Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 16 mars 2021 85 minFond programmatiqueSantéSolidarités & familleÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Covid-19 : la situation alarmante des étudiants

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux enseignements de l'enquête 2020 sur la vie étudiante ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Comment expliquer les inégalités entre étudiants selon leur origine sociale ?

  • 9:20OuverteRéponse directe

    Quels sont les effets du Covid-19 sur la santé mentale des étudiants ?

  • 13:10OuverteRéponse directe

    Comment les étudiants ont-ils vécu la perte de leurs activités rémunérées ?

  • 16:40OuverteRéponse directe

    Quels dispositifs ont été mis en place pour soutenir les étudiants pendant la crise ?

  • 20:20OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques de décrochage scolaire après la crise ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

ce qu'il faut peut-être retenir finalement de l'ové en dehors des données statistiques c'est la capacité de faire remonter le ressenti des étudiants c'est à dire comment vivent t-il eu leur expérience leur parcours de vie leur parcours d'études au fil des années on voit bien et l'enquète 2020 le confirme qu' il y à des évolutions mais elles sont relativement lente elles s'inscrivent dans la durée et je mets à part le confinement et les conséquences de la crise de cette année noël nous y reviendrons également donc on a cette volonté de se rapprocher d'une réalité qui sinon ne transparaît pas beaucoup les relais on en dise un mot avec avec monsieur le président les relais intermédiaires que sont les associations ou les syndicats ou et où les élus dans les conseils vie universitaire on peine vraiment à faire cette traduction des besoins et des finalement des difficultés ou au contraire des attentes des étudiants dans leur vie dans leur vie d'étudiant qui n'est pas que la vie sur les campus on est dans une acception très large aujourd'hui contrairement à ce qui se passait dans les années 80 de ce qu'est la vie étudiante on est sur ce qu'on appelle beaucoup aujourd'hui l'expérience étudiants c'est à dire la construction d'un parcours d'études oui certes mais un parcours d'autonomie et un parcours de construction de la personne humaine est en lien avec ses pairs en lien avec les enseignants chercheurs en lien avec un environnement qui lui aussi doit être analysé de façon concomitante donc ça c'était le premier point que je voulais reprendre et un second qui est vraiment va revenir à plusieurs reprises dans notre présentation c'est que il est totalement impossible de parler aujourd'hui des étudiants ou d'une population étudiante ça n'a aucun strictement aucun sens et ces deux prisons plus vrai et ça l'est encore plus après la crise nous avons évidemment vous connaissez tous la pression démographique qui fait que nous sommes aujourd'hui avec un nombre d'étudiants qui a considérablement augmenté depuis les années 70 et qui fait que les universités et les établissements d'enseignement supérieur au sens large ont dû s'adapter mais ils se sont adaptés avec un autre une autre caractéristique qui s'est imposé au fil des années c'est la différenciation entre les catégories d'étudiants et nous verrons peut-être tout à l'heure que cette différenciation elle s'est accru fortement depuis la crise et elle s'est aussi révélé de plus en plus importante entre type d'établissement entre catégories d'établissements c'est à dire qu'on a on a mais il s'agit pas de dire que c'est à deux vitesses il s'agit simplement qu'il y à une réalité complexe qu'il faut la prendre comme tel et l'analyser comme tel sans aller à des généralisations qu'on a malheureusement de temps en temps l'occasion de lire en particulier dans les médias donc sûr c'est une fois qu'on a on a bien ces deux perspectives en tête ont effectivement si on replace les résultats de cette enquête 2020 on voit qu'elle s'inscrit d'abord dans la durée et dans les constats précédent de 2016 donc on mieux une stabilisation mais il y a même des points particuliers qui ont donné lieu à des progrès ont certes toujours en prenant des proportions qui sont qui reste tout à fait raisonnable si je puis dire dans dans dans les évolutions mais néanmoins sur par exemple deux points importants le premier temps le sentiment qu'on les étudiants par rapport à l'heure au déroulement de leurs études c'est à dire la satisfaction qui peuvent exprimer sur l'organisation des études sur ce que ça leur rapporte on voit qu'en 2020 64 % sont satisfaits ou très satisfaits ce qui est quand même une amélioration par rapport à l'an qué 2016 où il était à 60 % ce qui sur l'ensemble puisque je précise une petite un petit point on a bien eu soixante mille résultats exploiter ses dires compléter et exploitable entre guillemets des questionnaires mais on avait consulté deux cent cinquante mille étudiants avec un panel évidemment représentant l'ensemble de l'enseignement supérieur et pas seulement les universités je ferme la parenthèse donc cette proportion est au regard des insatisfaits évidemment en corrélation on a en 2020 10 % qui sont insatisfaits alors que nous étions effectivement à 11 % de l'ensemble très insatisfaits dans l' enquête de 2016 alors en même temps sur le contenu même de la formation on avait là aussi 71 % d'étudiants satisfait sur les contenus de formation donc on voit bien que 2020 à l'aide dans un sens positif c'est le cas aussi pour les perspectives d'avenir en 2016 54 % des étudiants estimaient leur chance d'insertion en france cette fois bonne ou très bonne contre 14% qui les estimaient mauvaise ou très mauvaise et en 2020 on est passé à 68 % pour les étudiants optimiste toujours au sujet de leur insertion en france et oui % pour ceux qui étaient disons plutôt pessimiste à l'étranger même même même écart c'est à dire qu'en 2016 40 % estimaient des chances d'insertion à l'étranger bonne ou très bonne 21% mauvaise ou très mauvaise et en 2020 nous passons à 45 % et 18 % dernier élément positif n'est ce pas le dernier mais disons celui que nous évoquerons il porte sur le la notion financière la notion économique la situation des étudiants alors dans l'ensemble on pendant l'année universitaire on a une proportion d'étudiants qui se déclare enfin qui déclarent connaître des difficultés financières importantes ou très importante et on a un cinquième des étudiants qui le déclare ce qui est en baisse par rapport à 2016 on était alors la baisse encore une fois est modeste si on était à 23% mais c'est significatif puisque ont laissé ce type d'écart mesure sur une population plus grand bien entendu des vraies évolutions en 2020 nous avons nos avenues ans 26% des étudiants qui déclarait ne pas avoir assez d'argent pour couvrir leurs besoins mensuels et nous étions à 2 29 % en 2016 et quand on regarde je je je fais une remarque générale quand on regarde la situation économique des étudiants il faut se rappeler là aussi qu'on est dans un contexte très différent d'un de ce qui se passe par exemple dans les estimations de l'insee sur les la population jeune il n'y a pas de budget étudiant au sens strict il y à une reconstitution des ressources que perçoivent les étudiants avec trois sources principales de 3 origine principale donc les aides bien sûr familiale les aides publiques est quelque chose qui s'est affirmé progressivement dans budget le budget des étudiants ont reconstitué c'est à dire les activités rémunérées et vous je ne rentre pas dans les détails mais vous verrez on vous laissera d'ailleurs quelques quelques documents et je transmettrai un document plus détaillé et chiffré pour pour votre compte rendu mais vous verrez que dans cette activité rémunérée là aussi attention de ne pas faire des raccourcis trop rapide en est on entend toujours un étudiant sur deux travaille il a besoin pour vivre de tels niveaux de financement et serra c'est beaucoup plus complexe que ça d'ailleurs on est à 38 % exactement dans la dernière enquête et ce panel d'activités rémunéré il va du baby sitting avec des revenus alors modeste au demeurant mais qui sont qui peuvent être aussi régulier ça va des stages liés à leurs études en particulier dans le domaine de la santé et ça va aussi effectivement à toute une série de petits jobs la vente le commerce etc on doit là encore faire très attention à la concentrer l'analyse sur ce qui crée problème est qu est ce qui crée problème dans une activité rémunérée c'est l'intensité le rythme est ce que on est sur une activité intense et qui contrarie effectivement la possibilité pour les étudiants de suivre leurs études conviennent jours par semaine combien d'heures etc ou bien est-ce qu'on est sur un job ou une activité ponctuelle qui ne remet pas en cause la possibilité de suivre des études et ça c'est d'autant plus important qu'on verra tout à l'heure avec la crise c'est un des facteurs majeurs qui a entraîné des conséquences extrêmement négatives pour les budgets et la situation économique des étudiants en 2020 donc on est bien là sur une notion qui relève d'un examen économique au sens au sens strict et c'est un des points de faiblesse qu'on aura probablement l'occasion d'évoquer c'est à dire qu'on a on a des difficultés on n'a pas les outils mesures qui conviennent en particulier dans le domaine économique et c'est une piste je pense pour les décideurs dans un prochain avenir ce serait vraiment de remettre à plat un système qui est largement illisible y compris de la part des étudiants eux mêmes qu'ils ont qui ont droit qui ne savent pas toujours à qui s'adresser et c'est encore plus vrai avec la crise parce qu'il a il ya eu des très bien il ya eu des tas de mesures d'urgence pendant tout l'été dans tout l'est dans tous les secteurs mais il va falloir vraiment un moment donné remettre de la cohérence et de redonner du sens à ce qui est une politique de soutien au sens financier du terme de façon à cibler bien évidemment sur les populations qui en ont le plus besoin c'est à dire les plus fragiles alors au delà ces trois points peut-être que sur le logement il ya très peu de modifications on est toujours sur une répartition entre les dix ans le domicile des parents quelques sur quel que soit ce demi si ça peut être les parents séparés ça peut être bon en gros domicile ce qu'on appelle la cohabitation familia avec également la location ou la colocation je rappelle que pour par exemple les