Brandt, menace de liquidation du groupe - Christophe Chaillou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le ministre, en janvier dernier, l'entreprise Brant fêtait ses 100 ans. Dernier grand acteur du secteur de l'électroménager à concevoir et fabriquer ses produits sur le sol français. Florent de l'innovation, Brant est au cœur du quotidien des Français avec des marques connues vedettes, sauter d'auditriche et c'est une entreprise qui continuait à faire rayonner le savoir-faire français à l'international.
C'était une entreprise profondément ancrée dans nos territoires des nés à Lyon en passant par l'équin et la Rocheuron des sites qui ont été frappés par des restructuration précédentes. Brant aujourd'hui, ce sont 750 emplois directs structurés autour des sites de production majeure en région centre Val-Deloire à Saint-toin près de Vandô et surtout dans ma commune de Saint-Jean de la Ruelle dans le Loiré. Ce dernier héberge par ailleurs un pôle de recherche et d'innovation particulièrement important.
À ces sites industriels s'ajoute le service à prévente de Sergie Pontoise et le siège social de Malmaison. La menace d'une liquidation du groupe suite à l'annonce de placement en liquidation en redressement judiciaire et faute d'offre de reprise industrielle est source d'une très profonde inquiétude. Ce serait un drame non seulement pour les salariés et leurs familles mais aussi un renoncement inacceptable dans un contexte où la réindustrialisation de la France est par nous tous considéré comme une priorité.
Face à cette situation, les salariés portent un projet de reprise en scope. Les collectivités territoriales sont largement mobilisées autour du président de la région François Bonau avec le soutien de la préfète, du président de la métropole, les élus locaux, ceux de Vandô et de la région Île-de-France qui vient de les rejoindre. Le ministre de l'industrie est venu sur place témoigner de son soutien, engager l'État et depuis s'est mobilisé pour trouver des solutions.
La décision est imminente d'ici demain, monsieur le ministre. Et donc, ma question est très claire. Êtes-vous en mesure de nous confirmer qu'aujourd'hui le tour de table financier euh qui fait appel largement au pouvoir public est bouclé et que cela permettra avec le soutien de l'État de permettre la concrétisation de ce projet de scope et donc de sauvegarder l'emploi de ce florent industriel national.
Merci pour votre question. Bon, je vais répondre très rapidement et malheureusement non à votre question. Je ne suis pas la justice, je suis le gouvernement et c'est une décision de justice qui dans les heures qui viennent devraider décider si oui ou non le projet de reprise porté par les salariés est viable ou non.
Quand on a une entreprise industrielle qui est chère au cœur des Français avec des marques connues, vous l'avez dit, on doit tout faire pour essayer de les garder chez nous. Et face à ça, une personnalité qui souhaite organiser cette reprise par les salariés nous a proposé un projet de scope qui ne permettrait sans doute pas de sauver l'ensemble des salariés, mais quand même une grosse moitié d'entre eux, 370. Et j'en profite pour vous dire que pour les autres évidemment, on s'engagera à les accompagner dans les reconversions.
Donc, j'espère vivement que ce projet sera un succès. C'est la justice qui en décidera mais voilà, on croise les doigts. C'est une question d'heure et j'espère bien qu'on va y arriver.
Merci monsieur
Christophe Chaillou