Canicule : coup de chaud sur l'économie | Chaque voix compte - 25/06/26
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Anna Cabana. Bonsoir Anna.
Bonsoir cher Adeline et bonsoir Olivier Avanello. Bonsoir. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir 5e jour de cette vague de chaleur historique qui nous épuise tous.
La canicule est une crise sociale, une crise sanitaire [musique] mais aussi une crise économique parce qu'elle frappe en plein mois de juin et que l'économie est encore en pleine production. Une première étude évoque une baisse du PIB de 0,6 points. L'économie française [musique] est-elle en train de fondre sous nos yeux ?
Et bien, nous en parlons ce soir avec vous Simon Pierre Sanguerac. Bonsoir. Bonsoir.
Vous dirigez l'observatoire de l'économie de la fondation Jean Jourè. Merci d'être là au côté de Fanny Guinoché. Bonsoir.
Journaliste écho à [musique] France et bonsoir Denis Gravouille. Bonsoir. Secrétaire confédéral de la CGT.
Les syndicats ont justement été reçus hier soir par le ministre du travail pour évoquer les risques sur la population active. vous nous racontez ce que vous vous êtes dit. D'accord ?
À suivre aussi euh on sera à Munique en direct avec Azem Krishen qui est économiste climat chez Alliance Trade. C'est lui qui a [musique] publié cette semaine cette étude frappante sur la baisse de productivité partant de canicule. Il nous la détaillera dans un instant.
Quelle histoire allez-vous nous raconter Olivier Banello ? Une histoire de piscine de piscine municipale. Vous êtes plutôt de la team piscine tournesol ou piscine canon vous ?
Moi j'ai appris à nager dans une piscine tournesol. Et vous canenton tournesol tournesol [musique] tournesol aussi tournol. OK.
Bon ben moi j'étais canenton. Voilà je vous raconterai le reste après [rires] à suivre aussi la petite histoire dans la grande avec Anna. Et oui.
Alors moi j'ai envie de parler nous parler de de je ne sais pas où il a appris à nager et d'Edouard Philippe et de la bataille secrète qu'il mène. Vous nous raconterez [musique] ça tout à l'heure dans la deuxième partie de chaque voix contre la question qui fâche. On va parler de la loi fin de vie dont l'Assemblée nationale débat à nouveau [musique] avant un ultime vote mardi prochain.
Question ce soir sur le fameux libre choix qui tiraille encore les députés. Pourquoi ? Et bien, on en parlera tout à l'heure [musique] avec Sandrine Runel, député socialiste, Frédéric Valtou, député Horizon et Christophe Bz, [musique] député Eren.
Vous pouvez vous aussi les interroger ou nous faire part de vos remarques, vos réflexions ici le QR code et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet tous vos messages. Tout à [musique] l'heure aussi Bourbon Express, le journal de l'Assemblée avec Marco Pomier. Voilà pour le menu de ce soir.
Installez-vous confortablement. Chaque [musique] voit compte, c'est parti. Au cœur de cette canicule, on parle beaucoup des urgences saturées des écoles, de la clim, mais on parle moins d'une autre victime de cette vague de chaleur, notre économie.
Train et centrales nucléaires à l'arrêt, école fermée, chantiers reportés, fermeture de magasin, services public au ralenti. Cette chaleur extrême est inédite parce qu'ussi survient en juin et que c'est pas encore les vacances. Nicolas Fleurri. [musique] Un appel à la grève dans des usines stellentis où il fait trop chaud.
Trois réacteurs nucléaires à l'arrêt, une raffinerie qui réduit sa production. Avec la canicule, la France tourne au ralenti selon le patron du MEDF. C'est vrai pour les machines qui ne supportent pas la chaleur et pour les salariés qui la subissent.
Selon l'Organisation internationale du travail, quand le thermomètre atteint 34°gr, notre productivité baisse de moitié et à partir de 38°gr, travailler présente des risques graves pour la santé quand ce n'est pas tout simplement impossible. Alors, comment mesurer l'impact global de ces vagues de chaleur sur l'économie ? Les chiffres divergent.
Pour la Banque centrale européenne, ces pertes de productivité impliquent aussi moins d'investissements, soit 1,5 % de PIB en moins à moyen terme. Mais d'autres études [musique] ont choisi un scénario plus extrême, par exemple en prenant les 5 années les plus chaudes de la dernière décennie. Si une telle chaleur se répétait pendant les 5 prochaines années, la France perdrait jusqu'à 7 % de son PIB.
Et si ces chiffres ne vous ont pas refroidis, les dernières analyses montrent un impact encore plus fort à long terme. Quand vous reliez les changements de température globale à l'activité économique, vous trouvez des coûts climatiques 6 à 7 fois plus élevés que ce qu'on pensait auparavant. Ça représente une perte de PIB par habitant d'environ 50 % à horizon 2100.
Et donc on sera quand même plus riche en qu'aujourd'hui, mais on sera beaucoup moins riche que ce qu'on ne pourrait l'être sans le changement climatique. Selon cet économiste, face à de tels [musique] coûts, la décarbonation devient un enjeu crucial et surtout rentable. D'abord, Fanny Guinochet, pourquoi est-ce qu'une canicule au mois de juin est plus dangereuse économiquement qu'une canicule en août ?
Parce que l'activité au mois de juin, elle est plus importante. Au mois d'août, on est euh une bonne partie des travailleurs des actifs sont en vacances, les enfants sont en vacances. Donc euh l'économie est dans un autre mode.
Certes, vous avez des secteurs qui fonctionnent très bien comme le tourisme, l'aérien, les transports, mais globalement euh les lignes de production des entreprises, des usines sont à l'arrêt. Là, quand vous êtes au mois de juin, on le vit tous actuellement, vous avez par exemple les écoles qui sont fermées parce que impossible de garder les enfants. Bah les enfants ils sont gardés par leurs parents soit au travail pour ceux qui les amènent pour profiter un peu de clim quand ils peuvent ils le peuvent soit c'est des systèmes d vous faites du télétravail et en même temps vous avez votre enfant bref votre productivité elle baisse.
Je vous donne un autre exemple très concret SNCF on voit qu'avec la chaleur les rails se tordent. Bref il y a des trains qui sont supprimés. Bah ces trains, ils permettent souvent aux travailleurs, aux actifs de se rendre sur leur lieu de travail. annoncé aujourd'h 10 % des trains supprimés.
Vous voyez donc là tout de suite ça a un impact alors certes sur la SNCF qui vend moins de billets, qui a ralentit son trafic mais ça a un impact sur tous les autres secteurs. On peut aussi prendre les commerces cô au-delà d'une certaine température, on va moins au restaurant. Alors peut-être plus pour le les restaurants qui sont climatisés mais les terrasses, vous avez plus personne sur les terrasses.
Vous avez des festivals qui sont annulés un certain nombre. Regardez même dans le secteur culturel le Louvre, la tour Effel adapte leurs horaires à cause de la chaleur. Donc tout ça, ce sont des visiteurs en moins.
Donc vous voyez, il y a plein d'exemples et tout ça fait que ça coûte beaucoup plus à l'économie. Une canicule très précoce. En plus, c'est une canicule qui vient après un effet de chaleur très important.
Je sais pas si fin oui fin mai qui avait déjà pesé. Et dernier point, euh c'est vrai que on parlait en tout début des urgences, des soins, ça alourdit nos dépenses de santé. Euh ça les alourdit d'autant plus que l'on éétait pas forcément euh préparé.
Vous avez euh plus de passages euh aux urgences, tout ça c'est ce sont des arrêts maladies. en plus vous avez plus de personnel. Donc vous avez déjà on a un modèle social avec une sécurité sociale dont les comptes sont dans le rouge.
Bon bah là ça ça rajoute encore de la charge. Simon Pierre Sangerac, on on le voit, il y a des secteurs qui souffrent beaucoup plus que que d'autres. Sans doute il y en a-t-il aussi qui tirent leur épingle du jeu ?
Peut-être qu'on aura le temps d'en parler tout à l'heure. Est-ce que on arrive aujourd'hui à quantifier ou est-ce que c'est une facture que l'on pourra faire plutôt vers l'automne ? C'est plutôt une facture qu'on pourra faire vers l'automne.
Le le les chiffres du PIB sont calculés trimestriellement. Donc à minima, il faut attendre le prochain trimestre, c'est-à-dire vers septembre pour avoir les les premiers chiffres. Mais en réalité, quand on compare euh la canicule actuelle au canicule passée, on voit qu'en fait les chiffres sur l'activité économique sont visibles de manière plus diffuse parce que vous l'avez dit, le le l'impact sur l'activité économique, il est direct et assez concret dans certains secteurs.
Il y a en fait des canaux de diffusion qui sont assez classiques. Il y a trois secteurs qui sont principalement touchés. l'agriculture, l'énergie et la construction ou les BTP et puis ces ces secteursl si vous voulez en quelque sorte désorganisent le reste de l'économie mais avec une temporalité qui se diffuse dans dans le temps.
