Macron : les comptes qui interrogent - C à Vous - 03/05/2018
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Emmanuel Macron, le roi de la ristourne, voilà la question que se posent vos journaux ce soir.
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Le Monde s'est penché sur les comptes de campagne des 11 prétendants à l'Elysée. L'actuel président a été le plus dépensier.
- 0:32OuverteRéponse directe
Vous avez eu accès aux détails des dépenses de campagne d'Emmanuel Macron. Expliquez-nous pourquoi maintenant ?
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Pourquoi vous et Mediapart et pas les autres journalistes ?
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Feuille après feuille, on met quoi ?
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Pourquoi pas une clé USB pour tout le monde comme le suggérait Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12PrésentateurFait
« Le quotidien Le Monde s'est penché sur les comptes de campagne du candidat des 11 prétendants à l'Elysée. »
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« L'actuel président a été le plus dépensier. »
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« On parle là d'un peu plus de 200 000 euros, 208 000 euros de rabais, de ristournes sur des événements de campagne, sur 16 700 000 euros de dépenses en tout. »
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« On a ainsi, c'est l'un des points qui fait débat, 25 000 euros de remise sur le meeting de la mutualité en juillet 2016. »
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« Il y avait 24 dons qui dépassaient le plafond de 4 600 euros que chaque citoyen peut donner à un candidat. »
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« Emmanuel Macron, il n'était pas proche du plafond, puisque ses dépenses se sont établies à 16 678 000 euros. »
- 10:04InvitéChiffre
« Le plafond autorisé, quand vous arrivez au deuxième tour, c'est 22,5 millions. »
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« L'achat de 17,8 kg de bonbons roses pour un montant total de 102,80 euros. »
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Emmanuel Macron, le roi de la ristourne, voilà la question, un brin provocatrice que se posent un certain nombre de vos journaux ce soir. Le quotidien Le Monde s'est penché sur les comptes de campagne du candidat des 11 prétendants à l'Elysée. L'actuel président a été le plus dépensier. Il s'est également lancé dans une course effrénée aux dons avec des pratiques qui peuvent poser question. Yann Bouches, journaliste Société Au Monde, a mené l'enquête. Il est notre premier invité ce soir. Bonjour Yann Bouches.
Bonsoir. Bonsoir. Vous avez donc eu accès aux détails des dépenses de campagne d'Emmanuel Macron. Expliquez-nous d'abord pourquoi maintenant, pourquoi deux mois après le document Mélenchon, un mois après Fillon et Le Pen, et pourquoi vous et Mediapart et pas les autres journalistes ?
Alors il y a d'autres journaux aussi qui ont sorti comme l'Obs aujourd'hui je crois. Pourquoi ? C'est très simple. Parce que la Commission nationale des comptes de campagne, le 13 février, a publié au journal officiel ses décisions concernant les 11 candidats à la présidentielle. Ensuite, il leur a fallu anonymiser certaines données personnelles contenues dans tous les comptes de campagne. C'est des milliers de documents, donc ça prend du temps.
Feuille après feuille, on met quoi ? Exactement.
L'Ikipax ? C'est biffé, alors souvent c'est du noir et on ne peut pas voir certaines données personnelles. Et donc en fait, Mélenchon, pourquoi Mélenchon avant Macron par exemple ? C'est parce qu'il y a eu des comptes qui ont été un peu plus demandés que d'autres par des médias. Et donc le compte de Mélenchon avait été anonymisé avant. Il y a certains comptes qui n'ont pas encore été anonymisés, ou en tout cas qui viennent juste de l'être et qui seront disponibles bientôt. C'est par exemple, je pense, aux comptes de Hamon et de Marine Le Pen.
Et pourquoi pas donc une clé USB pour tout le monde justement, comme le suggérait Mélenchon hier matin. Ce serait compliqué à cause de l'anonymisation des documents, c'est ça ?
