Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 10 juin 2020 4 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

L'interview «Savoir comprendre» : Béatrice Brugère - 10/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteÉludée

    Mais dites-moi, c'est la famille Traoré qui dicte la loi ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Elle demande des actes, la famille Traoré, c'est-à-dire elle demande à la garde des Sceaux d'interpeller le procureur ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    C'est l'affaire Léonarda ?

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Est-ce que Nicole Belloubet aurait pu dire non à Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07InvitéFait
    « Bill, incité à recevoir la famille Traoré, la garde des Sceaux a envoyé une invitation. »
  • 0:14InvitéFait
    « Réponse de la famille Traoré, nous voulons des actes, pas des discussions dans un salon de thé de l'Elysée. »
  • 0:32PrésentateurFait
    « J'espère que ce n'est pas la famille Traoré qui dicte la loi, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle rappelle, via son avocat en tout cas, parce qu'ils ont un très bon avocat, le minimum de la procédure. »
  • 0:53PrésentateurFait
    « Oui, d'interpeller le procureur peut-être, mais surtout de s'immiscer dans un dossier qui aujourd'hui est à l'instruction. »
  • 1:00PrésentateurFait
    « Donc on est avec des magistrats du siège qui sont indépendants, qui font une enquête, où il y a des expertises, où il y a des possibilités d'appel, de demande d'actes. »
  • 1:36PrésentateurFait
    « C'est interdit de faire des instructions individuelles. »
  • 1:40PrésentateurFait
    « Et le problème, depuis le début de ce mandat, c'est qu'on attendait une grande réforme sur l'indépendance de la justice pour les magistrats du parquet. »
  • 2:05PrésentateurFait
    « Là, on a le président de la République et le garde des Sceaux. »
  • 2:18PrésentateurFait
    « La loi ? Je pense qu'elle est garante. »
  • 2:22PrésentateurFait
    « Elle est garante, bien sûr, elle est garante du bon fonctionnement de l'institution judiciaire. »
  • 2:40PrésentateurFait
    « Le fait de dire « je vais vous recevoir », ça veut dire qu'il y a un problème. »
  • 2:48PrésentateurFait
    « C'est quand même une pression qui ne dit pas son nom sur les enquêteurs. »
  • 3:00PrésentateurFait
    « Mais il faut quand même savoir que la ministre, si elle voulait informer le président de la République, qui a le droit de s'émouvoir et d'essayer de comprendre ce qui se passe. »
  • 3:48PrésentateurFait
    « Là, on est plutôt dans une séquence de démagogie, j'allais dire, et évidemment qui tourne au vinaigre »
  • 4:02PrésentateurFait
    « C'est-à-dire qu'on aimerait que notre garde des Sceaux, en effet, fasse en sorte que la justice fonctionne »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Invité23 %

6,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Vous écoutez RMC. RMC, 6h-9h. Vos dans direct. Bill, incité à recevoir la famille Traoré, la garde des Sceaux a envoyé une invitation. Réponse de la famille Traoré, nous voulons des actes, pas des discussions dans un salon de thé de l'Elysée. Enfin, ce n'était pas l'Elysée, c'était au ministère de la Justice. Mais dites-moi, c'est la famille Traoré qui dicte la loi ? Dans ce pays ?

0:32
Présentateur

J'espère que ce n'est pas la famille Traoré qui dicte la loi, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle rappelle, via son avocat en tout cas, parce qu'ils ont un très bon avocat, le minimum de la procédure. En effet, la séquence qui vient de se passer...

0:45
Invité

Elle demande des actes, la famille Traoré, c'est-à-dire elle demande à la garde des Sceaux, si je comprends bien, d'interpeller le procureur ?

0:53
Présentateur

Oui, d'interpeller le procureur peut-être, mais surtout de s'immiscer dans un dossier qui aujourd'hui est à l'instruction. Donc on est avec des magistrats du siège qui sont indépendants, qui font une enquête, où il y a des expertises, où il y a des possibilités d'appel, de demande d'actes. Et d'ailleurs, c'est ce qu'ils font, puisqu'il y a eu des contre-expertises, ce qui aussi est une explication de la durée de la procédure, mais pas que. Mais c'en est une, parce que l'instruction aujourd'hui, quand on demande des actes, c'est très long. C'est un autre problème aussi de la longueur de la justice. Si vous voulez, il y a des possibilités évidemment de faire avancer une enquête.

