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interviewBFM TV (sur YouTube)· 6 octobre 2025

Nouveau gouvernement, censure, notes de frais... L'interview de Jean-Philippe Tanguy en intégralité

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC EBFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tangy, vous êtes député RN de la Somme et vous êtes le monsieur économie du RN, président délégué du groupe RN à l'Assemblée. Folle soirée hier, après 26 jours d'attente, un gouvernement a été nommé mais à peine nommé, il est critiqué de toute part de votre côté, côté RN, quelle est votre réaction et pourriez-vous censurer ce gouvernement dès demain ?

Bah, c'est une évidence puisque nous avions demandé avec Jordane Bardella et Marine Le Pen avant tout et que ça s'incarne aussi forcément dans une rupture avec euh avec les hommes, donc euh les personnes qui fondent et qui doivent mener euh cette politique. que visiblement monsieur Lecornu avait beaucoup de temps à perdre pour annoncer la prolongation mais sans aucune nuance euh de ce qui le faisait euh déjà, de ce qui a été condamné par les Françaises et les Français qui ont voté à de deux reprises aux européennes législatives euh contre cette politique et cette politique qui est menée mais je dis au-delà de toute raison. Ce qui est quand même impressionnant même de Malerbe, c'est qu'hi alliance de Briquet Brock s'effondre sur elle-même avec des gens.

Monsieur Rotaou qui est membre d'un gouvernement qui n'assume pas être membre d'un gouvernement depuis un an et qui conteste un gouvernement qui est pourtant à l'image de comment dire des gens avec qui il a travaillé depuis un an, des gens que personne ne connaît qui démissionnent avant d'être démissionné. Enfin la la scène d'hier est pitoyable et en fait résume ce qui s'est passé il y a un an. En fait aujourd'hui, le petit personnel politique qui s'est allié contre le Rassemblement national et en fait contre la volonté des Français de changer, de faire une rupture, s'effondre sur lui-même parce que à part se regarder dans le miroir et ben ils ont rien à proposer.

Jean-Philippe Tangui, il y a beaucoup de choses dans ce que vous avez dit. Prenons étape par étape. D'abord quand je vous dis allez-vous censurer ce gouvernement dès demain ?

Vous répondez c'est une évidence. Il y a pas de rupture et donc comme l'ont dit hier Jordan Bardella et Marine Le Pen dans des expressions très claires, on va se réunir aujourd'hui, ils vont décider mais je il y a pas de rupture. Donc nous on a on a pour habitude de de faire ce qu'on dit évidemment.

Donc il n'y aurait pas d'autres options pour vous que de censurer dès demain. Je reprécise les choses. Vous aviez initialement évoqué l'idée d'attendre au moins le discours de politique générale pour prendre votre décision.

Sauf que là la copie telle qu'elle a été rendue avec ce gouvernement et ses nominations pour vous savez déjà que le contenu c'est c'est la décision que doivent prendre Marine Le Pen et Jordan Bella. Il y a une réunion à 11h de savoir sans doute si on attend quand même le discours de politique générale. On essaie de pas prendre des comment dire des décisions sur l'émotion.

C'est vrai qu'hier aussi, moi vous savez, je pense aux gens qui vont travailler ce matin, qui ont une vie compliquée, qui se disent "Mais il y a des il y a des hommes et des femmes politique, comment dire, qui envoi bouler un gouvernement auquel ils appartiennent 5 minutes après une annonce sous le coup de l'émotion." Bon, donc nous, on va réfléchir, on va pondérer les choses, on va essayer de voir s'il faut attendre ce discours de politique générale ou si la situation est trop grave. On verra.

Mais c'est vrai que la nomination de Bruno Lemire, ministre de l'économie de monsieur Macron pendant 7 ans, qui a ruiné les comptes public, qui a menti sur la réindustrialisation du pays, qui a menti euh sur la baisse euh du chômage, qui a menti sur la baisse euh euh des impôts et qui a menti sur sa morale personnelle parce qu'il y a encore 2 semaines dans une interview à l'usine nouvelle, il jurait au grand dieu que haut jamais il ne reviendrait à ce gouvernement. Donc si vous voulez à la fois l'incompétence intellectuelle de monsieur le maire mais aussi son incompétence pour pas dire son indigence morale, il y a un moment on est au bout du tunnel quoi. Au bout du système, je sais même plus quoi dire.

