Réunion publique à Villeblevin (89) : discours de Marine Le Pen
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Chapitres
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- 2:42Invité politiqueFait
« Les traités de libre-échange, les travailleurs détachés, les déséquilibres économiques de la zone euro, c'est nous qui avons obligé les autres à se positionner sur ces sujets. »
- 3:23Invité politiqueFait
« le Danemark, l'Irlande, la France. »
- 3:46Invité politiqueFait
« le traité de Lisbonne, qui aujourd'hui est à l'origine d'un certain nombre d'aggravation des problèmes que pose l'Union européenne. »
- 9:55Invité politiqueChiffre
« ils mentent, je le dis aujourd'hui officiellement, ils toucheront aux pensions de réversion. »
- 12:32Invité politiqueChiffre
« Deux milliards d'euros par an, quand même. »
- 15:05Invité politiqueFait
« Le but des accords de Schengen, ça n'est en aucun cas d'assurer la sécurité des ressortissants européens, mais de faciliter la libre circulation des travailleurs pour des raisons économiques. »
- 17:14Invité politiqueFait
« il y a quelques mois, ils ont voté le pacte de Marrakech »
Temps de parole
- Marine Le Pen100 %
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Franchement, quand on rentre, rappelez-vous lors de son élection, M. Macron, qui s'était auto-décerné le titre de champion de l'Europe, on n'est jamais mieux servi que par soi-même, et qui passait pour le sauveur de cette Union européenne en crise, nous avait prédit une bataille homérique, une offensive de sans précédent. Entre son grand débat, qui n'a toujours pas réussi à atterrir, et sa campagne européenne avec Mme Loiseau, qui n'a pas réussi à décoller, M. Macron a, en fait, fui le sujet européen. Il s'est cantonné à des anathèmes contre les opposants, au complotisme, à des références historiques bricolées sur les années 30, à des imprécations de gourous hallucinés.
Cette fuite du débat politique est emblématique du vide macroniste. Nous avons à se noyer dans des bavardages soporifiques, on l'a d'ailleurs vu au grand débat. De cette incapacité à exprimer une idée, comme l'a montré la monocorde et ennuyeuse Mme Loiseau. L'idée, le politique, c'est-à-dire la confrontation fructueuse des opinions, pour reprendre son expression quand il expose ses rapports avec Mme Merkel. Nous n'avons pas voulu accepter ce désarmement des idées, parce que ce sont les idées qui mènent le monde.
En ces périodes de grands tourments, dans le tourbillon des événements, les idées sont nécessaires, et même vitales pour trouver les voies de sortie, et encore davantage pour trouver les voies du redressement. Nous savons, et c'est pourquoi nous portons nos idées avec force et conviction, avant la campagne et durant la campagne. Nous avons énormément travaillé, et je crois que nous avons développé des analyses qui n'ont pu être valablement démenties.
Les critiques, par exemple, que nous avons formulées sur l'Union Européenne, celles d'un monstre technocratique, coûteux, infécond et même nuisible, n'ont pas pu être contrecarrées, et ont même été, il faut bien le dire, reprises par un certain nombre de nos adversaires. Le bilan du Rassemblement National, pardon de répondre à Emmanuel Macron au travers de vous, mais en matière européenne, il est exceptionnel. Le bilan du débat européen, c'est nous qui les avons mis sur la table, toutes les questions. L'immigration, d'abord. Je vous rappelle qu'il y a encore quelques années, il nous disait que c'était une chance pour la France. Aujourd'hui, il n'y a plus une personne qui ose dire ça.
Enfin si, il y en a encore un ou deux, je vous en parlerai tout à l'heure. Les traités de libre-échange, les travailleurs détachés, les déséquilibres économiques de la zone euro, c'est nous qui avons obligé les autres à se positionner sur ces sujets. Et c'est nous aujourd'hui qui portons un projet alternatif pour sauver la belle idée européenne que l'Union européenne déconsidère par ses échecs et sa brutalité.
Évidemment, nous avons insisté sur les failles de l'Union européenne, sur le déficit national avec une Union européenne qui nie notre identité et qui organise l'effondrement de nos frontières, la submersion migratoire de nos villes, le déficit démocratique, puisque le vote des peuples est régulièrement méprisé. Je ne vais pas avoir la cruauté de vous rappeler les différents référendums, mais enfin quand même, le Danemark, l'Irlande, la France. Alors quand on ne fait pas re-voter quand on a mal voté, c'est ce qu'ils essayent de faire avec la Grande-Bretagne, eh bien ils lisent un oui quand il y a marqué un non. C'est ce qui s'est passé avec la Constitution européenne.
