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Conférence de presseLe Figaro (sur YouTube)· 25 avril 2019 17 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleSécurité

Macron : conférence de presse ou show présidentiel ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00journalisteFait
    « Il y a une sorte de mépris qui s'est installée depuis le début du quinquennat. »
  • 9:00journalisteFait
    « Il a du mal avec les journalistes il sait pas exactement comment les prendre. »
  • 11:00journalisteFait
    « L'affaire Benalla en 24 heures c'était plié si la communication avait été correcte. »
  • 12:00journalisteFait
    « Derrière le progressisme c'est du vide c'est à dire que vous avez en plus quand monsieur Émilien a fait le tour des plateaux avec Monsieur Amiel pour vendre son livre en disant voilà je suis le cerveau du progressisme et qu'on découvre en fait que c'est la novlangle de startups qui ne veut rien dire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors l'exercice on le sait inédit pour le président de la République c'est sa première conférence de presse et pas dans n'importe quel contexte on vous le rappelle si besoin pose gilet jaune pose grand débat avec un plan de communication perturbé par l'incendie de Notre-Dame alors comment va-t-il se plier à l'exercice on le sait dans ce genre de rendez-vous la forme ça compte aussi elle sera observée de près et je vous demande tout de suite Marion qu'attendez-vous la conférence de presse est-ce que c'est du pain béni pour Emmanuel Macron qui comme on l'a dit est plutôt bon dans les questions réponses dans le la spontanéité ou quand même ils jouent j'ai envie de vous dire les deux parce qu'en effet c'est un exercice les questions réponses il est habile dans cet exercice il a eu un certain entraînement depuis quatre mois avec le grand débat et en même temps les journalistes il a du mal avec les journalistes il sait pas exactement comment les prendre il y a une sorte de mépris qui s'est installée depuis le début du quinquennat il n'a jamais fait de conférence de presse donc c'est pas un exercice avec les journalistes qui lui est familier et puis les journalistes ont un certain nombre de questions lui poser vous avez parlé du grand débat gilet jaune Notre-Dame mais il y a aussi l'affaire Benalla on l'a peut entendu dessus directement quelques sujets qui va devoir aborder et qui peuvent être un peu éruptifs donc on va voir comment ça se passe et puis c'est pas tout à fait comme dans le grand débat ou les mers ou les élus rencontraient poser une question mais pas vraiment de droit de suite là on peut imaginer qui est quelquefois des journalistes qui sont un peu insistants alors tout dépend de la forme de la conférence de presse on en parlait juste avant d'entrer en plateau en principe une conférence de presse vous avez un journaliste qui pose une question et puis les autres journalistes en braille pour donner un droit de suite à cette question et faire vivre la question s'il n'y a pas eu de réponse ensuite le président peut choisir de prendre une série de questions ce qui est plus facile pour lui d'éviter des questions et des relances un peu sensibles dernière parole mais juste l'état d'esprit de vos confrères vous connaissez justement ce qui suivent enfin qui sont à l'Elysée là qui devait y être déjà 320 journalistes et ils ont l'intention de oui c'est vraiment l'occasion qu'il aurait doté de oui c'est ça c'est la première occasion donc il faut pas la rater et on attend tous des réponses donc les questions vont être posées encore une fois on va voir comment s'en sort Emmanuel Macron alors avec les poulain par exemple vous en parliez avant avec Marion alors qu'est-ce que vous disiez déjà le temps de la parole puisqu'il aime bien parler et prendre son temps donc quand on va s'arrêter cette conférence de presse combien de temps elle va durer dans les cueille de faire un truc interminable alors je pense que là il va peut-être éviter parce qu'il y a des questions qui fâchent évidemment parce que c'est des journalistes et c'est pas un public comme ça a été le public caster du grand débat les mers enfin où il y avait peu de questions finalement sortaient du chapeau là il va avoir affaire j'espère à de mordant journaliste qui ont envie d'avoir des réponses ça peut aussi tourner à la langue de bois plus plus et l'idée en fait c'est de faire de la pédagogie comme il l'appelle à chaque fois d'expliquer pourquoi il faut aller plus vite plus loin dans son programme et finalement on a l'impression que le grand n'a jamais eu lieu et qu'on va avoir droit à une série de mesures qui vont être un succès du programme en marche avec quelques petits trucs des magots comme la suppression de l'ENA enfin les choses qui ont déjà fuité la semaine dernière mais le grand débat c'était le moment où on devait écouter les Français et ça devient le moment où on écoute le Président c'est quand même assez cocasse Gabriel Cluzel quels sont