Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo· 23 avril 2025 26 min

Prisons attaquées : "Notre pays est en train de devenir un des plus violents d'Europe"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Laurent Voquier. Bonjour. Les obsèques du pape François auront donc lieu samedi au au Vatican comme une bonne partie de la classe politique.

Vous lui avez rendu hommage. Mais vous lui avez rendu hommage, on peut le dire sans effusion. Est-ce qu'on peut se dire leur invoquer que ce pape finalement c'était bien sûr le pape mais c'était pas forcément votre tasse de thé non plus ?

Bah non. Je lui ai rendu hommage avec dignité. C'est un pape que j'ai eu la chance de rencontrer lors d'une audience au Vatican.

Euh c'est quelqu'un qui était marquant quand on le rencontrait. J'y étais allé pour lui parler de ma ville depuis en volet, Saint-Jacques de Compostel. Je voulais lui proposer de faire son déplacement en France au puit.

Donc non, c'est un un pape quand vous le rencontreez, c'était fort. Euh il dégageait une forme de je sais pas, il y avait une profonde bonté et attention à l'autre qui se dégageait de lui. Ce qui n'empêchait pas un certain nombre de désaccords, on imagine.

Oui, bien sûr. Et et je m'étais exprimé dessus, notamment sur la position des migrants. Alors après, voilà, c'était le chef de l'Église catholique.

Je comprenais sa position qui était une position de compassion, de miséricorde et critiquer l'égoïsme et l'indifférence de ceux qui n'accueillaient pas les migrants de position absolument opposée à la vôtre. Oui, parce que je considère que voilà, il y a deux ordres hein. Il y a l'ordre temporel, il y a l'ordre spirituel.

Je vous apprends rien, c'est les évangiles. On rend à César ce qu'il y a César. Euh quand on est politique, quand on est gouvernement, évidemment euh notre responsabilité n'est pas la même.

Euh nous, c'est de veiller à la cohésion d'un pays, c'est de veiller à la demande de protection des habitants. Donc euh voilà. Oui, il y avait une différence là-dessus, mais c'est une personnalité que je respectais profondément.

Je pense que le monde a perdu une parole de paix et dans la période qu'on connaît qui est un une période de prédateur avec les États-Unis, la Chine, la Russie, c'est une parole de paix qui va manquer. Alors, Laurent Vier, il ne nous a pas échappé que vous n'êtes pas cardinal. Donc vous n'allez pas voter bien sûr au conclave.

Néanmoins, est-ce que vous estimez qu'il faut un pape peut-être un peu plus conservateur que le pape François ? On entend beaucoup parler du cardinal Sarah en ce moment par exemple. Honnêtement, c'est vraiment pas mon rôle.

Voilà, c'est pas mon rôle. Vous pourriez avoir une un avis en tant que catholique La seule chose que je me permettrai de dire, c'est que je pense que le devoir du prochain pape sera notamment de veiller à la protection des minorités chrétiennes parce que il y a énormément d'exaction, il y a énormément de violence aujourd'hui contre plusieurs lieux où on a des minorités chrétiennes attaquées. Je pense au Nigéria, je pense à la pression qui s'exerce sur l'Arménie.

Je pense que ce sera un des devoirs du prochain pape. Il y a cette dimension. On peut être chrétien et vouloir envoyer les OCTF à Saint-Pierre et Miclon.

Bah bien sûr. Pourquoi ? Je pardon mais je l'ai exprimé simplement.

Il y a d'une part ce que peut être la conviction du chef de l'Église catholique et qu'il y a une position de miséricorde et il y a de l'autre part la responsabilité de ce qui est un politique. Je vais vous retourner la question. Est-ce qu'on peut être chrétien et ne pas être touché par les drames qu'on a connu ?

Est-ce qu'on peut être chrétien et continuer à accepter d'avoir des OQTF dangereux dans la rue ? Est-ce qu'on ne peut pas être touché par les drames qui se sont passés avec le live Philippine et considérer que la réponse qui consiste juste à chaque fois faire une minute de silence et des marche blanche n'est plus à la hauteur ? Effectivement, mais si je vous pose la question, c'est parce que votre proposition a suscité un tolé.

Est-ce qu'elle est vraiment réaliste ? Vous êtes vous êtes déjà allé à Saint-Pierre et Mlon, leur voquer ? Non, mais évidemment, j'ai plus qu'étudier le sujet.