Enfin, on sait même plus quoi dire qui qui confine pas à l'insulte. Je suis bien désolé de le dire. Bruno Lemer, pour vous, c'était la ligne rouge.

Mais c'est pas que c'est une ligne, enfin c'est pire qu'une ligne rouge en fait, c'est c'est un chiffon rouge quoi. C'est comme agité devant des taureaux ce chiffon rouge en espérant qu'on va pas vous foncer dessus. si vous voulez.

Comment on nous a dit pour depuis 1 an, les comptes publics et c'est vrai sont dans le rouge. On a eu monsieur Berérou avec monsieur Macron, faut pas l'oublier, qui est venu devant les Français en disant "Ah bah dis donc, il y a beaucoup d'argent qui ont été dépensés, maintenant il va falloir payer la facture. Et c'est pas la faute des gouvernements, c'est la faute des Français." C'était évidemment la faute des gouvernements.

Et monsieur le maire, c'est pas le seul à avoir fait n'importe quoi avec les comptes publics. Ce serait trop facile. Mais il incarne à lui seul, il faut bien le dire, plus de 1000 milliards d'euros de dette surtout un mensonge permanent.

Il faut quand même se souvenir, faut être précis dans ce qu'on dit, les accusations comportent les uns contre les autres parce que on parle au nom des Françaises et des Français qui nous ont fait confiance. Monsieur le maire avait dit, "Je vais rendre un budget à l'euro près et il manquait 60 milliards d'euros madame de Palerbe. 60 milliard aussi averti que non mais il est chef de l'administration." Mais alors ça je vous remercie de faire cette remarque parce que justement vous êtes ministre, vous êtes à la tête d'une administration.

C'est ça être ministre he, c'est pas voir une voiture avec chauffeur et faire le tour des plateaux et de raconter n'importe quoi. Être ministre, c'est vous êtes à la tête d'une administration avec des haut fonctionnaires, des fonctionnaires qui sont à 99 % dévoués à l'intérêt public qui vous obéissent et dire au bout de 7 ans, c'est pas moi, c'est les fonctionnaires, bah c'est absolument lamentable parce que soit c'est vrai et dans ce cas-là, il fallait virer un certain nombre de haut fonctionnaires qui sont responsables de ça, soit c'est faux et c'est la faute du ministre et il doit dégager. Jean-Philippe Tanguyi, je vous interrogerai dans un instant sur les les promesses de Sébastien Lecornu, de lutter contre la fraude fiscale et sociale, de taxer les plus hauts au patrimoine.

Mais si je tire le fil de ce que vous avez dit, selon toute vraisemblance et pour vous c'est une évidence, demain vous ferez sauter le gouvernement. Quand je dis vous, c'est l'association autour d'une motion de censure. Si la motion de censure vient de LFI, ça change rien pour vous.

Vous la votez quand même. Non mais nous, on s'en fiche. Ce qui compte, c'est d'avancer pour le pays après tout ce temps perdu.

Donc en gros, ça veut dire que LFI plus probablement le PS plus vous euh ainsi que les les écologistes peut-être même les LR hein parce qu'on en est là et peut-être même les LR on même à se demander si Gabriel Atal va pas censurer son propre gouvernement. Ça vous a étonné la réaction de Gabriel Atal hier qui parle d'un spectacle affligeant ? Tout ça est pitoyable.

Euh Marine Le Pen et vous faites le même constat que lui en même temps. Oui mais moi je suis pas euh sur le radeau de la méduse. Tous ces gens sont sur le radeau de la méduse.

Alors je suis dit il se trouve que chez vous il y a il y a un an j'avais dit c'est dangereux le radeau de la méduse parce qu'à la fin les gens se dévoient entre eux. C'est comme ça que ça fini le radeau de la méduse hein. Il y avait du cannibalisme.

Donc voilà ça y est ils ont commencé à se dévorer entre eux. Les zombies se dévorent ce qui leur reste de cerveau pour passer une journée de plus. Donc on se on se demande qui va se bouffer le dernier.

Et le problème c'est que pendant qu'il se bouffe sur le radeau de la méduse euh les industries ferm dans dans ma circonscription comme partout en France, il y a beaucoup d'industries en difficulté. On va avoir un déficit commercial sur l'agriculture française et ça faisait depuis la seconde guerre mondiale l'agriculture était le un joyau de la France qui nous apportait des devises. On venait en déficit même nous exporions davantage que nous.