Mais jamais le ministre, depuis... on n'a jamais vu ça, ne s'immisce comme ça en cours d'une enquête. C'est interdit de faire des instructions individuelles. Et le problème, depuis le début de ce mandat, c'est qu'on attendait une grande réforme sur l'indépendance de la justice pour les magistrats du parquet. Non seulement elle n'a pas eu lieu, mais en plus maintenant, on a une émission sur... Enfin, une émission, pardon, sur l'indépendance de la justice.

1:55
Invité

C'est l'affaire Léonarda ?

1:56
Présentateur

Alors c'est même presque le degré au-dessus, parce que dans l'affaire Léonarda, c'était le président de la République, j'allais dire, qui était déjà intervenu. Là, on a le président de la République et le garde des Sceaux. Je n'ai pas souvenir que le garde des Sceaux de l'époque...

2:11
Invité

Est-ce que Nicole Belloubet aurait pu dire non à Emmanuel Macron ? Elle aurait dû le dire.

2:18
Présentateur

Oui, je pense que... La loi ? Je pense qu'elle est garante. Elle est garante, bien sûr, elle est garante du bon fonctionnement de l'institution judiciaire. Et en effet, en tout cas, c'est une séquence qui est absolument incroyable qui est en train de se passer. Incroyable pourquoi ? D'abord, parce que c'est une confusion. Le soupçon maintenant, le soupçon existe sur cette enquête. Le fait de dire « je vais vous recevoir », ça veut dire qu'il y a un problème.

2:44
Invité

Je vais vous recevoir.

2:45
Présentateur

Oui, bien sûr. Donc, de toute façon, maintenant, le soupçon est là. C'est quand même une pression qui ne dit pas son nom sur les enquêteurs. Et aujourd'hui, sur les magistrats qui sont en charge du dossier, parce qu'elle sait que ce dossier est sous les yeux, j'allais dire, de l'actualité, mais aussi du cabinet. Mais il faut quand même savoir que la ministre, si elle voulait informer le président de la République, qui a le droit de s'émouvoir et d'essayer de comprendre ce qui se passe. Ça, pour là-dessus, il n'y a aucun problème. Elle a la possibilité d'avoir des remontées d'informations via les parquets, via la chancellerie. Donc, elle était tout à fait en capacité de demander...

3:16
Invité

Oui, des remontées d'informations, ce n'est pas une intervention.

3:19
Présentateur

Pas du tout. Et c'est ce qu'on fait. Et d'ailleurs, ça se passe tout le temps. C'est-à-dire, pour savoir ce qui se passe dans un dossier et pour informer... Oui, c'est même logique. Mais bien sûr, il y a un émoi qui est extrêmement important dans l'opinion publique. Si on veut savoir ce qui se passe, il y a les remontées d'informations. Elle peut faire un point sur ces remontées d'informations. Elle peut faire un communiqué de presse. Elle peut expliquer que tout fonctionne et qu'il n'y a pas à s'inquiéter, etc. Donc, on ne peut pas dire qu'elle est démunie de ce côté-là et que l'information n'est pas verrouillée. Au contraire. Donc là, ce n'est pas du tout ça.

Là, on est plutôt dans une séquence de démagogie, j'allais dire, et évidemment qui tourne au vinaigre puisque c'est l'avocat et les partis qui disent « Mais non, mais ce que vous nous dites, ce n'est juste pas possible. » Nous, ce qu'on veut, c'est que la justice fonctionne. Et ça, c'est un autre problème. C'est-à-dire qu'on aimerait que notre garde des Sceaux, en effet, fasse en sorte que la justice fonctionne, qu'on ait des moyens. On aimerait que le président de la République s'intéresse aussi aux moyens de la justice et pas qu'à l'affaire Traoré et peut-être que ça irait plus vite.

4:15
Invité

Merci Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat, unité magistrat, FO.