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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 septembre 2026 18 minComplaisantFond programmatiqueCulture, médias & sportÉconomie & entreprises

"Le patrimoine français n’est pas en péril " (Catherine Pégard)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le patrimoine français est-il en péril selon vous ?

  • 0:38OuverteRéponse partielle

    A-t-on les moyens d'assumer les travaux de rénovation ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Quel est le coût des restaurations et qui les finance ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Le petit patrimoine est-il aussi en danger ?

  • 2:46FerméeÉludée

    Les budgets régionaux pour le patrimoine baissent-ils de 30 % ?

  • 3:23OuverteRéponse partielle

    Les artisans du patrimoine alertent sur une baisse des crédits, qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Catherine PégardChiffre
    « Il y a encore, on évalue à peu près à 20 % le nombre de monuments qui nécessiteraient une restauration approfondie »
  • 1:22Catherine PégardChiffre
    « Les crédits du patrimoine ont doublé dans les 10 dernières années »
  • 6:06Catherine PégardFait
    « Il faut toujours avoir un espoir parce que quelquefois on retrouve ces objets bien longtemps plus tard »
  • 9:46Catherine PégardChiffre
    « 423 musées ont déjà été pris en considération »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Et bonjour Catherine Pégard, bonjour ministre de la culture. Merci d'être avec nous ce matin sur France info à l'occasion des journées du patrimoine qui se tiennent tout ce weekend. Un rendez-vous plébiscité par les Français depuis plus de 40 ans, mais un patrimoine fragile tout de même en péril même. C'est le thème de ces journées du patrimoine cette année. Vous êtes vous aussi en tant que ministre de la culture inquiète pour notre patrimoine ? Il est en danger. Alors je pense qu'il faut pas exagérer. Je c'est vrai que c'est le thème des journées du patrimoine, le thème choisi par l'Europe, patrimoine en péril. Donc ça veut dire que ça regroupe toute l'Europe et je pense que la France se tient à un haut niveau de protection de son patrimoine et qu'on ne peut pas dire

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aujourd'hui que le patrimoine français est en péril. Il y a encore, on évalue à peu près à 20 % le nombre de monuments qui nécessiteraient une restauration approfondie et donc nous nous y employons. Il faut dire que les crédits du patrimoine ont doublé dans les 10 dernières années et que l'intérêt pour le patrimoine que l'on peut mesurer ce weekend avec le public montre bien que c'est une des choses qu'il faut protéger au maximum parce que l'histoire d'hier fait l'histoire de demain et le patrimoine fait la création. Et 20 % tout de même monuments qui nécessiteraiit des travaux. Est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui d'assumer ces travaux de rénovation ? Mais encore une fois, on a des plans qui sont très très

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euh précis, très approfondis euh pour des monuments qui vont euh du château de Versailles euh jusqu'à l'église du plus petit village de France. He il faut aussi mesurer la grande diversité de nos patrimoines et pas non plus considérer que tout euh coûte des millions. Quelquefois avec 20000 € vous restaurez une partie d'un petit château qui va s'ouvrir au public et qui va pouvoir après développer son offre. Et ça c'est très très important et on peut mesurer le chemin parcouru par exemple avec la fondation du patrimoine qui aide beaucoup à développer les projets sur le patrimoine. Donc plus de 1000 projets euh depuis 2018, près d'un milliard de projets soutenus en euros euh avec évidemment le concours de l'État. Et je

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crois que effectivement euh la prise de conscience des dernières années, c'est que tout le monde doit s'intéresser à ce patrimoine qui nous intéresse et que toutes les bonnes volontés sont bienvenues. Celles de l'État, celles des collectivités locales qui sont très investisies, celles des messenes qui apportent un concours merveilleux euh derrière la fondation du patrimoine, derrière ce loto du patrimoine dont on parle chaque année. Et je crois qu'effectivement par ailleurs tout n'est pas parfait. Euh moi comme vous le savez, j'ai dirigé le château de Versailles. Je sais et je ne vous le dirai pas, ce qu'il reste encore à faire au château de Versailles est vrai et c'est vertigineux bien sûr. Alors justement Catherine Pégard, vous parliez de l'amour hein des Français euh