Exactement. Vous avez merci de de préciser. Donc voilà, je veux dire pendant que tout ce petit monde se regarde le nombril et se dévore entre eux, la situation pour les gens est catastrophique.

Il faut donc dissoudre le plus vite possible. Il faut dissoudre le plus vite possible. Absolument et avoir un vrai débat.

Et les Français choisiront et cette fois choisiront librement et pas avec des caricatures et en faisant croire que le sort du pays c'est de savoir s'il répond croyez plus au barrage républicain qui vous a empêché d'accéder clairement euh à la majorité à l'Assemblée nationale. Je pense que les Français n'étaient pas spécialement croyants. Pourquoi les français le fer pas cette fois-ci ?

Parce que là je crois qu'ils ont vu que ces gens qui leur juraient une fois plus une dernière fois. En toute sincérité, moi je pense qu'il y a des Françaises et des Français qu'en toute sincérité se sont dit bon vu le message électoral qu'on a envoyé cette fois ils ont compris, ils vont changer de comportement. En tout cas, une partie va changer de comportement et c'est pire.

Et c'est pire parce qu'en fait ce barrage républicain, il était pas sincère potentiellement tomber le gouvernement demain. Non mais ça on s'en fiche. Ce gouvernement n'existe pas donc on fait tomber le néant.

Non, la question c'est maintenant on part aux élections en disant aux français la France est dans une situation budgétaire catastrophique, une situation économique catastrophique. L'école s'est effondrée, le système de de santé s'est effondré, les frontières ne sont pas contrôlées. Maintenant, il faut faire des grands choix parce que de toute façon là où ça vous pouvez pas tenir, madame de Malerbe, ces espèces d'accord d'appareil de bout de ficelle, la France est au bout du chemin et donc il y a des grandes décisions à prendre.

Je vais vous donner, je vais pas balancer le nom, mais il y a des gens avec une certaine autorité morale et compétence à l'Assemblée assez âgé qui avaient renoncé à un poste âgé au sens expérimenté qui avait renoncé à à un poste de ministre des finances. Non mais pourquoi tu as renoncé à un poste ministre des finances ? Parce qu'il avait les compétences pour le coup pour faire quelque chose.

Il me dit mais même si j'étais nommé ministre de toute façon on n' pas le poids politique les députés pour faire les réformes. Donc en fait les R c'était c'était un membre de de la Macronie. Non non, c'était une personne euh indépendante.

Euh c'est-à-dire que des personnes qualifiées aujourd'hui. Non mais parce que je veux pas le manipuler un petit cache-cache. Non mais je je veux pas manipuler cette personne.

Mais le ce qui était c'est ce qui était intéressant c'est que c'est une personne qui est reconnue comme compétente par 90 % de l'qu y compris ses adversaires et qui ne va pas au lui il refuse une place justement alors qu'il est compétent parce qu' ils sont nombreux visiblement à avoir refusé des places. Oui. Oui.

Bah moi j'aimerais bien savoir le niveau de ce quoi refusé les places à mon avis vu le niveau de ceux qui l'ont accepté on doit pas être loin de l'école maternelle. Donc euh il renonce parce qu'il dit "Je n'ai pas la force politique de faire les réformes." Et d'ailleurs c'était le message de Jordan Bardella l'année dernière quand il disait "Je veux enfin j'ai nous avons besoin d'une majorité absolue pour gouverner." C'était pas un caprice et et on aurait peut-être on aurait dû collectivement mieux l'expliquer, c'est que pour faire les réformes dont la France a besoin, il faut une rupture telle dans les pratiques politiques et une force politique, une légitimité démocratique telle qu'il faut une une majorité absolue pour faire ces réformes.

Sinon la France va sombrer. Moi, je suis désolé. Moi, c'est quand même le message que je veux faire passer.

Et pourquoi on s'engage en politique ? C'est parce qu'on voit notre pays, on voit notre peuple, on le voit souffrir et et on ne l'accepte pas. Donc oui, je sais les personnels politiques ont déçu.

