L'invité de Bourdin Direct : Michel Barnier - 09/11
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteÉludée
Pourquoi étiez-vous parfois irrité par les interventions de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ?
- 0:46OuverteRéponse partielle
Vous étiez un peu la cible, non ?
- 1:09OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que vous serez le prochain président de la République ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Vous êtes moins critique que les autres candidats envers Macron ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Vous ne m'entendez pas parler d'un premier de cordée ?
- 6:08OuverteRéponse directe
La crise sanitaire, vous en avez peu parlé hier soir.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Michel BarnierFait
« J'ai fait des propositions claires. »
- 3:31Michel BarnierFait
« Notre pays n'a pas été bien gouverné. Il a été gouverné de manière solitaire, parfois arrogante. »
- 4:06Michel BarnierFait
« Il a été très hésitant sur la sécurité publique à la fin du mandat. »
- 7:38Michel BarnierChiffre
« Les non-vaccinés 12 fois plus nombreux que les vaccinés en soins critiques. »
- 9:53Michel BarnierChiffre
« Nous avons 3000 milliards de dettes. »
- 10:24Michel BarnierFait
« Un allégement des charges sociales patronales sur les salaires intermédiaires au-delà d'un SMIC et demi jusqu'à deux SMIC. »
- 12:42Michel BarnierFait
« L'électricité coûte moins cher chez nous qu'en Allemagne. »
- 12:52Michel BarnierFait
« Relancer le nucléaire, travailler sur les autres énergies. »
- 14:50Michel BarnierChiffre
« Stopper complètement les régularisations, ces 30 000 régularisations. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin. Michel Barnier, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin et merci pour votre invitation. Et merci d'être là. Je vous ai regardé hier soir. Premier débat entre les cinq prétendants à la présidence de la République. L'un de vous, ou l'une, sera choisi par les adhérents LR, le débat. Pourquoi, hier soir, étiez-vous parfois irrité par les interventions de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ? Non, je n'ai pas été irrité. Il y a un débat qui est normal. Il n'y a pas de divergence, Jean-Jacques Bourdin. Il y a des différences. Elle s'exprime et c'est normal. Il ne faut pas dramatiser cela. Vous étiez un peu la cible, non ?
Écoutez, c'est peut-être l'impression que vous avez eue. En tout cas, je suis très touché par l'attention des autres. Je suis très touché par l'attention. J'ai fait des propositions claires. Parfois, ils font semblant de ne pas les comprendre. Je les explique. Mais moi, je vais tracer ma route. Avec du respect pour chacune et chacun d'entre eux. Et surtout du respect pour les militants. Parce que c'est eux qui vont choisir. Et il faut laisser ce temps du débat démocratique. Vous n'avez pas quitté le parti. Eux l'ont quitté. C'est déjà une grosse différence. Mais ça, c'est une réalité. Je suis dans cette famille politique. Nous sommes le 9 novembre. On se dit tout à l'heure, nous ensemble.
C'est une belle image. Sur la tombe du général de Gaulle. Ce n'est pas d'ailleurs un lieu de débat politique. Ce n'est pas un lieu de campagne. C'est un lieu de recueillement et de fidélité. Mais moi, ma grande fierté, pour tout vous dire, Jean-Jacques Bourdin, c'est de m'être engagé. Et vous le savez, dans cette famille politique. J'ai collé mes premières affiches pour de Gaulle. J'avais 14 ans. J'étais au lycée. J'étais en troisième. Et ça reste ma principale fierté que de m'être engagé. Et ne pas l'avoir quitté. C'est un avantage tout de même. Je n'ai jamais quitté cette famille. Parce que je m'y suis toujours senti bien. Parfois, j'étais minoritaire.
On a eu des débats sur l'Europe ou sur d'autres sujets. Cette famille, elle gagne quand elle ressemble à la France. Quand elle ressemble à la France. Avec des gens qui sont très nationaux, souverainistes, plus libéraux. Peut-être qu'il y a un démocrate. Et quand on ressemble à une partie de la France, on perd. Donc, il faut accepter toutes les sensibilités. Et j'ai toujours été bien dans cette famille. Et libre d'y dire ce que je pensais. Et loyal. Pourquoi est-ce que vous serez le prochain président de la République ? Je vous pose cette question. Parce que vous le dites. Vous dites, je serai le prochain président de la République.
