Migrants : les réquisitions d’hébergements d’urgence multipliées
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous constaté sur le terrain concernant les réquisitions de gymnases ?
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Les gymnases sont-ils adaptés pour héberger des familles ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les centres d'hébergement sont-ils saturés ?
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Les logements vacants à Paris pourraient-ils être une solution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« le gymnase croisiver entre août 24 août 25 c'est 137 jours de réquisition dans l'année »
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« il y a quatre gymnases qui tournent dans le 15e en permanence ou quasiment »
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« on a 2000 places d'hébergement d'urgence dans des bâtiments et ça ne suffit pas »
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« il y a 300000 logements vides dans Paris mais la ville de Paris n'a pas le droit de réquisition »
- 6:30Fait
« il y a une inconditionnalité totale de l'hébergement d'urgence »
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« il y a 300000 logements vides dans Paris mais la ville de Paris n'a pas le droit de réquisition »
- 9:30Fait
« il y a beaucoup aussi de mineurs non accompagnés qui sont des faux mineurs non accompagnés »
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« il y a maintenant bientôt va s'appliquer la directive retour qui a été décidée par l'Europe »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Voilà plusieurs années que c'est un dispositif qui a été pérénisé dans la capitale où la mairie de Paris réquisitionne des gymnases les uns après les autres, plus particulièrement d'ailleurs dans le 15e, 16e et 17e mais aussi dans un certain nombre d'arrondissement de l'Est, il faut le reconnaître, de façon à accueillir des étrangers pour la plupart et c'est ça que je conteste en situation irrégulière donc qui n'ont rien à faire sur le territoire national et qui évidemment contribuent à tuer le mouvement sportif parisien. Puisque je vous donne un seul exemple sur un gymnase landa du 15e le gymnase croisiver entre août 24 août 25 c'est 137 jours de réquisition dans l'année. Ce qui fait que avec la réquisition des gymnases qui tournent dans le 15e il y a quatre gymnases qui tournent dans le 15e en permanence ou quasiment c'est comme si on avait supprimé un gymnase dans le dispositif sportif par exemple. importive, c'est pas uniquement des des réquisitions ponctuelles pour répondre à une situation d'extrême urgence.
C'est tout au long de l'année. Tout au long de l'année et ça obère les activités sportives, les compétitions, les entraînements. Donc bravo pour l'héritage des JO qu'on nous avait promis de façon grandiose.
Ben voilà le résultat. vrai qu'on avait promis que l'héritage de ces jeux serait au quotidien pour les Parisiens, les jeunes. Sans oublier les scolaires bien sûr qui aussi eux ont des activités quotidienne dans les gymnases et qui ne peuvent plus non plus pratiquer les les l'éducation sportive.
Anthony Pitaro, qu'est-ce que vous avez vu ? Qu'est-ce que vous avez constaté vous sur le terrain ? Ouais ben je suis dans le gymnase Monterland dans le 16e arrondissement de Paris et effectivement vous arrivez là, on y allait avec le maire Jérémy Redler et en fait vous voyez toutes ces familles qui sont au milieu de ce gymnase et en fait en réalité moi j'ai dit au maire on va aller à l'intérieur pour voir.
Et donc avant le tournage je me suis dit bon quand même tous ces individus qui sont dans le gymnase c'est embêtant parce que les enfants peuvent pas faire leur sport et en fait quand vous arrivez dans le gymnase et que vous voyez tous ses gosses toutes ses familles dans le besoin et cetera, vous vous dites quand même on va pas les prendre et les dehors à la rue. En réalité. Donc moi en fait, j'ai un peu je tamise un peu mes propos là-dessus parce que quand on arrive dans le gymnase et on voit tous ces gamins raison mais est-ce que les gymnases sont les lieux les plus adaptés pour l'hébergement de famille ?
Vous m imaginez mois d'août un mois ou 100 à 150 migrants avec des femmes, des des enfants se occupent un gymnase où il y a trois douches et quatre toilettes. Vous voyez le résultat ? Donc d'ailleurs moi j'ai eu même dans ce gymnase croisière que j'évoquais une manifestation des migrants qui se plaignaient de leurs conditions d'hébergement par rapport à la ville de Paris.
Donc des conditions d'accueil qui sont elles-mêmes indignes. Déplorables. Indignes.
Absolument. Le sujet c'est quand même la maîtrise de l'immigration dans ce pays qui fait que beaucoup de migrants arrivent à Paris finalement et où là la ville essaie de les héberger, de les accueillir dans les meilleures conditions possibles, ce qui n'est pas le cas visiblement. Euh mais euh nous avons là une population gigantesque et pourtant il y a beaucoup de centres d'hébergement.
Euh je dis ça parce que je suis le maire d'un arrondissement de l'Ouest qui sont pratiquement saturés. Dans le cas, on a 2000 places d'hébergement d'urgence dans des bâtiments et ça ne suffit pas avec une trentaine de structures. Euh ça ne suffit pas.
Ben ça ne suffit pas parce que il y en a beaucoup qui n'ont rien à faire sur le territoire national parce qu'ils sont là en situation irrégulière. C'est un délit la législation sur le séjour. Ils doivent donc quitter le territoire national.
