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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 13 mars 2025 51 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalJusticeÉconomie & entreprises

Trêve en Ukraine : Poutine sort (enfin) du silence - C à Vous l’intégrale - 13/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La trêve des combats en Ukraine, ce ne sera pas pour tout de suite ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    C'est quoi, les causes profondes de cette crise, selon lui ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    D.Trump et V.Poutine sont prévisibles ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Cette stratégie en strate de V.Poutine, c'est ce que vous appelez la stratégie des poupées russes ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    On peut se demander si D.Trump comprend le Poutine couramment ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    L'évêque de Bayonne a été violemment interpellé par un militant des droits de l'enfant. Que s'est-il passé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00P.CohenFait
    « V.Poutine a dit "oui, mais" à la proposition américaine de cessez-le-feu. »
  • 8:00P.LévyFait
    « Ce qu'il faut, c'est toujours décoder. »
  • 10:00P.LévyFait
    « Il y a la petite poupée, la petite matriochka. C'est l'Ukraine. »
  • 12:00P.LévyFait
    « La Russie remet en cause l'ordre international tel qu'il est, mais également l'ordre européen. »
  • 22:00M.BouhafsiFait
    « L'évêque de Bayonne a été violemment interpellé par un militant des droits de l'enfant. »
  • 30:00L.SénéchalFait
    « Trump menace de taxer le vin français et le champagne à 200 %. »
  • 50:00ArtusFait
    « Le policier lui a mis un coup de poing. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est en direct avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain. Emilie? - E.Tran Nguyen: Elle dit être la victime oubliée, invisibilisée du procès Mazan.

C.Darian porte plainte contre son père D.Pelicot.

Elle est persuadée d'avoir été droguée et abusée par lui. - A.-E.Lemoine: C.Darian sera sur notre plateau.

Elle signe un ouvrage: "Pour que l'on se souvienne". Mohamed? - M.Bouhafsi: Alors qu'il tenait une conférence de presse sur le scandale de Bétharram, l'évêque de Bayonne a été violemment interpellé par un militant des droits de l'enfant. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: La trêve des combats en Ukraine, ce ne sera pas pour tout de suite.

V.Poutine a dit "oui, mais" à la proposition américaine de cessez-le-feu. Il essaye de ne pas donner l'impression de refuser la paix... - A.-E.Lemoine: Mais il gagne du temps.

On en parle avec l'ancien ambassadeur de France en Russie, P.Lévy. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Lorrain? - L.Sénéchal: Trump menace de taxer le vin français et le champagne à 200 %.

C'est une menace qui a déjà des conséquences réelles. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Un documentaire exceptionnel raconte comment, en 1960, la CIA organisait des tournées de jazz au Congo ex-belge alors que se tramait l'assassinat du leader Patrice Lumumba. - A.-E.Lemoine: Après 20h, C.Le Bon sera notre invitée.

Elle intègre la série "The White Lotus". J.-P.Zadi et C.Bruna se lancent dans la comédie.

Et enfin, P.Tourancheau pour "Rubrique faits divers". Voilà pour le programme.

Le dîner est préparé par Benjamin Chrétien, chef des Hautes Roches. - B.Chameroy: Bonsoir.

Excellente nouvelle pour moi: benjamin est venu avec les 1res asperges de la saison. J'espère que ça fera d'autres heureux. - B.Chrétien: Les 1res asperges sont là depuis 2 semaines avec une sauce hollandaise, des copeaux de parmesan et des oeufs. - A.-E.Lemoine: Et les citrons? - B.Chameroy: Pour la sauce hollandaise! - A.-E.Lemoine: Et pas un numéro de jonglage? - B.Chameroy: Si. - A.-E.Lemoine: C'est le Cirque du Soleil!

Merci et à tout à l'heure. Tout de suite, l'édito de Patrick. V.Poutine met des conditions à la trêve proposée par les Américains. - P.Cohen: Voilà 2 jours que la proposition était sur la table.

Elle a été émise mardi, à Djeddah, à l'issue de pourparlers entre Américains et Ukrainiens. Pressé par les Américains et les Européens de répondre à cette offre de cessez-le-feu, V.Poutine s'y est plié il y a 2 heures pour dire ni oui ni non. - P.Cohen: Oui à un arrêt des combats, à condition que des questions importantes soient réglées.

Poutine n'a pas dit lesquelles. Un "oui, mais" qui revient à ne pas donner l'air de refuser la paix sans vraiment la souhaiter. Ca lui permet de gagner du temps au moment où l'armée russe reprend à grande vitesse des territoires occupés par les Ukrainiens dans la région de Koursk, territoires que Kiev espérait utiliser comme monnaie d'échange en cas de pourparlers.

Moscou n'a aucun intérêt à cesser les combats au plus vite. Jusqu'à présent, sans rien négocier, Poutine a déjà beaucoup obtenu de Trump, notamment l'interdiction pour l'Ukraine de rejoindre l'Otan, l'interdiction d'un déploiement de l'Otan pour surveiller un éventuel cessez-le-feu. Mais V.Poutine veut encore plus. "Nous voulons un arrêt qui s'attaque aux causes profondes de cette crise." Il fait monter les enchères. - A.-E.Lemoine: C'est quoi, les causes profondes de cette crise, selon lui? - P.Cohen: Le rapprochement continu de l'Ukraine avec l'Occident.

Ce mouvement de rapprochement souhaité par une majorité d'Ukrainiens et que l'invasion de leur pays par les Russes n'a fait que renforcer. Supprimer les causes profondes, c'est au minimum une Ukraine neutre et démilitarisée, dans son esprit. Trump va-t-il exercer une pression supplémentaire sur les Ukrainiens?

