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Podcast / conversationComptoir IA· 15 juin 2026 48 minComplaisantFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiÉducation & recherche

La Ch'ti Valley de l'IA ! 🏭🇫🇷 Xavier Bertrand, candidat à l'élection Présidentielle 2027

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Quel outil utilisez-vous au quotidien et quel était votre dernier prompt ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué la Silicon Valley, mais cette semaine, Anthropic a suspendu son modèle Fable 5. Comment réagissez-vous ?

  • 13:13OuverteRéponse directe

    Raphaël Glucksmann a déclaré que l'IA et les réseaux sociaux étaient des ennemis. Qu'en pensez-vous ?

  • 14:37OuverteRéponse directe

    Vous parlez de data centers avec un investissement de 45 milliards d'euros. Pouvez-vous détailler ?

  • 20:21OuverteRéponse directe

    SoftBank, lié à Sam Altman, pourrait faire tourner des modèles OpenAI sur vos data centers. Comment l'avez-vous négocié ?

  • 22:32OuverteRéponse directe

    Comment éviter que l'IA accentue les inégalités sociales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58Xavier BertrandFait
    « plutôt Claude. J'ai j'ai essayé différents différents modèles mais je suis venu sur Claude principalement. »
  • 1:40Xavier BertrandFait
    « Mon dernier prom c'était hier. OK. Euh c'était hier en préparant l'émission que je faisais hier soir sur euh euh sur BFM et je voulais euh regarder faire un un comparatif des systèmes de retraite. »
  • 2:25Xavier BertrandFait
    « on a souffert pendant des décennies. On a basculé dans la modernité, les batteries électriques pour l'automobile et l'intelligence artificielle. »
  • 3:52Xavier BertrandFait
    « Les progrès était vraiment dingue. Assez dingue. Ça veut dire que assez dingue. Un modèle qui pouvait travailler en autonomie pendant plusieurs heures. »
  • 5:21Xavier BertrandFait
    « il joue à un jeu dangereux Trump. il joue un jeu dangereux parce que il fait ça. »
  • 14:37Xavier BertrandChiffre
    « on parle d'un investissement de la part de de SFB de 45 milliards d'euros. »
  • 15:22Xavier BertrandChiffre
    « on a une capacité de raccordement dans la région de 6,5 Go. »
  • 18:13Xavier BertrandFait
    « 1, l'énergie fatale, elle est reversée dans les réseaux de chaleur. De les entreprises de la région bénéficieront d'un accès privilégié, OK, à la puissance de calcul. »
  • 25:25Xavier BertrandPromesse
    « la région va financer, va prendre en charge, va payer les droits d'inscription pour ces professeurs. »
  • 27:35Xavier BertrandPromesse
    « Pour la région, on va au titre de la formation professionnelle qui est la compétence de la région, former 20000 personnes au métier de l'IA. »
  • 28:18Xavier BertrandPromesse
    « 25000 demandeurs d'emploi qui vont pouvoir bénéficier de l'IA pour leur recherche d'emploi. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Non speech

[musique]

0:14
Locuteur

Bonjour Xavier Bertrand. Bonjour. Bienvenue sur le podcast Conttoia. Merci de votre invitation. Ravi de que vous soyez là. On est le 15 juin 2026. Xavier Bertrand, vous avez été ministre du travail. Min vous avez de la mémoire vous. Je me suis C'est vrai, [rires] j'ai révisé mais ministre du travail, ça nous intéresse. Vous êtes aussi président du conseil régional des Haut-Fance et vous avez accueilli le sommet européen de l'IA. Donc super initiative 1 an et demi après le sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle qui est en février 2025. Merci d'être ici Xavier. Première question, quel outil di utilisez-vous au quotidien et votre dernier prompte c'était quoi ? plutôt Claude.

J'ai j'ai essayé différents différents modèles mais je suis venu sur Claude principalement. Mon dernier prom c'était hier. OK. Euh c'était hier en préparant l'émission que je faisais hier soir sur euh euh sur BFM et je voulais euh regarder faire un un comparatif des systèmes de retraite. La question devait pas forcément m'être posée, elle m'a pas été posée, mais j'avais besoin de vérifier des choses et on s'aperçoit quand même qu'en terme de rapidité, c'est quand même absolument dingue. Je peux revenir sur le sommet bien sûr. J'étais allé au sommet mondial sur l'IA. J'avais trouvé ça passionnant. Je trouvais qu'en plus la France rentre vraiment de plein pied dans ce sujet.

Et ce qu'a fait Macron, vous savez, je suis pas un soutien du président de la République, mais franchement ça avait de l'allure et du sens qu' tout le monde et que Paris devienne cette capitale de Lia au Grand Palais. Exactement. Au Grand Palais et puis aussi à l'école 42 également, il y avait aussi une partie. Donc j'ai fait les deux jours euh et je me suis dit qu'il y avait une réelle opportunité pour une région comme la mienne de prendre un temps d'avance. C'est qu'on a souffert pendant des décennies. On a basculé dans la modernité, les batteries électriques pour l'automobile et l'intelligence artificielle.

Et je voulais organiser un autre sommet de façon à pouvoir vraiment avancer et dire on parle beaucoup des data centers, OK, mais c'est de l'infrastructure. C'est un peu la phase visible de l'iceberg mais c'est de l'infrastructure. Maintenant, je voudrais aller faire vers les usages. D'où l'idée que c'était le thème était au départ lia avec nous, elle est là. Et maintenant mon objectif c'est l'IA pour tous. Voilà pourquoi on a fait ce sommet international. 2500 participants, près de 50000 personnes qui nous ont suivi sur les réseaux à à vendredi soir.

Et puis on a eu également en clôture président Macron est le premier ministre canadien Macarnet qui a une stratégie sur l'IA qui est absolument géniale qui sont intervenus en clôture. Donc maintenant on a du boulot parce queil faut donner suite à sommet. Évidemment. Évidemment. Euh non mais bravo pour cette initiative, pour ce sommet. Euh j'ai même vu donc dans la presse qu'on parlait de de Stilicon Vallé. Euh alors je dis ça avec humour sur de Silicone Vallé ou de Stetilicone Stilicone Vallé. [rires][souffle coupé] Surtout que moi donc ma famille vient des du nord de la France aussi donc mais Stilicone Valallé je trouvais ça super bien sûr vous êtes vous êtes le bienvenu Xavier.