Oui, il y a beaucoup d'hommes politiques et de femmes politiques qui ont déçu, mais il y a encore de la sincérité dans ce monde et on veut redresser le pays. Jean-Philippe Tangi, vous avez vu l'histoire des notes de frais ? Mais oui, mais c'est c'est épouvantable les notes de frais des élus de la mairie de Paris d'ailleurs de droite comme de gauche he qui ont acheté parfois jusqu'à 30000 € de vêtements.

Non, mais c'est conernant. Et quand vous avez une madame serie la maire de arrondissement qui a dépensé je crois 35000 € en robe mage et sac je sais pas quoi Burberry qui débarque sur votre antenne et qui est tellement perché dans un monde parallèle qu'elle remercie les Français d'avoir payé ces ses fringues et qui a dit je suis content d'être bien sapé dans le texte je cite le texte c'est juste je cite de bien sa enfin je savais mais moi j'ai cru que c'était une caricature. Je vous jure au début j'ai cru que c'était l'intelligence artificielle là.

Maintenant c'est tellement bien fait que le le le comment dire la fiction je vous jure je vous jure des petits dessin il y avait des petits dessins. Je me suis dit c'est pas possible mais non mais en fait c'est j'ai même pas cru elle avait l'air très contente d'elle-même et je suis sûr que la M serère est rentrée dans son 8e arrondissement très cous en se disant qu'elle avait fait un bon coup. Voilà.

Bon donc tout ça est vraiment conernant et une fois plus vous savez nous on est au service des gens c'est le travail des Français qui nous payent et quand on voit ça bah c'est vrai que Jeanpe Tangi y a-t-il une option qui ferait que vous ne censuriez pas ? Y a-t-il encore la possibilité que vous ne censuriez pas ? À l'instant Olivier Fort menace de censurer mais n'annonce pas qu'il censurera.

Il dit, je promets la censure, si on ne rouvre pas un débat sur les retraites. Bah écoutez, je je découvre ces propos. Écoutez, nous on va réfléchir une fois plus.

Vous vous est-ce que vous pourriez dire bah nous on censure pas si on rouvre pas de Mais nous c'est très clair mais nous on n'a jamais varié. Nous c'est toujours les mêmes tabous. lutter contre l'immigration à contrôler effectiv baisser les impôts des classes moyennes et populaires, baisser cette dépense publique, mettre les comptes publics en ordre parce que si on peut faire aucune politique, lutter contre la fraude, nos lignes, elles sont connues, elles n'ont jamais varié.

Ce sont les promesses qu'on a fait aux françaises et aux Français. Nous, on on n' pas besoin, comment dire, de négocier des postes. Moi, je pense que monsieur Fort panique euh comment dire devant sa propre, si je puis dire, puisqu'il se rend compte que on va à la censure sans doute, qu'on va donc à la dissolution de manière encore plus certaine et que les socialistes euh qui les sociauîtres vont dégager aussi de ce petit monde.

Voilà, parce que tous ces gens qui se sont alliés avec les insoumis et qui après leur ont craché dessus alors qu'ils sont capables de se réallier avec eux, c'est un on peut plus. Moi franchement je je peux plus ce personnel politique. Moi ça fait 10 ans que je suis dans le monde politique.

Je suis encore un peu frais j'espère. Et et quand je vois tous ces comportements pitoy pathétiques, qu'ils acceptent, moi je veux vous dire, je veux dire ce que je pense, il faut que ces gens acceptent la défaite. Voilà, ils se sont trompés intellectuellement, ils sont tous gouvernés, ils nous ont tous mis dans la merde.

Maintenant, il faut que ces gens acceptent la défaite, acceptent le fait qu'ils ont échoué et qu'ils rendent le pouvoir à ceux qui veulent faire d'autres politiques et qu'ils arrêtent de magouiller, de de triturer les élections pour toujours garder leur poste au-delà du réel. Parce que là le le on est tellement au-delà du réel que vous savez c'est comme ces personnages de cartoon qui qui courent euh au-dessus d'un trou qui se rendent pas compte qu'ils sont en train de tomber. Ils sont en dehors du réel.

Alors je dois vous avouer qu'en préparant cette interview, je m'étais dit on va parler aussi de la lutte contre la fraude sociale et fiscale qui a été promise par Sébastien Lecnu de la question de la taxe sur les au patrimoine et sur les holdings. Même si évidemment en vous posant ces questions-là, je sais bien que nous nous posons des questions sur un gouvernement dont on n'est toujours pas sûr de toute façon qu'il voit le jour. Donc, on ne sait pas s'il y aura un conseil des ministres à 16h, on ne sait pas s'il y aura demain un discours de politique générale et on est à peu près certain que demain soir, il n'y aura plus de gouvernement si rien ne bouge parce que vous aurez les uns et les autres censurés avant même qu'ils ne puisse gouverner.