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pour leur patrimoine et vous avez raison de le rappeler. Il y a le le grand patrimoine, ces grands monuments et puis il y a il y a tout ce qu'on appelle le petit patrimoine, tous ces édifices qui ne sont pas classés et qui font la France et auxquelles nous sommes attachés. Là aussi euh sur près de de 300000, il y en a plus de de 65000 qui sont euh euh établis comme étant dans un état critique. C'est à peu près euh 1/4 et on entend votre volonté de protéger le patrimoine français. Mais on le voit, on est aussi dans un moment euh de budget difficile, euh de rigueur budgétaire en tout cas et d'ailleurs les directions en région qui s'occupent de financer tous ces projets qui font vivre notre patrimoine évaluent la la baisse de leur enveloppe budgétaire à environ

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30 %. Vous pouvez nous confirmer ce chiffre là. Je pense qu'il faut vraiment pas rentrer dans ces chiffres aujourd'hui puisque on est encore dans les discussions budgétaires. Ensuite, il y aura les débats au parlement. Il est vrai que on nous demande des efforts. On nous demande des efforts d'ailleurs pour éviter des sacrifices qui seraient plus brutaux plus tard. On est dans un contexte effectivement difficile, le premier ministre l'a rappelé. Mais sur le patrimoine en particulier, on parlera du budget plus globalement après. Est-ce que sur le patrimoine en particulier, il y a une baisse de l'enveloppe ? encore un article dans le parisien par exemple aujourd'hui avec les artisans qui font vivre aussi le le patrimoine on a bien vu avec notreame à Paris comment ils avaient réussi à le

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rénover ils disent que là il y a une baisse des crédits et qui vont devoir aussi se séparer de certains de leurs salariés. Qu'est-ce que vous pouvez leur répondre ce matin ? Alors je pense que il y a plusieurs niveaux dans ce que vous dites. Il y a effectivement tout ce patrimoine qui fait le tissu de la France. C'est notre maillage territorial. C'est ce à quoi nous sommes aujourd'hui le plus attachés. Notre priorité, c'est de réparer les urgences parce que quelquefois si vous ne faites pas les travaux qui s'imposent, le lieu se dégrade encore plus et l'année suivante et bien cette ce ce lieu est encore plus en péril que l'année précédente. Ça paraît banal de le dire mais ça veut dire qu'il faut faire des choix. Il y a certains monuments peuvent attendre

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encore 1 an 2 ans des crédits. Donc il faut faire des priorités. Par ailleurs, il y a les métiers du patrimoine et ça, on y est évidemment particulièrement attaché parce que je crois que là aussi euh ces métier du patrimoine, ils sont uniques au monde. Alors, on en a parlé au moment effectivement euh de Notre Dame, mais nous on en parle tous les jours parce qu'on voit des dorurs, des comment les rassurer madame la ministre ce matin parce qu'on entend leur inquiétude. Là aussi, j'entends leur inquiétude, je la partage. Je crois qu'il y a des moments et des endroits où effectivement ils peuvent être en difficulté. Là aussi, c'est à nous de les épauler et de voir euh plus globalement les choses. Vous pouvez être un petit entrepreneur dans le nord de la France et peut-être à

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quelques kilomètres un peu plus au sud, vous pourriez faire davantage de choses mais vous ne le savez pas. Donc je pense qu'aujourd'hui comme je l'ai dit tout à l'heure, il faut que les collectivités les les choses. Oui. En tous les cas les partager plutôt que les centraliser. Je pense que avec les collectivités locales notamment euh euh j'ai j'ai commencé ce travail de voir les maires, de voir les présidents de région, de voir les priorités qu'on va partager et de voir justement les entreprises qu'on pourra associer pour aller plus vite pour faire le travail. L'autre enjeu crucial Catherine Pégard pour le patrimoine, c'est bien souvent la sécurité. et notamment dans les musées, on l'a vu ces derniers mois notamment avec évidemment le casque du musée du Louvre, les vols des joyaux de

