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interviewBLAST (sur YouTube)· 4 septembre 2025 11 min

MACRON, BAYROU : LA DÉMOCRATIE OU LE CHAOS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est la raison pour laquelle j'ai demandé au président de la République qu'il a accepté de convoquer le parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre dans 15 jours. J'agerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement. Je pense qu'il y a de la politique derrière ça aussi.

C'estàd que il a quand même bien conscience sur ce baou que son destin est quand même assez fragile et queil peut ne plus être premier ministre dans quelques semaine. Donc en fait, il a intérêt à à quitter la scène avec un peu de panache, qu'il est au fond du tron tout simplement, qu'il peut plus rien faire. C'est ça qui veut dire.

Et je suis persuadé que nous devons y arriver en adulte responsable et pardonnez-moi de ce mot, en adulte responsable et affectueux. Parce que les enfants, c'est le plus important pour construire l'avenir. Vous étiez en vacances.

Vous étiez en vacances. Vous étiez en vacances. Le seul qui n'était pas en vacances c'était moi.

Donc le seul adulte responsable de cette classe, c'est vous. Déjà, je pense que quand on a rien à dire, on va pas faire un journal télévisé pour faire perdre du temps à tout le monde. Quand il explique qu'il a pas pu nous parler parce qu'on était en vacances, tout ça n'a aucun sens.

La rentrée, s'il y a un mot d'ordre, c'est censure et faire tomber François Bairou. Évidemment. [Musique] [Musique] Le Premier ministre François Berou, nommé par Emmanuel Macron le 13 décembre 2024 a donc annoncé lors de sa conférence de presse du lundi 25 août dernier qu'il engagerait la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale le 8 septembre prochain.

C'est la raison pour laquelle j'ai demandé au président de la République qu'il a accepté de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre dans 15 jours. J'agerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale conformément à l'article 49 alinéa 1er de notre constitution. Il demandait ainsi aux députés de lui accorder leur confiance en suggérant que s'il la lui refusaient, ils allaient précipiter la France dans le chaos et en les exhortant à faire plutôt le choix de la responsabilité.

Fin de citation. Et je suis persuadé que nous devons y arriver en adulte responsable et pardonnez-moi de ce mot en adulte responsable et affectueux. Parce que les enfants, c'est le plus important pour construire l'avenir.

Aussitôt, le commentariat dominant s'est lancé dans ses habituelles analyses politiques de haut niveau. Il en ressortait principalement que puisque le Parti socialiste et le Rassemblement national ont annoncé qu'il voterait cette fois-ci contre Beou après avoir plusieurs fois empêché dans le cours des derniers mois que ce gouvernement soit censuré, les jours du premier ministre à Matignon sont désormais comptés. Je pense qu'il y a de la politique derrière ça aussi.

C'estàd que il a quand même bien conscience sur ce baou que son destin est quand même assez fragile et queil peut ne plus être premier ministre dans quelques semaines. Donc en fait, il a intérêt à quitter la scène avec un peu de panache de dire bah voilà, j'essay d'être courageux. Plusieurs commentateurs ont ajouté qu'il faisait tout de même preuve d'une certaine forme de courage et je cite de panache en se soumettant ainsi à un vote dont le résultat peut effectivement lui être défavorable.

Jean-Luc Mélenchon, quant à lui a salué ce qu'il a appelé la dignité d'un Premier ministre qui pour la première fois depuis 5 ans demande son avis à l'Assemblée nationale et qui revient donc à une forme d'échange démocratique. Fin de citation. sa réponse me paraît digne.

Je veux dire enfin, on revient à des mœurs républicaines. Il y a un doute sur la solidarité politique dont il peut euh disposer, se dit-il, et il demande son avis à l'Assemblée. Et on comprend évidemment les raisons pour lesquelles Mélenchon se pose ainsi en gardien de la biencéance démocratique pour essayer de neutraliser les attaques incessantes de la presse et des médias dominants qui s'acharnent à présenter son parti, comme je cite encore, une secte extrémiste.

Alors que chacun devrait soutenir la seule démocratie de la région dans ce combat ici même une secte antisémite déguisé en partie politique situé à l'extrême gauche de cet hémicycle. Mais ces différents commentaires, on se cite gênant qu'ils font comme si François Berou était un premier ministre légitime alors que ce n'est bien sûr pas du tout le cas. Faisons ici un petit écart pour mentionner que cette émission est la dernière de la série.

Quelle époque formidable ! C'est fini, on change de nom et de formule et on reviendra dans 15 jours environ pour de nouvelles aventures. D'accord.

Là, je suis libéré là. Dans cet espace qui était de fait une espèce de chronique hebdomadaire du macronisme, on a souvent eu l'impression de se répéter parce que quand on parle de gens dont les deux principales activités consistent à mentir comme des arracheurs dedans et à sauter à pied joint sur la démocratie, on passe nécessairement beaucoup de temps à constater qu'il mandent comme des arracheurs dedans et qu'il sautent à pied joint sur la démocratie. Évidemment, je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à forcerie sexuelle.

Jamais. On va donc le répéter encore une fois. François Berou n'a aucune espèce de légitimité pour la simple et bonne raison qu'il doit son poste de premier ministre au vol pur et simple du résultat des dernières élections législatives dont le second tour le 7 juillet 2024 avait été remporté par la gauche unie au sein du nouveau front populaire. le NFP assemblé et ce n'est pas le on a gagné.