locations en résidence universitaire on a un chiffre très faible 1 qui est de l'ordre de 12% donc on a bien [Musique] pendant la période universitaire et donc on a globalement une difficulté qui d'ailleurs est majeur sur le sur le logement et c'est toujours vrai avec l'étude 2020 avec l'en-tête 2020 on a à la fois des difficultés parce que c'est le montant du loyer qui est le premier poste de dépenses dans ce fameux budget étudiant premier poste de dépense très variable en fonction du lieu de résidence est encore une fois en fonction de ce qui caractérise l'étudiant est ce qu'il est boursier non boursiers ce qu'il a une aide indirecte de la famille etc etc donc on a on a là une clarification et je n'évoquerai pas parce que c'est un sujet complexe s'il en est la nécessité aussi de bien regarder l'ensemble des aides et des mesures de soutien y compris l'aide personnalisée au jeu au logement on a là quelque chose qui est parfois décalés par rapport à la réalité vécue par les étudiants lorsqu'ils sont dans un mode de logement qui occasionne des difficultés supplémentaires et notamment dans les métropoles urbaines donc logement peu de modifications en tout cas avant la crise on est dedans on est sur une stabilité alors au delà de ce constat à la fois de stabilité et d'amélioration partiel mais importante quand même des points de fragilité qui sont apparus del'enquête d'ailleurs 2016 mais très conforté dans l' enquête 2020 et ça concerne l'état de santé des étudiants puisque en 2016 on était toujours alors il faut quand même avoir ça en arrière-plan on a un constat qui est émis par tous les étudiants ils se sentent globalement en bonne santé c'est qu'il se perçoivent en bonne santé la une des réponses qui revient souvent mais pourquoi avez vous renoncé aux soins est ce qu'on peut penser que c'est par rapport à une raison financière économique et cetera souvent c'est non ça va s'arranger tout seul en fait ces caractéristiques d'une population jeune et qui n'a pas forcément une intégrer les difficultés potentielles de santé alors ça change avec avec la crise du co lead mais ce qui par contre était frappant c'était le tout ce qui tourne autour des fragilités d'ordre psychologique et là on est passé de 20 % d'étudiants qui le déclarait en 2016 ce qui était déjà ce qui était déjà quand même important à 30% et notamment sur le chiffre aussi de renoncement aux soins on est passé là aussi est cette fois vraiment pour des raisons financières à prendre 3 % donc une alerte une alerte qui s'est retrouvé tout à fait confirmé par la suite et même amplifié bien entendu par ce qui a été constaté au niveau de fa des conséquences de la pandémie donc globalement on est face à un exercice un petit peu compliqué pour nous observatoire de la vie étudiante et un peu inédit c'est qu'on avait des constats on a des données qui sont très riches et qui vont maintenant être exploitées puisque le principe avec ce type d' enquête c'est que nous allons mobiliser des équipes de recherche des économies sous des statisticiens pour aller plus loin et pour approfondir ce que nous disent les étudiants dans danser dans cette enquête mais il se trouve que tout ceci s'est passé au printemps 2020 et que nous avons bien entendu immédiatement même si à l'époque qu'il faut être tout à fait honnête nous n'avons pas pu anticiper une durée aussi importante de la crise nous nous étions tous persuadés que ça allait s'arrêter à l'été et qu'on allait progressivement revenir vers quelque chose entre guillemets depuis normal et nous n'avons pas non plus pu anticiper des effets de prise en plus important au fur et à mesure des périodes de confinement déconfinement couvre-feu et ses dons pour essayer quand même d'avancer et d'avoir une matière première si j'ose dire un peu plus un peu plus utile nous avons relancé donc auprès de 6000 étudiants qui avaient déjà été questionnés dans la première enquête une enquête courte beaucoup plus courte que la première et qui essayait vraiment de percevoir ce qui était en train d'arriver pour eux un bouleversement qui ressortait qui ressort toujours quand on vois j'ai vu j'ai lu les premiers témoignages le bouleversement qui à la fois dans l'espace il ya plus d'unité de lieu entre formation recherche dans les labos et vie étudiante et ça c'est quelque chose qui déstructure totalement lala l'identité étudiante en quelque sorte ce sont des mots très forts qui qu'on a entendu c'est à dire la perte de sens finalement c'est quoi être étudiant quand il n'y a plus nécessité d'aller en cours quand on ne peut plus se voir dans les lieux de socialisation et quand on est coupé par froid de ce qu'ils faisaient aussi le lien avec l'enseignant chercheur qu'on est revenus y compris quand on est doctorant et qu'on était des as salariés on est revenu dans sa famille tout ceci brasser dans un ensemble anxiogène quand même un qui était de ne pas savoir la durée comment on allait sortir de cette crise encore faudrait-il qu'on sache aujourd'hui on est on est véritablement devant des conditions de bouleversements et qui se sont traduites vraiment dans les réponses à lenquête à la deuxième enquête peut-être si tu peux parler peut-être à partir donc 2d sur la deuxième question c'est à dire par rapport aux ce contexte général qu'est ce qui s'est passé finalement et qu'est ce qui ce qui ressort de notre dans notre enquête confinement si oui bonjour à toutes et à tous et merci pour l'opportunité de présenter un peu nos travaux alors donc ça ce qu'a présenté et monique rousseau ce sont les résultats de notre enquête réalisée donc à partir du mois de mars et jusqu'au mois de mai 2020 quand on était déjà dans une situation de confinement mais on interrogeait les étudiants sur leur situation antérieure leur demandant un petit peu de faire un effort d'imagination et de se rappeler comment était la vie étudiante au moment où les interroger et puis en juillet et on a lancé sept postes enquête puisqu'on a réinterrogé 45 mille étudiants parmi ceux qui acceptaient être réinterrogé et donc sur ces quarante cinq mille qu'on a réinterrogé y en a 6 milles 130 qui nous ont répondu et donc ça nous a permis de faire un bilan il était au moment où ils allaient passer souvent les examens et donc de faire un bilan du confinement après la session d'examens et de voir un peu comment il se comme il avait vécu cette heure de confinement alors le la première observation c'est que il ya beaucoup d'étudiants qui ont changé de logement c'est peut-être la population qu'elle peut changer de logement entre la berline lui est à la période de confinement puisque 44 % des étudiants ont déclaré avoir changé de logement est très souvent c'était pour se rapprocher de leur famille donc ça c'est la première caractéristique ensuite en ce qui concerne les conditions d'études on observe un passage massif au numérique même pratiquement exclusif avec les inconvénients que sa pose et qui ont les difficultés qu'ont soulever les étudiants c'est à dire qu'il y en avait qui étaient pas très bien équipée n'avait pas forcément d'ordinateurs personnels n'avaient pas forcément une bonne connexion internet n'avait pas forcément des espaces au calme pour travailler et donc c'est des cd des problèmes qui sont remontés pendant le monde en le confinant et qui nous ont fait remonter dans l'anc est ensuite en ce qui concerne leur situation économique on observe qu'un tiers des étudiants déclarent avoir perdu leur activité rémunérée et ça représente plus de 200 euros de perte en terme de deux pertes moyennes financière pour ces étudiants et en ce qui concerne aussi l'état de santé on observe que pour un tiers des étudiants et présente des signes de détresse psychologique alors on remarque que c'est la même part que ce que l'on observé dans enquêtes générales ce qui montre qu'il ya sans doute eu des interférences entre les deux enquêtes celle qu'on les a interrogés entre mars et mai 2020 à un moment et c'était déjà confiné et donc voilà on des fois on a du mal un peu à faire la part des choses entre leurs réponses propre confinement et leurs réponses liées à l' enquête générale alors quand il 2 quand ils sont entrés au domicile de leurs parents pardon je reviens sur le logement ils font état parfois de conflits ça n'a pas été sans poser problème aussi ce retour au domicile parental donc certain de frites à deux conflits en aqua été confronté au décès d'un proche par exemple il ya plein de difficultés qui sont propres à la crise et qu'on a pu mesurer en juillet 2020 mais sur la situation économique puisque ce qu'il s'est passé avec l'arrêt des activités rémunérées c'est que dans un premier temps tout le monde était un peu dans sous le choc et c'est il ya un effet de sidération qui n'était pas que pour les étudiants mais on s'est vite aperçu que finalement le la situation économique générale et la difficulté qu'avait les entreprises à se projeter avait un impact immédiat sur la réponse attendaient les étudiants alors ceux qui s'en sont mieux sorties c'est ce qu'ils ont réussi à retrouver entre guillemets des petits jobs la livraison à domicile des plats à emporter et c'est tout ça les étudiants se sont vraiment ruer dessus mais par contre ce qui faisait la structure même de l'activité rémunérée et parfois avec même du salariat enfin des formes beaucoup plus solide si je puis dire alors là c'est pour cela ça a été véritablement beaucoup plus compliqué ça c'est tout à fait télescoper avec la nécessité de quitter par exemple un logement parce que le loyer trop élevé parce que les facteurs se sont cumulées ce qui ressort très nettement de notre enquête confinement les étudiants évoquent vraiment un cumul de facteurs de à la fois de stress le psychologique la prise et des ailes et multiforme et le problème c'est que ces dimensions qui se s'entrechoquent un peu elles ont tout produit des effets en même temps c'est à dire que la fermeture des locaux universitaires l'arrêt de l'activité rémunérée du cool isolement et donc la difficulté psychologique à surmonter cet isolement tout ceci c'est vraiment cumulés dans un espace temps extrêmement resserré et ça ressort ça ressort vraiment tout à fait tout à fait de façon évidente dans les dents dans notre enquête dans notre deuxième enquête si je puis dire avec là aussi des mesures d'urgence finalement qui ont été prises et qui ont été reconnus dans cette dans cette enquête par les étudiants si là qu'on leur avait demandé est ce que vous estimez que vous