Alors une clé USB, c'est ce qu'on reçoit à chaque... Là par exemple sur Macron, on avait les dossiers papiers, et puis ensuite physiques, et puis ensuite une clé USB qui ne regroupe pas tout parce que sinon il faudrait... Enfin je ne sais même pas si techniquement c'est possible d'avoir une clé USB de tout numériser.
Parce que c'est énorme. Et vous avez un accès limité, c'est ça ? On vous dit... Alors par exemple... Vous avez deux heures et débrouillons ?
Par exemple pour Macron, comment ça s'est passé ? On est allé le vendredi 27 avril avec quatre collègues du Monde. On a eu trois heures, de 14h à 17h, pour éplucher 25 dossiers cartonnés et sanglés qui font chacun une hauteur comme ça. Donc il y a des milliers et des milliers de documents. Voilà, on va très vite. Et ensuite on peut mettre des petits post-it sur les factures, les papiers qu'on veut photocopier. Donc on peut les photocopier. Il y a quelqu'un de la commission qui vient chercher le dossier et qui va ensuite...
Mais j'ai lu que pour vous aider, on vous donnait un accès, on vous donnait un compte-rendu des travaux de la commission. Ce qui vous permet de repérer les points qui ont fait débat. Et c'est comme ça que vous-même et vos confrères de Mediapart notamment, vous avez été alertés sur l'histoire des ristournes.
Alors tout à fait. Et puisque vous citez les confrères de Mediapart, rendons leur grâce. C'est grâce à eux que le Conseil d'État autorise désormais à ce que les journalistes puissent avoir accès en plus de toutes ces factures à la procédure contradictoire qui est l'échange entre les rapporteurs qui étudient le compte de campagne du candidat et le candidat qui ensuite répond aux questions du rapporteur. C'est très intéressant parce que les rapporteurs, eux, ils ont des mois pour le coup pour éplucher ces factures. Et ils ont des questions. Et en lisant leurs questions, on peut se dire, ah, ça, ça les a interrogés. Et ça, c'est des points sur lesquels il faut peut-être concentrer.
Alors on va rentrer dans le fond du dossier en précisant que la commission a validé les comptes du candidat Macron. Et donc à ce stade, on ne peut pas parler d'illégalité ou même d'irrégularité. On parle là d'un peu plus de 200 000 euros, 208 000 euros de rabais, de ristournes sur des événements de campagne, sur 16 700 000 euros de dépenses en tout. On a ainsi, c'est l'un des points qui fait débat, 25 000 euros de remise sur le meeting de la mutualité en juillet 2016. Cadeau d'une entreprise qui est un géant du secteur, un G.L.Events, dont le patron est un proche de Gérard Collomb et qui s'expliquait ainsi hier soir sur le plateau de BFM Business.
C'est au tour de la maison de la mutualité où vous auriez fait, alors du reste j'ai la facture devant moi, le lundi 11 juillet, 100% de ristournes à Emmanuel Macron, sachant que son meeting était le mardi 12 juillet. C'est plus qu'une ristourne, c'est un cadeau, non ? Alors on peut appeler ça cadeau ou on peut appeler ça professionnalisme, on fait comme on veut. On travaille dans le commerce, nous on ne travaille pas dans le monde politique avec des gens qui viennent épier nos factures. On est dans la clarté, nos documents sont clairs. Quand une salle n'est pas occupée deux jours avant un meeting mais qu'elle reste, on va mettre 100% de remise. Moi je suis fournisseur de clients.
Si ça s'applique à un client qui vient faire une opération de mode, une opération économique, ça sera la même chose, on peut le démontrer de partout. Il n'y a pas de méthodologie spéciale Macron, il n'y a pas de méthodologie spéciale Fillon, il y a une seule méthodologie commerciale. Il y a des commerciaux et un patron de site et ils ne reçoivent pas d'instructions du siège pour dire vous faites des remises à lui parce qu'il a une bonne gueule, à l'autre parce qu'il a une mauvaise gueule. Il est convaincant ? Alors il est convaincant, je vous laisse en juger. Juste pour revenir sur le compte de Macron, c'est vrai qu'il a été approuvé comme d'ailleurs les comptes des 11 candidats.
