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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 octobre 2023 26 min

"Simone Veil ne voulait pas mettre l'IVG dans la Constitution" selon le sénateur Loïc Hervé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci Louis carvé de nous accompagnéant cette première demi-heure vous êtes élu de la Haute Savoie membre du groupe Union centriste et donc nouveau vice-président du Sénat depuis hier on va évidemment revenir là-dessus avec votre presse régionale le dauphinet dans quelques instants mais d'abord on va parler d'Emmanuel Macron vous l'avez vu qui a donc prononcé hier un discours sur la réforme de la Constitution à l'occasion du 65e anniversaire du texte notamment dit-il il veut euh la modifier pour donner plus de force à la souveraineté populaire il faut élargir le champ du référendum comme il le souhaite c'est très curieux euh de la part du président de la République de vouloir étendre le champ du référendum alors que lui-même ne l'a utilisé à aucun moment depuis qu'il est président de la République depuis 6 ans euh le référendum dans l'histoire politique et constitutionnelle française c'est une histoire compliquée c'est souvent euh une réponse qu'on apporte plus à la personne qui pose la question qui a la question elle-même euh c'est Maastricht c'est le référendum contre la Constitution européenne c'est la question du quinena c'est la question du statut de la Nouvelle-Calédonie en quand je reprends P Mel les derniers les derniers référendum qui ont été utilisés euh moi je suis très vigilant à ce qu'on ne pose pas une question aux Français qui aille sur des champs qui sont des champs finalement des champs euh qui relève du du Parlement euh on a deux chambres parlementaires une qui fonctionne très bien c'est le Sénat une qui fonctionne moins bien que que l'Assemblée nationale mais c'est pas parce que il y a une absence de majorité l'Assemblée nationale qui faudrait forcément utiliser le peuple comme recours il y a un moment où mais vous pensez à quoi par exemple par exemple il est question d'un référendum sur l'immigration c'est ce que demandent notamment les républicain il faut le faire ou pas comment comment alors c'est une question extrêmement compliquée d'ailleurs sur lequel évidemment mon groupe le groupe Union centriste travaille énormément au Sénat avec nos partenaires de la majorité sénatoriale des républicains vous voulez répondre à à par oui ou par par non à une telle question si on si on est si on élargissait le champ de l'article 11 et qu'on permettait un référendum sur une question sociétale comme l'immigration ça voudrait dire qu'on soumettrait au peuple un projet de loi le peuple pourrait pas l'amender pourrait pas dire pourrait pas proposer des modifications t qu'on peut le faire à l'Assemblée au Sénat donc ce serait oui ou non à un paquet complet sur des questions qui sont liées au fili clandestine à la question de du du travail au régularisation et vous voulez le faire comme ça par un paquet qu'on qu'on lance au peuple et on disant oui ou non ils veulent aussi s'affranchir du droit européen en matière d'immigration des républicain alors je sais pas si le président de la République soumettrait cette question là par exemple dans dans dans le dans le dans le texte et oou alors faudrait avoir une une espèce de questionnaire à choix multiple en disant sur telle mesure vous êtes d'accord ou pas d'accordf tout ça nous emmènerait quand même dans dans dans un dans une période assez qui moi m'inquiète parce que demain d'autres sujets pourraent être amenés dans dans dans le débat et et et moi ça ça ça m'inquiète rest donc il faut pas l'élargir pour pour moi pour moi il faut pas élargir le référendum pour moi il faut rester sur le référendum tel que prévu avec les deux articles de la Constitution qui permettent déjà de faire pas mal de choses que parce qu'Emmanuel Macron il a dit qu'il faut mettre qu'il faut faire attention à la concurrence des légitimités entre le Parlement et entre le le vote du peuple via le référendum pour vous a pas un