avez eu beaucoup d'informations de la part de vos établissements est ce que vous avez eu suffisamment dead alors je parle bien du premier confinement c'est à dire que la durée ensuite fait que la situation s'est évidemment compliqué mais la réponse était plutôt positive oui ils ont eu pour beaucoup d'ailleurs des problèmes de connexion numérique mais moins que ce qu'on pouvait penser c'est à dire que ça s'est finalement relativement bien passé parce que les établissements ont réagi il ya eu des plans d'acquisition de matériels il ya eu des collectivités territoriales sont beaucoup possi progressivement sont montés en puissance pour aider à l'équipement des étudiants donc c'est à la fois une situation qui était brutal mais qui avec une mobilisation assez sensible est forte quand même de tous les acteurs de la vie étudiante ça va de bien sûr des établissements d'enseignement supérieur qui ont même au delà de ce qui était naturellement le vecteur de soutien financier c'est-à-dire la cvec la contribution à la vie étudiante et de campus qui a été très très utilisés au-delà des aides qui ont été mises en place par le ministère via les crous et qui ont immédiatement réagi et qui ont mis en place toute une série de dispositifs on voit que le si j'ose dire le pire a été évité au moment de la rupture au moment où se sont produits tous et tous ses effets alors l'analyse de ce qui se passe depuis et plus et plus évidemment complexe parce que plus la crise dure et plus on a un double phénomène finalement on a un phénomène on a certains psychologues ont parlé de phénomène de glissement quand on a parlé aussi pour les personnes âgées d'ailleurs à un moment donné dans la crise c'est à dire que il ya une espèce de d'usure de fatick ça ressort très bien dire des témoignages que vous avez eues on a ce phénomène de qui s'est installée et qui n'était pas encore perceptible à ce point dans notre enquête confinement donc là il ya un décalage on en est tout à fait conscient et on à l'attention des videmment de continuer d'aller plus loin mais on est aussi ce qui était déjà perceptible c'est que ces signes d'anxiété ces signes de difficultés à organiser son temps personnel il n'y a pas il n'ya pas réellement de surprise si je puis dire vous savez exactement les mêmes conséquences négatives dans les analystes qui commencent à sortir sur le télétravail il ya vraiment des grosses similitudes c'est à dire que mes ans avec des avec des étudiants qui eux n'étaient pas forcément dans un cadre de travail qui les auraient préparé à cela si je puis dire mais on a ce sentiment général de ne plus savoir situer sa formation les études que l'on poursuit sa remise en cause des choix d'orientation cela remet en cause éventuellement le fait de se projeter au-delà du master et d'aller en doctorat on sent que tout est en train de bouger en quelque sorte entre licence master et doctorat c'est à dire que les priorités ne sont plus perçus de la même façon parce qu'on ne sait pas ce qui va devenir dans un avenir dans un avenir proche et ça me fait aborder la question que vous avez posez tout à l'heure c'est à dire finalement est ce que est ce que ça s'est passé de la même façon pour tout le monde alors la réponse évidemment est négative bien sûr que non puisque d'abord il y avait déjà des différenciations avant et elle se sont évidemment confirmé mais en plus il y en a il y en a eu des nouvelles pour faire très très court et listant rêve à compléter on a des cannes on a vraiment des catégories d'étudiants qui ont plus souffert que d'autres les étudiants étrangers en premier puisqu'ils se sont retrouvés coupés et de l'aide familiale et éventuellement d'un petit travail qu'ils avaient trouvé en arrivant en france et avec un soutien des pairs qui n'était pas aussi organisés que pour les associations françaises éventuellement ou par ou par filière quand comme on l'a pu voir par exemple dans les 8 et donc on a les étudiants étrangers on a les étudiants les plus âgés c'est eux qui est lé plus de 26 ans engagé justement dans des dents des études doctorales et qui du coup pour certains ont perdu aussi une source de revenu et on a les étudiants enfin primo-entrants puisque je rappelle que la génération inscrits à la rentrée 2020 c'est celle qui finalement n'a rien connu de l'université je parviens d'université là cette fois les grandes écoles clairement s'en sort beaucoup mieux il faut il faut vraiment faire ce constat pour des raisons évidentes d'encadrement pédagogique d'organisation aussi qui est peut-être plus sur un accompagnement personnalisé et ça c'est un grand défi qui va se poser aux universités mais ce sera une nécessité absolue et donc on a on a des différences qui se sont clairement accentué qui ressortent tout à fait de notre enquête oui alors comme l'a très bien rappelé au micro au début de l'entretien les travaux de l'eau veut contribuer à montrer qu'effectivement il ya un étudiant moyen mais il ya une diversité d'étudiants qui est que nos enquêtes permettre un petit peu de cerner alors d'abord en terme d'orientation fait si on regarde l'origine sociale c'est sûr que les différences d'orientation sont importantes c'est qu'on va avoir des élèves des étudiants beaucoup plus favorisés dans les filières comme les classes préparatoires ou les grands établissements où les écoles de commerce et des profils moins favorisés dans les sts par exemple les eyzies ut le les questions portaient aussi sur les différences selon le sexe ont séparé l'orientation va être différente méchant qu'il ya aussi des variables importantes et qu'on n'a pas forcément tête alors yale il ya là l'origine migratoire aussi qui permet de distinguer différentes orientations selon les étudiants avec par exemple une orientation plus importante des enfants descendants de deux parents immigrés dans des filières courtes professionnelle dans l'enseignement supérieur et puis il ya aussi donc ses différentes filières qui sont alimentés par des profils d'étudiants différents se caractérise aussi pas d expérience différente de l'enseignement supérieur puisqu'on a des emplois du temps de beaucoup plus chargé par exemple dans des filières comme la santé ou les classes préparatoires et des emplois du temps plus léger en terme d'heures de présence de cours est donc ça permet aussi aux étudiants de d'avoir d'exercer des activités rémunérées de manière plus ou moins importante selon leur filière et avec les effets qu'on connaît donc comme l'a rappelé au micro effectivement on a décidé d aigle des activités beaucoup plus concurrents des études exercée par les étudiants en filière sciences humaines par exemple à l'université puisque voilà du coup l'arbitrage se fait souvent au niveau de l'emploi est effectivement l'âge aussi des étudiants va être très important en ce qui concerne la cohabitation par exemple les étudiants plus ils sont jeunes et plus ont de fortes chances d'être cohabitent en mai par exemple les élèves de classes préparatoires aussi sont beaucoup plus qu'aux habitants alors la variable cohabitation est très importante il me semble parce que c'est ce qui permet de repérer un peu vain quand on parlait des difficultés à mesurer les ressources des étudiants la cohabitation cette variable fondamentale parce que tout ne passe pas par des transferts monétaires qu'on pourrait mesurer et quantifier et l'aide familiale c'est aussi simplement hébergé ses enfants qui sont étudiants leur donner de la nourriture et beaucoup de services qui ne passe pas par des transferts monétaires et donc quand on regarde les budgets étudiants vraiment au sens ce financier on a l'impression que les plus pauvres c'est les étudiants en classes préparatoires or ils sont jeunes ils sont souvent qu'aux habitants donc à la fin le but j'ai dont il dispose est tout petit mais si on venait intègre toutes ces aides qui ne sont pas monétaire qui ne sont pas des transferts financiers sa fausse un petit peu la vision qu'on peut avoir des étudiants qui apparaissent comme très riches parce qu'ils ont beaucoup de revenus beaucoup de ressources d'emplois il peut être beaucoup plus vulnérable parce qu'en réalité ils utilisent beaucoup d'heures de travail qui vont être un concurrent des études et donc je pense qu'effectivement les ressources des étudiants c'est vraiment très différent des ressources qu'on peut mesurer dans les autres populations les jeunes les adultes les salariés il faut avoir ça en tête et donc l'arrêt de cohabitation c'est une variable qui est très importante alors sur l'état de santé on perçoit aussi des inégalités en fonction des différentes caractéristiques puisque simplement quand on regarde les étudiants satisfaits de leur état de santé général on a moins d'étudiantes qui se déclare satisfaite que d'étudiants 65% contre 76 on a moins d'étudiants étrangers par rapport aux étudiants français 66% contre 70% et les les étudiants de milieu social populaire à 66% on se considère en bonne santé alors qu'ils sont 76% parmi les étudiants de milieu social super donc c'est toutes ces variables finalement se recoupent et il ya des variables que si très importante et vous l'avez dit c'est la map territoriale où effectivement l'expérience étudiant doit être très différente selon le lieu d'habitation ne serait-ce que quand on regarde les différences de loyer en fonction de la ville d'habitation on a des différences très importantes qu'on peut mesurer dans l' enquête conditions puis voilà c'est difficile à un portrait généralement très il faut avoir ces différents éléments en tête ils sont pour pour comprendre la diversité de la population et tuteurs sur sur ses différences je rajouterais peut-être un point qui porte sur les catégories d'établissements les plans d'investissements à venir et eliyahu restructurer profondément la carte des établissements d'enseignement supérieur et si on regarde le côté universitaire on voit bien que les grandes universités fusionner n'avait pas attendu la crise pour investir dans l'innovation pédagogique la génériques et dago gic le distanciait l'intelligent une organisation était déjà en train de se mettre en place donc ces établissements là plus facilement que d'autres ont réussi à sauter le pas si je puis dire et ce qui est très important parce que particulier pour la recherche parce que il ya eu une espèce de d'attentes dans certaines universités en qui a bloqué un petit peu le fonctionnement général des établissements et ça ne s'est pas produit partout de la