Vous voyez dans quoi ils auraient mieux fait d'écouter le peuple français, parce qu'il était beaucoup plus sage de refuser le traité de Lisbonne, qui aujourd'hui est à l'origine d'un certain nombre d'aggravation des problèmes que pose l'Union européenne. Et puis un déficit social, pardon, enfin quand même, je veux dire la guerre de tous contre tous, et puis que les perdants meurent, cette philosophie-là, elle est objectivement odieuse. Or c'est celle qui imprègne Emmanuel Macron. C'est la logique de la concurrence généralisée, mais c'est la concurrence même pas loyale. La concurrence loyale, tout le monde l'avait.
Les chefs d'entreprise, les agriculteurs, loyalement, ils sont prêts à être en concurrence, mais pas quand elle est profondément déloyale, pas quand on leur demande de courir avec un boulet au pied, un bandeau sur les yeux, les mains tachées dans le dos, en disant « c'est quand même incroyable, vous courez moins vite que les autres ». Ben, on fait ce qu'on peut, quoi. Nous avons exposé, parfois d'ailleurs sous les colibés, et face à l'ironie, aujourd'hui, ils sont devenus à la mode. Aujourd'hui, tout le monde est protectionniste. J'adore, je me souviens il y a quelques années, quand on parlait de protectionnisme, on nous traitait de dingue.
On nous disait qu'on était fou, qu'on était xénophobe, qu'on voulait s'enfermer dans des murs, des frontières, des barbelés, enfin je ne sais quel délire qu'ils avaient utilisé comme image à l'époque. Donc, aujourd'hui, tout le monde est protectionniste. Les Verts veulent du protectionnisme vert. La France insoumise veut du protectionnisme social. Voilà, enfin, bref, tout le monde est protectionniste. Il n'y a que nous, quand même, qui voulons un protectionnisme national. Mais ça, le terme « nation », ça n'arrive pas à passer leurs lèvres. Ils ont du mal avec ça. C'est un concept qu'ils n'ont pas encore intégré.
Souvenez-vous, quand on a dit ce qu'on pensait du mythe du couple franco-allemand. J'avais dit, en fait, c'est de l'érotomanie. On croit qu'ils nous aiment, mais en fait, ils s'aiment eux-mêmes, ce qui est assez normal, d'ailleurs. L'Allemagne aime l'Allemagne, il défend les intérêts de l'Allemagne. Mais nous, on croyait qu'elle défendait les intérêts de la France. Évidemment que non. Eh bien, là, Mme Merkel vient de confirmer cette réalité, pardon, dans une interview où elle pulvérise la fable officielle en évoquant une confrontation. Ben, dis donc, des amours comme ça, moi, je vous le laisse. M.
Macron, qui essaye de nous vendre l'Union européenne, c'est l'amour, est désavoué une fois de plus, une fois encore. Un autre exemple, pour vous dire qu'on a des vraies victoires idéologiques. Un supermarché discounter fait en ce moment une grande campagne de publicité avec des affiches qui interpellent les clients. Qui ne vend que du lait produit en France ? Qui livre tous les matins des fruits et légumes français dans ces supermarchés ? Mais qu'est-ce que je vois, moi, dans cet axe commercial providentiel ? Une réponse à nos campagnes de sensibilisation, sur le localisme, sur les circuits courts, sur les tic-tacs que, d'ailleurs, les ultralibéraux ont en permanence condamnés et combattus.
Maintenant, dans le débat public, dans la société, ces sujets-là sont des sujets majeurs. Alors, oui, nous vivons une victoire idéologique. Et nous savons que les victoires idéologiques précèdent toujours les victoires politiques. Comme le montre, d'ailleurs, la dynamique d'alliance que nous avons dans toute l'Europe, on est en train de bouleverser la donne politique. Nous l'avons dit et nous l'avons répété. Nous sommes opposés à l'Union européenne, mais nous ne sommes pas opposés à l'Europe. D'ailleurs, ça n'aurait pas de sens. On n'est pas opposés à un continent, on n'est pas opposés à une histoire, on n'est pas opposés à une géographie.