compromis à trouver oui i alors et en même temps il a créé le Conseil national de la refondation et en même temps il a on a eu le après le grand débat le l'organisation qui qui a avec des citoyens tirés au sort et ce donc il joue lui-même d'une certaine manière le conflit des légitimités et et en ce sens voilà ça j'aimerais qu'il clarifie parce que le référendum qu'il n'a lui-même jamais utilisé il veut l'étendre pour l'utiliser quand avant la fin du mandat d'ici 2027 enfin tout ça tout ça est est très brouillon et et surtout dans cette réforme constitutionnelle on a de tout qu'on a la Corse on a l'IVG on a enfin justement on va y reviir notamment sur l'IVG puisqueeffectivement il a souhaité que l'inscription de l'IVG dans la Constitution se fasse dès que possible c'est ce qu'il a dit vous aussi non c'est pas la position du Sénat eu la position du Sénat en tout cas la commission des lois parce que vous savez que il a a il y a aujourd'hui trois rédactions différentes qui ont été qui ont été proposées euh la dernière rédaction qui à l'initiative de de Philippe Bas en tant que juriste me pose d'énormes problèmes puisque d'une rédaction en droit il on en tire un certain nombre de de de conséquences et l'idée c'est c'est juste la dernière rédaction c'est inscrire la liberté de recourir à à l'IVG dans la Constitution et non le droit comme le voulait l'Assemblé nationale l'IVG n'est pas n'est pas noté c'est de mettre terme à une grossesse c'est le mot liberté et non le mot droit qui est comme éé voté à l'Assemblée nationale donc ça c'est même ça ça vous pose problème non c'est pas ça qui me pose problème c'est qu'il faut faire une exégèse des conséquences juridiques que ça peut avoir y compris sur le droit à l'IVG tel qu'il est pratiqué en France c'estàd que l'IVG de de Simon veille l'IVG de la loi de 75 ça donne ça ça ça découle sur un certain nombre de de droits et d'obligations on pratique pas un une IVG n'importe comment en France il y a des questions de délais il y a des questions de de de médicales qui sont qui qui sont liées à à à cette intervention euh volontaire de grossesse interruption volontaire de grossesse qui sont qui sont importantes et je pense que dans la rédaction qui a été votée à l'initiative de Philippe on n' pas assez mesurer ça donc il faut absolument avoir une une capacité pour que il faut que la loi soit conforme à la Constitution donc si on modifie la Constitution il faut qu'on se dise qu'on peut encore faire et c'est bien au Parlement c'est bien au Parlement que s'est décidé l'interruption volire de grossesse en France en 75 et euh et tous les toutes les tout l'équilibre de la loi veille a été défini par le Parlement si le Parlement n'a plus de capacité à définir les règles dans lesquelles une interruption volontaire de grossesse peut peut peut être déf peut être faite en France c'est c'est dangerux Simon ve ne voulait pas mettre l'IVG dans la Constitution pour ces raisonslà précisément pour pour pour ne pas pour ne pas l'ériger au rang constitutionnel et pour permettre que le Parlement puisse faire évoluer au fil du temps la législation que ça veut dire que si le recours à l'IVG figure dans cette réforme constitutionnelle c'est un élément BL pour vous vous la voterez pas non mais c'est un élément bloquant comme d'autres si vous voulez en fonction de ce qu'il y aura sur la Corse en fonction de ce qu'il aura sur les pouvoirs locaux en fonction de ce qu'il y aura sur tel ou tel point on va multiplier les les les difficultés et en 2008 dernière réforme constitutionnelle à l'initiative du président Sarkozy alors qu'il y avait une majorité à l'Assemblée nationale et une majorité de droite au Sénat les 35è ont été obtenus de justesse d'une seule voix de majorité on se rappelle du vote du président du Congrès Bernard accoyet ou du ou du vote de Jack Lang à l'époque donc je je pense que s'engager dans une réforme constitutionnelle aussi touffu que celle proposée par le Président de la République hier pour le 65e anniversaire de la Constitution c'est un chemin très périlleux on va en parler