C'est possible, pour qu'ils se plient à tous les desiderata russes. L'administration américaine, avec l'envoyé spécial de D.Trump, va-t-elle hausser le ton enfin face à Poutine et lui demander un geste, une concession?

Voilà la question et la réponse qu'on attend pour les prochains jours. - A.-E.Lemoine: D.Trump a déclaré que ce serait très décevant si la Russie rejetait le plan de trêve de 30 jours en Ukraine proposé par les Etats-Unis.

D.Trump et V.Poutine sont prévisibles? - P.Lévy: D'abord, pour avoir été impliqué dans cette crise depuis très longtemps, je remarque l'accélération extraordinaire du temps.

Regardez ce qui s'est passé entre le 12 février, quand on a pour la 1re fois annoncé le dialogue entre Trump et Poutine, le coup de téléphone...

Nous sommes à peine un mois après. Il y a eu des moments très durs, comme le vote des Etats-Unis avec la Russie. On est dans une nouvelle séquence, mais elle va prendre du temps. - A.-E.Lemoine: Pendant ce temps, la guerre continue, plutôt en faveur de Poutine. - P.Lévy: Ce qui était intéressant dans la réponse de Poutine, qui n'est pas surprenante, c'est que c'est un "oui" en trompe-l'oeil. - A.-E.Lemoine: "Oui, mais non". - P.Lévy: Il veut se présenter comme partisan de la paix.

Il est ravi parce que le rêve russe, comme à la grande époque soviétique, c'est d'avoir un dialogue bilatéral avec les Etats-Unis. "On est les 2 grands et on va régler ça entre nous." Il y a une 1re condition, mais on le savait, qui est le départ...

On ne négocie pas sur le territoire de la Fédération de Russie. Le départ de la poche de Koursk...

C'est arrangé? On ne sait pas. En tous les cas, on ne peut pas commencer la trêve sans cette évolution. - P.Cohen: Vous sous-entendez que l'arrêt du renseignement américain aurait pu permettre à Poutine de reconquérir la poche de Koursk? - P.Lévy: Je ne sais pas, mais ça affaiblit certainement l'Ukraine, le moral des Ukrainiens, qui restent quand même très résistants.

Ce qui est certain, c'est qu'il va essayer de pousser au maximum son avantage sur le terrain. Pour reprendre votre présentation, ce qu'il faut, c'est toujours décoder. Tout ce que j'entends là me rappelle un langage que j'ai entendu pendant longtemps. - P.Cohen: "Les causes profondes". - P.Lévy: C'est d'abord un travail de décodage. - A.-E.Lemoine: Aidez-nous à décoder. - P.Lévy: D'abord, je crois qu'il faut distinguer la 1re phase, c'est-à-dire le cessez-le-feu, du reste.

Le cessez-le-feu, il y a des conditions émises par Poutine en juin dernier. Il a exprimé tous les paramètres, en particulier, le fait que les 4 oblasts qui ont été annexés ne sont pas totalement contrôlés par les Russes, en particulier Zaporijia. Une des conditions qu'il mettait était le contrôle.

Pour le cessez-le-feu, il n'en a pas parlé là, il va peut-être en parler à l'émissaire américain en tête-à-tête...

Ensuite, pas de négociation avec Zelensky, mais ça, il l'a obtenu. Vous avez une 2e strate de négociation: l'accord de paix. Dans sa présentation, il parle d'une paix durable.

Qu'est-ce que ça veut dire? Le départ de Zelensky, un statut neutre démilitarisé pour l'Ukraine. Il y a une 3e strate, et c'est là où il faut vraiment comprendre, quand il parle des causes profondes du conflit...

Fondamentalement, la Russie remet en cause l'ordre international tel qu'il est, mais également l'ordre européen. On ne parle pas d'un développement très intéressant...

En décembre 2021, quelques mois avant l'invasion, la Russie a mis sur la table un traité avec les Américains et un traité avec l'Otan. Sans entrer dans le détail, ça revenait à rembobiner l'histoire et à nous placer dans une situation avant 1997, avant l'élargissement de l'Otan. Il n'accepte pas la configuration européenne. - A.-E.Lemoine: Cette stratégie en strate de V.Poutine, c'est ce que vous appelez la stratégie des poupées russes. - P.Lévy: Oui.

Il y a la petite poupée, la petite matriochka. C'est l'Ukraine. L'Ukraine fait partie...

Je ne suis pas historien, mais pour eux, ça fait partie d'eux-mêmes, donc c'est inacceptable de voir que le pays peut être souverain. La 2e poupée, c'est la lutte contre les Etats-Unis, l'UE et l'Otan. Ils ont un vrai projet de destruction de ce que nous sommes.

Entre parenthèses, ça ne va pas être évident d'ajuster le langage pour les Russes par rapport aux Américains, qui était "de l'empire du mensonge", pour reprendre les paroles de Lavrov. La 3e poupée, c'est l'ordre du monde, qu'ils appellent un ordre multipolaire. C'est un ordre en sphère d'influence: contre le colonialisme, désoccidentaliser le monde...

La conclusion, c'est que ça va très vite, mais qu'on est au début d'une nouvelle séquence qui prendra du temps avec beaucoup de choses qui vont se jouer en coulisses et sur le terrain. - A.-E.Lemoine: On peut se demander si D.Trump comprend le Poutine couramment.

Il estime qu'un cessez-le-feu serait un pas de géant vers la paix. Il se trompe? - P.Lévy: Je le crains.

