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interviewC à vous (sur YouTube)· 23 mai 2025 4 min

Grève des taxis : premier test social pour François Bayrou - L’édito de Nathalie Saint-Cricq

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Elle sera la dernière invitée de l'émission à Cannes. A ses côtés, S.Ashley, la star de "Bridget Jones".

Nous recevrons au Cerrone et Christine and the Queens. Voilà pour le programme. - A.Casse: Merci et à tout à l'heure.

Tout de suite, l'édito de N.Saint-Cricq. C'est le 5e jour de mobilisation des taxis.

On ne peut pas dire que ça s'arrange. Ca pourrait durer, avec des opérations très ciblées. - N.Saint-Cricq: Paris, Pau, la ville de F.Bayrou...

Il y avait même des menaces sur Cannes pour finir en beauté le Festival. Il ne faut pas des milliers de voitures pour bloquer un pays. Nous sommes allés à leur rencontre à Paris.

Klaxons. - On veut défendre son gagne-pain. - Un jour, 2 mois...

Pas de problème. Sinon, on ferme. On se battra jusqu'au bout. - On n'a pas d'écoute.

C'est pour ça qu'on est là et on ne lâchera rien. - Le mouvement va continuer la semaine prochaine tant qu'il n'y aura pas de choses concrètes. - S'il y a besoin de roulement, faites des roulements.

Même si ça peut choquer, s'il faut rester 15 jours, on restera 15 jours! Applaudissements. - N.Saint-Cricq: Côté gouvernement, la réponse est claire: négocier, oui.

C'est ce qui sera fait demain avec F.Bayrou. Céder, il n'en est pas question.

On écoute la porte parole du gouvernement. - On ne va pas faire machine arrière. Il s'agit de faire 100 millions d'économies, entre 100 millions et 150 millions.

C'est 2 % d'économies, des économies faites sur l'efficacité, pas sur le service aux malades. Il n'est pas question de laisser les personnes isolées mal soignées et sans accès aux soins. - N.Saint-Cricq: Ce qui est prévu pour demain après-midi, c'est une remise à plat de certaines choses, les relations avec les VTC, aussi.

Les chauffeurs de taxi s'en sont pris aux VTC pour une concurrence qu'ils estiment injustifiée. On reverra les tarifs, la façon dont les ambulanciers et taxis sont traités. Ce sera demain après-midi.

F.Bayrou pense les calmer. - A.Casse: Quelle est la marge de manoeuvre du gouvernement? - N.Saint-Cricq: Elle est faible.

F.Bayrou ne peut pas capituler en rase campagne. S'il le fait, il sera démonétisé pour la suite.

Il a demandé 40 milliards d'économies. Il se fait un chantre de la rigueur. C'est délicat de dire aux 1res personnes qui hurlent dans la rue: "On va changer." Il devra démontrer que cette réforme ne nuit pas aux malades, qu'elle n'aggrave pas la situation dans les déserts médicaux.

C'est un sujet sensible. Il faudra montrer qu'il y a des compensations pour les taxis. Tous les gouvernements ont peur des blocages dans la rue, des blocages des transports, des dépôts d'essence, l'atteinte à la libre circulation...

Ca fait parfois caler le gouvernement quand ça dure longtemps. La France n'est pas spécialement une adepte de la négociation. On a toujours tendance à menacer.

Je voudrais qu'on écoute les syndicats et leurs réactions. On peut imaginer que ça ne va pas être sympathique demain après-midi. - Le gouvernement a dit qu'ils ne feront pas marche arrière sur la convention de la Cnam.

On ne fera pas marche arrière. - Les agriculteurs en plus, sur Paris...

Taxis et agriculteurs, c'est le combo parfait pour paralyser. - N.Saint-Cricq: "Combo parfait".

Ca risque d'être tendu demain. En France, on est toujours d'accord pour réformer pour les autres, mais pas pour soi, "pas sur mes plates-bandes". Il faudra convaincre les Français du bien-fondé des réformes.

Je propose un exercice. Je vous propose 2 reportages. Le 1er, un chauffeur de taxi charmant arrive et qui cocoone une vieille dame ou un jeune monsieur...

Ce n'est pas vous! Une chimiothérapie à 80 km de chez elle...

On se dit que ce n'est pas possible, qu'il est tellement sympa qu'il faut les laisser tranquilles et leur permettre de bien gagner leur vie. Je vous montre un chauffeur de taxi qui laisse son patient, et qui, pendant 2 heures, au lieu d'aller faire des courses, ne fait rien. Vous le voyez rentrer à vide dans son taxi.

Vous vous rendez compte que 2 personnes auraient pu rentrer avec lui et qu'elles n'ont pas été prises en charge alors qu'elles habitent au même endroit.