justement on va continuer à parler de ce discours puisqu'il a également parlé de la Corse de la décentralisation sujet sur lequel le Sénat fait des propositions depuis plusieurs mois on voit tout ça avec notre journaliste parlementaire audre [Musique] vetaz bonjour audre bonjour bonjour Monsieur R et Audrey Emmanuel Macron a donc appelé hier à rouvrir le chantier de la décentralisation c'est un signe fort en direction du Sénat oui parce que c'est pas une réflexion anodine la décentralisation c'est vraiment un thème fort pour le Sénat qui se fait régulièrement le porte-voie des élus locaux des maires des conseillers régionaux des conseillers départementaux pour demander moins de verticalité en clair que les politiques soient moins descendantes de l'État vers les collectivités c'est un thème si important que Gérard Larcher en a reparlé en début de semaine dans dans son discours qui suivait sa réélection à la tête de la chambre haute écoutz la gouvernance verticale la suradministration l'hyper concentration du pouvoir sont en partie à l'origine des mots dont souffre notre pays le 6 juillet dernier 15 propositions pour rendre aux élus le pouvoir d'agir ont été rendu publi et adressé au Président de la République et à la première ministre c'est donc une main endu loyalement et concrètement par le Sénat à l'exécutif je souhaite que l'exécutif saisisse cette main tendue la main est peut-être donc tendue saisie pardon tendue et saisie par le chef de l'État qui propose de rouvrir le chantier de la décentralisation il l'a déjà fait le 30 août dernier au moment des rencontres de Saint-Denis la réunion privée avec les chefs de parti alors il faut préciser que dans son discours le président ne s'embarrasse pas de détails il précise juste toute notre architecture territoriale est à repenser l'empietttement voire la concurrence entre les collectivités locales et l'État produit une perte de repèr pour nos concitoyens et si Emmanuel Macron ne donne pas de détails hier le Sénat lui a déjà préparé le terrain oui vous l'avez entendu dans l'extrait du discours de Gérard arché le Sénat a fait 15 propositions ça a été publié en juillet dernier et c'était un symbole assez fort c'était au moment des émeutes urbaines les conclusion d'un travail transpartisan de plus de 8 mois alors parmi ces propositions on trouve le nerf de la l'autonomie financière depuis la suppression de la taxe d'habitation qui était un impôt local les élus se plaignent d'une sorte de tutel de l'État sur leurs finances le Sénat demande donc à ce qu'il reprennent la main sur ses finances autre sujet le statut de l'élu la chambre haute demande à ce qu'il soit attractif et protecteur avec des peines plus fortes quand son quand on s'en prend à un élu et le Sénat demande aussi à ce que les maires a la main sur le logement en territorialisant la politique du logement en leur donnant la possibilité par exemple de limiter les logement de type Airbnb ou encore les moyens financiers d'agir alors Louis kvet la décentralisation Emmanuel Macron en parle depuis son premier mandat à l'issue des gilets jaunes ça avait donné lieu à la loi 3DS qui avait été jugée décevante par les élus il en reparle à la fin de l'été il en reparle maintenant il en avait même reparlé à l'automne 2022 ça n'arrive jamais vraiment non malheureusement et c'est pour ça que le Sénat à l'initiative du président Larcher a fait des propositions j'ai eu la chance de de participer à ce groupe de travail sur la décentralisation pour que dans notre pays l'équilibre des pouvoirs soit beaucoup plus subsidiaire c'est-à-dire que la subsidiarité qui remonte au premier temps de de de l'église c'est-à-dire comment est-ce que les décisions à l'époque dans l'église étaient prises au plus proche du terrain c'est une transposition qu'on peut faire évidemment sur le pouvoir politique et et cette question là dans not dans notre pays où finalement l'État est faible là où il devrait être fort sur toutes les questions régaliennes et où il continue à être présent dans des domaines où depuis 1980 4 1985 il y a il y a déjà eu une