Quelque chose me frappe beaucoup dans cette affaire. C'est les notions différentes du temps. Le temps est très important.

Les Russes sont dans un temps long. La crise remonte très haut dans l'histoire. Vous vous souvenez de cette interview hallucinante de Poutine par T.Carlson, que je n'ose pas appeler votre confrère...

Il est entré dans un tunnel historique. Il dit qu'il a le temps. "Ils se fatiguent en face." Alors que Trump est pressé.

C'est très mauvais. C'est comme quand on achète un appartement et qu'on apprend que celui qui vend est en instance de divorce. On se dit qu'on peut négocier. - A.-E.Lemoine: Celui qui a le temps a un peu le pouvoir. - P.Lévy: Et il n'a aucune contrainte.

Il n'a pas de Douma, pas d'opinion publique, pas de presse. Il peut décider à tout moment d'arrêter, y compris d'habiller sa décision par tout un discours. "Nous avons gagné, nous avons repoussé l'Otan." - P.Cohen: Pour ce qui est de l'état d'esprit de Trump...

Vous avez parlé de dénazification et du départ de Zelensky. C'est le narratif russe qui a pénétré l'esprit du président américain. - P.Lévy: J'ai été bouleversé par ce que j'ai vu, par la scène dans le bureau Ovale...

Zelensky est un homme qui se bat pour sa peau et pour l'existence de son pays. Après, on aurait pu se dire que c'était la stratégie de l'étourdissement, de l'imprévisibilité, que c'était une tactique de négociation...

Ce qui me frappe beaucoup, c'est les discours qui se rejoignent. Le discours russe est un discours de ressentiment en permanence. "La Russie est assiégée, l'Occident veut nous détruire, on a été trompés en 1991, et patati et patata..." Pour la première fois, j'entends un discours américain qui est aussi un discours de ressentiment. - A.-E.Lemoine: "Vous ne nous avez pas assez remerciés." - P.Lévy: Et "le monde nous exploite et tire avantage des Etats-Unis". - P.Cohen: "L'Europe a été faite pour entuber l'Amérique." - P.Lévy: La raison d'un diplomate de base est assez perturbée par ça. - A.-E.Lemoine: C'est une bonne surprise pour la Russie de voir l'Amérique de Trump s'aligner... - P.Lévy: On n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise quand ça va mal.

Là, Poutine est ravi. Il va prendre son temps. Quelle contrepartie va-t-il négocier?

Je pense qu'il va jouer aussi la carte de la normalisation avec Trump. "On va reprendre les relations économiques." On va faire passer au second plan la question de l'Ukraine. - E.Tran Nguyen: E.Macron a averti que la Russie était une menace pour la France et pour l'Europe.

Voici ce que J.-L.Mélenchon a répondu à cela ce matin. - J.-L.Mélenchon: Je pense qu'il a tort de faire cette gesticulation.

Le président de la République accuse un autre pays d'avoir attaqué la sécurité nationale des Français en attaquant un hôpital, et quoi, la suite? Rien. Si vous dites que les Russes ont attaqué notre hôpital, donc la France a été attaquée, donc elle doit répliquer.

Si vous dites que vous avez vu les Russes et que vous ne faites rien, alors l'adversaire se dit: "Celui-là, j'en fais ce que je veux." - E.Tran Nguyen: E.Macron a tort de dire ouvertement que la Russie est une menace?

La Russie est-elle vraiment une menace? - P.Lévy: Le président est dans son rôle d'exposer la réalité aux Français.

Je pense qu'il a absolument raison. Tout ça est extrêmement documenté aussi. Il faut évidemment trouver le bon équilibre.

On n'est pas à l'aube de la Troisième Guerre mondiale avec des chars russes sur les Champs-Elysées. Mais il y a une réalité. Il y a beaucoup de débats aussi autour de la notion de menace existentielle ou pas.

Tout dépend le prix que vous donnez à la notion d'existentiel. Je parle à la fois en tant que diplomate et citoyen. Si vous pensez que ce qui est existentiel pour nous, c'est la démocratie, nos sociétés, nos valeurs, plus l'avenir de l'Europe, oui, il y a une menace existentielle de la part de la Russie.

Je ne rappellerai pas les déclarations de Mélenchon bien antérieures à la situation...

On connaît une certaine sensibilité, pour dire les choses pudiquement. - A.-E.Lemoine: Pendant vos 4 ans comme ambassadeur à Moscou, vous avez été convoqué plus d'une quinzaine de fois par les autorités russes.

C'était une forme de harcèlement? Vous employez ce mot. - P.Lévy: Je n'en tire pas gloire.

C'est triste. Ca veut dire qu'on était arrivés à un état de dégradation de nos relations, alors que mon travail, c'est la paix, le dialogue. Dans certains cas, j'étais convoqué.

Dans d'autres...

Il y a beaucoup de subtilités diplomatiques. On vous invite... "J'aimerais voir l'ambassadeur dans 2 jours." "Je voudrais que l'ambassadeur vienne à 14h." Vous ne négociez pas l'horaire.

Vous vous faites engueuler. Vous pouvez aussi répliquer, ce que je faisais. Le plus triste...

Vous pouvez aussi avoir la presse dehors ou pas. Tout ça est totalement mis en scène, y compris parfois avec des communiqués qui ne sont pas en rapport avec le contenu de la discussion qu'on a eue. Le plus triste, c'est quand j'étais convoqué pour des broutilles, pour une mise en scène pathétique avec des journalistes ou des faux journalistes qui m'attendaient à l'entrée et à la sortie.

