Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewAssemblée nationale· 12 juin 2025 116 min

🔴 Audition de Bruno Le Maire sur les freins à la réindustrialisation de la France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ministre, député de l'heure, secrétaire d'État aux affaires européennes puis ministre de l'agriculture, je serai conseiller régional de Normandie. Plus récemment, de mai 2017 à septembre 2024, vous avez été ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Depuis lors, vous êtes devenu professeur invité au centre entreprise Enterprise for Society à Lausanne et conseiller stratégique extérieur au sein du groupe néerlandais ASML. leader de la fabrication de machines pour l'industrie du semi-conducteur leader européen et mondial.

Je vais vous passer la parole pour une intervention liinaire de quelques minutes qui précédera notre échange sous forme de questions et de réponses à commencer par celle de notre rapporteur. Nous avons collectivement jusqu'àviron 11h30 10h30. Je vous remercie également de nous déclarer tout autre intérêt public au privés de nature à influencer vos déclarations.

C'est le moment où je dois également déclarer en tant que président de la commission d'enquête que j'ai été votre collaborateur au ministère de l'économie et des finances. Auparavant, je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vous invite donc, monsieur le ministre, à lever la main droite et à dire je le jure.

Je le jure, monsieur le président. Merci, monsieur le ministre. Je vous avais la parole.

Merci monsieur le président. Monsieur le rapporteur, avant de commencer mon intervention, je rappelle que je suis conseiller spécial de l'entreprise néerlandaise ASML. Pour répondre à vos questions, je pense qu'il faut commencer par le début.

Donc comprendre pourquoi la France est la nation qui en 40 ans a perdu le plus d'emplois industriel parmi toutes les nations développées et qui a le plus délocalisé sa production. Les chiffres sont connus 2,5 millions d'emplois industriels perdus depuis 1974. La cause première également de cette désindustrialisation est connue, c'est le choc pétrolier de 1973. et la crise inflationniste qui en a résulté.

Mais ce choc aurait pu être surmonté, il aurait dû être surmonté s'il n'avait pas été accentué par la faillite des élites politiques et économiques de la nation. L'industrie française n'a pas subi que la mauvaise conjoncture. Elle a payé le prix d'une invraisemblable accumulation d'erreurs économiques, financières, politiques qui en 40 ans ont laminé notre industrie. de la retraite à 60 ans à l'augmentation massive des impôts de production, du baccalauréat pour tous à la dévalorisation des fleurs industrielles, de l'acharnement contre la filière nucléaire jusqu'au concept absurde d'industrie sans usine.

Tout a été fait par les élites économiques et politiques pour tuer notre industrie. Ils y sont arrivés ou presque. En 40 ans, la part de l'industrie de notre richesse nationale a été divisée par de elle est restée stable en Italie, elle est restée stable en Allemagne.

Cette tendance est-elle irréversible ? Nous avons montré en 7 ans que non. Avec le président de la République, avec la majorité comme ministre de l'économie et des finances, nous avons montré en 7 ans que la réindustrialisation était possible.

Les chiffres sont là et les faits sont têtus. Depuis 2017, nous avons ouvert plus de 600 usines. Nous avons créé de nouvelles filières industrielles comme les batteries électriques avec la vallée de la batterie du côté de Dquerc.

Nous avons créé 130000 emplois industriels. Nous avons revalorisé l'apprentissage. Nous avons rapatrier les turbines arabelles chez Alstom.

Nous avons relancé la filière nucléaire. Rien d'équivalent n'avait été fait depuis 40 ans. Nous pouvons donc reconquérir des parts de marché industriel si nous en donnons les moyens.

Mais je le dis sur la base de 7 années d'expérience comme ministre de l'économie en charge de l'industrie ou de l'énergie. Suffit pas de sauter comme un cabri sur sa chaise en criant redressement productif, réindustrialisation pour qu'il se passe quoi que ce soit. Il faut prendre des décisions.

Des décisions difficiles, des décisions lourdes et surtout des décisions qui ne changent pas tous les quatre matins. C'est ce que nous avons fait depuis 2017. Ce sont ces décisions que nous avons prises entre 2017 et 2024.

Et ce sont ces décisions qui ont donné les résultats chiffrés dont je vous ai parlé. Et je dois reconnaître avec un peu de tristesse que c'est la remise en cause de ces décisions autant que la conjoncture qui explique que la France de 2025 se remet à nouveau à détruire des emplois industriels, se remet à nouveau à fermer des usines et affaiblir son tissu productif en particulier de PME. Et je veux profiter de cette commission pour le dire avec beaucoup de clarté.

Si nous ne réagissons pas vite et fort, certaines filières seront demain dans une situation critique. Je pense en particulier à la filière automobile qui peut-être rayée de la carte en quelques années si nous ne prenons pas les mesures nécessaires face à la concurrence chinoise. Il n'y a pas de recette miracle pour la réindustrialisation.

Il y a simplement une stratégie à élaborer et à tenir sur le long terme ce qui n'est pas la première qualité de la vie politique française. Cette stratégie, elle doit faire l'objet d'un consensus national. Elle doit être soutenue par nos compatriotes.

Elle peut pas être uniquement le produit des élites. Elle doit être appliquée sur plusieurs décennies, pas plusieurs mois, pas plusieurs années, plusieurs décennies. Elle doit être définie autant au niveau national qu'au niveau européen.

Et avant même de définir cette stratégie, faut répondre à deux questions politiques majeures. La première, c'est que voulons-nous être au niveau national ? Est-ce que nous voulons être une nation de production ou une nation de consommation ? car tous ceux qui défendent l'idée de la réindustrialisation dans le fond n'ont pris que des décisions en faveur de la consommation et n'ont jamais eu le courage de prendre les décision fiscale, financière, économique nécessaire pour que nous soyons une grande nation de production.

Ma réponse est claire. La France a vocation à être une grande nation de production. Deuxème question, que voulons-nous être au niveau européen ?

Un grand marché ou une puissance ? Je me suis toujours battu pour une Europe de la puissance face aux États-Unis et face à la Chine. Une fois qu'on a répondu à ces deux questions et une fois seulement qu'on y a répondu avec franchise et sincérité, nous devons mettre en place les piliers d'une stratégie nationale.

Il y a pour moi quatre piliers d'une bonne stratégie industrielle. Ce sont ceux que nous avons mis en place depuis 2017. Ce sont ceux qui ont donné des résultats.

Ce sont ceux qui doivent être rétablis, renforcés pour donner des résultats encore plus prob. Le premier pilier, c'est la compétitivité. Il y a pas d'industrie sans compétitivité.

Faut juste rentrer dans le monde réel, sortir des mots politiques, des déclarations à l'emporte-pièce, des positions idéologiques. Une usine, c'est une usine, elle compétitive et le marché ne fait aucun cadeau et nos concurrents ne font aucun cadeau. On peut toujours vouloir la réindustrialisation, mais quand on a augmenté les impôts de production comme l'ont fait mes adversaires politiques depuis des années, on ne peut pas prétendre vouloir réindustrialiser la France.

Vous ne pouvez pas ouvrir une usine avec des impôts de production qui sont cette fois plus élevés que ceux de nos concurrents allemands ou italien. Le président de la République Emmanuel Macron n'avait pas proposé la baisse des impôts de production dans son programme. Je lui ai proposé en 2017 et nous l'avons mise en place contre tout le monde.

Et quand je dis tout le monde, c'est les oppositions. C'est une partie de la majorité. C'est une partie des élus régionaux.

Personne ne voulait la baisse des impôts de production. On me disait cadeau aux entreprises. Je persiste et je signe.

Sans augmentation des facilités financières des entreprises et sans baisse des impôts de production, il y a pas de réindustrialisation possible. Je suis favorable à la suppression définitive de la CVAE que j'ai fait baisser depuis 2017. Je suis favorable à la suppression de la C3S.

Je suis favorable à ce qu'on ne retouche pas à la stabilité fiscale que j'ai défendu bec et ongle depuis 2017, notamment avec un impôt sur les sociétés qui n'a jamais bougé, même en période de crise. La remise en cause de notre politique de compétitivité fiscale est une faute économique et une faute politique. Cette compétitivité fiscale, c'est pas un cadeau aux entreprises.

C'est la condition sinéquanon de la réindustrialisation de la nation française. C'est le rattrapage de 40 ans de folie fiscale. La compétitivité, c'est aussi notre énergie nucléaire.

Il y a pas de réindustrialisation possible si vous commencez à affaiblir le premier atout français qui est d'avoir du nucléaire. Il est stupéfiant, consternant, révoltant de voir comment certaines forces politiques se sont opposé à la relance du nucléaire ou au développement de cette énergie sans laquelle il n'y a pas d'usine possible. C'est le premier atout de compétitivité français.

Avoir de l'énergie décarbonée sûr, à bon marché. Mais qu'est-ce qui passe dans la tête des gens qui veulent à la fois ouvrir des usines et renoncer au nucléaire ? Les seuls que je trouve cohérents, c'est ceux qui vous disent "Nous, on veut la décroissance, on veut plus de nucléaire, on veut plus d'usine, on veut plus d'industrie." Je reconnais une certaine cohérence à ce discours.

Mais ceux qui vous disent qu'il faut relancer la production industrielle mais dans le même temps augmenter les impôts de production et en finir avec le nucléaire, ceux-là ont un petit poids dans la tête. La deuxième force et le deuxième pilier de la stratégie nationale, ça doit être la productivité. La productivité, c'est la modernisation de notre outil industriel.

Prenez la robotique. La France a loupé la révolution robotique et elle a tenu un discours qui ne résiste pas au fait comme toujours idéologique et pragmatique, comme toujours politicien et pas économique en disant les robots vont détruire les emplois. Et bien non, c'est exactement l'inverse.

Les robots améliorent la productivité, la productivité fait l'emploi. Il y a 180 robots pour 10000 salariés en France, en a 300 en Allemagne. Qui a réussi sa réindustrialisation ?

La France ou l'Allemagne ? Il n'y a donc pas de relance industrielle sans gain de productivité et il n'y aura pas de gain de productivité si nous ne réussissons pas la révolution de l'intelligence artificielle. Tous nos efforts doivent être faits pour compenser la marche que nous avons loupé sur la robotique par l'accélération du déploiement de la stratégie d'intelligence artificielle dans nos usines.

Sans productivité, pas d'usine et sans usine, pas de réindustrialisation. Ce que nous avons fait avec le programme France 2030, le soutien à l'innovation, la stratégie à l'IA sont donc des piliers de la reconquête de notre productivité et de notre industrie. Le troisème grand pilier, c'est la formation.

Et la formation, avant de parler là aussi de choses techniques, ce sont des choix fondamentalement politiques, c'est la revalorisation des métiers industriels. C'est expliquer à quel point ces métiers sont formateurs, rémunérateurs et dignes. Et je veux saluer de ce point de vue-là tout le travail qui a été fait notamment par Roland l'escur et par Gabriel Atal pour faire découvrir les métiers industriels, mettre en place des stages en entreprise dès la 3e et montrer ce qu'est la réalité de l'industrie aujourd'hui, c'est-à-dire des métiers innovants, techniques, formateurs et bien rémunérés.

Nous devons aller encore beaucoup plus loin dans ce domaineelà, revaloriser les filières professionnelles, en finir avec cet objectif absurde de 80 % d'une classe d'âge au baccalaurat qui objectif purement idéologique qui ne donne emploi, ni avenir, ni reconnaissance de la diversité des intelligences en France. Moi mon objectif c'est pas 80 % d'une classe d'âge avec un avec un baccalauréat, c'est 100 % d'une classe d'âge avec un emploi, un emploi qualifié, digne, intéressant qui correspond à votre intelligence. Ce sont ces combats idéologiques là qu'il faut mener si on veut réussir la réindustrialisation de notre pays, sinon nous n'y arriverons pas.

