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Podcast / conversationyoutube.com· 14 octobre 2026 24 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Entretien: Philippe Fertray et Vincent Treguier pour Albert Dadas, le Fou Voyageur.

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Locuteur

Bonjour messieurs. Bonjour. Donc à ma droite Philippe Serre très Bonjour. à ma gauche Vincent Prégent deux individus qui d'ailleurs ne seront pas seuls et vous allez nous dire qui vient vous rejoindre pour l'histoire d'Albert Dadas que vous allez jouer le 24 octobre à 20h30 à l'auditorium François Mitterrand. Euh je dois dire que j'ai eu la chance euh d'aller à Vauclair Ah oui. où vous aviez une résidence il y a deux ans je crois. oui. pour démarrer euh la mise en scène de ce spectacle dont je n'avais pas vu enfin il y avait il y avait pas la fin. Non, c'est ça.

D'après ce que je Alors maintenant tu vas pouvoir me dire un peu l'historique mais j'aimerais savoir d'abord comment tu as découvert euh Albert ? Oui oui alors c'est c'est une relative vieille histoire. Moi j'ai découvert Albert Dadas à travers la publication euh du livre d'un psychiatre canadien qui s'appelle Ian Hacking qui a publié il y a une bonne dizaine d'années voire plus plutôt 15 15 ans 15 20 ans euh un livre qui s'appelle Les Fous Voyageurs. OK.

Euh je je suis plus capable de dire la l'éditeur et euh ce psychiatre retraçait euh ce qu'on appelait euh l'épidémie des fous voyageurs pas à l'époque où elle a eu lieu mais après on a décrit ça comme une sorte d'épidémie qui est évidemment pas le terme adéquat mais qui est assez parlant et donc il retraçait ce phénomène là et aussi l'existence de la sorte de figure de proue que représente Albert Dadas qui est le patient le plus connu de cette épidémie et à travers Albert Dadas il évoquait évidemment son psychiatre Philippe Tissié grâce à qui on doit de dans dans savoir un petit peu de savoir des choses un peu consistantes puisque il était un jeune psychiatre à l'époque qui a fait sa thèse sur Albert.

Le fou voyageur. Le fou voyageur voilà c'est ça. Ouais et j'ai lu également parce que je me suis un peu renseigné que Philippe Tissié il était inspecteur des sports Oui. dans les établissements scolaires et la fac de Bordeaux. C'était un grand sportif qui a essayé d'impulser le sport dans les à l'école. Oui ouais ouais. C'était un type qui avait plein de casquettes. Oui oui c'était un type assez ouais il est il est presque autodidacte dans la psychiatrie. les années 1870. C'est ça voilà c'est ça 1870. Euh et il est presque autodidacte je crois qu'il était rentré comme bibliothécaire En plus c'est ça.

Saint-André intéressé probablement avait-il une idée derrière la tête en se disant j'ai un job de bibliothécaire je vais pouvoir apprendre des choses et peut-être travailler là-dedans. Vive le 19e siècle en tout cas l'entre-deux-siècles était un Moi j'adore le 19e et surtout la fin du 19e c'est plein d'hommes et de femmes incroyables des des vrais aventuriers. Et et et donc lui a fait ça et en effet il avait deux passions l'un l'une pour le sport scandinave le sport nordique alors je sais pas ce qu'on entendait à l'époque par Petit fou. Ouais non non non je pense que c'était des exercices de gymnastique, c'est d'entretien, des choses très basiques et le vélo, la bicyclette.

Il était il est un des fondateurs du Bordeaux-Paris. Ah d'accord. Ouais, tu te rends compte, donc c'est c'est une des plus vieilles courses le Bordeaux-Paris et donc il pratiquait le vélo et il encourageait les gens au sport non pas pour faire des exploits ou battre des records, non, mais simplement par respect du corps et pour être en bonne santé. Et vachement moderne. Absolument, d'ailleurs en compétition avec enfin en compétition, il ne prenait pas la compétition, c'est ce qui lui avait valu d'être en contradiction avec Pierre de Coubertin au moment où il avait créé les Jeux olympiques. Et lui il prenait vraiment le sport comme une pratique médicale et d'hygiène.

Non, c'était un gars vraiment intéressant. Intéressant. Alors donc toi, tu comment tu es tombé sur cette Alors alors un article dans le monde, un article dans le monde sur donc le livre de Yana King, je me dis voilà mais c'est c'est hyper Moi j'aime bien les pathologies un peu spéciales et mais mais comment dire, je trouve je À une époque je me suis beaucoup intéressé aux obsessionnels compulsifs, tout ça, est-ce que ça part d'événements existentiels toujours Puis en plus c'est devenu un peu une injure Ah ouais alors maintenant récurrente.