Vous savez comment on se rend à Saint-Pierre et Micelon ? Bien sûr, on peut y aller. Il faut passer par le Canada 10 mois sur 12.

Non, pas tout le temps. Pas tout le temps de l'année. Bien.

Mais alors, je vais essayer de répondre très simplement à votre question. 1. Est-ce que c'est faisable ?

Oui. Est-ce que c'est réaliste ? Évidemment, je me suis inspiré de ce qui avait été fait en Australie où les Australiens ne laissent pas rentrer les étrangers illégaux sur leur continents.

Est-ce que ça suppose d'adapter les choses ? Bien évidemment, il délègue à d'autres états le plus souvent les Australiens. Non, les Australiens ont une île qui le Nauru par exemple qui est un état indépendant.

Les Australiens ont une île qui s'appelle Christmas Island qui est au large et ils n'acceptent pas que des étrangers illégaux rentrent sur leur continent. Je voudrais d'abord vous poser une question. Vous n'êtes pas indigné vous par la situation actuelle ?

Vous n'êtes pas indigné par le fait qu'on laisse des OQTF dangereux dans nos rues que dans 90 % des cas, ils sont relâchés en liberté et que nous n'arrivons pas à les reconduire dans leur pays à plus de 10 %. Mais est-ce que vous proposez est réaliste ? Parce que tout le monde dit que ça ne l'est pas.

Par exemple, déjà, faudrait passer par le Canada, faudrait demander au Canada s'il accepte que la France transite avec ses étrangers dangereux sur son territoire et c'est pas la seule question que ça pose. Et vous considérez que tout ça est insurmontable et vous préférez B. Ça se fait et et quelle est la force de ma proposition ?

Elle ne nécessite pas de changer la loi. Il suffit juste de faire un centre de rétention administrative à Saint-Pierre Miclon. Pardon ?

Mais on y va à Saint-Pierre Miclon, il y a des liaisons. Est-ce que ça suppose de faire un accord avec le Canada ? Oui.

Et alors ? Ça vous gêne ? C'est très compliqué à faire.

Non, on peut le faire. Et après les 90 jours du de la durée de rétention, vous en faites quoi ces personnes ? Si elles sont pas expulsées, elles resteront dans la nature à Saint-Pierre Micelon ou à signé résidence sur un archipel où il y a moins de force de l'ordre.

C'est pas évident non plus comme suivi ensuite. Mais vous savez que c'est la situation d'aujourd'hui en France. Vous savez par exemple que il y a 15 jours à Marseille, cinq OQTF dangereux se sont évadés de Marseille.

Ils sont dans la nature. Au bout de 15 jours, nous n'avons même pas réussi à tous les reprendre. Ça c'est la situation actuelle que vous décrivez.

Moi ce que je propose c'est quoi ? Un, on met les OQTF dangereux face à une seule option. Soit ils rentrent chez eux, soit ils partent à 4000 km d'ici, première chose.

Mais leur pays d'origine peut ne pas vouloir les accueillir aussi. Est-ce que vous me permettez juste d'expliquer jusqu'au bout ? Comme ça, ça vous permettra de juger et de voir que non seulement c'est réaliste mais efficace.

Deuxième chose, je propose d'allonger de 90 jours à 1 an et demi comme c'est en Allemagne et en Italie. Ça répond à votre question. La durée de rétention.

Troisème chose, évidemment là-bas, l'objectif c'est d'avoir un effet dissuasif. Aujourd'hui, les EQUTF ne veulent pas rentrer chez eux puisqu'ils ont compris que dans 90 % des cas, ils seront relâchés en liberté. Si la seule option face à laquelle on les met, c'est soit vous restez à Saint-Pierre Micelon pendant un an et demi, soit vous rentrez chez vous, je suis convaincu qu'ils prendront la décision enfin de rentrer chez eux.

Est-ce que quand même le voquer, il ne faudrait pas, pardon demander l'is habitants de Saint-Pier Mclon ? C'est pas un grand territoire quand même. Je suis d'accord avec vous.

Ça doit se préparer. C'est précisément parce que c'est un territoire. Bah là, vous les mettez un peu devant le fait accompli quand même.