Quand j'étais convoqué pour des vrais sujets, notamment sur des questions de sécurité européenne, là, je faisais mon métier. Malheureusement, ça s'est très profondément dégradé. - A.-E.Lemoine: Et ça risque d'être encore plus compliqué au quotidien pour votre successeur. - P.Lévy: Ca va être compliqué. - A.-E.Lemoine: On a une pensée pour l'ambassadeur de France à Moscou. - P.Lévy: Il va arriver avec une équipe formidable.

J'ai quitté Moscou avec beaucoup de regrets. Ils étaient formidables. J'avais été prolongé là-bas avec la confiance du président et des ministres.

C'est triste. C'était à la fois triste, horrible, c'est la guerre, dans un pays auquel je suis très attaché...

En même temps, la grande satisfaction: j'en garde un très bon souvenir d'avoir fait mon métier. - A.-E.Lemoine: P.Lévy, restez avec nous.

C'est la Story de Mohamed. - Que justice se fasse pour les victimes! C'est scandaleux.

J'ai été violé entre l'âge de 8 et 11 ans. Je ne lâcherai pas. Je soutiens mes frères de Bétharram!

Je soutiens mes frères et soeurs de Garaison! Vous êtes la honte. La justice ne fait rien!

Que fait l'enseignement catholique? La honte! Vous faites un service après-vente!

Ce gant blanc, c'est pour les victimes de violences sexuelles! Vous avez du sang sur les mains! - M.Bouhafsi: C'est une conférence de presse lunaire.

Le militant A.Gallais se faufile à travers le parking de la maison diocésaine de Bayonne. Il croise l'évêque.

A.Gallais se fait passer pour un journaliste de l'AFP avant d'entrer dans la salle et d'interpeller l'homme de foi. - J'entends votre colère.

J'entends votre souffrance. Je reparlerai de ces archives...

Je me suis déjà exprimé sur ces questions. Je n'ai jamais rien caché. Je collabore avec la justice.

Nous sommes des citoyens français. On est tenus à la loi de la République sur ces affaires, sur lesquelles nous sommes présents. Cela fait 25 ans qu'on essaie de prendre conscience dans l'Eglise... - Vous vous foutez du monde! - Je viens humblement et modestement, au nom de l'Eglise, qui a exprimé aussi sa honte à plusieurs reprises...

Je le refais aujourd'hui. - M.Bouhafsi: Monseigneur Aillet est longtemps resté silencieux et impuissant.

L'évêque a rappelé sa honte. Même sentiment de dégoût au sein de l'enseignement supérieur catholique. - Je réagis avec effroi, avec tristesse, avec honte que le projet éducatif de l'enseignement catholique ait pu être trahi de cette façon.

C'est le drame de toute institution, d'avoir trop souvent voulu protéger l'institution plutôt que la personne. Nous n'avons rien à cacher, mais les archives sont extrêmement pauvres. Nous avons juste un courrier adressé aux familles suite à la mise en examen pour viols de l'ancien directeur, le prêtre qui s'est suicidé 2 ans plus tard.

Mais il n'y a pas d'alerte sur des dérives. - M.Bouhafsi: 2 députés ont exercé leur pouvoir d'investigation au sein du ministère de l'Education.

A leur grande surprise, ils ont découvert qu'il n'existait pas de dossier Bétharram au ministère. Les 2 députés veulent interroger la responsabilité de l'Etat. - Nous allons commencer à récupérer des documents récents, le guide avec les fiches techniques qui aident pour les inspections.

Les responsables politiques participent aussi à cette commission d'enquête. Ce qui est mis en cause par les victimes, c'est l'inaction ressentie, réelle, bien souvent, des pouvoirs publics, d'une chaîne de responsabilité qui n'a pas bien fonctionné. Pour comprendre ces dysfonctionnements, il faut poser les bonnes questions aux bonnes personnes. - M.Bouhafsi: Les 2 députés veulent aussi questionner la responsabilité de F.Bayrou, ministre de l'Education entre 93 et 97. 152 plaintes pour agressions physiques, sexuelles ou viols ont été déposées par des victimes de Bétharram.

La plupart sont prescrites. Plusieurs plaignants vont être confrontés à certains pères de Bétharram. - Je vais leur dire quels étaient mes rêves et ce que j'ai vécu.

J'ai imprimé sur une toile une photo de moi à 11 ans. J'étais un mignon garçon. Je souriais tout le temps.

Je veux expliquer ma souffrance, ce qu'ils ont détruit, ce qu'ils ont fait de moi aujourd'hui, physiquement et moralement. Je n'attends aucun pardon. Ils ont fait des articles de presse sur le fait qu'ils allaient enfin dédommager les victimes.

J'ai envie de leur demander comment ils vont faire pour calculer ce qu'ils vont me donner. Combien coûte un viol? - M.Bouhafsi: Désormais, ce sont des anciens étudiants de l'enseignement supérieur à Brest, Nancy ou en région parisienne qui témoignent.

Bétharram a entraîné une libération de la parole impressionnante. - Est-ce que je suis surpris par la situation? Absolument pas.

Il n'y a eu aucune inspection diligentée sur Bétharram depuis des décennies. S'il y avait eu des documents compromettants, ils auraient disparu. Il y a eu une telle omerta...

Le silence commence juste à être levé. On peut donc s'attendre, dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, à une avalanche de plaintes dans les gendarmeries et à la constitution de collectifs. C'est une vague.

Elle va peut-être se transformer en tsunami. - M.Bouhafsi: L'évêque a annoncé que le prêtre de 94 ans, Henri Lamasse, s'était vu interdire de la messe.