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la couronne. On va y revenir en en détail. D'abord d'un mot sur l'enquête pour les pour les retrouver. Est-ce que on a toujours un espoir de remettre la main dessus ? Il faut toujours avoir un espoir parce que quelquefois on retrouve ces objets bien longtemps plus tard mais bon l'enquête continue et je peux vraiment pas vous en dire plus sinon que j'aimerais vous en dire plus. Est-ce que sur la sécurisation du Louvre là aussi selon vous êtes arrivé vous juste après la démission de Laurence Descart l'ancienne présidente du Louvre, on a avancé sur le sur le sujet ce chantier qui est énorme pour le plus grand musée du du monde. Ben là effectivement, on a mis en urgence en œuvre un plan de un plan de développement de la sûreté de la sécurité du Lourd. Là aussi c'est

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toujours un travail itératif la sûreté. les les responsables de la sûreté dans les musées, ils savent qu'il faut travailler régulièrement, avoir la conscience que la sûreté bah c'est un enjeu fondamental pour les musées, pour les châteaux et qu'il faut y penser toujours. Et ça peut-être que parfois on on l'oublie un peu parce que quand tout va bien, ben on oublie qu'il y a une force qui était ressorti avec la commission d'enquête parlementaire d'ailleurs qui s'était penché sur ce qui s'était passé avec ce cas du siècle au Louvre. Ce qui est intéressant aussi et et inquiétant, c'est que ces vols, ils ont lieu aussi dans des plus petits musées. On a eu l'exemple hein récemment des vols au musée renoir de de Cagne surmer avec deux tableaux qui ont été volés. Ces

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vols qui se multiplient, ils soulignent quoi ? la fragilité de de nos musées. Il faut prendre plus sérieusement cette question de la sécurité aujourd'hui. Je crois qu'aujourd'hui effectivement elle nous habite constamment parce que justement on a vécu ces moments extrêmement difficiles, extrêmement choquants pour les équipes parce que je dois dire que les gens font leur travail au musée de K surmer, il n'y avait aucun risque identifié. Bon et puis il y a eu ce vol. Mais comment faire pour sécuriser tous ces petits musées ? Alors avant de dire ça, il faut se dire qu'il faut encore une fois y veiller tout le temps et se dire que les attaques sont de plus en plus brutale. À Kang sur, on a quand même parlé de commando qui était venu pour arracher ces tableaux qui avec une

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préparation formidable he parce que on a pu apprendre que les tableaux les les voleurs avaient des housses exactement de la taille de tableau pour pouvoir repartir. Et ça c'est nouveau ce degré de professionnalisme. Je crois que le degré de professionnalisme de la vie de toute du ministère de l'intérieur en tous les cas n'a jamais été vu précédemment. Donc est-ce que la France est particulièrement visée par ce type d'attaque nouvelle ? pas du tout parce que justement on a des échanges en ce moment avec les musées d'Europe puisque on organise bientôt un G7 des musées d'Europe pour discuter justement des bonnes pratiques des musées, des échanges qu'on peut avoir pas seulement en terme de conservation ou d'acquisition de chef-dœuvre et on

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s'aperçoit que dans tous les pays il y a des il y a les failles ou il y a les mêmes fragilités en tous les cas [raclement de gorge] et donc on a mis au point un plan hein un plan de sûreté avec doté de 30 millions que vous avez présenté au mois de de juillet avec le plan de sécurité, je je l'ai présenté au mois de de juillet, mais en revanche, le fond de de sûreté, on l'a mis en œuvre déjà dès le printemps. 423 musées ont déjà été pris en considération. On est en train d'établir la liste des urgences pour les mois qui viennent. Et donc là aussi, c'est un travail régulier qu'il faut mener et il ne faut jamais baisser la garde. Mais justement, c'est c'est intéressant cette liste que vous êtes en train de de dresser. Ça fait partie des six points