Alors ce weekend, je sais pas si vous avez suivi, mais donc vendredi, il y a eu une annonce justement de la part d'Ann Tropiic, l'éditeur de Claude que que vous utilisez qui nous a dit qu'il suspendaiit leur dernier modèle, leur modèle le plus puissant, Fable 5 ou Mythos 5 F et Mythos 5 aussi euh parce que à la demande de la Maison Blanche euh donc moi je l'utilisais à fond depuis 2 3 jours, j'ai été vraiment surpris. Les progrès était vraiment dingue. Assez dingue. Ça veut dire que assez dingue. Un modèle qui pouvait travailler en autonomie pendant plusieurs heures. Ce que j'arrivais pas à voir avant. J'ai créé plein d'applications, un petit monde virtuel.

Euh donc là, il y avait vraiment un cran euh de progrès FA 5, vous étiez sur sur Opus 4.8 euh le meilleur modèle, donc c'est les meilleurs modèles du monde. Donc là la Entropique qui nous dit que ce modèle est suspendu euh et dans la première déclaration, ils nous disent pour tout citoyen non américain à la demande de la Maison Blanche. Et là, très sincèrement, j'ai j'ai ça m'a un petit peu effrayé et je me suis dit waouh, Lien en fait maintenant ça devient une question de passeport et plus une question de carte bleue et on risque de tout simplement de plus pouvoir avoir accès à ce meilleur modèle du monde américain.

ce weekend, on sait toujours pas exactement ce qui s'est passé, mais en tout cas, je trouve ça assez fou que et je me suis dit en fait finalement en tropique, c'est et le modèle le modèle faible 5, ça me donne l'impression qu'il appartient en fait aux États-Unis et pas à une société privée. Ouais, femme plusieurs choses. Déjà, il joue à un jeu dangereux Trump. il joue un jeu dangereux parce que il fait ça. Je sais qu'il y a en plus certaines idées à à Washington en Californie et tiens d'ailleurs si on si on fermait l'open source là il est en train d'ouvrir une voie royale notamment aux Chinois qui sont à fond les ballons sur l'open source.

Donc ça les meilleurs modèles du monde bah c'est Mistral le français et les Chinois. Vous avez raison qu'il continue comme ça Trump je pense qu' il est en train de provoquer quelque chose le meilleur coup de pub pour l'open source. Ça c'est la ça c'est la première la première des choses. Deuxièmement, bon, on pourrait lui dire merci parce que si maintenant les Européens ne comprennent pas qu'il faut changer vraiment de stratégie, passer la surmultiplier sur cette question, on comprendra jamais. D'ailleurs, d'une certaine façon, au moment où il va arriver en France, faudrait quand même dire que Trump, c'est celui qui nous a ouvert les yeux.

C'est vrai en matière de défense, c'est vrai en matière d' Bah, c'est la même chose au fait, c'est une question de souveraineté, c'est une question d'indépendance. Donc là, si si on ne voit pas qu'il y a une opportunité vraiment comme jamais de dire "OK, on a aujourd'hui une politique hyper volontariste en la matière, c'est-à-dire aller chercher des capitaux, booster l'innovation et et ne pas avoir l'obsession de la régulation pour commencer.

Ah, je pense que c'est le moment où jamais et je vais être très franc avec vous." La vice-présidente de la de la Commission européne, madame Kerkunen, je l'ai rencontré voilà déjà des mois et des mois et elle est intervenue en visio au sommet international sur l'Il pouvait pas être là, elle était au Brésil et je vois que le discours a évolué. Il est aujourd'hui beaucoup plus allant. On parle vraiment des questions d'indépendance stratégique, la façon aussi de créer des champions et honnêtement ça va dans le bon sens. Bon, maintenant faut pas qu'on perde de temps. Et la décision de Trump de la Maison Blanche à Vidanthropique, ça doit pour nous être non pas un réveil mais un booster.

Et puis ça montre aussi une chose hein, c'est que lui s'y est pas trompé. À nous de ne pas nous tromper. C'est forcément stratégique aujourd'hui l'intelligence artificielle si on veut pas être en 2e division. Et moi, je suis persuadé là, je reviens à la France. Bon, on voit bien que le le match aujourd'hui se fait Chine, États-Unis, États-Unis, Chine. Moi, je pense que la France peut vraiment prendre sa place dans les toutes premières nations. Et c'est pas l'idée d'être bien placé sur un podium, c'est tout simplement tout le potentiel économique de compétitivité qu'il y a avec l'intelligence artificielle.

On savait qu'on avait qu'on a les talents et là ensuite on va en reparler je pense dans un instant. On crée aussi l'infrastructure. En tout cas assez effrayante cette nouvelle. C'est l'histoire est encore en train de se dérouler de un petit peu hein. On apprend que Dario Amodei le le fondateur le un des condateurs d'anthropique était à une retraite de bien-être. Donc il était injoignable mais on se dit injoignable par la Maison Blanche mais on se dit c'est assez fou que le modèle le plus puissant du monde d'intelligence artificiel sur un sujet comme ça on ait des décisions qui soient prises un peu du à la minute euh de manière un peu expéditive.

Ça ça rappelle un petit peu aussi l'affaire Samaltman quand il avait et c'est ça fait du Trump au niveau de l'instabilité de l'insécurité. Surtout qu'en plus Trump faut faire plus attention à ce qu'il fait qu'à ce qu'il dit. Et là en l'occurrence encore une fois, il faut savoir qu' faut pas dépendre des gens. L'indépendance c'est ne pas dépendre des gens et encore moins justement de Trump. Et vous savez c'est Trump mais le virage américain, il a commencé aussi avant Trump. On est des amis du peuple américain, mais les dirigeants nous considèrent pas comme une priorité. Donc à nous nous organiser. C'est très clair.

Xavier, en préparant le podcast, je j'ai fait un constat et j'ai eu un petit peu un flash. Je me disais waouh, c'est fou en fait, chat GPT n'existait pas lors de la dernière présidentielle présidentielle avril 2022 et Chat GPT est sorti donc dans sa première version le 30 novembre 2022. Et en fait, moi si on me demande qu'est-ce qui a le plus changé le monde ces cinq dernières années, pour moi c'est l'arrivée de l'intelligence artificielle, l'émergence plus que l'arrivée, l'émergence et sa démocratisation. Ouais. Donc je pense que c'est quelque chose de de complètement fou. Et là on se prépare petit à petit pour les nouvelles présidentielles de 2027.

Je pense que cette fois-ci ça va être un sujet très important sur la campagne. Je pense qu'il y a plus important que la campagne. Je pense que le prochain président devra faire en sorte que notre pays prenne cette vague de l'intelligence artificielle, non pas en pleine face, mais voit comment il conduit l'évolution du pays. Je pense que ce sera vraiment l'un de ces chantiers prioritaires.