Mais quand on est candidat à cette élection qui est l'élection suprême. Il faut être déterminé. Il faut être sûr de ses idées. Sans être sectaire. Et je le suis. Et je pense que la proposition que je fais. D'un projet de rupture dans certains domaines. La sécurité publique. L'immigration. De reconstruction dans le domaine de l'économie. De l'éducation. De la santé. Et puis de réconciliation. Et puis de réconciliation. J'allais vous le dire. Vous êtes moins critique. Me semble-t-il. J'ai écouté hier soir. Moins critique que les autres candidats. Moins critique du pouvoir en place. Emmanuel Macron. Je vous sens moins agressif avec le pouvoir en place. Je n'aime pas être agressif. Oui.
Je peux l'être quand on m'attaque. Oui. Je n'ai jamais fait de campagne. J'en ai fait beaucoup dans ma vie. En savoir. Au niveau national. Aux élections européennes. Contre les autres. Je pense que ceux qui nous écoutent. Et qui nous regardent. Ils ont envie de croire à nouveau à la politique. Que c'est utile. Et pas de voter contre. De voter pour quelqu'un. Pour un projet. Pour une méthode. C'est ça que je propose maintenant. Évidemment je veux remplacer le président en sortant. Parce que je pense que notre pays n'a pas été bien gouverné. Il a été gouverné de manière solitaire. Parfois arrogante. Le président public. Il n'a pas la science infuse. Il ne peut pas décider tout seul.
Il a besoin des autres. Il faut davantage de respect. Il ne décide pas de l'emplacement des éoliennes. Oui. Oui. Notamment. Mais il faut qu'il respecte le parlement. Il a besoin des syndicats. Il a besoin des collectivités territoriales. Le président ne peut pas être tout seul. Le président a été aussi dans une gestion un peu élitiste de notre pays. Vous ne m'entendrez pas parler d'un premier de cordée. Parce qu'en Savoie. Moi je sais ce qu'est une cordée. Une cordée. C'est chacun pour tous. Chacun pour tous. Et puis il a été très hésitant. Sur la sécurité publique. A la fin du mandat. On annonce des mesures. Qu'on aurait dû prendre au début. Et sur l'énergie. Et sur le nucléaire. Donc oui.
Il y a des raisons de changer de président. D'ailleurs je ne suis pas Jacques Bourdin le premier à le dire. L'ancien premier ministre lui-même de M. Macron. Édouard Philippe a dit. Il faut une nouvelle offre politique. Il faut mettre de l'ordre dans la rue. Il faut mettre de l'ordre dans les comptes publics. Puis après il dit. Il faut garder le même président. Moi je dis qu'il faut une nouvelle offre politique. Remettre de l'ordre dans la rue. Remettre de l'ordre dans les comptes publics. Et changer de président. Il y a 51 ans. Décédé le général de Gaulle. Aujourd'hui à Colombay. Les deux églises. Le premier ministre. Plusieurs ministres. Vous serez là-bas. Anne Hidalgo aussi.
Ce n'est pas la première fois que j'y serai. Ce ne sera pas la dernière fois. Chacun s'arrache la mémoire de de Gaulle. J'ai l'impression. En ce moment. Et qui peut avoir la prétention de savoir. Ce qu'il aurait dit ou fait aujourd'hui. Personne ne peut dire ça. Simplement. Oui. On est fidèles. Et on a cette inspiration. Une méthode. De Gaulle c'était un national. C'était surtout pas un nationaliste. Il aimait la France. Et il faisait partager cet amour de la France. Et cette fierté. Le gaullisme au début. C'est une révolte. Contre le nazisme. Et pour la France. Et puis ensuite. C'est un combat pour l'homme. D'ailleurs. Au bas de la croix de Lorraine. A Colombay.