Mais je vais vous poser une question. Dans le pas de Calais, quand on a décidé de mettre en place une prison de narcotrafiquants, 200 narcotrafiquants, vous avez posé la même question ? C'est une prison qui est déjà existante.

Pas du tout. L'objectif c'est de concentrer 200 narcotrafiquants les plus dangereux dans le pas de calet. Donc ce qui me ce qui m'étonne c'est que là je fais une proposition qui permet de changer les choses.

Pas de Cal n'est pas un territoire insulaire, c'est la différence. Est-ce que juste si je peux me permettre, j'aimerais bien aller au bout de mes réponses si vous me permiss Mayotte a un centre de reconduite à la frontière. Vous n'avez pas posé la même question.

La Guadeloupe a un centre de reconduite à la frontière. La Réunion a un centre de reconduite à la frontière. Et donc ce que je propose n'est pas une anomalie.

Juste qui me frappe, c'est l'ampleur de la torpeur de tous les milieux politiques qui en fait ne veulent que rien ne change. Moi, je vois une situation qui me choque, des EQTF dangereux dans nos rues. Je mets sur la table une proposition, d'autres pays l'ont faite.

Elle est réaliste, elle est faisable. Oui, je suis conscient qu'elle suppose un travail de préparation auprès des habitants de Saint-Pierre et Miclon, mais vous avez des prisons dans notre pays, vous avez des centres de rétention administrative, j'en ai un lion. Et donc c'est un effort qu'on demande, ça se prépare et au moins qu'on teste parce que vous avez maintenant des politiques qui juste s'accommodent des choses.

Suger une expérimentation donc dans un premier temps. Bah oui, pour les OQTF dangereux comment on voit et si jamais ça marche parce que tous ceux qui ont critiqué c'est quoi leur proposition ? notamment l'ancien directeur central de la police aux frontières Fernan Gontier, qu'on peut pas soupçonner de laxisme, il dit, je cite que cette proposition est complètement idiote, il c'est déjà suffisamment difficile d'expulser aujourd'hui.

Ça va nous rajouter un boulet à chaque pied. Mais pardon, évidemment que je le soupçonne de laxisme. Vous parlez de quelqu'un qui exécute une politique depuis plusieurs années qui aboutit à laisser dans la nature 90 % des ocf dangereux.

C'est évidemment le laxisme. Il n'est pas à l'origine de la politique, pardon, le renvoquer. Non, mais vous me le citez en exemple.

Je pose une question. C'est quoi leur proposition tous ceux qui critiquent ? Moi au moins, j'ai le courage de mettre une proposition sur la table.

Je dis qu'elle est faisable. Je me permet de relever quand même que bien évidemment on peut dire bah c'est un effort qu'on demande à Saint-Pierre et Micelon mais on l'a demandé à d'autres territoires. Enfin c'est tous ceux que je vous ai cité.

Et surtout la force de mon objectif c'est d'avoir un effet dissuasif. Aujourd'hui, les OCUTF dangereux ont intérêt à rester sur le territoire français. Avec ma proposition et cette alternative simple, ils n'uront plus intérêt et à tous ceux qui nous peuvent pas rentrer chez eux quand ils veulent le renvoquer.

Si si leur pays d'origine refuse de délivrer un laisser passer consulaire, ils seront pas accueillis chez eux et peut-être qu'ils n'ont pas envie de rentrer. Donc ça c'est pas vos propositions qui changera forcément le sujet. Pas du tout.

Pardon, mais ce que vous dites est faux. Si un OCUTF a ses papiers qu'il est volontaire pour rentrer chez lui, son pays d'origine n'a pas le droit de le refuser. Si a ses papiers, moi je vous parle du cas où il aurait pas ses papiers.

C'est pas ce que vous est-ce que c'est la campagne qui vous conduit à raconter n'importe quoi ? C'est ce que disait l'ancien ministre de l'industrie Roland lesc. Est-ce qu'il y a une une fébrilité parce que les sondages étaient pas forcément très bon ?

C'est c'est c'est ce que disent les macronistes. Mais vous savez quand par exemple j'ai fait des propositions sur le RSA avec en contrepartie des heures de travail, j'ai connu les mêmes polémiques. Je n'étais pas en campagne, je l'ai mené.

Vous savez, dans ma région, j'ai sécurisé les lycées. À l'époque, il y a 5 ans, j'avais exactement les mêmes polémiques où on m'a dit "C'est une honte, vous allez transformer les lycées en prison." Personne n'était revenu dessus.