Pour l'agriculture, on le comprend bien. La cannicule qu'on est en train de vivre va sûrement avoir un impact sur les rendements agricoles, même parfois sur le blé, sur les décès de de Cheptel. En tout cas, c'est ce que dit l'agronome Serge Zaka.
Sur les BTP, les retards de construction pareil vont avoir des effets diffus. Donc en fait un, on ne saura pas trop à part avant septembre ce qu'il en est, mais plus encore, il pourrait y avoir des effets à moyen terme, c'està-dire qui se diffuse jusqu'à l'année prochaine. Il y a des études de l'INC qui montrent que à horizon 1 à 2 ans, on peut avoir une baisse du PIB dans certains territoires.
Je pense notamment à l'occitanie, fortement touché par chaque vague de chaleur qui vont jusqu'à 1,5 à 2 % de du PIB. Denis Gravouille, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a reçu hier soir les organisations syndicales pour évoquer les risques sur la population active et les travailleurs. Vous étiez à cette réunion.
Que vous a dit le ministre et que lui avez-vous dit surtout ? Alors déjà, on était en visio puisque il fait trop chaud au ministère du travail. Donc euh pas climatisé, c'était bah je ne sais pas, ils étaient en tout cas pas en mesure de travailler et de nous accueillir.
Euh mais bon euh première chose que je voudrais dire avant de parler de la réunion, c'est que tout ceci est quand même prévisible. On pouvait pas savoir à quel moment allait tomber une période de canicule, mais enfin ça fait quand même 20 ans que les rapports du chèque, même plus que ça, prédisent des éléments. Il y a 6 mois, on parlait d'inondation monstrueuse et maintenant on est en train de parler de canicules au mois de mai, juin.
Donc tout ça était prévisible et on est très en retard et on est même plutôt en en recul puisqu'il y a des des couples dans les budgets. Bud, on a commencé par dire ça, à se dire que il fallait que ce soit structurel. Alors, le ministre a reconnu que c'était structurel, sauf que bah on voit on continue à avoir des des mesures budgétaires contre toutes les contre les toutes les agences par exemple qui serait en mesure de nous aider à lutter contre le réchauffement climatique.
Ça c'est un des premiers points qu'on a abordé et évidemment on a abordé déjà les mesures immédiates de de sécurité pour les personnes qui sont dans soit dans les les secteurs que vous avez cité pour le BTP, l'agriculture mais c'est dans tous les lieux où on a des des endroits, on parlait des écoles mais on parlait des hôpitaux. C'est dangereux pour les malades, c'est dangereux pour les soignants. Dans les hôpitaux, il fait 37°gr dans les chambres.
Le préfet de police de Paris annonce ce soir que les les les hôpitaux francilien sont saturé. Oui, on a eu de pas que on on sait que la la les morgues de de la Vendé sont saturées. Donc on a eu des décès très important.
Donc on revit 2003 en fait. Mais on vit pire que 2003 en fait. On vit pire que 2003 d'abord parce que vous l'avez dit sur mois de juin et puis 3 c'est plus long et c'est plus chaud donc et pourtant c'était prévisible.
Donc toutes ces mesures déjà de de de mesures immédiates, on est déjà en dessous de ce qu'il faudrait faire. Je Ça ça c'est un des points pour lequels on avait demandé cette réunion qui a eu lieu de façon rapide et et on pense que les mesures sont pas à la hauteur. Le le ministre annonce queon a augmenté les contrôles dans l'inspection du travail, sauf que le décret chaleur qui est déjà insuffisant du du de mai 2025, on a entendu la représentant du MDF nous dire que bon bah les entreprises sont en train de le découvrir.
Excusez-moi mais enfin c'était il y a un an. On savait que l'été alla arrivé, on savait qu'on aurait une perte de calicule et par exemple il y a des mesures de prévention qui doivent être prises. On sait qu'on a euh seulement une une entreprise sur deux qui remplit les documents obligatoires de de prévention des risques et qui doivent comporter depuis un an des un plan de lutte contre l'effort de chaleur.
Tout ça c'est des des des c'est pour ça que la CGT réclame un droit de retrait climatique. Ce serait quoi d'ailleurs ? Bah c'est un droit de retrait qui il existe déjà un droit de retrait mais qui est très mal appliqué qui peut pas être appliqué par pour les personnes soignants.
Il faudrait qu'il y ait la possibilité de se retirer des des lieux de travail et et de ne pas pouvoir soit de ralentir soit de ne pas de ne pas se mettre en danger au travail. On a une augmentation du nombre de morts au travail. On a déjà malheureusement un triste record en France en Europe de du nombre de meurs au travail.
Et là les malaises les malaises on aura des crises cardiaques dans 3 semaines quand la canicule sera finie. Sophie Binet ce matin disait il va y avoir des morts. On a vu ce matin un conducteur de la RATP faire un malaise au volant de son bus à Paris.
Euh il a été il a été blessé. Euh vous avez d'autres remontées de terrain ce soir ? eu un mort de un jeune homme dans la drôme de 19 ans il y a une semaine.
Il y a des morts dont on aura la la connaissance que plus tard parce que c'est pas forcément dans le journal où c'est pas forcément remonté mais on a des situations extrêmement dangereuses et et ça et ça c'est sûr que on le retrouvera dans les personnes fragilisées par exemple vont peut-être être en situation de danger sont certainement être en de danger mais à retardement. Donc vous vous demandez un droit de retrait climatique. Bon les entreprises aménagent déjà les horaires au cas par cas.
Euh vous ce que vous demandez c'est que ce soit automatique. En fait, il faut qu'il y ait des mesures qui permettent de mettre à l'abri les personnes. Mais à partir de quelle température ?
Et bien ça c'est un sujet. L'INRS, l'Institut national de recherche pour la sécurité au travail, fait des précisations à à 28°gr pour le travail physique, à 30° pour le travail sédentaire et dit qu'à 33°gr, c'est juste plus possible de travailler. Alors évidemment, il y a des situations différentes.
Par exemple, dans l'industrie lourde, on a des gens qui travaillent près des fours. Par exemple, temps d'exposition devant les dans les températures élevées, ça c'est un sujet. Et on peut travailler par palier par exemple de sécurité au fur et à mesure que les températures montent, au fur et à mesure qu'on passe sur des plans de plus en plus des alertes de plus en plus élevés.
On peut demander au préfet de me de mobiliser des des euh des plans euh d'alerte à dans le département ou dans des zones qui sont de plus en plus élevé euh les températures de plus en plus élevées. Toutes toutes ces mesures-là, en fait, on sait que c'est possible. On a des éléments de recherche, on peut encore poursuivre la recherche mais il faut que l'on ait des mesures anticipées.
La principale réponse de Jean-Pierre Farandou hier, je sais qu'il est pas content qu'on ait protesté contre ça, c'est de dire "On vous on vous verra à l'automne pour préparer la prochaine canicule." Mais la prochaine canicule si ça trouve, c'est dans 3 semaines. C'est ça.
Là, on est en juin, en juillet-août. On va peut-être en avoir une autre et on va renvoir encore des gens en danger, même si c'est la période de vacances pour certains. Un mot fan.
Jean-Pierre Farandou a annoncé quand même un décalage des horaires qui étaient possibles pour les chantiers euh pour qu'ils puissent démarrer plus tôt dans les départements en vigilance rouge et il donne, c'est vrai, plus de pouvoir au préfet. C'est déjà un premier pas puisque c'est sur arrêté préfectoral que ces changements, il y a des annulations pur et simples de chantiers qui peuvent être fait. Mais c'est vrai que il faut trouver un juste milieu entre c'est la crainte du patronat mais aussi du gouvernement de d'avoir une économie qui soit complètement à l'arrêt.
Oui. Je a dit on va pas mettre le pays à l'arrêt parce qu'il fait 30°. Parce que il y a sinon si tous les personnels soignants au-delà de 30°R comme on n' pas fait les démarches nécessaires pour avoir des hôpitaux qui sont climatisés qui sont et bien s'ils avaient ce droit de retrait euh ça ne tourne plus, ça ne fonctionne plus. pas de droit de retrait dans le dans le dans la santé mais par exemple des mesures toutes simples, c'est de pour les détenus pour les soignants qui soient pas en polyester et qui soient disponible ou pour les caissers des supermarchés qui sont derrière les les les portes vitrées soumis à des vents très chauds.
Bon bah de sortir la doudoune là des mesures immédiates qu'on peut prendre tout de suite et des mesures évidemment qu'il faut prendre les mesures. On a 20 ans de retard pour rénover les bâtiments ou les transports publics par exemple pour je voudrais qu'on aille en Allemagne si vous voulez bien un instant. Bonsoir à Zam Kenne et merci d'être en direct avec nous ce soir.
Vous êtes économiste climat chez Alliance Trade. Vous êtes l'auteur de cette étude qui fait beaucoup parler depuis le début de la semaine sur le coût réel sur l'économie d'une telle canicule. Vous êtes à Munique hein en Allemagne.