Ouais, alors que moi j'ai lu des histoires incroyables sur des gens devenus obsessionnels compulsifs, des des des choses des accidents de la vie qui sont Et donc je m'intéresse à Fous voyageurs sur et ça formidable parce qu'il y a il y a deux concepts majeurs et très séduisants, la folie et le voyage. [raclement de gorge] Alors et puis à à pied en face ce marcheur. Donc je me suis vraiment pris d'affection pour lui. Qu'on a appelé aussi les dromomanes. Alors la dromomanie. Pas longtemps. Oui, alors J'ai j'ai vu que ça s'était arrêté en 1910 moi. Oui, mais enfin je pense que le concept est encore valable. Ouais. La dromomanie, bon. Euh à l'époque je sais pas si le qualifier comme ça.

C'est en tout cas pas je crois pas Philippe Tissier, mais c'est après jusqu'à 1910 et j'ai vu que la dromomanie, c'est comme la cleptomanie, la pyromanie, enfin, il y a quatre pathologies qu'on regroupe dans une petite sous-catégorie ou Ouais. Et et bon, il y en a qui sont restés, malheureusement, les pyromanes existent toujours. Ouais. Mais la dromomanie, moi j'avais entendu ce mot qu'une fois quand j'étais petite dans la bouche de mon père. Ah oui. Et tu m'as beaucoup fait plaisir quand tu m'as reparlé d'un dromomane. Ah oui, oui, oui, oui, oui.

[rires] Mais alors euh mais je pense que il y a bien des gens euh qui sont euh accros euh euh au par exemple aux randonnées, aux aux longues aux longues traversées, à la marche même au à vélo, et cetera, qui parce que on sécrète tellement d'endorphines quand on fait des sports qu'on devient dromomane. Je pense que il y a quand même une une une dose de de pathologie, disons, dans le fait de d'éprouver ce besoin de, tu vois, euh je critique pas d'ailleurs par ailleurs, c'est pourquoi pas. Sauf que chez Albert, ça se manifestait, c'était impulsif, tout d'un coup, il fallait qu'il parte. Oui, c'est ça, c'était totalement il était dans une sorte d'état second, un état second.

Alors lui, il y a une circonstance atténuante, puis après je laisserai la parole à Philippe Tissier, parce que c'est c'est Vincent Prévier qui qui joue le le docteur Tissier, le professeur Tissier. Euh il a quand même une circonstance atténuante Albert, c'est qu'il a fait une chute d'un arbre étant enfant, euh qui lui a ouvert le crâne, qui lui a même enfoncé le crâne et donc provoqué probablement des lésions neurologiques assez graves qui elles-mêmes engendraient euh des des des des migraines terribles, des trucs terribles, euh tout un tout un tas de dérèglements euh comportementaux qu'il soignait, entre guillemets, ou ouais, qu'il calmait par la marche.

Et donc, il s'épuisait à marcher, euh mais il lui fallait une sacrée dose pour qu'il s'épuise, quoi. Et alors, docteur, pourquoi est-ce qu'on l'a ? Pourquoi est-ce qu'on l'a ? enfermé à l'hôpital Saint-André. Il a été enfermé à l'hôpital Saint-André quand il voulait bien y rester, en tout cas.

Euh parce que les pratiques à l'époque n'étaient quand même pas euh ce qu'elles sont de nos jours et qu'elles n'étaient pas ce que prônait le professeur Tissié, c'est-à-dire que lui, son supérieur était le professeur Pitres, qui était un euh des contemporains de de Charcot, notamment, et qui a qui soignait cette maladie-là euh enfin, ce comportement, en tout cas, par des produits euh de l'époque, c'est-à-dire le bromure ou le dissolvant. le sulfate de quinine, qui était euh censé calmer l'agitation, enfin, c'est pour ça que c'était prescrit, en tout cas, à l'époque. Et euh et le professeur Tissié, lui, va essayer aussi les violeurs ou les choses comme Exactement, ouais.