Décision ridicule et inacceptable, selon plusieurs victimes de Bétharram. - P.Lescure: Un fonctionnaire du ministère de l'Economie a récemment été mis en examen à Paris, soupçonné d'avoir livré des informations sur les opposants au régime algérien vivant en France.

Il est poursuivi pour intelligence avec une puissance étrangère. Une affaire de plus qui va alourdir le dossier des relations entre la France et l'Algérie. Est-ce que l'espionnage, quand vous étiez en poste à Moscou, était un gros sujet, voire une obsession? - P.Lévy: Ca fait partie de l'ambiance.

C'était un outil, pour nous...

C'est le concept de la souris, la monnaie, l'argent, l'idéologie, la compromission et l'ego. C'est la typologie. On a fait des procédures d'habilitation, on faisait des enquêtes sur les agents... - A.-E.Lemoine: Pour repérer les "mice"... - P.Lévy: Ensuite, on sensibilise.

En particulier au fait qu'il faut avoir une hygiène digitale, une hygiène de vie, pas d'identification de vulnérabilité, également une hygiène sentimentale. Quand il y a eu des cas, on les a traités d'une manière qui n'a jamais mis en cause notre sécurité. - A.-E.Lemoine: Le 19 décembre dernier, D.Pelicot a été condamné à 20 ans de réclusion pour avoir drogué, violé et livré son épouse à des dizaines d'hommes.

Si le mari a été jugé, c'est peut-être le père qui devra cette fois répondre de ses actes devant la justice. Sa fille a porté plainte contre lui il y a tout juste une semaine pour viols, tentatives de viol, agressions sexuelles et administration de substances de nature à alterner le discernement. Des faits qu'il a toujours niés il y a encore quelques jours par la voix de son avocate. - Pour ma part, j'estime que les éléments dans le dossier ne peuvent rien démontrer et ne peuvent pas alimenter la conviction de C.Pelicot.

On est dans le cadre de 2 photos dans lesquelles elle est représentée en train de dormir. Elle n'est pas dénudée. Elle est en culotte et petit débardeur.

Elle est dans une position où on peut penser qu'elle dort. On dit que ces photos démontrent davantage...

J'aimerais comprendre les arguments avec lesquels on peut différencier un sommeil d'une sédation. - A.-E.Lemoine: Bonjour, C.Darian.

Je rappelle votre livre: "Pour que l'on se souvienne". Vous vous estimez victime de soumission chimique, victime de votre père. Une victime "invisible", dites-vous.

Vous êtes devenue spectatrice d'un procès qui aurait dû être le procès de votre agresseur, et pas seulement celui de l'agresseur de votre mère. - C.Darian: J'ai eu besoin d'écrire, dans ce livre, les questions que je me suis posé durant l'intégralité de la durée de ce procès.

Ca fait 4 ans que je dis haut et fort aux enquêteurs de police, à la juge d'instruction, que sur ces photographies retrouvées via l'expertise informatique de son matériel, car elles avaient été effacées...

Sur ces photos, je ne dors pas. Il y a une mise en scène. Je suis dénudée, je suis prise à 2 endroits différents, dont un endroit où je suis incapable de vous dire où je me trouve.

Je ne reconnais pas les lieux. - A.-E.Lemoine: Les légendes de ces photos... - C.Darian: Elles sont salaces et inaudibles.

Ils ont retrouvé ces photos en remontant l'expertise informatique d'un dossier intitulé "la fille de ma salope". Quel père peut, décemment, se dire...

Et oublier d'avoir pris ces photos...

Ce n'est pas acceptable, pas recevable. Je sais que sur ces photos, qui m'ont été volées, j'ai été sédatée. La question, c'est de savoir pourquoi. - A.-E.Lemoine: Vous êtes convaincue qu'il existe d'autres photos partagées et commentées par des inconnus. - C.Darian: Il y a d'autres photos où je suis totalement nue, prise à mon insu dans ma chambre, dans ma salle de bain.

Ces photographies ont été légendées et partagées, commentées avec des inconnus sur Internet. - A.-E.Lemoine: Des conversations qui n'ont jamais été investiguées? - C.Darian: Jamais.

Des adresses IP qui n'ont jamais été investiguées. Je pense sincèrement que certains doivent savoir ce qui s'est passé. Je ne reproche pas le fait que ça ne soit pas mon procès.

C'est d'abord le procès de ma mère. Ce que je regrette, c'est que le parquet ait mal dirigé la plainte dès le départ. La juge ne s'est pas posé la question de savoir, au gré de nos rencontres...

En 2 ans et demi d'instruction, j'y suis allée presque 3 fois. Elle m'a entendue crier ma douleur, dire que je ne dormais pas sur ces photos. Comment se fait-il qu'à aucun moment, on ne se soit dit qu'on allait requalifier cette plainte?

C'était sûr que j'y allais sur une jambe, à ce procès. - A.-E.Lemoine: Votre colère que vous avez laissé éclater devant la cour criminelle du Vaucluse, c'était le 19 novembre dernier. - Qui a pris ces photos? - Ce n'est pas moi.

Je ne suis même pas persuadé que ce soit des photos de ma fille. - Vous comprenez que votre fille souffre? - C'est votre problème, pas le mien. - Pourquoi l'avez-vous droguée? - Pourquoi dites-vous ça comme ça, alors qu'il n'y a pas de preuve? - Est-ce que vous l'avez violée? - Caroline, je ne t'ai jamais violée, jamais droguée.