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prioritaires que vous avez établi cet été, Catherine Pégard, mais ça veut dire qu'en fait on n'avait pas de vision sur nos nos joyaux à protéger nos œuvres d'art. On est surpris, on est rattrapé plus rapidement par cette nouvelle. Je crois qu'on avait une vision euh tout à fait euh précise de nos collections. On travaille sur des récollements euh sans fin. on essaie de de comprendre les faiblesses de nos dispositifs bien sûr, mais là je pense que dans l'urgence qui est la nôtre aujourd'hui d'échapper encore une fois à ces nouveaux types d'attaques, je crois que c'est ça qui est le plus difficile à comprendre, c'est qu'aujourd'hui vous avez des des

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des gens des voleurs, des escrocs qui s'attaquent à nos lieux comme il s'attaquaient avant quand vous voyez les films, on voyait s'attaquer à des bijouteries. Ben aujourd'hui, ce sont les musées. C'est très grave. Et donc on travaille d'ailleurs en concertation de plus en plus étroite avec le ministère de l'intérieur et le ministère de la justice pour mettre au point encore une fois une une prise de conscience de la sûreté. Donc j'y insiste beaucoup, ça paraît peut-être dérisoire mais si vous voyez quelque chose qui vous semble une anomalie, il faut tout de suite le signaler. Catherine Pégard, ministre de la culture, invité du 830 France info. Ce matin, on va parler du budget de votre ministère dans un instant de Netflix aussi de la du financement de la

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production audiovisuelle de notre pays. Catherine Pégard, ministre de la culture. Vous êtes notre invité ce matin du 830 France info. Le budget, ce que coûte la culture, ce qu'il faut y investir, c'est au cœur de cet entretien depuis tout à l'heure. Le premier ministre cherche 54 milliards d'euros d'efforts à faire dans les comptes de l'État. Catherine Pégard, combien d'économie vous a-t demander ? Alors pour l'instant, comme je vous l'ai dit, je ne peux pas en parler en détail puisque nous sommes encore en train d'en discuter et nous n'avons pas reçu chacun notre feuille de route. Ce qui est évident, c'est qu'on nous a demandé des pas reçu votre lettre de cadrage comme on dit. Non, je n'ai pas reçu ma lettre de le ministre du logement qui était à votre place hier, Vincentrin, l'avait

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reçu. Donc elle devrait arriver très bientôt dans votre boîte aux letz. D'accord. On vous devait avoir quand même une idée des efforts qui vont les efforts qui nous sont demandés, ils sont évidemment incontestables. On en a déjà fait beaucoup dans les années précédentes, mais là, il se trouve que on est soumis à des contraintes qui sont très fortes et qui surtout sont nouvelles. Donc, nous en sommes comme tous les autres tributaires. Je crois qu'il faut le dire avec sincérité, faut le regarder avec lucidité. Il faut surtout travailler avec ceux qui sont évidemment impactés par ces budgets pour voir comment on peut faire pour ne pas casser la vie culturelle en France et pour ne pas casser l'image de la France dans le monde qui est liée à sa culture. Je veux dire,

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moi je vois beaucoup mes homologues étrangers et bien dès qu'il vous rencontre il vous parlent de de ce qu'il voudrait que la France leur apporte. Donc ça ça un coût, il faut y travailler et c'est je sais que vous attendez des chiffres mais c'est plus que les chiffres. Les projets c'est important. Le projet que l'on a pour notre culture, pour ce que l'on veut en dire au monde, c'est très important. Et évidemment, on peut dire, on nous demande des efforts assez considérables par exemple sur le sur le patrimoine, vous l'avez dit. Oui. Par exemple, quelles sont les pistes d'économie qui pourraient se dessiner ? C'est ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est de travailler avec les uns et les autres. Mais par exemple, c'est vrai aussi avec les c'est pas seulement pour les musées. Là, j'ai vu

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récemment les directeurs des grands théâtres parisiens des opéras, on travaille ensemble pour voir ce qu'ils peuvent reporter parce que c'est ça la le problème, c'est qu'on a une sorte de grosse bosse à à passer. Non, ça c'est on essaie de garder au maximum la production parce que la production c'est le tissu vital de nos évidemment de nos théâtres, de nos télévisions. Donc reporter quoi ? Donc de reporter certains engagements financiers qu'on peut différer par exemple différer certains investissements, on peut différer certaines choses parce que concrètement euh ces pistes d'économie euh on comprend que vous vouliez préserver euh euh le spectacle vivant, le patrimoine, les musées, mais euh pour