Et donc, j'assume, j'assume de mettre des propositions sur la table qui sont destinées à secouer l'impuissance et l'absence de résultats que nous avons dans notre pays. Est-ce que ça dérange ? Oui.

Est-ce que ça aboutit à toutes les coortes de ceux qui veulent que rien ne change ? Que vous avez cité, qui s'indigne ? Je le comprends très bien mais je pense que notre devoir quand on est politique c'est pas d'avoir des paroles, c'est d'avoir des actes.

Prenons l'exemple du RSA où j'ai demandé des heures de travail en contrepartie. Depuis, les mêmes que vous me citez se sont rallées à cette proposition. Et donc moi, je préfère avoir le courage d'aller secouer ce qui est inacceptable, mettre des idées sur la table, faire avancer les choses.

Je pense que c'est le devoir d'un politique dans un pays qui a besoin de se réinventer et qui a besoin d'aller chercher des solutions à ses problèmes. Ça vaut pour le problème de l'assistana par rapport au travail. Ça vaut sur le problème de l'insécurité, ça vaut sur le problème de la dépense publique.

Donc oui, j'assume de secouer les choses. Je pense que notre pays a besoin de ça. Laurent Voquetier, vous parliez de vous parler de Mayotte où Emmanuel Macron était en déplacement il y a de jours.

Il a annoncé le le lancement d'une opération contre l'immigration illégale. On sait que c'est un un gros problème à à Mayotte. Immigration mur de fer.

Objectif 35000 expulsions par an. Bon là, vous applaudissez cette fois-ci. Mais surtout, j'attends de voir euh on imagine qu'elle sera conduite cette opération par Bruno Retail ou en l'espèce.

Oui. Et sans doute aussi Manuel Val, c'est l'ensemble du gouvernement bien sûr, mais je me permets de le dire, j'attends de voir. Au cours des 8 ans qui viennent de s'écouler, on a assisté à beaucoup de grandes déclarations du président de la République, beaucoup de grandes formules choc.

Est-ce que vous savez à ce stade la seule chose qui a été adoptée permettant d'améliorer la lutte contre l'immigration illégale à Magnote ? C'est le projet de loi qui a été porté par nos députés de la droite républicaine pour limiter le droit du sol à Mayotte. Et donc moi, je m'emploie à ce qu'on passe des paroles aux actes.

J'attends de voir ce que va donner cette proposition du président de la République. Un bras de fer avec les comors. Il faut il faut y aller.

Hier sur ce plateau, Jean-Noel Barreau disait "Bon, on a déjà en fait de l'aide au développement, ça permet de renvoyer des des certains certains certains migrants chez eux, certains voilà." Bon bah vous l'avez très bien dit. Bon et j'ai écouté votre interview d'hier avec le ministre des affaires étrangères.

J'ai été très frappé par sa naïveté. Bah non, bien sûr que la coopération avec les commandes ne se passe pas bien. Il suffit de discuter un tout petit peu avec les élus de Mayotte pour le comprendre avec les habitants de Mayotte.

Bien sûr que non. Vous iriez au bras de fer vous ? Mais c'est indispensable avec les pays qui ne respectent pas notre sécurité.

Pour moi, ça vaut pour Mayotte comme ça vaut pour l'Algérie avec lequel vous le savez, je considère que l'un repost gradué qu'on avait soi-disant adopté a été très gradué et assez peu repost avec l'Algérie. Ma conviction et que ça passe par la dénonciation des accords de 1968. Et ça n'est pas un sujet de relation internationale, c'est un sujet de sécurité.

Le seul problème avec l'Algérie, c'est qu'ils doivent reprendre leurs délinquants et leurs criminels. C'est ça ce dont on a besoin. Et donc, il y a, je trouve trop de naïveté dans la posture du gouvernement sur ces sujets.

Ça vaut pour Mayotte comme ça vaut pour l'Algérie. Laurent Vaquier, vous restez avec nous. On se retrouve dans un instant une petite minute juste après votre filo. 8h45, Maurine Suignard.

Comment détecter plus rapidement les situations de violence dans les établissements scolaires ? France Info a pu consulter en exclusivité la première version des questionnaires qui seront distribués aux élèves. Avez-vous subi des violences ?