Comment par rapport à à tous les usages, par rapport au potentiel, par rapport au défis, comment on prend ça à bras lecor et il devra le faire dans les 5 ans qui viennent, mais il devra aussi préparer le pays et les Français à une autre vague, le mariage numérique, intelligence artificielle, quantique et robotique. Ça c'est un virage notamment avec la robotique, la robot numérique qu'on aura peut-être pas de plein fouet dans les 2 3 ans qui viennent mais dans la décennie qui vient ça ce sera un enjeu clé et son rôle ça va être encore une fois d'anticiper les choses. Je pense que le le job du politique c'est d'anticiper et pas de subir. Et là, je pense que ce sera son vrai rôle.

La campagne là, vous avez raison, c'est Jean-Daniel Lévi avait publié une enquête quelques temps qui montrait que 16 % des des Français avaient vécu la campagne des municipales en utilisant pas mal l'IA. On a fait un sondage avec Bernard Sananes qui montre que la prochaine présidentielle, je crois que c'est 42 % des Français qui ont l'intention alors est-ce que c'est pour regarder les programmes ? puisque c'est pour les conseillers dans un choix qui auront recours à l'IA pour la prochaine préventionelle et bien évidemment chez les jeunes c'est beaucoup plus beaucoup plus important que ça. Je crois qu'on est au-delà de au-delà de 60 %. Bien évidemment elle est dans nos vies.

Je vois pas pourquoi elle serait pas dans la vie politique, c'est une évidence. Mais au-delà de la campagne, le plus important c'est 27 32. Est-ce que celui qui sera à l'Élysée comprend que son une de ses vraiment premières préoccupations, première priorité, premier défi, ça va être justement d'accompagner parce que les changements vont être massifs dans l'économie bien sûr et aussi dans les services publics. C'est pour ça que dans la région c'est l'IA pour tous qui est pas de décrochage, qui est pas décroché et que clairement on puisse en faire profiter tout le monde. D'ailleurs, j'ai oublié de le dire tout à l'heure, mais quand on fait le sommet, on a 343 événements populaires.

C'est une sorte de festival de LIA pendant 8 jours pour commencer justement à aller vers tout le monde. euh sur euh sur les les élections euh sur sur les présidentiels. Euh donc il y a il y a aussi donc il y a eu une prise de parole de Raphaël Gluxman euh qui euh nous a ressorti ce weekend qui qui nous a ressorti un petit euh une petite diatribe qui faisait penser un peu à celle de François Hollande en 2012 par rapport à François Hollande qui disait "Notre ennemi c'est la finance." somme. Donc Luxman a dit notre ennemi a un visage, il a un nom, il s'appelle Elon Musk, Samaltman, Xang Jimming.

Euh donc en nous disant un petit peu en fait que l'ennemi pour lui c'était il parlait alors on sait pas trop s'il parlait d'intelligence artificielle ou de réseaux sociaux. Je pense que c'est très important de faire la distinction. Autant les élections présidentielles précédentes, on peut dire d'une certaine manière que c'était celle des réseaux sociaux. Cette fois-ci, on parle de celle de l'intelligence artificielle. C'est quand même deux sujets qui sont digitaux d'une certaine manière mais qui n'ont rien à voir. Qu'en pensez-vous ? J'ai été surpris, j'ai pas aimé.

H J'ai pas aimé parce que dans ceux qui étaient dans sa salle, à mon avis euh il y avait une très très large majorité qui dans leur poche recevaient des messages sur Twitter ou utilise chat pas se raconter d'histoire. Donc donc j'ai pas compris. Et puis en plus le fait de marier les deux, vous l'avez dit là réseaux sociaux Yas c'est du grand n'importe quoi. Quand même pas la même chose comparer Altman à Musk c'est à mon avis alors je comprends c'est un effet de tribune et tout ça et puis il y a autre chose quand il dit c'est nos ennemis on va faire quoi ? Allez ça y est là on commence à faire une ligne magino. Là on avait vu l'efficacité en 40. C'est ça qu'on va faire.

Puis j'ai aussi tendance à le dire. Bon, aujourd'hui, on est en 2026 hein, on n'est pas au Moyen-Âge et il s'agit pas d'aller tous dire "Oh là là, il y a LIA qui arrive là, les envahisseurs arrivent, on se réfugie dans le donjon, on remonte le pont lev, on prépare l'Ubis, c'est du grand n'importe quoi." Et et donc de de dire "On est en guerre contre l'IA, mais c'est pas c'est pas savoir aujourd'hui ce que font les gens dans leur usage déjà quotidien. Les Français l'ont dans la poche. Donc est-ce qu'on leur donne des clés pour continuer d'une certaine façon à nous organiser à organiser l'IA ou est-ce qu'on dit faut le sortir de la poche et faut tout couper ?

Retourner au Moyen-Âge, c'est n'importe quoi. Non, franchement, ça m'a étonné de lui et j'ai pas aimé cette confusion. Euh, merci Xavier. Je pense que c'est très important de en tout cas de ne plus faire cette confusion dans les mois qui viennent euh parce que ça euh c'est dangereux d'associer ça et il y a plein de débats très importants hein sur l'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes ou la dépendance qu'on peut en avoir. Mais l'intelligence artificielle c'est quelque chose de différent.

Euh Xavier, alors là où je suis très content de vous recevoir, B on parlait de ce sommet pour l'action de ce sommet européen sur l'IA, mais c'est aussi évidemment donc les annonces que vous avez faites sur les data centers. Donc on parle d'un investissement de la part de de SFB de 45 milliards d'euros. Ce sont pas les seuls. Très bien. La Nébus, on en a d'autres. On a Brookfield avec data 4 qui pour lesquels on a signé avec la ministre et il y en a d'autres.

Il y en a d'autres parce que on a quatre fast track, c'est-à-dire vous savez raccordable rapidement et dans fast track, j'insiste sur un point fast, c'est pas là par hasard, c'est-à-dire qu'on peut se pluguer très rapidement sur le réseau. On bosse vraiment bien avec l'État et avec RTE et en tout on a une capacité de raccordement dans la région de 6,5 Go. Alors, j'avais moi au début 3,1 GW et là on parle de 6 6 Go. Excellent. Euh génial. On on peut parler des datas. Ouais.

Parce que je suis pas fou et j'entends et je sais qu'il y a beaucoup de gens qui se demande pourquoi autant de data center dans ma région parce que il y a les quatre fast track et j'ai ensuite 10 autres projets de data center pour lesquels c'est signé avec RTE. Donc voilà ce qui nous fait cette puissance raccordable de 6,5 GW. On parle donc de data center qui n'existent pas aujourd'hui. C'est pas des data centers qu'on connaît. Pourquoi ? parce qu'aujourd'hui les data centers sont sur le cloud. Quand j'ai des porteurs de projet, je leur dis attention, moi c'est pas du cloud qui m'intéresse, c'est l'IA, c'est la puissance de calcul de l'IA.