décentralisation de ces pouvoirs donc cette question doit être revue et le président de la République a évidemment fait la loi 3DS et la loi engagement et proximité qui sont des lois en fait de correction de la loi nôre qui était une loi qui qui sous François Hollande qui avait posé tout un tas de difficultés et qui continue de poser des des difficultés lourdes il annonce des choses mais il fait quelque part l'inverse en supprimant notamment la tax d'habitation alors c'est toujours plus populaire de supprimer un impôt d'en créer un ça c'est sûr en revanche quand vous êtes propriétaire occupant de votre logement ou vous êtes locataire vous payez un impôt à la collectivité commune intercommunalité dont vous dépendez et ça c'est très important ce lien fiscal est une est une forme de lien de citoyenneté on est citoyen en France par le bulletin de vote mais aussi par l'impôt et donc la question du lien fiscal qui existe entre les citoyens et les collectivités locales de de de terrain et les entreprises et et les collectivités locales de terrain c'est quelque chose d'absolument fondamental pour la démocratie locale et ça c'est un des points très importants des propositions que nous avons faites parce que nous avons besoin d'avoir une ligne claire sur cette question financière tout le reste c'est quasiment la littitérature parce qu'en réalité bien sûr les propositions sur le logement sont des propositions importantes mais tant qu'on aura pas repris la main sur une capacité à à maîtriser un impôt et un taux on on on sera finalement quelque part les les collectivités locales des formes d'agences de l'État sur le terrain et c'est ce que nous ne voulons absolument pas devenir et ici au Sénat espèce de de chambres tlurique où on entend les les collectivités locales et ben on essaie de de de de de faire porter cette voix pour rappeler que les maires en France sont euh euh les personnes en capacité de pouvoir changer la réalité des Français c'est quelque chose qu'on vous dit dans votre territoire c'est vrai que ça a été un thème fort hein pendant les élection sénatorial mais vous aussi dans votre territoire ça ça remonte ces mer disent on est mis sous sous tutelle ah mais constamment si vous voulez moi j'étaéis maire pendant 10 ans je suis le représentant ici de de 269 maires en haut de sa voie cette réalité là c'est tous les jours tous les jours tous les jours qu'on me dit mais loï sur telle compét on n pas la main sur telle compétence on n pas la main sur telle compétence on nous demande on nous envoie des injonctions contradictoires on nous dit de construire du logement mais en même temps on nous dit que il faut arrêter d'artificialiser le sol on on on on nous pénalise parce que on est trop riche parce qu'on parce qu'on a trop développé l'économie parce que nos impôts sont pas parce que nos impôts sont assez élevé enfin vous imaginez enfin c'est vraiment aujourd'hui le mandat de Mare est devenu une chose extrêmement compliquée la laissons les maires faire créer innover et redonnons leur du pouvoir et redonnonsleur les moyens de d'accomplir les les décisions qui sont prises par les conseils municipaux alors une des pistes évoquées par le chef de l'État c'est de faire des expérimentations est-ce que pour vous c'est la bonne la bonne solution alors c'est toujours bien si ça débouche sur quelqu quelque chose d'intéressant voilà et donc moi qui suis dans un territoire frontalier euh qui subit la pression de nos voisins Suisse puisque nous sommes dans une agglomération qui qui qui qui qui va vite évidemment beaucoup beaucoup de politiqu publiqu national t qu'elles sont imaginées contreviennent aus intérêts directs de notre de nos territoires donc euh expérimentation ou différenciation c'est-à-dire capacité d'avoir un un vrai jardin à l'anglaise plus qu'à la française c'estàdire que de se dire que on va pouvoir adapter les grandes politiques publiques que la loi donne un cadre et que elle soit adaptée dans des territoires où c'est nécessaire parce que soit il y a une une une ruralité qui a du mal à à à être revigoré ou dans