même façon dont il ya bien une différenciation entre établissements qui n'est pas en soi un problème dès lors qu' on en a conscience et que les mesures d'accompagnement personnalisé que j'évoquais à l'instant et qui vont s'imposer à mon sens partout peut-être faudra-t-il des mesures renforcées pour les autres établissements qui eux n'avaient pas soit les moyens soient tout simplement n'avait pas inscrit dans leurs projets où il avait inscrit plus tard le développement on parle d'une question de maturité numérique aujourd'hui de maturité dans la digitalisation des enseignements et c est là il ya de très très gros écarts entre les établissements et tout le monde s'y est mis un peu dans l'urgence avec les moyens du bord simon cardona nes et d'expression c'est logique compréhensible en cas de crise après il faudra vous parliez monsieur présidence tout à l'heure de caisse qui va devoir structurellement être prises en compte ça c'est un objectif essentiel c'est à dire que on est aujourd'hui sur à peu près une des seule certitude que l'on a c'est qu'on ne reviendra pas une organisation comme existait antérieurement et notamment si on parle vie étudiante on peut d'ores et déjà constater que la crise actuelle quand on s'en sortira complètement elle aboutira à réinterroger la notion de campus c'est quoi un campus aujourd'hui [Musique] alors que on aura forcément non pas du tout dit essentielle qui est une catastrophe totale on le voit bien sur toute une série d'éléments dont on a déjà parlé mais un modèle hybride qui va bien falloir reconstituer et définir qui ne sera pas d'ailleurs homogène selon les territoires et selon les établissements mais on aura inventé et je dirais que on n'est pas les premiers à le faire il ya des expériences dans dans beaucoup de pays qui ont déjà avancé sur ces sujets un équilibre une complémentarité entre présentiel et entre enseignement et formation à distance alors ça suppose beaucoup de choses ça suppose d'abord la formation des enseignants chercheurs ce qui a péché là aussi ça ressort des témoignages c'est que les étudiants ont ressenti pour certains pas pour tous bien entendu mais ont ressenti très fort que leurs enseignants étaient aussi perdus que et je vais donner quand même la parole d'abord un ma collègue qui enseigne à dos chine et qui est là la vie de l'enseignant chercheur et et notamment de l'écran noir août les étudiants ferment leurs caméras ce qui n'est pas toujours évident mais je pense que là il ya bien un point majeur qui est intégré très très vite toute une série de paramètres dans la formation des enseignants et des enseignants chercheurs ils disent oui non mais je crois que les étudiants nous le disent et et les enseignants aussi il faut réécouter ce cas soit chez les enseignants ce que ça ça est une sphère dossier très difficile et ça reste très difficile pour les enseignants de ces c'était pas le coeur du métier de transmettre finalement un écran noir en fait c'est pas tellement pour ça qu'on a été formé et et on ressent on a beaucoup ressenti en tout cas la souffrance des étudiants ils le disent aussi dans l' enquête ils sont nombreux à dire que ce qui leur a manqué c'est le contact avec les autres étudiants c'est un peu ce sentiment d'isolement et qui est de ce fait d'être un groupe de constituer un groupe classe de pouvoir échanger donc ils ont trouvé des stratégies pour retrouver un peu de collectif mais mais ça reste très imparfait et et voilà c'est une souffrance des deux côtés en tout cas c'est probablement le premier point pour évoquer ce qui ce qui va devoir être prises en compte en fait on a trois temps aujourd'hui on a eu l'urgence l'urgence du démarrage de la crise donc il a fallu que les établissements s'adapte que les étudiants s'adapte tout le monde s'adapte qu'il y ait des aides financières nouvelles qu'ils soient développés on a eu toute cette période on connaît encore aujourd'hui une deuxième phase qui est celle de la crise qui dure qui dure et qui provoque l'usure c'est un mot qui revient énormément on a le sentiment que les étudiants puisque on est quand même là pour parler d'abord 200 sont extrêmement inquiet et de façon de plus en plus atone si j'allais dire c'est à dire qu'il ne se pose plus des questions d'urgence comme au début pensant que tout allait redevenir un petit peu comme avant ils attendent ils savent pas trop quoi ils essaient de survivre alors encore une fois pas tout ce jeu quand je dis je je je parle de ceux qui qui sont les plus touchés par cette clique bien entendu tels qu'on les a définis tout à l'heure et puis un troisième temps et je pense que vos travaux vont nourrir justement ce troisième temps c'est à dire qu'il faut anticiper réfléchira sortie de crise et la sortie de crise ça veut dire redéfinir un certain nombre de choses donc on vient de parler de la formation des enseignants chercheurs ça veut dire aussi repenser l'organisation générale des établissements le campus physique ne peut plus être défini comme avant il ya des questions d'ailleurs très complexe immobilier qui vont se poser tout de suite derrière l'implantation sur les territoires il ya toutes ces toutes ces questions là mais il ya aussi probablement un rapport différent de l'étudiant à son établissement on a bien vu quand même que la différence qu on évoqua l'instant entre grandes écoles et universités elle tenait aussi à ça c'est à dire que les étudiants des grandes écoles ont manifesté peut-être une espèce de reconnaissance de par rapport à leur établissement qui s'est délitée très vite pour les étudiants en université et en particulier il faut bien le dire et ça ressort là aussi de vos témoignages dans les disciplines shs droit et une spé alors in space est très inquiétant puisque comme vous le savez c'est quand même la formation de nos futurs enseignants et je crois que là il aura un effort très très particulier à fournir pour pour remettre peut-être un certain nombre de préoccupations au coeur de la formation initiale des enseignants je ferme je ferme la parenthèse bon compte on a toute une série de questions qui sont effectivement structurelles et la qui dépasse totalement la réponse à des difficultés conjoncturelles liées la crise ça veut dire aussi probablement regarder les équilibres entre pilotage national pilotage local et quand on dit local c'est l'établissement d'enseignement supérieur en lien avec les crous en lien avec les collectivités et ça veut dire quand même aussi que ce qui se traduit un petit peu dans tout ce qu'on est en train de dire c'est que l'échelon du territoire a été celui qui a été immédiatement mobilisés sollicité à la fois dans l'urgence et dans et dans la gestion de la crise sur l'année c'est à dire que c'est bien là où on a essayé de d'ailleurs on voit ces derniers ces dernières semaines il ya des plateformes qui se met en place en collaboration avec les collectivités plusieurs régions ont vraiment constituer une espèce de coordination au départ informelle mais qui maintenant se traduit dans des actions très coordonnée y compris aussi avec les services de l'état par exemple en région à l'est les nouveaux entre guillemets vice-chancelier à l'enseignement supérieur ont joué un rôle important aussi dans les dents la diffusion d'un certain nombre de mesures donc tout ceci il faudra capitaliser sur ce qui s'est fait là on a une une coordination une mobilisation qui est intéressante mais qu'il faut encore une fois reposés dans un contexte de cette fois plus plus pérenne donc pour pour nous oui à des effets immédiats qui sont tout simplement assurer la rentrée et ce n'est pas gagné parce que je parle pas du côté sanitaire et des mesures qui seront en vigueur mais l'enjeu peut-être principal enfin moi je pense que c'est quand même peut-être ça finalement qu'il va falloir réussir en premier c'est recréer le lien social et recréer la possibilité de revenir sur un site universitaire en reprenant des habitudes d'étudiants en reprenant des liens avec non seulement les enseignants mais avec ses pairs ce qui aujourd'hui n'est pas évident parce qu'on en tous les témoignages on a des témoignages vous avez dit poignet en tout à l'heure mais c'est le cas de déconnexion avec ses réalités la réalité alors on sait que les jeunes il faut aussi garder ça en tête ont une faculté d'adaptation qui est réel et à toutes les crises on a bien vu qu'il avait capacité de rebondir etc sauf que là on est quand même dans une situation un peu inédite et que ça ne se fera pas tout seul c'est à dire qu'il va falloir facilitée par des dispositifs notamment de médiation de remédiation que va-t-il se passer avec ce qui dans parcours sup qu'il ne savait absolument pas ce qu'ils allaient choisir et qui sont vont arriver là par hasard ça veut dire qu'il va falloir traiter ça au niveau de l'accueil des nouveaux inscrits dans l'enseignement supérieur à la rentrée 2021 c'est un des éléments c'est loin d'être le seul donc on a on a on a le premier enjeu c'est la socialisation des nouveaux et des anciens qui reviennent pour l'année universitaire prochaine et avec des nouveaux types d'enseignement qui vont se mettre en place donc bon tout ceci pour peut-être pour terminer on a beaucoup parlé et je crois qu'on rend on a des éléments qui sont encourageants on a des éléments qui montrent que le système a bien réagi et à éviter les catastrophes maintenant il faut aller au delà de ça c'est un constat qui évidemment est essentiel mais il y a quand même aujourd'hui des cas d'étudiants que l'on ne sait pas mesurer en volume d'ailleurs mais qui ont décroché même si les décrocheurs potentiels que tout le monde craignait en nombre un moment des examens ceci ne s'est pas vérifié les chiffres des examens sont bons sont pratiquement identiques aux années précédentes dans beaucoup d'établissements donc c'est un signe quand même qu'ils qui permet de se dire que mon âme des moyens d'aller rechercher si je puis dire bon mais il n'empêche que le décrochage psychologique lui c'est plus difficile à cerner et c'est à des éléments qu'on a vraiment du mal à mesurer aujourd'hui donc il ya déjà des outils qui se met en place mais l'enjeu de la rentrée il est fondamental parce qu'on ne peut pas se permettre même si moi je veux faire sa petite personne je ne suis pas du tout d'accord avec la notion de génération sacrifiée je pense que c'est pas le bon mot c'est une génération qui est éprouvée qui est peut-être pour certains traumatisé mais certainement pas sacrifier