Et euh parce que la masturbation à l'époque, on en parle dans la pièce, n'était absolument pas quelque chose de de normal et de perçu comme comme un comportement euh normal, en tout cas. Et euh Mets ta main sur la table. Et et du coup, Philippe Tissié euh va essayer d'apporter tout un tas de nouveautés, et notamment avec euh l'hypnose, euh qui est euh qui n'était pas du tout pratiquée, euh en transmettant des suggestions à à Albert, et qui ont fait leurs preuves par la suite dans dans dans la médecine dans la médecine rapide, quoi.

et dans et sur le patient Albert Dadas, ça a fonctionné jusqu'à un certain point, car il a pu euh éprouver d'autres traumatismes par la suite, notamment la perte de sa femme euh avec qui la vie d'un enfant. Oui, une fille, oui, oui. Ah, je savais pas. C'est plus tard ça, oui. Mais ça c'est c'est après. Il avait un âge de 40 ans. Et il y a une troisième chose qui est assez drôle dans le fait de s'être intéressé à ce sujet, euh c'est son nom évidemment, parce que moi je dis Dada parce que c'est un gars de Bordeaux et j'imagine on prononce comme même toutes les lettres dans le Sud-Ouest, donc théoriquement, théoriquement. vers Toulouse peut-être. Peut-être plus Dada, oui.

Alors certaines certaines personnes disent Dada, mais on confond avec le mouvement Dada. oui. On a envie d'ailleurs de se dire "Tiens, il y a quelque chose d'un peu dadaïste dans ce personnage." D'ailleurs on est libre de d'y voir quelque chose d'un peu dadaïste.

Moi probablement j'y ai vu quelque chose d'un peu dadaïste, parce qu'évidemment il y a une dimension euh euh anarcho-humoristique euh qui est formidable, parce qu'on se dit que cet homme qui a sûrement quand même beaucoup souffert hein, physiquement, il a eu la chance de tomber sur ce jeune médecin qui était quasiment son contemporain, qui n'a qui lui aussi est un enfant euh qui je crois euh n'a pas connu son père ou sa mère ou euh il y a un problème Oui, il était orphelin. Il était orphelin aussi, c'est ça. Donc si tu veux euh c'est la première chance d'Albert Dada, la deuxième chance c'est de connaître la marche et de partir voyager.

Même si ce sont des voyages qui sont euh euh [grognement] comment dire pas inconscients, mais quasi involontaires. Oui, mais parce que il y a une question là-bas. ! Oui, euh non, c'est juste tu viens de prononcer [raclement de gorge] le le nom de anarcho Oui. anarcho ? Anarcho plus Là j'ai dit ana- anarcho-humoristique. Humoristique. Alors, je crois que tu as raison, parce qu'il y a aussi une une dimension politique en particulier chez Hacking que tu as cité tout à l'heure dans l'auteur des fous voyageurs où il insiste beaucoup sur la coïncidence entre le monsieur dont tu parles et la naissance du tourisme de masse.

C'est-à-dire la naissance des voyageurs ordinaires si je peux dire mais du coup le contre-coup c'est peut-être monsieur Dada enfin lui-même est plutôt le contre-coup du tourisme de masse quoi. C'est intéressant d'avoir pathologisé ce qui allait devenir une coutume tout à fait banale. Et alors en effet je pense qu'on on peut pas s'empêcher de d'y voir une figure oui libertaire en tout cas parce qu'effectivement il a ce sens ce type voyage sans raison sans but sans destination d'une certaine façon bien que parfois il suffit qu'on lui dise "Ah mais tu sais euh il paraît que Vienne est très beau." Et alors il a tout de suite envie d'aller à Vienne.

C'est le début de notre pièce il lit dans le journal que Liège organise [raclement de gorge] sa fête à Noël et que ça va être très beau. Alors il dit "Il faut que j'aille à Liège." Donc la pièce la folie de de ce genre de chose c'est notre folie à tous quand nous disons "Moi aussi je veux aller à Vienne mais pour prendre des photos." C'est tout et les mettre dans l'album. Mais je passe mon temps derrière mon appareil photo. Oui c'est ça.

[rires] Et c'est le le contraire total dont lui vit 1000 1000 aventures évidemment pendant sa pérégrination 1000 aventures qui nous paraissent aujourd'hui euh plus tellement possible à vivre et c'est c'est ce qui fait le charme euh même si c'est 2500 3000 km Alors parfois il prend des trains il prend des trains quand il peut quand il a trois sous, il prend des trains mais sinon il fait ce qu'on appelait avant des petits boulots de saisonnier, de débardeur, de tu vois.

Et je trouve que sans être si tu veux nostalgique ou rétrograde parce qu'évidemment que tout ça est difficile, évidemment ce sont des vies difficiles mais il y a un charme de se dire on pouvait partir et se dire je trouverai bien un petit boulot. Ça s'appelle les gitans aujourd'hui. Aujourd'hui ça s'appelle les gitans. Encore [rires] que les gitans sont organisés aussi beaucoup entre eux dans leur communauté.