Ça c'est le rôle de l'État de s'en préoccuper. Paulosi, j'aimerais j'aimerais qu'on vous donne la parole sur justement cet état de l'hébergement d'urgence. vous confirmer, on arrive à saturation et c'est pour ça qu'on est obligé de développer des plans d'urgence aussi imparfait soit-il comme cette réquisition de de gymnas dans les arrondissements parisiens arrondissements parisiens bien sûr.
Donc moi, je m'exprime au nom du collectif le revers mais aussi comme coordinateur de la mission de médecin du monde qui intervient médicalement auprès de ces personnes. On les voit toutes les semaines devant l'hôtel de ville de Paris le soir demander des solutions de mise à l'abri et en fait on rencontre des femmes et des enfants. Onte on rencontre même des femmes qui sortent de couche.
Parfois, on a des bébés qui viennent d'être nés. On a des des mamans qui sortent de l'hôpital et des enfants qui ont 7 8 jours d'âge. Enfin, on est sur une situation de crise humanitaire.
Alors, évidemment, ces gymnases, ils sont pas satisfaisants. Je reprendrai peut-être par contre sur le fait que ces personnes n'auraient rien à faire là. Évidemment, moi je suis pas d'accord avec ça.
Déjà le le code de l'action sociale française, donc une loi de notre République insiste bien que il y a une inconditionnalité totale de l'hébergement d'urgence. Donc si on tient aux lois de notre pays et ben ces personnes ont le droit d'accéder à l'hébergement d'urgence et les gens sont là pour faire des demandes. Donc il y a plein de gens qui sont en demande d'asile qui ont donc ont des papiers récep de demande d'asile qui sont là légalement et il y a des gens qui n'ont pas encore de papiers mais qui sont en train de faire une demande de type de séjour.
En tout cas pour l'instant le délit de séjour irrégulier n'a pas été rétabli non plus avec la dernière loi immigration. Donc ces gens ils ont un droit d'être ici. Voilà, ils sont parfois sans papier mais ils sont pas sans droit.
Ils sont légitimes dans leur présence. Et par contre évidemment les gymnases, c'est pas une solution adaptée pour ces personnes. Ils ont raison de se plaindre de leurs conditions de vie.
Nous-même association et organisation humanitaire, on demande à ce qu'il y ait des réquisitions qui soient faites. Il y a 300000 logements vides dans Paris mais la ville de Paris n'a pas le droit de réquisition. Donc elle essaie de faire avec ce qu'elle a sous la main et à disposition à savoir les gymnases ou des écoles et des crèches désaffectées.
Une réaction Tony Pitaro sur les et j'aimerais aussi qu'on parle ensuite des logements vacants à Paris et si c'est une piste pour trouver des solutions à cet hébergement d'urgence. Non mais l'hébergement inconditionnel c'est oui, c'est ce que veut aussi Emmanuel Grégique. Mais vous avez vu les conditions dans lesquelles ces personnes sont accueillies.
Moi j'ai tourné sous le pont de Stalingrade là-bas vers Barbèz vers la Chapelle mais vous avez vu les conditions dans lesquelles sont ces gens. On peut pas les accueillir. On ne peut pas les accueillir.
À ce moment-là, on fait quoi ? On fait venir aussi tout le monde. On peut accueillir aussi toute la terre entière dans Paris.
Il y a plus de place. Vous voulez les mettre où ? Il y en a pas la place.
Vous savez, si certains maires veulent les accueillir de façon massive, qu'ils le fassent. Moi, j'aimerais bien que les élus de gauche notamment mettre leurs actes en concordance avec leur discours puisqu'ils veulent accueillir toute la misère du monde et la terre entière bah qui les accueillent dans les arrondissements. Nous, nous avons une politique différente et moi je considère qu'effectivement ce sont des clandestins qui n'ont rien à faire sur le territoire pour ceux qui sont en attente de régularisation, en attente de Il y a beaucoup aussi de mineurs non accompagnés qui sont des faux mineurs non accompagnés.
Et d'ailleurs ironiquement la justice les appelle les mijurs. C'est des faux mineurs, c'est des vrais majeurs. Il y en a des centaines.
Il y en a des centaines et des centaines. Ce ne sont pas ils sont majeurs. Ils sont en situation régulière sur le territoire.
Il y a maintenant bientôt va s'appliquer la directive retour qui a été décidée par l'Europe et j'espère que ça permettra de libérer des places d'ailleurs pour ceux qui vraiment notamment les famill en situation irrégulière. Certains le sont. On a compris votre bien sûr.
Je fais une exception bien sûr pour les mères et les enfants, ceux qui sont euh dans cette condition d'ailleurs la plans les gymnases c'est les mères et les enfants. Là là on a tourné dans votre gymnase, c'était les mères et les enfants soi-disant mais sauf qu'on est allé tourner croisé. Mais pourquoi les mères et les enfants ?
Parce que les centres d'hébergement d'urgence sont occupés aussi par des hommes. Moi j'ai un centre d'hébergement d'urgence à côté de ce gymnase. Il y a une centaine de mineurs non accompagnés.
Alors forcément, il peut pas y avoir des mères et des enfants qui seraient mieux, je pense, dans des immeubles, dans des bâtiments qui ont quand même les commodités plutôt que dans des gymnases. Ça pose des vraies questions de sécurité quand vous allez sous les ponts à Stalingrade. Je suis désolé, il y a tout un écosystème qui se forme et c'est pas sécurisé.
Je suis désolé parce que effectivement euh il y a des problèmes peut-être des fois de culture qui sont différentes.
Philippe Goujon