des territoires très urbains où là on a besoin d'innovation alors sur le thème différenciation Emmanuel Macron on a un petit peu parlé tout à l'heure a ouvert la porte a rouvert la porti hier à une autonomie de la Corse est-ce que vous êtes favorable à son inscription de la Constitution et a une autonomie l' autonomie en tant que telle pour laacc c'est pas c'est pas c'est pas le mot qui me fait peur j'espère just j'espère juste qu'on évite le bricolage quoi parce que il faut qu'on aborde la question la Corse c'est quand même pas l'outre-emè la Corse fait partie du territoire métropolitain et dans le territoire métropolitain il faut qu'on puisse être capable de là aussi de donner euh non pas l'autonomie mais des des une organisation des pouvoirs qui soit propre parce que la situation de Corse sur un plan de son insularité sur la la nécessité de reconnaître à ha au grandes îles de la Méditerranée peut-être desun statut particulier on a déjà on a déjà on a déjà commencé en métropole à avoir un certain nombre de de de modification je pense par exemple à la question de l'Alsace où on a on a reconnu ça moi qui vient d'un territoire qui a quielle a sa voix la haut de sa voix et je suis loin d'êt loin d'être loin d'être un un indépendantiste ou un autonomiste bien bien évidemment mais je me dis que dans notre territoire on pourrait parce qu'on est comme les Alsaciens un territoire frontalier on pourrait avoir une différenciation donc restons dans ce cadre là l'autonomie c'est pas un mot qui me fait peur mais il faut bien que l'accord soit affirmé comme un territoire qui qui relève de la République merci audre à tout à l'heure on va en reparler he l'intervention de chef de l'État qui a beaucoup oup faireagir on va aller dans votre territoire justement l'IV on va on retrouve Julien estrangein bonjour merci beaucoup d'être avec nous Julien directeur des éditions Savoie au de Savoie et un au Dauphiné Libéré et d'abord Julien on voulait revenir sur les annonces d'Emmanuel Macron c'était lundi sur les nouvell brigade de gendarmerie oui bien sûr c'était lundi trois nouvelles brigades qui ont été annoncées en en haut Savoie alors ça satisfait beaucoup de monde et en même temps ça a faitître comme j'imagine dans beaucoup d'autres territoires pas mal de pas mal de débats par un certain nombre d'élus ce se sont se sont manifestés pour dire qu'ils étaient déçus parce qu'il en manquait notamment dans le territoire d'anemas c'est venu des élus locaux c'est venu du conseil départemental je voyais encore passer un communiqué ce matin de vos de vos collègues sénateurs Loé carv bonjour d'abord qu'est-ce que vous en pensez de bonjour qu'est-ce que vous en pensez de ce de de ce choix de la manière dont elle a été fait et puis est-ce qu'effectivement et bien on est face à des territoires qui en réclame toujours un petit peu plus dans ce dossier des des des brigades de gendarme rie nouvelle alors soyons très clair Julien Estrangin les trois nouvelles brigades de gendarmerie en haut Savoie qu'il s'agisse de taloire qu'il s'agisse de Saint-Julien au jeunevis ou qu'il s'agisse de ccier sont une bonne nouvelle nous avons trois nouvelles brigades sur les 237 ou 238 annoncé par le président de la République et à cet égard c'est une bonne ce sont trois bonnes nouvelles pour la Haute Savoie et pour les territoires en question il il se pose une question qui sur laquelle je suis engagé depuis très longtemps qui est la question d'une de la sécurité dans le bassin et dans l'agglomération d'anemas territoire frontalier hein pour les auditeurs ou téléspectateurs de Public Sénat qui est aux frontières de Genève et anemas avec énormément de passages dans le territoir à l'utre et bien entendu mais avec une organisation de la sécurité qui est propre puisque une partie de l'agglomération est en zone police et une autre partie de l'agglomération est en zone gendarmerie donc moi j'ai j'ai suite aux annonces qui ont été faites par le Président de la République et par Géral daranin tout de suite pris la tâche de son de son du cabinet du ministre de l'Intérieur