Iran: Donald Trump brandit la menace d'un péage à Ormuz si les négociations échouent
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Avec cette dernière minute, Ulysse, on le voit à l'écran, réaction de Donald Trump sur Truth, le réseau social du président américain, qui explique qu'il n'y aura pas de péage à Hormuz. C'est la première réaction officielle de Donald Trump. Oui, alors ça c'est une répétition, si j'ose dire, de la position de Donald Trump.
Pas question d'instaurer un droit de péage. Mais c'est assez subtil ce qu'il dit, parce que il dit aux Iraniens, il n'est pas question que vous imposiez le moindre péage pendant les 60 prochains jours, et Trump ajoute « et au-delà ». Sauf si les Américains en décidaient pour services rendus, pour assurer la sécurité des pays du golfe.
Donc vous voyez, il y a toujours une forme d'ambiguïté et de, comment dire, de surenchère des deux côtés concernant cette question du péage. Les Iraniens, on le sait, veulent faire payer un droit de redevance, de service. Les Américains sont totalement contre.
Et d'ailleurs, les Occidentaux en général, la France en particulier, refusent tout droit de péage puisque c'est la liberté de navigation qui est en jeu. Et ça sera une question qui sera sur la table et on verra comment les Américains et les Iraniens arrivent ou pas à se mettre d'accord. Alors qu'on voit à l'instant le message de Donald Trump, aucun péage ne sera perçu dans le détroit d'Hormuz pendant les 60 jours de la période de cesser le feu ni après l'expiration de cette période, sauf si les Etats-Unis, c'est ce que vous disiez Ulysse, les Etats-Unis, c'est ce que vous disiez Ulysse, Ils les imposent pour leur compte.
David Kalfa, un péage américain sur Hormuz, c'est envisageable ? Pas vraiment. En fait, ce que montre cette énième crise, c'est que plutôt que de parler d'un accord d'entente, moi je parlerais plutôt d'un accord de mésentente, ça montre à quel point en fait ce pré-accord, c'est pas un accord de pair, on est dans une trêve armée, on le voit bien, à quel point tout est très flou.
Moi j'ai relu cet accord, donc en 14 points, les points qui concernent, les clauses qui concernent Hormuz, c'est la quatrième et la cinquième. Et quand vous lisez en fait la quatrième et la cinquième, vous avez une double concession américaine avec la levée du blocus naval dans un délai de 30 jours et la levée du blocus iranien sur le Détroit. A ceci près que les Iraniens ne renoncent pas du tout à leur contrôle effectif du Détroit puisque ce contrôle, pour l'instant dans un délai de 60 jours, il est censé ne pas s'appliquer mais au-delà il y a un flou total.
Et surtout quand vous lisez la fin de la cinquième clause, vous avez la mention, c'est très étrange mais ça c'est une demande iranienne, de négociations entre l'Iran et Oman pour la gestion administrative du Détroit. Ce qui montre bien qu'en réalité les Américains ont fait une concession majeure sur la question du Détroit et Et que Trump se dédie sur un sujet qu'il a quand même présenté comme crucial pour parvenir à se cesser le feu. Et on voit aussi à quel point désormais ça reste un levier quasi permanent pour les Ils peuvent l'activer quasiment à souhait, puisque sur le papier, ils ont renoncé à ce droit pendant 60 jours.
Dans les faits, quasiment sur le lendemain de la signature de cet accord, sur un bout de table à Versailles, eh bien, ils décident de le fermer. En tout cas, ils affirment l'avoir fermé et au fond, ça ne change pas grand-chose puisque, souvenons-nous que cette affaire, elle est éminemment psychologique. Même si, de facto, ils n'ont pas fermé le Détroit aujourd'hui, ça rend un impact sur les armateurs, sur les assureurs et donc, dans les faits, ça va réduire le trafic dans le Détroit.
C'est donc la dernière information de Donald Trump qui menace d'imposer un péage américain dans le Détroit d'Hormuz en cas d'échec des négociations avec qui iront leur palaise. C'est intéressant d'avoir votre regard parce que vous connaissez très bien Donald Trump. À chaque fois, on a un peu la même rhétorique, c'est-à-dire ambiguïté, une forme de chantage.
Là, on voit sa première réaction aux annonces iraniennes du jour. Alors, comme vous le disiez, on est dans le cadre d'un MOU, sans mauvais jeu de mots. Un MOU, ça reste assez mou quand même.
Moi, j'en ai négocié un certain nombre dans ma carrière, ça pose un cadre. MOU Memorandum of Understanding en anglais, c'est un préaccord et donc en fait ça pose des bases mais évidemment on est loin du résultat final en général même si les objectifs sont Ce qu'on constate avec ce détroit d'Hormuz, c'est que c'est passé d'un actif stratégique pour l'Iran, un atout stratégique à un actif durable, parce que finalement on voit une forme de Souveraineté s'exerçait par l'Iran sur ce détroit d'Hormuz, avec une co-administration d'Omane possible, qui fait que c'est un levier de négociation absolument énorme pour ce pays, mais il y en a d'autres. Il y a le fonds de reconstruction dont on pourrait parler de 300 milliards, et donc oui, Donald Trump était triomphant en revenant à Washington, mais Hormuz reste un petit peu le caillou dans la chaussure, si je puis dire, parce que c'est un levier de négociation énorme avec une coercition triangulaire exercée par l'Iran sur les pays du Golfe en particulier.
Anthony Dabila, sur les dernières déclarations de Donald Trump et l'idée d'un péage américain ? Alors on voit bien que cette négociation est une négociation sous contrainte, à la fois du côté iranien où il y a toujours des leviers de négociations via la force, ou en tout cas la menace d'emploi de la force. Et on le voit de plus en plus aussi du côté américain avec l'affronte des sénateurs cette semaine qui a été très importante et qui pourrait aussi faire reconsidérer en tout cas certaines concessions faite par donald trump dans les accords finaux là pour la déclaration qui vient d'être faite, je trouve qu'il y a la levée d'une ambiguïté.
Puisque Trump disait il n'y aura pas de péage à une fois l'accord signé. Les Iraniens ont commencé par dire oui, d'accord, pendant les 60 jours, il n'y aura pas de péage, mais ensuite, après les 60 jours, il y en aura un. Ils l'ont réaffirmé toute la semaine.
Là, Trump réaffirme l'inverse. Voilà, des frais de service, peu importe, une somme sera prélevée. Et là, Trump réaffirme qu'il n'y en aura pas.
Donc on est un peu dans la bataille rhétorique, mais il y a tout de même une petite marche supplémentaire franchie par Donald Trump, mais on voit que la guerre des suit la guerre réelle. On part aux Etats-Unis, à Washington précisément,