vos critères pour juger de cette prestation sur la forme on est toujours sur la forme pas je vous parle pas du fond dont on va parler on va voir effectivement là Emmanuel Macron va vraiment montrer de quoi il est capable parce que jusqu'à présent le grand débat qui a été un peu conçu comme un séminaire d'entreprise finalement avec un côté boîte à idées et puis comme un professeur dans une école un quotasymétrique aussi c'est quand même un peu un village potenkin les gens étaient dans leur petit souliers c'est normal quand on est un jeune quand on est quelqu'un d'ordinaire de s'adresser au président de la République la les journalistes c'est autre chose donc on va vraiment voir de quoi il est capable moi je mon souci c'est que Emmanuel Macron est précisément trop bon dans la forme la forme de bien sur le fond esthétorique enfin énorme et on en oublie le fond je crois que les Français attendent le fond on sait bien qu'il est qu'il est bon sur la forme mais s'il y a trop de l'englobe de bois si on a l'impression qu'il a lu le guide des 40 astuces pour éviter les pièges à l'oral de l'ENA et bien il ne réussira pas son exercice ce qui fait peur c'est que un certain nombre de mesures ont été éventés il y a ça a été spoilé comme on dit alors on peut dire que c'est un point pour lui positif parce que ça a été un ballon d'essai mais en même temps l'effet du côté effectivement je vous donne la parole je vous oublie pas Nicolas pas vrai juste j'aurais parce que vous faisiez allusion à ce grand débat et parfois l'exercice un peu convenu on vous a préparé Charlotte Darche qui prépare cette émission avec moi vous a préparé un petit florilège des quelques points forts de ce grand débat on le regarde des gens qui crèvent et alors qui travaillent il y en a marre [Applaudissements] elle est pas là pour faire des choses puisque c'est l'argent qui nous a amené à négliger l'écologie vous pensez qu'on pourra acheter une nouvelle planète avec de l'argent je peux pas de là où je suis seul dire c'est zéro ou sans du jour au lendemain on doit faire c'est une transition moi je pense que les intellectuels ont cette responsabilité parce qu'ils ont une autorité dans la société qui est académique c'est ils savent plus de choses si je devais parler simplement ils ont le plus de livres est-ce que parfois comme étant de la verticalité c'était simplement de reconnaître que tout se valait pas et toutes les paroles ne se valent pas à tout moment surtout sujet on vient de voir très moment très différent Nicolas baveray quel serait le temps juste selon vous je crois que donc il y a eu trois moments il y a cette crise des gilets jaunes qui est d'ailleurs toujours ouverte et en termes d'ordre public et en termes de mesure ou de pacte économiques et sociales pour en sortir ensuite il y a eu le grand débat qui a quand même été largement biaisé parce que ça a été beaucoup plus une mise en scène du président de la République et puis maintenant il y a le temps de l'action qui est quand même le temps de la politique puisque donc la première question c'est alors que il faut être clair tout le système de décision publique est quand même arrêté depuis six mois à l'exception de la loi d'exception sur Notre-Dame dont on parlera peut-être mais qui me paraît poser plus de problèmes qu'elle n'en règle mais donc tout est à l'arrêt donc la première question c'est est-ce qu'on arrive à remettre de l'action le quinquennat en marche sans mauvais jeu de mots et la deuxième question elle concerne le président lui-même le lien avec les Français avaient été considérablement altéré d'une certaine manière le lien avec les courses intermédiaires n'est que les causes intermédiaires que ce soit des journalistes ou les élus ou les syndicalistes les représentants des ce qu'on appelle les forces vives avec des courroies de transmission vers l'opinion donc le grand débat incontestablement permis un début de rattrapage ou de reconstitution maintenant ce qui est clé dans cette dans cette conférence de presse c'est est-ce qu'il arrive à rétablir le lien avec les Français et je pense qu'il ne peut le faire que s'il tient compte d'un certain nombre d'erreurs qu'il a commises et qu'il remet vraiment en question son système de pouvoir autrement dit les erreurs sur la forme puisqu'on est encore sur la forme c'est quoi c'est les petites phrases c'est quoi c'est le vous savez c'est toujours le Carniel de Retz pour un homme public il convient moins encore de dire des bêtises que d'en faire et je crois que les il y a les petites phrases mais je pense qu'il y a plus grave il y a ce système de pouvoir qui était complètement autoritaire centralisée technocratique et qui était donc qui s'est installé un peu un peu hors sol et surtout finalement ce qui est très paradoxal un mépris absolu pour la politique le général de Gaulle en 1958 on peut pas accuser le général de Gaulle d'avoir eu trop d'estime pour les élus les parties et les hommes de parties mais générale de