Néanmoins, il a été approuvé après des petites réformations, ce sont les corrections que peut appliquer la commission. Si elle estime que telle dépense n'avait pas figuré dans le compte de campagne. Par contre, il y avait une irrégularité dans le compte d'Emmanuel Macron concernant des dons. Il y avait 24 dons qui dépassaient le plafond de 4 600 euros que chaque citoyen peut donner à un candidat. Et pour ces dons qui dépassaient les 4 600 euros, en fait, ils provenaient à chaque fois d'un même compte bancaire. Et donc la commission a un peu tiqué, a dit mais comment ça s'explique ?
Et l'équipe d'En Marche a dû solliciter ses donateurs pour qu'ils envoient des attestations sur l'honneur en disant, en fait, c'était monsieur et madame, par exemple, qui ont fait deux dons, qui donc dépassaient les 4 600 euros.
Alors on referme la parenthèse et on revient à ce meeting, à ces meetings où GL Events, en l'occurrence, avec son patron qu'on vient d'entendre, Olivier Ginon, ont pratiqué des ristournes assez importantes. Alors 100%, attention, le meeting n'était pas gratuit, c'était 100% sur certaines prestations. Et donc on a bien dit, ça fait 25 000 euros sur une facture qui était de mémoire 80 000 euros.
Alors en fait, nous, pour la maison de la mutualité, puisque c'est particulièrement ce qui pose problème, c'est-à-dire ce meeting le 12 juillet 2016, Emmanuel Macron n'était pas encore officiellement candidat, mais il était déjà candidat, donc c'est pour ça que ça rentre dans le front des campagnes.
Et pardon de cette parenthèse, personne ne lui prêtait à ce moment-là un destin présidentiel.
Oui, c'est vrai, en tout cas, il n'était pas favori. Mais dans le contexte, à ce moment-là. Donc nous, selon nos chiffres, l'ensemble de ce meeting a à peu près coûté 110 000 euros et il y a eu une ristourne de 40 000 euros, à peu près. Donc voilà, il y a eu, quand on parle de rabais de 100%, en fait, c'est parce que la salle, par exemple, la veille du meeting, le 11 juillet, la salle a été, la location a été complètement gratuite, c'est-à-dire c'est un cadeau d'à peu près 14 000 euros. Mais la facture globale, non, il n'y a pas eu un rabais de 100%, ce qui serait totalement interdit, puisque ce serait le don d'une entreprise. Et il faut rappeler que les dons d'entreprise sont interdits.
Absolument. Il est vraiment proche de Gérard Collomb, j'ai lu quelque part, qu'il était tout aussi proche de Laurent Wauquiez que de Gérard Collomb, cet homme que vous avez cherché à savoir.
Alors, Olivier Ginon, il est très, très proche de Gérard Collomb, le maire de Lyon. GL Events est une société basée à Lyon. Et il est aussi proche d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron l'a croisé récemment et a même employé, je crois, le terme d'ami en le désignant.
Autre argument, Benjamin Griveaux, ce matin sur Inter, c'est simple, si on a payé moins, c'est qu'on a été plus malin que les autres.
On a fait un choix très précis dans la campagne. On a pris quelqu'un, on a embauché des gens en CDI, dans l'équipe de campagne, qui sont des pros de l'événementiel, dont c'est le métier, et qui ont fait ces négociations et qui ont bien négocié. Quand vous faites un meeting à mutualité en avril 2017, ça coûte plus cher qu'en juillet 2017. C'est comme si vous prenez un billet d'avion le 24 décembre pour partir au soleil, ça va vous coûter plus cher que si vous le prenez deux mois avant.
Un meeting en semaine à la mi-juillet, ça coûte moins cher qu'un meeting de week-end à deux mois du premier tour. Ça paraît de bon sens, non ?
