Astrid Panosyan-Bouvet, Députée Renaissance de Paris - Le Barbier du matin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Astrid panneaux sur Bouvet bonjour bonjour alors on va parler loin des enfants de Myriam des seniors et de l'emploi des seniors puisque vous avez signé il y a quelques jours une tribune dans le journal Le Monde et puis on s'aperçoit que c'est au cœur du débat sur la réforme des retraites d'ailleurs la commission qui a étudié en première instance cette réforme c'est un peu déchiré sur ce sur ce sujet alors d'abord est-ce qu'on est sûr de l'effet mécanique tout le monde considère comme acquis que si on reporte l'âge de la retraite à 64 ans mécaniquement les entreprises vont garder leur seniors un peu plus longtemps est-ce que c'est certain oui ça c'est vraiment vérifier c'est à dire que quand on a décalé l'âge de la retraite en 2010 de 2 ans de 60 à 62 ans on a vu un léger décalage effectivement du maintien en activité mais c'est pas ça qui va rassurer un tiers des seniors qui sont pas encore arrivés à la retraite et qui sont au chômage en inactivité et je pense que ce qui manque à la France c'est quelque chose qui a manqué depuis 50 ans où il y a eu un consensus-gauche comme droite sur lequel il fallait sortir les seniors du monde dans l'entreprise pour faire baisser le chômage résultat on a eu et un taux d'activités très faible des jeunes plus faible que la moyenne européenne et un taux d'activité des seniors faible aussi alors que des pays voilà scandinave arrive à être très bon dans les taux d'activités partout on va en parler alors l'idée de cette réforme c'est de créer un index indiquant combien de seniors sont employés le maintien des seigneurs dans l'emploi est-ce que c'est suffisant à quoi il va dit la première ministre hier c'est l'index c'est un une première étape mais c'est clairement pas suffisant ça doit permettre à travers quelques indicateurs clés tels que le nombre de seniors dans l'entreprise le nombre de personnes recrutées ceux qui sont en formation parce qu'on a un système de formation qui marche sur la tête on forme plus les cadres et moins en formation professionnelle continue que les employés les ouvriers ou les travailleurs de plus de 50 ans donc ça traverse quelques indicateurs clés facilement mobilisables qui doit permettre aux entreprises de prendre conscience de leur pratique mais c'est pas suffisant il faut accompagner ça et ce sera l'objet aussi de la loi ce travail d'un vrai projet autour de la médecine au travail de la prévention de la formation professionnelle je l'ai dit et puis aussi changer notre image collective sur la place des seniors en entreprise cette image collective Les troublée parce qu'on considère dans l'entreprise que les seniors ne sont pas assez productifs sont un peu dans la routine sont pas assez motivés c'est exactement ça et quand même se rappeler que les premiers plans retraite ça date de Raymond Barre ça nous rajeunit pas alors absolument pas mais voilà et donc on est dans un pays qui s'est acculturé dont les dont les les responsables des ressources humaines et les salariés eux-mêmes se sont acculturer au fait qu'au bout de 50 ans on perdait ses compétences et sa valeur dans l'entreprise absolument pas alors peut-être faut-il être coercitif avec les entreprises si ça coûte cher de se séparer d'un seigneur et le garderont elles le formeront le maintien de je pense que ça c'est typiquement les idées il faut être coercitif mais pas à travers ça parce que l'enfer il est pavé de attention je vous rappelle qu'en 1987 là aussi ça ne rajeunit pas il y avait eu la bonne idée de l'amendement de la lande où on disait on va faire payer plus les entreprises qui licencie des personnes de plus de 50 ans résultat d'ailleurs au 50 et juste avant c'est vraiment les parcours professionnels la formation professionnelle et pourquoi pas parler coûts aussi je pense qu'il faut peut-être travailler autour peut-être des cotisations aussi mais il faut vraiment un plan national comme l'a fait la Finlande au début des années 2000 c'est absolument indispensable à la fois pour le projet de société où chacun doit être à sa place mais aussi parce que c'est un effet incroyablement multiplicateur sur la consolidation financière de notre régime de retraite parce que plus les gens travaillent un peu plus longtemps et bien plus il cotisent et moins longtemps ils sont à la retraite aussi est-ce que la pénibilité du métier est lié relié à ce seniors dont on se débarrasse alors il y a plusieurs choses il y a plusieurs choses il y a la pénibilité des métiers et des gens qui arrivent cassés c'est vrai que quand on est aide-soignant