Mais j'entends beaucoup de choses, ça va consommer du terrain. Moi dans la région, j'ai encore du terrain. J'entends Ouais, il y a pas d'emploi dans les data centers. Bah oui, évidemment data center, il y a une personne qui vient le matin appuyer sur le bouton et qui le soir vient éteindre. C'est du grand n'importe quoi. Il y a beaucoup beaucoup d'emplois pour les construire mais ça dure qu'un temps.

Il y a des centaines d'emplois pour le faire tourner mais vous y ajoutez les centaines d'emplois des clients, les utilisateurs de data center qui viennent tous les jours et en plus sur chacun des data centers de cette taille-là, nous allons mettre en place un campus, un campus formation emploi métier de l'IA. Donc c'est pour ça que contrairement à ce que certains pensent, c'est pas une immense boîte à chaussures vide qui va prendre effectivement l'électricité des voisins. Il y a personne qui aura de coupure parce qu'on aurait décidé d'alimenter justement les data centers.

En plus, on est une région, on a la centrale de Graveline et ça faisait des années que je me battais pour qu'on ait aussi les EPR2, les nouvelles centrale qui est pas seulement les Normands mais nous, ce qui nous permet d'avoir cette énergie décarbonée. Et je veux aussi dire à ceux qui disent "Ouais mais les data centers s'il y en a besoin, pourquoi on les met pas loin de chez nous dans d'autres pays européens ou à l'autre bout du monde ? Si on veut des garanties, bah vaut mieux que ce soit chez nous parce que sur tous ces data centers, comme je sais que les porteurs de projet cherche vraiment des terrains et des endroits où s'installer, on a posé des conditions.

1, l'énergie fatale, elle est reversée dans les réseaux de chaleur. De les entreprises de la région bénéficieront d'un accès privilégié, OK, à la puissance de calcul. et accès privilégié, ça veut dire des conditions contractuelles intéressantes et la souveraineté des données. Et si c'est à l'autre bout du monde, il y aura aucune garantie sur la souveraineté. Et si c'est en plus dans d'autres pays européens par exemple, on aura pas les recettes fiscales. Ensuite, il y a les emplois. Je vous en ai je vous en ai parlé et je veux aussi qu'il y ait une partie de la puissance de calcul qui soit pour mes universités et mes écoles supérieures. Donc on a posé toutes ces conditions.

Bien évidemment elles ont été acceptées et c'est pour ça que si les data centers c'est de l'infrastructure derrière ça nous permet d'avoir des garanties qu'on aurait pas autrement. Donc voilà pourquoi au-delà des milliers d'emplois qu'il y aura avec tous ces data centers, c'est aussi une façon de faire bénéficier ma région clairement de cette puissance de calcul de l'IA, c'est pas du cloud et puis aussi d'être aux avant-postes de la stratégie nationale et aussi européenne. Génial. Alors moi je je trouve ça fantastique.

surtout que je sais que ça pouvait prendre du temps de débloquer l'accès aux infrastructures ban entre je m'étais rendu au Japon depuis plusieurs plusieurs années mais quand à un moment donné ils disent OK nous on veut venir on a mis un mois et demi à vraiment se mettre d'accord parce que vous parliez tout à l'heure de est-ce que vous avez commencé ces négociations avril avec Sobank ils sont intéressés pour venir en France au début ils sont sur l'un des sites dans la région et puis après il y a un 2è un 3e Et je leur dis aussi s'il y a un troisème, je voudrais qu'on parle aussi robot de façon à pouvoir aussi positionner clairement la région sur ces sujets-là.

Voyez, vous avez dit tout à l'heure, j'ai une expérience de ministre parce que vous avez une bonne mémoire, je suis prê région mais j'ai aussi été entrepreneur pendant plus d'une dizaine d'années et aujourd'hui je sais que le rôle du politique c'est de favoriser les créations d'emploi et de favoriser justement la création de richesse. Et l'idée pour ma région, c'est de prendre un temps d'avance. Nous qui longtemps avons été regardés comme la région qui avait du retard depuis 10 ans, il y a un changement. Je veux justement préparer l'avenir pour la la région et pour les habitants de la région. C'est pour ça. Bravo.

Donc euh cette Stycon Vallé euh moi je jeendre je peux reprendre le je peux reprendre l'expression. Bien sûr, bien c'est pas de moi, mais je l'ai je l'ai j'ai trouvé je si j'ai pas vu ça dans la Voix du Nord, mais c'est pas partout mais je dis avec humour et et en tout cas et je trouve que ça fonctionne, que ça sonne assez bien. Franchement, si avec plaisir Xavier euh par dans cette négociation, on parle quand même de méga montant avec des grands puissants. Moi ce que je voulais savoir aussi c'est d'une certaine manière on se dit que Softbank Smayoshi c'est aussi un peu le l'investisseur principal de Sameltman dans Open AI.

Donc est-ce que lui il a pas un intérêt ben évidemment à faire tourner des modèles open AI sur nos data center ? Et la deuxième question, c'est sur cette intelligence dans la chaîne de valeur, on sait que l'intérêt c'est pas uniquement de fournir des électrons, de l'électricité, c'est peut-être 10 % de de la chaîne de valeur, mais il y a 90 % de la valeur qui va se passer peut-être plus au niveau applicatif. Comment est-ce que vous avez négocié ces deux sujets Xavier ? Là sur d'une part ceux qui s'installent vont euh payer des impôts importants, très importants.

Il y a des communautés de commune qui se retrouve à la tête du d'une mane qu'il n'avait pas imaginé et notamment une communauté de commune sur le Bosquel. Leur réseau d'assainissement est totalement à refaire. Euh, ça devait prendre des décennies, ça valait beaucoup plus vite. Non, mais il y a aussi autre chose. Ce que vous cherchez aussi à voir, c'est comment cette création de valeur, comment est-ce que l'on va éviter les inégalités. Bah déjà, il faut écouter ce que des patrons de la tech aujourd'hui disent et proposent. Alors, je sais qu'il y a il y a Bernis Sanders qui fait du Bernis Sanders qui lui je crois 50 % qu'il veut prendre.

Lia Lia est une ressource publique, elle devrait être partagée par tous et en effet à hauteur de 50 %. Donc, il nous dit les Américains devraient avoir 50 % de la valeur créée par l'IA. OK. Moi, je je suis en train de de regarder ce que propose justement un certain nombre de patrons de la TEC qui disent de toute façon que cette création de valeur, elle va devoir également contribuer en partie soit de la transformation des métiers, soit sur de la formation, soit sur l'appropriation de l'IA par tous et pour tous. Je sais que notamment c'est Malta qui a passé un accord pour avoir des licences gratuites pour tout le monde. Starmer en Grande-Bretagne discutait aussi de ça à un moment donné.