Il y a le seul combat qui vaille. C'est le combat pour l'homme. Et moi je me suis engagé à cette époque. On était très progressiste. On était pour cette participation. Je me souviens avec émotion. Des discours de Pnom Penh. Ou de Montréal. Et je garde cette fierté là. Y aurait-il des usurpateurs de l'histoire. En ce moment. Dans notre vie politique. Oui. Tout le monde devient gaulliste. Et en fait. Tout le monde ne l'est pas. Si vous parlez de Mme Le Pen. Ou de M. Zemmour. A coup sûr. Nous n'avons pas la même histoire. Politique. Et nous n'avons pas la même lecture de l'histoire. Moi je n'ai. M'engageant. Pour le général. Très modestement. Comme jeune militant.
J'ai jamais confondu le général de Gaulle avec Pétain. Le président de la République ce soir. 20h à la télévision. La crise sanitaire. Vous en avez peu parlé hier soir. Pratiquement pas. Oui je le regrette. Je le regrette. Pratiquement pas. Alors que le Covid. Le Covid. L'épidémie reprend. Que c'est une préoccupation. Importante. Sinon majeure. Dans la population. Alors en France. Faut-il conditionner le pass sanitaire. A une dose de rappel. D'abord. Pour les plus âgés. Les plus fragiles. Je regrette qu'on n'en ait pas parlé hier soir. Oui. Parce que cette crise. A plongé beaucoup de familles. Dans la douleur. Dans le deuil. Dans la maladie. Et il y a des séquesses.
Qui durent pour beaucoup de gens. L'on goût. C'est un virus très agressif. Je peux en témoigner. Et. Je pense aussi aux soignants. Enfin. Notre pays a été très responsable. Les citoyens. Ont été très. Très civiques. Et très responsables. Et je pense qu'il faut leur faire confiance. Et j'espère qu'on ne va pas encore entendre ce soir. Des discours qui tombent d'en haut. En touchant la vie quotidienne des français. Voilà. Je pense qu'il faut faire confiance aux français. Des discours qui tombent d'en haut. Pour bien prendre des décisions. Prendre des décisions d'en haut. Oui. Mais il faut les prendre aussi avec l'avis des autorités sanitaires. Mais je vous pose une question précise.
Parce qu'il m'a choqué par exemple. C'est que le fer soit géré depuis l'Elysée avec le conseil de défense. Oui. Alors qu'il s'agit d'une crise sanitaire. Et ça explique aussi le problème de liberté qu'on ressent actuellement. A propos du pass sanitaire. De la vaccination. Mais vous êtes favorable au pass sanitaire. Bien sûr je suis favorable. Vous êtes favorable à la vaccination. Bien sûr. C'est la seule arme que nous avons. C'est la seule arme. Les non-vaccinés 12 fois plus nombreux que les vaccinés en soins critiques. Nous sommes d'accord. Aujourd'hui Michel Barger. J'ai dit dès le début. Avant même que M. Macron ne s'exprime que la vaccination était la seule arme.
Alors est-ce qu'il faut conditionner le pass sanitaire à une dose de rappel pour les plus âgés et les plus fragiles ? Mais si les autorités sanitaires recommandent cela pour les personnes âgées ou d'un certain âge et les personnes les plus fragiles. Oui il faudra encourager et faire confiance aux gens et faire personne par personne. Je voyais l'autre jour en voyage ou dans une commune les choses ont été prises en main et dans beaucoup de communes. C'est pour ça que je regrette cette gestion solitaire de la crise au début.
On a oublié les communes, les régions, les départements, les vétérinaires, les médecins libéraux, les pharmaciens qui avaient un rôle à jouer comme ça s'est passé en Allemagne. Je voyais dans une commune que le maire avait pris la décision d'aller appartement par appartement voir les gens et leur parler et les convaincre. Donc il faut que tout le monde soit sur le coup pour faire confiance aux Français. L'Allemagne n'est pas exemplaire en matière de vaccination puisqu'ils font moins bien que nous. On ne va pas donner de leçons. Non on ne va pas donner de leçons mais en Europe la France est l'un des pays les plus vaccinés.
Oui et pourtant le virus continue à circuler donc il faut continuer ce travail. On est au-delà de 80% il faut continuer ce travail. Le vaccin en attendant un traitement le vaccin est la seule arme que nous ayons. Autre sujet majeur le pouvoir d'achat Michel Barnier. Est-ce que vous connaissez le syndrome du 20 du mois ou du 10 du mois ? Bien sûr j'imagine et je rencontre beaucoup de familles qui ont cette difficulté de boucler la fin du mois et de ne pas y arriver à partir du 20 du mois. J'imagine ça. Voilà pourquoi il faut traiter les questions sérieusement sans faire des promesses à tout le monde. J'ai trouvé hier soir justement que rien n'était très clair à propos de pouvoir d'achat.