Est-ce que quelqu'un a voulu toucher des parties de ton corps ? Des questionnaires envoyés aux élèves internes et à ceux qui ont participé à des voyages scolaires ? Ce dispositif a été pensé à la suite du scandale de Betaram du nom de l'établissement catholique des Pyrénées Atlantiques.

Plus de 200 plaintes déposées par d'anciens élèves à ce jour. La fille de l'actuel premier ministre François Bairou affirme faire partie des victimes. Elle dit avoir été rouée de coup il y a plus de 30 ans avant de se taire.

Elle assure qu'elle n'en a pas parlé à son père. Ce sont des dizaines de milliers de fidèles qui vont défiler devant la dépouille du pape François à partir de 11h. Son corps va être transféré ce matin sous les ors de la basilique Saint-Pierre au Vatican.

De nouvelles pluies attendues en Dordogne aujourd'hui alors que le département est toujours en vigilance orange au cru. C'est aussi le cas des Deux Chares et de la Gironde. La rivière de Lille en Dordonne a également a égalé le record de cru de 1998. [Musique] France info le 830 France info Adrien Bec Agath Lambret toujours avec Laurent Voquier président du groupe droite républicaine à l'Assemblée candidat à la présidence du parti les républicains.

On va en parler dans un instant à nouveau de cette campagne. Mais d'abord le premier ministre François Bairou, Gérald Darménin et Bruno Rotaillot, les ministres de la justice et de l'intérieur se rendent à la prison de Saint-Quentin Falavier en Iser à 16h aujourd'hui. Cela fait un peu plus de 10 jours que les prisons sont prises pour cible. euh dégradé, des surveillants menacés.

Est-ce que vous considérez que le gouvernement a pris ce problème à bras lecor ces derniers jours ? Je pense qu'en tout cas, il est plus que temps qu'il se déplace. Euh, je veux rendre hommage aux agents pénitenters.

Ce weekend, vous l'avez évoqué, il y a encore eu des agressions, c'était chez moi dans ma région. C'est le problème des prisons. Mais globalement ce qui me préoccupe, c'est qu'on a un effondrement de la sécurité dans notre pays.

J'étais à Brest, vous avez eu des attaques au mortiers contre des trames et des policiers. J'étais à Renn hier soir, maintenant on tire à arme à feu en plein jour dans le quartier de Villean à Renn. À Saint-Toan, on a fermé une école pour laisser vivre un point de et on en est maintenant au stade où dans notre pays, les mafieux n'ont plus aucune crainte. et tire arme à feu sur nos prisons ou menace les agents pénitentiers les policiers chez eux.

Est-ce qu'il profitent de la faiblesse du gouvernement ? Parce que c'est l'autorité de l'État qui est testé aussi à travers ces ces attaques, ces ces agressions. En tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est que notre pays est en train de devenir un des pays les plus violents d'Europe.

Celui où il y a le plus de de violence, arme à feu, d'agression violente. Un des plus violents d'Europe. C'est juste ça la réalité.

C'est on ne s'en rend pas compte mais on est en train de franchir tous les seuils. À chaque étape, c'est des seuils supplémentaires. Get grenade dans un café à Grenoble, tire à la Calashnikov, attaque des prisons.

Et donc oui, il y a une situation dramatique et qui est en train de se dégrader de façon catastrophique. Ma conviction, c'est qu'on ne réussira pas qu'avec des mots. Il faut un changement profond de politique et notamment d'orientation de notre politique pénale.

L'orientation de la politique pénale française, c'est d'intervenir uniquement une fois que les délinquents sont multirécidivistes et que c'est très grave. Les pays qui marchent comme les Pays-Bas, ce sont des pays qui font des sanctions immédiates, même des courtes peines de prison. Ça a été envisagé un temps par le par le gouvernement, y compris des peines par par Géral Darmanin, y compris des peines très courtes de prison.

Oui, comme vous l'avez dit, envisagé. C'est parce que je j'imagine que les travaux sont en cours. C'est J'imagine aussi, mais à ce stade, beaucoup d'envisagement.

Vous êtes favorable à des des jours de pris. Oui, mais pour que ça marche, qu'est-ce qu'il faut ? Il faut des places de prison.

