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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 février 2025 7 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Julien Odoul : "La submersion migratoire est une réalité en France !" (LCI)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05FerméeRéponse directe

    On fait quoi alors ? On envoie des soldats en Ukraine ou pas ?

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que les négociations se font sans nous ? Est-ce qu'on paie une forme de naïveté ?

  • 0:44RelanceRéponse directe

    Il n'y a pas non plus l'Allemagne, il n'y a pas non plus l'Italie, il n'y a pas non plus l'Espagne.

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Ça veut dire que Marine Le Pen, par exemple, présidente de la République, irait voir Vladimir Poutine ?

  • 1:52OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une bonne chose que les États-Unis et les Américains discutent seuls ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Je voudrais revenir à l'actualité en France.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Invité politiqueFait
    « ce serait évidemment entrer dans un engrenage mortifère pour les intérêts nationaux. »
  • 0:22Invité politiqueFait
    « c'est-à-dire de mettre les partis autour de la table et qui est, encore une fois, cette grande conférence de la paix avec la Russie, avec l'Ukraine, avec les pays limitants. »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « la France avant, et notamment sous le général de Gaulle, avait une place singulière dans le concert des nations, »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « je pense que ça tient beaucoup au positionnement assez irresponsable de M. Macron, »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « la submersion migratoire est une réalité. C'est une réalité, ce n'est pas un sentiment. »
  • 4:41Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle que nous accueillons presque chaque année un demi-million de personnes légalement, »
  • 4:47Invité politiqueChiffre
    « que nous avons près d'un million de clandestins sur notre sol, »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « que nos compatriotes maorais la vivent et la subissent au quotidien, cette submersion. »

Temps de parole

  • Julien Odoul75 %
  • Présentateur25 %

7,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Julien Audoul, merci d'être avec nous. Vous êtes député du Rassemblement National de Lyon et porte-parole de votre parti. On fait quoi alors ? On envoie des soldats en Ukraine ou pas ?

0:07
Julien Odoul

Non, certainement pas. Les Français ne le veulent pas. Ce serait évidemment entrer dans un engrenage mortifère pour les intérêts nationaux. Il faut trouver les moyens de la paix, les moyens de la négociation, ce que nous demandons, ce que Marine Le Pen demande depuis 2022, c'est-à-dire de mettre les partis autour de la table et qui est, encore une fois, cette grande conférence de la paix avec la Russie, avec l'Ukraine, avec les pays limitants. avec les Etats-Unis pour qu'on sorte une bonne fois pour tout de ce conflit.

0:33
Présentateur

Est-ce que les négociations se font sans nous ? Est-ce qu'on paie une forme de naïveté ?

0:38
Julien Odoul

En tout cas, on paie effectivement le déclassement de notre pays. Au-delà de l'Europe, il y a effectivement la diplomatie française, la place de la France.

0:44
Présentateur

Il n'y a pas non plus l'Allemagne, il n'y a pas non plus l'Italie, il n'y a pas non plus l'Espagne.

0:46
Julien Odoul

Oui, oui, mais la France avant, et notamment sous le général de Gaulle, avait une place singulière dans le concert des nations, une place équidistance qui lui permettait justement d'avoir des relations équilibrées avec les grandes de ce monde. Aujourd'hui, on voit bien que malheureusement, les discussions se font sans nous, et je pense que ça tient beaucoup au positionnement assez irresponsable de M. Macron, qui a tout fait, malheureusement, avec ses errements, avec ses erreurs, avec ses provocations, à déclasser notre pays et à nous considérer comme une puissance marginale.

1:16
Présentateur

Ça veut dire que Marine Le Pen, par exemple, président de la République, irait voir Vladimir Poutine ?

1:20
Julien Odoul

Et Marine Le Pen aurait tout fait, effectivement, pour remettre les partis autour de la table, pour peser de tout son poids, pour que la France puisse agir pour la paix, puisque c'est la vocation de la France, ni d'être alignée, ni d'être soumise, ni d'être vassalisée, encore une fois, mais d'avoir cette voie singulière. Et c'est ce qui se passe, là, M. Doubs ? Non, non, c'est pas ce qui se passe, malheureusement, et on l'a vu à la fois sur ce dossier, mais aussi sur d'autres. La France a été souvent à la remorque, souvent en retard, quelquefois absente. Il faut que la France retrouve sa vocation.

1:52
Présentateur

Est-ce que c'est une bonne chose que les États-Unis et les Américains discutent seuls ?

1:57
Julien Odoul

C'est ni une bonne chose, ni une mauvaise chose. Il faut, effectivement, sortir de ce conflit. Et on peut saluer, quelque part, le volontarisme de Donald Trump dans ce domaine. Après, que la France soit exclue, que l'Ukraine ne soit pas présente dans ses négociations, ça pose, évidemment, un problème.

2:16
Présentateur

Je voudrais revenir à l'actualité en France. Le Premier ministre est mis en cause dans l'affaire dite Bétarame. L'affaire, en fait, il s'agit surtout de plus d'une centaine de plaintes pour violences physiques ou sexuelles dans cette institution catholique du Sud-Ouest qui est sous contrat avec l'État. Il est allé à la rencontre des victimes à Pau ce début de semaine. Une partie de la gauche appelle à sa démission. Quelle est la position du Rassemblement national ? Il aurait, selon cette opposition, eu connaissance des faits qu'il n'aurait pas dénoncés ?