Que les mesures des uns et des autres n'étaient pas suffisamment claires. Je me mets à la place de celui ou celle qui regarde ou qui écoute. Que proposez-vous pour m'assurer justement ces fins de mois ? Je travaille, j'ai un métier mais je n'arrive pas à boucler mes fins de mois. Que me proposez-vous ? Et donc ça ne se fera pas par un coup de baguette magique, ça ne se fera pas par des promesses désordonnées, ça ne se fera notamment pas en distribuant à nouveau de l'argent public alors que nous avons 3000 milliards de dettes. Parce que ça aussi c'est le pouvoir d'achat. Cette dette elle pèse sur tous les citoyens, sur leurs enfants et sur nos petits-enfants.
Donc moi ma réponse elle est de dire redonnons aux entreprises la capacité de faire ce qu'est leur métier. C'est-à-dire de créer de l'emploi, d'investir et de payer mieux leurs salariés. C'est l'objet des mesures que j'ai proposées. A la fois en allégeant les impôts de production pour mettre nos entreprises à égalité de concurrence avec les Allemands. Ce n'est pas le cas, nous payons trop d'impôts que les Allemands ne payent pas et ça plombe nos entreprises. Deuxièmement un allégement des charges sociales patronales sur les salaires intermédiaires au-delà d'un SMIC et demi jusqu'à deux SMIC 6.
Et là il y aura une conférence sociale pour voir comment on répartit cette baisse de charges entre l'investissement, l'emploi et l'augmentation des salaires intermédiaires. Vous augmentez le SMIC ? Il faudra l'augmenter dans les proportions où il est à 1258 euros aujourd'hui. Il faudra l'augmenter progressivement. Il est de 1580 brut et un peu plus de 1200 net. Et puis il y a une mesure à laquelle je tiens beaucoup qui est l'allègement et la suppression de toutes les charges sociales sur le premier emploi pendant trois ans pour les jeunes. Et ça vaut mieux, croyez-moi, que c'est bon qu'on distribue de 500 euros à la veille des élections.
Voilà, trois mesures sur l'emploi, l'abaissement du coût du travail qui est la raison principale pour laquelle on n'embauche pas assez et on ne paye pas assez. Même si le chômage baisse fortement. Et tant mieux s'il baisse, il faut voir s'il baisse. Vous vous réjouissez ou pas ? Bien sûr que je me réjouis. Tout point gagné ou toute point gagné est une bonne nouvelle. Mais nous sommes quasiment à deux fois plus qu'en Allemagne. Et ça, ça touche à la force de nos entreprises régionales et familiales. Ça touche à l'absence de dialogue social. Ça touche à l'absence de bonne formation.
Donc il y a dans le pouvoir d'achat dont vous parlez Jean-Jacques Bourdin, il y a ce qu'on gagne, le salaire qui est insuffisant. Et il y a aussi les retraites qui sont insuffisantes, notamment les plus basses retraites. Il y a les aides sociales pour ceux qui ne travaillent pas. Et la réinsertion, j'ai quelques idées assez précises sur cette question de l'inclusion dans le travail. Notamment pour les personnes qui n'en sont pas trop éloignées. Et l'apprentissage ? L'apprentissage ? Passer à 800 000 apprentis par an. Des éloignes ont été faites, considérable déjà. On est passé à 500 000. Je les reconnais, il faut passer à 800 000.
Mais je reconnais qu'il faut s'appuyer sur ce qui a été fait et qui est bien fait. Et puis ensuite, dans le budget d'une famille, c'est à peu près en moyenne 3 000 euros qu'on dépense pour l'énergie. À la fois le chauffage de sa maison et l'énergie dans sa voiture. Donc, il faut... Michel Barnier, vous êtes un Européen convaincu. Est-ce que le prix de l'électricité doit encore dépendre du prix de l'énergie fossile ? Moi, je pense qu'il faut, sur cette question, absolument préserver l'avantage que nous avons grâce à l'énergie nucléaire. L'électricité coûte moins cher chez nous qu'en Allemagne.