Alors, permettez-moi quand même, pour expliquer mon propos, de l'illustrer. Je vais prendre l'image d'une compagnie aérienne et de l'aviation. L'aviation, c'est l'Europe, la compagnie aérienne, c'est l'Union européenne. On n'est pas contre l'aviation. C'est évidemment une splendide aventure humaine. Mais on est pour changer radicalement la compagnie aérienne. Pourquoi ? Parce que les avions de la compagnie Union européenne Airways, des eurocrates de Bruxelles, sont mal entretenus et donc dangereux. Ce sont tous les problèmes d'insécurité. Parce qu'ils sont bruyants et polluants. Et ce sont toutes les atteintes à l'environnement.
Parce que les contrôles à bord laissent à désirer, pour le plus grand profit, de passagers clandestins. Problème d'immigration et d'insécurité. Parce que cette compagnie aérienne pratique des tarifs trop élevés. C'est le fiscalisme. Tout en étant mal gérée. Les gaspillages, la corruption. Parce qu'elle pratique une politique sociale désastreuse à l'égard de ses salariés. Les politiques antisociales, le chômage, les délocalisations. Parce que l'accueil et l'information de ces passagers s'effectuent dans des conditions lamentables. Ça, c'est évidemment l'absence de démocratie. Que les plats servis à bord sont médiocres. C'est la sécurité alimentaire douteuse.
Les services de plus en plus minces, voire inexistants. C'est la disparition de nos services publics. Et la désertification qui en est la conséquence. Et que les hôtesses ont le charme ravageur d'un moscovici en jupon. Et je ne parle pas du pilote. À certains, monsieur Juncker, je vous conseille de prendre l'avion avant 10h du matin. Certains, comme les Britanniques, ont déjà sauté en parachute, mais restent accrochés à la carlingue. D'autres encore en ont été empêchés, comme les Français en 2005. Et plus tard, les Irlandais et les Hollandais dont je vous parlais tout à l'heure. D'autres, enfin, ne restent que parce qu'ils sont en réalité tenus enfermés dans la cabine.
Ou menottés à leur siège. Permettez-moi de vous dire que tout ça, ça sent le cras. L'élection européenne, c'est loin. Est-ce que vraiment, ça a une conséquence sur nous ? C'est sûr que l'Union européenne, on ne peut pas dire que c'est un échelon de proximité. Et je dirais même que le mépris de classe des commissaires pour les gens et pour les peuples en font une instance aujourd'hui stratosphérique. Pour autant, je crois qu'il est faux de dire que ces décisions ne vous concernent pas. Elles vous concernent tous les jours et au premier chef. Toutes les réformes qui sont annoncées par Emmanuel Macron et qui ont comme par hasard été repoussées après l'élection européenne.
C'est là où vous allez voir que la mobilisation, elle va être extrêmement importante. Eh bien, toutes ces décisions, tous ces projets de réforme, en fait, elles sont la conséquence d'injonction de la Commission européenne. La réforme des retraites, une injonction de la Commission européenne. Et là, vous allez voir le coup de rabot. Permettez-moi de vous dire que ça va douiller. Et contrairement à ce qu'ils disent, car ils mentent, je le dis aujourd'hui officiellement, ils toucheront aux pensions de réversion. Ils toucheront aussi parce qu'ils en ont reçu injonction de la Commission européenne à l'assurance chômage.
Et ce sont évidemment ceux qui ont 50, 55 ans qui seront les plus touchés, parce que ce sont ceux qui ont le moins de chances de retrouver un emploi. Par conséquent, la baisse, la limitation, que ce soit dans le temps ou dans le niveau de l'indemnisation du chômage, les frappera, bien sûr, au premier chef. Mais il n'y a pas que ça. Il y a aussi les privatisations des aéroports, comme le démantèlement de l'armée, la privatisation des services publics, la mise à sac de notre organisation territoriale. Tout ça, ça correspond à des exigences inspirées par la philosophie de l'Union européenne.
Et puis, au-delà des conséquences directes sur votre vie quotidienne, parce que cela met en cause quand même le sens de l'État et notre vision de la solidarité nationale, ces décisions, elles affectent l'identité de notre pays, l'identité sociale ou territoriale, mais notre façon de vivre, nos valeurs de société, le sentiment que les Français se portent mutuellement. Et puis, il y a l'immigration. Qui peut me dire que l'immigration massive n'a pas d'impact sur notre vie ? Dans la rue, dans la cage d'escalier, à l'école de nos enfants.