Et notre problème, c'est qu'il n'y a pas c Attendez, pour bien pour être très concret, ça veut dire quelqu'un qui a commis un délit routier ou qui a fait un un petit vol entre guillemets pourrait faire quelques jours de prison. Bah, on va prendre un exemple très simple. Au Pays-Bas, vous avez des militants d'extrême gauche qui s'en sont pris un tableau de Verner.

Ils ont fait un mois de peine de prison. En France, vous menacez de mort un proviseur. Ils ont fait de la prison ferme.

Ils ont fait de la prison ferme. Un mois de prison ferme. C'est intéressant d'ailleurs de voir votre action.

Vous voulez vraiment ça en France que que c'est intéressant de voir votre action. Non mais c'est une confirmation pour une dégradation de tableau. Bien sûr parce que je mais pas pas pour une dégradation de tableau.

C'est-à-dire que quand on vole, quand on agresse une personne âgée, quand on menace un policier, il faut qu'il y ait immédiatement des sanctions qui tombent et pour ça il y a besoin de place de préson. C'est pour ça que je propose qu'on mette en place une loi spéciale comme on l'a fait pour les Jeux Olympiques, comme on l'a fait pour Notre Dame pour construire en urgence les places de prison dont on a besoin. Vous ne cessez depuis le début presque de cette interview de de pointer la naïveté du gouvernement.

Vous l'avez même dit. Pourtant c'est Bruno Raillot, ministre LR qui est au ministère de l'intérieur. Est-ce qu'il doit quitter ce gouvernement ?

Si on vous entend, c'est ça paraît logique. Non, je pense que Bruno Rotaillot essaye et c'est une tâche très difficile d'avoir un discours de fermeté et que il n'est pas aidé pour les actes. Par qui ?

Bah globalement, je pense qu'il Oui, mais il il est à la tête de son ministère. Enfin, je vais Je pense qu'il n'est pas aidé par le premier ministre. Je pense qu'on ne lui donne pas les moyens d'avoir une politique de fermeté que ça suppose de sa part un investissement colossal.

Et moi ce que j'essaie de faire c'est que nous au niveau des députés avec la pression extérieure d'une parole libre de la droite on puisse mettre la pression. Vous l'aidez Bruno Rota mais c'est fondamental qu'il réussissent c'est essentiel parce que nos ministres qui sont allés au gouvernement ont une lourde responsabilité. Il faut qu'ils apportent la démonstration qu'ils sont capables d'avoir des résultats et qu'avec des ministres de droite ça change.

Et pour l'instant ce n'est pas trop le cas. Je vois pour l'instant à quel point on se heurte à la difficulté de passer des paroles aux actes et moi j'essaie de faire en sorte qu'on puisse mettre cette pression partout. Je considère que François Baï ne prend pas les bonnes décisions par exemple sur l'interdiction du voile dans le sport où en réalité François Baïou a fait un faux semblant mais n'a pas été déterminé à prendre une loi de défense de la laïcité.

Donc ma force c'est que moi je ne dois rien François Baou Emmanuel Macron. Donc à votre micro, je suis capable de faire les propositions pour changer les choses. Je suis capable de mettre la pression pour là où je veux que ça bouge.

Et c'est je pense indispensable. La droite a besoin d'une parole libre et indépendante qui ne dépend pas de la volonté de François Bou. Le renvoqué le gouvernement cherche 40 milliards d'euros d'économie pourquer le budget de 2026.

On va parler notamment de la question des retraites. Mais vous si vous aviez une proposition à faire, une piste d'économie au gouvernement, ce serait laquelle ? D'abord la première, il y a une ligne directrice qui doit être très claire.

Je n'accepterai pas qu'on aille cherché ces 40 milliards par des augmentations d'impôts. Ça doit se faire par une baisse de la dépense publique dans un pays qui a le record de la dépense publique. Il y a deux sources d'économie possibles.

La première, c'est la bureaucratie administrative qu'on a identifié depuis juin. Les 1000 organismes agences administrative en France qui coûtent 80 milliards d'euros et qui sont en doublon sur plein d'action. C'est la première piste.

La deuxième piste, vous connaissez mes convictions, je les ai toujours défendu. Il y a trop d'assistana en France. On doit garder le social pour ceux qui en ont vraiment besoin mais on a trop d'assistana et ça décourage y compris ceux qui travaillent.