déménageurs caristes transporteur routier on peut pas travailler de la même manière à 20 ans à 40 ans ou à 55 ans et ça aujourd'hui les entreprises l'appréhendent peut-être un peu mieux dans l'industrie mais dans les services qui se sont considérablement intensifiés dans lesquels il y a de la pénibilité ça a été c'est moins bien il y a pas assez d'évolution de carrière et il y a pas assez de travail entre partenaires sociaux sur la question de la prévention dans les métiers de service alors les ça il faut y travailler parce que effectivement il y a des gens qui peuvent pas faire le même travail ou la même manière à 20 ans qu'à 55 ans parce que c'est des métiers dit pénibles quand on voit dans les sondages que les Français préfèreraient une hausse de leur cotisations salariale à travailler deux ans de plus on a l'impression que les seniors eux-mêmes ont intégré cette idée qu'il fallait partir le plus vite possible mais voilà c'est un travail de 50 ans voilà pourquoi est-ce que en France on est condamné à ça alors que la Finlande qui avait un des activités des 61 64 ans de 20% donc plus bas encore que nous qui est à 30% a pu en quelques années par un plan national et complet augmentait le taux d'activité des seniors c'est pas c'est pas une fatalité c'est de dire dans cette crise de cette magnifique dimensionnelle c'est la santé la pénibilité c'est la formation professionnelle c'est la souplesse des modalités de fin de carrière il y a des gens qui ont envie de continuer à travailler à plein temps il y a des gens qui ont envie de travailler à temps partiel avec la retraite progressive il y a des choses qui ont ce sont améliorées grâce à ce texte qui va être présenté à l'Assemblée nationale en lundi et je pense qu'il faut aussi mettre sur le sujet la question du coup du du coût des cotisations c'était une étude de l'institut montagne pour aussi permettre à maintenir en activité des salariés qui peuvent être perçus comme coûtant plus cher que des salariés plus jeunes c'est à dire cotisations plus faible pour les plus jeunes qu'on veut faire rentrer dans l'emploi et pour les plus âgés qu'on veut maintenir avec une sorte de bosse au milieu pour les jeunes pourquoi pas pour les pourquoi pas pour les plus âgés en tout cas c'est une des propositions sur la table et il faut regarder et de manière générale vous me parliez de coercition et ça a été un des gros sujets qu'on a eu à la commission des affaires sociales on a décidé pour le moment d'avoir de la coercition sur la non publication de ces indicateurs moi-même d'ailleurs j'ai poussé pour que ces indicateurs concernent les entreprises de plus de 50 salariés et pas de 300 salariés comme c'était dans le texte et je suis très heureuse que cette proposition va être retenue par le groupe l'ensemble des entreprises de notre pays et pas simplement les plus grandes mais je pense qu'il va falloir un moment donné aller aussi vers de la coercition à partir du moment où on a les résultats s'il y a pas de progrès voilà donc pour que les entreprises puissent se mesurer prendre conscience des pratiques il s'agit pas simplement de prendre conscience de ces pratiques prendre conscience qu'on fume trop qu'on mange pas suffisamment bien il faut progresser il faut progresser et ça il va falloir commencer à regarder aussi la question de la conditionnalité je pense des aides ou de certaines exonérations au regard de leur pratique je pense au travail des seniors mais aussi à la question de l'égalité professionnel vous évoquez la prochaine loi France travail de quoi s'agit-il alors la loi France travaille c'est le deuxième étage de la fusée après la réforme de l'assurance chômage qui a été votée en septembre et ça a vraiment pour vocation de simplifier les organes simplifier l'organisation de la formation professionnelle en France comme je l'ai dit la formation professionnelle continue aujourd'hui elle a ce paradoxe d'être tourné vers ceux qui sont initialement le mieux formés ceux qui sont le plus diplômés et moins ceux qui avaient une formation initiale plus courte elle a ce paradoxe de s'adresser d'abord au cadre et moins aux travailleurs expérimenté donc c'est d'abord remettre vraiment la formation professionnelle au cours au cœur des projets ça c'est un vrai vrai grand sujet et je pense qu'on pourra aussi à ce moment là parler des du travail des seniors sur les autres volets dont j'ai parlé santé pénibilité la réforme des retraites arrive donc lundi dans l'hémicycle à l'Assemblée plus de 20 000 amendements déposés c'est de l'obstruction il y en avait 41 000 en 2020 ou bien ça permettra quand même d'éclairer le débat il y avait je rappelle qu'il