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faire les économ,

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comme vous le dites très très précise, de faire des économies d'une manière manière très précise et bien il faut les faire au cas par cas. Je crois pas que le coût de rabo systématique où on dit on supprime tant de crédit pour le spectacle vivant, tendre crédit pour le patrimoine et la bonne solution assurer les acteurs du spectacle vivant par exemple dire il y aura il y aura pas de de crédit en moins pour eux la s en moins mais il y aura des crédits en moins au cas par cas qui ne mettra pas qui ne rendront pas vulnérables nos établissements. C'est ça mon but. Alors justement Catherine Pegar, il y a de l'inquiétude dans le monde de l'audiovisuel notamment avec cette question des économies jusqu'où est-ce que ça ira jusqu'à affaiblir l'exception culturelle française dont vous parliez à

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l'instant. On a appris cette semaine que le groupe France Télévision allait devoir faire 90 millions d'euros d'économie en 2027. Écoutez ce qu'on dit Pascal Rogard, directeur général de la SacD. C'est la société des auteurs et compositeurs dramatiques. Il dénonce le désengagement de l'État. Les poirs publics se désintéressent complètement du sort des télévisions françaises. Sur le plan du service public, il y a une forte diminution et constante financement qui va forcément frapper la création. Donc favoriser les plateformes étrangères et les réseaux sociaux. C'est un sabotage. Catherine Pégard, qu'est-ce que vous répondez ? Ce terme de de sabotage est très fort. Est-ce que à force de rabot, à force de coût d'économie, on on sabote la création française ? Alors, je trouve

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que Pascal regardement sévère. J'ai l'occasion de discuter très souvent avec lui. Je pense qu'il a une vision quand même extrêmement Oui. dure par rapport à ce que nous faisons. Dire que nous nous désintéressons de la production, je trouve que c'est extrêmement injuste. Je pense que tout le travail qui est fait au contraire et qui est fait avec France Télévision, c'est pour préserver la production. On a demandé d'autres euh d'autres sources d'économie. Mais Catherine Far, il n'est pas le seul à être inquiet he Delphine Arnut, la présidente de France Télévision face justement au géant américain des plateformes Netflix qui est devenu en 2025 le premier financeur privé pour le cinéma. Elle elle va jusqu'à dire est-ce qu'on souhaite cette forme de vassalisation, c'està-dire que la

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création française soit financée majoritairement par une plateforme comme Netflix. Alors, je verrai dans un très prochain enfin ces prochains jours Delphine et nous en parlerons toutes les deux parce que la trajectoire d'économie avec France Télévision, elle a été définie au printemps dernier donc avant même que nous ayons ces nouvelles nouvelles mauvaises nouvelles au plan international budgétaire. Donc cette trajectoire d'économie, elle sait qu'elle doit la mener. La mener aujourd'hui, c'est prévenir pire demain. Comme vous le savez, nous sommes attachés au service public. Je le répète à chaque fois que je viens sur vos antennes. C'est un bien commun. C'est là

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que on peut développer aussi notre vie culturelle parce que la plus grande scène culturelle c'est France Télévision à travers ces programmes. Donc je suis bien consciente qu'il faut faire tout ce qui sera en notre possible pour que on s'attaque le moins possible à l'information [musique] et à la production. C'est mes deux combats pour France Télévision et là encore, nous en discuterons discuterons avec Delphine Hern la semaine prochaine. Je comprends son inquiétude euh mais encore une fois tout cela a été déterminé au printemps à la demande du Premier ministre. Début mars, je venais d'arriver dans ce ministère et depuis début mars, nous travaillons ensemble pour corriger la trajectoire économique de France Télévision comme ça

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a été demandé par la Cour des comptes d'ailleurs. Merci. Merci beaucoup. Catherine Pegar, ministre de la culture, invité du 830 France ce matin. L'info continue sur France info. Restez avec nous.