Tout à fait. C'est l'argument de J.L. Evans et de l'équipe d'Emmanuel Macron. Le bémol qu'on peut apporter à ça, c'est que l'équipe d'Emmanuel Macron a aussi bénéficié de Ristourne, quelle que soit la saison 1, c'était les soldes par toute saison. Donc, ils en ont eu à l'Udère, ils en ont eu aussi au printemps 2017. Voilà, on a trouvé des traces de Rabais et on l'explique dans le papier. Quel que soit le moment de l'agenda électoral.
Alors, il y a beaucoup de choses qui circulent depuis trois jours, depuis les premières révélations de Mediapart là-dessus. Jean-Luc Mélenchon, qui a lui-même été sérieusement épinglé par les révélations de ses dépenses, pour mémoire les statuts d'auto-entrepreneurs et de ses proches, et les profits pharaoniques de la société de communication de sa directrice de campagne, Chikiru. Mélenchon prend sa revanche, voici ce qu'il disait hier matin lors de son rendez-vous mensuel avec Jean-Jacques Bourdin.
Il est à 150 000 du plafond, c'est-à-dire bis l'affaire Big Malion. D'accord ? C'est-à-dire, moi j'ai tout déclaré jusqu'à là, l'air que je respirais. Lui, il a diminué toutes les dépenses, pourquoi ? Parce qu'il avait la trouille de dépasser, comme c'était arrivé à Sarkozy. D'accord ? Et bien voilà, nous sommes dans la même histoire. Ils ont sous-évalué les comptes pour ne pas dépasser les plafonds. Voilà mon soupçon. Soupçon, il était proche du plafond, c'est vrai ou faux ? Alors, Emmanuel Macron, il n'était pas proche du plafond, puisque ses dépenses se sont établies à 16 678 000 euros. Pour les deux tours. Pour les deux tours, son budget global de dépense.
Et finalement, après réformation, en gros, c'est 16,5 millions. Le plafond autorisé, quand vous arrivez au deuxième tour, c'est 22,5 millions. Donc, il était quand même à 6 millions du plafond.
Alors, il y a plein d'autres découvertes dans les factures. Des dépenses, alors que Macron était encore ministre. D'ailleurs, la mutualité, ça en fait partie. Il était à ce moment-là encore au ministère de l'Économie. Il n'avait pas démissionné. Il fait un meeting pour lancer En Marche, juste avant le 14 juillet, évidemment. Une photographe qui est d'ailleurs toujours là, embauchée dès mai 2016 aussi. Et puis, le fameux coach vocal venu conseiller Emmanuel Macron et qui est ensuite venu nous l'expliquer, enfin plutôt nous le hurler sur le plateau de C'est à vous quelques mois plus tard.
C'est un monsieur très intelligent. Et d'ailleurs, ce qui est formidable, c'est quand même du meeting de Versailles à son allocution quand il gagne la présidence. Il y a un monde. Ça prouve qu'il a eu une réflexion formidable. Il a été très, très méthodique. Il a réfléchi. Il s'est dit que s'il continuait comme ça, c'est vrai que là, la faunie était certainement arrivante, je dirais.
Bon, là-dessus, on ne peut pas lui donner tort. C'est vrai qu'Emmanuel Macron s'est amélioré pour l'usage de sa voix au fil de sa campagne. Je ne sais pas ce qu'il doit à Jean-Philippe Lafond, mais en tout cas, il y a eu du mieux.
Tout à fait. Alors, les dépenses de coach vocal n'ont finalement pas été intégrées dans les dépenses éligibles au remboursement de l'État. Elles ont été réformées.
D'autres dépenses surprenantes, Marie-Ange ? Emmanuel Macron est-il accro aux frais Stagada ? C'est la question existentielle que l'on peut se poser après consultation des comptes de campagne. Et cette étrange facture, l'achat de 17,8 kg de bonbons roses pour un montant total de 102,80 euros. Le diable est dans les détails. Alors, après enquête, les sucreries ont été achetées le 1er mai 2017 par le député En Marche, Michael Nogal. Comme l'indique cette facture, l'élu s'est fourni dans la boutique Haribo de Nayou, au sud de Toulouse. C'est précis. Contacté l'élu a évidemment couvert le président, précisant que c'était destiné aux citoyens toulousains.