Je suis pas sûr que ce soit ça le vrai sujet. Je pense que le vrai sujet ça va être l'appropriation et la formation. Donc il y a qu'une partie de la valeur qui soit utilisé pour ça. Ça me semble une évidence. D'ailleurs, ils sont les premiers à le proposer parce que là où il faut faire attention, c'est que on est déjà dans une société très fracturée avec des inégalités importantes qu'on fasse attention à ce que l'intelligence artificielle n'accentue pas ses fractures. Je crois que c'est Livier Babo qui qui avait donné cette image, vous savez, du cas.

C'est-à-dire que si on fait pas attention, il y a une partie de la population, ce sera la barre montante du cas et l'autre qui sera très importante qui sera ceux qui ne profiteront pas de l'IA. et et ça va accentuer les divergences. Le rôle du politique, c'est de faire attention à ça et qu'on ait pas un creusement des inégalités. Que ce soit des politiques publiques, oui, que ce soit des financements qui soient assurés par la création de valeur de l'IA, ça me semble du bon sens. Euh bien sûr. Euh mais et vous et vous avez bien raison.

Euh en tout en tout cas donc euh euh c'est c'est certain que ça nous fait nous poser beaucoup de questions sur l'éducation et ça ça c'est un sujet donc fondamental. On retrouve un petit peu euh cet exemple de la lettre K avec ces deux barres. Moi, moi j'ai vu j'ai vu une phrase de Marc Cuban, donc un milliardaire de la la tech américain euh qui nous dit l'A d'une certaine manière ça peut vous permettre chat GPT de ne plus jamais avoir à rien apprendre. Vous pouvez vous reposer sur chat GPT pour tout, pour n'importe quelle communication professionnelle ou dans la vie courante ou de l'autre côté ça peut vous permettre de tout apprendre surtout et d'une certaine manière on a cette session.

Donc il faut choisir un petit peu son camp, savoir comment l'utiliser. Ça peut être un formidable outil d'éducation mais il faut lancer le mouvement un petit peu. Ouais faut rentrer à l'école. Toujours dans le sondage que que l'on a réalisé 7 français sur 10. Ouais, je crois que c'était je vous le dis de de de mémoire mais le sondage est laable il est en ligne, il est en open source. Et donc les Français veulent que Lia arrive à l'école. Pourquoi ? Parce que si ça rentre pas dans le système éducatif, on va passer à côté de quelque chose et je parle pas des pays qui eux l'ont bien évidemment compris et le mettent en place. Alors attention, il y a les élèves et puis il y a les professeurs.

Et là, j'en ai beaucoup parlé en direct avec le le ministre Jeffrec qui est d'accord, il me dit compliqué, enfin c'est c'est un mouvement énorme. Donc on a décidé de de lancer le mouvement chez nous. Euh il y aura la possibilité de passer un diplôme universitaire sur l'intelligence artificielle pour les professeurs qu'ils voudront parce que c'est forcément sur la base du volontariat. Le code de l'éducation ne ne permet que cela aujourd'hui concernant l'intelligence artificielle. Et pour accélérer le mouvement, la région va financer, va prendre en charge, va payer les droits d'inscription pour ces professeurs.

Ça leur permet à eux d'avoir diplôme universitaire, de maximiser justement leurs compétences et la possibilité justement d'intégrer ça à la pédagogie. Ça va pas remplacer les profs bien évidemment, mais ça va permettre d'avoir un autre dialogue entre les jeunes qui l'utilisent en dehors des cours et de pouvoir l'utiliser dans les cours avec des professeurs qui justement voi bien ce que ça donne. Moi je suis pas éducation nationale mais je suis toujours professeur. Je suis depuis 30 35 ans et je trouve que donner des cours à l'heure de l'IA, c'est quelque chose qui est qui est vraiment intéressant. Alors, on peut préparer ses cours avec de l'IA. OK.

On peut euh perfectionner, améliorer les cas pratiques et puis on peut aussi donner des clés aux étudiants, de montrer justement que Lia ne doit pas empêcher de révéler leur personnalité, de montrer leur curiosité et de faire en sorte qu'il y ait toujours des différences entre eux. Et ça, je trouve que c'est un challenge formidable, surtout quand on voit des étudiants qui au début étaient à aller chercher rapidement sur l'IA et qui ensuite questionne véritablement l'IA, bouscule l'intelligence artificielle et montre leur personnalité. Et quand vous voyez justement que ils prennent du plaisir à marquer leur différence, c'est génial. Euh je merci Xavier.

Et oui, donc je vous m vous m'avez dit que vous enseignez en effet que vous donniez des et que vous enseignez notamment sur le rapport au travail parce que je trouve ça passionnant. C'est la raison pour laquelle dans ce rapport au travail, je me suis assez vite passionné sur les transformations qu'il y aurait avec l'intelligence artificielle. Il y a une bonne majorité de Français qui pensent que c'est une révolution, d'autres que c'est une évolution.

On voit bien aussi les questions qui sont posées sur le monde du travail et moi mon job en tant que responsable politique, c'est de voir les inquiétudes qu'il peut y avoir, c'est vrai, d'apporter des réponses mais aussi de voir comment on peut clairement profiter des atouts de l'IA. Pour la région, on va au titre de la formation professionnelle qui est la compétence de la région, former 20000 personnes au métier de l'IA et on a signé un partenariat avec France travail, avec Thba Guli, le patron de France travail. D'ici fin 2027, on a 25000 demandeurs d'emploi qui vont pouvoir bénéficier de l'IA pour leur recherche d'emploi.

Alors, vous allez me dire "Ouais, il y a déjà des bases de données, on sait quels sont les employ Oui, c'est vrai." Mais l'IA va permettre de voir vraiment très vite et de façon très efficace, assez sûr également comment on va pouvoir faire matcher votre profil avec les offres d'emploi, que ce soit les conditions de trajet, que ce soit les horaires et autres. Et ça, je pense que ça va être un un vrai plus, même si je sais comme il y a beaucoup de travail, j'ai décidé de m'engager dans autre chose. C'est-à-dire que il faut pas avoir de retard sur cette question-là.

et j'ai décidé à la rentrée qu'on aura une conférence sociale avec les partenaires sociaux pour parler déjà au niveau de ma région de ce dialogue social technologique que avec cette transformation qu'il y aura notamment de certains métiers comment on l'accompagne et comment on l'anticipe et parce qu'il a beaucoup d'appétit sur ces questions, il avait été avec Anne Bouvre, l'un de ceux qui ont préparé le sommet mondial, c'est Philippe Aguy qui a accepté justement de présider cette conférence sociale. Super parce que en effet LIA nous pose beaucoup de questions sur l'emploi. On sait pas vraiment comment ça va évoluer dans les années qui viennent.