Rappelons tout de même et répétons également parce que la plupart des partis politiques hexagonaux et de leurs journalistes d'accompagnement font depuis plus d'un an comme si ce holdup électoral n'avait jamais existé. Que c'est Lucy Castée par le NFP qui aurait normalement dû être nommé première ministre après ses élections dont le résultat a donc été confisqué par Emmanuel Macron et ses sbir avec le soutien actif du Rassemblement national. Parti cofondé notamment par un ancien Vafen SS.

Contrairement à ce que prétendent les commentateurs qu'ils créditent d'une certaine forme de courage et de rigueur démocratique, il n'y a donc aucun panache ni aucun début de commencement de respect des normes les plus élémentaires de la démocratie parlementaire chez François Berérou qui a au contraire accepté de participer à ce qui était dans le meilleur des cas un coup de force antidémocratique soutenu par l'extrême droite mais aussi par le Parti socialiste qui a plusieurs fois refusé de suivre les appels de la France insoumise à voter la censure de ce gouvernement usurpatoire. Mais une fois qu'on a dit tout ça, il faut évidemment préciser que dans toute cette affaire, Berou n'est qu'un fidèle exécutant, prêt à toutes les compromissions pour assouvir ses ambitions, contrairement à ce que Colportent les journalistes qui continuent imperturbablement à le présenter comme un aimable centriste, en dépit de ses accommandements avec l'extrême droite et que le véritable ordonnateur du ravage antidémocratique dont ce premier ministre illégitime a été le complice actif et bien sûr Emmanuel Macron qui a décidé seul de confisquer le résultat des élections législatives. de 2024.

Aucun, aucun. Ce baratineur qui a été élu deux fois président de la République en promettant à des millions d'électeurs de gauche qu'il ferait barrage à l'extrême droite, mais qui dans les fait n'a jamais cessé depuis son élection de favoriser son développement, a choisi la semaine dernière pour sa rentrée politique de s'épencher auprès d'une collaboratrice d'un hebdomadaire du groupe Boloré auquel il a donc réservé la primeur de ce que ce magazine réactionnaire a présenté comme des confidences fermé les guillemets. Et bien sûr, le chef de l'État en a profité pour formuler quelques bobars selon sa manière, en déclarant notamment que c'était, je cite encore, aux forces politiques de savoir-être à la hauteur en trouvant les voies du compromis et de la stabilité et que si elle s'avérait au contraire facteur de désordre, ce serait une lourde responsabilité dans le moment géopolitique délicat que nous vivons.

Fin de citation. En d'autres termes, Emmanuel Macron emploie exactement les mêmes termes que son premier ministre illégitime et suggère comme lui que les parlementaires qui refuserait d'accorder leur confiance au gouvernement Bérou seraient des irresponsables dont les décisions inconsidérées précipiteraient la France dans le chaos. Macron explosion. comme si ce n'était pas les brutalisations toujours plus féroces qui auront de bout en bout caractérisé la présidence macroniste dont l'actuel premier ministre est depuis 8 ans l'un des plus fervants supporteurs et l'un des plus fidèles complices qui avait plongé la société française dans un trouble permanent.

Moi, j'ai essayé depuis maintenant 8 ans de ne s'en relâche d'agir et je continuerai d'agir et c'est ce qu'on doit. Vous savez, j'ai fait des j'ai fait j'ai essayé de faire des choses bien. J'ai sans doute commis des erreurs.

J'ai fait des choses qui parfois n'étaient pas comprises. C'est sans doute le cas de la dissolution. Dans le monde réel bien sûr, c'est Macron en confisquant l'année dernière le résultat d'une élection démocratique après cette personnellement assuré que l'extrême droite le laisserait perpétrer ce coup de force qui s'est comporté de façon pour le moins inconséquente.

C'est Macron qui en des premiers ministres qui ne disposaient d'aucune légitimité électorale a plongé le pays dans l'instabilité politique permanente qu'il prétend vouloir éviter et dont la preuve la plus évidente est précisément qu'ils sont sous l'amenace constante d'une censure ou d'une révocation parce qu'ils ne disposent effectivement pas de la confiance des électeurs et de leurs représentants à l'Assemblée. On se gardera bien de faire ici le moindre pronostic définitif, mais s'il est effectivement lâché le 8 septembre prochain par l'extrême droite qui lui a jusqu'ici apporté son soutien et par les socialistes qui ont plusieurs fois refusé de le censurer, François Berou devra partir. À ce moment-là, Emmanuel Macron aura une nouvelle fois l'occasion pour la troisème fois en 14 mois de respecter enfin le résultat des élections législative de 2024 en se décidant enfin à nommer une première ministre ou un premier ministre de gauche conformément au souhaits exprimés dans les urnes par une majorité d'électeurs.

Mais s'il fait encore une fois le choix inverse et décide au contraire de continuer à fouler au pied la démocratie parlementaire et de confirmer que les élections n'ont plus aucune utilité, il ne faudra pas qu'il s'étonne si les citoyens dont le vote aura été délibérément ignoré cherchent dans le chaos d'autres moyens de se faire entendre. Merci d'avoir suivi cette chronique pendant trois longues années. On se retrouve dans 15 jours.

Au revoir. [Musique]