pour que la question propre de l'agglomération menne soit revue qu'on ne fasse pas faire aux gendarmes le travail que les policiers n'arrivent pas à faire parce qu'on a des manques d'effectifs considérables en terme de police nationale sur l'agglomération anemassienne il y a la question de la brigade des stupéfiants d'anemas qui me préoccupe énormément donc ce ce qu'on va faire avec la député Virginie dub Muller qui a député la circonscription c'est regarder la situation objectivement et et et et et et et peut-être proposer qu'il y ait une 239e brigade de gendarmerie qui se soit créée à cransal c'était c'était le projet qui était initialement prévu donc nous allons reprendre langue avec euh le le ministre pour porter ce projet donc évidemment je comprends les les les attentes et les déceptions des élus euh ça a été construit avec eux donc forcément ceux qui n'ont pas eu euh gain de cause sont sont un peu déçus ou voir très déçus et c'est légitime à nous parlementaires de continuer à travailler avec le ministère de l'Intérieur pour obtenir gain de cause sur cette agglomération très importante qui était en fait une partie de l'agglomération Franco valaldo jeunevise et et sur laquelle il nous devons avoir des policiers en nombre et des gendarmes en nombre il faut préciser ça nous roit à la question du logement et il manque à peu près 20 policiers à Mass he si les si les chiffres que j'ai sont les bons oui parce que les gendarmes sont logés et mais les policiers nationaux ne sont pas logés et la question du logement dans ce secteur de la haute saie en fait fait que les policiers sont nommés mais ne prennent pas les postes parce que leur salaire ne leur permet pas d'assumer un un logement en zone frontalière ou le logement que vous vous imaginez a complètement flambé autre sujet Julien vous publiez ce matin dans le dauphinet un article sur la nouvelle fonction de l'v qui a été élu hier vice-président du Sénat oui qui nous explique qu'il a été qu'il a été élu vice-président du Sénat ce qu'il va faire alors justement à quoi ça sert un vice-président du Sénat et qu'est-ce que ça peut apporter au territoire que vous représentez celui de la ha Savoie alors à quoi ça sert bon un vice-président du Sénat ça sert d'abord à présider la séance c'est-à-dire à à à accompagner le président du Sénat nous sommes h vice-présidents près de lui à pouvoir diriger les travaux euh en toute neutralité et permettre que l'ordre du jour du du Sénat avance donc ça c'est la fonction la plus connue il y a d'autres fonctions il y a une fonction euh de délégation un peu comme un maire adjoint dans une commune où le président du Sénat confie à ses vi- président un certain nombre de de rôles euh de domaines euh au sein du bureau du Sénat et enfin il y a un rôle euh protocolaire et de représentation de l'institution sénatoriale dans un certain nombre d'événements ou de moments forts euh donc ça c'est c'est la partie parisienne disons Paris partie sénatoriale Palais du Luxembourg et puis il y a une fonction locale moi je vous l'ai dit dans l'article he Julien j'entends mettre cette vice-présidence évidemment au service de mon département de ses élus et notamment de réaffirmer dans la vie locale le rôle des parlementaires députés et sénateurs parce que de réforme en réforme avec la fin du cumul des mandats la la fin de la réserve parlementaire finalement on pourrait imaginer que les parlementaires ne sont là que pour s'occuper des affaires nationales et que ils n'ont pas de rôle dans dans dans la vie locale or il a une décon on vient on vient on vient de le voir on vient de le voir avec la question de la sécurité à anmas par exemple ou dans dans le bassin anmassien les parlementaires ils votent la loi ici ils votent le budget de la nation il votent le budget de la Sécurité sociale mais le rôle est aussi le contrôle de l'action du gouvernement et comment comment peut-on contrôler l'action du gouvernement si sur le terrain on est effacé donc le risque d'effacement des représentants du peuple souverain que sont les députés et sénateurs c'est quelque