Des mineurs et des journalistes arrêtés : cet étudiant raconte son incroyable garde à vue
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:54ComplaisanteRéponse directe
Merci déjà d'être là aujourd'hui.
- 1:08OuverteRéponse directe
Peux-tu nous raconter où vous étiez jeudi dernier ?
- 2:21OuverteRéponse directe
Peux-tu nous raconter déjà où vous étiez ?
- 3:30FerméeRéponse directe
Imagine d'AB7, c'est ça ?
- 4:57OuverteRéponse directe
Parce que ces députés étaient au courant de ta présence ?
- 7:31OuverteRéponse directe
Comment justifies-tu ce lien entre la réforme des retraites et le mouvement étudiant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03Invité politiqueFait
« on nous interpelle à midi et demi, sans aucun motif d'ailleurs, en nous accusant de participer à un groupement en vue de commettre des violences sur les biens et les personnes. »
- 0:07Invité politiqueFait
« Une fois arrivée au commissariat, je contacte personnellement mon avocate, Anina Tutiu, à 16h. »
- 0:15Invité politiqueFait
« elle se dit disponible, elle dit qu'elle veut venir et on lui interdit de venir et on lui dit qu'elle ne pourra venir seulement le lendemain matin qu'à 9h. »
- 0:23Invité politiqueFait
« les députés sont arrivés dans la nuit pour visiter le commissariat. »
- 0:33Invité politiqueFait
« il y a 6 policiers qui sont venus me menotter avec l'étudiant-major qui était avec moi en cellule, nous emmener au troisième étage, nous enfermer dans un bureau, pendant que les députés exerçaient leur droit de visite des lieux sur lesquels il y a des restrictions de liberté. »
- 3:40Invité politiqueFait
« on nous interpelle à midi et demi, sans aucun motif d'ailleurs, en nous accusant de participer à un groupement en vue de commettre des violences sur les biens et les personnes. »
- 4:02Invité politiqueFait
« on nous considère comme garder à vue à partir de midi et demi, mais on nous notifie la garde à vue seulement à 16h. »
- 4:12Invité politiqueFait
« je contacte personnellement mon avocate, Anina Tutiou, à 16h. Et donc, elle se dit disponible, elle dit qu'elle veut venir et on lui interdit de venir et on lui dit qu'elle ne pourra venir seulement le lendemain matin qu'à 9h. »
- 7:13Invité politiquePromesse
« il s'agirait de mettre fin à la sélection à l'université, d'offrir le repas aux étudiants, et non pas de le plafonner à 1 euro, mais de permettre à tous les étudiants de manger à leur faim gratuitement. »
- 7:23Invité politiquePromesse
« construire des places d'hébergement crousse et de mettre fin à l'incalubrité de ces logements. »
- 10:57Invité politiqueFait
« Hervé Marseille que l'Assemblée nationale, c'est un camp de gitans. »
Temps de parole
- Invité politique89 %
- Présentateur11 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est le fait qu'on nous interpelle à midi et demi, sans aucun motif d'ailleurs, en nous accusant de participer à un groupement en vue de commettre des violences sur les biens et les personnes. Une fois arrivée au commissariat, je contacte personnellement mon avocate, Anina Tutiu, à 16h. Et donc, elle se dit disponible, elle dit qu'elle veut venir. Et on lui interdit de venir et on lui dit qu'elle ne pourra venir seulement le lendemain matin qu'à 9h. Et donc, les députés sont arrivés dans la nuit pour visiter le commissariat. Et pendant ce temps-là, il y a 6 policiers qui sont venus me menotter avec l'étudiant-major qui était avec moi en cellule.
nous emmener au troisième étage, nous enfermer dans un bureau, pendant que les députés exerçaient leur droit de visite des lieux sur lesquels il y a des restrictions de liberté. Bonjour Richie. Bonjour Jemil. Comment vas-tu ? Écoute, ma foi, je vais très bien. Je suis même assez déterminé à continuer à prendre part au combat qui est le mien maintenant depuis l'âge de 14 ans et qui s'accentue en cette période de mouvement social.
Bien, alors merci déjà d'être là aujourd'hui. Alors, nous deux, on s'est croisés il n'y a pas très longtemps, le 31 janvier dernier, dans les rues de Paris, lors d'une grande manifestation contre la réforme, contre la contre-réforme, comme disent les manifestants et les personnes contre le syndrome de la retraite. Alors, il semble que tu es, et tu viens de le dire, habitué des manifestants depuis 4 ans déjà, vu que tu as 18 ans, avec un certain gilet fluo.