Très concrètement. Très concrètement vous avez 30 aides sociales. Je propose qu'elles soient toutes fusionnées dans une seule aide sociale plafonnée à 70 % du SMIC, ce qui peut faire entre 15 à 30 milliards d'économies très concrètement.

Mais ça veut dire des gens qui vont perdre de l'argent. Disons le des des gens dans la précarité aujourd'hui qui touchent certaines aides. Si on économise des dizaines de milliards, c'est des gens qui vont avoir moins d'argent.

De fait, vous savez aujourd'hui quand vous travaillez un salaire de 3000 € bruts, vous touchez 2000 € net. 2200. Quelqu'un qui est au RSA avec trois enfants en couple va toucher 2200 €.

C'est-à-dire autant voire plus. Ça c'est pas possible. Vous pouvez pas tenir un pays comme ça.

Et donc ce que je propose, c'est qu'on garde les aides pour ceux qui en ont vraiment besoin, mais on arrête de fermer les yeux sur les abus parce qu'aujourd'hui on a trop de gens qui profitent de ce système et c'est normal dans lequel à l'arrivée vous avez plus intérêt à rester chez vous qu'à travailler. Et pardon, il y a des exemples de gaspillage partout. H je vais prendre un exemple très concret.

Le ministère de l'intérieur finance 1 milliard d'euros pour des associations promigrants et proclandestins, c'est-à-dire des associations dont l'objectif affiché et de s'opposer à la politique du gouvernement de reconduite à la frontière, y compris de gens dangereux et clandestins dans notre pays. Parce que je demande, on cherche de l'argent, je demande au ministre de l'intérieur, à Bruno Rotaillot qu'on arrête ses financements. C'est totalement schizophrène.

On est complètement. C'est un milliard qui finance aussi des associations comme comme Emaus, comme le Secours populaire qui financent l'hébergement d'urgence. Vous voulez mettre fin à ces financements ?

Maintenant, ce que je veux, c'est qu'on arrête les associations qui sont, vous savez, je suis allé dans ces centres de reconduite à la frontière à l'intérieur, vous avez des associations qui sont installées. Donc, vous parlez au sein de ce milliard d'un certain type d'association. Oui, mais on va prendre des exemples très simples.

Par exemple, France Terre d'asile qui touche 70 millions d'euros du ministère de l'intérieur et qui est à l'intérieur des centres de reconduite à la frontière et dont l'objectif est de bloquer les reconduites y compris de ceux qui sont illégaux. 0 € pour Fran France Tard d'Asie. Enfin, vous rendez compte à quel point c'est hallucinant ?

C'est de t'habituer à des choses qui sont folles. Vous avez un gouvernement qui cherche à reconduire à la frontière des étranger clandestin et qui finance des associations avec l'argent du contribuable dont l'objectif est de bloquer ses reconduites à la frontière. Enf, c'est hallucinant quand on y pense et donc elles ne font pas que ça ces associations.

C'est aussi de l'aide de l'aide sociale, c'est aussi de l'aide de recondite à la frontière. Je dis pas aller dans un centre de recondite à la frontière mais c'est des associations qui par ailleurs ont une ont une autre action. Je m'y suis rendu.

Donc ça me permet de parler assez clairement du sujet. Les douiniers vous disent soit on considère que notre travail a pas de sens, soit il faut arrêter de financer ces associations. Je pense que ce serait bien qu'on l'écoute.

C'est un exemple typique de schizophrénie de l'État qui finance des gens pour bloquer son action. Vous avez des économies à chercher ? Allons-y.

Alors le gouvernement espère aussi trouver des économies sur un autre sur un autre dossier. C'est le c'est une des dépenses sociales les principales en France. 400 milliards d'euros le les retraites chaque année et le gouvernement envisage de remettre en cause l'abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les les retraités.

Vous vous dites c'est hors de question. Qu'est-ce qui justifie que les retraités aujourd'hui est un abattement fiscal de 10 % pour les frais professionnels quand on est en inactivité ? Alors un c'est inacceptable et je m'y opposerai.

C'est inacceptable cette mesure envisagée par le gouvernement et nous serons contre. Vous vous voulez faire des économies, c'est une façon d'en faire ? Mais vous avez écouté ce que j'ai dit.

