Guerre au Moyen-Orient: la situation humanitaire inquiète à Beyrouth
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bombardement, immeuble détruit, population déplacée. La situation humanitaire inquiète à Beou. Depuis plusieurs semaines, Israël frappe massivement le Liban, en particulier le sud du pays, ainsi que la banlieue sud de Beouh, bastion du Esbola pour anéantir ses dépôts d'armes et ses centres de commandement.
Mais les bombardements ciblent aussi des zones urbaines et la population civile est de plus en plus touchée. Les frappes ont déjà tué plus de 1000 personnes dont 121 enfants et fait plus de 3000 blessés. Par ailleurs, [musique] l'escalade des hostilités et les ordres d'évacuation ont déplacé plus d'un million de personnes à travers le Liban, soit un Libanais sur 5 selon l'ONU.
Beaucoup ont fuit vers le nord de Beout mettant à rue d'épreuve les services et capacités d'hébergement déjà saturment de plus en plus des conditions de déplacé Bon, une grande partie sont dans les shelters, mais le reste vivent ben soit dans leur voiture euh soit vivent dans des immeubles qui sont pas finis, pas construit. Et à cela, il faut euh les problèmes d'accès à l'eau, les problèmes de grav, les problèmes de destruction des infrastructures tant au niveau de l'électricité que de l'eau qui vont favoriser la propagation de maladies liées à l'eau. Parmi ces déplacés, environ 370000 enfants dont la situation est particulièrement préoccupante pour l'UNICEF.
Ils sont vraiment euh perdus hein, ils sont vraiment désorientés. Mais ce qu'il faut comprendre c'est que c'est ça s'est passé déjà il y a 18 mois. C'est un niveau de stress et d'anxiété très fort.
Il y avait des enfants qui avaient été traumatisés clairement hein il y a 18 mois. Aujourd'hui, ils s'en sont pas remis. Ça se reproduit.
Israël veut désormais créer une zone tampon au sud du Liban, au nord de la frontière israélienne jusqu'au fleuve l'Ithanie. Concrètement, cela impliquerait des évacuations et déplacements massifs de populations plus au nord et notamment vers Beyrout, des destructions d'infrastructures importantes et une présence militaire israélienne. Et si les craintes grandissent, c'est parce que cette situation ressemble déjà beaucoup à ce qu'il s'est passé à Gaza.
Donc il y a comme une sorte de rouleau compresseur en fait qui a commencé à être mis en place par les Israéliens. Et c'est aussi pour empêcher les habitants de ce sud du Litanie de pouvoir revenir vivre. On a vu qu'ils ont détruit la plupart des ponts qui relient le sud du litanie avec le nord du du litanie, donc avec le reste du pays.
Tous ces éléments font en sorte que oui, il y a des points de similitude avec la méthode israélienne à Gaza. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Goutérrez, a d'ailleurs alerté pour que le modèle de Gaza ne se reproduise pas, alors même qu'un ministre israélien d'extrême droite avait menacé début mars le sud de la capitale de subir la même dévastation qu'Israël a infligé à Gaza. L'ONU redoute également une guerre régionale devenue désormais hors de contrôle alors que le Liban subit déjà une crise économique depuis plusieurs années.