[rires] Mais mais mais alors mais pour en revenir à en tout cas à à l'anarchisme, à la à la philosophie, on est dans ces années-là puisque de toute façon la fin du 19e, les grands élans révolutionnaires arrivent, les grands anarchistes sont là, ils vont s'exprimer encore pendant quelques décades mais on y est. Tu ? Et d'ailleurs la la fin de la la pièce évoque ça en musique. D'accord. Je parle peut-être trop fort [raclement de gorge] pour le Non non, c'est très bien. On peut toujours baisser après, hein. Juste donc toi tu as transformé cette thèse en pièce de théâtre. Voilà, c'est ça. Tu avais déjà fait ?

Non non non, je je vais oh j'avais fait des essais sur des sujets d'ailleurs qui sont aussi des sujets de la fin du 19e qui étaient plus liés à la peinture mais aussi à la folie mais ça sera je pense le une pièce la prochaine dans deux trois ans. Et et mais non en vrai jusqu'au bout puisque maintenant on est vraiment quatre comédiens trois comédiens et un et un figurant sur scène. On peut peut-être d'ailleurs citer les autres. Oui oui oui oui. Donc Vincent Tréguier, je suis très heureux qu'il soit là parce que il fait partie de la troupe de la Gargouille à Vergerac et donc on ne se connaissait pas. Je sais même me souviens même plus comment c'est pour quoi faire.

En fait, moi je l'ai rencontré à Philippe et et Gilles dont on va parler après à la salle du Colibri à Vauclerc parce que j'avais vu passer une petite annonce sur un site internet dédié à au théâtre où il recherchait un comédien pour incarner un un personnage à l'époque. Et donc j'avais appelé le numéro que j'avais trouvé, j'étais tombé sur Philippe et il jouait le lendemain ou le surlendemain à Vauclerc et donc j'étais allé voir la sortie de résidence Ah oui, le même jour. D'accord. Exactement. Et et donc on a discuté après la pièce et j'avais trouvé le personnage d'Albert très attachant et donc ça me tentait d'être du projet. Voilà.

Et donc donc alors c'est un peu lui il a vraiment la tête de tissier jeune médecin C'est la barbe et la carrure. bien taillée, tu vois et le regard doux surtout parce que Tissier était un homme très doux, il adorait Albert, il s'est beaucoup pris d'affection, il l'a beaucoup paternée il l'a il s'est fraternisé fraternisé, fraternouillé [rires] fraternifié et alors il y a donc Gilles Troulet dont parlait Vincent, Gilles Troulet c'est un ami c'est quelqu'un déjà là du temps de la résidence. Oui oui oui et alors il il il a longtemps tenu le théâtre du Bazar à Libourne D'accord. à Fronsac très exactement.

Alors je l'ai connu parce que moi j'ai joué plusieurs fois dans ce théâtre et euh il était il venait de je crois revendre son théâtre, il avait il s'ennuyait il faisait des compétitions de judo parce que sa première vie c'est d'être judoka [raclement de gorge] et je lui ai dit écoute j'ai un chouette petit rôle pour toi et il a embarqué donc il a trois euh trois petits rôles très caractérisés gendarme Voilà. douanier ou Oui là il il joue le rôle d'un gendarme, il joue le rôle d'un militaire russe C'est ça. qui arrête Albert à Moscou avant de le déporter en Turquie à les belles années.

[rires] Et et il joue aussi le rôle d'un zouave alors je peux pas trop vous en dire plus parce que mais en tout cas il il campe ces trois rôles tous très différents avec beaucoup de talent, c'est quelqu'un qui vient de l'impro j'ai trouvé la Et les costumes de Sofia donc Et les costumes de Sofia donc N'oublions pas Et les costumes et les accessoires et toutes les scéno et les les les trouvailles de Sofia donc Et j'ai appris également qu'on apercevait votre président de la compagnie du cri qui pousse à savoir le grand Gaël et sa grande bouche Voilà sur la scène Le le le sosie de Michel Foucault sosie Foucault on pourrait l'appeler Michel Foucault [rires] Je suis pas sûr qu'il ait eu les mêmes lectures mais peu importe Oui ah peut-être Il était grand Il était grand quand même il était grand mais en effet donc Gaël fait deux apparitions euh dans dans la pièce Donc c'est une silhouette Oui alors c'est une figuration un peu poussée parce qu'il a il a pas de texte il a pas de texte Il a pas de texte parce qu'on s'est décidé un peu tard à ce qu'il joue et c'était très difficile d'apprendre un vrai rôle d'abord il fallait l'écrire Voilà il y a des concerts des trucs Voilà voilà clairement mais bon c'est une première pour lui quand même il est là dans la pièce et donc l'équipe est au complet et on a une chose dont je suis très fier j'ai j'ai fait composer une musique originale une vraie création par deux musiciens un musicien une musicienne Euh la la grosse partition c'est Jean-Christophe Denoux qui est un compositeur contemporain qui a un CV incroyable et puis il a joué et composé des choses incroyables il a notamment recomposé la musique du film L'Inhumaine de Marcel L'Herbier, qui est un film de 23, donc tu vois, on est encore dans les des années dada, avant-garde, les [grognement] années, tu vois, où les mecs s'explosaient la tête.

