxiĂšme la deuxĂšme raison peut-ĂȘtre c'est que tout ne se fait pas en externalisation. Par exemple, une Ă©mission que j'ai créé au siĂšcle dernier et qui s'appelle le magazine de la santĂ© a au contraire Ă©tĂ© internalisĂ© puisque quand nous l'avons créé, nous produisions Ă la fois les reportages, l'Ă©ditorial et le plateau et maintenant les plateaux se font au siĂšge de France TĂ©lĂ©vision.
Allez-y. Oui, je voulais compléter ce que les les les paroles de de Christian auquel auquel je souscris. Je voudrais aussi faire décidément un peu d'archéologie.
En fait, il faut aussi comprendre que les la concentration que vous Ă©voquez et est liĂ© au fait que les groupes, certains groupes dont dont vous parlez, par exemple, je pense Ă Ă Mediawan, c'Ă©tait euh a Ă©tĂ© une succession de rachat de maisons de production indĂ©pendante. Euh et donc et d'ailleurs qui garde des spĂ©cificitĂ©s trĂšs importantes. Donc en fait en fait si vous voulez il y a il y a un phĂ©nomĂšne les les le programme n'a pas Ă©tĂ© nĂ©cessairement confiĂ© au mĂȘme groupe au dĂ©part.
Il se trouve j'ai parlé des audiences de France 2 mais sur France 5 visiblement en tout cas en flux les audiences à la fois de ces dans l'air et de ces ce soir sont excellentes. Donc il y a pas de raison de de de les stopper. Et donc assez logiquement, on arrive dans un fait dans dans en tout cas dans une explication que je tiens à vous donner.
AprĂšs euh l'autre point, c'est qu'il y a effectivement et ça un cas des des cas de figure oĂč on est aussi sur un certain nombre de spĂ©cialisations comme je disais. VoilĂ , le magazine de la santĂ©, ça suppose effectivement comme comme Christian l'a expliquĂ© diffĂ©rents points. AprĂšs, on le le dernier point qui me semble important de aussi de mettre en exerg, c'est qu'on est sur un en complĂ©ment de ce qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dit.
On est si on prend d'une façon gĂ©nĂ©rale le France TĂ©lĂ©vision, on est sur un tissu de producteur beaucoup plus important. y compris en magazine, en divertissement, en jeu euh que chez ces concurrents privĂ©s et sans parler des streamers qui c'est un point sur lequel je tenais Ă revenir. Euh il y a une diffĂ©rence aussi fondamentale entre France TĂ©lĂ©vision et streamer, c'est que on on peut dire que lĂ oĂč France TĂ©lĂ©vision travaille avec 700 producteurs trĂšs diffĂ©renciĂ©s, euh les streamers travaillent effectivement avec un nombre extrĂȘmement rĂ©duit d'autres.
Donc pour terminer sur ce point euh c'est plutÎt euh une explication du passé et surtout le succÚs de ces émissions qui fait que il y a pas de raison euh de changer. J'ajouterai enfin que en terme de il y a il y a un vrai challenge et une émulation entre les producteurs indépendants qui fait que la simulation la le les propositions qui sont faites permettent à France Télévision en jouant l'un contre l'autre b d' d'obtenir les meilleurs tarifs de de de discuter de arrive à cette situation. Vous contestez tous.
Parfois quand les quand les les producteurs ça arrivent, sollicitent les parlementaires en off en nous disant on nous achĂšte lĂ un documentaire pour acheter la paix sociale, caricature exprĂšs mais pour faire rĂ©agir. C'est pas ce que je pense. Je je dis que parfois on entend certains sont venus nous voir en off en nous disant en fait il y a quelques producteurs qui trustent les cases et cetera et on nous achĂšte lĂ un documentaire lĂ un programme pour voilĂ pour ĂȘtre traitĂ©.
C'est pour ça qu'on a 700 producteurs. Je caricature mais on a entendu ça. Donc je suis obligé de vous poser la question.
Est-ce que vous contestez formellement ce que parfois on a pu entendre avec monsieur le rapporteur ? Je rĂ©pĂšte encore une fois c'est ce qu'on nous a pu nous dire c'est voilĂ on va nous acheter un ou deux documentaires par an, un ou deux programmes. Ăa permettra de dire qu'on traite 700 700 producteurs mais qu'en fait les plus importants trustent une grande partie des places.
Je vous fais rĂ©agir exprĂšs parce que voilĂ , c'est important aussi de de vous entendre lĂ -dessus et je redonne la parole au rapporteur qui a d'autres sujets. Je laisserai je laisserai les gens rĂ©pondre. Je voulais quand mĂȘme insister sur effectivement le fait que en terme en tout cas de magazine, il y a une dizaine de de sociĂ©tĂ©s de production diffĂ©rentes qui produisent des voilà ça peut ĂȘtre parlĂ© du magazine de la santĂ©, il y a effectivement media, il y a Together avec ses ce soir mais il y a aussi de P2L avec les maternels XXL.
J'ai encore c'est pour ça que je vous fais rĂ©agir Ă dessin parce qu'on entend beaucoup de choses son contraire. Donc voilĂ , c'est pour ça que c'est bien de vous entendre. AprĂšs la confraternitĂ© est une chose voilĂ qui est toujours compliquĂ© quand mĂȘme.
Et dans les 700 producteurs, on entend souvent ce chiffre avec lesquels travaille France Télévision. On est d'accord que ça implique, ça inclut aussi les 28 producteurs de Media One, les 14 le Banig, les 14 le Newen. Donc d'accord.
Je je voudrais peut-ĂȘtre vous faire rĂ©agir, vous avez l'un d'entre vous, alors je je ne sais plus qui exactement, monsieur Levard, effectivement avait dans son propoliminaire expliquĂ©, alors je vais essayer de reprendre, j'ai pu le noter votre citation Exalt, mais qu'il y avait notamment une diffĂ©rence de coĂ»t entre la production interne de France TĂ©lĂ©vision et la production externe les sociĂ©tĂ©s de production privĂ©e de l'ordre de 15 % je crois votre citation, les coĂ»ts de production interne de France LĂ©vision sont au moins 15 moins cher que ceux de la production externalisĂ©e, enfin l'inverse pardon, plus cher que la production externalisĂ©e. Est-ce que vous confirmez que produire en interne chez France TĂ©lĂ©vision est 15 % plus cher que produire en externe ? Et comment est-ce que vous l'expliquez ?