Enfin, le 4è pilier de cette stratégie, ce sont les filières. La logique de filière doit guider nos choix. La réindustrialisation, ça veut pas dire qu'on va faire revenir des quatre coins de la planète toute la production manufacturière qui existait en France au 19e siècle.

Ça c'est un mensonge et une illusion. Nous n'y arriverons pas. Ça n'est ni possible ni même souhaitable.

La réindustrialisation, cela veut dire d'abord protéger l'existant, soutenir nos filières d'excellence, l'aéronautique, la pharmacie, le luxe. Je le dis à tous ceux qui nous disent "Vous avez trop dépensé pendant la période du Covid." Très bien.

Si nous n'avions pas protégé la filière aéronautique, les sous-traitants, la filière du luxe, la filière des biotechnologies ou la filière de la pharmacie, nous aurions perdu toute notre base industrielle et il y aurait même pas de réindustrialisation possible parce que sans base industrielle, il y a pas de réindustrialisation possible. Il était nécessaire et était juste de soutenir ces filières industrielles d'excellence en France. Et puis ensuite, il faut développer sur cette base là de nouvelles filières industrielles en faisant des choix.

Je pense aux batteries, je pense à hydrogène vert, je pense au quantiques, je pense aux semi-conducteurs sur lesquels nous avons les atout stratégique pour réussir la relance industrielle française. Cette stratégie nationale, elle serait, pour parler en bon français, West of Time et West of Money sans stratégie européenne. Et là aussi, je profite de cette commission pour vous parler avec toute la liberté, toute la franchise de celui qui n'est plus dans la vie politique.

Ça ne sert absolument à rien de développer de l'argent, des moyens et une ambition industrielle nationale si nous ne gagnons pas les batailles européennes. Et ces batailles, j'en ai gagné un certain nombre et je considère qu'il faut les poursuivre et en gagner d'autres. Nous en avons gagné au moins cinq.

La première bataille que nous avons gagné, c'est de remettre au goût du jour le mot de politique industrielle. Quand j'ai commencé comm économie en 2017, nos amis allemands ne voulaient pas entendre parler de politique industrielle. La Commission européenne ne voulait pas entendre parler de politique industrielle.

Cela sentait trop le colbertisme et l'industrie à la française. Mais au bout du compte, chacun s'est rendu à l'évidence. La Chine a une stratégie industrielle.

Les États-Unis ont une stratégie industrielle qu'ils tiennent sur 10, 15, 20 ans, ben ils ont les résultats. Donc il faut une politique industrielle européenne. Et je suis fier d'avoir été le premier avec Péter Altmeer à remettre les deux mots stratégie industrielle européenne, politique industrielle au goût du jour, notamment avec le manifeste pour l'industrie que nous avons publié en 2019 avec Peter Altmer et qui appelait à la relance d'une véritable politique industrielle européenne.

Je le dis là aussi avec force, nous ne résisterons pas à la planification militaire chinoise sans une stratégie de long terme industrielle européenne. La deuxième bataille que nous avons gagné, c'est celle du nucléaire. Je rappelle qu'en 2017, ce que je suis arrivé comme ministre de l'économie, le nucléaire n'était pas considéré comme une énergie décarbonée.

Nous avons livré une bataille farouche notamment avec Agnies Panier Runaché et nous avons gagné cette bataille pour que le nucléaire soit inclus dans la taxodomie européenne comme énergie décarbonée. Alors au-delà de toute cette technique à laquelle personne ne comprend rien, ça veut juste dire vous avez de l'argent ou vous n'avez pas d'argent pour le nucléaire. Vous êtes hors de la taxonomie, il y a pas une banque, il y a pas un fond d'investissement qui viendra investir dans le nucléaire.

Vous êtes dans la taxonomie et considéré comme une énergie décarbonée, vous avez accès au financement. Donc cette victoire a été une victoire décisive pour l'avenir de la filière nucléaire française. Troisème victoire que nous avons obtenu, celle des subventions publiques.

Je me suis battu pendant des années pour que la Commission européenne accepte que l'État français ou l'État allemand ou l'État italien puisse subventionner son industrie comme la Chine a massivement subventionné son industrie et comme les États-Unis avec l'inflation production act subventionnent massivement leur outil industriel. Nous avons là aussi gagné cette bataille et j'ai obtenu notamment avec les PIC que nous puissions mettre en place des dispositif de subvention à l'industrie notamment pour les industries naissantes et sans ces subventions, il n'y aurait pas eu de filière de batterie dans le nord de la France. Nous avons également avec la loi industrie verte utilisé cette faculté qui nous avait été donnée par la commission. 4è bataille que nous avons gagné, la protection du marché.

L'idée qu'on peut gagner la bataille industrielle uniquement sur la base d'un marché libre et ouvert ne résiste pas à la réalité des faits. Pour une raison qui est très simple, c'est que les autres ne jouent pas les règles du jeu. Donc si vous êtes les derniers à jouer les règles du jeu que plus personne ne respecte, et bien vous vous faites éliminer.

Et c'est comme cela que l'industrie européenne est menacée d'élimination. Moi, je suis très favorable à la règle du jeu. Je veux juste que tout le monde les respecte.

La Chine comme les États-Unis. Nous avons cru naïvement quand la Chine est entrée à l'Organisation mondiale du commerce qu'elle allait le doigt sur la couture du pantalon respecter les règles de l'OMC. Elle n'en a respecté aucune et elle les a toutes contourné.

Elle a massivement subventionné l'émergence de filière industrielle avec d'ailleurs un succès que je salue, je reviendrai sur le véhicule électrique. C'est stupéfiant ce que la Chine est arrivée à faire, mais elle s'est pas embarrassée de respect des règles de l'OMC. Donc, il serait bon, et je suis fier d'avoir obtenu cette victoire là, que l'Europe apprenne à se protéger, à défendre ses intérêts, à défendre ses usines, à défendre ses industries, à défendre ses ouvriers, à défendre ses ingénieurs, à nous défendre. plutôt qu'à défendre une idéologie.

C'est ça qu'on attend de l'Union européenne, nous défendre et pas défendre une idéologie. Le combat pour la mise en place de tarifs contre les véhicules électriques chinois est un combat dur. Nous l'avons gagné et il y a désormais des tarifs doués sur les véhicules électriques chinois.

Ça n'est que justice. Ils ont été subventionnés pendant 15 ans. Ils ont des prix qui sont plus que compétitifs.

Il est normal que nous les taxions à l'entrée sur le marché européen. Est-ce que cela suffira ? Non.

Est-ce qu'il faut rentrer dans une guerre commerciale avec la Chine ? Non. Mais rétablir l'équité, c'est le rôle de la politique et c'est l'honneur de la politique.

Je suis fier d'avoir obtenu la mise en place de mesure de protection douanière contre la concurrence inéquitable qui n'est livrée par l'industrie chinoise. Enfin, le dernier volet, c'est la simplification des règles. Nous avons obtenu la simplification et la suspension de la directive CSRD et un examen global de la politique normative de la commission.

Tout cela va dans la bonne direction. Donc je le redis, aucune réindustrialisation nationale n'est possible sans livrer ces batailles européennes. Je conclurai en vous disant que pour la première fois depuis 40 ans, nous avons stoppé l'hémorragie industrielle nationale et relancé notre production industrielle.

Et si j'ai un motif de fierté de ces 7 ans passés à Ber, c'est ses ouvertures d'usine et ses créations d'emploi industriel. Est-ce que c'est suffisant ? Non.

Est-ce que c'est fragile ? Oui. Et je dirais même pour être tout à fait honnête, très fragile car il faut être lucide.

On ne revient pas sur 40 ans d'erreur politique, économique et financière uniquement en 7 ans. C'est une affaire de plusieurs décennies. Il faut être lucide également face à l'explosion de la concurrence chinoise et à l'agressivité de notre partenaire américain qui a mis en place l'Inflation Reduction Act en pleine guerre en Ukraine et en pleine explosion des prix de l'énergie.

Dans ce contexte-là, des PS entiers de notre industrie européenne sont menacés de disparition. La première vertu politique, c'est la lucidité. Dépend entiers de notre industrie européenne sont menacés de disparition.

L'acier, l'automobile, la chimie sont à risque. Suffit de prendre un chiffre. Dans les années 90, la Chile ne produit aucune voiture.

En 2025, la Chine produit 30 millions de véhicules sur les 80 millions qui sont produits à travers la planète. C'est vous dire le caractère vertigineux de l'expansion industrielle chinoise. La Chine produit plus de 50 % des biens manufacturés de la planète.

Ça n'est jamais arrivé dans l'histoire de l'humanité. Jamais les États-Unis, jamais l'Europe n'ont une telle part de production manufacturière dans le monde. Donc soit nous accélérons nos efforts et nous pouvons y arriver.

Il faut pas ralentir nos efforts, il faut les accélérer. Il faut pas réduire nos efforts, il faut les amplifier et massivement. Je voudrais donc dans mes derniers mots profiter de cette commission d'enquête pour lancer un appel pressant à la stabilité de notre politique industrielle nationale, à la baisse des impôts de production, à la stabilité fiscale et la stabilité de l'environnement économique national.

Je voudrais lancer un appel press à la poursuite de la simplification des règles nationales, notamment en supprimant un certain nombre de commissions qui empêchent aujourd'hui l'ouverture d'usine et la mise à disposition de sites industriel et de terrains industriels dont nous avons besoin. Je voudrais profiter de cette commission pour lancer un appel pressant à la démultiplication des efforts européens, à la mise en place immédiate de l'Union des marchés de capitaux qui est la seule à même de donner les financements nécessaires à notre industrie, au développement de filières comme les semiconducteurs, à la protection de notre marché et à la simplification des normes. Sans cette prise de conscience et sans ces décisions, c'est l'avenir de l'industrie européenne et française au 21e siècle. qui sera menacé.

Merci monsieur le ministre pour votre propos liminaire très détaillé. J'ai plusieurs séries de questions rapides avant de passer la parole à monsieur le le rapporteur. D'abord une série de questions sur des décisions à l'échelle nationale que nous devons prendre.

Vous avez longuement évoqué dans votre proposinaire la politique de l'offre. Un certain nombre de groupes politiques ont appelé à vaincre la politique de l'offre dans le dernier PLF en remettant en cause ce que ce que vous avez évoqué à savoir ce qui a été bâti depuis 7 ans sur la stabilité fiscale et la baisse des impôts. Que pensez-vous de cette déclaration ?

Faut-il coûte que coûte poursuivre et continuer la politique de l'offre ? vous en avez déjà euh évoqué le sujet, mais de quoi la politique de l'offre est-elle le nom dans les années qui viennent ? Deuxième question concernant l'échelle nationale, le financement de notre protection sociale et notamment de nos retraites et la capacité via un régime de retraite par capitalisation à éviter de faire peser sur les générations qui viennent un système qui est hors de contrôle qui est celui de la répartition et l'opportunité pour nous de bâtir des fonds de pension français et européens pour financer notre propre industrie.

Quel regard portez-vous à la fois, je dirais théorique, académique, philosophique, mais aussi politique sur sa faisabilité de la mise en œuvre d'un pilier de capitalisation qui nous permettrait à la fois de financer la retraite de ceux qui la méritent, à savoir tous les Français, notamment ceux qui travaillent et puis de deux, l'opportunité de financer notre propre industrie via ce pilier. Je vous remercie. Bien, sur la boutique de l'offre, euh je pense que malheureusement le terme n'est pas compris.

Donc je mets aucune idéologie là-dedans. J'ai juste une vision de l'avenir de mon pays que je défends depuis près de 25 ans d'engagement politique pour la France et les Français. Je l'ai fait comme ministre de l'agriculture, je l'ai fait comme ministre de l'économie.