jédir on est il ya eu des cours il y aura des diplômes il ya eu des il y aura des examens simplement tout ne sera pas résolu par cela c'est à dire qu'il faudra retravailler avec les populations concernées pour que ce ne soit pas justement une génération un petit peu entre parenthèses voilà je m'arrête là et on est évidemment prêts à répondre à vos questions merci beaucoup présentent c'était un panorama extrêmement complet ce que je vous propose de faire cher collègue c'est de vous redonner la parole monsieur le rapporteur par rapport aux questions que vous avez posé si vous avez des compléments et ensuite on va passer à la lecture des témoignages des des étudiants et puis j'ai déjà un certain nombre de de prise de parole pour vous chers collègues je vais essayer de distribuer de façon équitable si le rapporteur si vous avez quelques précisions à a demandé juste de précision a demandé d'abord vous n'avez abordé qu'à la fin je me l'étais noter vous voyez on avait abordé la question du décrochage alors on est dix dans la présence aux examens cette année on ne voit pas de deux chiffres en déconnexion mais entre 2016 et 2020 c'est à dire indépendamment de de la période qu'ovide est ce que les chiffres sur le décrochage s'améliore ou pas est-ce que tendanciellement on est notamment sur les première année d'université est ce qu'on voit une aberration et deuxièmement vous avez dit que dans les étudiants les plus en souffrance actuellement il y avait les étudiants étrangers est-ce que vous avez des données sur les étudiants français à l'étranger qui sont dans la même situation finalement que les étudiants étrangers en france alors sur le décrochage les données de l'an iv v sont pas les mieux pour mesurer objectivement ce qui s'est passé puisqu'on est sur la pente pour une fois on a plus de donner finalement sur la perception et sur comment ils ont les accusions ont ressenti les effets donc peut-être donné ce chiffre là c'est celui qu'on a été plus fluide sans doute que enfin disons qui est différent il des données objectives serait plus à demander où est 6e s par exemple qu'il ya vraiment des données sur les effectifs de deux réussites ou les de réorientation mais à l'issue du premier confinement on avait demandé audience comment vous voyez les effets sur leurs études et 57% estimé que la poursuite de leurs études seraient affectés négativement par le confinement donc plus de la moitié avaient le sentiment que ça aurait des effets à peu près 25 % des étudiants ont décidé de modifier leur projet d'orientation en fait au delà du décrochage ça a quand même eu des effets à plus long terme sur les trajectoires 8% souhaité pendant 4 % souhaitait interrompre leurs études et 9% les prolonger peut-être en percevant que leur insertion serait plus difficile donc là au delà des faits objectifs en tout cas subjectivement il ya eu ses effets qui ont été perçus et sur la question des étudiants français à l'étranger on n'a pas tellement d'informations dans l' enquête spécifique sur cette population par contre qu'on sait c'est qu'à l'issue du premier confinement il ya 72 % des étudiants qui avaient une mobilité internationale de prévu qui ont dû l'annuler en fait et pareil sur le stage on n'a pas donné le chiffre tout à l'heure 78 % des étudiants qu'ils aient un stage prévu n'ont pu le réaliser dans les conditions qui avait été enfin les conditions initiales il y en a 23 % qu'ont dû adapter les modalités de leur stage 17% qui ont vu leur stage reporter peut-être complètement annulé après 2 juillet et pour 38% il était déjà annulé en juillet la plupart des témoignages vont dans le sens que vous nous disiez et on ressent enfin jeu il ya quelques expressions un peu un peu forte je suis épuisée la situation est juste horrible je suis déprimé je n'y arrive plus je lâche prise on nous envoie au casse-pipe ça ça revient à plusieurs à plusieurs reprises ce qu'on fait n'a plus de sens n'a plus de valeur à quoi ça sert et des grosses angoisses sur la valeur que va apporter le futur employeur ou la vie professionnelle à la qualité des diplômes qui seront délivrés pendant ces années si particulière et on sent que ils sont déjà dans l'après crise en se disant mais mes années 2020 de vilains l'université qu'est ce qu'elles vont valoir sur le marché de l'emploi et là je pense que ça va être une question à laquelle va être très difficile de répondre après sur les examens là il ya quelques témoignages où les étudiants nous disent que ils se sont bien passées parce que c'est un peu arrangé quand même il ya un témoignage là je le lirai pas mais on nous dit voilà on nous a demandé de mentir nous a demandé de mentir sur ce qu'on rendait de travailler comme si on était dans une scal c'était pas le cas donc donc par rapport à ce que vous êtes ce que vous nous dites sur le niveau des exams marges sans doute je pense que c'est vrai mais vous fera peut-être regarder dans le détail il ya eu quelques aménagement de ci de là voilà moi j'ai deux filles étudiantes il y en a eu jeune j'ai vu comment la fait les examens bon c'était utile que papa de temps en temps soit derrière ça ça a aidé voilà donc je pense qu'il faudra il faudra relativiser tout ça mais encore une fois on va les vallées publié parce que je pense que c'est un un retour d'expérience qui est absolument absolument prodigieux est ce qu'on sent c'est que ils sont heureux que on les écoute maintenant et comme vous le disait très justement on a l'impression qu'ils ont été des remparts et est oubliée pendant pendant pendant très très longtemps que vous nous avez inventé je suis vraiment très utilisé d'autant plus que le premier intervenant à poser la question concernant les étudiants également être en berne elle parce que c'est qu'il ya beaucoup d'ultramar et qui viennent faire des études en asie également issus de l'hexagone et puis à l'étranger y en a également à l'eau si l'étude portent surtout sur l'ensemble des étudiants et puis la prévention la convention pour les suicides alors j'aimerais ça va supprimer t en place des espaces de parole ce que vous aviez déjà anticipé avant ou depuis est ce que vous avez eu des éléments qui concerne la prévention concernant les suicides et où les tendances suicidaires les espaces de parole la pelle et un soutien psychologique je sais que c'est prévu et je crois même qu'ils avaient qu il ya eu une proposition au gouvernement pour permettre à des étudiants de faire des visites au moins trois parents continuent les psychologues et pour le moment je sais pas si ça se fait déjà je ne pense pas en tout cas il ya quand même eu besoin alors est-ce que vous avez déjà aussi des données pour celà vous avez cette étude qui était déjà accroché mais est-ce que vous avez des données qui concerne évidemment la prise en charge psychologique de ces plaisirs du studio et des espaces de paroles éventuellement qu'ils se mettraient en place qui pour un merci monsieur président merci victoire ensuite sonia de la provôté puis ses fans pieds-noirs et enfin scène vas-y souvient beaucoup pour ces éléments moi j'ai trois questions la première elle a déjà été un peu évoquée c'est celle de des différences entre les secteurs et un secteur particulier se fait particulièrement entendre et une promotion particulière c'est celle de qui vient de deux de se frotter à la réforme de la première année des études de santé il est passé les lassos plan national et est ce que vous avez d'ores et déjà des éléments plus précis et plus particulier sur ces générations qui pour le coup vie manifestement au millième les difficultés notamment en termes de détresse psychologique et parce que le contenu des programmes a été testé cette année est absolument pas dans les conditions qui était prévu à l'origine et donc est-ce que vous avez des d un avis et des remontées ou en tout cas ce que vous envisagez qu'il y ait des études complémentaires sur cette promotion particulière ma deuxième question porte sur on aborde beaucoup les conséquences psychologiques et psychiques qui sont réelles et toi bengale d'évoquer ce sujet il ya aussi un impact physique y est ce qu'on est en situation de de mesurer cet impact physique notamment parce que parce que le fait qu'il ya une moindre activité physique que iliad et des problématiques alimentaires notamment d'accès à une alimentation de qualité correcte tous ces sujets là qui sont des sujets j'avais dire assez classique de suivi de surveillance médicale des étudiants d'une manière générale parce que quand on est jeune on ne se met pas toujours en situation est complètement impeccable vis-à-vis de sa santé en tout cas les circonstances font qu'on ne peut pas mais là clairement où vient de traverser une période où tout ça s'est aggravé et à ce qu'on a d'ores et déjà des chiffres les indices qui permettent de développer aussi l'état de santé physique de ses étudiants à l'issue de cette période ce qui pourrait derrière entraîner des préconisations et des prises en charge et un accompagnement supplémentaire notamment en termes de prévention jeux wii donc un jour 90 ses fans biennois qui s'excuse mais il a dû partir ses mannequins noirs et rapporteur pour avis des crédits de l'enseignement supérieur pour la commission culture éducation plus vous me posez une tissu un peu dans le prolongement de celle de victoire n'est ce pas sur le est ce que vous avez pu mesurer ou sentir le besoin de consultation psychologue sur les campus en priorité pour nous on a perçu vous faisiez bien une différence sur la mise en difficulté des étudiants en fonction principalement de leur lieu d'études et leur établissement encadrants est-ce que spécifiquement sur les campus et eu des demandes de psychologues ensuite hussein et je n'ai pas oublié la question de céline vous laisse péronier pour finir je crois qu'on aura on aura satisfait toutes les demandes de prise de parole du cn merci monsieur le président merci mesdames pour vos témoignages et les informations observations que vous avez bien voulu partager avec nous j'aurai besoin de connaître ce que vous avez pu observer comment remonter pendant cette première période de confinement et pendant la seconde sur l'implication des représentants des étudiants si je vous pose cette question c'est que je suis sénateur de l'hérault donc sur l'académie de montpellier et je me suis rendu compte lors du premier confinement que les représentants des étudiants étaient complètement absents et nous avons eu beaucoup de difficultés à entrer