Je crois que je crois que ça a mĂȘme Ă©tĂ© dit pendant les auditions de de France TĂ©lĂ©vision, il me semble, sans vouloir sans sans vouloir me tromper, mais je pense que le chiffre de 10 Ă 15 % a Ă©tĂ© Ă©voquĂ© par je sais plus qui en fait chez France TĂ©vision, mais en tout cas, il me semble que ça a Ă©tĂ© ça a Ă©tĂ© Ă©voquĂ© et par la cour des comptes. Euh et nous l'apprĂ©ciation qu'on a, c'est plutĂŽt au-delĂ de 15. Donc on s'est arrĂȘtĂ© dans mon propos liminaire sur un chiffre de 15 % en disant que c'est au moins 15 %.
VoilĂ . Et pourquoi ? Bah parce que globalement les il y a une convention collective, enfin un accord d'entreprise qui est globalement mieux disant que la convention collective tout simplement.
On pourrait lire un extrait de Non, avec ton micro, pardon, avec le micro, c'est mieux en effet pour lire un extrait de d'un rapport de la Cour des comptes. Euh par ailleurs, l'entreprise évalue le surcoup. de l'entreprise donc France Télévision évalue le surcout de fabrication et de production par rapport à la concurrence de 10 à 15 % environ.
C'est la Cour des comptes qui le dit. VoilĂ . Et c'est un rapport Ă cours des comptes.
Monsieur le rapporteur. Ouais effectivement. Mais merci pour ces pour ces précisions.
Euh je voudrais maintenant aborder un sujet peut-ĂȘtre en en deux ou trois questions rapides. Le sujet des conflits d'intĂ©rĂȘt qu'on aborde beaucoup dans cette commission d'enquĂȘte entre les sociĂ©tĂ©s de production privĂ©es que vous reprĂ©sentez et euh et France TĂ©lĂ©vision. On a appris qu'il y avait un certain nombre euh d'anciens dirigeants de France TĂ©vision qui avaient signĂ© des contrats pour certaines sociĂ©tĂ©s privĂ©es qui avaient empochĂ© des indemnitĂ©s de licenciement de plusieurs centaines de milliers d'euros. des indemnitĂ©s de licenciement extrĂȘmement importantes et qui ensuite ont Ă©tĂ© embauchĂ©s dans ces mĂȘmes sociĂ©tĂ©s de production pour lesquelles ils avaient travailler et certains ont mĂȘme fait des navettes euh Ă plusieurs reprises entre France TĂ©lĂ©vision, c'est SociĂ©tĂ©, CciĂ© et Robelot.
Euh est-ce que vous vous soumettez vos le les salariĂ©s de vos sociĂ©tĂ©s de production Ă des rĂšgles trĂšs strictes pour parfaitement encadrer d'Ă©ventuels conflits d'intĂ©rĂȘt entre France TĂ©lĂ©vision et ces sociĂ©tĂ©s de production ? parce queil y a pas de clause dans les contrats de des salariĂ©s de vos sociĂ©tĂ©s. Je Oui.
Alors de d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale euh euh j'ai failli dire ce mercato pour employer une image sportive existe Ă France TĂ©lĂ©vision, Ă TF1, Ă M6. Il y a un certain nombre de dirigeants qui passent du tantĂŽt d'entreprise privĂ©e entreprise privĂ©e enfin disons de sociĂ©tĂ© de production Ă Ă©diteur de service. Ăa n'est pas du tout propre Ă France TĂ©lĂ©vision.
Je crois avoir le souvenir que avait Ă©tĂ© Ă©mis dans cette commission d'enquĂȘte une idĂ©e intĂ©ressante passer un certain niveau de dĂ©dommagement. Peut-ĂȘtre que France TĂ©lĂ©vision en en tiendra compte. Nous, en tant que reprĂ©sentants syndicaux, on ne peut pas se substituer Ă Ă la gestion de nos de nos adhĂ©rents, hein.
Ils sont pleinement responsables. Néanmoins, France Télévision, il y a des commissions de déontologie et chacun des transferts et sauf erreur de ma part visé par ces commissions de déontologie et tout ça est est cadré. Est-ce que ça vous pose pas des difficultés ?
Quand vous recrutez un salariĂ© que qui a travaillĂ© Ă France TĂ©lĂ©vision et qui ensuite doit peut-ĂȘtre gĂ©rer des relations contractuelles avec France TĂ©lĂ©vision, on peut imaginer. C'est pour ça d'ailleurs dans le privĂ©, moi j'avais soumis cet exemple dans une audition prĂ©cĂ©dente en disant que dans le privĂ© pour Ă©viter ça, il y a souvent des clauses de non concurrence qui obligent le salariĂ© pendant 2 3 ans Ă ne pas travailler dans le secteur ou en tout cas dans des entreprises concurrence pour justement Ă©viter ces sujets lĂ . LĂ lĂ bon on va pas citer des cas, on aura l'occasion d'en reparler mais on se retrouve avec des situations oĂč la personne est licenciĂ©e.
C'est son droit 400000 ⏠300000 ⏠d'indemitĂ© de licenciement quelques mois aprĂšs et tant mieux pour cette personne elle retrouve du travail dans une sociĂ©tĂ© de production qui travaille avec France TĂ©lĂ©vision. On se demande pourquoi mais on posera la question Ă France TĂ©lĂ©vision, il y a pas de clause de non concurrence qui permet de garantir Ă la limite 2 3 ans euh par principe l'assurance qui est pas confident d'intĂ©rĂȘt dans la question je pense du rapporteur c'est de savoir est-ce que dans vos en tout cas c'est ma question est-ce que dans dans dans la maniĂšre quand quand vous recolez un salariĂ© de France TĂ©vision comment vous garantissez ensuite que justement il y ait pas de je pas empoyer de mot conflit d'intĂ©rĂȘt mais comment ça se passe ensuite sa relation avec France TĂ©lĂ©vision quand il a travaillĂ© Ă France TĂ©lĂ©vision ? C'est Jean Poilmot lĂ .
Ouais, c'est ça. Alors enfin, merci pour votre question monsieur le président et monsieur le rapporteur. Alors en droit français et droit du travail, c'est plutÎt en fait dans le sal le le le salarié qui part effectivement on n pas le droit nous en tant que nouvel employeur d'interdire au salariés effectivement que compte tenu de son passé de pouvoir discuter avec son employeur.