Je crois à la production nationale. Il y a pas de grande nation en production agricole ni production manufacturière. Et dans un temps où le risque de retour des pandémies est élevé, dans un temps où la réorganisation des chaînes de valeur se fait à une vitesse accélérée et où l'Union européenne est prise en étau entre la Chine à l'Est. les États-Unis à l'Ouest.

Je sais pas s'il faut appeler ça polique de l'offre, appelez ça comme vous voulez. Je dire je m'en fous. Mais en revanche, on a besoin d'usine, on a besoin de production manufacturière, on a besoin d'indépendance de production, on a besoin de production agricole, on a besoin de créer de la valeur sur notre territoire national et européen.

Donc, je ne mets aucune idéologie là-dedans. Il y a que le résultat qui compte pour moi. Je pense qu'on peut pas garantir un avenir serein pour nos compatriotes s'il n'y a pas des débouchés en terme d'emploi, de créativité, d'innovation, de création de valeur beaucoup plus ouvert que ce que nous avons aujourd'hui.

Prenez la filière des batteries électriques. La partie n'est pas encore gagnée. Je le dis avec beaucoup de lucidité.

On a vu ce qui s'est passé pour certaines grandes entreprises de batterie. Mais enfin quand vous avez à côté de Dquerc ACC, je m'y suis rendu qui ouvre avec des milliers de mètres carrés d'usine, des machines, des ouvriers, des ingénieurs, des techniciens de maintenance, c'est bon pour le pays, c'est bon pour le bassin d'un carquoi, c'est bon pour l'avenir de la nation. Quand vous ouvrez un ensemble d'électrolyse pour l'hydrogène, c'est là aussi des emplois, des emplois qualifiés, des emplois bien rémunérés.

Quand vous créez de nouveaux réacteurs nucléaires et que vous ouvrez de nouveaux EPR ou que vous travaillez sur les réacteurs modulaire de nouvelle génération, que vous travaillez sur la fusion nucléaire, c'est toute une filière de l'ouvrier jusqu'à l'ingénieur le plus qualifié, du chaudronier jusqu'au scientifique en physique nucléaire qui tout d'un coup trouve une place dans la société permettent à la France de réussir. simplement il y a des conditions pour ça parce qu'il y a une compétition. Donc ces conditions, c'est la politique économique qui est menée appelé la politique de l'offre, politique industrielle, politique de production nationale, comme vous voulez.

C'est tout simplement des faits et des réalités. Il faut être compétitif sur le plan fiscal. Il faut pouvoir ouvrir les usines rapidement parce que le temps est absolument décisif.

Qu'est-ce qui justifie qu'on est commission nationale du débat public qui rajoute 4 à 6 mois ? Moi, je suis favorable à suppression de la commission nationale du débat public pour accélérer le développement industriel parce que les autres nations n'ont pas ce type de contrainte et on peut parfaitement avoir un débat sans avoir une CNDP. Il faut que nous simplifions nos règles.

Il faut que nous formions, il faut que nous garantissions l'avenir d'une énergie décarboné à Bakou comme je l'ai indiqué. C'est ça la politique de l'offre. C'est tout simplement les conditions nécessaires pour rester une nation de production.

Et j'ai toujours défendu depuis 25 ans cette idée que la France est fondamentalement dans sa culture, dans ses trip, une nation qui aime produire, une nation qui aime créer et pas uniquement une nation de consommateur. Et tant que j'aurai la possibilité de m'exprimer publiquement, je défendrai cette idée de la nation française qui crée, qui produit, qui invente. Ensuite sur la capitalisation, j'ai vu que la capitalisation était à la mode.

Très bien. Je crois avoir défendu cette option dans un ouvrage s'appelle La Voix française publiée début 2024. Donc je vous serai pas surpris si je vous dis qu'effectivement je suis favorable.

Là aussi parlons très simplement. À ce qu'on permette aux gens de mettre de l'argent de côté pour préparer le mieux possible leur retraite ? Je me méfie de tous ces mots auxquels les gens comprennent pas forcément grand-chose et peut-être moi-même par moment je je pense qu'on peut être trompé par les mots.

D'abord, la capitalisation, pas moi de le dire, elle existe existe déjà notamment pour les fonctionnaires qui on cette possibilitélà, je vois pas pourquoi on l'ouvrirait pas à l'ensemble des Français. En deuxième lieu, je veux rappeler que nous avons mis en place, vous étiez à l'époque mon conseiller, monsieur le président, un outil qui est un outil de capitalisation qui s'appelle le PER, produit des panneurs retraite, qui a été un immense succès parce que on a simplifié les règles, on a donné un avantage fiscal à ce PER qui est très important et je l'ai fait en me battant, souvenez-vous, contre mes services et nous avons laissé la possibilité pour l'ensemble des citoyens de sortir en rentre. ou en capitalisation, bah moyen en quoi, c'est un énorme succès le PER et c'est une forme de capitalisation tout simplement permettre à chacun de mettre de l'argent de côté pour préparer sa retraite.

Moi, je suis même favorable à ce qu'on mette à disposition des Français, à la naissance de chaque français, un fond, un produit d'épargne qui pourrait être abondé d'ailleurs au départ par l'État, qui ensuite serait abondé au fur et à mesure par les parents jusqu'à la majorité, puis par le citoyen au-delà de sa majorité dans des conditions fiscales très attractives et qui lui permettraient d'avoir un pécule qui grandit année après année et profiter du fait que ces C'est sur les marchés queon a les meilleurs rendements. Donc je vois pas pourquoi les meilleurs rendements seraient réservés à des investisseurs privés et pas aux citoyens. Moi, je veux que le citoyen, il ait le meilleur.

Donc, donnons-lui la possibilité d'avoir un produit des PAMES naissance qui pourrait être abondé par l'État pour donner ses intitations, qui sera abondé ensuite à partir de 18 ans par la personne qui travaille, qui serait libérable au moment de la retraite sauf accident de la vie et qui permettrait à chacun en France de bénéficier des bons rendements des marchés. Et tout cela permettra effectivement de favoriser le financement de notre industrie. C'est vertueux pour les citoyens, c'est vertueux pour notre économie.

Merci monsieur le ministre. Deuxème question concernant l'échelon national. Avant de vous poser une troisème série de questions sur l'échelon européen et de passer la parole notre rapporteur, pouvez-vous revenir quelques minutes sur votre réponse à la crise Covid ? parce que les mêmes qui vous font le reproche aujourd'hui d'avoir investi cet argent des Français pour sauver l'industrie française était unanime à l'époque selon moi à soutenir votre politique pour faire face à cette à cette crise.

Pouvez-vous nous redire un mot de la stratégie qui avait été la vôtre d'abord pour faire face à cette crise et puis ensuite peut-être un mot sur votre politique d'investissement postcise, je dirais à travers les plans France Relance et France 2030 qui ont permis d'investir dans l'appareil productif français à la suite de la crise Covid. Je vous remercie. Alors, c'est le chambre de la vie politique hein de retrouver des gens.

Je je pense par exemple à un chef d'entreprise, une très grande entreprise, je donnerai pas son nom par sympathie pour la personne ou pas le mettre en difficulté qui est venu me voir trois fois dans mon bureau et qui m'a dit pendant la crise du Covid, vous donnez pas assez, vos dispositifs sont pas assez généreux, on ne va pas s'en sortir sur le chômage partiel. Il faut que ce soit 100 % de prise en charge par l'État, pas 90. Sur les aides directes à l'industrie.

Notre industrie est menacée, il faut que vous soyez beaucoup plus généreux. Il faut vous déplafoniez les industries. Sur les PGE, on veut des taux à zéro.

Je me souviens de cette personne, je la vois physiquement en face de moi. C'est la même que j'ai retrouvé avec beaucoup d'étonnement un matin sur une chaîne d'information grand public disant "Mais c'est scandaleux ce qu'a fait monsieur le maire. Il a trop dépensé pendant la crise du Covid.

Il a ruiné le pays. Prendre ça avec philosophie. C'est une fois encore le les charmes de la vie politique où on dit tout et sont contraires et où les mêmes retourne rapidement leurs vestes.

Les mêmes qui vous accusaient d'être trop économe pendant la crise du Covid vous ont accusé le lendemain d'être trop dépensié. Moi, j'estime que nous avons fait ce qui était nécessaire pendant la crise du Covid et l'enjeu était très simple. Est-ce que vous laissez oui ou non disparaître les filières industrielles françaises ?

Je prends un exemple très simple, c'est l'aéronautique qui était un sujet de préoccupation absolument majeure. Je rappelle qu'ils arrivent plus à se fournir en titane, que les éponges de titane qui venaient de Russie tout d'un coup, il y en avait plus, qui avait plus de vente d'Airbus, que tous les sous-traitants derrière tout l'écosystème en Normandie, je tiens particulièrement et évidemment en Occitanie était menacé et une fois que ça a disparu, ça ne rouvre jamais. C'est une chose que j'ai apprise comme ministre de l'agriculture.

J'étais 3 ans ministre de l'agriculture. Lorsqu'une ferme disparaît, elle ne rouvre jamais. Donc il faut tout faire pour protéger lorsqu'il y a une crise.

Et je pense que ce que nous avons fait pour la crise du Covid était juste et était nécessaire. C'était notre stratégie protéger la base industrielle française. Ensuite sur France Relance sur 100 milliards d'euros, il y a plus de 10 milliards d'euros qui ont été consacrés au PME industriel.

Et il y a de multiples exemples que je pourrais citer dans le médicament, dans les biothèques, dans les matériaux de base sur lesquels nous avons permis de relancer la production industrielle grâce à France Relance sé de France 2030. Je pense que là aussi c'est une très bonne initiative. Je dis simplement, j'ai eu l'occasion de le dire, que France 2030 doit être consacrée de manière exclusive à l'industrie et à l'innovation et que parfois comme toujours en France, on a pu céder à la tentation du saupoudrage en distribuant quelques dizaines de millions d'euros ici ou là à des filières qui n'en avaient pas nécessairement besoin.

Cibler et choisir, c'est aussi la clé d'une bonne politique industrielle de ce point de vue-là. France 2030 qui fait par ailleurs un travail remarquable et nécessaire aurait avantage à cibler sur l'industrie et l'innovation. Dernière série de questions pour ma part, vous avez longuement évoqué les batailles européennes que vous avez mené.

Je voulais évoquer deux autres sujets liés à celle-ci. D'abord la question du financement de l'industrie européenne à la fois sur le volet de la dette en commun qui a été l'un des grands combats menés face à la crise Covid et puis je dirais le plan le produit d'épargne européen qui a été créé depuis maintenant quelques années. Pouvez-vous nous donner votre point de vue sur le fonctionnement de ces outils et savoir s'ils ont répondu à leur objectif de financement ?

Deuxème question concernant la politique européenne et concerne les PIC. Euh vous avez exposé votre votre vision des industries européennes et de la nécessité de planifier notre politique industrielle pour faire face à celle de la Chine et des États-Unis. Considérez-vous aujourd'hui que les alliances industrielles incarnées par les PIC sont à la hauteur des enjeux et comment nous recommanderiez-vous de proposer des des évolutions pour les intensifier, pour les faire grandir et pour les développer ?

Je vous remercie. Sur le financement européen, je me suis battu pendant 7 ans pour mettre en place le nom des marchés de capitaux et nous n'y sommes pas arrivés et j'ai peur que nous soyons toujours pas dans la bonne direction. C'est un handicap majeur dans la voie de la réindustrialisation européenne pour une raison qui est très simple.

L'industrie, ça coûte cher, c'est basique mais ça coûte très cher. Ça consomme énormément de capital. Quand vous ouvrez une usine automobile, bah il faut mettre les murs, il faut construire l'usine, faut acheter le terrain, faut acheter des machines qui sont extrêmement chères, il faut faire des chaînes de production, il faut recruter des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers.