en contact avec les étudiants pour connaître et identifier leurs besoins et finalement le seul contact étaient les assistantes sociales des crous puisque effectivement on n'avait pas les pères prs et qui était là et qui aurait pu nous alerter sur les situations problématiques je vous pose ces questions parce que je siège au conseil d'administration de deux universités de montpellier en tout cas je siégeais jusqu'à mon élection au sénat et au conseil d'administration du crous et nous avons été fortement embarrassé pour venir en aide à des étudiants dont on avait des difficultés à cerner les besoins et à identifier justement ce qui leur manquait et fine le rôle des représentants des étudiants a été très en fait absent ils ont été absents dans les grandes villes comme montpellier et dans les petites villes ou des moyennes villes là où la vie associative estudiantine et moins structurés alors là ça a été le vide sidéral en général ce sont les villes de taille moyenne dans lesquels on ajuste les premiers cycles et finalement c'était ses premiers cycles qui était encore plus précarisés et qui avait encore plus besoin d' aide et nous avons été démunis donc il a fallu quelques semaines de tâtonnements pour identifier des associations qui n'était pas nécessairement les associations étudiantes aux universitaires et qu'ils veuillent bien aller au contact de ces publics et qui étaient très éloignées de nous voilà je voulais savoir est-ce que vous avez une vision générale du rôle qu'ont pu jouer les associations estudiantines j'ai le sentiment que dans le pendant le 2ème confinement elles sont un peu plus présenter un peu plus actifs qu'elles ne l'ont été pendant le premier confinement pourquoi les universités donc non pas réouvert de la même façon que beaucoup d'établissements d'enseignement supérieur qui se sont organisés et dans les départements nous avons été chargés de maintenir les collèges ou vers les régions ont maintenu les lycées ouverts finalement il n'ya que l'état qui a maintenu les universités fermées pourtant il ya des organisations toutes les écoles d'établissements supérieurs qui ont eu lieu donc c'est une première question qu'est-ce qui skie qu'est ce qui empêche tout ça moi j'ai l'impression que finalement on parlait de d'accompagnement des élèves des étudiants pardon lorsqu il va falloir redémarrer on sait que la jeunesse elle et elle est souple elle est innovante elle est intelligente et moi je fais confiance aux étudiants pour repartir du bon pied dès qu'on va les laisser pouvoir reprendre leur avenir en main je m'inquiète un peu plus lorsque je lis les témoignages sur la souplesse des enseignants est-ce que ils n'ont pas besoin d'accompagnement pour pour eux vraiment donné tout ce qu'il faut donner pour un enseignement qui n'est pas toujours en présentiel qui peut l'être mais qui peut être aussi en distance yale on a vraiment l'impression dans tous les témoignages et aussi dante sur nos territoires que les élèves se sont senti lâché par leurs enseignants ils ont été accompagnés par leur famille quand elle n'est pas trop éloigné même éloignés par leurs animaux de compagnie mais il le précise à plusieurs reprises et on l'a on a du mal à comprendre parce que dans beaucoup beaucoup de deux branches professionnelles mais tout le monde a été à la même enseigne il a fallu s' nous aussi d'ailleurs se sont organisés pour des conférences des échanges en visio en touche qu'on veut et il a bien fallu ça fait un an que ça dure et on est quand même étonné de voir qu'il ya des choses qui restent impossibles dans le milieu des enseignants on partage tout à fait le même constat c'est à dire que les syndicats d'abord rappelons que les syndicats étudiants ce sont des syndicats représentés dans des instances dédiées avec un très faible taux de participation ouvre nationale ou au niveau d'ailleurs plus locale donc il ya déjà un problème de fond et toutes les discussions autour du vote électronique des étudiants s'inscrit dans la démarche qui consiste à essayer de redonner du sens à la représentation étudiante institutionnels j'entends mais il est certain alors je ne suis pas sûr que ce soit vraiment améliorée depuis le premier confinement personnellement parce que tout ce qu'on peut alors il ya des déclarations nationale 1 bien entendu mais quand on voit la réalité des initiatives ce sont des micros regroupement ou associations parfois mais y'a même pas d'association du tout mais d d d d d étudiants motivés qui se sont appuyés sur d'autres types de relève et ça a marché ça bien mieux marché et donc il ya un vrai problème là qu'il faudra probablement revoir à échéance c'est peut-être pas la première urgence mai et non le rôle de relais n'a pas été ce qui était attendu et n'a pas correspondu à ce qui était attendu sa jeu on a beaucoup de remontées qui est qui qui vont qui vont dans ce sens là alors sur le décrochage alors là encore on ne peut pas mesurer quoi que ce soit nous du décrochage aujourd'hui je reprends juste que vous avez dit tout à l'heure sur la connexion aux examens moi je parlais purement vraiment de l'aspect connexion justement est pas contenu je je je ne risquerai pas à former des jugements sur la qualité de ce qui a été fait pour participer à l'examen ou pas ou avec une aide ou pas mais en revanche la crainte était que il est effectivement beaucoup de déconnexion est donc de décrochage donc c'était plutôt cet aspect là qui me que j'évoquais alors quels sont les dispositifs alors il y en a beaucoup qui existe un dans les aidant les dents dans le supérieur il ya ce qu'on appelle les services d'orientation qui sont qui existe il ya des dispositifs qui ont été mises en place par les conseils de formation vie universitaire qui fonctionne bien il ya toute une série deux dispositifs qui vont être activés notamment dans le cadre de la procédure parcours suppôts fur et à mesure des étapes donc là on est sur un tir aient sur un terrain qui est relativement balisés on a on a quand même autant pour les psychologues c'est beaucoup plus compliqué autant pour un système d'orientation peut pas parler de conseillers d'orientation comme on en parle dans l'éducation nationale mais là on a vraiment des dispositifs qui qui monte en puissance un kaki et qui sont en collaboration avec avec les responsables de filières notamment être formation au niveau des instances universitaires alors dans les grandes écoles c'est plus cadré et probablement mais bon on va pas on va pas rentrer dans l'antre dans les détails sur les alors ils tendances suicidaires alors bon on a un chiffre qui a été que lisa donner tout à l'heure je crois non non on a mesuré dans le cas de 2016 qui avait 8 % des étudiants qui avaient pensé à se suicider au cours des 12 derniers mois donc ça c'est des archives de 2016 est en fait c'est beaucoup plus élevé que la population des jeunes puisque c'est un peu plus de 3 % des jeunes de 15 30 ans en population générale donc ça c'est quelque chose que dit de manière récurrente un collectif colloque qui travaillait le centre de la vie étudiante s'appelle yannick morvan quand on a une population très vulnérable en termes de pensées suicidaires dans la population et une en revanche les statistiques sur les suicides alors vous savez déjà qu'on a un problème puisque on ne les a pas mais par contre dans les remontées des cas que nous connaissons il il n'y a pas de chiffres marquant sur un nombre de suicides qui serait beaucoup plus beaucoup plus élevés etc mais ça n'est pas statistiques c'est à dire qu'on n'a pas véritablement une mesure là encore tout à fait fiable encore que bon les affaires de lyon etc vont qui se sont passées elles sont elles sont plus compliquées quand on les regarde de près ce sont des gars aussi des situations individuelles derrière donc c'est difficile c'est une notion très difficile à manier parce que parce que les chiffres que l'on a sont sont difficiles à interpréter tout simplement donc on a on a juste nous et ça on en est sûr on a une tendance effectivement qui est marquée en termes de pensées suicidaires pour reprendre la question sur la beauté est ce que cette tendance elle n'est pas plus lourde dans le domaine très particulier des études de médecine alors vous pensez à la question sur la la la la réforme de cette année notre seulement parfois seulement par rapport à la charge de travail qu'il aurait demandé par rapport à la responsabilité aussi qu'on leur impose quand même n'ont pas de mémoire j'avais lu l'étude détaillée je pense pas que ce soit spécialement pour vos études de santé déjà le chiffre que j'ai donnée celle enquête 2016 donc en fait ça prend pas en compte la réforme et alors là je ne saurais pas vous répondre moi je préfère ne pas sur la réforme clairement il ya une vraie énormes difficultés sur la mise en place cette année de la réforme des études de santé ce bond ce nous on n'a pas du tout mesuré ça puisque c'est en cours de l'année s'est elle faisait pas du tout partie de l'anc est par contre on a moi j'ai des retours qui montre que les étudiants sont totalement perdus qui ne comprennent absolument pas ce qui est en train de se passer alors marc compte qu'ils ont très bien compris c'est les places qui vont être réservés aux différentes catégories d'étudiants en course si je puis dire ça ils ont parfaitement percuté et donc je pense que c'est une affaire qui va qui va susciter des discussions au plus haut niveau donc et kinés qui n'est pas très fin qui n'est pas complètement complètement réglé et bon jeu je sais pas si on sera parce que j'ai pas pu dire encore qu'on allait travailler en priorité sur deux sujets pour nous à lever avec le mobilisation dans un cas d'une collaboration avec l'inserm donc on va travailler sur la santé mentale des étudiants et on va travailler sur la précarité en essayant de mettre en place des indicateurs de précarité et là on a un groupe de travail qui se met en place avec des économistes avec man d'accord mais c'est un travail qui n'est pas qui n'a pas encore abouti et on aura là des cdd des statistiques sur sur l'année complète mais en tout cas bon on sait que la folie l'année de l'année qui vient de se passer pour les étudiants en santé a été probablement encore plus compliqué pour pour pour ces étudiants là que pour les autres sur les sur les les mesures qui existent on a parlé des mois j'ai parlé des dispositifs d'orientation on a aussi quand même à noter le succès si je puis dire des plateformes d'écouté ça