Mais effectivement je crois que d'ailleurs France TĂ©lĂ©vision dans une prĂ©cĂ©dente audition vous a dit effectivement amĂ©liorer d'ailleurs mĂȘme crĂ©er une direction de la de la dĂ©ontologie. Il faut qu'effectivement ces questions dĂ©ontologiques soient encore mieux traitĂ©es. Mais je crois que d'ailleurs un parlementaire quand il termine son mandat peut par exemple devenir dĂšs le lendemain lobbyiste.
Donc effectivement on pourrait ce n'est pas encadré par la la haute autorité. Donc effectivement on pourrait souhaiter que de nouvelles rÚgles plus strictes soient mises en place. Alors pardon non excusez-moi je vois bien la petite pique mais non la réponse est non.
Non non non non puisqueil y a une autre autoritĂ© de la transparence de la vie politique qui regarde des situations potentiellement litigueuses et pardon on va peut-ĂȘtre pas comparer mais enfin parlementaire il perçoit pas 400000 ⏠d'indemnitĂ© quand il perd son mandat. Allez je vous en prie. Pardon, on va se parler franchement lĂ .
Les sujets dont on parle, c'est des salariĂ©s qui partent avec des indemennemitĂ©s de licenciement et c'est leur droit parfois 300 400000 500000 âŹ. Il y a pas c'est c'est le droit français. Ils sont licenciĂ©s.
Heureusement qu'il partent pas les mains dans lespenches et c'est souvent supĂ©rieur d'ailleurs et d'ailleurs France TĂ©lĂ©vision nous l'a confirmĂ©, c'est souvent supĂ©rieur au droits commun et mĂȘme de la convention collective avec le privĂ© enfin qui est en casadre l'audiovisuel en gĂ©nĂ©ral. Donc c'est supĂ©rieur au droits des travailleurs privĂ©s, quel que soit leur domaine d'activitĂ© et c'est supĂ©rieur Ă la aux accords collectifs du secteur audiovisuel. Et notre sujet Ă nous, pardon, je rĂ©agis un peu vivement parce que comparĂ© avec les parlementaires, franchement bon euh c'est c'est ensuite quelques mois aprĂšs, ils se font embaucher, pas tous mais certains dans des sociĂ©tĂ©s de production qui travaillent avec France TĂ©vision.
On se dit lĂ , il y a quand mĂȘme quelque chose qui interroge. VoilĂ , je je me permets juste et je redis pardon que les parlementaires quand ils perdent leur mandat ne touchent aucune indemnitĂ© de licence soit trĂšs clair de ça que je le dis mais c'est pas ce que vous allez dire mais je prĂ©fĂšre ce que les Français nous regardent. aucune indemnitĂ© de licenciement ou de paquet.
Quand un député perd une élection, il a le droit au chÎmage pendant quelques années. Mais je le reprécise, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.
Un autre sujet, on a Ă©voquĂ© le mĂ©canisme, on a un peu dĂ©couvert le mĂ©canisme de barter lorsqu'on a posĂ© la question Ă Delphine Arnut et et Ă d'autres dirigeant par rapport au nuit Ă Cann au Palace Majestique. Est-ce que vous avez connaissance de sociĂ©tĂ©s de production que vous reprĂ©sentez qui ont Ă©tĂ© impliquĂ© dans un tel mĂ©canisme de barter oĂč est-ce que vous avez dĂ©jĂ eu connaissance de d'Ă©ventuels autres avantages en nature qui ont Ă©tĂ© versĂ©s Ă France TĂ©lĂ©vision ou Ă certains dirigeants de France LĂ©vision par des sociĂ©tĂ©s de production euh sur la le point du barter non pas du tout Ă notre connaissance il y a pas du tout de ce type de pratique. Je voulais juste rĂ©agir sur le le point prĂ©cĂ©dent si vous si vous me le permettez.
Je pense que les sommes que vous que vous évoquez sont effectivement trÚs importantes et elles sont visiblement liées, d'aprÚs ce qu'on en comprend en tout cas à des négociations transactionnelles qui ont lieu entre France Télévision et les personnes concernées face à un risque de prudom. Et donc il y a une négociation qui s'est passée bien évidemment dans c dans ces cas-là quand il y a négociation transactionnelle elles sont au-dessus des minimas qui sont imposés par l'accord d'entreprise ou par la convention collective. Donc je commenterai pas les montants en tant que tel mais je dire le fait qu'il y ait des montants qui soient supérieur soit est tout à fait normal.
Euh aprĂšs euh sur la question du euh de de de je pense que la question c'est plutĂŽt effectivement le dĂ©part de salariĂ©s de France TĂ©lĂ©vision vers euh des sociĂ©tĂ©s de production et euh les commandes qui peuvent ĂȘtre passĂ©es euh Ă ces sociĂ©tĂ©s qui sont donc aujourd'hui dirigĂ©es ou dans lesquelles se trouvent d'anciens salariĂ©s de France TĂ©lĂ©vision. Euh ça a Ă©tĂ© dit euh rapidement et je pense que France TĂ©lĂ©vision l'a a commencĂ© Ă faire un travail sur ce sujet-lĂ euh et a mis en place un certain nombre de rĂšgles dĂ©ontologique dans ce sens-lĂ mais aussi dans l'autre sens hein. Euh et euh je pense qu'il est important c'est euh peut-ĂȘtre de se poser la question et c'est la je pense que c'est un des rĂŽles importants de votre commission d'enquĂȘte de savoir si les les rĂšgles qui sont en place aujourd'hui sont suffisantes.
En tout cas, nous, de notre point de vue, il n' il n'y a aucun inconvĂ©nient Ă rendre plus contraignantes les rĂšgles de dĂ©ontologie pour les transferts entre guillemets de salariĂ©s de France TĂ©lĂ©vision vers des sociĂ©tĂ©s de production. Il y a diffĂ©rents moyens de l'encadrer. Euh je trouve l'analogie avec la clause de non concurrence peut-ĂȘtre pas la bonne mais dans l'esprit oui, on pourrait envisager, on pourrait regarder bah voilĂ un salariĂ© qui part de chez France TĂ©lĂ©vision quand il se retrouve dans une boĂźte de prod, est-ce qu'il peut y avoir plus de temps de commande ?
Est-ce que au bout de combien de temps il peut y avoir une commande et cetera ? On peut mettre des gardes fou pour Ă©viter d'avoir ce genre de de cas qui qui remonte. Mais en tout cas voilĂ , c'est pas tout Ă fait pour moi la mĂȘme gymnastique qu'une clause de non concurrence.