La France perdrait 240 milliards d'euros de PIB d'ici 2030. Comment est-ce que vous êtes arrivé à à ce chiffre monstrueux ? Euh bonsoir et merci pour l'invitation.
Premièrement, euh ce chiffre n'est pas vraiment monstrueux parce que c'est 240 milliards de de dollars. Euh ça ça veut dire en moyenne 0,5 points de pourcentage de de pip de croissance euh entre 2026 et 2030. Mais revenons à la méthodologie, en fait, nous ce qu'on a fait, on a regardé euh des des vagues de chaleur historiques, principalement entre 1990 et 2024 et on a regardé comment ça impacte la productivité.
Euh c'est la productivité par heure et on a regardé aussi comment ça impacte euh la croissance euh de de du salaire cumulé. Euh et après en fait, on a considéré euh euh donc un choc d'offre classique, donc on a un manque de productivité suivi par un choc de demande qui est induit par une baisse de l'augmentation salariale et ceci se répercute sur le PIB. Et nous ce qu'on a fait en fait, on a construit un scénario qui est qui est calibré sur les les les vagues de chaleur historique entre 2014 et et 2024.
Donc c'est ce sont pas des calculs complètement déconnectés de ce qu'on a vécu la la la dernière décennie. Fanny Guinochev vous connaiss comment se situe la France par rapport aux autres pays à ses voisins par exemple ? Bah la la France, elle vient en tête juste après le Japon, mais le Japon c'est pas un voisin.
Donc parce que un bon en terme de de donc de PIB, de perte de pipe, elle est à 7 % en cumulé entre 2026 et 2030. L'Italie, elle est à 6 %. Euh donc c'est pas très loin, mais en terme de de chiffre en nominal, la France est supérieure vu que le PIB il est il est plus important.
Donc la France, on a vu dans la la dernière décennie, elle était plus impactée en de en terme de d'intensité de vague de chaleur. Donc les vagues de chaleur, elles étaient plus intenses. Du coup, quand on a construit le scénario, l'exposition de la France est supérieure par rapport à ses voisins et aussi donc dans les données historiques, la sensibilité du du PIB de la France par rapport à une contraction d'offre suivie par une contraction de demande, c'était c'était plus importante.
Et vous avez identifié un seuil critique de 30°. Que se passe-t-il au-delà de ce seuil ? Bah ce seuil là de de 30°, il faut bien spécifier que euh c'est euh c'est c'est dérivé empiriériquement.
Donc euh on on a regardé qu'il y a une sorte de non linéarité dans l'impact. C'est-à-dire quand on est dans un dans un lieu froid, donc une vague de chaleur, elle peut elle peut engendrer une meilleure dynamique économique et à partir de 30°R, on voit que des impacts négatifs et des impacts négatifs qui euh qui qui qui s'accentuent euh au fur que que la vague de chaleur euh elle elle s'intensifie en terme de de période et en terme de de degrés. Bon, on est d'accord qu'il s'agit pas exactement d'une prévision.
C'est un c'est un scénario catastrophe si on ne fait rien. Si on ne fait rien d'ici 2030 et on ne peut pas croire que rien ne sera fait en fait. Euh oui, donc ça c'est si on fait rien.
Donc ça ça ne tient pas compte les les mesures d'adaptation possibles. Je c'est un scénario oui mais je nommerai pas ça scénario catastrophe parce qu'en fait ce que ce que ce qu'on a fait donc on a pris les vagues de chaleur historique entre 80 91 et de et 2010 et on s'est dit ça c'est le standard et on a pris après les cinq vagues de chaleur les plus importantes la dernière décennie et on s'est on s'est dit ces cinq vagues vagues de chaleur elles vont se se reproduire à l'identique entre 2026 et 2030 30, c'est-à-dire que il faut qu'il y a une canicule extrême tous les ans d'ici 2030 et malheureusement c'est un peu ce que prévoi aussi les les experts du GC. Je profite de vous avoir parce que vous êtes en direct de Munich puisque c'est là-bas que se trouve le siège d'Alliance.
Est-ce que l'Allemagne a les mêmes débats que la France cette semaine sur l'adaptation réchauffement ? Parce que chez vous aussi c'est une canicule historique hein. Ça s'est pas arrêté aux frontières avec le rein la chaleur.
Oui, c'est c'est c'est la spécificité de la vague de chaleur que que l'espace géographique, il est très étendu et bien évidemment qu'il y a des débats en Allemagne aussi sur l'adaptation, sur ce qu'il faut faire, sur la climatisation, sur les heures de travail et cetera. Donc c'est à peu près le même débat que qu'on voit en France. Bon bon, on va pas dire que ça nous rassure, mais bon voilà, on n pas on se sent moins seul.
Merci infiniment d'avoir été en direct avec nous ce soir depuis Munique Azem Krishen. Je rappelle que vous êtes économiste climat chez Alliance Trade. Fanny Guinochet, est-ce que on a dans les entreprises la même idée d'impréparation, le même sentiment d'impréparation qu'on a pu l'avoir avec qu'on peut l'avoir avec l'école cette semaine ?
On a beaucoup parlé de l'école hier et de la façon dont elle n'est pas préparée à affronter ces vagues de chaleur. Est-ce que c'est la même chose dans les entreprises ? Alors, c'est ça n'est pas partout pareil, mais effectivement on peut regretter que dans un certain nombre d'entreprises, on n pas pris les mesures, mais c'est à l'image de la société hein, qu'on n pas pris les mesures nécessaires pour avoir des plans canicules, des plans chaleur.
Il y a quelques entreprises qui le font, qui jouent le jeu, qui adaptent leurs horaires, qui ce sont souvent celles qui sont les plus touchées. Mais pour les autres, nous on voit bien qu'aujourd'hui c'est un peu sous forme de débrouille, hein. qui va quand même poser problèmes.
Je parle sous votre contrôle, monsieur Gravouille, mais on voit qu'il y a déjà un mouvement de grève par exemple du côté des écoles, du côté des enseignants pour les enseignants qui se plaignent que rien ne soit fait et c'est vrai qu'il y a des il y a des risques de conflits sociaux. Alors ça viendra s'ajouter. Mais pardonnez-moi Denis Gravouille, on est presque étonné que ce ne soit pas arrivé avant.
On est jeudi. C'est quoi ? Il y a un fatalisme des des salariés, des travailleurs, les syndicats enseignants et et vous la CGT, vous appelez à la grève ce soir dans l'enseignement.
On est presque étonné que ça n'arrive qu'aujourd'hui parce que les agents du service public d'abord ont le cœur de faire de recevoir les enfants. C'est c'est les enseignants sont les premiers essayer de faire en sorte que finalement le jeudi soir à la accumulation. Il y a un ralbol et puis je le dis hein, l'appel à la grève c'est un des instruments mais le droit de retrait c'est avec le maintien du salaire.
C'est c'est pas normal que ce soi les personnes qui perdent du que les personnes les plus exposées qui perdent du salaire. le le le le le disiez les employeurs sont en retard. Enfin, c'est quand même un scandale qui dure depuis des années.
Il y a une entreprise sur deux qui n'a pas rempli son document unique de prévention des risques. Euh et le depuis un an, il existe une disposition qui dit que on doit prévoir les fortes chaleurs. Bon voilà, c'était il y a un an, on s' doutait bien que ça allait revenir.
Donc et les moyens du personnel par exemple ont été réduits. Ça fait des années que sous le début de l'arrivée de de d'Emmanuel Macron, on a supprimé les comités hygiènes et sécurité, les CHSCT qui sont les moyens pour les reprint du personnel d'alerter et notamment des professionnels qui connaissent le mieux leur métier. C'est toujours mieux quand on a des gens du bâtiment qui disent attention là on va avoir des gens en danger.
Des gens de la santé qui disent attention avoir des professionnel de santé en danger. On l' on a supprimé ou réduit considérablement ces moyensl d'alerte et de prévention. Après, les chefs d'entreprise ont pas tellement envie de jouer avec ça.
Ça reste quand même quand vous êtes responsable d'un accident du travail, c'est du pénal. Donc euh je pense que euh nécessité fait loi mais que euh face à des événements euh aussi euh de des températures aussi élevées, beaucoup quand même prennent les dispositions. Moi, je sais pas vous, mais je vois autour de moi, vous avez quand même des aménagements d'horaire, il y a une tolérance, il y a du bon sens parce que il y a la crainte, ça touche vraiment à la sécurité des personnes.
Oui. On est allé voir justement des des travailleurs, des forças de la chaleur qui continuent de de travailler malgré cette canicule notamment dans le BTP justement avec des des retards sur des chantiers qui commencent à s'accumuler et puis dans une usine automobile. Regardez, c'est un reportage sur le terrain de Dario Borgogn et Eva Billon.