2:42
Julien Odoul

Oui, il aurait. Pour l'instant, nous n'en savons rien. Il y a deux choses. Il y a effectivement le drame. Le drame à la suite de ces événements abjects, il faut bien le dire. Drame pour les victimes, drame pour les familles. Visiblement, il y a eu une défaillance qui a été partagée. En tout cas, il y a eu une indifférence pendant trop longtemps. Je trouve assez détestable l'instrumentalisation de la gauche et l'extrême-gauche qui, sous prétexte que c'est une école catholique, puisque c'est ça le problème pour la gauche et l'extrême-gauche, finalement, montre bien sûr que c'est les violences.

Mais on voit bien que, quand ça concerne d'autres confessions, d'autres lieux de culte, la gauche et l'extrême-gauche, et, j'allais dire, aux abonnés absents. On se souvient. Qui te dire les choses ? Je le dis, par exemple, rappelez-vous comment la France insoumise a soutenu l'imam islamiste Iqyoussen détestable par ses propos antirépublicains. Il n'y avait aucun lien avec des violences physico-sexuelles. Excusez-moi, il y avait des liens avec des violences et avec un comportement contraire aux lois de la République. Donc, on voyait bien le deux poids, deux mesures. Après, effectivement, il y a une situation qui doit être clarifiée et la vérité doit être faite.

3:53
Présentateur

François Bayrou qui tient, qui est toujours à la tête de son gouvernement. Le Parti Socialiste a déposé un 49-2. Alors, c'est une motion de censure un peu particulière. C'était suite aux propos tenus par le Premier ministre sur ce plateau, où il dénonçait le sentiment d'une submersion migratoire. Les socialistes vont donc voir ce texte examiner à l'Assemblée nationale. Et c'est vous qui avez la clé. C'est vous qui pouvez décider de faire tomber le gouvernement à nouveau ou pas. Alors, est-ce que vous allez choisir de faire tomber ce gouvernement que vous passez vos journées à critiquer ?

4:18
Julien Odoul

Alors, déjà, c'est toujours le Rassemblement national qui a la clé, puisque c'est le premier groupe de l'Assemblée. Et c'est nous qui décidons si le gouvernement se maintient ou pas, puisque c'est nos députés qui peuvent, encore une fois, actionner une motion de censure et faire partir ce gouvernement. Alors, est-ce que vous avez la votée ? Certainement pas, puisque la submersion migratoire est une réalité. C'est une réalité, ce n'est pas un sentiment. Elle est subie par les Français.

Je rappelle que nous accueillons presque chaque année un demi-million de personnes légalement, que nous avons près d'un million de clandestins sur notre sol, que nos compatriotes maorais la vivent et la subissent au quotidien, cette submersion.

4:55
Présentateur

— Non, non, il n'y a pas de contradiction. — Et vos agissements. Je précise par ailleurs que vous avez déjà voté des motions avec lesquelles vous n'étiez pas complètement d'accord dans le contenu, précisant à l'époque que la faim importait peu.

5:08
Julien Odoul

Il fallait y arriver. — Non, c'est très différent. C'est une motion qui est cosmétique, qui permet aux partis socialistes de se refaire une virginité, de dire « Attention, vous voyez, nous sommes dans l'opposition à M. Bayrou ». Alors qu'ils n'ont pas soutenu... Enfin, en tout cas, qu'ils n'ont pas voulu valider la motion de censure précédente. Nous ne soutenons pas M. Bayrou. Ça ne vous aura pas échappé. Nous ne soutenons pas ses orientations budgétaires.

5:31
Présentateur

— Ne pas le faire tomber, ce que ça n'est pas le soutenir en creux.

5:33
Julien Odoul

— Mais encore une fois, nous disons la vérité aux Français. Avant qu'il y ait la possibilité de dissoudre l'Assemblée nationale, rien ne changera, malheureusement. Et nous le savons. Rien ne changera parce que si c'est pas...

5:42
Présentateur

— Vous baissez les bras dans votre lutte à faire tomber ce gouvernement ?

5:45
Julien Odoul

— Ah non, pas du tout. Si M. Bayrou est remplacé, ce sera par quelqu'un de sa même tendance politique, qui continuera la même politique. Donc nous nous mobilisons pour préparer l'après. Et nous sommes, encore une fois, très sérieux dans ce domaine-là.

5:57
Présentateur

— Dans le mot, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, est-ce que vous avez un choix pour le républicain ? Est-ce que vous avez un préféré ?

6:04
Julien Odoul

— Alors j'ai un préféré. Il s'appelle Jordan Bardella ou Marine Le Pen.

6:07
Présentateur

— Donc vous regardez ça avec distance, cette course à la présidence ?

6:09
Julien Odoul

— Non, mais c'est pas avec distance. Vous savez, je regarde ça comme un club de Ligue des Champions qui regarde un club amateur. Parce que très clairement, nous sommes sur deux niveaux différents. Les Républicains qui ont montré, finalement, toute leur duplicité, toute leur hypocrisie. Le ministre de la Parole, M. Retailleau, qui parle beaucoup comme le Rassemblement National, mais qui se soumet beaucoup comme la gauche. Clairement, il n'y a rien à attendre de ces gens-là.

Julien Odoul : "La submersion migratoire est une réalité en France !" (LCI) — Julien Odoul · Pourquijevote