On voit le gouvernement, avec ses gros sabots sur la réforme de l'ENA, être tenté d'introduire la discrimination positive à l'entrée des écoles d'administration. Bah tiens, le retour de la discrimination positive. Enfin, la discrimination positive pour les uns, vous le savez, ça veut dire la discrimination négative pour les autres. Concrètement, la discrimination à l'égard de vos enfants et petits-enfants qui auront moins de droits que les autres. Moins de chances, moins de possibilités. Nous, nous sommes résolument contre ce système. Nous sommes pour la méritocratie républicaine. Parce qu'elle est juste et parce qu'elle est saine. Cette méritocratie, elle se moque des origines.
Et elle se moque de la couleur de la peau. Et c'est ça qui fait la grandeur de notre pays. Vous parliez d'argent. Bah bien sûr. Bien sûr. Qui peut dire que l'immigration n'a pas d'impact sur notre portefeuille quand on sait qu'elle coûte des dizaines de milliards par an ? Qui paye ? Où va votre argent quand il est jeté dans ce trou sans fond ? Qui peut dire que l'immigration n'a pas d'influence sur les droits sociaux ? Quand les HLM disponibles servent à accueillir des familles de migrants, toujours plus nombreuses, et quand nos caisses sociales sombrent sous le poids des demandeurs étrangers. Tout à l'heure, Jordan, vous parliez du coup des mineurs isolés.
Ni mineurs, bien souvent, ni isolés. Deux milliards d'euros par an, quand même. On en ferait des choses pour deux milliards d'euros par an. Qui peut nier que l'immigration n'influe pas sur notre sécurité ? Qui est devenue dans certaines zones l'insécurité endémique, tant du fait du développement des trafics que des violences aux personnes, et notamment aux femmes, dont les droits sont remis en cause. Dans certains quartiers, la délinquance est devenue une économie à part entière, tolérée par les pouvoirs publics, et même un système social de substitution reconnu en tant que tel. Non mais il faut voir dans certains quartiers. Ils mettent des canapés dehors pour faire leur deal.
Ils tiennent les cages d'escalier, ils demandent des cartes d'identité aux gens qui rentrent dans l'immeuble. Et vous allez où ? Et ils ont l'autorisation ou pas l'autorisation de monter pour voir leur famille ou leurs proches. Et on laisse faire ça. Il y a des tables, il y a des chaises, il y a des canapés. C'est limite si la police ne doit pas demander l'autorisation et avoir un horaire pour avoir le droit de venir. Je disais à Jordan la dernière fois, en fait, dans les quartiers dans lesquels tu es, il n'y a que le matin, très tôt, que tu n'as pas de problème. Ils me disent mais maintenant, même plus. Mais non mais même plus. Ils font les 3-8 maintenant.
Aux revenus qui se font de la drogue et des trafics, après tout, hein ? Bon. Mais tout ça, ça pose quand même une question. Il est où l'ineffable Castaner ? Ah, multiplier les fake news, comme avec la pitié, cette pétrière ? Qu'est-ce qu'il dit, lui ? Qu'est-ce qu'il dit sur la vérité, sur l'ultra-violence ? Qu'est-ce qu'il dit quand cette ultra-violence est cachée, comme dans certains quartiers ? Comme récemment à Romand-sur-Isère, dans la Drôme, où les policiers ont fait face des nuitions. Il a dit quoi ? Bah rien. Il devait être en boîte de nuit, je pense. Et quand on parle de l'Europe, des pérégrinations, notamment des terroristes en Europe, évidemment, on évoque à juste titre Schengen.
En s'étonnant que Schengen ne nous protège pas. Mesdames et messieurs, il n'y a absolument rien d'étonnant à ça. Il ne faut pas s'en étonner, ni penser qu'il y a eu un dysfonctionnement. Le but des accords de Schengen, ça n'est en aucun cas d'assurer la sécurité des ressortissants européens, mais de faciliter la libre circulation des travailleurs pour des raisons économiques. Ils ne sont pas là pour empêcher les gens de passer, ils sont là précisément pour les laisser passer. Lorsqu'Emmanuel Macron propose de remettre à plat Schengen, nous on se dit, ah bah tiens, il va renforcer les frontières. Non, non, pas du tout.