Je vous ai dit que je ne voulais pas qu'on augmente les impôts. Là, la mesure que vous détaillez, ne jouons pas sur les mots, supprimer un abattement fiscal, ça s'appelle indirectement, c'est une augmentation d'impôt. C'est pas c'est pas indirectement, ça va être très concret he pour tous les retraités qui nous écoutent.

Tiens, que ce dont on parle, c'est qu'on parle d'augmenter de 5 milliards d'euros les impôts sur les retraités. 500000 retraités qui deviendraient imposables. 4,5 millions de retraités qui vont avoir même plus qui vont voir leurs impôts qui va augmenter.

Et vous m'avez entendu, je viens de dire que je n'accepterai pas un budget avec des augmentations d'impôts. Attendez, Laurent Vquet, est-ce que pardon mais vous voulez durcir les conditions de vie de ceux qui touchent le RSA, de ceux qui gagnent très peu. Mais quand on parle d'une catégorie de la population qui vit mieux que les actifs, les retraités épargnent un/art de leur revenu.

C'est c'est plus que les actifs. Eux vous dites "Non, pas touche." Pourquoi ?

Pourqu vous voulez pas toucher au Je ne veux pas qu'on augmente les impôts sur quel que français que ce soit sur l'assistana. Mon objectif est très simple. Je pense que c'est la meilleure façon d'aider pardon.

Où est-ce que vous avez vu que c'était stigmatisant de ramener des gens en direction du travail ? Moi, je pense que le meilleur social, c'est le travail. Donc ma ligne directrice, elle est très claire.

Je ne veux pas d'augmentation d'impôts sur quel que français que ce soit. J'aimerais bien quand même juste allez au bout de ma pensée. Il faut le dire sur quel ton ?

Vous avez pas vu que les Français sont assommés d'impôts et de charges. C'est qu'est-ce que c'est ? Mais ceux qui travaillent quelquefois ont beaucoup peuvent avoir aussi l'impression de payer pour des inactif y compris des retraités qui ont un très bon niveau de vie, qui mettent pas mal d'argent de côté, qui sont propriétaires de leur résidence principale.

Je parle pas des petites retraites, je parle des retraités des des mais votre mesure va toucher tout le monde. L'abattement fiscal, vous allez mettre 500000 retraités qui aujourd'hui payent pas d'impôts. Hier, j'étais en échange avec un retraité agriculteur. 900 € de retraite, c'est un privilégié.

Il sera pas concerné par la suite. Ah bon ? Il sera pas concerné.

Attentionend, pas du tout, pas du tout. Faites attention. Selon les revenus selon les revenus accessoires qu'il a, en fonction de l'abattement fiscal, il peut être concerné.

Et je vais le dire, j'entends cette petite musique. Les retraités seraient des privilégiés dans notre pays. Vous avez déjà discuté avec des retraités ?

Le pouvoir d'achat de tiers d'entre eux sont propriétaires de leur résidence principale. C'est 20 % un sur 5 pour les moins de 50 ans par exemple. Mais enfin, mais encore heureux, vous avez fait une vie de travail et en plus, il faudrait s'excuser d'être propriétaire de son logement.

Mais qu'est-ce que c'est ? Mais ce que je veux dire, c'est que c'est une charge en moins. Mais qu'est-ce que c'est que ce pays que vous nous proposez ?

Ma réponse, elle est simple. Non, mais ma réponse, elle est très simple. C'est je défends ceux qui travaillent.

Je ne veux pas plus d'impôts et de charge sur ceux qui travaillent. Je viens de vous le dire, la proposition même que je propose devrait permettre d'augmenter 10 % le salaire net. Mais je ne veux pas plus d'augmentation d'impôts et de charge sur les retraités.

Je ne veux pas d'augmentation d'impôts dans un pays qui a le record des impositions et des prélèvements obligatoires. Je peux pas être plus clair. Et non, les retraités ne sont pas des privilégiés.

La retraite, c'est le fruit d'une cotisation, c'est le fruit de charge. Vous avez payé pour, c'est un du, c'est pas un privilège. Merci à vous.

Un motif de censure ou pas du gouvernement ? Pour moi, c'est très clair. On s'y opposera.

Nous ne voterons pas de budget qui comporte cette mesure pénalisant les retraités. Merci à vous. député LR de la Haute Loire et président du groupe LR à l'Assemblée nationale.

Merci Agath Lambret, vous restez avec nous sur France info. [Musique]