Non, mais c'est un exemple parmi d'autres pour encadrer ces sujet. Vous avez raison, c'est peut-ĂȘtre pas le dispositif le plus pertinent. D'ailleurs, pour aller dans le sens de une sorte de philosophie gĂ©nĂ©rale pour ne pas pour des raisons Ă©thiques, pour des raisons morales, pour des raisons de bonne concurrence, nos organisations sont favorables euh Ă cet encadrement euh des transferts.
Je veux dire nous sur le principe et encore une fois je veux dire on a toujours soutenu en tant qu'organisation je pense Ă l'USP alors c'est pas ma ma chapelle mais je veux dire a soutenu la la charte de dĂ©veloppement prĂ©cisĂ©ment pour rendre les dĂ©cisions plus collĂ©giales pour que le circuit de dĂ©cision soit plus contrĂŽlĂ© plus Ă©quitable mieux contrĂŽlĂ© on s'est toujours en tant qu'organisation dĂ©clarĂ© en faveur de ces mesuresl et on est cohĂ©rent avec nous-mĂȘm et vous vous parlez de rĂšgles de dĂ©ontologie que France TĂ©lĂ©vision fixe, il fixe un certain cadre. OĂč est-ce qu'on peut trouver ces rĂšgles deontologie ? Est-ce qu'il y a un document qui existe que vous pourriez nous faire parvenir ou que je pourrais demander Ă France TĂ©lĂ©vision ?
Mais quel est ce Il y a un document, il y a un guide qui vous a envoyé à toutes les sociétés de production, au représentant de ces sociétés là . Comment ça se manifeste ? Moi, j'aimerais bien qu'on aille au bout de cette question parce que ma question qui est celle du rapporteur, c'était de dire quand vous avez un site France Télévision, comment vous le gérez dans vos équipes concrÚtement ?
Alors, on posera la question Ă Banij Mediawan parce que peut-ĂȘtre que ça vous concerne pas directement. Donc voilĂ , mais c'est intĂ©ressant je trouve de se poser la question de savoir quel impact ça euh voilĂ dans dans vos pratiques. Quelle rĂšgle dĂ©ontologique vous mettez vous-mĂȘme en place pour essayer de gĂ©rer ces sujets lĂ .
VoilĂ , par c'est des sujets importants. Est-ce qu'on avance du coup ? On avance.
Je voulais juste préciser que nous n'avons pas en notre euh en nos mains un un tel document et donc je peux pas parler au nom de des sociétés que nous représentons. Ils sont elles sont nombreuses et je pense que c'est une question qu'il faut surtout poser à France Télévision. Hm.
Ăa veut dire que demain concrĂštement un salar vous recrutez un salariĂ© de France TĂ©lĂ©vision euh il peut participer Ă des appels d'offre de France TĂ©lĂ©vision sans problĂšme aujourd'hui. Genre en Ă©tat d'aujourd'hui, il peut il peut Ouais. Bah la loi ne l'interdit pas donc ou non mais c'est c'est une question il y a la loi puis la loi aussi aprĂšs il y a la dĂ©ontologie que les secteurs se fixent, les rĂšgles et cetera.
Bon alors si vous posez la question comme ça a priori non mais je veux dire ce qu'on fait je pense naturellement parce que nous sommes vraiment je confirme complĂštement ce qu'a dit Samuel on est trĂšs attachĂ© Ă cette notionlĂ et ce que je ferai Ă titre personnel parce que je ne peux parler que en mon nom pour le coup c'est de veiller Ă ce que cette personne si je je recrutais quelqu'un venant de France TĂ©lĂ©vision je le mettrais sur des dossiers Canal Plus TF1 M6 Netflix mais pas forcĂ©ment sur les dossiers France TĂ©lĂ©vision et Ăa me paraĂźt ĂȘtre un peu la la solution de nous tous. Merci. Merci pour votre rĂ©ponse.
Tout tout dernier sujet que je voudrais aborder avec vous. Euh donc on a abordĂ© la partie conflit d'intĂ©rĂȘt, fonctionnement, le financement. Je voudrais aborder le dernier point sur la neutralitĂ©.
J'ai une ou deux questions assez rapides, notamment pour réagir à certains proposiminaires que vous avez pu tenir. Déjà , est-ce que vous recevez des demandes de la part de France Télévision au sujet par exemple de de propos tenu par certains de vos salariés ou collaborateurs lorsque il y a parfois des entorses au principe de neutralité ? Est-ce qu'il vous est arrivé de recevoir des des demandes de France Télévision ?
Je vous pose cette question, c'est parce que dans vos propos liminaires, alors je ne sais plus qui a dit ça, vous me pardonnerez, c'est vous, monsieur, effectivement, vous avez dit les journalistes salariĂ©s dans des sociĂ©tĂ©s de production sont soumis Ă la mĂȘme dĂ©ontologie que les journalistes de France TĂ©lĂ©vision. C'est pour vous, monsieur qui a dit ça ? Mais je moi je on est un syndicat donc on n'est pas un employeur euh en direct.
Donc Ă la limite, il y a une relation peut-ĂȘtre sais pas mais en tout cas en tant que syndicat on on ne reçoit pas Ă©videmment d'Ă©lĂ©ments directement lĂ -dessus. C'est assez logique puisqu'on on n'est pas l'employeur ni de l'un ni de l'autre et cetera. H aprĂšs c'est la la loi par exemple sur le pluralisme, l'indĂ©pendance, l'honnĂȘtetĂ©, l'information, la loi de 86 qui oblige aux acteurs audiovisuels notamment Ă France TĂ©lĂ©vision de mettre en Ćuvre ces exigences lĂ .
Ă partir du moment oĂč France TĂ©lĂ©vision externalise la production de ces formats lĂ , de ces Ă©missions de flux lĂ , c'estĂ dire des Ă©missions politiques qui doivent respecter la loi de 86, c'est normal aussi de vo de vous poser cette question maintenant. Vous pourriez vous pourriez comme syndicat des des qui reprĂ©sentent notamment les programmes de flux vous dire bon on a la loi de 86 qui nous oblige Ă respecter le pluralisme politique, l'indĂ©pendance de l'information, l'honnĂȘtetĂ© de l'information et et comme j'aime pas le mot sous-traitant mais comme prenaire, on va dire de de voilĂ prestataire prestataire, pardonnez-moi, fournisseur, c'est beaucoup mieux dit, excusez-moi. comme fournisseur de France TĂ©lĂ©vision, on est tenu aussi Ă respecter ces enfin vous ĂȘtes tenu d'ailleurs, c'est pas on est tenu, c'est vous ĂȘtes tenu Ă respecter aussi cette loi de 86, pluralisme, honnĂȘtetĂ©, indĂ©pendance de l'information et et voilĂ .