Pour l'instant, on n' pas encore assisté à des destructions massives. Vous croyez pas la fin du travail ? On sait pas trop. que ce qu'on sait c'est que on a euh et c'est c'est encore difficile mais on a par exemple un un graphe théorique qui est sorti la denthropique qui nous donne par exemple l'impact théorique des de lias sur les métiers et l'impact observé. En tout cas ce graphe là il est il est assez assez bien fait.

Euh et alors ce qu'il y a c'est qu'on se dit ben tiens, il y a plein de de jobs, de professions euh pour lesquels en fait on était on avait fait des études assez longues, nos parents étaient assez fiers de nous et c'était un petit peu le débat qu'on avait sur Lia qui prend la main sur les sur l'école blanc avant l'école bleue, la première surprise qu'on a eu. Et là, ce qu'on voit sur sur ce graphe, c'est que on a un impact potentiel de lia sur plein de métiers qui semblent très aujourd'hui qui sont reconnus, qui sont respectables, un impact de lien potentiel qui peut être important.

Et et donc ce qui va être important, c'est de mesurer euh à quel point est-ce que euh bah en fait de manière réelle euh Lia prend euh arrive à remplacer un petit peu ses jobs. Euh vous avez un sentiment par rapport à ça ? Donc pour l'instant vous vous croyez pas encore au remplacement, au grand remplacement par lire. Je crois pas la fin du travail. Je crois pas la fin du travail. Il y a un travail qui va se transformer. Il y aura aussi des opportunités. On va avoir notamment un un rapport à la création qui va être totalement changé. Je pense que si c'est à chaque fois une une décision humaine qui est là au final, c'est quelque chose qu'il faut absolument préserver.

Mais si je peux me permettre, il date de quand le graphe ? Il date de il y a 6 mois à peu près. Ouais. Parce que j'en discutais notamment avec le présent de la chambre d'agriculture de de l'ine qui est un ami Laurent Cardon. L'agriculture aussi va être concernée. L'agriculture va être aussi concernée pour justement améliorer la productivité, améliorer justement euh la connaissance à la fois des terres, de faire le le lien entre ce qu'aura été la météo et les besoins. Aujourd'hui, c'est très digitalisé, ça va l'être encore plus.

Et vous avez aussi des des sujets, je suis pas étonné sur tout ce qui est architecture, je suis pas étonné sur tout ce qui est légal, mais je pense qu'en 6 mois, on va s'apercevoir qu'il y aura davantage d'évolution. que le graphe ne le montrait. Il y a pas directement un métier mais il y aura une transformation parce qu'il y a des métiers qui effectivement aujourd'hui vous dites col blanc col blanc ou t-shirt sont plus impactés et c'est la première fois qu'une révolution du travail va impacter en premier ou plus de façon plus importante l'école blanc que l'école bleue et ils n'y sont pas habitués. Je pense notamment au cadre.

D'où l'idée, je sais pas si vous avez vu les déclarations de la la nouvelle patronne de la CFE CGC qui veut justement aborder clairement cette question de l'IA pour les cadres. Mais attention, ça c'est la vague de l'IA. La robotique impactera également à nouveau l'école bleue. Et c'est pour ça je disais notamment au patron de Sofban que je rencontrais, c'était la semaine dernière, lui son job d'une certaine façon, c'est de voir quel job les robots par exemple pourraient remplacer. Nous, notre job, c'est de voir quels sont les emplois que l'on va créer et les nouveaux emplois avec aussi le potentiel de l'IA.

Et il y a tous les métiers du soin qui ne seront pas remplacés par l'IA ni même par les robots qui eux vont devoir être valorisé, revalorisé. C'est une transformation complète et c'est la raison pour laquelle je vous disais ça va être le rôle vraiment du prochain président mais de pas décider tout seul dans son coin, il va vraiment falloir engager toute la société pour avoir cette réflexion. Je pense que c'est l'un des chantiers majeurs parce que euh certains disent "Lia, c'est comme l'électricité à l'époque, c'est le même type de révolution." Non, mais métier du soin, métier d'enseignant.

Aux États-Unis, on avait vu quelques mouvements justement sur des jeunes qui s'orientent plus sur des métiers manuel. Moi personnellement, je pense que c'est plutôt une erreur euh dans le sens où bah il peut y avoir de l'emploi en effet sur ces métiers, mais avec la robotique dont vous parliez d'ici quelques années, je pense que ça risque d'être ça ça ça peut être aussi très challengé. Mais on nous avait dit qu'avec l'automatisation euh ce serait la disparition du travail de production, tout ça, c'est pas vrai. Mais encore une fois, le maître mot, c'est anticiper, imaginer.

Et c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut continuer, on va continuer le sommet international pour essayer à chaque fois d'imaginer ce que peut devenir justement le monde du travail. Mais il y a pas que le monde du travail, il y a aussi les les liens. Il y a il y a tout un débat l' et la solitude et les solitudes en faisant aussi attention à ce que l'a remplace pas complètement la dimension humaine, cette dimension comment dirais-je relationnelle qui est importante. Tous les aspects devront être pris en compte. C'est pour ça que c'est devenu un vrai sujet pour toute la société et pas seulement pour les sociétés, les entreprises.

Mais je pense que les entreprises sont très consciente de de ça parce qu'aujourd'hui l'entreprise c'est peut-être encore plus ce qui fait société et je pense qu'il faut aussi accompagner les les chefs d'entreprise parce que ce sera pas que les très grandes entreprises mais tout le monde. Ah mais et le chefs d'entreprise, moi je donc moi mon activité principale en dehors du podcast, c'est je fais de la formation sur l'IA et je le vois auprès des chefs d'entreprise. Justement, c'est un petit peu une responsabilité de leur part aussi de former leur collaborateur à l'intelligence artificielle.

C'est dire que tout le monde l'a niveau pro, au niveau perso dans sa poche même accessible gratuitement avec chat GPT, Mistral et autres. Mais les former, il y a un vrai rôle en effet des des entreprises sur ce sujet-là. L'entreprise aujourd'hui, elle fait société. On l'avait vu au moment du Covid et pas seulement. Il y a une relation à l'entreprise même s'il y a de nouveaux besoins, conciliation, vie privée, vie perso, c'est vrai. Mais quand même, l'entreprise inspire confiance plus que la société tant il y a un déficit de confiance aujourd'hui. C'est pas une fatalité. Pour ça que je continue à m'engager en politique. Mais l'entreprise a conscience de cela.