Sous les rayons du soleil, poutre et Charpte se réchauffent coincé pour le moment sur leur lieu de fabrication. On est en train de faire des démurs au sature bois pour une école à Saint-Denis et aujourd'hui euh bah avec la chaleur euh alors un j'ai mes chantiers actuels qui sont euh bah qui sont à l'arrêt parce que ça devient ça devient même dangereux de travailler dehors. Cinq des chantiers de cet entrepreneur, principalement des écoles censées être prêtes pour cette rentrée, sont ainsi immobilisées pendant cette semaine caniculaire et la facture risque de grimper.
Par exemple, pour l'une de ces constructions, il doit louer une grue, location obligatoirement au mois. Bah cette semaine de perdu euh elle va être irrattrapable en fait. Euh donc on va voir on va on aura de la location supplémentaire.
C'est une vingtaine de000 € hein. Donc c'est c'est un impact significatif. Oui, c'était déjà un budget qui était qui était compliqué.
Euh bah là il est ce budget gru effectivement il sera déficitaire. Des chantiers à l'arrêt mettant aussi une vingtaine de ses salariés au chômage technique. Même si une aide financière est prévue, cela devrait faire tout de même entre 300 à 500 € de moins sur leur salaire.
Pour les autres, ils ont la chance de travailler dans cet atelier bien isolé et assez frais. Juste les jours comme ça chaud et après ouais après ça mais quand l'humain résiste, c'est autour des machines de lâcher comme celle-ci qui manque d'air à cause de la chaleur et qui pour la première fois arrêtait de fonctionner au milieu de l'après-midi. On a pris le le le la la la disposition de travailler que le matin à l'atelier afin de pas endomménager nos machines tout simplement.
En atelier, on travaille de bonheur, donc on arrive à compenser quand même un petit un petit peu, mais on perd au moins 3 heur de travail dans la journée. Voilà, dans le nord, au contraire, pas question dans cette usine automobile de ralentir la productivité au détriment selon ses ouvriers de leur santé. Il y a certains endroits de l'atelier où il y a bien 32 34.
On a des quelques personnes des moments qui fait des qui font des malaises, c'est on est cadencé, on n pas 5 secondes pour nous pour réellement lever la tête et essouffler. Et selon ce représentant du personnel, l'adaptation n'est pas encore au niveau. C'est des pauses de 7, 8 et 20 minutes, donc toutes les 2 heures.
Et euh le planchaleur rajoute 5 minutes de pause toutes les heures. Donc on va dire c'est très très peu. Et là là laisser travailler les salaires comme ça c'est pas possible.
C'est pas possible et c'est clairement inhumain. D'autres entreprises automobiles subissent des arrêts techniques anticipés et des ralentissements de production. De quoi potentiellement retarder de prochaines livraisons.
Voilà pour ce reportage de Dario Borgon et Evaillon. Je crois qu'il y a une question téléspectateur directement en lien Olivier. Oui, exactement.
Vous parliez de droit de retrait ne va plus loin. Est-ce que ça n'est pas la mise en danger de la vie d'autrui que d'obliger de travailler à de telles températures ? C'est une bonne question.
Ça ça renvoie à ce que disait Fanny Guinochet sur la réalité pénale des employeurs. La question de la mise en vie, c'est une une notion juridique compliquée à à développer. Mais oui, il y a une raionalité des employeurs de de de s'assurer, c'est une rabilité première des du patronat de faire attention à la sécurité des des personnes.
C'est pour ça qu'il faut des mesures immédiates et des mesures à long terme. On n' pas les investissements qu'il faut pour travailler à long terme. Et dans des usines comme celles que qu'on a vu Renault Douet, les des hangars de cette de avec des poutrelles en acier, c'est sûr qu'on a non seulement l'accumulation de chaleur maintenant, mais il va faire très chaud la semaine d'après la canicule par exemple.
Donc faut regarder à long terme s'accumuler dans les bâtiments et que c'est sur des long termes. Donc il faut regarder pendant la canicule et après il faut regarder sur long terme. Il faut une traçabilité de la de la raison parce que si quelqu'un fait un malaise cardiaque au mois d'août chez lui parce qu'il a subi 3 semaines de canicule dans le l'usine de Renaud et ben c'est c'est on va pas nous dire que c'est parce qu'il a qu'il était fragile chez lui au mois d'août.
Simon Pierre Sangerac, est-ce qu'il faut réorganiser aussi le travail ? Oui tout à fait. En fait les les vagues de chaleur qu'on est en train de vivre et celle-ci en particulier qui est la plus violente si j'ose dire que qu'on connaisse depuis bien longtemps la plus violente tout cour bah de notre vie à tous en tout cas quel que soit notre âge sur ce plateau.
Montre en fait que si on prend un peu du recul, on voit qu'on est un peu entre de gay en matière de modèle économique. C'est-à-dire que pour l'instant, on est dans un système plutôt courtmiste dominante capitaliste où l'organisation actuelle est faite de telle sorte que au fond le travail serte à production marchande et puis à une croissance. On voit bien que le les corps et les machines comme disait aussi votre votre Magnetto souffre énormément de de cette chaleur.
Il est nécessaire de réorganiser cette économie pour qu'elle soit davantage compatible tout simplement avec les limites de la vie. On a parlé des limites planétaires qui sont les les neuf limites en matière de capacité à absorber le carbone, en matière de rejection de pollution et cetera et cetera. Mais il faut aussi penser aux limites humaines.
Et en fait tout ceci nous amène à une théorie que qu'on aime pas mal à la Fondation Geores, qu'on appelle la théorie du donut qui veut que on peut imaginer l'économie comme un donut, c'est-à-dire qui à la fois respecte la capacité environnementale d'absorber finalement les activités humaines, mais qui soit aussi compatible avec un seuil de droits sociaux et humains qui au fond s'applique non seulement au travailleurs mais aussi au nouveau nés qui souffrent de la chaleur, aux vieilles personnes isolées, à tout un chacun. On a aussi un code du travail qui n'est pas adapté pour 40°gr. Voilà.
Exactement. Fanny Guinoch. Fanny Guinochet.
Il y a des secteurs qui s'en sortent quand même. Il y a des il y a des gagnants de de cette chaleur. Vous avez des des gagnants, il y a des produits qui s'arrachent par exemple les glaces évidemment les les climatiseurs mais là ça profite plutôt à l'industrie chinoise parce qu'on les importe massivement.
La France ne fabrique pas de climatiseur en tout cas plus. Pareil pour les ventilateurs alors que vous avez des marges de progression importantes. Vous avez le cinéma.
Je pense qu'il y aura des très très bons chiffres de cinéma parce que les gens aiment les films mais aiment surtout passer 2 heures dans la fraîcheur. Euh donc il y a toute une économie qui va s'adapter d'ailleurs face à ces températures. Alors ça s'ajoute au prix des carburants, mais on voit que les destinations des vacances des Français, elles sont en train de changer.
Avant vous aviez une par exemple le sud de la France était très demandé. Bon ben, on peut imaginer que la la prochaine French Riviera ce soit plutôt du côté de la Betsom ou euh vous voyez donc il souffre aussi de la chaleur aujourd'hui hein. Donc il souffr il souffrent de la chaleur mais vous voyez qu'aujourd'hui les gens sont en train de de s'adapter.
Ce qui est dommage et on l'a tous dit et tout le monde le dit, c'est qu'on on a vu arriver depuis longtemps ce mur. Après, on n' pas fait grand-chose collectivement et on n pas beaucoup de moyens pour de moyens en tout cas financiers, budgétaires aujourd'hui pour le faire. puisque ce qui est terrible aujourd'hui, c'est qu' un autre chiffre historique qui est tombé, c'est celui de la dette française et que cette dette, elle explose et on a creusé notre dette ces dernières semaines, ces dernières années, je veux dire, non pas pour faire des investissements d'avenir et se préparer à ce réchauffement climatique mais pour financer notre train de vie.
Donc ça, c'est vrai que c'est navrant montant de la dette à la fin du premier trimestre 2026, 3536 milliards d'euros. Voilà. Enfin, il y a quand même des gens qui sont qu' on dont les richesses a explosé pendant que d'autres subissent à la fois la pauvreté.
Par exemple, dans les appartements les les euh pour ça que je dis aussi que c'est une crise et donc il y a moyen de conditionner par exemple les 211 milliards d'aides publics à une une travail pour que on rénove les lieux de travail et les lieux publics. Un dernier mot, Denis Gravouille, il y a cet appel à la grève des enseignants demain, c'est les épreuves du brevet. Est-ce qu'il y a une menace sur le la bonne tenue de ces épreuves du brevet national ?
C'est un classique. Je pense que cette cet alerte à la grève, il doit être pris comme un une alerte au droit de retrait pour qu'il y ait des bonnes conditions de travail pour les enseignants et pour les élèves qui passent les épreuves. Merci en tout cas à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de de chaque voie compte.
Bon courage à tous ceux qui nous regardent parce que demain ça continue. 61 départements encore en vigilance rouge. Merci à tous les trois.