Tout ça est intensément capitalistique. Sans l'union des marchés de capitaux, l'Europe ne gagnera pas la bataille industrielle. Et j'irai même encore plus loin.

Sansion des marchés de capitaux, l'Europe perdra. son industrie. Tout simplement parce que pour garder son industrie, bien faut continuer à innover, avoir des produits sur lesquels vous dégagez le plus de valeur.

Et l'innovation a besoin de financement. Or, ce financement, vous le trouvez aux États-Unis, vous le trouvez en Chine, vous le trouvez dans les pays du Golf, mais vous ne le trouvez pas dans le marché européen parce que il est fragmenté. Il y a pas de marché unique c'est une illusion.

On emploie des mots qui correspondent pas à la réalité. Il y a pas de marché unique. Il y a un marché unique des consommateurs mais il y a pas de marché unique financier.

Il y a 27 marchés financiers différents. Donc si vous levez du capital, vous pouvez le lever à Paris, vous pouvez le lever à Berlin, à Francfort, à Rome, mais vous le ne levez pas au niveau européen parce que les règles de financement, les règles de faillite ne sont pas les mêmes et qu'il n'y a pas du nom des marchés de capitaux. C'est une urgence vitale absolue.

Prenez un exemple auquel je suis évidemment très attaché qui est celui des semi-conducteurs. L'Europe veut-elle oui ou non avoir des semi-conducteurs ? Les semi-conducteurs, c'est le pétrole du 21e siècle.

Vous en avez, vous êtes puissant. Vous n'en avez pas, vous êtes hors jeu. Tout simplement parce que les semiconducteurs sont partout.

Ils sont dans ce micro, ils sont dans cet iPhone, ils sont dans votre portable, ils sont dans ces éclairages, ils sont dans les voitures, ils sont dans les avions, ils sont dans les satellites, ils sont dans les fusées, ils sont dans la domotique, ils font tourner le monde. Si vous n'en avez pas, vous êtes hors jeu, vous êtes hors circuit. Simplement, il faut savoir comment est-ce qu'on se dote de ces semi-conducteurs, de quels atouts nous disposons et qu'est-ce qui est réaliste.

La première stratégie européenne sur les semiconducteurs qui s'appelait le chips act disait "On va atteindre 20 % de part de marché d'ici 10 ans." C'est n'importe quoi. Et je pense que la politique qui dit des choses qui sont n'importe quoi par rapport à la réalité, c'est pas une bonne politique.

Je pense que si on arrive à maintenir une part de marché dans les semi-conducteurs de 9 à 10 %, ce sera déjà très bien et qu'on doit se fixer 10 %. Pour que cette stratégie réussisse, il faut que on ait accès aux terres rares qui sont dans ces semiconducteurs, qu'on ait des productions, qu'on a de la diffusion et qu'on ait des clients. Il faut en deuxème lieu qu'on se pose la question de savoir si l'Europe veut avoir accès au semiconducteurs technologiquement les plus avancés. ou si nous restons sur des semi-conducteurs de 35 nanomè qui sont utilisés actuellement dans l'industrie automobile.

J'ai la ferme conviction qu'une stratégie efficace suppose d'avoir accès au semiconducteurs de 2 nanomè qui permettront de miniaturiser l'iPhone qui seront indispensables dans l'industrie de défense. Ça suppose de faire venir une entreprise comme TSMC, l'entreprise taïwanaise en Europe. Au cas où ça vous aurait échappé, la première personne que le président Trump a reçu dans le bureau oval, c'est le patron de TSMC.

C'est pas un hasard parce que les Américains ont parfaitement compris l'enjeu stratégique majeur derrière les semi-conducteurs. Ils savent parfaitement que ce qui a fait gagner un certain nombre de guerres aux États-Unis dans les 40 années passées, c'est le fait d'avoir pu équiper leurs missiles, leurs défenses en semi-onducteur de pointe. Il y aura pas d'industrie de défense européenne et pas d'industrie tout court si nous ne gagnons pas cette bataille des semi-conducteurs et le coût du développement de capacité de semiconducteur à la fois généraux pour l'industrie automobile ou deux pointes pour l'industrie de défense, je l'estime entre 50 et 100 milliards d'euros par an.

Donc si vous n'avez pas du nom des marchés de capitaux et de capacité à lever ces sommes-là, mais vous êtes hors jeu. C'est comme quelqu'un qui va s'acheter un appartement de 200 m² qui va lui coûter plusieurs millions, qui n'a pas le premier euro et qui n'a pas de banquier, bah ça va pas marcher, il va pas l'acheter son appartement. C'est exactement la même chose pour les semi-conducteurs.

C'est pour moi une des deux ou trois filières critiques sur lesquelles l'Union européenne doit s'engager et ça suppose ce financement européen et cette union des marchés de capitaux. Sur les PIC, c'est un bon début mais c'est pas assez. C'est trop compliqué, trop lent.

Et à la vitesse à laquelle vont la Chine et les États-Unis, il y a urgence à simplifier et à accélérer la mise en œuvre des PIC. Je redis à quel point je suis préoccupé pour l'industrie automobile, ça va très très vite. Et donc il y a urgence à permettre à notre industrie automobile de réussir dans un environnement concurrentiel qui est devenu féroce.

Je considère que au-delà des pièces qui sont, je le redis, trop lents et trop compliqués, qu'il faut simplifier et accélérer, il est indispensable de repenser notre stratégie d'industrie automobile. Faut regarder les faits parce que l'industrie, c'est des faits et c'est des chiffres et c'est la brutalité du réel l'industrie. Nous sommes aujourd'hui à 18 % de part de marché pour les véhicules électriques.

On est très loin de nos objectifs. Nous ne tiendrons pas l'objectif de 2035. Donc il faut que au moment de la clause de rendez-vous de 2026, nous regardions quelles sont les options pour que notre industrie automobile réussisse dans les années qui viennent.

Mais on va pas rester deux pieds dans le même sabot à continuer à dire 100 % d'électrique en 2035, tout est interdit à partir de 2035 et on bouge pas. Ça c'est du dogmatisme là où il faut du prmatisme. Je suis persuadé que l'Union européenne peut réussir sa transition vers le véhicule électrique mais on voit bien qu'aujourd'hui nous sommes en train de dévier par rapport à nos objectifs.

Donc il faut corriger le tir avant que la fusée se crache. Est-ce qu'il faut par exemple redonner une marge de manœuvre pour l'hybride rechargeable ? Pourquoi pas ?

J'ai pas la solution. Je suis pas LCA des Méo, je ne suis pas industriel automobile, mais j'ai mes idées sur le sujet. Je considère qu'il faut réouvrir les options pour voir comment est-ce que nous tenons notre stratégie de décarbonation sans affaiblir notre industrie automobile et en ouvrant des options, par exemple sur l'hybride rechargeable, par exemple sur des véhicules qui sont autonomes jusqu'à 150 km sans remettre en cause le calendrier, ça je pense que ce serait une mauvaise chose, mais en diversifiant les options qui sont ouvertes à nos industries à l'automobile.

Merci monsieur le ministre. Monsieur le rapporteur, pardon. Je vous remercie.

Merci monsieur le président. Monsieur le maire, je vous remercie pour vos propos liminaires. Il nous apparaissaiit évidemment indispensable, même si vous n'êtes plus en fonction aujourd'hui, de vous inviter étant donné que vous avez conduit la politique économique de la France pendant près de 7 ans.

J'aurai au moins quatre séries de questions et je vois que le temps nous est compté puisqu'il me reste un peu moins d'une demi-heure pour échanger avec vous. Euh aussi je tenterai de faire concis et je vous demanderai autant que faire ce peut de faire de même s'il vous plaît. Première série de questions pourtant euh à porortter relativement général pourtant sur votre conduite de la politique industrielle.

Euh trois questions à ce titre. Nous avons reçu il y a quelques temps Arnaud Mondbourg qui nous a fait l'éloge des contrats de filières pour développer des filières industrielles. Pourquoi avoir refusé d'adopter cette méthode ?

Quelle justification apportez-vous sur le fait que ces méthodes selon vous visiblement ne pouvaient pas permettre le développement de filière industriel dans notre pays pour ne pas les avoir reprises ? Deuxème question, vous l'avez légèrement évoqué mais concernant le plan France 2030. Alors évidemment, il se concentre essentiellement d'une part sur les innovations de rupture dans le cadre de d'investissement massif, d'autre part sur l'aide à la décarbonation et le soutien à des acteurs dit émergents, autrement dit pour caricaturer des des start-ups.

C'est une intention louable. seulement euh comprenez-vous quand le tissu industriel de base, à savoir nos PME et nos ETI nous affirment se sentir négligés, comprenez-vous justement que euh ce plan néglige notre socle industriel de base avec du recul, ne pensez-vous pas qu'il aurait mieux valu euh rééquilibrer davantage euh les investissements en faveur d'un côté des innovations de rupture et de l'autre de notre socle industriel de base ? Et enfin 3è question, ça a été brièvement évoqué mais pour faire face à la crise du Covid, vous avez largement développé les prégaranties d'état que nous avons soutenu évidemment.

Il reste à peu près 32 milliards d'euros à rembourser aujourd'hui. On voit bien que beaucoup d'entreprises peinent désormais à rembourser ces PGE. Êtes-vous favorable, comme l'a proposé Arnou Montbourg et quelques autres acteurs, à l'extension des euh à à l'extension euh des remboursements jusqu'à 10 ans des PGE, voire carrément à la transformation pour certains pour certaines entreprises particulièrement en difficulté euh en fond propre de ces PGE.

Je vous remercie pour vos trois réponses. Alors, je vais suivre vos indications être rapides. Moi, je crois aux stratégies de filière.

Je me méfie de tout ce qui est trop directif pour les entreprises. Nous avons créé des filières dans un certain nombre de domaines, défin des stratégies de filières, ça me paraît plus efficace que des obligations imposées aux industriels et à leurs sous-traitants sur France 2030. Je vous le redis, je pense qu'il est nécessaire de recentrer les investissements de France 2030 sur les priorités industrielles.

C'est quelque chose qui est très difficile parce que dès que vous mettez à disposition de l'économie 54 milliards d'euros, tout le monde vient toquer à la porte en essayant d'avoir des miettes du festin. Il faut être ferme et tenir sur la priorité donnée à l'industrie et à l'innovation industrielle. et je fais confiance évidemment à France 2030 pour tenir ce cap là sur les PGE.

Je rappelle que j'ai déjà donné une année supplémentaire de délai de remboursement. Euh je pense que la transformation en fond propre est compliquée. Euh en revanche, ensuite regarder au cas par cas de manière extrêmement pragmatique quelles sont les entreprises qui euh pourraient être menacées.

Si une entreprise une filière industrielle importante est menacée sur une question de remboursement de PGE, on doit pouvoir trouver à chaque fois une solution. Je vous remercie. Je souhaite désormais vous interroger sur une filière dont vous avez parlé qui est celle de de l'automobile, du secteur automobile qui est évidemment en grande difficulté.

Euh PFA, la Fédération des constructeurs automobiles français estime que sur 10 ans, près de 100000 emplois industriels seront supprimés. On ne parle même pas des emplois dans le cadre de la distribution et des services. Nous avons presque tous dans nos circonscriptions respectives des équipementtiers qui sont en grande difficulté voir qui ont fermé.

Euh l'interdiction de la vente des véhicules à moteur thermique en 2035 est l'une des raisons majeures de ces difficultés. Euh vous semblez au regard des déclarations que vous venez de tenir avoir légèrement évolué sur vos positions euh qui étaient les votes par le passé puisque c'est vous lorsque vous étiez ministre euh de l'économie qui avait euh validé, approuvé, mis en place l'interdiction de la vente des véhicules à moteur thermique qui venait de de l'Union européenne. Euh plusieurs questions à ce titre.