Mais peut-être qu'un accompagnement, un petit coup de main est pas inutile. On a décidé dans la région d'avoir un potentiel de 1000 PME parce que les très grands groupes ont compris l'intérêt. 1000 PME sur lesquels on va pouvoir les accompagner sur ce que vous dites formation mais aussi transformation de leur entreprise avec l'intelligence artificielle et tout confondu dans la région je pense qu'on s' créé une enveloppe d'à peu près 100 millions d'euros de façon à pouvoir permettre aux entreprises de la région aujourd'hui dans les fonctions qui sont les miennes aujourd'hui de pouvoir justement franchir le bas.

L'idée c'est toujours la même chose, avoir un temps d'avance et nous donne cette perspective. Non, mais bravo. Et là-dessus, moi je je vois je note une vraie avance sur sur la région des Haut-de-Fance et et c'est pas quelque chose qui a qui est un effet de com qui a été lancé du jour au lendemain. Donc donc je pense que c'est vraiment fantastique et d'avoir aussi cette infrastructure. Pour ne rien vous cacher, [raclement de gorge] celui avec qui j'ai commencé à faire de la politique était un sénateur un peu âgé, était passionné sur toutes ces questions et notamment sur la robotique, la robot numérique.

Il y avait quelqu'un comme Bruno Bonel, c'était Jacques Braconnier et Bruno Bonel qui aujourd'hui est le commissaire à France 2030, patron de France 2030, je l'avais retrouvé de nombreuses années avant qu'il revienne en politique sur ces questions de robot numérique et j'ai toujours souffert que en France on ne produise pas, on ne réalise pas parce que je trouvais que ce mariage à la fois de la tech et de la robotique avait du du sens. On a loupé le virage de la machine outil et c'est pour ça qu'aujourd'hui il y a l'a mais il y a également toute la robotique qui me passionne également et contrairement à ce qu'on pense c'est pas des robots qui fabriqueront des robots.

Il y aura toujours des besoins à la fois en personnel et puis ce sera aussi de la création de valeur. Ah mais merci Xavier en tout cas moi sur sur ce podcast je suis très content qu'on aille aussi loin sur ces sujets. déjà qu'on fasse bien la distinction entre réseaux sociaux et I et qu'ensuite on projette après IA aussi la robotique alimentée évidemment dans son fonctionnement par l'IA. Donc ça c'est super. Xavier, vous avez certainement vu le pape Léon euh qui dans son encyclique euh le pape donc a lancé une encyclique Magnifica Humanitas suite à celle Rum Nevarum de Léon X qui parlait de la révolution industrielle et de son impact en appelant à désarmer Lia.

Donc cette expression, moi je la trouve très intéressante. Elle rejoint un petit peu ce qu'on disait tout à l'heure sur Trump, sur les Américains. Donc désarmer l'IA. Et elle me fait penser aussi à une phrase de Poutine. Je crois qu'on je trouve qu'on en parle pas assez de cette phrase. Une phrase de Poutine de 2017 qui disait "Celui qui maîtrisera l'IA dominera ou maîtrisera le monde." Donc faut pas qu'il y en ait qu'un qui maîtrise Lia, hein. On est d'accord. Surtout et surtout surtout Poutine. On est bien d'accord. surtout Poutine. Comment vous voyez ? C'est ce qui était intéressant, il y avait qui à côté du pape quand il prononce ses mots ?

Alors, il y a euh Dites-moi, non, il y avait un des euh un des condateurs d'Antropique. Voilà. Il était intéressant son témoignage. Il était très intéressant son témoignage. Sûr dans ce que dit le pape quand il dit des Armiaas, il est quand même beaucoup sur la dimension militaire et c'est ça qui est important parce que on a compris, certains ont compris parce que certains m'ont dit "Tu as vu ce qu'a dit le pape, il veut arrêter Lia, c'est pas ce qu'il a dit. Il dit un il y a la dimension militaire qui est vraiment à prendre en compte d'où désarmer l'IA. Et puis aussi, mais ayons aussi une réflexion et une réflexion éthique sur l'IA.

Et je trouve que cette dimension éthique, cette réflexion, c'est où on va avec Lia, elle est incontournable. C'est pas la même chose que la régulation, hein. C'est pas du tout la même chose. Et d'avoir cette réflexion portée par le pape, une des des plus grandes religions. Ah ouais, je trouve que ça a du sens. Un peu dommage que ce soit pas des politiques qui soient venus sur le sujet. Bien sûr, bien sûr.

Euh non mais j'entends j'entends soustraire li à la compétition un petit peu parce qu'on est toujours dans cette vous en parliez tout à l'heure he dans cette course Alia euh États-Unis Chine qui fait que au final il y a pas de régulation on veut surtout pas s'arrêter pour être les premiers à dominer. Donc on est dans cette course effrainée qui est un peu une course aux armes à quoi. Non mais c'est pour ça un il faut pas qu'il y ait États-Unis et Chine. Le monde sait pas seulement États-Unis et Chine. Il s'agit pas d'aider des troubles faites, il s'agit de prendre notre place. Et je suis convaincu, il y a bien évidemment le rôle de l'Inde.

Maudi est venu également à Nice depuis quelques jours, le premier ministre pardon Maudit. Il y a aussi un événement qui est prévu avec le président de la République et donc l'idée aussi que il y a un mouvement européen mais pas seulement. Moi j'ai j'ai été très attentif à ce que le premier ministre McCarnet, premier ministre canadien a posé comme stratégie. C'est c'est la même logique l'IA pour tous. Et quand il explique le Canada va pouvoir être plus fort avec une A plus sûre avec une A souveraine que derrière il voit les transformations d'emploi mais les créations d'emploi et la façon dont il va l'accompagner, je trouve que ça a vraiment beaucoup de sens.

Et donc vous voyez, je pense qu'il y a à la fois l'Europe, mais il y a aussi un partenariat qui est vraiment important à nouer avec d'autres pays et ça je pense que c'est la clé pour ne pas dépendre ni de la Chine et ni des États-Unis. pas se faire couper le robinet d'intelligence et ça c'est se trouver une API complètement démuni sur une infrastructure qui est qui nous semble fondamentale aujourd'hui pour pouvoir travailler et fonctionner en société. Mais ce que dit le Premier ministre McCarnet vendredi en clôture du sommet au côté du président Macron, c'est dire et en plus on a les mêmes valeurs et ça ça compte.

Alors, c'est pas c'est pas au même niveau que ce que dit le pape, mais de dire on partage les mêmes valeurs, ça a du sens. En tout cas, on est très content d'avoir notre champion français, notre acteur open source Mistral qui n'est plus qu'une qui n'est plus une route secours. Il y a pas il y a pas que lui, il y a pas que lui. Moi, j'ai été marqué par l'intervention du patron d'Ash Cloud vendredi au sommet et puis il y a à Milabs bien sûr. Ce que fait Yan Lecin a vraiment du sens. toute l'équipe qu'il a constitué autour de lui avec quelqu'un comme Laurent Soli. Il se connaissait d'avant et c'est une belle aventure. Pourquoi ?