y avait 800 amendements qui avaient été déposés à la réforme de 2010 donc ou 400 amendements et 800 pour celle de 2014 donc ça vous donne une idée de l'explosion des amendements et c'est vrai que ça va être difficile matériellement difficile de pouvoir les regarder tous et moi c'est ça qui me c'est ça qui me qui me qui vraiment et je dis mais qui me chagrine du texte avant le 17 février et je trouverais ça vraiment dommage je pense qu'on a il y a le temps de la démocratie sociale avec à la fois les exercices de concertation qui ont eu lieu entre octobre novembre et décembre il y a le temps de la démocratie sociale aussi qui se qui se déroule dans les rues avec la le droit de grève le droit de manifester et moi je salue les organisations syndicales qui le font dans le respect de leur public et puis il y a le temps de la démocratie parlementaire aujourd'hui et il est obstrué j'ai peur en tout cas qu'on n'arrive pas au terme parce qu'on a 20 000 amendements et j'ai bien vu hier enfin hier vous aviez mon collègue Arthur de la porte qui a de la commission des affaires sociales on a bien vu en commission sociale qu'on n'a pas pu arriver non plus au terme de de l'ensemble de l'examen parce qu'on avait 7000 amendements la première ministre a déclaré hier soir qu'elle ne voulait pas de 49-3 elle veut vraiment trouver une majorité les républicains qui soutenaient cette réforme au début semblent aujourd'hui mégoter un peu leur soutien alors moi ça me surprend parce que les républicains ils étaient quand même ils ont fait une campagne présidentielle et une campagne législative sur une réforme qui était beaucoup plus dure 65 ans et là on est quand même sur une réforme il faut quand même rappeler peut-être trois points importants c'est un 64 ans avec un passage progressif enfin on passe pas à partir de septembre prochain de 62 à 64 ça va se faire tout juste 73 donc ça c'est un premier point deuxième point il y a quatre encore travailleurs sur 10 qui vont pas être concernés par cette en fait à 64 ans parce qu'ils ont commencé tôt parce qu'ils vont être dans des carrières considérées comme pénibles voilà donc ça c'est aussi des choses qu'il faut prendre qu'il faut qu'il faut qu'il faut qu'il faut qu'il faut mettre en place et puis quelque chose qui n'était pas nécessairement dans la retraite dans le projet de retraite LR c'est tous les forts qu'on fait sur les petites retraites avec des gens qui un million virgule 8 personnes dont 65 % de femmes qui vont pouvoir avoir une retraite et qui Valante à 85% du SMIC net on parle de 1170 euros les LR il coûte leur circonscription ils viennent circonscription populaire où il y a des travailleurs qui pensaient partir à 62 qui eux vont être touchés ils n'en veulent pas de cette réforme mais ils ont fait une campagne présidentielle bon qui sait dont on connaît l'issue mais une campagne législative aussi sur une réforme des retraites à 65 ans à un moment donné il faut aussi et c'est pour ça que moi je salue le courage d'Élisabeth borne avoir une une crédibilité de la parole politique surtout quand on a un vrai sujet et c'est peut-être ça je pense le une urgence à réformer à consolider les régimes de retraite et donc moi j'ai un appel ou à mes collègues LR à aussi une responsabilité devant l'histoire et devant une générations futures en ce qui concerne la consolidation notre régime de retraite pour conclure Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu en dîner hier soir ensemble à Paris à l'Elysée dans le communiqué qui a suivi le président de la République a rappelé sa ferme opposition à la poursuite de la colonisation c'est un moment de tension entre Paris et Israël les colonies ça a toujours été un sujet entre entre la France et Israël moi ce que je me d'abord ce dont je me rappelle c'est quand même que dans les moments difficiles et que qui seraient la connu ces derniers temps voilà les attentats la France la France est là je pense que la France a rappelé aussi qu'il fallait peut-être augmenter le niveau de fermeté sur la question de l'Iran à partir du moment sur le nucléaire iranien parce que les négociations n'avancent pas et puis parce que l'Iran est en train de s'engager aussi de plus en plus au côté de la Russie sur la livraison des drones donc moi j'ai envie de dire que la France est dans son rôle à la fois aux côtés d'Israël sur la question donc au côté de la stabilité sur la régionale sur la question du nucléaire iranien et sur la question des colonies effectivement la France pose la question pour qu'on soit pas dans une irréversibilité des situations Astrid panneau sur Beauvais merci et bonne journée
Astrid Panosyan-Bouvet