Ça veut dire qu'il faut en effet en finir avec l'hésitation qu'on voit depuis Hollande et Macron sur l'énergie nucléaire et garder cet avantage souverain de produire notre énergie à 70% de notre électricité fabriquée par le nucléaire. Donc, relancer le nucléaire, travailler sur les autres énergies. Et puis, dans l'urgence, parce qu'il y a ce prix de l'énergie qui augmente, on peut effacer, de mon point de vue, avec l'abaissement des charges et des taxes, les 12,5% d'augmentation du gaz. Et on peut supprimer les taxes sur les taxes. Vous savez que nous payons, sur notre facture d'électricité, 2,5% de taxes de TVA sur les taxes.
Donc, on peut alléger la facture d'électricité et d'énergie immédiatement et, à plus long terme, structurellement, garder notre indépendance énergétique. Michel Barnier, hier soir, dans le débat, certains de vos amis concurrents n'ont pas bien compris votre moratoire sur l'immigration. Alors, expliquez-nous. D'abord, pourquoi n'ont-ils pas bien compris, Michel Barnier ? Écoutez, nous avons le temps de nous expliquer. Oui, d'accord, oui. Oui, vous avez d'autres débats, mais... Il n'y a pas de vrais et de grandes différences sur le fond. La question, c'est la méthode. Et les résultats. Parce que les Français qui nous regardent, ils ont envie, enfin, de croire ce qu'on dit.
C'est pour ça que j'ai dit, à la fin du débat... L'immigration zéro, ça n'existe pas. Un peu tard, j'ai dit, une campagne, c'est du bon sens. Et moi, j'ai toujours essayé d'être dans le bon sens et de faire attention à ce que je dis pour être ensuite capable de faire ce que j'ai dit. Donc, j'ai travaillé sur une méthode en matière d'immigration qui est une proposition globale. On va donner un coup d'arrêt à l'immigration immédiatement. Et pendant 3 à 5 ans, ce moratoire étant décidé, c'est d'ailleurs une proposition qu'avait fait Nicolas Sarkozy en 2020, lui-même.
Donc, j'ai invité Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, qui n'ont pas tout à fait bien compris, à se rapprocher des propositions de Nicolas Sarkozy, dont nous avons été, les uns et les autres, les ministres. On donne un coup d'arrêt. On prend des mesures immédiates, par exemple, pour stopper complètement les régularisations, ces 30 000 régularisations, pour réduire drastiquement le regroupement familial et pour réduire substantiellement l'accueil d'étudiants étrangers.
Mais pour pouvoir faire tout ça et ne pas être soumis à des jurisprudences qui se sont accumulées depuis des années et des années européennes, la Cour de justice, la Convention européenne des droits de l'homme, le Conseil constitutionnel français, le Conseil d'État, se sont prononcées par des jurisprudences parce qu'il n'y a rien dans les traités européens ou pas grand-chose et il n'y a rien dans la Constitution française, Jean-Jacques Bourdin. Donc, je propose parallèlement et en même temps qu'un référendum soit organisé. J'en proposerai les termes au mois de mai.
Il sera organisé au mois de septembre pour créer, un, une décision que le Parlement prendra tous les ans sur les quotas que nous acceptons venant de tel ou tel pays. Nous sommes tous d'accord avec les autres candidats et un bouclier constitutionnel pour être capable de prendre des mesures nationales. Et puis, ce n'est pas la fin de l'histoire parce que ça ne suffira pas. Pour avoir une vraie politique d'immigration contrôlée, il faut aussi une politique européenne que nous n'avons pas aujourd'hui. Et donc, nous discuterons pendant cette période de moratoire avec nos partenaires pour une vraie politique de contrôle des frontières. On voit les pressions, notamment aux frontières de la Pologne.
Oui, oui. De la Biélorussie. Ou le président Biélorussie. Qui envoie des migrants. C'est le sujet de devenir scandaleuse. Et donc, il faut être aux côtés des Polonais dans cette affaire. Mais nous avons besoin de discuter avec nos amis et partenaires européens d'une politique commune de visa, d'asile et de contrôle des frontières. De toutes les frontières extérieures pour qu'elles ne soient plus des passoires. Et on continue à envoyer de l'argent à permettre à ceux qui vivent en France, aux étrangers qui vivent en France, en situation régulière, d'envoyer de l'argent dans leur pays. Mais oui, je n'ai pas compris cette proposition. Franchement, il faut faire attention à ce qu'on dit.
