Philippe de Villiers : "Jack Lang a détruit la culture"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 80 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Philippe de VilliersFait
« Vous ne pouvez pas traiter la terreur et la vendez comme un point de détail de l'histoire de la révolution. »
- 3:00Philippe de VilliersFait
« On m'envoie moi euh inaugurer un musée de la sécherie de Morue, un musée du bouchon de liège, un musée de la cuisine, un musée de la mode. »
- 5:00Philippe de VilliersFait
« La dissociation de la culture et de l'absolu, ça veut dire dans l'esprit de Jacques Lang et de tous les cultureux d'aujourd'hui que le beau n'est pas exhaustif. »
- 7:00Philippe de VilliersFait
« Jus Jacques Langue, on réserve le mot culture à toute manifestation de l'esprit portée par un sens et pétrie d'une intention esthétique. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je répète ce qui me m'intéresse aujourd'hui et et passionnément, c'est que l'ensemble de notre commité nationale puisse célébrer les deux choses sur lesquelles nous sommes aujourd'hui d'accord queles que soient nos origines, queles que soient nos philosophies, queles que soient nos histoires respectives, la souveraineté populaire, les droits de l'homme. Je dis à monsieur Jacques Lang, ministre du bicentenaire et bientôt de l'être suprême parce que j'ai cru comprendre qu'il avait un accord spirituel avec le président de la République que vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas et et vous le savez très bien car au fond de vous-même vous avez assez de culture. Vous êtes un agrégé de droit pour pour ne pas pour ne pas le savoir, vous ne pouvez pas traiter la terreur et la vendez comme un point de détail de l'histoire de la révolution.
Et vous cherchez à tromper et à faire peur. Mais non, parce que vous vous manipulez les textes, vous trompez, vous dites des choses qui sont fausses. Ce n'est pas acceptable que sur une affaire aussi grave vous puissiez jouer avec vous énerver.
Monsieur lang, faut pas vous énerver. Mais vous calmez-vous dans le sens d'une utilisation rigoureuse des texes de la parole tout à l'heure lorsque vous avez parlé de de la charte sociale monsieur Lang vous ne manquez pas d'air quand même et je m'étonne que Jacques Lang le grand profondeur du modèle américain nous propose d'importer en France le modèle du du politiquement incorrect mais il faut aller peut-être plus loin pour dire ce que ce qu'on propose. Moi, je vous propose déjà répondre sur ce point que je propose c'est que les mouvements politiques sans avoir besoin d'un changement de la Constitution euh tout de suite s'engage s'engage à faire aux femmes une grande place.
J'ffre le jeune. Quel bonheur ces archives. Euh Philippe, selon vous, quelle trace va laisser Jack Lang dans l'histoire politique ?
Ah, il a tout détruit. Je vais vous expliquer pourquoi. C'est drôle parce qu'en regardant ces images, je repensais à un moment qui m'a marqué que j'ai jamais raconté.
C'est mon arrivée à la rue de Valois au moment de la passation de pouvoir. Je suis avec François et on succède à Jacques Langue, euh le ministre éternel de la culture et je suis là dans le ce qu'on appelle le salon Alchinski. Je regarde des zigzags euh avec des gens sur les murs tout bleu et je m'arrête devant un je me souviens un losange bleuté sur giclet de cambouille et je fais une moue.
Il attrape l'amou, il me dit jeune homme parce qu'il me prend pour une sorte de huron au palais royal quoi. Un Indien qui vient de la vender pecno et il me dit il va falloir vous y mettre. J'ai me mettre à quoi ?
Au graffiti, au tag, au rap, à l'électro. On n'est pas la son tout clair de lune. Et puis il m'emmène voir les poteaux antichards de la cour royale qu'on appelle les colonnes de Buren et il me dit là le tout est culturel.
Et en fait, on est tellement impressionné et Jacques Chirac est tellement sous pression, il dit "Faites du langue." Et donc, on m'envoie moi euh inaugurer un musée de la sécherie de Morue, un musée du bouchon de liège, un musée de la cuisine, un musée de la mode. Et on exécute et en fait, je réponds à votre question.
Le tout est culturel. En fait, il a eu un effet que personne ne voit aujourd'hui, sauf peut-être les artistes les vrais. C'est de d'éloigner les artistes du peuple, c'est de les rejeter en dehors de la vie quotidienne du peuple.
Pourquoi ? parce que le tout est culturel révèle deux ruptures culturelles majeur. Ces deux ruptures sont les suivantes.
La première, c'est la dissociation de la culture et de l'absolu. Et la deuxième, c'est la rupture, la dissociation entre l'utile et le beau. Serait trop long à développer.
Je dirais simplement ceci. La dissociation de la culture et de l'absolu, ça veut dire dans l'esprit de Jacques Lang et de tous les cultureux d'aujourd'hui que le beau n'est pas exhaustif et que quelque chose de l' peut-être culturel et qu'il faut surtout pas que la culture se définisse par rapport au seul critère du beau. Pour être plus précis et plus explicite, je dirais ceci : "Jus Jacques Langue, on réserve le mot culture à toute manifestation de l'esprit portée par un sens et pétrie d'une intention esthétique." à partir de Jacques Long, on utilise le mot culture, on applique le mot culture à toute expression humaine, à toute production nouvelle.
C'estàd qu'en fait on glisse de l'esthétique à l'anthropologie. On glisse du chef-dœuvre au témoignage et on glisse de l'idée de pérennité à l'idée de la chaleur fusionnelle de l'instant festif et déjanté fait de la musique. Et donc il reste rien aujourd'hui. l'urgence des urgences, c'est de retrouver une conception restrictive de la culture, de la de la de la remettre à sa vraie place.
La culture, c'est une exigence. La culture c'est l'excellence. Pourquoi ?
Parce que la culture c'est l'esprit de finesse des sociétés et que ce que nous avons perdu et qu'il faut retrouver, c'est le goût français. Refaire un peuple qui a du goût, refaire un peuple amateur d'art. Voilà l'urgence.
Et voilà pourquoi il faut oublier les années longues, le veston rose et le colau.
Philippe de Villiers