Gaulle il s'est quand même donné la peine d'organiser un parti Go List qui avec ses qualités et ses défauts structurer la vie politique de la France pendant 25 ans là aujourd'hui le parti du président est énorme il est énorme en termes de vie et de soi-disant justement est-ce qu'on peut pas dire qu'on est plus en 68 et que les 30 ans après l'organisation générale d'un parti de la société n'est décisif pourquoi parce que c'est toute l'ambiguïté d'Emmanuel Macron il s'est d'une certaine manière ce qui va devoir trancher parce que il s'est installé comme principal leader pour contrer le populisme mais il en a une vraie dimension parce que si vous voulez qui est-ce qui refuse les corps intermédiaires qui ce qui refusent les parties ce qui refuse la vie parlementaire pour installer un dialogue direct entre un homme fort et le peuple est entre un homme fort et ses homologues qui est-ce que qui refuse de tenir compte de l'état de droit des institutions de précisément les populations donc ceux qui doit trancher aujourd'hui fondamentalement c'est ça et de quel côté est-ce qu'il est pour de bon et ça ça veut dire que le en même temps c'est terminé c'est la vieille formule de Mendès France gouverner ses choisir présider c'est choisir aussi et derrière le style est-ce que enfin il accepte de remettre de la politique dans son système de fonctionnement d'accepter d'avoir des contradicteurs à l'intérieur et pas seulement à l'extérieur c'est à mon avis ça les deux éléments clés est-ce qu'il a il accepte ou il en manque de contradicteurs on le dit souvent il est seul les mets de côté en tout cas dans son propre parti et c'est pour ça que si on a atteint les limites dure en même temps on atteint aussi les limites du Nouveau Monde c'est à dire que depuis trois ans on nous vanter un nouveau monde où justement il y avait des nouvelles pousses des élus sans expérience politique alors c'est vrai que les Français réclamaient des nouvelles têtes mais aujourd'hui justement Emmanuel Macron manque de gens d'expérience autour de lui et on l'a vu depuis quatre ou cinq mois et même avant avec l'affaire Benalla il manque de contradicteurs il manque de gens qui lui mettent des limites aussi qui lui disent là on va dans le mur et on le voit en termes de communication c'est à dire que ceux qui étaient à l'Élysée sont partis au gouvernement sont devenus ministres et donc aujourd'hui il manque aussi de conseiller en communication à l'Élysée donc voilà on voit qu'il y a une sorte de château de sable qui s'effrite un peu il peut très bien reprendre la main il est assez habile il est intelligent mais ce soir on aura on va en savoir plus justement là dessus je reviens sur une expression à l'équipe poulain qui est qu'il a utilisé c'était je sais plus exactement quand j'ai été scarifiée par ce par ce qui s'est passé mais ça fait partie de ces petites phrases qui rendent les gens fous de colère en fait parce qu'en face de de cette petite phrase il y a les manifestants qui ont perdu un œil qui ont perdu une main un pied qui eux ont était scarifié et avis d'empathie de d'être proche des gens et dès qu'il dit quelque chose ensuite le lui reprocher mais le choix des mots compte il est très fort en symbole Emmanuel Macron rappelez-vous sa prise de pouvoir sous la pyramide enfin il a fait plein de clin d'œil et l'hymne à la joie etc donc il sait très bien jouer avec les symboles quand c'est pas anodin et c'est extrêmement maladroit mais mais toute sa communication est plus que maladroite et la catastrophique l'affaire Benalla en 24 heures c'était plié si la communication avait été correcte commencée par se défendre par un mensonge demandait à ce power Bruno Roger petit de mentir il était porte-parole mais il savait pas qu'on lui donnait des éléments d'engage qui était complètement faux c'est catastrophique et on déroule le fil du mensonge comme le livre de Villiers et on découvre quoi que derrière le progressisme c'est du vide c'est à dire que vous avez en plus quand monsieur Émilien a fait le tour des plateaux avec Monsieur Amiel pour vendre son livre en disant voilà je suis le cerveau du progressisme et qu'on découvre en fait que c'est la novlangle de startups qui ne veut rien dire maximiser les opportunités etc tous ensemble c'est une catastrophe et pour Emmanuel Macron c'était censé être son cerveau donc la fuite des cerveaux de l'Elysée déjà montre que les cerveaux sont quand même pas très très construits politiquement et on voit bien enfin voilà Nathalie Loiseau qui a du mal à assumer son passé et qui confond maoïsme pour dire que ça manque de profondeur ça manque de réflexion et ça manque de politique comme vous le disiez je donne la parole un petit peu à nos internautes la conférences de presse est-elle uniquement vous demandez-t-on un peu provocatrice un show présidentiel et bien vous êtes 72% à estimé que oui Rick c'est ainsi que ce prénom notre internaute ce sera un show si les journalistes sont mauvais ce qui est pas