En réalité, il s'agissait d'accompagner l'avenue de Marlène Schiappa pour la journée de la femme le 8 mars, en donnant aux habitants des flyers et des fraises Tagada. Pas sûr qu'on ait fait la même chose pour Jean-Michel Blanquer ou Gérard Collomb. Quoi qu'il en soit, la dépense a été jugée inappropriée. La commission a demandé de fournir des éléments démontrant son caractère électoral. Là aussi. Alors, Yann, est-ce qu'après les danettes de Jacques Chirac, les fameux frais de bouche, on s'en souvient, est-ce qu'on s'achemine vers un Tagadate ?
Non, je ne pense pas qu'on soit en présence d'un scandale d'État. Mais en fait, c'est ça qui est marrant quand on épluche les comptes de campagne. Et comme le confrère vous montriez son tweet à l'instant, ce qui est intéressant, c'est qu'on a de l'anecdotique. L'achat de rillettes, l'achat de sandwich au Franprix, l'achat de fraises Tagada. Et puis, on a les sujets qui posent un peu plus question. Et donc, nous, c'est vrai qu'on a essayé de s'intéresser surtout à cela. Mais parfois, on essaie aussi de donner un peu corps à cette campagne. Et voilà, les fraises Tagada, c'est assez drôle.
Sujet qui pose question. Est-ce qu'il y a à faire ou pas ? Est-ce qu'on attend une réponse ou une annonce éventuelle du parquet de Paris sur l'ouverture d'une information, sur une éventuelle enquête pour ce qui est des rissourdes sur cette histoire ?
Alors, nous, nous avons contacté hier le parquet national financier pour savoir si une enquête avait été ouverte concernant JL Events et des rissournes de prestataires. Le parquet national financier, pour l'instant, ne veut pas communiquer. Il ne veut pas communiquer, donc on n'a pas de réponse.
Il y a des dépenses aussi concernant des sondages qui ont été commandés par l'équipe d'En Marche très tôt, dès le mois de mai 2016, notamment pour savoir s'ils devaient ou pas participer à la primaire. La réponse a été non. Il y a aussi des équipes de futurs gouvernements qui ont été testées et ça, dès le mois de février 2017. On était loin quand même de la qualification du premier tour. Et c'est intéressant, ça aussi, sur les personnalités qui ont été testées par l'équipe d'En Marche.
Oui, c'est très intéressant. Alors, concernant les sondages de mai 2016, juin 2016, c'est intéressant. Pourquoi ? Parce qu'Emmanuel Macron a longtemps dit et a assuré à François Hollande, il le dit dans son livre, Les Leçons du Pouvoir, qu'il n'était pas candidat. C'est un secret de polichinelle, mais si vous voulez... Et là, ce qui est intéressant, c'est qu'on a la preuve avec des documents, les sondages et des questions qui ne laissent pas de doute. Ensuite, concernant le sondage de février 2017, il est amusant, il est intéressant, parce qu'on voit vraiment que le spectre de personnalités testées dans ce sondage est très large. Ça va de Dominique de Villepin à Thierry Breton,
en passant par Ségolène Royal, etc. On rappelle que le post-sondage de François Fillon à compter du moment où ces affaires ont été révélées, avait explosé. Vous aviez trouvé ça dans les documents de campagne.
On avait expliqué comment le Penelope Gate avait eu des répercussions sur les sondages de François Fillon. On peut juste rappeler aussi pour Emmanuel Macron qu'il était le candidat le plus dépensé en termes de fondage, avec 325 000 euros de dépense de sondage.
C'est passionnant de lire ces comptes de campagne décortiqués par le monde. Merci beaucoup Yann Bouches d'être venue ce soir sur le plateau. Vous restez avec nous.
Emmanuel Macron