Peut-ĂȘtre que effectivement comme le rapporteur vous le demande dans votre travail avec des journalistes, ça demande aussi d'avoir un cadre fixĂ© par France TĂ©lĂ©vision. VoilĂ , je le redis. Alors, c'est pas vous puisqueen l'occurrence le rapporteur l'a rappelĂ©, mais on arrive Ă une situation Ă France 5 oĂč on ninvite plus d'invitĂ©s politiques parce que il y a eu un un un dire un manquement sur le pluralisme politique.
C'est pas anodin, on est en pleine période des municipales, il y a plus d'invités politiques sur France 5 parce que euh il y a eu un un défaut de pluralisme. Bon, c'est pas moi qui le dit hein, c'est l'ARCOM. Je vous laisse répondre puis je serai rapporteur.
Je crois qu'il y avait encore une question. Oui, pardon. Euh je pense dans les contrats en fait qui sont signés entre France Télévision et les sociétés de production, agence de presse, il y a ces obligationsl qui sont rappelées de toute façon puisque ce sont des des c'est la LARCOM en fait qui vit qui qui exige ça les obligations de dire l'ARCOM.
Donc en fait toutes les toutes les sociétés qui travaillent avec France Télévision doivent respecter tout ça. AprÚs qu'il y ait eu des manquements, ça peut arriver. Euh en tous les cas euh tout ce qui est fait, moi je pas mes agences de presse audiovisuelle sont toutes supervisées en tous les cas par France Télévision.
Euh lorsque c'est des documentaires d'information, c'est supervisĂ© par la rĂ©daction de France TĂ©lĂ©vision donc et et tout au fil hein, je me suis vraiment renseignĂ© depuis le dĂ©but de l'Ă©criture jusqu'Ă au PAD parce que dans une enquĂȘte une enquĂȘte d'investigation bien entendu ça ça peut Ă©voluer jusqu jusqu'Ă la fin. Donc il y a il y a vraiment un travail euh trĂšs proche entre les rĂ©dacteurs en chef des Ă©missions de France TĂ©lĂ©vision et les sociĂ©s de production. Et euh j'imagine aussi que de toute façon dans ce qui est programme de flux d'information, il y a aussi donc le respect par les par les sociĂ©tĂ©s de production euh de ce qui a incombe Ă la Ă la chaĂźne par l'ARCOM.
Merci beaucoup de cette précision utile. Alors je laisse rapporteur rebondir. Merci monsieur le président.
Ah non rebondir alors non si quelqu'un voulait s'exprimer pardon. C'était une autre question. Je vous laisse préciser si vous avez un élément à ajouter.
TrĂšs trĂšs rapidement, ça va dans ça va dans le mĂȘme sens. Euh il y avait une il y a une sĂ©quence Ă©lectorale qui est forcĂ©ment compliquĂ©e, mais je tiens Ă rappeler que effectivement euh le terme sous-traitant est un peu malheureux, disons partenaire, fournisseur. Oui.
Oui, mais j'entends mais c'est pas du tout pour dans j'ai pas du tout la volontĂ© de polĂ©miquer. Ce que je veux dire par lĂ , c'est que de toute façon effectivement euh il y a une relation avec France TĂ©lĂ©vision qui est le responsable juridique et Ă©ditorial des programmes diffusĂ©s. Donc lĂ -dessus euh il y a quand mĂȘme une il y a il y a toujours quelqu'un effectivement euh qui en dernier ressort et euh du cĂŽtĂ© de France TĂ©lĂ©vision.
Donc les rĂšgles s'appliquent comme l'expliquait trĂšs bien Florence, les rĂšgles d'ontologiques, les rĂšgles d'Ă©lĂ©ments et en plus il y a quand mĂȘme un contrĂŽle euh de France tĂ©lĂ© Ă la fin. VoilĂ . Merci. et des rĂšgles quand mĂȘme souvent trĂšs compliquĂ©es en terme de les sĂ©quences Ă©lectorales.
Vous m'accorderez que c'est un sujet qui en plus participe à la complexité dans cette période trÚs particulire. Je fais partie des gens qui pensent qu'il faut une grande réforme de la loi de 86 pour le duel public comme privé. Donc voilà .
Est-ce queil y a eu des salariés qui se sont déjà fait reprendre, des salariés de société de production qui se sont déjà fait reprendre euh dans lors de ces contrÎle ? Par exemple, lorsqu'un animateur qui est aussi salarié d'une société de production d'une émission du service public s'est vu reprocher un certain nombre d'entors à ces principesl. Est-ce que vous pouvez me citer un exemple de sanctions qui ont été prises par l'une des sociétés que vous représentez ? un cas précis.
Est-ce qu'il y a des déjà des Est-ce que monsieur le président me dit que il a pas forcément compris l'ultion ? Je me permets de reformuler. Est-ce que vous avez déjà eu des salariés qui lors de ces contrÎles ont eu un certain nombre de rappels à l'ordre parce que ces objectifs de neutralité n'avaient pas été respectés sur un certain nombre de missions de service public et de contrat passés avec France Télévision.
Euh non mais enfin il y a pas d'obligation d'information au syndicat sur ces choses lĂ donc je je sais pas en tout cas je prĂ©fĂšre ne sachant pas je prĂ©fĂšre me taire. D'accord. Et en tant que et vous en tant que reprĂ©sentant syndicaux, est-ce que vous ĂȘtes tenu par exemple Ă une sorte de de neutralitĂ© ?
Enfin surtout si vous ĂȘtes Ă la tĂȘte de sociĂ©tĂ© enfin qui qui passent des contrats avec l'audiovisuel public, est-ce que vous ĂȘtes aussi tenu Ă cette forme de neutralitĂ© ou pour le coup pas du tout ? Enfin, un syndicat a une libertĂ© de Ă quel titre en fait ? Enfin, en tant que prĂ©sident de syndicat, en tant que quoi en fait ?
PlutÎt représentant des sociétés de production. Liberté. Oui, enfin pardon de rappeler le principe de liberté de création, liberté de pensée.
C'était une question. Oui. Oui.
Non, mais enfin non, on n pas on n'est pas tenu sont des libertés importantes. Tout à fait. Les pouvoirs publics ne nous ont pas liberté syndicale et une liberté importante à laquelle on est attaché.