Dans un instant, la question qui fâche. On va parler du libre choix qui tiraille encore les députés alors qu'ils examinent la loi fin de vie en 3è lecture. Mais avant cela, c'est quelle histoire ?
C'est Olivier Ravanello. On continue de parler de de cette vague de chaleur inédite avec un un autre bilan provisoire terrible de cette canicule, c'est celle des morts par noyad morts depuis le début de la vague de chaleur. Alors, c'est vrai que il y a l'attrait de l'eau, il y a les rivières, les baignades non surveillées qui entraînent évidemment ces ces drames et ce n'est pas sans rappeler une autre période en fait Olivier.
Oui, une autre période qui a été évoquée par la députée européenne LFI Manon Ombri dans un tweet que vous allez voir où euh elle mentionne euh la déclaration du Premier ministre qui euh rappelle à quel point ces noyes sont un véritable fléau et qui rappelle aussi le plan 1000 piscines mise en place par le général de Gaulle qui a permis à tout le monde al en tout cas une grande partie d'une génération d'apprendre à nager. On était donc en 1968 et à la suite d'une série de noyades comme en ce moment dans différents cours d'eau mais aussi à la suite de contreperformance de l'équipe olympique de natation au Jio de Mexico. Et bien le général de Gaulle demande que l'on construise des piscines pour que les Français apprennent à nager.
C'est le plan 1000 piscines, il y a urgence parce qu'à cette époque la France ne compte que 200 piscines en tout et pour tout. piscin des piscines municipales vont vont commencer à fleurir. On fait un appel à projet et c'est l'architecte Bernard Cheler qui propose à cette époque un plan de piscine très simple et très original.
Une forme arrondie avec un un système qui permet de de faire pivoter les parois d'une sorte de bulle pour permettre et bien que il y ait la piscine couverte et puis la piscine découverte en été. La piscine tournesol est aînée dotée de deux bassins dont l'un est surmonté d'une coupole type tournol utilisable pendant l'hiver et d'un bassin plein air pour l'été. Cette piscine qui peut contenir 200 personnes a coûté près de 5 millions dont trois financés par la commune de Lambesque.
À l'époque c'était des francs, 5 millions de francs, ça fait quoi ? 1 million d'euros aujourd'hui. Voilà.
Et c'est un succès, hein. Ah oui, c'est un succès. Il y a énormément de piscines qui sont construites et très vite parce que c'est du préfabriqué. 180 piscines tournesol sont construites en disant entre 70 et et 80.
Bon, à cette époque, il y a évidemment des mauvais coucheurs qui vous expliquent qu'elles sont super moches, que ça ressemble à rien. Exactement. [rires] Mais on voit et se développer bien les fameuses sorties hebdomadaires à la piscine via les écoles et où ben petit à petit des générations d'écoliers apprennent à nager et l'école de la République commence à à dispenser les savoirs élémentaires, savoir lire, savoir compter, mais aussi apprendre à nager.
Il y a un autre type de piscine qui à cette époque aussi euh a été retenu parmi les différents projets. C'est ce qu'on appelle la piscine Canton ou qui a un système euh qui euh qui pivote et qui permet ça parle moins de canard que la piscine tournesol ne parle de tournesol. Ça dépend des régions.
Je sais pas vous si vous avez appris à nager dans une piscine tournesol ou caneton, mais ça dépend. En tout cas, c'était des projets architecturaux aussi qui étaient à cette époque très très novateurs. Il y a des petits barbeteurs à l'époque qui ont appris à nager qui sont devenus célèbres.
Par exemple, Lor et Florent Manodou ou Alain Bernard qui ont appris à nager dans une piscine tournesol. La piscine où a appris à nager Alain Bernard à Aubagne a fini évidemment par être rebaptisé de son nom. Si ça peut vous donner des idées, vous qui avez une piscine tour porte pas mon nom.
Bah, il faut faire la demande au maire. Je pense que s'il nous écoute, [rires] il aura une petite pensée pour vous. Euh, le problème de ces piscines euh c'est qu'elles ont mal vieilli comme souvent euh les structures ont préfabriqué euh et que l'entretien a été extrêmement compliqué, que les réparations étaient lourdes, l'isolation aussi.
Donc beaucoup ben sont restés mais inutilisés ou un peu vides à Grandville, ils ont une idée, vous le voyez à l'écran, c'est plutôt marrant, c'est de transformer le bassin en un bassin avec des vagues et puis on n'y apprend pas simplement à nager, on y apprend aussi à surfer. Au final quand même ce plan au 1000 piscines aura apporté ses fruits parce que si vous regardez un effet générationnel aujourd'hui, la génération qui n'a pas connu euh ce planiscines, ceux qui ont aujourd'hui euh plus de de 65 ans, et bien ils sont simplement 65 % à dire qu'ils savent nager. Ouais.
Si vous prenez la génération d'après jusqu'à aujourd'hui, les plus jeunes et bien là, on passe à 95 % des gens qui vous disent savent ner. Donc ça a marché. Ça marché.
Bon, il nous faut un nouveau plan 1000 piscines. Alors, merci Olivier. On passe à Anna.
Anna Cabana. Oh, la petite histoire dans la grande ce soir avec Anna. Vous vouliez nous parler d'Edouard Philippe ?
Alors, pas parce qu'il a appris à nager dans une piscine tour de sol hein, mais parce qu' nous racontera peut-être un jour jamais hein. Mais ce que vous voulez nous dire, c'est qu'il mène en ce moment une bataille secrète. Oui, on est à 10 jours he de son grand meeting à l'Adidas Arena.
Sa campagne présidentielle commence vraiment et vous avez remarqué adeline que les commentateur se focalise sur la façon dont il va ou non réussir à échapper à l'étiquette d'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron. Mais il y a une autre étiquette à laquelle il doit échapper, il le sait, c'est celle de Nouveau Jupé. Ah, faut se le dire Édouard Philippe, il mène sans évidemment sans le dire officiellement cette bataille très particulière parce que il doit convaincre qu'il n'est pas le nouvel Alain Jupé.
Ce soir, il va depuis son domicile du Havre tenir simultanément en visio un millier de réunions d'appartements et son équipe explique que les Français qui se connecteront pourront à la fois échanger avec Edor Philippe mais boire un verre avec lui. Ce format inédit a été conçu au fond comme un antidote à l'image de rigidité rigidité jupéenne évidemment qui colle à la peau d'Edouard Philippe. Et c'est l'idée c'est de montrer qu'il sait ne pas prendre les choses et les gens de trop haut.
Mais pardon Anna, c'est aussi un compliment peut-être en politique d'être comparé à Alain Jupé. Non alors c'est pas un compliment simple à Alain Jupé c'est Amstrad c'était son surnom le meilleur d'entre nous surtout Jupé c'est celui qui devait être roi et qui ne l'a jamais été. Quand Laurent Voquet a commencé en politique à peu près 23 ans, il y avait un portrait dans le monde qui le décrivait lui évoquait comme un jupé qui sourit.
Moi je me souviens très bien, il était mais à la fois enfin terrifié et et et fou d'angoisse devant cette formule qui allait, pensait-il, le précipiter dans un destin à la Jupée. Édouard Philippe, il connaît ce risque d'autant plus que lui est un jupé boy contrairement à Laurent Voquet, un Jupée Boy qu'il a toujours assumé. Regardez-le, on est en octobre 2017, il vient d'être nommé premier ministre, hein.
On est à Bordeaux et il est devant son mentor. Chacun sait ce que ce que je pense euh de celui que j'ai longtemps appelé le patron en effet. Euh et je vous appeler le patron patron parce que parce que j'ai appris en vous regardant, c'est tout. parce que j'ai appris et parce que j'ai beaucoup aimé travailler avec vous et que et que cette expérience accumulée, cette fidélité assumée, elle est elle est constitutive de ce que je suis aujourd'hui.
Ah oui, donc à l'époque, il assume voire revendique cette filiation. Ouais. Tout en craignant le syndrome le syndrome Jupé.
Mais alors, c'est quoi le syndrome Jupé pour Édouard Philippe ? Alors, sur le terrain du tempérament, le syndrome Jupé, c'est un manque d'envie. Alain Jupeté, vous savez, il était prêt à devenir président mais pas tout à fait à arracher la victoire.
En 2007, Sarkozi avait réussi à imposer une chose essentiel dans une présidentielle l'évidence de son envie d'être président. Il disait toujours que la présidence de la République ça allait à celui qui en avait le plus envie et tout en Nicolas Sarkozi racontait cette conquête. Ouais.
C'est pour ça d'ailleurs que Géraldin qui désormais soutient Édouard Philippe, il a déclaré publiquement qu'il fallait, je le cite he qu'il nous montre son envie d'être président de la République. C'était le 26 mai sur France 2. Il a insisté Géraldmanin, il a dit "Je le connais personnellement Édouard Philippe, je sais qu'il a cette envie mais qu'il le montre au français." Géral Darmanin, il fait partie de ceux qui ont pas oublié qu'Alain Jupet était le grand l'archief favori de la primaire de la droite de 2016 et qu'il a été balayé à l'époque par François Fillon.