Mais tout de même parmi parmi les points parmi les points qui avaient été évoqués par Sébastien Lecornu, il y avait l'idée de lutter contre la fraude fiscale et sociale et d'en faire une priorité. Est-ce que ça c'est un point qui vous convain ? Mais oui, on le demande depuis des années mais monsieur Atal l'avait déjà fait.

Moi, je me souviens d'un rendez-vous, ça s'appelait les dialogues de Bery. Alors, on a oublié hein, on était tous réunis et monsieur Atal dit "Ça va être la priorité des priorités, on va avoir des résultats." Tant mieux.

Je veux dire, enf vous imaginez si un homme ou une femme politique venez vous voir en disant "Moi, je suis contre lutter euh la fraude sociale et la fraude fiscale". Bon, enfin, tout ça n'est pas sérieux. C'est d'ailleurs ça prouve qu'il le faisit pas avant.

Mais mais en fait, c'est il faut juste travailler en fait. Vous savez, il y a un moment, tout n'est pas glamour, tout n'est pas des annonces magiques, il y a pas de baguette magique. Un ministre, il y a un moment, faut que ce soit avec son administration, on en parlait tout à l'heure.

Moi, d'ailleurs, je voudrais leur rendre hommage, faut que le ministre soit à son poste, donne des instructions et que ça obéisse. He vous savez, monsieur Breton, c'est quand même pas ma famille politique, Terry Breton, il explique comment il a fait pour être le seul ministre. Ça se remarque quand même en 30 ans qui a fait baisser le déficit public.

Bah il dit bah j'étais à mon poste, j'ai fait des arbitrages et chaque jour je refusais des dépenses qui n'avaient pas être faite. Si le ministre est pas à son poste et pas à son travail, bah oui, c'est pas glamour d'être à son poste et d'être à son travail. Bah c'est la réalité, c'est le quotidien des gens.

Vous avez des idées, vous avez Moi, j'ai plein d'idées hein. Moi, j'ai plein d'idées pour baisser la dépense publique, pour notamment la lutte contre la corruption. Moi, je suis un des seuls qui essaie d'en parler.

Moi je peux vous dire tous les marchés publics he c'est entre 10 et 30 % de surfacturation. On en a un peu parlé, vous savez, sur ces catalogues que les mairies sont obligées ou où les lycées ou les établissements publics sont obligés de d'utiliser pour commander. On découvre des chaises qui valent 5 fois le prix, des ampoules qui valent 20 fois le prix.

Bon, moi ça s'appelle de la corruption au français hein, faut arrêter de tourner autour du pot, de dire "Oui, on sait pas trop ce qui s'est passé. C'est de la corruption, c'est la but de position dominante, c'est de l'entente, c'est de la corruption. Moi j'ai auditionné des gens dans une commission d'enquête.

Le directeur français de la lutte contre la corruption, c'est pas euh c'est quelqu'un d'intéressant quand même. Il expliquait que la corruption était enroulible dans l'ensemble des collectivités territorial. J'ai fait un signalement au ministre et au procureur, j'ai pas eu de nouvelle.

Voilà. Bon, voyez, un truc tout bête hein, ça demande un peu de courage de le dire. Oui, la France aujourd'hui est dans un état de corruption, corruption morale mais aussi corruption économique.

Il y a des gros intérêts. Qui s'en sont mis plein les poches sur le dos des Français. Les autoroutes, les parkings des hôpitaux, le démantellement de DF hein, la liste est longue.

Donc, vous savez, l'argent il y en a. Il a été très mal utilisé. Et c'est là que vous iriez le chercher.

Euh Jean-Philippe Tangy, la question de la taxe sur les hauts patrimoines ou les holdings, est-ce que ça vous y êtes favorable ? Mais tout ça c'était aussi de de dans le programme, c'est-à-dire qu'en fait les holdings, pas le problème des holdings, c'est qu'il y en a qui utilisent des holdings pour frauder. Donc en fait, on est sur le problème d'avant, il y a de la fraude, alors on appelle ça quand on est poli de la suroptimisation fiscale.