Monsieur le peut-ĂȘtre encore on va vous libĂ©rer d'ici 10 minutes. On a encore peut-ĂȘtre encore une question monsieur le ça alone. Quel question un peu plus gĂ©nĂ©rale.
Euh on on approche un peu du dernier quart de cette commission d'enquĂȘte. Vous avez vu, on a euh enfin en tout cas dans dans les auditions, il nous reste Ă peu prĂšs 4 semaines pleines d'audition. On a abordĂ© le sujet de la neutralitĂ© au dĂ©but.
On a ensuite abordé plutÎt le sujet du financement de l'audiel public. Maintenant, on est plus sur le fonctionnement et les liens avec les sociétés de production. Est-ce que vous auriez vous des grandes recommandations à faire qui mériteraiit selon vous de figurer dans dans le rapport notamment je pense au lien entre les sociétés de production et et France Lévision ?
On a parlĂ© des conflits d'intĂ©rĂȘt assez longuement, mais quelle serait peut-ĂȘtre de façon rĂ©sumĂ©e hein mais la la recommandation principale que vous voudriez nous formuler aujourd'hui Ă l'occasion de cette audition ? Je voudrais euh rebondir sur cette question pour vous dire que la principale euh enfin lĂ oĂč nous on attend beaucoup de la reprĂ©sentation nationale dans les dans les mois qui viennent euh c'est autour de du financement de France TĂ©lĂ©vision euh qui va directement nous impacter en terme de crĂ©ation puisque comme ça a Ă©tĂ© rappelĂ© Ă diffĂ©rentes reprises par mes camarades au jour d'aujourd'hui les baisses rĂ©pĂ©tĂ©es de financement de l'audiovisuel public en tout cas en 2025 et 26 euh se traduisent par un effet extrĂȘmement important sur le coĂ»t des programmes. Euh le chiffre de 1 milard 67 millions pour le coĂ»t du programme national a Ă©tĂ© rappelĂ©.
On est aujourd'hui Ă un peu plus de 900 millions d'euros en 2025, on va tomber en 2026 en dessous de 900 millions d'euros. Donc euh pour nous, il y a un enjeu essentiel euh dans euh les mois qui viennent Ă euh ce que le la reprĂ©sentation nationale et un vrai dĂ©bat de fond sur euh les objectifs euh qu'elle entend assigner Ă France TĂ©lĂ©vision et les moyens qu'elle entendre en face. Euh on est euh depuis trop longtemps maintenant euh dans une pĂ©riode oĂč il y a pas de com euh et oĂč en fait la seule euh je dirais euh le seul Ă©talon pour gĂ©rer aujourd'hui France TĂ©lĂ©vision, c'est la rĂ©duction euh budgĂ©taire.
Et on voit bien que euh cet exercice déconnecté de la définition des moyens finit par arriver malheureusement à une mise en cause importante des investissements dans la création. On passe notre temps à rencontrer des parlementaires qui nous disent "Mais non, mais on veut pas toucher à la création, on veut pas toucher au programme." La réalité euh aujourd'hui, c'est que les programmes sont en premiÚre ligne.
Alors, on va juste allez-y puis aprĂšs je vous redonne la parole pour faire plusieurs organisations. Oui. Merci.
Mais effectivement, ma principale recommandation serait comme StĂ©phane, c'est effectivement que la reprĂ©sentation nationale puisse dĂ©fendre et que l'Ătat puisse dĂ©fendre la hauteur des investissements de la crĂ©ation. Je sais pas pourquoi mais tout le monde prend dans ses auditions des exemples sur la rĂ©gion Occitanie. Moi, j'en prendrai un sur la rĂ©gion Normandie.
Je suis pas je suis pas sûr diplomate. Voilà . Je suis pas sûr que les 15 sociétés de production déléguées qui existent en Normandie puissent continuer à vivre si France Télévision réduit son enveloppe sur la création.
Et effectivement, notre inquiĂ©tude, ça va ĂȘtre de la Casse sociale, de la fermeture d'entreprise. On le disait, il y a 700 producteurs qui travaillent pour France TĂ©lĂ©vision. Certains vont se dĂ©localiser, vont partir ailleurs et d'autres vont fermer ou vont faire un plan de licenciement.
On est d'accord et je le dis quand mĂȘme, il y a je n'ai jamais entendu un parlementaire dire qu'il fallait baisser les budgets de crĂ©ation et je pense que c'est des budgets 2 milliards et demi. Enfin, on en reparlera dans cette commission d'enquĂȘte mais je je bon voilĂ enfon pas ouvrir le dĂ©bat maintenant mais enfin on fera le rapporteur fera ses propositions. Je ferai des miennes.
Je suis persuadĂ© que que que il y a peut-ĂȘtre des effectivement des choix diffĂ©rents qui sont peut-ĂȘtre plus durs Ă mettre en Ćuvre, qui sont plus compliquĂ©s. Euh bon, on va pas faire le dĂ©bat ici mais enfin moi je dĂ©fends une proposition de rĂ©forme de la gouvernance de l'au duel public. Euh voilĂ , je pense qu'en tout cas le statut co n'est pas tenable mais qu'on vienne pas dire que les parlementaires, mais c'est pas ce que vous avez dit mais je le prĂ©cise, il y a moi je connais aucun parlementaire qui qui qui souhaite en tout cas il y en a qui veulent la privatisation, on oublie cela.
Eux ils ont ils ont mais mais en tout cas dans ceux qui veulent pas la privatisation de visuel public, j'ai jamais entendu moi comme rapporteur de la loi audiovisuel publique des des parlementaires dire faut baisser la création. Euh aprÚs c'est des choix, c'est le résultat aujourd'hui. Résult bah c'est des choix mais c'est pas des choix des parlementaires.
Non mais enfin Ă un moment donnĂ© euh excusez-moi mais vous pouvez pas dĂ©connecter. C'est pour ça que je faisais le lien avec je peux je peux trĂšs bien je vais vous parler de plein de projets de de France tĂ©lĂ©vision de Radio France qui peut mettre en place qui peuvent le moment venu Ă©viter de faire d'autres choix par exemple crĂ©er un grand France info oĂč on rapproche voilĂ donc c'est des non mais je veux dire pardon je dois aussi dĂ©fendre la reprĂ©sentation nationale ici je n'ai jamais entendu la reprĂ©sentation nationale quand on a portĂ© la loi qui qui on a portĂ© d'autres sujets voyez quand quand on a essayĂ© de rationaliser on a portĂ© le rapprochement de France info, on a essayĂ© de porter le rapprochement de ici c'estĂ -dire de France 2 et de France 3. On a essayĂ© de porter des projets d'Ă©ducation mĂ©dia en lien avec Radio France et France TĂ©lĂ©vision.