Euh aviez-vous réalisé à l'échelle nationale pour prendre votre décision une étude d'impact en matière d'emploi ? Il y a une note du SJA qui vous a été transmise mais qui ne justement qui ne prenait pas en compte l'impact économique sur les emplois que une telle interdiction pouvait constituer. Euh par ailleurs, je souhaiterais que vous précisiez euh les modalités de flexibilisation que vous avez évoqué.

Euh le fait est que depuis les débuts de cette commission d'enquête euh je je j'interroge les personnes que nous éditionnons sur euh par exemple le fait d'inclure effectivement les moteurs hybrides euh dans euh euh les technologies autorisées à partir de 2035. Confirmez-vous justement que ça vous semble être une piste intéressante. Euh et euh concernant le report euh effectivement euh vous appelez vous euh à ce que on puisse envisager ce report euh même si euh il s'agit d'un cap euh qui est euh défini pour la filière automobile.

Euh et moi je vais vous parler très franchement, monsieur le maire, lorsque l'on rencontre beaucoup d'acteurs de la filière automobile en privé, ils nous disent que ce cap est absolument intenable. Mais dès lors qu'on les retrouve euh dans des commissions publiques, voire euh dans des réunions en présence euh d'autorité ministérielle, et bien on les entend dire que tout va bien madame la marquise, tout va dans le bon sens. Partagez-vous mon constat.

Merci. Bon, contrairement aux personnes que vous citez, moi j'ai qu'une seule parole. Plein de défauts, mais je n'ai qu'une seule parole.

Je peux me tromper, je me mens pas. Et devant vous, comme en privé, comme en public, je n'ai qu'une seule parole. Cette parole, je le redis, c'est une parole de très vive inquiétude pour l'industrie automobile française et pour l'industrie automobile européenne.

Je souhaite vraiment qu'on ouvre les yeux. J'étais à Berlin il y a pas très longtemps. Je souhaite que nos partenaires et amis allemands ouvrent aussi les yeux.

Parfois un sentiment de supériorité de l'industrie automobile allemande. Je pense qu'elle est tout aussi menacée que la nôtre. Tout simplement, je le rappelle parce que nous basculons d'un monde à un autre, un monde du véhicule thermique qui avait deux caractéristiques.

L'Europe était la seule à maîtriser aussi bien la production de véhicules thermiques et de moteurs thermiques. La Chine n'a jamais su produire des véhicules thermiques. Et la deuxième chose essentielle pour avoir visité des dizaines et des dizaines de fois l'industrie automobile, vous savez monsieur le rapporteur que c'est une de mes grandes passion l'automobile.

Quand vous voyez une usine de véhicule thermique et ben il y a des ouvriers partout, il y a des chaînes de montage, il y a des produits, il y a des sous-traitants, il y a des cardans, il y a toutes sortes de pièces détachées. Une usine de véhicule électrique, c'est la clinique. A plus rien.

C'est dépouillé, c'est simple, c'est économique et tant mieux parce que c'est bien pour le climat, c'est bien pour l'innovation, mais il faut juste en avoir conscience que c'est pas le même nombre d'emplois, c'est pas forcément les mêmes marges et c'est d'autres complexités beaucoup plus en amont notamment sur les batteries. Donc c'est une révolution totale. Nous étions en situation de casier monopole.

Nous sommes désormais distancés par la Chine et nous avions une industrie hautement productrice d'emploi qui va devenir une industrie beaucoup moins productrice d'emploi. Deuxième remarque générale, pardon, je vais être un tout petit peu plus long là-dessus, mais l'enjeu est vital pour des centaines de milliers de nos compatriotes et pour 14 millions de citoyens européens qui travaillent dans cette industrie. Faut voir ce que c'est que le véhicule aujourd'hui.

C'est quoi une voiture aujourd'hui pour la génération qui vient ? C'est pas un super moteur, une voiture qui va très vite, c'est un lieu de distraction. Voilà ce qui est devenu le véhicule et ce que sera le véhicule demain.

Un lieu de distraction ou de travail. Donc, il faut que ce soit agréable. Il faut que les écrans soient les plus larges possibles.

Il faut que les sièges soient les plus confortables. Il faut que la domotique intérieure soit de grande qualité. Il faut que la technologie embarquée soit de pointe.

Il faut que les haut-parleurs soient les meilleurs possibles et il faut que l'autonomie du véhicule soit garantie. Sur ces deux sujets-là, technologie embarquée, autonomie du véhicule, nous sommes totalement largués. Faut juste comprendre ça et aller voir ce que c'est que BYD à Shenzen voir leur voiture pour comprendre que là-dessus nous sommes totalement largués sur ce que peut être le véhicule demain et ce que il doit être pour les Européens parce qu'il faut garder notre esprit de conquête et d'innovation.

Le véhicule n'est plus ce qu'il était hier. Donc comprenons bien ça avant de faire nos choix. Ensuite sur les choix qui ont été faits par la Commission européenne, je vous ai parlé des victoires que nous avons eu sur la politique industrielle, sur les soutien subvention publique, sur l'énergie nucléaire.

On a aussi eu des défaites, hein, je le reconnaîtrai humblement et une de nos défaites, ça a été la défaite sur la neutralité technologique. Moi, je n'ai jamais défendu l'idée que il fallait qu'on bascule au véhicules électriques en 2035. J'ai défendu l'idée de la neutralité technologique.

C'est que ce qui comptait pour moi, c'était les émissions de CO2 en laissant ensuite au constructeur la liberté de choix pour parvenir à 0 CO2 d'émission. Nous avons été battus. Et nous avons été battus pourquoi ? pour une raison qui est très simple, qui peut se comprendre d'ailleurs, qui est qu'on a estimé qu'à la suite du scandale Volkswagen, on ne pouvait plus faire confiance au constructeur sur la neutralité technologique.

C'est ce qui a amené la commission à prendre une position qui à mon sens n'était pas bonne pour l'industrie automobile, qui est d'imposer une seule technologie, le véhicule électrique. Moi, je me suis battu pour la neutralité technologique, mais je n'ai pas été suivi et nous avons été mis en minorité. Ensuite, comment est-ce qu'on corrige le tir ?

Je ne suis pas favorable au décalage de la date de 2035. Je le dis très sincèrement, je le dis en public, en privé. Une fois encore, je n'ai qu'une seule parole.

Je peux me tromper mais c'est ma conviction. En revanche, je suis favorable à ce qu'on ouvre les options et là je vous rejoins monsieur le rapporteur. Je pense qu'il faut ouvrir l'option sur l'hybride rechargeable.

Deuxième remarque, il faut aussi qu'on soit cohérent au niveau national. Je me suis battu pendant des années pour qu'on garde le même montant d'aide au véhicules électriques. Mais aujourd'hui, une chatte n'y a retrouvait pas.

C'est petit tellement c'est compliqué. On a tout bougé, on a tout transformé. L'hybride rechargeable qui pouvait bénéficier d'un bonus il y a quelques mois aujourd'hui peut être frappé d'un malus à cause du poids.

Mais comment vous voulez-vous qu'on s'y retrouve ? Simplicité, stabilité sur le soutien à la filière du véhicule électrique. C'est vital.

Et quand je vous dis tout à l'heure qu'on est aussi responsable par de mauvaises décisions de politique fiscale, par l'augmentation des impôts, par la remise en cause de certains choix de soutien véhicule électrique de ce qui se passe sur l'indus 2025, je persiste et je signe et je le dis de manière amicale pour qu'on corrige le tir et qu'on revienne à une politique favorable à l'industrie automobile et au véhicules électriques. pas de décalage par conséquent de date, un élargissement des options notamment à l'hybride rechargeable et le maintien d'une politique fiscale qui soit claire, simple et lisible dans le temps. Je rappelle que on a eu le débat avec mon ami ministre des finances de l'époque allemand Christian Lindner qui avait décidé pour rétablir les comptes de baisser drastiquement le soutien au véhicule électrique allemand.

La demande s'est effondrée de 30 %. Je vous fais pas la descriptif de l'état du marché automobile aujourd'hui. La demande s'est effondrée de 28 %.

Donc si les poids publics ne garantissent pas la stabilité de la politique, il y a fort à parier que dans les concessions, on va pas vendre beaucoup de véhicules. Donc je suis favorable au maintien de la date, à l'élargissement des options, à la stabilité de la politique fiscale pour le consommateur de façon à garantir que sur la transition vers le véhicule décarboné, l'Europe puisse réussir. Un tout dernier point là-dessus, on va être très lucide parce qu'on est ici pour se dire les choses avec beaucoup de franchises dans l'intérêt général et je vous remercie d'avoir convoqué cette commission que je trouve particulièrement opportune.

Nous ne garderons pas une industrie automobile si nous ne faisons pas venir des constructeurs étrangers en France et en Europe. Il est illusoire de penser que nous garderons des emplois significatifs et un volume de construction automobile important en Europe si nous ne faisons pas venir des constructeurs étrangers. Je rappelle qui a froissé l'orgueil national que c'est Toyota qui produit le plus de véhicules en France. et que Toyota pour le coup a eu une stratégie notamment ce début de rechargeable que tout le monde a critiqué en son temps qui a fait l'objet de beaucoup de ricalement mais qui était la bonne.

Tout m'a dit les Toyota c'est nul, les recharge ça marchera pas. Non grand succès et je rends hommage au président de Toyota pour le succès de sa stratégie parce que les faits sont têtus. Il vendent des véhicules, on peut les critiquer mais les véhicules sont vendus et il y a du volume.

Nous n'aurons pas d'autre choix que de faire venir des constructeurs chinois en Europe. Les constructeurs chinois doivent venir, monsieur le rapporteur, à nos conditions. Et par un renversement de l'histoire totalement spectaculaire et assez vertigineux, il va falloir que nous imposions aux industriels chinois au 21e siècle ce que la Chine a imposé aux industriels européens. au 20e.

Je pense au John Venture, je pense au transfert de technologie et je pense au contenu local. Ayons l'humilité et la lucidité de reconnaître que sur l'industrie automobile par rapport à la Chine, nous devrons les copier et nous inspirer d'eux comme les Chinois sur beaucoup de technologies nous ont copié et se sont inspirés de nous au 20e. Mais cela doit se faire à nos conditions.

Si Bwiid vient en Europe, bah il faut leur demander du transfert de technologie. Quand Airbus vient en Chine, il y a du transfert de technologie. Il faut que nous ayons du contenu local.

Écoutez, vous venez mais vous utilisez nos sous-traitants. Qu'est-ce que font les Chinois quand vous venez en Chine ? Bah il faut utiliser les sous-traitants chinois.

Bah, demandons la même chose avec constructeur chinois qui viendrai en Europe, d'utiliser les sous-traitants français et ce sera une manière de garantir l'avenir de nos sous-traitants. Je veux qu'on fasse tomber toutes les illusions sur ce sujet qui me passionne et surtout dans lequel il y a un tel enjeu économique humain. La responsabilité politique aujourd'hui, c'est de voir les choses avec lucidité.

Nous nous en sortirons pas tout seul. Nous devons avoir une politique beaucoup plus défensive et nous devons voir comment est-ce que nous pouvons travailler avec la Chine sur le futur de l'industrie automobile. Euh je vous remercie.

Je passe à la série de questions suivantes puisque le temps nous est compté. La compétitivité des entreprises françaises aurait clairement pu bénéficier des allègements fiscaux que vous avez réalisé près de 30 milliards d'euros. Seulement ne considérez-vous pas première question que cette compétitivité a été neutralisée par le coût des normes ?

Je m'explique, il existe évidemment plusieurs estimations. L'IFRAP estime à elle seule à près de 20 milliards d'euros le coût d'application des normes européennes. On parle même pas de leur impact ni même des surtranspositions françaises.