Que des gens qui travaillent chez nous, qui payent des impôts chez nous, envoient leur salaire ou une partie de leur salaire à leur famille, là d'où ils viennent, c'est normal, on ne va pas agir là-dessus. En plus, si vous interrompez ce flux d'argent, les familles en question n'auront plus d'argent et auront une tendance à venir chez nous.
Et justement, à propos de ces pays, il y a le troisième temps de ce moratoire, discuter sérieusement avec tous les pays d'émigration pour mettre en balance l'aide que nous leur apportons, française et européenne, l'aide à la coopération, au co-développement, avec une attitude contractuelle et logique sur la réadmission des personnes que nous expulsons ou que nous ne voulons plus chez nous et qui viennent de ces pays. La préférence nationale, défendue par Marine Le Pen ou défendue par Éric Zemmour, vous y êtes favorable, des allocations, des emplois, des logements réservés aux Français et non pas aux étrangers en situation régulière.
Je n'aime pas ces mots, ces slogans qui consistent à ostraciser, à stigmatiser l'étranger. Nous allons interrompre un certain nombre d'aides sociales qui sont d'ailleurs souvent détournées, réservées d'aide Miquel Durgent aux vraies urgences et, par exemple, prenons l'exemple l'uminium vieillesse, exiger une dizaine d'années de présence en ayant travaillé en France pour toucher l'uminium vieillesse. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Vous ne supprimez pas l'AME ? L'AME est supprimée sauf pour les cas d'urgence médicales. Éducation, vous dites, j'en ferai la grande cause nationale de mon quinquennat. C'est ce que vous dites ? Oui, parce que c'est la base de tout.
Alors, le déclassement, le grand déclassement, voilà un sujet majeur. C'est mieux que le grand remplacement. Oui, oui, je préfère cela. Le grand déclassement que l'on constate à peu près partout. On le constate notamment dans l'éducation. Toutes les études européennes, internationales, françaises montrent le recul de nos écoles, y compris les grandes écoles de mathématiques ou d'ingénieurs. Le fait qu'en sixième, on rentre souvent, trop souvent, sans savoir lire, compter ou écrire. Et donc, il va falloir faire de l'éducation nationale dans toutes ses dimensions, une grande cause nationale, revaloriser le métier d'enseignant. On ne va pas faire ça contre les enseignants.
Ou sans eux, on va le faire avec eux. Revaloriser le métier, garder le statut de l'enseignant. Oui, mais donner plus d'autonomie aux établissements. A vie, statut à vie. Oui, je ne vais pas bouleverser. On ne va pas non plus réformer l'État contre les fonctionnaires. Je l'ai dit hier soir. Mais en revanche, donner plus d'autonomie aux établissements. C'est-à-dire ? Pour chef d'établissement. Oui, pour chef d'établissement. Pour choisir ses enseignants. Oui, je pense qu'on a une marge d'autonomie à donner aux chefs d'établissement pour constituer leur équipe pédagogique et les encourager. Revoir les programmes. Revenir aux fondamentaux.
Le français, les mathématiques, l'histoire dans son récit chronologique et le sport. Permettez-moi de dire un mot de ces grandes causes nationales. À l'intérieur d'une autre grande cause nationale, je veux doubler la pratique sportive dans toute l'éducation. Et pas seulement d'ailleurs pour les jeunes. Un pays qui est sportif. Je ne dis pas seulement ça parce que j'ai consacré 10 ans de ma vie à organiser des Jeux Olympiques. Je dis qu'un pays qui est sportif, c'est un pays qui a le moral, qui dépense moins pour sa santé, qui sait inclure, c'est bien des jeunes qui sont en risque d'exclusion, que des personnes en risque de handicap ou touchées par le handicap.
Donc, il y a toutes les raisons, avec les associations, avec les collectivités locales, de doubler la pratique sportive dans notre pays. Merci Michel Barnier d'être venu nous voir ce matin sur RMC BFM TV.