Et euh donc Jean-Christophe, on se connaît depuis 50 ans. Donc là, il réécrit une musique assez contemporaine que j'espère accompagnera le mieux possible nos déambulations. Et puis, j'ai fait aussi composer des musiques pour un passage très particulier qu'on a appelé la la danse avec les arbres par une musicienne qui s'appelle Caroline Suberbost. Son pseudo, elle a d'autres pseudos euh dans le métier. Ouais. Elle a un pseudo qui est Molly Queen dans dans dans la la la techno euh hard rock post-punk. Et elle a un autre pseudo qui est euh é- électro électrocops. Où elle fait des concerts électro en seule sur scène avec une scénographie incroyable.

C'est une femme qui a un parcours On tâchera et j'essaie de la faire jouer ici, mais quand elle jouera ici, on viendra avec elle. C'est un personnage formidable, formidable, une grande artiste. Euh j'ai un ami qui s'appelle Philippe Fertray qui m'a dit tout à l'heure qu'il était pressé parce qu'il était en pleine répétition. Donc comme c'est lui le plus bavard, je suis obligée un peu de l'arrêter. Mais je voulais dire aux gens qui doivent se précipiter voir la pièce le 24 octobre à 20h30 à l'auditorium François Mitterrand qu'ils peuvent prendre leurs places avant ce que nous avons fait. Ouais. Malheureusement, je crois qu'il faut aussi qu'ils arrivent très tôt.

Je ne devrais pas le dire aux millions de personnes qui vont se précipiter parce que la dernière fois qu'on est allé t'écouter à l'Amphithéâtre, on avait réservé nos places avant. On est arrivés à l'heure, on était tout au fond, on a rien entendu. Alors là, j'espère que vous serez mieux sonorisé parce que sinon à la fin, on vous saute dessus, les mecs. Alors on sera surtout mieux organisé pour la billetterie. Euh, j'espère que ça sera complet comme l'autre fois. On peut se fournir les places les places sur billetweb. Oui, c'est ce que j'ai fait, moi. le titre de la pièce et sinon à l'adresse mail contact@lecriquetpousse.fr. Et là, il suffit qu'on nous On marquera ça.

Et on pourra acheter au guichet si on n'a pas réservé à l'avance, messieurs-dames. Si tu as pas [rires] réservé à l'avance, messieurs-dames, tu viens au guichet, tu ramènes du liquide, on prend l'oseille et on te file un ticket. Ça va être sympa. Voilà, c'est tout. Tu as perdu ton micro. Ça [rires] va être sympa. Voilà, et j'ai appris même qu'il y avait un roman qui avait été écrit en 2014, tu le ? Alors, il y a une BD. Une roman, je suis pas au courant. Trinh Van Vinh, ça te dit quelque ? Alors, c'est un auteur ou une auteur d'origine vietnamienne qui aurait écrit, je l'avais noté, Voyageur malgré lui. Ah bon, ah bon. Alors, c'est Chez Flammarion.

C'est peut-être ta BD, j'en sais rien, mais Non, j'ai une BD, ça s'appelle Le Captivé. C'est deux auteurs français, je me souviens plus les noms, j'aurais dû les mentionner. Alors, je vais me renseigner le nom de ça. D'accord. Mais ça, moi j'ai bien l'intention de le lire. Minh Trinh Van Vinh. Oui, bah je Voyageur malgré lui, ouais. Je vais tâcher de me le procurer, ouais. Bon, c'est un beau sujet. Je vais vous dire dernière chose. Oui. C'est un sujet Nouvelle-Aquitaine. Tu sais, c'est un sujet territoire. Tu sais chasse la drague. Il faut dire territoire maintenant sinon on ne comprend pas les Il faut dire plusieurs fois territoire. Ça fait ça fait rire les gens.

territoire Mais oui parce qu'il a déambulé beaucoup ici et donc nous on est très fier de le lancer à Bergerac. Et on espère que d'autres théâtres vont nous appeler pour nous dire mais venez le jouer chez nous les gars. Et ça va être sympa. On espère aussi et on se souhaite plein de représentations. Merci beaucoup. Merci. Et merci d'être venus. Merci à vous. Merci Canal pour [rires]

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