Je ne t'ai jamais fait ça. - Tu mens! Tu mens! car je dois me contenir face à quelqu'un qui ment. - A.-E.Lemoine: Vous êtes persuadée qu'il n'avouera jamais rien, à moins d'être mis devant des preuves irréfutables? - C.Darian: Dans l'intégralité de ce dossier, tant qu'il n'était pas confronté à des preuves tangibles, Dominique mentait, détournait les choses.

On a eu le droit à plusieurs versions. Dans le dossier de ma mère, on ne sait toujours pas aujourd'hui l'acte inaugural...

Quand ça a démarré. Ca n'a pas démarré en 2011. Il n'a pas commencé à droguer ma mère en 2011, de même qu'on ne sait pas le nombre d'individus venus au domicile conjugal.

On ne le sait pas. On sait qu'il y a eu plus de 200 viols commis par près de 72 individus. - A.-E.Lemoine: On entend ce besoin de vérité.

Vous regrettez que la cour du Vaucluse n'ait pas accordé assez de temps à faire parler Dominique. - C.Darian: C'est une personnalité très complexe.

C'est le docteur Paul Bensussan qui a contre-expertisé Dominique. "Face à ce manque d'empathie, la complexité de cette personnalité, qui est clivée, les 2 personnalités qui ont coexisté pendant des années...

Si on n'accorde pas suffisamment de temps à cet individu, c'est sûr qu'il ne parle pas." C'était le procès de 51 coaccusés. Pour lui, ça a été plutôt simple de se dérober.

C'est ce que j'ai voulu raconter dans ce livre, "Pour que l'on se souvienne", pour que l'on se souvienne ce qui s'est passé dans cette cour, qui concerne sans doute plein de victimes de soumission chimique. Elles n'ont pas toute la chance d'avoir autant de preuves. Le dossier de G.Pelicot, ça n'existe pas en réalité.

Je regrette que les investigations, la cour...

On n'a pas cherché à travailler sur le dossier des victimes collatérales. Je suis photographiée, mes belles-soeurs aussi. Dans ce dossier, il y a aussi des photos d'enfants, des photos d'enfants qui n'ont jamais été montrées.

Comment se fait-il qu'on n'ait pas cherché les raisons pour lesquelles on retrouve dans ce dossier des photos qui posent question sur le parcours criminel de Dominique? - A.-E.Lemoine: Vous regrettez le silence de votre mère.

Lorsqu'elle a été interrogée sur ces photos de vous, elle a déclaré: "Je ne préfère pas répondre à cette question." Vous l'avez vécu comme un abandon? - C.Darian: C'était très difficile.

Je me suis retrouvée dans cette cour en quête d'aveux de D.Pelicot. Je me suis heurtée à un mur de silence.

Le sol s'est dérobé sous mes pieds pendant ces semaines qui se sont succédé. Quand ma mère a refusé de répondre à ces questions, c'était une faille terrible. Pour moi, c'était la seule personne qui aurait pu le faire parler à ce moment-là.

Je peux comprendre que pour elle, ce soit compliqué d'envisager l'inenvisageable. Pour elle, on est dans un dossier complètement hors sol. Je n'ai pas compris son silence.

C'est pour ça que j'ai eu besoin d'écrire face à la violence de ce qu'on a traversé en tant qu'enfants. J'avais besoin de poser des mots. C'est difficile de se faire déposséder de son histoire familiale.

Pour moi, ce livre est une façon de raconter la vérité, ma vérité. C'est important, dans cette famille dysfonctionnelle...

Dominique a évolué dans un climat plus qu'incestueux. Son père a fini sa vie avec sa fille adoptive. Il y a quelque chose qui n'a pas été exploré chez Dominique, c'est bien dommage.

J'espère que cette plainte donnera lieu à de vraies investigations. La justice le doit. - A.-E.Lemoine: Une famille dysfonctionnelle dans laquelle personne n'a rien vu.

Il était considéré par vos amis comme le père idéal. - C.Darian: "Idéal"...

Il nous a montré, pendant une quarantaine d'années, l'image d'un père sain, solide, protecteur, rassurant. Je n'ai jamais eu un signe de défiance de la part de mon père, pas un geste déplacé, pas un regard. Quand on découvre ça en 2020, c'est le monde qui s'écroule.

Pour les enfants, c'est surréaliste. - E.Tran Nguyen: Ce qui explique peut-être pourquoi votre mère n'a pas pu répondre à cette question...

C'est 50 ans de sa vie qui sont remis en question. Votre mère, vous l'écrivez dans le livre sans détour, vous lui reconnaissez de la force et du courage. Votre mère, à la fin du procès en décembre dernier, a tenu d'abord à remercier ses enfants. - G.Pelicot: C'est avec une profonde émotion que je m'exprime aujourd'hui devant vous.

Ce procès a été une épreuve très difficile. A cet instant, je pense en premier lieu à mes 3 enfants, David, Caroline et Florian. Je pense également à mes petits-enfants, parce qu'ils sont l'avenir, et c'est aussi pour eux que j'ai mené ce combat, ainsi qu'à mes belles-filles. - E.Tran Nguyen: G.Pelicot est devenue une icône des violences faites aux femmes en France, mais aussi à l'étranger.

Elle a été personnalité de l'année 2024 selon le "Times". La reine Camilla lui a envoyé une lettre. Vous êtes fière d'elle? - C.Darian: Bien sûr.

Je suis fière de ce qu'elle a fait, de ce qu'elle porte. Si son courage donne de la force à des victimes qui, jusqu'ici, ne se sentaient pas la légitimité de parler, de porter plainte, de rentrer dans une logique de judiciarisation, tant mieux. La difficulté, si vous voulez, c'est que cette histoire aura quand même eu raison de notre famille. - E.Tran Nguyen: C'est-à-dire? - C.Darian: Aujourd'hui, on est une famille brisée. - A.-E.Lemoine: Et entre vous et votre mère? - C.Darian: Ma mère se reconstruit comme elle peut, elle avance comme elle peut.