Bon, la suroptimisation fiscale, c'est quand on joue avec la limite de la loi. Donc, il faut arrêter de laisser des gens qui ont beaucoup d'argent jouer avec la limite de la loi. Il faut appliquer la loi.

Pourquoi ? Parce que quand les personnes qui doivent payer leur juste part d'impôts ne payaient pas, qui est-ce qui paye ? Bah c'est les classes moyennes et les classes populaires qui elles jouent le jeu sont desé de gens.

Donc le problème de la lutte contre la fraude fiscale, c'est pas juste remplir les caisses de l'État, c'est et c'est la logique de Marine Le Pen et Jordan Bardella. On récupère l'argent là où il doit aller pour baisser l'impôt des gens qui payaient trop aujourd'hui parce que les gens payent trop d'impôts, ne consomment plus. Vous recevez souvent et et je trouve que c'est quand même une marque de fabrique de votre antenne la grande distribution, les pratiques de la consommation.

On est en crise de déconsommation, c'est-à-dire que les gens ne consomment même pas ce dont ils ont besoin, notamment pour s'alimenter les produits d'hygiène de consommation. Ils préfèrent épargner tellement ils ont la peur du lendemain. Vous avez l'air un peu saoulé.

Non, je suis pas saoulé. C'est qu'en fait j'ai du mal à ne pas être en colère en fait. C'est-à-dire que moi je pense j'essaie de penser une fois plus aux françaises, aux français.

Je suis pas un sain mais je me dis d'un côté, ils ont pas envie d'avoir un hystérique qui hurle et qui propose rien. Et et d'un côté, j'ai du mal à me retenir de ne pas être vraiment voilà révolté par ce que je vois. Voilà.

Parce que je je comprends que les gens sont en colère contre le personnel politique. D'ailleurs, si on s'est engagé, c'est que moi-même, on était pas trop content du personnel politique qu'on avait. Mais il y a encore de la sincérité.

Voilà. Moi, je pense aussi, si vous voulez, aux 30000 maires ruraux qui se lèvent le matin. Quand il y a quand il y a une inondation, ils sont là.

Quand il y a une tempête, ils sont là. Ils gagnent rien. Ils sont là, ils font salir par madame de Haut Ser qui est maire du 8e arrondissement avec ces 30 35000 € de couple.

Si si si demain Sébastien Lecornu saute et que son gouvernement saute, est-ce que le RN peut-être appelé pour vous à Matignon ? Mais c'est pas possible parce que comment dire, il faut une légitimité démocratique. Donc on va pas faire comme les autres et surtout une fois que vous êtes nommé, il faut faire des choses parce que ce que ce qu'on pas l'air d'avoir compris tout ce petit monde là qui se succède dans des ministères qui n'ont plus de sens.

On sait même plus qui est au gouvernement. Franchement, moi moi j'ai j'ai fait un meeting dans le Loiré avec euh chez Thomas Ménager avec il y avait 450 personnes euh personne ne sait qui sont les ministres. Ça y on peut même plus faire à la limite de dénonciation.

On pouvit même plus dénoncer une politique publique. De toute façon, la salle va pas réagir puisque plus personne ne sait euh qui est à quel ministère. On n'est pas là pour prendre des places, on est là pour faire quelque chose.

Mais j'ai l'impression d'enfoncer une porte ouverte, madame de Malerbe, en vous disant mais on est là pour mener une politique, pour agir, pour proposer des choses au 10 solution et un vrai débat. Voilà. Moi moi vous savez moi j'ai plein de défauts, 1000 défauts, mais enfin je crois que j'ai pas peur du débat.

Moi je suis toujours répond toujours présent pour débattre avec mes adversaires politiques sur le fond. C'est pour ça que j'aime bien venir à votre émission. On a le temps de parler du fond, il faut parler des vrais problèmes.

Une fois plus, moi je suis élu picard l'industrie, l'agriculture, le système de santé. Là, les gens, ils nous attendent. Là, les gens ils veulent des réponses.

Vous savez que c'est quand les gens ils vous appellent dans vos émissions interactives. C'est ça dont les gens parlent. Savoir sur RMC le 3216 évidemment et le témoignage des français.

Merci Jean-Philippe Tangi, député Ren de la Somme d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h47 sur RMC et BFM TV.