Et oui, précisément Édouard Philippe, il était à l'époque un homme fort de cette campagne d'Alain Jupeté. Il sait parfaitement à quel point notamment le concept d'identité heureuse avait plombé son candidat. D'ailleurs, cette leçon idéologique, il l'a retenu.
Ses proches vous jurent aujourd'hui qu'il ne commettra pas la même erreur que celle faite par Alain Jupé à l'époque, c'est-à-dire de draguer l'électorat de gauche et un peu moins celui de droite. Il y a d'autres différences, Adeline, entre Alain Jupé et Édouard Philippe. Édouard Philippe, il a le sens non seulement de l'humour mais de l'autodérision.
On n'était pas forcément doté au plus haut point Alain Jupé et Édor Philippe. Il sait dire qu'il ne sait pas. Ça a même été un moment politiquement fondateur pour lui hein.
En avril 2020 pendant euh la crise du Covid, le confinement, il avait dit publiquement Édouard Philippe, je ne sais pas et c'est là qu'il a commencé à monter dans les sondages, à poser un problème à l'avendular devant. Voilà. Et là subitement, il y avait une forme de cristallisation politique.
Et ça dire je ne sais pas, c'est pas du tout jupen. [rires] Merci Anna. On passe à la question qui fâche.
C'est un jour sans fin pour la loi fin de vie. La proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir est examiné cette semaine pour la troisème fois par les députés avant un vote solennel mardi prochain. Les débats doivent encore préciser qui doit administrer la substance létale.
Alors où placer le curseur de ce libre choix ? Et bien on en parle ce soir avec vous Frédéric Valtou. Bonsoir.
Bonsoir. Député horizon de Sémarne président de la commission des affaires sociales. Merci de votre présence au côté de Sandrine Runel.
Bonsoir. Député socialiste du Rô et bonsoir Christophe B. Bonsoir madame député RN de Haut Marne, c'est Maité Frémon qui vous pose la question qui fâche.
Regardez dans la question qui fâche, le geste au cœur du débat sur l'aide à mourir. Qui est pour ? Qui est contre ?
Il est 21h30 mardi quand un vote à main levée crée la surprise. L'amendement du Rassemblement national est adopté. Il propose d'exclure les médecins du processus d'administration de la substance létale.
Je ne provoquerai jamais délibérément la mort. Ça c'est le serment d'Hippocrate. Si le médecin est exclu, l'infirmier pourrait lui en revanche y participer.
Incohérent selon le rapporteur du texte. Et rappelez-vous les malades dont nous parlons, ce sont ceux qui sont dans un processus irréversible. J'appelle simplement chacun à réfléchir.
Qui administre la substance létale. Aspect central du texte. Il y a 15 jours, cette fois en commission en 3e lecture, un amendement de la gauche est adopté celui pour laisser le libre choix aux patients entre autoadministration et administration par un professionnel de santé.
Nous allons instaurer un nouveau droit, euh le droit d'accès à l'aide à mourir. Une ultime liberté, une avancée pour la gauche, mais une rupture pour d'autres, même parmi les partisans du texte qui défendent son équilibre. Dans la version adoptée en 2è lecture, la loi excluit ce libre choix et fixé une règle.
L'autoadministration [musique] est une obligation et l'euthanasie par un/3 l'exception. Pour les partisans de cette version originale de la loi, le recours à un personnel soignant pour administrer la [musique] substance létale ne doit être permis que si la personne n'est pas en mesure physiquement de procéder au gestes. Alors, la question qui fâche ce soir, ce dernier geste, qui doit en avoir la responsabilité ?
Frédéric Valtou, je voudrais qu'on revienne d'abord sur l'amendement du Rassemblement national qui a été adopté avant-hier soir qui exclut les médecins de l'aide à mourir. Pourquoi est-ce que l'hémicycle était clairsemés au moment du vote ? D'abord, c'était la reprise 21h30, le vote a eu lieu en 32 33, je sais plus.
Enfin, donc c'est toujours un moment de flottement. Bah de flottement, c'est les quelques minutes pendant lesquelles les députés rejoignent l'hémicycle et le vote est intervenu très vite et c'est vrai que c'est un amendement d'incohérence. Pourquoi ?
Parce que dissocier les médecins des infirmiers, faire deux cas alors qu'on parle de professionnels de santé qui travaillent main dans la main, qui dans les services hospitaliers qui sont en coordination permanente, en travail permanent ensemble, ça n'a pas de ça n'a pas de sens. Donc c'est un amendement qui ne peut pas rester en l'état parce que c'est incohérent et d'ailleurs ça a ému profondément dès le lendemain matin l'ensemble de des des représentants des infirmiers qui disent "Mais attendez, qu'est-ce que ça veut dire ?" Nous, on est comment dire ?
On on travaille avec les médecins, on est les médecins quelque part, même si a un champ de responsabilité propre pour les infirmiers, mais donc ça n'a pas de sens. Vous n'avez pas manqué de vigilance à ce moment précis. Moi, j'étais présent donc j'ai voté contre.
Mais quand je dis vous, je dis après bah on n'est pas non plus, il peut se passer quelques minutes pendant lesquelles le temps que tout le monde s'installe, tout d'un coup le rapport de force soit pas soit pas celui-là. Il aurait peut-être fallu euh on a peut-être manqué d'apropos qu'on gagne du temps pour laisser le temps à tout le monde de rejoindre ses bans et de faire le vote. On aurait pas eu effectivement ce ce vote d'incohérence.
Surtout qu'en plus, mais euh Christophe B va répondre tout de suite, mais euh surtout qu'en plus, il y avait pas d'amendement derrière qui supprimait à la même phrase la mention des infirmières. Euh il y avait alors B Christophe Benz euh le rapporteur vous a d'ailleurs accusé euh avanth soir d'avoir voulu faire un coup que ma fois vous avez réussi puisque votre amendement a été voté. et je lui ai répondu, c'est pas un coup, c'est un vote.
Euh c'est un vote donc démocratique. C'est l'assemblée souveraine. Certes à 21h33, mais c'est une c'était pendant une séance publique.
Donc il y avait aucun calcul de votre part de placer ce vote au moment du retour parce que on rappelle pour les téléspectateurs qui savent pas comment ça se passe mais il y a une pause et donc les ensuite les députés reviennent dans l'hémicycle et là tout le monde n'était pas revenu. Ce n'était pas un coup du rideau si c'est la question que vous me posez. Euh la question que vous vous posez ici dans votre émission c'est qui doit administrer la substance létale ?
Moi je vous réponds personne, ni la personne elle-même, ni évidemment un soignant. Mais du coup vous décidez de pour le moment d'exclure les médecins mais de laisser les infirmières. Non pas du tout, pas du tout.
Un premièrement je me réjouis que cet amendement a été voté que les médecins ne participent pas à l'acte létal. Je regrette dans le même temps que nous n'ayons pas réussi à supprimer également le fait que les infirmiers ne puissent pas participer à l'acte létal. Nous, on voulait supprimer les deux.
On ne voulait que aucun professionnel de soignant ne participe à l'acte létal. On avait des amendements avant celui qui a été adopté et après qui malheureusement n'ont pas été adoptés. Certains ont été jugés irrecevables.
Bon, c'est aussi une règle. En fait, si j'essaie de résumer, vous avez réussi à faire passer l'amendement sur les médecins et vous n'avez pas eu le temps de faire passer celui sur les infirmières parce que tout le monde était revenu dans l'hémicycle. Non, parce que il se trouve que en l'occurrence il était en amont, donc c'était avant la pause sur les infirmiers pour ceux qui ont été recevables.
Donc malheureusement et je l'ai dit à plusieurs organisations d'infirmiers, nous souhaitons toujours que tous les professionnels de santé ne participent pas à l'acte létal. C'est très clair. Je le regrette pour les infirmiers.
Je m'en réjouis pour les médecins et je crois pouvoir dire que une grande majorité des médecins en sont ravis. Sandrine Runel, moi ce que je regrette profondément, c'est que vous l'avez dit, nous sommes à la 3è lecture de ce texte. Chaque groupe politique et notamment les députés qui sont convaincus et qui défendent ce nouveau droit, qui défendent le droit à mourir dans la dignité encore une fois soit sans cesse empêché dans leur mission par le Rassemblement national et par des amendements qui viennent encore une fois empêcher des personnes en souffrance de pouvoir partir dignement et et librement.
Et donc cet amendement qui effectivement exclut les médecins n'a aucune cohérence puisque il devrait aussi exclure les infirmières et infirmiers. Et nous depuis le début ce que nous disons c'est nous parlons des soignants et nous ne faisons pas de distinction. Il y a les soignants qui peuvent accompagner le patient jusqu'au bout et donc effectivement en cas d'empêchement physique pour la la personne qui souhaite partir qu'elle puisse être accompagnée par un soignant et donc par un médecin ou par ou par un infirmier.