Ce que je veux dire c'est qu'il y a, je ne suis pas convaincu, mais peut-ĂȘtre que cette commission d'enquĂȘte le dĂ©montrera, que il y ait que que la baisse des budgets de crĂ©ation qui permettent de rĂ©pondre effectivement au choix budgĂ©taires exigeants qui ont Ă©tĂ© qui ont Ă©tĂ© fait. Mais c'est mon analyse Ă moi. VoilĂ , je s doute que je me trompe.
Vous défendiez justement mais c'est bien d'accord. Et et et j'ai été trÚs clair, on entend que des parlementaires que ça soit ici ou au Sénat qui nous disent "On veut défendre le budget de la création." Je dis simplement qu'aujourd'hui la réalité que nous on vit, j'ai compris n'est pas du tout et on l'entend et on l'entend trÚs bien mais encore une fois c'est des choix c'est pas nous qui arbitrons le la maniÚre dont les baisses de budget sont répercutées.
Voilà . Non juste juste pour compléter ce qui a été dit j'entends j'entends juste un argument. Vous nous avez donné un élément important qui est que la tutelle aurait dit, je parle conditionnel parce que la tutelle nous l'a pas dit, je suis obligé, aurait dit que dans la baisse du budget, il fallait baisser la création.
LĂ , effectivement, c'est une information que vous apportez Ă la connaissance de cette commission d'enquĂȘte. Le rapporteur Ă©tait avec moi Ă l'audition des reprĂ©sentants du ministĂšre. On ne nous l'a pas dit comme ça.
Donc donc c'est voilà effectivement c'est c'est c'est différent si vous nous expliquez maintenant que la tutelle a a aussi encouragé ou conseillé France Télévision de baisser les budgets de création. Voilà , moi je je suis député, rapporteur d'une loi sur duel public. C'est en tout cas pas moi ce que j'ai entendu de mes collÚgues parlementaires.
Voilà . Vas-y. Oui, je voulais compléter sur ce qui a été dit par Stéphane.
Il a parlĂ© de la crĂ©ation et des programmes. La variable d'ajustement que sont les programmes, ça fait effectivement on a pris sur 10 ans, c'est 160 millions. Donc il y a aussi puisque vous Ă©voquez le le contrĂŽle du Parlement, peut ĂȘtre quand mĂȘme un point important d'information puisqueeffectivement ça se traduit bien par un Ă©lĂ©ment tangible qui est qui est important.
Moi, je voudrais aussi insister au-delà de la question du financement et j'insistais sur les les programmes de flux variable d'ajustement sur un point qui est la besoin de prévisibilité, c'est-à -dire que on évoque les coms, il y en a eu un qui a été signé les coms il y a pas si longtemps qui a été remis en cause 6 mois plus tard. Alors effectivement, il y a des raisons. J'imagine que le travail du vote du budget, il ne m'a pas échappé que c'était pas non plus d'une simplicité biblique, si je puis dire.
Donc j'entends ces points. Ce qui est extrĂȘmement important, c'est de comprendre que le phĂ©nomĂšne de stop and go, c'est-Ă -dire des 6 mois qui dĂ©bouchent sur ce qu'a Ă©voquĂ© monsieur le rapporteur, c'est-Ă -dire bonjour messieurs, bah Ă©coutez lĂ on sait pu faire euh donc - 5 % pour tout le monde. Ăa a un effet absolument dĂ©lĂ©taire.
On est sur des phĂ©nomĂšnes qui ne permettent pas la prĂ©visibilitĂ©, qui ne prmettent pas d'ailleurs Ă mon avis d'engager des rĂ©formes structurelles en donnant du temps et qui sont quelque chose sur lequel effectivement la reprĂ©sentation nationale Ă la fois par son contrĂŽle sur le sur le le les budgets des programmes, j'allais dire mais au-delĂ sur ce travail lĂ en liaison avec le COM me semble absolument dĂ©terminant. C'est vraiment un point euh vous remercie et comme vous le savez parfaitement, je vous l'apprends pas, l'Ătat c'est pas exactement la reprĂ©sentation nationale. C'est deux choses diffĂ©rentes.
Les parlementairire n'ont cessĂ©, moi je suis vifrant de la commission d'affaires culturell, n'ont cessĂ© de demander les comes, de les avoir en temps et en heure, de pas les avoir aprĂšs qu'ils sont dĂ©jĂ mises en Ćuvre, c'est-Ă -dire aprĂšs les sĂ©chĂ©ances. Donc lĂ , sur ça, on est on est on est on est tout Ă fait alignĂ©. Juste d'un mot, j'aimerais vous faire rĂ©agir sur une question qu'on a posĂ© aux reprĂ©sentants de la filiĂšre cinĂ©matographique et ça m'a paraĂźt important d'avoir votre rĂ©ponse, mais vraiment d'un mot parce qu'on doit conclure Ă 20h.
La filiĂšre cinĂ©matographique d'une seule voix nous a dit qu'elle regrettait que des sociĂ©tĂ©s de production dont les capitaux seraient Ă majoritĂ© Ă©tranger puissent bĂ©nĂ©ficier d'aide. Est-ce que c'est votre position Ă©galement ? C'est-Ă -dire est-ce qu'aujourd'hui vous nous vous dites dans cette commission d'enquĂȘte que pour vous des sociĂ©tĂ©s de production qui auraient des capitaux Ă majoritĂ© Ă©tranger ne devrait pas bĂ©nĂ©ficier d'aide ou au contraire vous avez une vision diffĂ©rente.
Je vous pose la question parce que la filiÚre cinématographique avait voilà avait une position trÚs forte sur le sujet. Je parle sous votre contrÎle monsieur le rapporteur mais je vous laisse répondre et la pilette. Oui.
Bah, Ă©coutez, le syndicat de la production indĂ©pendante, comme vous l'avez dit, monsieur le prĂ©sident, est un syndicat unitaire et effectivement la mĂȘme position que dans l'Ă©pisode prĂ©cĂ©dent. Alors, sur cette sur cette question, je voudrais euh apporter quelques quelques prĂ©cisions. Si vous me permettez, bien Ă©videmment, vous allez avoir le loisir de d'auditer d'aitionner, pardon, les le groupe Media One puisque c'est de lui dont on parle, mais pas que.