chose d' de très important sur lequel moi je me battrai sur je me bat déjà dans dans dans dans dans le rôle qui est le mien et c'est évidemment cette vice-présidente du Sénat va me permettre d'être beaucoup plus vigilant et d'affirmer régulièrement que les députés et les sénateurs doivent pouvoir s'exprimer être davantage présent dans les réalités locales merci Julien Estrangin votre article sur Louis kV élu vice-président du Sénat C allè ce matin dans le dauphinet on regarde la une du dauphinet constitution ce que Macron veut réformer c'est à la Une de votre journal merci beaucoup merci Julien Estrangin d'avoir été avec nous un dernier mot sur le Sénat puisque la majorité sénatoriale le groupe centriste le groupe LR a perdu des sénateurs lors du renouvellement de dimanche dernier un sénateur pour votre groupe et 12 sénateurs pour les sénateurs les républicains c'est un signal d'alarme quand même non la majorité sénatoriale est est stable dans dans sa capacité à à à à à prendre des décisions au Sénat il y a pas de il y a pas de on n'est pas en en majorité relative comme comme l'Assemblée nationale il y a eu des évolutions il y a une progression aussi d'un certain nombre de groupes je vais pas dire centriste parceque on nous en avons nous en avons le monopole mais mais même dans le groupe de de François patria le groupe en soutien au président de la République donc qui un petit peu baissé oui mais mais voilà regardons regardons l'ensemble du paysage sénatoriale moi je trouve que on pourra envisager les 3 ans qui viennent de manière totalement totalement sereine avec cette majorité sénatoriale qui est l'ossature majeur de fonctionnement de l'institution et puis aussi en dialogue avec avec l'opposition avec les oppositions hein socialistes écologistes communistes et avec ces groupes on va dire soutient souvent au président de la République avec lesquels on peut sur un certain nombre de de de de textes travailler en commun donc je suis pas du tout inquiet sur la la la la solidité de de la majorité sénatoriale et je pense que vu les profils des collègues qui ont été élus il y a eu quand même un un fort vent au au centre au centre droit en tout cas sur des thématiques très fortes un dernier mot juste le carv pardon parce qu'il nous reste peu de temps sur l'Arménie j'aimerais bien qu'on qu'on en dise un mot je sais que c'est un sujet que que vous suivez Catherine colonne à la min des Affaires étrangères s'est rendu en Arménie mardi est-ce que vous trouvez que la France est à la hauteur sur ce dossier la communauté internationale est bien silencieuse par rapport à un drame humain on a beaucoup parlé de l'Ukraine et le fait que les Américains décident de ne pas intervenir dans une zone d'inffluence qui est la zone d'influence de la Russie le fait que nous ne n'ayons plus de discussion et pour cause avec le pouvoir russe ça aboutit à ça donc l'Arménie pour la France en terme de lien historique de lien culturel de lien de lien amicaux c'est c'est un c'est un pays avec lequel nous avons une relation très particulière et il faut absolument affirmer au-delà de la question dukarabak ou de Lasar absolument affirmer le principe de l'intangibilité des frontières de l'Arménie parce que si demain notamment le sud de l'Arménie devait être conquis alors on rentrerait dans un autre dans une autre dimension donc je je loue les les efforts de madame la ministre des Affaires étrangères j'aiême moi-même rejoint euh la commission des affaires étrangères euh au profit de ce renouveau euhou renouvellement sénatorial et évidemment cette question arménienne voilà on a mis beaucoup de drapeau Ukrainiens sur nos mairies nos nos bâtiments publics c'était normal et en solidarité avec le peuple ukrainien j'aimerais qu'on voit aussi euh comme c'est le cas dans un certain nombre de collectivités un peu plus ce drapeau arménien au nom au nom des liens extraordinaires que nous avons avec ce avec ce peuple et ce pays merci Louis carvé merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure

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