Le rapport Dragiy estime que cela coûte plus de 40 milliards d'euros pour les entreprises françaises. Donc première question, est-ce que votre politique de l'offre, comme vous l'aviez appelé en terme de communication, vos allégements fiscaux n'ont pas finalement été neutralisés par le coût des normes ? Deuxième question sur le devoir de vigilance.

Vous étiez ministre lorsque le l'Union européenne débattait justement sur sa mise en place. Quelle était la position de la France que vous portiez alors même que cette directive inquiète aujourd'hui beaucoup les industriels étant donné qu'elle va les rendre responsable juridiquement de du comportement de l'ensemble de leur chaîne de valeur. Devoir de vigilance. 3e question sur la CSRD.

Euh vous m'aviez reçu dans votre bureau à Ber dans le cadre des consultations préalables au projet de loi industrie verte. Euh je m'étais fermement opposé à l'application la transposition de la CSRD euh et euh c'est retranscrit également dans les compte-rendus des débats euh mais de mémoire c'était monsieur l'Escure qui était en hémicycle à ce moment-là. Euh nous nous opposions à la mise en place de la CSRD que nous jugions d'une part prématurée parce que les autres pays européens n'allaient pas la transposer et d'autre part beaucoup trop complexe et par conséquent constituant une charge beaucoup trop lourde sur la compétitivité de nos entreprises.

Regtez-vous aujourd'hui avec Durcul euh d'avoir été le premier pays à l'avoir transposé et de l'avoir donc imposé à nos entreprises cette année pour un coût estimé à peu près à 4,7 milliards d'euros. Euh et enfin dernière question, toujours euh dans euh le cadre du projet de loi industrie verte, nous avions porté c'est un amendement que j'avais même signé la suppression de la CNDP de la Commission nationale du débat public estimant effectivement comme vous venez de le déclarer que il n'est pas nécessaire d'avoir une autorité administrative indépendante coûteuse et parfois je me permets de le dire idéologisé pour tenir des débats. Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis aujourd'hui alors même que vous et vos députés vous étiez opposés à notre amendement de suppression de la CNDP ?

Je vous remercie pour ces quatre réponses. Alors, je vais commencer par la dernière pour rectifier un tout petit peu les choses. Moi, j'ai proposé la suppression de la CNDP dans la loi industrie verte et dans un gouvernement.

Il y a un chef de gouvernement, il y a une solidarité gouvernementale. Cette proposition n'a pas été retenue et je me souviens très bien de l'amendement que vous aviez déposé. Je le redis, je suis favorable à la suppression de la CNDP.

Tout simplement parce que on peut parfaitement faire des études et des consultations sans imposer 4 à 6 mois supplémentaires par un organisme dont la justification et la pertinence ne me semble pas convaincante. Je regrette que ça n'ait pas été fait. Faut juste savoir ce que nous voulons et prendre la mesure, je pense que toute cette commission va permettre de le faire, de la compétition féroce et brutale dans laquelle nous sommes engagés avec la Chine et avec les États-Unis.

Je suis donc favorable à la suppression de la CNDP et je regrette que la proposition de texte initial que j'avais déposé n'a pas été retenue à l'époque par le gouvernement. sur CSRD. Je me souviens très bien de l'entretien que nous avons eu.

Je suis favorable là aussi à la suspension du CSRD. Vous avez manifesté votre opposition et je pense que vous aviez juste sur ce sujet. Là aussi, j'ai toujours manifesté mes plus vives réserves à l'égard de ce texte.

J'en rajouterai deux qui sont pas sous les feux de l'actualité et qui sont absolument décisifs pour trouver les moyens de financer nos activités. Pour que chacun comprenne bien que ce qui se passe actuellement en Europe, c'est que nous avons les meilleurs cer, les meilleurs scientifiques qui produisent les meilleures découvertes sur fond public très souvent qui sont ensuite industrialisés aux États-Unis ou ailleurs parce qu'il y a pas l'argent pour industrialiser. Donc c'est un véritable scandale de voir que 20 à 30 % de l'épargne européenne full le camp aux États-Unis pour financer le développement industriel de découvertes qui ont été faites en Europe. est révoltant.

Donc il est temps de nous doter de ces moyens financiers. Il faut l'union des marchés de capitaux, j'en ai parlé, il faut également alléger les règles de solvincy 2 qui s'applique aux assureurs et de balle 3 qui s'applique aux banquiers. Je vais essayer de sortir de la technique pour bien comprendre à quel point c'est concret.

Un assureur comme AXA quand assureur avec des succès que chacun connaît à chaque fois qu'il investit 1 € dans une PME française il doit mettre en fond propre des montants qui sont significativement plus élevés que ce que doivent faire les assureurs américains. Mais en quoi il fait quoi ? Bah il n'investit pas dans les PME ou beaucoup moins qu'il ne pourrait le faire.

Si vous modifiez les règles prudentielles en ayant des exigences de ratio de fonds propres par rapport à l'investissement dans les PME beaucoup plus faible, mais vous aurez des dizaines de milliards d'euros qui vont se déverser dans l'économie française. Et c'est simple, c'est une décision européenne, c'est pas deux, c'est pas trois, c'est modifier les exigences prudentielles de Solvincy 2. C'est tout simplement pour parler de manière plus claire, retrouver le goût du risque.

C'est sûr que si on part avec ceinture, bretelle antise de l'avenir, pas de confiance dans ce que nous pouvons réussir, c'est même pas la peine. C'est plié. Vous avez de la Chine de l'autre côté qui est conquérente et les États-Unis, ils le sont tout autant.

Donc il faut modifier les règles de Solvinci 2 et de balle 3. Devoir de vigilance, je vous dirai la même chose que sur CSRD sur le coût des normes. C'est évidemment un enjeu majeur.

Le rapport de Dragy, je pense a tout dit sur le sujet. Je dis simplement, j'apporte simplement quelques nuances. Oui, il y a des excès de normes européenne.

Je pense que chacun désormais en a conscience, il faut les simplifier. Oui, la France est la championne toute catégorie de la surtransposition des directives. Donc commençons par balayer devant notre porte pour arrêter de surtransposer les directives européennes.

Je dis juste que sur au moins un deux sujets, il y a des normes qui correspondent aussi à notre conception de la société et je vois au moins deux limites majeures. La première et je l'ai fait comme ministre de l'agriculture et je le referai c'était à refaire demain, c'est la santé. Tout ce qui touche à la santé n'est pas négociable.

Donc quand on regarde la question de l'industrie chimique, la question des pifac, la question des produits dont la durabilité dans l'eau ou dans l'air se chiffre en décennies voire davantage. Là-dessus, je pense qu'il faut pas baisser la garde et que la question des développements des cancers, des problèmes sanitaires majeurs que l'on peut connaître dans les pays développés, ça doit être pris très au sérieux. Et pour moi, il y a vraiment un sujet sur lesquels les normes sont indispensables, c'est la santé de nos compatriotes.

On ne joue pas avec la santé de nos compatriotes et c'est l'honneur de l'Europe de pas baisser la garde là-dessus. Le deuxième sujet sur lequel je pense que des normes et des règles sont plus indispensables que jamais, c'est là-dessus. La colonisation numérique de l'Europe par la Chine et par les États-Unis, elle est pas en marche, elle est là.

Et donc notre capacité à bloquer le détournement cognitif de nos enfants et de nous-mêmes par des géants du numérique dont la capitalisation boursière dépasse de loin la richesse nationale française, passe par des normes, passe par des règles, passe par un cadre réglementaire. Donc je partage ce que vous dites sur les excès normatifs, on doit pouvoir les simplifier. Je fixe deux limites qui sont pour moi des limites morales autant que politique.

C'est la santé et les technologies numériques. Je vous remercie. En 2023, lorsque vous avez très largement votre gouvernement communiqué sur la volonté de réindustrialiser le pays, vous avez évoqué l'objectif, la trajectoire d'une réindustrialisation à hauteur de 15 % du PIB en 2035.

Une ambition évidemment particulièrement forte. Euh première question, sur quel fondement déclariez-vous euh cet objectif euh était-il raisonnablement atteignable de votre point de vue sans prendre en compte euh les évolutions très récentes du euh contexte international notamment. Mais euh en 2023, euh dans quelle mesure pouviez-vous éta étiez-vous en capacité d'affirmer que nous avions la possibilité de réindustrialiser jusqu'en 2000 euh d'ici 2035 pardon jusqu'à 15 % du PIB ?

Et 2e question, vous avez commandé fin 2023 un rapport euh à l'expert Olivier Luancy. Euh ce rapport vous a été remis en 2024. Euh je l'ai consulté, monsieur le ministre de l'économie, pourquoi avoir refusé de le rendre public ?

Est-ce parce que justement ce rapport souligné notamment en s'appuyant sur les analyses de France stratégie le fait que la perspective de réindustrialisation à hauteur de 13 14 15 % semblait irréalisable en 2035. Merci. Al sur les rapports de de manière très générale aussi depuis que j'ai quitté mes fonctions, moi je suis favorable à la transparence totale.

Je l'ai dit à la commission des finances sur la question des aides aux entreprises. Faisons la transparence totale sur les aides aux entreprises, j'ai compris entreprise par entreprise, ça ne me dérange pas. Je pense que c'est salutaire pour le débat public.

Donc là pour le coup ce rapport aurait dû effectivement être rendu public et faire preuve de transparence totale. Quand on f un objectif 15 % du PIB, on le fait sur la base de ce qu'a été l'industrie française, de ce qu'est l'industrie allemande, de ce qui est l'industrie italienne, ils sont à 20 ou 21 % de la richesse nationale en nombre d'emplois rapporté à la richesse nationale. Je pense que nous nous fixer comme objectif d'être à 15 % là on était à 20 % il y a 4 décennies, ça n'est pas déraisonnable.

C'est difficile, c'est ambitieux. 2035 est sans doute une date très ambitieuse, mais c'est comme ça qu'on tire un pays en ayant des ambitions et en lui promettant d'atteindre un certain nombre d'objectifs qui correspondent à l'idée qu'on se fait de l'avenir du pays. Troisème chose, c'est que euh je pense qu'il faut qu'on regarde filière par filière là où les emplois peuvent être créés.

Quand on parle du nucléaire, quand on parle du nouveau nucléaire, quand on parle de l'hydrogène, quand on parle de l'électrolyse, quand on parle des éoliennes, quand on parle des sous-station, quand on parle de l'industrie aéronautique, quand on parle de l'industrie navale, on a des capacités qui sont absolument formidables. Et ce qui me donne foi dans le pays, c'est ce que j'ai vu. C'est ce que j'ai vu au chantier de l'Atlantique.

Je rappelle que quand je suis arrivé en 2017, les chaussures de l'Atlantique, il a fallu les nationaliser temporairement, hein, je crois pas nationalisation définitive qui consiste à très souvent à brancher euh du déficit sur le budget français, mais on l'a fait parce que nous pensions que les chantiers de l'Atlantique devaient pouvoir se développer. Et quand vous regardez aujourd'hui, je rends hommage au directeur général des chantiers de l'Atlantique, je rends hommage à tous les salariés et ouvriers des chantiers de l'Atlantique. Ils se sont déployés sur d'autres secteurs d'activité.

Il y a la défense bien entendu, mais il y a aussi le navire de croisière et il y a désormais les sous-stations d'ENJ pour que les éoliennes en mer qui sont en haute mer qui sont beaucoup plus lointaines puissent voir leur courant alternatifs transformés en courant continu par des sous-stations qui font la taille de l'Arc de Triomphe sur la place de l'Étoile à Paris. Donc il y a des possibilités qui sont considérables, mais ça suppose, je le redis, que nous tenions une stratégie volontariste sur la base de décisions qui sont lourdes, difficiles et nécessaires. Merci.