Peut-ĂȘtre. Euh je voudrais dire tout d'abord que le siĂšge social de Mediawan est en France. Non mais alors pardon, on va Non mais je veux pas Attendez, non, pardon, excusez-moi.
On sait tout ça, on va les auditionner. Moi, ma question c'est est-ce que vous considérez, pardon, excusez-moi parce que je vous pose, c'est une question assez assez simple. C'est est-ce qu'aujourd'hui vous nous dites que une société qui a des capitaux, je parle pas Media One, moi je parle en général.
D'ailleurs, je sais mĂȘme pas si Miawan a des capitaux Ă©trangers, donc je prĂ©fĂšre ne pas parler de Media One, on va les auditionner, on aura une audition avec eux. Moi ma question elle est trĂšs simple, c'est est-ce que vous considĂ©rez qu'une entre une sociĂ©tĂ© de production qui aurait des capitaux Ă majoritĂ© Ă©tranger, encore une fois, je parle pas de mĂ©ia onean, je sais pas quel est leur capital, on en parlera avec eux, on aura des discussions avec eux, mais est-ce que vous votre position c'est de dire qu'une sociĂ©tĂ© qui aurait des capitaux Ă majoritĂ© Ă©tranger ne doit pas bĂ©nĂ©ficier d'aide publique vo qui Ă©tait la position de la filiĂšre cinĂ©matographique et la position du syndicat de la production indĂ©pendante ou est-ce que pour vous c'est pas le pardon, je vous ai un peu coupĂ© mais parce que voilĂ , je voulais pas penser que c'Ă©tait une question. Ouais.
Pardon, c'est une question qui est complexe parce que quand vous dites des capitaux Ă©trangers, jusqu'oĂč, Ă quel niveau et cetera. Donc ça me paraĂźt effectivement trĂšs compliquĂ© de d'y rĂ©pondre en en commentant juste en une affirmation. VoilĂ , mon camarade Cyril, elle a elle a eu la capacitĂ© Ă se raccrocher Ă la Ă la comment dire Ă l'audition prĂ©cĂ©dente pour pouvoir donner sa position.
Moi, je je pourrais quand mĂȘme prendre le prendre le temps de le dire. VoilĂ , je dire aujourd'hui, je vais vous prendre un autre exemple, on va dire dans le 440, il y a plein d'entreprises qui ont des capitaux Ă©trangers. Est-ce qu'aujourd'hui, on considĂšre que ces entreprises ne sont pas françaises ou sont pas europĂ©ennes ?
On va prendre un exemple qui est un peu plus proche de nous, Canal Plus, qui est cÎté à Londres aujourd'hui, qui est détenu à hauteur de 31,4 % par la famille Bolloré. Quand on regarde le capital aujourd'hui de Canal Plus, il y a plein de sociétés, enfin plein de banques, plein de fonds étrangers. Je les ai pas compté exactement, je sais pas à quelle hauteur et cetera.
Euh est-ce qu'aujourd'hui ça vient à l'idée de quelqu'un de dire que Canal Plus c'est pas une société française ? Non mais je j'entends votre réponse moi. Alors attendez, je vous ai fait réagir moi sur ce sujet-là , j'ai j'ai une position différente.
On a on a une diffĂ©rence avec le rapporteur et et c'est trĂšs bien d'ailleurs qu'on ait aussi des diffĂ©rences sur ce stud. J'ai pas exactement la mĂȘme vision. C'est pas que je vous c'Ă©tait pas ce que je pense je vous faisais rĂ©agir Ă une position trĂšs tranchĂ©e de la filiĂšre cinĂ©matographique qui nous disait trĂšs clairement devant la commission d'enquĂȘte les sociĂ©tĂ©s Ă majoritĂ© capitaux Ă©trangers pas d'aide public.
Je trouvais que c'Ă©tait assez fort. VoilĂ , vous avez une position plus nuancĂ©e, on l'entend et voilĂ , c'Ă©tait pour faire rĂ©agir. Moi, je vais aller dans le sens de StĂ©phane. il me semble important qui a qui a des notions qui qui Ă©mergent notamment une sociĂ©tĂ© de production Ă partir du moment oĂč le contrĂŽle est français au sens du code du commerce la question des capitaux comme l'a Ă©voquĂ© StĂ©phane au CAC 40 avec la part de volant qu'il y a et cetera, on aurait aussi donc moi je pense que cette notion de contrĂŽle est effectivement un point important et puis ce qui compte lĂ aussi ça rejoint un peu ce qui a Ă©tĂ© dit sur Canal Plus euh c'est le contrĂŽle Ă©conomique et crĂ©actif reste dans des mains françaises.
Ă partir de ce moment-lĂ , pour moi, la question des capitaux n'est pas totalement enfin en tout cas ne correspond pas. C'est ces Ă©lĂ©ments me semblent plus importants et doivent ĂȘtre mis en avant. Donc c'est effectivement une question complexe c'est dur de rĂ©pondre mais trĂšs clairement je m'inscris exactement dans dans la ligne et en disant attention euh on on c'est aussi quand mĂȘme me semble-t-il assez apprĂ©ciable d'avoir des champions français et qui forcĂ©ment c'est pour ça que je voulais vous faire rĂ©agir je pense que c'est peut-ĂȘtre pas les mĂȘmes enjeux pour la finir cinĂ©matographique ou lĂ il y a il y a un si prom le permet vous conclurez du coup c'est l'animation qui qui conclura Alors, c'est pas parce qu'on fait de l'animation qu'on vit au pays des bisou nours.
Je pense que la question des capitaux Ă©tranger n'est pas la seule. Ăvidemment, capitaux Ă©trangers intraeuropĂ©en, extraeuropĂ©en, c'est pas la mĂȘme chose. La question du contrĂŽle français, le contrĂŽle crĂ©atif, le contrĂŽle financier, le contrĂŽle managĂ©rial est aussi une question essentielle.
Euh le le seul critĂšre des capitaux euh et de la dĂ©tention euh Ă nos yeux en tout cas ne peut pas ĂȘtre euh le seul critĂšre et d'ailleurs on a parmi nous euh des sociĂ©tĂ©s qui ont euh des capitaux euh Ă©trangers. B merci beaucoup d'avoir rĂ©pondu euh Ă toutes nos questions et d'avoir permis cet Ă©change nourri de de quelques heures et et vous remercie aussi chacune et chacun d'entre vous de votre engagement.