Totalement, c'est ça. Moi, si tu veux, je viens d'un milieu où on ne fait pas du tout de politique. Je viens de la communauté de ciganes, je viens d'un milieu assez populaire, où on est privé de ce droit de prendre part au débat politique et où, finalement, on en est de facto exclu. Et alors que je n'avais pas de conscience politique, alors que je n'avais jamais lu plus d'un livre, je vois des gens sur les rangs-points qui se mettent à revendiquer, des gens d'horizons extrêmement divers et éparses. Et je me mets, moi, à 14 ans, collégien, en échec scolaire, à aller discuter avec des papilles, des mamies, des gens d'horizons extrêmement, encore une fois, variés.
Et donc, ça m'a permis d'acquérir une grande culture politique.
C'est là que tu politises.
D'une part, mais ça m'a aussi permis de prendre conscience, finalement, de prendre de la hauteur et prendre conscience que je viens d'un peuple qui a de grands stigmates, je viens d'un milieu qui est discriminé, je viens d'un milieu populaire qui souffre de la détresse sociale. Et donc, cette prise de conscience, elle a fait de moi un vrai militant, ou du moins quelqu'un qui a la conscience politique que si on ne fait rien pour défendre notre avenir et nos droits, personne ne le fera à notre place.
C'est très, très clair, au moins. Alors, jeudi dernier, manifestation une fois de plus. C'est assez courant, c'est derrière semaine contre la réforme. Oui, il le faudra. Évidemment. Mais ça ne s'est pas terminé comme prévu. Peux-tu nous raconter déjà où vous étiez ?
Totalement. Alors, jeudi dernier, à l'appel de la coordination antifasciste interuniversitaire, on s'est rassemblés avec des camarades de différents mouvements étudiants ou non sur la place de la Sorbonne à partir de 11h. Et on a décidé de revendiquer, finalement, nos revendications propres en tant qu'étudiants à travers ce mouvement social. Parce qu'il faut savoir qu'aujourd'hui, les urgences, elles sont multiples et elles sont loin de se limiter à la question de la réforme des retraites.
Et donc, avec ces mots d'ordre extrêmement différents, c'est-à-dire la contestation de la misère qui prolifère, des idées réactionnaires, comme vous l'avez évoqué d'ailleurs tout à l'heure, qui prolifèrent également, eh bien, on s'est mobilisés et on a décidé de manifester. Non pas sur un trajet qui a été discuté en amont avec les sous-fifres de la préfecture, mais dans une volonté de dépasser aujourd'hui l'agenda et les habitudes politiques classiques.
Manif sauvage, donc. Oui, disons-le.
Et donc, on a fait ce manif en direction de Tolbiac, en soutien aux camarades qui sont mobilisés sur le campus de Tolbiac. Et donc, une fois arrivés là-bas, il y a une horde de, je ne sais pas si on peut les qualifier de policiers, mais du moins de miliciens extrêmement violents au service du capital et de l'argent qui sont venus nous entourer et qui nous ont interpellés sans faire de distinction. Au passage, il y a même des journalistes indépendants qui ont été interpellés, des lycéens, énormément de mineurs.
Imagine d'AB7, je crois, c'est ça ?
Tout à fait, à Pauline et Luc également de QG et donc des mineurs également lycéens et quelques étudiants dont je faisais partie. Et donc, on nous interpelle. Alors, le premier scandale, parce qu'il y en a une série suite à cette interpellation, c'est le fait qu'on nous interpelle à midi et demi, sans aucun motif d'ailleurs, en nous accusant de participer à un groupement en vue de commettre des violences sur les biens et les personnes, personnification d'ailleurs des biens.
Ça, c'est classique, en l'égard de l'élection.
Oui, assez arbitraire et infondé. Donc, le premier hic, c'est qu'on nous considère comme garder à vue à partir de midi et demi, mais on nous notifie la garde à vue seulement à 16h. Donc, déjà, c'est assez problématique. Une fois arrivé au commissariat, je contacte personnellement mon avocate, Anina Tutiou, à 16h. Et donc, elle se dit disponible, elle dit qu'elle veut venir et on lui interdit de venir et on lui dit qu'elle ne pourra venir seulement le lendemain matin qu'à 9h. Donc, je suis resté en garde à vue de midi et demi jusqu'à 9h sans assistance juridique.
Et le plus scandaleux avec cette garde à vue, et après, on parlera du problème général, c'est le fait que j'ai contacté des camarades députés avant d'être placés en garde à vue dans le camion qui nous transférait au commissariat avec les camarades lycéens et étudiants. Et donc, les députés sont arrivés dans la nuit pour visiter le commissariat. Et pendant ce temps-là, il y a six policiers qui sont venus me menotter avec l'étudiant majeur qui était avec moi en cellule, nous emmenés au troisième étage, nous enfermés dans un bureau pendant que les députés exerçaient leur droit de visite des lieux sur lesquels il y a des restrictions de liberté pour ne pas qu'on puisse échanger avec eux.