Je vous remercie, monsieur le maire. Dernière question avant de laisser la parole euh à mes collègues. Est-ce que vous avez le temps de jusqu'à 10h45 ou c'est problématique pour vous ?

Excellent. Merci. Euh je je souhaiterais revenir, monsieur le maire, sur votre bilan.

Vous communiquez évidemment sur la création de 600 usines et 130000 emplois industriels nets, je le précise, sont évidemment des des des déclarations qui vont dans le bon sens et dont nous ne pouvons que nous réjouir. Seulement, comment expliquez-vous concrètement l'ambivalence de ce bilan ? Euh alors je je peux vous apporter plusieurs données, hein.

En 7 ans, le fait que le nombre de chemômeurs soit resté le même entre 2017 et 2024, toute catégorie confondue, je le précise, au niveau des inscrits à Pôle Emploi 5,5 millions de chômeurs, le fait que la productivité du travail a stagné, le fait que la production manufacturière en 7 ans a baissé de 6 %, le fait que la production industrielle globale a baissé quant à elle de 6,7 %, le fait que nos entreprises restent euh avec un retard considérable en matière de robotisation et du numérisation, fait qu'on a eu un déficit commercial quand même habissal et j'exclus le les importations de gaz euh notamment du fait de la guerre en Ukraine évidemment déficit l'année dernière encore à 81 milliards d'euros euh qui est considérable et surtout en c ans le fait et bien que vous votre gouvernement ayant endetté le pays de près de 1200 milliards d'euros. Euh j'ose dire même 1000 milliards d'euros étant donné que il y a 200 milliards qui sont imputables à la crise de du Covid et qui par conséquent me semble difficilement euh reprochable euh en l'occurrence. Comment expliquez-vous justement l'ambivalence de ce bilan ?

La France peut-elle véritablement se réindustrialiser massivement ou bien sommes-nous condamnés justement à nous développer que sur des filières stratégique, je dirais des niches, des filières de rupture qui pourrai expliquer justement les quelques indicateurs positifs que vous pouvez avoir à votre bilan. Merci. Alors, comment on a que jusqu'à 10h45 parce qu'ensuite je dois prendre le train pour Grenop tout à fait précis, je vais pas faire la défense et l'illustration de notre bilan.

Il y en a plein d'autres qui le feront à ma place et à votre place et qui le feront certainement euh très bien, notamment sur les comptes public. J'ai l'occasion d'y répondre en commission des finances euh contester tous ces chiffres et ces slogans de 1000 milliards qui sont avancés, qui ne correspondent pas à la réalité et surtout qui, je le rappelle, pour ce qui est des protections du Covid ont permis de sauver l'industrie qui nous occupe aujourd'hui. Je reviendrai pas non plus sur le taux d'emploi, c'est le plus élevé depuis 40 ans, tout ça est documenté.

Je suis pas là pour me faire l'avocat de ce que nous avons fait dans un bilan, il y a toujours des choses dont on est extrêmement fier. Je pense que la réindustrialisation en fait partie. Il y a d'autres choses qui sont moins réussies et il faut en tirer les leçons.

Al je pense que c'est ça la vie politique et je le ferai le moment venu, mais je pense que ce n'est pas le lieu ni le moment de le faire. Je le redis quand vous avez passé 7 ans au ministère de l'économie et des finances, il y a des choses qui ont bougé dans le bon sens et vous en être très fier. Je pense que vraiment l'industrie, la bataille industrielle, les dogmes européens que nous avons abattus, ce sont des choses très positives.

Et puis il y a d'autres choses où vous dites "Les chantiers pas achevé, j'ai pas laissé les choses dans l'état où ça devrait être et c'est évidemment quelque chose qui est douloureux mais dans la vie politique, rien n'est jamais fini." La question azzle qui me paraît plus importante, c'est le mot que AZ prononcé, c'est la productivité. Le vrai problème français, c'est la productivité.

Il faut se demander pourquoi ce qui était l'atout numéro 1 de l'économie française dans les années 70 est devenu aujourd'hui la faiblesse numéro 1 de la France. Et je vais vous donner mes éléments d'explication. Il y en a certainement beaucoup d'autres.

C'est un sujet qui est extraordinairement complexe. Il y a une première explication de base, c'est que quand on augmente le taux d'emploi, on fait revenir dans l'activité des personnes qui n'ont pas le même niveau de productivité que des gens qui trouvent immédiatement un emploi. Mais je pense que de manière plus globale, je le redise que c'est un des grands combats qui me paraît nécessaires pour le bien du pays, nous nous sommes trompés dans les orientations éducatives de la France.

Nous avons fait une faute en voulant emmener des générations d'enfants vers les études supérieures et en leur imposant cette idée que en dehors du bac, baccalaurat général, point de salut. Nous avons privé des centaines de milliers de gamins de la réalisation de leurs talents. Alors disant votre talent c'est pas le bon.

Vous avez un talent manuel ? Ah, désolé, c'est pas le bon. En France, il y a que le talent intellectuel qui compte.

Je trouve ça triste, dommageable et révoltant pour les générations d'enfants à qui on a dit il faut pas que tu sois chaudronniier, pas que tu sois soudeur, c'est pas bien, pas que tu sois pâtissier, il faut pas que tu fasses une filière manuelle, il faut pas que tu fasses un CAP, il faut pas que tu fasses le lycée professionnel parce que ce sera un échec. Et tant qu'on aura pas gagné cette bataille culturelle consiste à dire que l'intelligence de la main est aussi nécessaire que l'intelligence de l'esprit et que l'une vaut l'autre, je pense que notre bataille économique ne pourra pas être gagnée. Ça c'est la première chose.

La deuxième, c'est que nous avons fait peur aux Français et je pense qu'un des drames de la vie politique française, c'est qu'elle joue trop sur les peurs et pas assez sur les ambitions, trop sur les craintes et passer sur les espoirs, trop sur les oppositions des uns et des autres et passer sur le rassemblement. On a fait peur aux gens avec les robots. On a dit les robots c'est épouvantable.

ça va détruire les emplois puis tout le monde s'est engouffré dans cette brèche. Je peux vous en sortir des déclarations de responsables politiques de tout bord opposé au robot. Mais la perte des robots et le retard de robotisation de notre économie nous a fait perdre des centaines de milliers d'emplois et nous a empêché de maintenir le même niveau de productivité.

Je vois qu'on joue à nouveau à faire peur avec l'IA. Mais si on loupe la révolution de l'IA dans l'ensemble des activités économiques, administratives, financières, industrielles, désolé, nous serons largués. Donc on doit retrouver un discours d'espoir, de volonté et de rassemblement.

Ça, c'est ce qui me paraît le plus important pour réussir cette réindustrialisation et pour relever ce défi que vous avez parfaitement noté qui est le défi numéro 1 de l'économie française, la productivité. Merci monsieur le ministre, chers collègues madame Goulet et monsieur Fernandez et monsieur Weber. Je vous en prie.

Monsieur le président, monsieur le maire, merci pour vos propos. Alors moi, j'ai deux petites questions. La première, c'est comment expliquez-vous que l'Italie a réussi à diviser par 2 son déficit public en 1 an ?

Elle est passée de 7,2 % à 3,4 % en 2024. Et ne dites pas que c'est grâce aux subventions européennes car le PIB par habitant a dépassé celui de la France. Et puis une autre question, vous avez été pendant toute votre longue carrière ministérielle un ardent défenseur du couple franco-allemand, un voisin allemand qui a toujours soutenu son économie et notamment ses filières d'énergie renouvable au détriment de notre filière française du nucléaire qui a été elle sacrifiée.

Dans cette vision fantasmée du couple franco-allemand, n'est-ce pas ? De la naïveté de votre part, un manque de licididé. J'oserais dire peut-être n'avez-vous pas été un petit peu le l'idiot utile de cette stratégie avec la complicité de l'Union européenne ?

Je vous remercie. Je je comprends même pas votre deuxième question madame la députée. Je je suis désolé mais les faits sont ttuus.

Vous pouvez toujours faire des grandes déclarations idéologiques pas très sympathiques pour nos voisins allemands. Moi je vous voyez, je continue de considérer que l'Allemagne est doit rester notre premier partenaire et la condition du succès de la construction européenne. B je rappelle que nous avons réussi à imposer à l'Allemagne que le nucléaire soit considéré comme une énergie décarbonée dans la taxodomie européenne.

Si vous étiez arrivé en début de commission et vous m'aviez fait l'amabilité d'être là depuis le début, je n'aurais pas répété ce que j'ai dû en début de commission. Quant à l'Italie, je rappelle qu'elle a une dette par rapport à son PIB qui est largement supérieure à celui de la France qui n'est pas un honneur pour notre pays puisque de toute façon nous devons réduire notre dette. Et quant à la réduction massive du déficit et je donne le point évidemment à madame Mélonie, elle a eu le courage de retirer une disposition d'aide à la décarbonation des domiciles privés qui était une véritable fuite en avant budgétaire qui coûtait des dizaines de milliards d'euros à l'Italie.

Monsieur Drag l'avait pas retiré, madame Belloni l'a retiré. C'est ce qui explique que avec cette décision courageuse, parce que c'est une décision courageuse qu' a pris madame Belloni sur ce sujet, le ratio de déficit par rapport au PIB se soit amélioré en Italie. Monsieur Fernandez, si on va y arriver.

Merci monsieur le président. Monsieur le ministre Bunelemire, ma première question portera sur la situation d'Arcelor d'Arcelor Mital le 7 mai 2025 lors d'une audition au Sénat, vous avez estimé, monsieur le maire, qu'il fallait tout faire pour sauver Arcelor Mital à Dunkerque. Vous avez alors précisé qu'il ne fallait pas exclure une nationalisation temporaire et de dernier recours, avez-vous dit ?

La question est donc simple. Alors qu'en France, le besoin et la demande en acier est stratégique, que le groupe menace sep sites industriels en France et plus de 600 emplois directs, estimez-vous que la situation remplit désormais les conditions pour envisager, comme vous l'évoquiez il y a quelques semaines, la nationalisation du site et si ça n'est toujours pas le cas, à vos yeux, pouvez-vous nous dire clairement quelles conditions doivent être remplies pour que l'État nationalise harcelor Mital ? Par ailleurs, dans votre discours de vœu, le 5 janvier 2023, là je remonte un petit peu plus dans le dans le passé, vous avez déclaré que l'indépendance industrielle et la souveraineté économique sont les nouveaux light motifs de la politique économique mondiale et vous plaidiez alors pour favoriser la commande publique nationale.

Mais alors, qu'avez-vous fait pour garantir cette indépendance ? Je vais prendre l'exemple de l'industrie pharmaceutique cardinal, vous l'avez dit pour notre société Opela, la branche santé grand public de Sanofi qui génère 4,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires, possédé notamment le Dolipran. Elle emploie 2500 personnes en France sur six sites de production et vous le savez, elle est passée sous pavillon américain avec le groupe CD et R au détriment du français PAI Partners qui était dans la course pour le rachat de cette société.

Alors, on le constate à regret malgré une gabji d'aide publique. Parfois, on parle d'un milliard d'euros pour Sanofi en 10 ans. De grand groupes industriels finissent par vendre les bijoux de famille, si je peux me permettre. pourtant fondement de notre souveraineté et fleuron de l'industrie.

Alors je je j'abrège l'état abreuve de grandes entreprises qui finissent par nous abandonner lâchement pour plus de profit dans un contexte pourtant de creusement des déficits d à de mauvais choix politiques et une mauvaise gestion depuis une bonne vingtaine d'années. Vous parlez assez souvent brocarder une idéologie, mais vous êtes vous-même, monsieur le maire, le tenant d'une idéologie, celle de la concurrence libre et non faussée, celle du marché tout-puissant qui est aux manettes depuis une bonne vingtaine d'années maintenant avec l'arrivée notamment de Nicolas Sarkozy dont vous étiez ministre dès dès 2007. Alors voilà, simplement mes questions.