a très bien fonctionné l on était peut-être un peu longue à se mettre en place là aussi beaucoup d'initiatives locales qui s'en s'ont qui se sont vraiment développer et qui ont qui ont fonctionné dans des conditions satisfaisantes alors vous avez vu qu' il ya eu le chèque les annonces du ministère assure le chèque psychologue sur le fait qu' il ya eu des plateformes de contact des psychologues qui est un petit peu répartis sur tout le territoire et depuis cette semaine on a une plateforme nationale qui démarre donc ça va donner de la lisibilité et on pourra avoir des renseignements plus précis de ce qui se passe réellement tout ce qu'on peut dire c'est que il ya une très très forte demande donc ces demandes là il va y avoir moyen de la rendre lisible par cette plateforme nationale donc ça c'est plutôt bien et sachant qu' il ya eu vraiment des des besoins à tous les niveaux la question a été posée de savoir si on préférait le contact d'un psychologue ou la consultation d'un psychologue sur place ce campus tandis qu'ils n'y sont plus et pas évident dans la famille c'est encore moins évident donc les plateformes ont marché à mon avis à cause ou grâce pardon à cela c'est à dire qu'il ya il ya fait une espèce de deux relais qui permettait d'être écoutés sans avoir éventuellement aller trop loin dans des dents dans des confidences qui n'était que les étudiants n'étaient pas prêts à fournir dans un certain cercle familial donc oui il ya déjà des dispositifs qu'il va falloir regarder et pérenniser alors vous savez comme moi que les services de santé universitaire sont complètement était complètement saturée dès le 1er confinement alors il faut dire aussi que il ya des questions de fond qui se posent depuis longtemps sur ses services est ce que une université à vocation avoir un service de santé avec tous les spécialistes sur place sur un campus quand on sait qu'il est éclatée sur le territoire est-ce que c'est pas plutôt ce qui d'ailleurs est en train de se développer de façon relativement efficace des relais des réseaux de santé qui travaillent ensemble et qui prennent en charge mais avec un suivi à mêmes étudiants qui part de son service de santé universitaire mais qui va dans un certain nombre d'autres secteurs de façon à ce que la consultation soit raté enfin intègre toutes les dimensions de l'étudiant et pas seulement une demande ponctuelle un moment donné donc là il ya une vraie réflexion d'ensemble au niveau national avec avec l'ensemble des acteurs de la vie étudiante bien évidemment les plates formes de chat alors moi j'ai pas du tout d'éléments là dessus à part ce que tout le monde peut savoir en relisant les témoignages sur internet moi je dirais toutes les bonnes initiatives tout les sépare dans toutes les initiatives sont bonnes à prendre si ça marche si ça si c'est utile pour les étudiants pourquoi pas après tout n'est tout ne doit pas être mis sur le même plan c'est à dire que on les situations les plus graves il faut qu'ils aient des vrais processus et les processus de prise en charge et des processus de suivi et ça veut dire un accompagnement personnalisé on y revient et ça c'est une question de moyens c'est réellement une question de moyens donc on va on va avoir cette question qui se posera bien évidemment à la rentrée de même que pour les laits tout ce qui touchera aux questions d'alimentation alors le crous les crous ont fait beaucoup d'efforts sur l'alimentation on est on est on il ya une révolution presque sur les à la fois en termes de respect des normes notamment environnementales diversification avec des nécessité de respecter les équilibres selon effectivement le type de repas préparés et c'est donc il ya eu beaucoup beaucoup de progrès bon je crois quand même que la période était tellement particulière qu'il faudra là aussi des bilans je pense que le cnous procédera à la restauration procédera vous écouterez sûrement dominique marchand ici de même mais je crois que prendre avoir parlé avec elle elle envisage effectivement de regarder tous les évolutions récentes avec cette approche-là c'est à dire finalement qu'est-ce qu'on peut tirer deux à la fois de la réponse qui a été donnée très vite sur les bons les paniers un euro et c'est bon mais en même temps d'aller plus loin dans la réflexion sur quel type de restauration aujourd'hui parce qu'il faut pas oublier quand même que les étudiants avaient déserté les restaurants traditionnels des coûts ce donc bon faut trouver la bonne réponse et encore une fois [Musique] alors sur sur la question sur la fermeture et sur les enseignants qui n'ont pas été au rendez vous alors je trouve que c'est un peu sévère parce que là aussi c'est très inégale il ya des secteurs où ça s'est très bien passé il y en a d'autres où on voit bien à travers les témoignages d'étudiants ça n'a pas été le cas moi je pense que la grande le grand facteur je l'évoquais tout au début c'est la formation des enseignants parce que la formation n'avait pas suffisamment anticipé la complexité tout le monde tout le monde devait s'y mettre certes mais c'est pas tout à fait la même chose quand on a des cours qui ont été prévus en présentiel avec nécessité de les transformer en l'espace de trois semaines entre cours à distance et avec une capacité aussi d'accrocher l'intérêt de l'étudiant il ya des techniques qu'il ya des ingénieurs qui doivent travailler dessus en trois semaines ils n'ont pas pu le faire et je crois qu'on est on paye un petit peu le retard qui est qui qui était celui de certains établissements d'enseignement supérieur à affronter cette numérisation que tout le monde savait inéluctable à plus ou moins long terme donc il ya ce premier aspect après dans la durée là encore je pense qu'il faudra qu'on ait des bilans plus faim parce que on a des témoignages individuels mais nous on connaît bien cette difficulté à l'observatoire de la vie étudiante il nous faut aller au delà et voir quelles sont les skis la structure est véritablement quels sont les points faibles qui seront à relever ensuite de façon beaucoup plus précise il faudra des bilans la cpu là tant que vous allez aussi écouter et sûrement la conférence des présidents d'université envisage d'une série justement de l'analyse de bilan très précis pour aller au delà des témoignages prouvent vraiment il ya une question qui avait porté sur le rapport au corps et au et à l'activité physique alors sur laquelle on n'a pas spécifiquement interroger les étudiants pendant confinement notamment sur l'activité physique par contre on les a interrogés sur leur alimentation et leur consommation d'alcool parce que ça nous paraissait être un sujet important dans ses pas complètement la question qui a été posée mais ce que ce qu'on a recueilli dans l' enquête confinement c'est que un quart des étudiants ont jugé que leur alimentation avait été moins satisfaisantes pendant le confinement et surtout les étudiants qui n'étaient pas rentrées chez leurs parents en fait il y en a qui ont été plus satisfait finalement leur alimentation pendant confinement quand ils sont retournés au domicile familial et 14 % ont déclaré avoir consommer plus d'alcool que habituellement et ceux qui étaient seules 10 % ont déclaré avoir consommé de l'alcool tous les jours contre cinq pour cent dans l'ensemble et 1% en temps normal donc il ya quand même eu une hausse de la consommation d'alcool pendant le confinement et puis on avait aussi des questions mais là c'est plus en lien avec la précarité puisque un quart des étudiants dont les difficultés financières se sont aggravées pendant le confinement ont déclaré ne pas toujours manger à leur faim pour des raisons financières donc voilà c'est aussi ça nous permet aussi de voir que ça a eu sans doute des effets sur leur santé physique sur leur alimentation voilà ça c'était le peut-être le premier point je voudrais juste revenir aussi sur la question des enseignants si chaud parce que je me sens un peu concerné et je voulais pas partir des chiffres de l' enquête je voudrais rappeler que d'entendre est dans le pré lors du premier confinement avec toutes les difficultés que ç'a eu de passé les cours en ligne il ya quand même 77 % des étudiants qui nous ont dit qu'ils avaient eu des échanges avec leurs enseignants que 73% avait eu des supports de cours mis à disposition et que 69 % déclarent avoir eu des cours ou des réunions de travail en visioconférence alors je viens peut-être pas d'université qui est représentatif donc je peux pas m'exprimer pour l'ensemble des collègues mais du côté des enseignants il ya eu aussi beaucoup beaucoup de travail et ça occasionnait un surplus travail très important ça veut dire scanner les copies de tous les étudiants pour leur faire un retour les recevoir en visio faire des cours sur logiciel à distance avec des partage d'écran très compliqué donc je sais pas si on peut dire qu'il a pas eu d'investissement c'est sûr c'est nous c'est en tout cas je pense que j'estime ans il faudrait une formation et les situation était très différente selon les universités sont les moyens dont les universités disposer mais en tout cas les étudiants alors il était malgré tout pas complètement satisfait ça on voit aussi dans les verbatim que 39 % et seulement était satisfait quand on voit le pourcentage normal c'est beaucoup moins mais les insatisfaits ils sont plus nombreux parmi ceux qui avaient une mauvaise connexion internet qui avait pas d'ordinateur personnel à disposition qu'avait pas des bonnes conditions de travail donc je vois là sans doute qu'il ya des choses qu'on pas été mise en place assez vite à l'université mais vu l'investissement que sa demande et l'épuisement dans lequel sont les collègues ça me paraît difficile de dire que les ans et ce qui n'est pas complètement impliqué mais encore une fois je parle d'un point de vue situé cette question est alors je voulais juste aussi parce qu'on n'a pas répondu à la question sur les violences sexistes et sexuelles qui était une des questions qui avaient déposé initialement donc c'est effectivement des nouvelles questions qui ont été introduites dans l' enquête cette année sur la suivante c'est la suggestion d'une langue d'une équipe de l'ined qui avait travaillé sur l' enquête virage donc à dv déjà de l'expérience sur ces questions et ça nous a permis alors c'est l'intérêt de le faire passer dans une enquête généralistes comme celle de l'ové je sais que ça évite des billets qui sont liées au tas la thématique de