Parce que ces députés étaient au courant de ta présence, de vos présences. Totalement, oui.
Et donc, si tu veux, moi, je les ai prévenus. Et donc, c'est assez révélateur. Moi, au-delà de mon cas personnel et de l'histoire de cette interpellation, je veux revenir sur quelque chose qui est assez problématique. C'est la répression du mouvement étudiant et du mouvement contestataire de la jeunesse qui signifie et qui met en exergue la terreur qui règne au gouvernement vis-à-vis d'une possible mobilisation de la jeunesse. Et ce qui s'est passé jeudi, c'est révélateur de la volonté du gouvernement avant donc d'étouffer la mobilisation de la jeunesse. C'est le cas d'ailleurs depuis le début du mouvement social avec des flics qui se permettent d'entrer dans les universités à Strasbourg.
Ça a été le cas pour déloger les étudiants qui sont en Assemblée Générale. Avec des flics, pareil, qui viennent placer en garde à vue des étudiants sur le campus Condorcet de l'HESS et qui les torturent et qui les malmènent en garde à vue. Avec des étudiants du lycée Racine, il me semble, qui passent 36 heures en garde à vue alors qu'ils sont mineurs, des lycéens, pardon. Si tu veux, tout ça, c'est assez scandaleux. Et rien que cela, ces atteintes aux libertés et à la mobilisation, aux droits de mobilisation étudiant, ça devrait être qu'une raison majeure de nous mobiliser.
Mais derrière ces questions-là, il y a des questions bien plus larges et des raisons qui devraient nous pousser à la mobilisation. Et je veux être très concret. Le fait est que, par exemple, aux yeux du gouvernement actuel, aux yeux de ceux qui sont au service de l'argent, la vie des étudiants n'a pas de valeur. Pourquoi ? Parce que selon eux, nous n'apportons pas une plus-value suffisante à l'économie. C'est-à-dire que lorsque même il s'agit de donner des miettes aux étudiants, c'est-à-dire un repas à un euro pour tous les étudiants, et bien même dans ce cas de figure où il s'agit de donner des miettes, le gouvernement dédaigne de le faire. Et donc, ils nous méprisent.
Nos vies n'ont pas de valeur à leurs yeux, comme toutes les vies de ceux qui ne produisent pas assez, qui ne consomment pas suffisamment.
Et donc, l'appel que je formule, c'est que face à cette répression, il est de notre devoir de nous mobiliser, d'amplifier la mobilisation pour demander la dignité, parce qu'il n'est pas normal qu'en tant qu'étudiant dans un pays aussi riche que le nôtre, où les profits des milliardaires explosent, c'est du jamais vu, et bien il n'est pas normal que dans ce pays-là, pour terminer, et bien on soit obligé de faire des queues devant des fils alimentaires pendant plusieurs heures pour se nourrir décemment, que l'on soit obligé d'avoir recours à de multiples aides et de travailler en parallèle de nos études, d'accumuler des jobs précaires, parce que la plupart des étudiants aujourd'hui accumulent des jobs précaires en parallèle de leurs études.
Et cela, c'est à proprement inadmissible. Donc nous avons des revendications claires qui dépassent, d'une part, la question de la réforme des retraites, parce que par exemple, il s'agirait de mettre fin à la sélection à l'université, d'offrir le repas aux étudiants, et non pas de le plafonner à 1 euro, mais de permettre à tous les étudiants de manger à leur faim gratuitement. C'est un devoir. Et également de construire des places d'hébergement crousse et de mettre fin à l'incalubrité de ces logements. Donc vous voyez, les revendications sont très claires et très précises.
Et des passes s'inscrivent, parce que le lien qu'on peut faire, il y a beaucoup de personnes, la question revient, vous avez 18 ans, même moins parfois, la retraite, c'est super loin, parce que ça vient s'intégrer dans ce mouvement social anti-réforme des retraites. Comment on justifie ça ?
Parce que c'est un choix de société, en fait. C'est soit on veut vivre dans la société de la concurrence, du libre-échange absolu, où les individus sont en concurrence déloyale, permanente, où c'est le chacun pour soi, où il n'y a aucune solidarité, où la sécurité sociale est malmenée, où nos droits, qui ont été conquis au prix du sang par nos ancêtres, sont détruits, sont piétinés. Moi, ce que j'aimerais dire, c'est qu'aujourd'hui, on taxe beaucoup ceux qui sont dans la rue de casseurs. Mais les vrais casseurs, ce sont ceux qui sont au gouvernement, qui condamnent les gens à se casser le dos deux ans de plus au travail. Et la jeunesse, elle ne veut pas de ce monde-là.