Euh sur ce point encore Frédéric Valtou d'un mot, il va y avoir une deuxième délibération hein, mais on est obligé enfin il en aura une effectivement on est obligé de le faire sincèrement parce que c'est la dernière lecture et on peut pas sur ce sujet-là avoir un texte incohérent. on peut avoir un un texte euh comment dire les les opposants ont proposé des choses des un système qui était différent effectivement avec des critères de de pouvoir d'accès à la fin de vie qui soient différent avec des modes de d'administration qui soient différents. Et là, on déstabilise une cohérence et on arriverait sur un texte qui est quand même qui ouvre un droit nouveau qui est une première dans dans dans le corpus juridique de notre pays à avoir une incohérence parce qu'un amendement de manière un peu comme ça soudaine est passé qui vient déstabiliser la cohérence.
C'est même pas un amendement qui propose un autre système. C'est même pas voyez on passerait d'un système à un autre. Là, c'est on rend quelque chose inapplicable et et donc ça n'est euh ça n'est pas possible de le laisser dans le texte.
Comme on est en prè lecture, on a plus de corde de rappel. Il y a un autre point d'incohérence euh dans cette nouvelle lecture euh et là je m'adresse à vous Sandrine Runel. Euh les écolos ont glissé en commission dans l'article 6 une disposition qui qui crée aussi de la confusion.
Euh cette disposition consacre le libre choix de l'autoadmin de l'auto-administration et l'administration par un tiers, c'est-à-dire le patient, le malade pourra choisir. Alors que dans la version initiale, on le rappelle, l'autoadministration est la règle. Oui.
Et l'administration par un/ers soignant est une exception. Exception. Avec cette disposition, les écolos ont voulu que il y ait pas d'exception ou de règle, queil y ait un libre choix.
Donc, mais vous assumez vous d'avoir euh parce que vous vous êtes vous étiez vous étiez favorable hein à cette disposition des écologist. Il y a une il y a une philosophie dans ce texte et dans ce qui a été travaillé depuis par ailleurs des années et dans ce que portait Olivier Falorni. Oui.
Qui était le rapporteur initial et qui est devenu le maire de la Rochette. Nous sommes dans l'idée de créer un droit nouveau, de créer un droit effectivement à mourir. Donc il y a un principe et effectivement le texte a beaucoup évolué.
à mon sens et à titre personnel en tout cas, je regrette certains reculs de [grognement] ce de ce texte qui pour moi ne va pas assez loin, n'est pas assez ambitieux. Et justement euh ce qui a été euh voté en tout cas l'année dernière, c'était euh l'administration euh l'autoadministration qui était la règle. Et en cas d'empêchement physique notamment, il y avait effectivement la possibilité qu'un soignant, on était bien sur un soignant et donc il y a pas de raison que ce soit un infirmier, une infirmière plus qu'un médecin.
Enfin là, c'est effectivement une incohérence qu'on devra corriger et je suis ravie qui ait cette deuxième délibération. Mais en tout cas, oui, il y a un soignant qui peut administrer la la substance létale parce qu'il y a un empêchement physique. Donc en fait, on ne peut évidemment pas le le faire soi-même.
Euh pour autant, oui, nous ce que nous défendons et nous sommes dans cette version plus maximaliste, c'est qu'il y ait ce choix-là parce qu'on peut quand même décider euh de mettre fin à séjour parce qu'on est dans d'autres souffrance, une maladie incurable. Il y a quand même des critères à respecter. On décide pas un matin de se lever en disant tiens, je vais mettre fin à mes jours avec ce ce nouveau droit.
Il y a des critères à respecter mais il y a aussi quand même ce droit et cette possibilité pour la personne de pouvoir choisir que ce soit un soignant ou administre. Voilà donc c'est ça le libre choix. Sauf que le fait d'avoir introduit cette disposition, est-ce que vous assumez d'avoir introduit aussi bah un déséquilibre du texte ?
Parce que plein d'articles de du texte aussi reposent sur le sur le fait que l'autoadministration est la règle et que l'exception c'est la le recours à un soignant. Et donc en introduisant cette disposition, il y a quand même un risque que pardon tout s'écroule. Alors cette disposition, elle a été adoptée en commission et donc là nous allons en débattre hein parce que nous ne sommes toujours pas arrivés à l'article 6.
Euh donc on verra dans les jours qui viennent, on reprend le le débat demain et et ce weekend. Donc il y aura l'assemblée pour se prononcer justement sur ce libre choix. Il y a aujourd'hui très clairement aucune majorité pour soutenir cette disposition.
Donc euh je sais très bien queelle ne sera pas retenue infiné et que le texte que nous voterons à la fin euh vous parlez dans votre solannel mardi prochain, il y en aura un dernier le 15 juillet pour que la loi soit définitivement adoptée. Euh ce sera sans cette disposition donc restera sur l'exception euh l'autoadministration comme enfin il se trouve Frédéric Valtou que c'est vous qui avez déposé un amendement de rétablissement sur ce point précis du libre choix auquel sont très accrochés une bonne partie de la gauche. On pense à Daniel Simonet mais aussi à Sandrine Rousseau.
Euh amendement de rétablissement. Donc ça veut dire qu'on va revenir à la règle initiale. On reviendra à ce qu'on a voté au mois de février euh ce qui avait été longuement discuté et qui me paraissait en tous les cas à moi, un équilibre puisque finalement dans ce texte, ceux qui demain vont le soutenir, vont voter pour sont tous des gens qui ont fait des compromis.
Moi, j'ai fait des compromis, je partais de très loin, de plus loin. D'autres avaient une vision plus maximaliste de ce nouveau droit à mourir. Et je pense que chacun dans leur soutien, personne n'est resté sur ces idées initiales.
Et je veux dire que d'un mot quand même, c'est que autant en commission que dans l'hémicycle et on le voit encore à l'occasion de cette ultime discussion, on a quand même eu un débat assez digne, très digne même où finalement on s'est beaucoup écouté les uns les autres et dans tous les groupes et notamment en commission où peut-être ceux qui sont là ont la fibre, j'allais dire de ces sujets peut-être plus plus forte, mais on a vraiment eu des basbats qui des débats qui dénotaient par rapport à aux images qu'on peut voir par ailleurs dans de dans l'hémicycle. Christophe B, vous vous faites partie du du groupe RN qui est-ce que vous vous avez l'impression d'avoir évolué au cours de ce débat qui dure quand même depuis 3 ans ? Il y a eu des centaines d'heures de discussion, on est à la 3è lecture.
Où est-ce que vous êtes resté droit dans vos bottes ? Euh d'abord la majorité des députés, pas tous, mais la majorité des députés du groupe Rassemblement national sont opposés à ce texte. Marine Le Pen en tête.
Euh je voudrais d'abord faire un petit commentaire sur ce qui a été dit par des Français, ils sont favorables. Je ne crois pas du tout. Euh non, je n'y crois pas du tout.
Et si vous voulez, je vous expliquerai pourquoi après. Je voudrais répondre au parfois au procès en incohérence qui est fait de de la part de mes collègues à à l'endroit des opposants que nous sommes à ce texte. Je crois au contraire qu'on est sur une ligne parfaitement cohérente et effectivement qui n'a pas varié et qui n'a pas varié depuis 3 ans depuis le début de l'examen de ce texte.
Pour nous, les choses sont très simples. Un soignant, sa vocation, sa mission, c'est de soigner. Provoquer la mort n'est pas un soin.
Donc, un soignant ne doit pas provoquer la mort. C'est très simple. Et effectivement, là-dessus, nous n'avons absolument pas évolué.
J'ai pu évoluer sur d'autres sujets sémantiques notamment euh parce que nous avons beaucoup échangé sur ces sujets-là mais pas sur le fond euh sur la forme. Oui, il y a eu un un débat plutôt de bonne tenue, plutôt de bon niveau et plutôt apaisé mais sur le fond un débat assez tendu. Mais quand vous dites que vous avez évolué par exemple, vous avez évolué sur quoi ?
Je n'y utilise plus à titre personnel le terme euthanasie parce que j'ai entendu les arguments qui m'ont été opposés par le rapporteur général de l'époque. Donc l'appellation aide à mourir aujourd'hui convient au rassemblement national ouise la formule. Pour ma part, je considère que ce texte légalise le suicide sous deux formes.
La forme assistée individuelle autoinjectée la substance létale ou délégué à une personne soignante. Vous voyez changer d'avis en 3 ans. C'est alors là, on est sur le domaine sémure et peut-être que vous allez voter pour non pas [rires] là on est sur le domaine sémantique et juridique ou voir légistique mais sur le fond nous n'avons pas varié sur ce que je vous disais par rapport à la vocation des soignants et sur les critères d'accès.