Elle aura un autre procès en appel. Ils sont encore 10... - A.-E.Lemoine: Auquel vous assisterez? - C.Darian: Non.

La différence entre ce procès d'appel et le procès qui s'est déroulé pendant ces 4 mois à Avignon, c'est que c'était le procès d'une famille. On était tous constitués partie civile...

On attendait des réponses de la part de Dominique, qui était le principal instigateur. A partir du moment où D.Pelicot ne fait pas appel, j'estime que ce n'est pas ma place. - E.Tran Nguyen: Même pas pour la soutenir? - C.Darian: Ma maman a traversé ce procès avec le soutien de ses avocats.

Elle a souhaité le vivre seule. Ca se respecte. - A.-E.Lemoine: Quand saurez-vous si un procès sera envisagé?

Le procureur n'est pas tenu de vous donner... - C.Darian: Il est supposé me répondre...

Le délai...

La première chose qu'il faudrait, c'est qu'elle ouvre une enquête, une information judiciaire. J'espère que ça donnera lieu à une information judiciaire. Il y a des éléments à aller investiguer.

Je me le souhaite. - A.-E.Lemoine: D.Pelicot est aussi impliqué dans 2 affaires non élucidées des années 90: 2 jeunes femmes agressées alors qu'elles faisaient visiter des appartements.

Dans la première affaire, D.Pelicot nie toute implication. Dans la seconde, malgré la présence de son ADN, il tente de minimiser sa responsabilité.

Lors de sa confrontation, il a déclaré: "Je me suis rendu compte qu'elle était comme ma fille. Je lui ai enlevé son pantalon et j'ai pensé que c'était ma fille." J'imagine que c'est inaudible... - C.Darian: Insoutenable.

Ce qu'a vécu Marion, je connais son dossier...

Ce qu'il a été capable de dire devant la cour, là aussi, ce n'est que des mensonges. Si elle ne s'était pas réfugiée dans ce dressing, il la terminait. Il la finissait.

Il se paye le culot, dans cette cour criminelle, de me comparer...

Il y a un problème. Comment ça peut lui venir à l'esprit de faire référence à sa propre fille, qui cherche à obtenir des réponses...

Dominique, c'est quand même Machiavel. Comment peut-il penser une seule seconde que dans cette cour criminelle, à faire le rapprochement entre sa fille et Marion, qu'il a tenté de violer... "Je ne me souviens pas avoir pris ces photos..." "On m'a fait du chantage..." Aucune vérité ne sort de la bouche de Dominique.

Ce n'est que circonvolutions, détournements...

J'avais besoin de l'écrire dans ce livre. On a beaucoup entendu parler des cold cases. Je m'y suis intéressée, ainsi qu'à la personnalité de Dominique. - A.-E.Lemoine: "Pour que l'on se souvienne"...

Merci d'être venue. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.

D.Trump menace le vin et le champagne français. - L.Sénéchal: Hier, je vous parlais de sa menace de riposte.

Bruxelles va taxer le whisky américain, notamment à cause des taxes de Trump sur notre acier. Les Etats-Unis, c'est le premier marché pour le champagne français. Ce n'est qu'une menace, mais elle a eu un effet immédiat en Bourse...

Les professionnels du secteur sont très inquiets. Certains espèrent encore un coup de bluff du président américain. On a joint une importatrice qui est en ce moment à Los Angeles. - On commence un peu à s'habituer au personnage.

On sait que c'est du bluff. Il se dit que s'il tape très haut, au moins, il va redescendre un peu. Ce n'est pas à son avantage.

Ce n'est pas à l'avantage des importateurs. Ce n'est pas à l'avantage de l'économie américaine. Les importateurs ne peuvent pas se baser sur le vin californien ou américain.

Ils sont obligés d'importer. Qui est-ce qui va payer? C'est le consommateur. - L.Sénéchal: J'ai apporté une bouteille de champagne, 50 dollars aux Etats-Unis.

Avec les 200 %, ça ferait 150 dollars. Il y a d'autres professionnels en Californie qui se préparent depuis des mois à cette offensive commerciale de Trump. - On a eu beaucoup d'expéditions rapidement pour faire passer les conteneurs avant les taxes.

Tout le monde est en stand-by dans le milieu. Pas que le bordeaux, pas que les vins...

Les répercussions seraient énormes, que ce soit pour nous d'un point de vue local, avec les producteurs qui vendraient moins...

Mais aussi, surtout aux Etats-Unis. Quand un dollar part chez nous, ça en fait 3 aux Etats-Unis. J'étais avec un importateur, qui me disait qu'il mettrait les clés sous la porte. - L.Sénéchal: "La France reste déterminée à riposter", assure le gouvernement.

Signe de l'inquiétude mondiale provoquée par les coups de boutoir de Trump: l'or a battu son record absolu, 3000 dollars pour l'once. - P.Cohen: Je m'étonne sur la taxe pour le whisky...

C'est le pompon américain. Ce sont des petits volumes. C'est une taxe qu'on avait.

Ca faisait partie de l'arsenal répressif lors du premier mandat de Trump...

Harley-Davidson, bourbon... - A.-E.Lemoine: C'est a minima... - P.Cohen: Il emploie la Grosse Bertha pour répondre à un petit tir. - L.Sénéchal: Il a été pris en photo à l'est du Canada, côté Atlantique, à quelques centaines de kilomètres des Etats-Unis.