Parce que c'est vrai qu'il y a quand même des domaines dans lesquels chinois-américains ont beaucoup d'avance. Mais d'aller chercher des nouveaux domaines sur une certaine façon lié agentique sur aussi sur on est un cran après hein, un cran après mais de venir sur des terrains sur lesquels on est les premiers et notamment sur les les nouveaux usages sur les usages pratiques. Ça je trouve que ça a beaucoup de sens. Je trouve que ce que veut faire Amilabs vaut vraiment la peine d'être encouragé. Ça veut donc dire ne pas les freiner, OK ? Parce qu'on est dans un domaine nouveau.

Et puis d'autre part leur permettre d'accéder à tous les financements parce que quand on voit les financements dont on parle aux États-Unis, là il faut qu'on ait le niveau national et européen pour leur permettre de rester et nationaux et européens. On parle on parle en ce moment avec les IPO, les introductions en bourse de SpaceX Anthropique Open de trois boîtes américaines qui valent le PIB de la France. Donc en effet ouais mais on va pas non plus baisser les bras parce que vous savez il y a deux beaux rapports au niveau européen. Le rapport l'État marché de capitaux et le rapport Dragui. Faut juste que ces rapports ne dorment pas dans un tiroir. C'est sûr.

Alors le rapport Dragy, on en parle jamais assez je trouve. et on sait exactement ce qu'il faire comme feuille de route. Le rapport Drag avec son potentiel appliqué sur des des fleurons comme les nôtres. Je pense notamment encore une fois sur Amilabs en voyant justement quelle est leur particularité et l'intelligence de leur positionnement. Ouais, je pense que ça vaut vraiment la peine qu'il trouvent les capitaux. Quelle chance d'avoir Yann lequin aussi qui entreprend en France maintenant et plus dans une entreprise américaine. Donc un pretouring Xavier et sur un nouveau positionnement hyper hyper intelligent. Vous aviez deux petites dernières questions si vous voulez bien.

Alors une question traditionnelle du podcast. Est-ce que vous avez un livre un film ou un jeu vidéo de science-fiction à nous recommander ? Ben je le recommande beaucoup. C'est ainsi que nous vivrons. Douglas Kennedy, vous l'avez lu ? Ah non non. Ah il est passionnant. Excellent. Il est il est passionnant. Les États-Unis ont fait ses sessions son esprit.

vous savez que porte un regard particulièrement sévère sur l'Amérique d'aujourd'hui mais il aime profondément son pays et euh ah je vous en dis pas plus mais il y a la sécession aux États-Unis bien évidemment la tech d'ailleurs c'est un patron de la tech qui est devenu président d'une partie des États-Unis qui se dit libérale l'autre hyper conservatrice. C'est assez flippant mais c'est vraiment intéressant pour la réflexion. En plus une intrigue. J'en dis pas plus parce qu'il y a un coup de théâtre final mais vraiment c'est intéressant. Je dis pas que c'est ce qui se passera mais en tout cas c'est c'est un livre qui fait réfléchir et je le conseille à beaucoup d'amis.

C'est ainsi que nous vivrons. C'est ainsi que nous vivrons. Merci beaucoup Xavier. Notre dernière question. Alors euh si euh donc vous êtes candidat à la présidentielle 2027, si vous êtes si vous êtes élu, quel sera votre premier prompte en tant que président de la République et sur sur quel outil sur quelle plateforme euh di générative le le ferez-vous ? Euh c'est vous qui me disiez là, en 5 ans, l'évolution a été absolument dingue et chat n'existait pas. C'est vrai. Ben, je suis pas sûr que dans 10 mois, on a'ura pas l'émergence d'un nouvel acteur. Tiens, il y a peut-être en plus un acteur français qui peut très bien émerger. Je sais que c'est court, dis-moi pour ça, mais quand même.

Donc sur quel euh avec qui je peux pas vous dire. C'est sûr, c'est sûr parce que là vous me disiez que vous utilisiez Claude qui est, on va dire le meilleur modèle du monde et là-dessus je moi je fais la même chose. Ça c'est clair. Mais alors et après quel prom waouh euh est-ce que je lui demanderais quand même de me rappeler euh les dates du match de RC lance pour quand même pas louper les résultats, lancer lancer l'île amoureux de de foot ou de ou de basket. On se dit est-ce qu'on fait est-ce qu'on n'est pas en train de d'utiliser un modèle qui est surdimensionné maintenant pour aller chercher ces j'ai une question plus compliqué les scores d'un match de foot ?

J'ai pas dit les scores, je dis les dates pour ne pas les louper parce que [rires] bien évidemment c'est d'autre chose. Non, il y a peut-être une question plus difficile. Très bien. Mais encore une fois, c'est pas Alia d'y répondre à ma place mais ça peut être intéressant. Et comment on fait pour être un bon président de la République et rester aussi un bon père de famille ? Comment réussit à marier les à marier les deux ? Encore une fois, la décision finale, ça sera à moi. Mais ça peut être intéressant. Mais j'ai pas euh je suis pas sûr d'avoir la réponse parfaite. Et puis on dit moi, il peut se passer plein plein de choses. Vous avez des enfants qui utilisent l'IA ou pas ? Oui.

Ben moi, j'ai cinq enfants. Euh la plus grande a bientôt 31 ans. Les jumeaux les jumeaux vont sur 20 ans. Donc les trois Oui. Euh plus à titre privé qu'autre chose. Et encore une fois euh l'avant-dernier à 8 ans et la petite dernière a 3 ans. Donc les deux derniers non mais les trois premiers oui. Xavier Bertrand, mil merci d'être venu dans le podcast Contaria, c'était passionnant.

Félicitations pour euh toutes les initiatives que vous avez lancé euh avec les pour les Haut de France en tout cas euh et merci de nous avoir partagé un peu votre vision sur l'IA mais aussi la robotique qui sont des sujets essentiels euh pour les années qui viennent et merci pour votre contribution la Chtivallé de Lia prends Valallé on y va merci beaucoup Xavier B merci bravo. Vous avez écouté cet épisode de Comptoaria jusqu'au bout. Pour me soutenir, merci de le partager à deux amis ou de le relayer sur les réseaux sociaux et de le noter 5 étoiles avec un commentaire sur Spotify ou Apple Podcast.

Pour finir, si vous voulez échanger sur Li Générative et ses applications, contactez-moi directement sur LinkedIn [musique] ou venez simplement au Meetup mensuel contoaria. À bientôt.