Pas rendre nos frontières plus protectrices, il veut assortir la libre circulation d'une obligation d'accueil des migrants. C'est-à-dire qu'il dit aux pays européens, écoutez, c'est simple, soit vous acceptez les migrants, soit vos compatriotes ne pourront plus se balader dans l'Europe. Donc en réalité, on va laisser passer tout le monde, sauf les gens qui, à la limite, auraient évidemment le droit de passer sans poser aucune difficulté. Enfin, mais c'est fou, quand on y pense. Donc le Schengen de Macron, en fait, joue comme un aspirateur. De la même manière, Frontex n'est pas une police de l'air et des frontières, mais une agence d'accueil des migrants.
Il ne s'agit pas de ramener les migrants chez eux, il s'agit de sécuriser leur arrivée. On nous dit, mais pourquoi vous n'avez pas voté le renforcement ? C'est-à-dire que déjà, on trouve qu'il y a beaucoup de gens qui arrivent. Si en plus, il y a encore plus de gens pour les accueillir, je ne suis pas sûr que ce soit exactement ce qu'il faille faire. Évidemment, il faut faire exactement l'inverse. Dans le même sens, la crise démographique que connaissent un certain nombre de pays en Europe, le Portugal, l'Estonie, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie.
Mais la première des choses à faire quand on fait preuve de bon sens, comme dit Jordan, c'est de mettre en place des mesures de natalité. Ben non, eux, ils mettent en place une incitation forcée à l'immigration. Lorsque la Commission propose de faire disparaître l'immigration légale, on se dit, ben enfin, ben non, eux, ils veulent faire disparaître l'immigration illégale, mais en la rendant légale, en fait. Vous le voyez, tout dans l'Union européenne procède en réalité de la même logique, immigrationniste, mercantile et post-national. Je vous rappelle qu'il y a quelques mois, ils ont voté le pacte de Marrakech, encore soi-disant une fake news.
Et puis en réalité, on s'est rendu compte que, bon, qu'ils prévoyaient quoi ? Ben qu'ils prévoyaient en réalité l'immigration, submersion. Il n'y a pas d'autre mot que ce mot-là. Il dit, ce pacte, alors, de la mondialisation, les migrations sont facteurs de prospérité, d'innovation et de développement durable. Je vous signale quand même que sur l'esprit, les LR ont accompagné ce texte. Donc quand je vois quand même l'hypocrisie qui consiste à venir dire l'inverse aujourd'hui, ça pose quand même un souci de confiance dans le rapport aux électeurs. Il dit aussi, le pacte de Maratès, qu'une meilleure gouvernance peut permettre d'optimiser ses effets positifs.
Le pacte prévoit de rééduquer les médias pour véhiculer la thèse des bienfaits mécaniques des migrations. Et puis surtout, il prévoit de sanctionner les opposants à l'immigration pour qu'ils ne s'expriment plus, et notamment pendant les campagnes électorales. Alors c'est le retour du délit d'opinion. Mesdames et messieurs, tout cela, c'est ce qu'Emmanuel Macron présente comme le progrès. Profitez de ces paroles de vérité parce que dans les prochaines années, elles seront interdites par la loi et elles seront réprimées.
Quant à la France insoumise, qui devrait s'appeler la France islamiste, l'influence de la députée au bono, la France indigéniste peut-être aussi, sa position est connue, elle est même officielle, elle est formalisée dans un opuscule publié par les députés de la France insoumise et signé par M. Mélenchon lui-même. Alors, que prévoit cet opuscule ? Le refus de tout contrôle aux frontières, le soutien aux individus qui aident les illégaux, les régularisations systématiques des clandestins, la distribution de la nationalité française aux premiers qui passent, le vote des immigrés, et tenez-vous bien, la reconnaissance d'un statut de réfugié climatique.
Alors, le problème, c'est qu'il ne cesse de nous dire que le climat est mondial, ce qui est une évidence. Ça veut dire que le réchauffement climatique, il est également mondial. Ça veut dire qu'on s'interroge quand même combien de centaines de millions de gens auraient vocation à être accueillis par la France insoumise avec le statut de réfugié, qui n'est pas un statut comme les autres, qui est un statut qui ouvre le droit à un logement, à des aides, à un accès privilégié à l'emploi et au regroupement familial. Bon, je veux vous dire, pas un Français censé ne peut accepter de suivre ce délire immigrationniste.