Nationalisation d'harcelor Mital, votre avis également sur la perte du Dolipran par la France et peut-être une question complémentaire par rapport à à votre exposé. Vous avez parlé de l'importance cardinale des normes euh pour ce qui est de la santé dans l'agriculture. Alors, je voulais vous interroger aussi sur votre sentiment sur la réintroduction des néonicotinoïdes récemment ici à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une loi du plomb, vous le savez, qui a été imposée sans vote à l'Assemblée nationale par l'adoption d'une motion de rejet déposée par le rapporteur.

Je vous remercie. Merci monsieur Fernandez. Monsieur le ministre, cette dernière question, elle relève pas de la commission donc je n'y répondrai pas sur les autres.

Je pense que vous seriez bien placé pour formuler ces critiques si les formations politiques auxquelles vous avez appartenu ou auquel vous appartenez avait obtenu des résultats en matière de réindustrialisation et était pas directement comptable de la désindustrialisation massive de notre pays. Tout ce qu'on dépendu, vous êtes beaucoup plus jeune bien entendu, mais enfin vous êtes l'héritier d'une famille politique puisque vous vous reprochez d'être l'héritier de Nicolas Sarkozy ou d'autres. Toutes les billes les stupidités de la retraite à 60 ans, des 35 heures, de l'augmentation de la fiscalité, de l'explosion des impôts de production depuis le début des années 80 ont tué notre industrie.

Donc je n'ai aucune leçon à recevoir de formation politique qui vont la main sur le cœur voir les ouvriers dans les usines en disant je vais protéger vos usines mais qui dans le dos des ouvriers prennent toutes les décisions qui tuent leurs emplois et qui ferment leurs usines. Les chiffres sont étus. Monsieur le député m'avait attaqué sur ma politique.

Je vous dis très simplement que les politiques ont été menées depuis 40 ans, notamment par les gouvernements socialistes dans les années 80 ont précipité l'effondrement de l'industrie nationale. Il faut pas s'étonner ensuite que les ouvriers se soient détournés de certains partis comme le Parti socialiste. Ils les ont trahis parce qu'en fait ils y ont jamais cru à l'industrie française et qu'ils ont toujours tenu des discours sur les riches, les pauvres, les cadeaux aux entreprises qui font que avec ces discours idéologiques, on a tout simplement empêché nos entreprises de se battre à armes égales.

Non seulement avec les entreprises allemandes ou italiennes, mais encore plus avec les entreprises chinoises ou américaines. Il y a une réalité économique, monsieur le député. Il y a une réalité économique mondiale.

Il y a une compétition, elle est féroce. Moi tout ce que j'ai fait dans ma vie politique, c'est donner à nos industriels et à nos entrepreneurs la capacité à se battre à armes égales. Je fais de cadeau à personne.

J'ai juste permis à nos entrepreneurs et aux ouvriers qui sont derrière de se battre à armes égales. S'agissant d'harceleur mitalisation, j'en ai fait. Donc lorsque c'est nécessaire parce que il faut temporairement protéger une entreprise, j'hésite pas à le faire.

J'ai nationalisé les chantiers de l'Atlantique. Enfin, je savais très bien qu'au bout du compte, c'est pas l'État français qui allait gérer les chantiers de l'Atlantique. Il en est totalement incapable et c'est la garantie d'un désastre absolu dans les années qui viennent.

Comme pour Arcelor Mital, si on nationniste Arcelor Mital, c'est fermé dans 5 ans et encore dans le meilleur des cas, plutôt dans 6 mois. L'État n'est pas fait pour diriger une entreprise comme Arceleur Mital. Il n'en a ni les capacités, ni les talents, ni les possibilités.

Il peut temporairement, si jamais l'actionnaire principal ne fait pas ce qu'il doit faire, prendre ses responsabilités et protéger un actif stratégique français. Ça oui. En attendant de retrouver un nouvel investisseur.

Mais je vais être très clair, c'est pas l'État qui va diriger et piloter un grand site industriel cidérurgique comme Marcel Mital. Il en a ni la capacité ni les compétences. Et ce à quoi ça aboutira ? simplement creuser un peu plus le déficit parce que le site fera des pertes qui seront compensées par le contribuable français.

Donc pour revenir à votre question très précise, il y a un actionnaire, on pense ce qu'on veut de monsieur Mital, je suis pas là pour juger les familles Mital ou les investissements de monsieur Mital. Je dis simplement que c'est l'actionnaire. d'actionnaire, il doit prendre des engagements et des décisions.

Il s'était engagé quand j'étais en fonction à décarboner le site parce que ça donne un avantage compétitif à notre acier et à notre aluminium. Ça passait par deux choses, des fours électriques et l'utilisation d'hydrogène qui est comme vous le savez extraordinairement coûteux. Dès lors que l'actionnaire tient ses engagements en matière d'investissement, je pense que c'est la garantie que le site sera préservé et que l'État peut accompagner avec les 870 millions d'euros qui avaient été prévus pour investir sur le site.

Mais c'est donnant donnant et là c'est un point sur lequel je vous rejoins. L'État ne donne pas si l'actionnaire n'investit pas. Et ça doit être une règle absolue, pas 1 € de l'État si l'actionnaire n'investit pas et ne tient pas ses engagements en matière d'investissement.

Ça a commencé, ça va dans la bonne direction. Est-ce que c'est suffisant ? Non.

Est-ce qu'il faut rester vigilant ? Oui, et le sujet est suffisamment important, vous avez eu raison de le souligner pour que nous soyons extraement vigilants sur la réalisation des investissements de Mital sur le site d'Arcelor d'uncque. Monsieur Weber, monsieur le président, monsieur monsieur le ministre Brino Lemire, juste en complément de de ce que vient de dire mon mon collègue.

Effectivement, j'ai j'ai fait partie des gens qui ont fait monter un ancien président de la République sur une camionnette en 2012 à Florence. Donc effectivement, comme vous dites, il y avait eu beaucoup d'espérance et d'espoir déçu sur une gauche qui avait tous les pouvoirs en 2012 et qui malheureusement n'a pas été à la hauteur de l'espérance. Et je vous rejoins quand vous dites, je suis entièrement d'accord avec vous, le rassemblement pour la nation.

Exactement. C'est vraiment c'est vraiment l'objectif à atteindre. Euh concernant aujourd'hui euh la situation d'Arcelor Mital, la question a été posée.

Euh aujourd'hui, je vais vous être très clair avec vous, les investissements sur nakerc ne sont pas gravés dans le marbre. La femme a dit : "Si les conditions se confirment à l'été, au mois de septembre, nous offrons les investissements." Donc moi, j'ai une question très simple et même si je comprends vos positionnements, c'est de dire si demain les capacités de production d'aide liquide sont annilées en France, est-ce que vous trouvez que ce n'est pas un danger pour la France ?

C'estàd que demain, on peut très bien apporter de l'acide liquide, de brême, de gants en Belgique et et c'est pas un problème vu qu'on a les gens une vision européenne des choses. C'est si demain la France n'a plus de capacité d'acier, qui peut avoir après des répercussions en terme de défense hein, parce que si on est obligé de compter sur un pays tiers en considérant que c'est un ami pour la vie, euh est-ce qu'on est vraiment autonome dans les choix stratégiques et les choix diplomatiques qu'on prendra demain ? C'est une vraie question.

Et ensuite, un dernier point, vous avez été ministre de l'économie et des finances. Est-ce que depuis 2012 Arcelor Mital a pu bénéficier d'un effacement total au partiel d'une dette d'impôts très importante ? Merci.

Alors sur le deuxème point, je vous ferai par une réponse écrite à supposer que nous puissions lever le secret fiscal. Je je le dis parce que je suis en commission d'enquête. Tout ça doit être regardé juridiquement.

Je ne suis pas sûr d'avoir le droit de le faire. sur votre première question qui rejoint celle de votre collègue précédemment parce que c'est une question fondamentale. Je reprends ce que je disais en début d'audition.

L'industrie c'est un choix politique collectif. Il faut pas prendre pour acquis des choses dans lesquelles nous croyons, mais peut-être que le peuple français lui croit autre chose. Moi, j'estime que la France doit garder une capacité de production d'acier.

C'est un choix stratégique. La même façon que je considère que la France doit garder une production animale et un élevage, qu'elle doit garder une production de lait. Je me souviens très bien pardon de faire ce petit détour mais je profite de caractère amical de cette commission pour le rappeler quand en 2009 nous avons eu la crise du lait et que les cours se sont effondrées à 230 € la tonne de lait, je rappelle qu'elle est aujourd'hui un peu plus de 500.

Il y a pas un paysan qui en vivait. Paysans épendaaient le lait dans les champs, ils en crevaient et je le souvenir très vif de paysans désespérés. Je me souviens d'une discussion avec madame Fisher Ball, commissaire européenne à l'agriculture à l'époque mais qu'est-ce que vous en avez à faire de produire du lait ?

Laissez tomber, il y a moins cher ailleurs, vous l'importerez. Bah c'est exactement la même chose. Je lui avais répondu jamais.

Vous m'entendez madame commissaire ? Jamais. La France produit du lait depuis que la France est la France.

Elle continuera à en produire. C'est pas économique, c'est pas financier, c'est culturel. C'est la même chose.

La France ne peut pas ne pas produire d'acier. Non seulement parce qu'il y a un enjeu stratégique, vous l'avez parfaitement dit sur l'acier militaire, sur le transport, sur les rails de chemin de fer, mais après parce que c'est notre identité. Enfin, la production d'acier, la cirurgie fait partie de l'identité française.

Il faut jamais avoir mis les pieds sur le site d'Arcelor à Dinquer pour pas comprendre ce que ça représente en terme de de création, en terme de richesse, en terme de savoir-faire, en terme de technologie. Donc ça c'est la première chose. Je crois fermement à la nécessité de garder une capacité de production d'acier sur le territoire français.

Deuxème chose, je vous rejoins, je rejoins votre collègue. Le compte n'y est pas. Donc nous devons nous assurer que les investissements promis par Mital sont réalisés par Mital et aucun euro d'argent public ne doit être versé tant que Mital n'a pas fait ses investissements de décarbonation du site.

Enfin, la troisème chose qui rejoint aussi ce que j'ai dit pendant l'audition, nous avons la nécessité absolu d'articuler ces décisions nationales avec des décisions européennes. Et décisions européennes qui sont indispensables, c'est des mesures de sauvegarde sur l'importation d'acier venu de Turquie, d'Inde ou de Chine. S'il y a pas un contingentement drastique des importations d'acier réalisé à Bakou dans des conditions environnementales insatisfaisantes par les concurrents indiens, chinois et turcs pour prendre les principaux, on ne survivra pas.

Donc c'est un tout dans lequel vous avez investissement de métal sur la décarbonation, soutien public en appui à ces investissement et mesures de contingentement européenne qui permettent d'éviter une compétition qui est perdue d'avance avec l'acier chinois, turc ou indien. Merci à tous chers collègues et merci monsieur le ministre. Est-ce que vous avez un élément que vous voudriez ajouter dans le cadre de cette commission d'enquête ?

Juste mes remerciements au président, aux rapporteurs et parlementaires qui ont pris la peine de participer à cette audition sur un sujet qui le mérite. Et bien unanime à vous remercier vous aussi pour la qualité de nos échanges. Vous pouvez bien sûr les compléter en répondant par écrit à l'élément que vous avez mentionné et puis vous pouvez transmettre au secrétair de cette audition que je remercie par ailleurs pour l'organisation de cette audition tout document que vous jugerez utile à cette commission d'enquête.

La séance est suspendue pour un quart d'heure chers collègues avant notre audition Thierry Breton.