faux c'est aussi on dit beaucoup c'est le président qui c'est un gros enjeu pour le président mais ça dépend aussi de la façon dont les journalistes ça dépend aussi s'ils sont libres de poser les questions c'est-à-dire que si c'est pas choisi et si on ne prend pas quelques têtes en se disant la question sera gentil donc il faut qu'il y ait aussi une vraie liberté des journalistes de faire leur travail c'est un test aussi pour les journalistes parce que il faut quand même bien sûr les gilets jaunes ça a été aussi l'occasion de montrer qu'il y a une profession j'en fais partie donc je je dois aussi faire preuve d'humidité mais qui est détestait c'est celle des journalistes parce que les gens le sentiment que ils ne sont pas ils ne sont pas là pour tourner le faire dans la plaie comme le disait Albert Londres et qui n'ont pas joué leur rôle donc si là effectivement comme on a eu les députés godillot on a des journalistes de godillot ça paraîtra excessivement décevant évidemment il y a une façon de verrouiller les conférences de presse comme vous le disiez néanmoins ce sera au journaliste qui sont présents ce soir de faire en sorte de montrer que on va gratter là où ça fait mal parce que sinon ce sera un véritable échec moi je pense simplement je reviens aux univers dont vous parliez tout à l'heure cette façon c'est en même temps qui a été une façon de faire campagne et c'est terrible parce qu'on voit qu'elle a été extrêmement efficace pour faire campagne c'est finalement une technique commerci social on crée des univers différents comme dans les magasins et qui permet de draguer si j'ose dire vulgairement un peu de tous les côtés et puis on se rend compte que finalement dans la vie politique c'est délétère parce qu'on arrive à cette archipel dont parlé qui est maintenant on veut retrouver un lien qu'on a détruit je crois que le symbole le plus le plus frappant c'était il n'y a pas une culture française mais des cultures françaises ça satisfaisait tout le monde parce que chacun pouvait retrouver la sienne ou celle qui pensait être la sienne pendant la campagne et maintenant on se rend compte que c'est terrible de se retrouver avec aucun socle commun est-ce que Nicolas est-ce qu'il doit y avoir on l'a dit l'effet de surprise il est un peu maintenant émoussé et ce qui doit y avoir une ou des annonces spectaculaires en fait je ne suis pas certain parce que c'est vrai que à travers cette conférence de presse c'est là encore une très grande ambiguïté c'est à dire soit on rejoue l'homme providentiel tout le pays s'arrête on a tendance que Jupiter tonne et que et de savoir si ça repart ou pas en réalité il y a aucun pays moderne qui peut fonctionner de cette de cette manière là donc je crois que ce qui a été dit et tout à fait juste c'est à dire que les annonces soi-disant spectaculaires c'est soit de la communication de la démagogie pure par exemple ce qui a été annoncé sur la suppression de l'ENA voir de l'école de la magistrature aussi c'est clair que ces écoles peuvent avoir des défauts mais c'est certainement pas en les supprimant qu'on va ni faire marcher la justice ni réformer l'État soit des mesures strictement catégorielles avec un peu pour les retraités un peu avec pour le monde rural etc et en fait ce dont on manque absolument cruellement c'est un projet politique qui permet de remettre les citoyens ensemble et de rétablir aussi l'unité l'unité du territoire de finalement de que les de refaire la France ou en tout cas que les que les Français se ressentent un peu français on a vu exactement le processus c'est ce qui est arrivé mais on a eu les deux effets sur Notre-Dame c'est-à-dire qu'il y a eu un soir ou ça ça a marché et malheureusement dès le lendemain on a été rattrapé par des choses et c'est pas ça c'était éparpillé entre les polémiques sur le rôle de l'Église sur le montant des dons sur la fiscalité donc si vous voulez l'important pour lui c'est d'arriver à être dans le climat qui a été le climat à la fois de de recueillement et d'unités des Français le lundi 15 avril au soir devant le spectacle de Notre-Dame s'il arrive à faire ça je pense que c'est plus important que d'aller annoncer je sais pas trop quoi avec en plus toujours un problème en France c'est que les c'est franchement ça a été le cas sur les annonces de la fin de l'année 2018 c'est comme par ailleurs ces annonces ne sont pas préparées ne sont pas évalués on a un gouvernement totalement technocratique mais on n'a pas le bon côté de la technocratie c'est à dire qu'on a ni évaluation ni calculer dans l'urgence oui mais si c'est pour refaire ce genre de choses on est payé pour savoir que ça n'a aucun sens puisque on a quand même engagé 11 milliards c'est-à-dire plus d'un demi points de pipe pour rien alors on parle justement de ce cap effectivement le 10 décembre le président de la République avait dit au plus fort de la crise des gilets jaunes nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies autant dire