Que fait notre sous-marin là-bas? Ca n'a rien à voir avec les menaces de Trump d'annexer le Canada...

C'est le Tourville, il est tout neuf...

Ce sont les derniers tests avant son déploiement au sein de la marine française, des essais en eau froide. C'est une sorte de VRP. Il y a un appel d'offres en cours au Canada pour acheter 12 sous-marins.

La France est dans la course. La France a en travers de la gorge la traîtrise australienne qui a déchiré son contrat avec nous en 2021. Ils ont préféré signer avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Les initiales, ça donne "AUKUS". Ca, Trump ne connaît pas. - L.Sénéchal: Trump ne connaît pas l'acronyme de l'alliance qu'il est censé défendre.

Grosse inquiétude dans le "Guardian". Le gouvernement australien tente la méthode Coué. ... - L.Sénéchal: Un ancien amiral de la marine australienne plaide, dans une tribune, pour un plan B: abandonner le contrat avec les Etats-Unis de Trump pour acheter des sous-marins français.

Le fiasco australien est chiffré à 360 milliards d'euros. - A.-E.Lemoine: Vous intervenez quand vous le souhaitez... - P.Lévy: Ils ont d'excellents sous-marins.

Je crois que les acheteurs d'armes américaines devraient réfléchir à la capacité d'indépendance qu'ils ont de les utiliser. - L.Sénéchal: Les F-35 peuvent être déconnectés à distance... - P.Lévy: Pendant longtemps, les acheteurs pensaient que c'était un avantage.

Ca permettait de coupler leur sécurité avec celle des Américains. Ils étaient ravis. Ils avaient un raisonnement inverse du nôtre.

Aujourd'hui, ils se rendent compte de certaines choses. - A.-E.Lemoine: En France, la guerre des chefs gagne la gauche. - L.Sénéchal: 3e candidat à la tête du PS: B.Vallaud, avec une ambition... - B.Vallaud: Etre le candidat du rassemblement.

Non pas la candidature qui vise à effacer des têtes sur la photo de famille mais, au contraire, à les additionner. Un congrès d'addition de talents. - L.Sénéchal: Déjà 3 candidats et peut-être bientôt 4.

J.Guedj annonce au "Point" qu'il déposera au congrès sa propre contribution, sans dire s'il est candidat. P.Brun va lui aussi déposer sa contribution.

Ca commence à faire beaucoup pour F.Hollande. - F.Hollande: Je ne veux pas avoir de candidats.

Je veux que le parti puisse se rassembler, c'est nécessaire, s'élargir...

Le parti de R.Glucksmann et de B.Cazeneuve doit nous rassembler.

Il faut une ligne qui nous permette d'avoir la crédibilité nécessaire dans le contexte international que nous connaissons. - L.Sénéchal: Le congrès aura lieu à partir du 13 juin.

A droite, c'est pour le mois de mai, ce sera la bataille entre B.Retailleau et L.Wauquiez.

B.Retailleau est accusé de ne pas être libre, d'être lié au gouvernement par son rival. - B.Retailleau: Plus on m'agressera, plus on tentera de me déstabiliser, plus je serai zen et bon camarade.

On est dans une campagne. Il dit ce qu'il veut. Peu me chaut.

Les chiens aboient, la caravane, tranquille, passe... - A.-E.Lemoine: C'est une blague de Coluche? - L.Sénéchal: C'est une expression.

L.Wauquiez se la joue presque fanfaron. Il est sûr de lui. - L.Wauquiez: Je vais gagner.

Je serai président des Républicains, je tendrai la main à B.Retailleau. - L.Sénéchal: 17 et 24 mai prochains. - A.-E.Lemoine: Artus s'indigne après la diffusion d'une vidéo qui montre un policier frappant un handicapé. - L.Sénéchal: C'est très court, 2 secondes seulement.

Elle montre un policier asséner un coup de poing à un homme en fauteuil roulant. Cette vidéo a été vue des centaines de milliers de fois, jusqu'à indigner, avec humour et ironie, le réalisateur de "Un p'tit truc en plus". - Artus: Quand je parle de traiter les personnes en situation de handicap...

Pas à ce point-là. Je pense qu'il a tenté de se lever, mettre une balayette et un coup de pied retourné aux gendarmes...

Il a dû se remettre dans le fauteuil et là, le policier lui a mis un coup de poing. Je pense...

J'espère que le monsieur va bien. J'espère que le CRS va s'en mordre les doigts. - L.Sénéchal: Les réactions outrées se sont multipliées.

La procureure dit ceci. ...

Elle ajoute que l'état mental de la personne handicapée est très instable. - A.-E.Lemoine: Après le scénario incroyable de la mort de G.Hackman, le message fort de l'épouse de B.Willis. - L.Sénéchal: Les médias américains continuent de se passionner pour ce drame.

Le scénario est connu: la femme de G.Hackman est morte la première. Elle a succombé à une maladie pulmonaire transmise par les rongeurs.

Elle est morte en tentant de prendre ses médicaments. G.Hackman souffrait d'un Alzheimer avancé.

Il ne s'est pas aperçu de la mort de sa femme. Il a continué à errer plusieurs jours dans la maison avant que son coeur ne lâche. Pour la femme de B.Willis, très affaibli lui aussi, les aidants doivent être soutenus. ... - L.Sénéchal: B.Willis est atteint d'une maladie neurodégénérative incurable.

Il y a quelques semaines, il a remercié les pompiers de Los Angeles. - A.-E.Lemoine: Merci, Lorrain.

Merci, monsieur l'ambassadeur.