Elle ne veut pas de ce monde où on est obligé, où la sécurité sociale, on y met fin, où on est obligé de travailler jusqu'à 64, 65, 66, 67 ans, et où, en finie, la retraite disparaît et elle est laissée aux mains des fonds de pension. On ne veut pas de ce monde-là. On ne veut pas du monde où nous, les jeunes, on est dans la galère, où les vieux sont dans la misère absolue, où on voit nos parents qui n'arrivent même pas à faire leur course pour apporter la satiété à leur famille, où on voit nos anciens, et moi, j'ai perdu ma grand-mère et je vous en parle avec beaucoup d'émotion, qui vivent avec des pensions misérables. Et on ne peut pas tolérer ça.
Et puis, il y a la question écologique aussi. Comment se fait-il qu'on détruit le monde et notre avenir ? Aujourd'hui, et on l'évoque, les rapports ne cessent de tomber les uns après les autres. Dans quelques années, on sera obligé de payer pour respirer de l'air sain. Et donc, finalement, le message que moi j'envoie et qu'on est nombreux à envoyer chez les jeunes, c'est qu'on nous détruit notre avenir. On nous supprime toutes les chances de jouir d'un avenir digne. Et donc, mobilisons-nous, c'est le seul moyen de nous faire entendre et de pouvoir tendre vers un avenir joyeux, vers un monde meilleur.
Parce qu'au-delà de la contestation de ce monde pourri, on peut, si on se mobilise, espérer tendre vers un monde meilleur.
Alors, dernière question, tu dis, si on se mobilise, les flics, pour te citer, écrase la possible mobilisation des jeunes, je pensais que les jeunes étaient mobilisés, on pouvait le voir. Pour toi, ce n'est pas encore suffisant, les jeunes sont possiblement mobilisables, ce n'est pas encore le cas, qu'est-ce qui bloque ?
Disons qu'en fait, ça fait des décennies qu'on abrutit les gens, la population en général, y compris les jeunes, et qu'on essaie de nous étouffer, si tu veux, de faire en sorte que l'idée d'une mobilisation nous échappe. C'est-à-dire que la culture politique, par exemple, dans les médias men's swim, elle est totalement absente. Les luttes passées sont totalement ignorées. Moi, je fais étudiant en histoire et c'est vrai que dans les médias traditionnels, les réseaux sociaux, on n'entend pas tellement parler de l'héritage politique qui est le nôtre, des combats qui ont été menés dans le passé pour qu'aujourd'hui, on puisse bénéficier de la sécurité sociale.
Vous faites ce travail-là aux médias, c'est primordial. Et donc, il y a cette bataille culturelle à mener qui permettra la mobilisation de la jeunesse. Mais néanmoins, je suis très confiant. Pourquoi ? Parce que quand on a les abrutis d'éditorialistes de CNews qui nous disent « Ouais, mais comment se fait-il que ces jeunes sont pessimistes et ne se mobilisent pas ou se mobilisent du moins et se soucient de la retraite alors qu'ils ont à peine entre 16 et 18 ans ? » Mais je leur dis que s'ils étaient abrutis à notre âge, on ne l'est pas. Et gare à vous, gare à eux, parce que la jeunesse aujourd'hui, elle prend conscience du fait que pour obtenir nos droits, il faut mener la bataille.
Il faut lutter. Et cette bataille, ces combats politiques, on est prêts à les mener. Et on va les mener. Et on va cesser d'être à genoux. On va se mettre debout pour espérer tendre vers un monde meilleur et pour mettre fin aux injustices qui prolifèrent. Pour mettre fin, et j'aimerais toucher un mot là-dessus aussi, aux discours réactionnaires qui gongrènent notre société. Par exemple, je déborde un peu, mais tu vois, et je profite du temps qu'il m'a accordé parce qu'on n'en parle pas dans les grands médias traditionnels. Moi, je suis tsigane, je fais partie de ce qu'on appelle la communauté des gens du voyage.
Et quand dans l'espace médiatique, il y a des gens qui disent Hervé Marseille que l'Assemblée nationale, c'est un camp de gitans, mais c'est extrêmement grave. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on vit dans un pays où le fascisme se normalise. On vit dans un pays où la misère prolifère. Donc, les raisons de se mobiliser, elles sont multiples. Donc, faisons-le et construisons cette mobilisation. Rendez-vous à partir du 7 mars, du 8 mars, du 9 mars et des journées qui suivront pour mener ce combat, pour gagner la bataille sur les retraites, mais pour aller plus loin, pour mener ce combat et pour tendre vers un avenir plus juste. Merci beaucoup. On ne lâche rien.
Merci, le message est passé.