Permettez-moi de finir là-dessus parce que pour nous les critères d'accès, ils ne sont pas restrictifs, ils sont permissifs et surtout j'ai une conviction et les pays européens voisins nous le prouvent que la Belgique ou la Hollande, ce sont des gardes fous provisoires fictifs, donc ce sont des faux gard fous en réalité. Pour bien comprendre votre position, vous dites que vous êtes favorable ou pas au suicide assisté ? Ni l'un ni l'autre, monsieur.
D'accord. Aucune des deux, il a évolué sur la définition. Sur la définition, mais sur le fond l'aide.
Alors, pardon quelle que soit la forme, vous votre partie Marine Le Pen et opposé. La majorité du groupe, pas tous la majorité du groupe. Permettez-moi juste que oui, effectivement, on conteste la formule aide à mourir pour une raison très simple.
L'aide à mourir, c'est l'accompagnement jusqu'à la fin de la vie. L'aide à mourir, c'est les soins palliatifs. Donc le terme est usurpé et mensongé.
Je le disais. Donc, on a 3 ans de débat, des centaines d'heures de discussions, deux adoptions par les députés, de rejets par les sénateurs. Comment est-ce qu'on peut expliquer simplement au public que l'on discute à nouveau du sujet du libre choix ?
Euh est-ce que les débats ne tiennent pas du disque rayé aujourd'hui quand on entend pour la 3è fois des explications sur un même amendement ? Alors, on a on a des des des parlementaires et et je regarde pas du tout euh euh pour le coup Christophe M quand je je dis ça. On a des parlementaires qui redéposent à nouveau des amendements alors qu'ils savent très bien que ils sont minoritaires sur ces sur leurs arguments et cetera et qui mais sont vraiment dans une idée de jusqu'au bout batailler batailler batailler et donc on arrive effectivement avec 1700 amendements ce qui est énorme en 3e lecture. que voilà, mais je pense que aujourd'hui le débat il a beaucoup mûri pour beaucoup et et je suis pas je pense que pour cette ultime lecture, tous les députés qui se rendent dans les mystiques ont déjà une idée avant même de connaître la fin euh des débats de ce qu'ils veulent voter parce que le débat a beaucoup mûri dans toutes les têtes à l'occasion des lectures précédentes.
Après, on peut pas empêcher des députés d'aller de déposer. Il y en a un qui a déposé 400 amendements à lui tout seul. Qu'est-ce que vous voulez faire ?
Il est pas en commission d'affaires sociales celui-là. Un dernier mot, Sandrine, oui, je crois que c'est quelque chose, vous l'avez rappelé, qui est très attendu euh par les Françaises et les Français et que c'est de notre devoir et de notre responsabilité de parlementaire de faire en sorte que ce texte soit adopté, que ce droit soit ouvert le plus rapidement possible parce qu'on sait aujourd'hui les difficultés justement pour pouvoir accéder à cette aide à mourir et aujourd'hui un certain nombre de de Françaises aides français se rendent en Belgique ou en Suisse et il faut avoir un certain moyen pour pour y accéder. Donc voilà, encore une fois euh c'est nécessaire de pouvoir au plus vite euh rendre ce droit effectif.
C'est une avancée pour notre société. Donc votre seul annel mardi prochain et vous savez quoi ? Ben on y consacrera une émission spéciale de chaque voix compte histoire vraiment que les que le public comprenne bien tout ce qui a été conservé et à quoi ressemble le texte qui qui sera voté ou non mardi prochain.
Merci à tous les trois. Restez là parce que tout de suite c'est Bourbon Express le journal de l'Assemblée nationale. C'est Marco Pomier. [musique] Salut Marco, salut [rires] à la une de Bourbon Express.
Ce soir, d'abord une journée sous très haute tension à l'assemblée avec la niche parlementaire du groupe UDR et notamment sa proposition de loi dont on parlait hier soir ici même pour interdire le mariage aux étrangers en situation irrégulière. Un texte déjà adopté par le Sénat est défendu ici à l'Assemblée depuis un an par le groupe UDR d'Éric Sioti, allié du Rassemblement national. Alors, l'examen du texte a débuté à 9h, mais ce n'est toujours pas terminé.
À l'heure qu'il est, la gauche a déposé des centaines de sous-amendements pour ralentir les débats et empêcher un vote avant minuit. Résultat, on a assisté euh à une scène improbable. Les députés siotistes et le RN ont déserté l'hémicycle, laissant la gauche débattre dans le vide.
Je suis inquiet parce que nos collègues du Rassemblement national et de l'IR ont déserté les banc de leur propre niche parlementaire. Est-ce que ils sont allés à la cérémonie surprise du mariage entre Jordan de Monaco et Maria Carolina de Bourbon et de Sicile ? C'est la première fois dans une journée de réservé un groupe parlementaire que le groupe en question et son allié d'extradroite ne sont pas là.
Ça relève d'un mépris profond pour le parlement, pour nos travaux, pour nos débats. Euh et je crois que ça mériterait, monsieur le président, que vous suspendiez la séance et que on attende qu'il reviennent de la buvette. Rappel au règlement, suspension de séance en série.
À la mi-journée, Eric Sioti demande au gouvernement de sortir l'artillerie constitutionnelle en appelant Gérald d'Armanin à utiliser l'article 44 aligné 2 de la Constitution qui permet de limiter l'examen des amendements pour accélérer les débats et aller au vote mais sans succès. À l'entreprise de blocage et oui de prise d'otage institutionnel de LFI, le gouvernement lâche. Le gouvernement et les groupes de la majorité renaissance horizon de monsieur Philippe le modèem refuse de faire en sorte que le Parlement puisse s'exprimer sur un sujet essentiel qui vise à protéger les maires qui veulent défendre la République.
Nous vous le disons, monsieur le ministre, vous avez un discours de fermeté mais vous avez des actes de lâcheté. Et si jamais ce texte n'était pas adopté, Gérald Armanin a annoncé que le gouvernement reprendrait à son compte cette proposition de loi. En attendant, les débats se poursuivent ce soir jusqu'à minuit.
Ah oui, et nous, on poursuit avec un revers pour le gouvernement et le projet de loi riposte contre les incivilités du quotidien. Bah, il a trébuché d'emblé en commission à l'Assemblée ce texte. Oui, car si le texte a été adopté hier en commission des lois, il a largement été amputé par la gauche.
Le ministre de l'intérieur promettait un véritable choc d'autorité et d'efficacité. Euh contre les troubles à l'ordre public. Écoutez ce qu'il disait du texte lundi.
Rodéo motorisé, rêve parti, usage détourné du protoxyde d'azote, consommation de stupéfiant, quat violence dans le sport et et usage détourné. Souvent à l'encontre des forces de l'ordre des mortiers d'artifice. Tout un programme.
Oui, mais voilà, Laurent Nouise a enchaîné les revers cette semaine. Son article phare d'abord pour lutter contre les free party a été rejeté. Autre revers, le doublement de l'amende forfaitaire de 200 à 500 € en cas de consommation de stupéfiant.
La gauche a voté la suppression de cet article. Tout le monde est au courant ici. J'ai été usager de drogue.
J'ai payé une amende 1000 € pour détention de stupéfiants. Si j'ai plus à régler, c'est parce que j'étais solvable. Mais soyons clair, ce n'est pas l'amende.
Ce n'est pas le protreur, ce n'est pas la peine qui m'a aidé. C'est le soin, c'est le personnel soignant. [grognement] Alors, tout n'a pas été supprimé, hein.
Pour autant, les députés ont validé plusieurs mesures pour sanctionner plus durement, par exemple, les rodéos sauvage ou pour interdire la vente de protoxyde d'azote au particulier. Toutes ces mesures seront à nouveau débattues dans l'hémicycle à partir du 6 juillet. C'est la règle, on examine d'abord le texte en commission puis ensuite dans l'hémicycle.
Euh un petit mot du feuilleton canicule au palais Bourbon parce que on le sait désormais le le dress code est assoupli par la présidente de l'Assemblée nationale. Bon ça commence à se voir dans l'hémicycle hein. Oui, surtout du côté euh de la France insoumise hein.
Alors, vous allez le voir, il y a ceux qui ont juste fait tomber la veste comme Adrien Clouet, vous le voyez aujourd'hui dans l'hémicycle, ceux qui ont ranger la chemise au placard pour sortir le suite à Manchelon, je suis pas sûr que ça soit mien face à la chaleur quand d'autres sont carrément bah en tenu du dimanche en polo hein quand ils n'ont pas opté comme Thomas Porte pour un un t-shirt bien vert. Bref, le dress code de l'Assemblée a lui aussi pris un sérieux coup de chaud. reste que le règlement exige toujours une tenue convenable, je cite non détendue et non négligé pour préserver, je cite encore la solennité des lieux.
Je vous laisse juger. Merci beaucoup Marco. Merci à tous les trois d'être venu ce soir dans chaque compte.
Merci Anna et merci Olivier. Je vous souhaite une excellente soirée sur la 8. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30.
Vous la retrouvez à tout moment [musique] sur lcp.fr. Excellente soirée et à demain 19h30 pour chaque voix. [musique]
Jean-Pierre Farandou