La lucidité, le courage, la détermination, ils sont du côté de la liste conduite par Jordan Bardella. Il faut envoyer le maximum de députés. Je vous le dis de la manière la plus solennelle au Parlement européen, de députés Rassemblement National pour bloquer le pire, et vous l'avez vu, le pire est à craindre. Et réorienter la politique vers ce qui est souhaitable, ce qui est raisonnable et ce qui est de bon sens. Le 26 mai, vous devrez clamer en votant que vous ne voulez pas donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron. Il se comporte déjà de manière totalitaire.
Il a quand même, dans tous les actes qui ont été les siens, démontré son mépris, non seulement des Français, mais son mépris de la démocratie. Là encore, il y a quelques jours, il colonise la presse régionale aux ordres, en disant maintenant, tout le monde, aligner le même article dans tous les journaux de la presse régionale. Il y en a quand même un ou deux qui a dit, écoutez, non, quand même, je veux dire, on n'est pas en Corée du Nord, quoi. Mais, c'est limite, hein ? Alors, est-ce que vous avez envie de lui faire un chèque en blanc le 26 mai ?
Non !
Voilà, c'est la raison pour laquelle, évidemment, il ne faut pas qu'il arrive en tête. Et c'est la raison pour laquelle, vous devez, vous, aller convaincre tout le monde, quels que soient les partis politiques, quels que soient leurs votes antérieurs, en leur disant, là, il se passe quelque chose de grave, on ne peut pas faire un chèque en blanc à Emmanuel Macron, car il en profitera. Car, évidemment, il n'hésitera pas à en abuser pour imposer une entreprise méthodique de déconstruction de la France et faire émerger une société qui sera injuste, précarisée et inhumaine.
En démocratie, il y a une réaction et la plus efficace, c'est le vote sur les ronds-points qui se sont battus pour porter des revendications de pouvoir obtenir quelque chose et de faire que le 26 mai de mobilisation ne soit pas rayé d'entrée de plume, c'est d'aller voter le 26 mai pour la seule liste capable de battre celle d'Emmanuel Macron, celle du Rassemblement National. Pour aller dire à ceux qui veulent voter pour des petites listes qui ne feront pas les 5%, qui n'auront donc pas d'élus, que leur voix va être gâchée, on ne peut pas gâcher sa voix dans un moment aussi important. Il faut que le vote soit utile mais il faut aussi que la voix soit utile.
Vous irez dire à ceux qui souhaitent voter les Républicains qu'ils n'auront aucun pouvoir au Parlement européen, ils sont minoritaires dans leur propre... De la CDU de Mme Merkel, ils obéissent au vote qu'on leur donne. Qu'ils soient 10 ou qu'ils soient 11, ça ne changera rien. En revanche, que nous, nous soyons les plus puissants possibles pour présenter enfin une alternance, enfin ! Ça fait 60 ans qu'il n'y a pas eu d'alternance au sein du Parlement européen. Ben, croyez-moi, ça, ça peut changer les choses. Et c'est si vrai que M.
Juncker n'a qu'une peur, c'est précisément la constitution de ce groupe puissant des nationaux qui viendra enfin défendre les peuples au sein de ce Parlement européen. Alors ne ménagez pas vos efforts, mes amis. Chaque voix va compter. Vous savez, le 24 mars 1942, le général de Gaulle a prononcé à la radio ses paroles. Ainsi du creuset où bouillonnent les douleurs et les fureurs de la nation française, l'on voit peu à peu se dégager l'élite nouvelle, l'élite du combat. On voit paraître et s'assembler des hommes qui, eux, savent marcher sans recul, sans calcul, sans formule.
Et dans l'action de ces hommes-là, comme dans leurs yeux, on voit briller les premiers signes du renouveau de la France. C'est de cette élite audacieuse, disait-il, que dépend désormais le destin de notre pays. Aujourd'hui, mes amis, vous êtes cette élite patriote et combattante. Je ne vous le répéterai jamais assez. Vous n'avez que la France pour vous défendre et la France n'a que vous pour la défendre. Alors derrière Jordan Bardella, les nationaux sont rassemblés, ont décidé de ne rien lâcher jusqu'à la victoire.
Marine Le Pen