l'enquêté qui pourrait biaiser un peu le taux de réponses est donc ce qu on a distingué dans l' enquête ce qui concerne les propos les attitudes ou les propositions à caractère sexuel d'un côté et puissent les étudiants qui avaient été victimes d'attouchements sexuels ou de rapports sexuels forcés donc il ya les propos et les attitudes et puis les actes alors quand on met ensemble propos attitude ou propositions on mesure dans l'anc être que 4% des étudiants ont été victimes de violences avec d'un côté 3% propos attitude ou propositions et puis attouchements ou rapport sexuel forcé c'est un pour cent des étudiants donc c'est des prévalences qui peuvent paraître en août un pourcentage plus élevé mais quand on ramène au nombre d'étudiants qui sont quand même 3 millions en fait ça fait beaucoup de cas à l'université et on voit des effets d'abord sur la suite des études puisque c'est des étudiants qui vont avoir plus de mal à se concentrer et qui vont pour certains abandonné leurs études et puis souvent beaucoup d'étudiants qui ne vont pas en parler forcément et qui vont garder ça pour eux et avec les problèmes que ça peut poser ou qui vont en parler uniquement à leur entourage et pas dans les services universitaires ou pas à des acteurs universitaires alors ce qui concerne maintenant la question des discriminations c'est une question qui existe depuis l' enquête précédente en fait l'enquète 2016 dans laquelle on a introduit d'une part l'origine migratoires des étudiants et d'autres pas le sentiment d'avoir été traité différemment c'est comme ça que la question est posée après leur demande aux étudiants d'après eux quelle est la variable qui a joué dans ce traitement différent donc on n'utilise pas le terme aux discriminations ça s'est calé sur les enquête de l'ined ça évite de créer des billets pareil dans l'est dans les réponses et donc ce qu'on mesure c'est que 10 pour cent des étudiants considèrent avoir été moins bien traités que leurs camarades pour la notation l'orientation le rapport avec les enseignants ou avec les camarades et que pour 23% de ses étudiants cette différence elle est liée à leur origine ou à leur nationalité pour 12% à leur couleur de peau pour 11% à leur sexe l'identité de genre pour 10% à leur apparence et 7% leur religion et ça c'est des filles qui sont stables entre 2016 et 2020 est-ce qu'on a introduit comme question dans l' enquête c'est des questions sur les agressions verbales les insultes ou les injures pour ceux qui avaient déclaré des discriminations en raison de leur nationalité origines couleur de peau ou religion et parmi ces étudiants on voit que six sur dix ont déclaré avoir fait l'objet de moqueries plaisanterie répéter mise à l'écart ou roger et que un sur trois a déclaré avoir subi des agressions verbales insultes 20 jours pour répondre aux questions moi je voulais une dernière question et je crois que vous avez très largement répondu déjà mais c'était sur le programme d'études complémentaires que vous allez engager suite à cette enquête générale j'ai noté la mise en place d'indicateurs de de précarité et puis aussi un travail sur la santé mentale exploitation plus en détail mais beaucoup plus important avec un coût de l'exploitation qui travaillera sur l'ensemble des sujets d'accords juste pour pour finir sauf si des collègues ont des ondées complément moi je voulais vous vous interrogez sur parce que nous sommes au sénat et la relation un territoire nous nous intéresser à plusieurs reprises vous avez dit que cette crise a interrogé la relation des universités des établissements quels qu'ils soient avec avec les territoires et vous nous avez dit que la notion de grands campus universitaire et j'ai bien noté qu'il y avait une différence avec les campus des grandes écoles qui ont eu une autre une autre façon de réagir que cette notion de grands campus universitaire aujourd'hui a été questionné parce qu'on se demandait si elle pouvait encore répondre à un certain nombre d'interrogations est ce qu'on peut faire une opposition entre le grand campus universitaire moi je suis d eau saine donc je pense bien évidemment à nanterre mais dans le département il y à un autre système jean monnet a plutôt des annexes il y en a une autre à notre asso est ce qu'on peut imposer ses cds ces deux modèles et moi je vais vous faire part juste de mon expérience d'élu dans la commune où je suis je voulais entrer en contact avec la population d'étudiants ce n'est pas possible la mairie ne sais pas comment toucher les étudiants qui habitent chez eux les campus on les connaît les résidences on les connaît mais les étudiants qui sont sur la commune et auquel on aimerait apporter une aide aujourd'hui sont plus connus par les domaines il faudrait passer par les universités ce qui est absolument impossible donc même quand on a l'ambition l'envié de les aider matériellement on peut pas parce qu'une population étudiante pour pour un maire c'est quelque chose qui est complètement insaisissable voilà c'était de question que je voulais vous vous posez la présidence sur les deux aspects c'est à dire quand j'ai évoqué les grands campus je pensais plus à la réorganisation en cours et à la fusion d'université ce qui n'est pas tout à fait la même chose en termes de conséquences sur la répartition territoriale des parce que je suis je prends bordeaux par exemple il reste un campus central mais il ya toujours des jeux pas si on peut appeler ça des antennes ou des sites délocalisés donc il ya deux dimensions moi j'ai évoqué les établissements fusionnés qui sont aujourd'hui un petit peu à la pointe des établissements notamment de recherche dans les classements internationaux enfin bon il ya voilà ils sont pas très nombreux mais ils ont acquis une taille internationale qui leur permet de encore une fois d'impulser de porter des politiques notamment sur le numérique je pense il se trouve que j'écoutais tout à l'heure en venant ici françois germinet donc le présidente de cergy et qu'ils étaient interviewés qui qui évoquait justement ses dimensions de différenciation entre les établissements et il va falloir prendre en compte les deux types d'évolution donc je pensais plutôt à ça mais ce que ce que vous évoquez c'est à dire le fait qu' on souffre depuis très longtemps d'une absence de vraie définition de ce qu'est un campus universtaire français on n'a pas on n'a pas l'histoire on n'a pas la culture ni anglo saxon d'un côté ni europe du nord de l'autre ou même ce qu'on peut trouver en suisse qu'on peut trouver dans certains pays européens qui sont sont pas tout à fait sur notre modèle dont on a on a peut-être à se poser effectivement des questions qui sont liées à l'urbanisation qui sont liées à la nécessité d' équité de traitement des étudiants sur l'ensemble des territoires sur la façon dont dans une métropole comme paris ou l'île de france on arrive à créer une véritable vie étudiant et je pense que les outils qui vont se développer notamment les hits des outils numériques il ya beaucoup d'exemples à l'étranger qui montre on peut parfaitement organisé une vie étudiante avec des outils numériques on pas que mais ça aide parce que ce que vous évoquez aussi à savoir une mairie ne connaît pas ses étudiants sur son territoire ça c'est sight c'est vrai depuis très longtemps et ça évolue très peu parce que soit l'étudiant effectivement et sur un campus entre guillemets c'est à dire sur une antenne ou sur un site soit il est dans une structure locale il habite tel territoire il travaille peut-être là où il donc il n'y a pas de lieu symboliquement qui permettrait de dire voilà sur tel mais sur telle ville sur têt la rendre sur tel département etc il ya que le niveau de la région qui commence à pouvoir donner ce type de de dénuement donc on n'a pas enfin je veux dire c'est la crise ou pas crise la ce a mis en relief la nécessité de contacter des étudiants et de les aider donc concrètement comment les cons les joints donc ça veut dire aussi qu'il ya des problèmes de communication avec les étudiants aucun étudiant de consulter sa boîte mail institutionnels tout le tout passer par les réseaux sociaux et ça c'est une réflexion que iliad il ya des exemples à l'étranger qui marche très très bien d'utilisation des réseaux sociaux d'utiliser les mêmes outils que les étudiants pour les joindre et les pour les faire travailler ensemble et pour les faire se rencontrer entre guillemets virtuellement donc là c'est un champ on n'en est qu'au début on n'a pas encore les outils en france vraiment approprié il faut faire très attention de ne pas tomber dans du gadget et dans des plateformes qui servent à rien et qui s'essouffleront d'elle même donc les universités sans son pouvoir discuter avec avec le nouveau bureau de la cpu en sont très conscientes un de ces de ces enjeux là il faut il faut utiliser à la fois tout ce qu'on va apprendre de cette crise mais aussi tous les toutes les innovations potentiel que ça dégage il faut utiliser ça pour progresser justement sur cette dimension de vie étudiante moi moi ce qui me satisfait je dois dire beaucoup c'est que c'est bien la première fois depuis très longtemps que la vie étudiante est au coeur des discussions et des préoccupations des établissements qui jusqu'à présent sans son passé il faut quand même dire les choses telles qu'elles sont je ne dis pas qu'il se passait rien mais ça n'était pas un élément de stratégie bon ben on sait et c'est en train de changer parce que tout simplement ça change parce qu'il ya la crise mais ça change aussi parce que la qualité de la vie étudiante et je pense que vous avez dû voir tout y'a pas mal d'articles qui sortent notamment de sociologues sur la nécessité d'aller vers la prise en compte dans l'évaluation des établissements et des formations delà du bien-être et de la qualité de vie étudiante bon ça c'est un élément qui va être un facteur d'attractivité internationale quand les échanges vont redémarrer combien de fois nous on a perçu les difficultés dans les universités de dire ben oui mais nous vous savez on n'a pas grand chose en terme d'accueil le seul vrai campus à paris qui existent et la cité internationale universitaire et qui n'est pas sur le même créneau donc on voilà tout tout tout ça va quand même être à mon avis réinterroger de façon assez profonde et notamment notamment par les établissements d'enseignement supérieur [Musique]

Covid-19 : la situation alarmante des étudiants — Pierre Ouzoulias · Pourquijevote