L'invité de Bourdin Direct : Jean Castex - 02/12
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 20 %Défensif 35 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31FerméeRéponse directe
L'article 24 de la loi sécurité globale est-il retiré ou réécrit ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Qui va réécrire l'article 24 ?
- 2:06OuverteRéponse directe
C'est quoi l'article 24 ?
- 2:40RelanceRéponse partielle
L'écriture de l'article 24 a-t-elle pu laisser penser qu'il restreindrait la liberté de la presse ?
- 3:23RelanceRéponse partielle
Aujourd'hui, votre intention est-elle de porter atteinte à ces libertés fondamentales ?
- 4:23RelanceRéponse directe
Qui va réécrire le texte au Sénat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:02PrésentateurFait
« Nous n'avons pas été compris et donc de réécrire, de reconcerter, d'apaiser, de discuter jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. »
- 5:08PrésentateurFait
« J'ai annoncé la création d'une commission, présidée par une personnalité incontestable. »
- 5:13PrésentateurFait
« J'en casse ce texte. »
- 7:27PrésentateurFait
« Je n'avais jamais eu l'intention de contrarier la liberté de la presse. »
- 7:37PrésentateurFait
« Le gouvernement avait une intention claire qui était de protéger les forces de sécurité en aucun cas de porter atteinte à la liberté de la presse. »
- 10:00PrésentateurChiffre
« Depuis que je suis Premier ministre, j'étais déjà venu voir, il y a quatre policiers gendarmes qui sont morts dans l'accomplissement de leur métier. »
- 10:08PrésentateurFait
« Ils sont caillassés régulièrement. »
- 10:16PrésentateurFait
« Il y a ces lois dont vous parlez. »
- 14:04PrésentateurFait
« On va instaurer à cette date un couvre-feu qui commencera à 21h. »
- 15:20PrésentateurChiffre
« Plus de décès en Allemagne qu'en France ces derniers jours. »
- 17:30PrésentateurFait
« Nous gérons l'épidémie au mieux. »
- 18:34PrésentateurFait
« Les gestionnaires de stations font tous leurs efforts pour avoir des protocoles sanitaires adaptés. »
- 26:51PrésentateurFait
« Je ne vois pas de réouverture des salles de sport avant le 20 janvier. »
- 31:50PrésentateurFait
« Nous allons vacciner les résidents des EHPAD et le personnel des EHPAD. »
- 33:13PrésentateurFait
« Entre avril et juin, vaccination grand public. »
- 34:03PrésentateurChiffre
« Nous avons précommandé par le système européen de quoi vacciner 100 millions de personnes. »
- 35:04PrésentateurFait
« Pas de coût de pouce du SMIC cette année. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
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Vous écoutez RMC, RMC Bourdain Direct, Jean-Jacques Bourdin. Monsieur le Premier ministre, bonjour. Bonjour, les Français veulent savoir. On va parler Covid-19, vaccination, loi confortant les principes républicains, réforme des retraites. Questions et réponses directes, Jean Castex. Et je commence avec la loi sur la sécurité globale, votée largement par les députés la semaine dernière. L'article 24 de cette loi est donc retiré, si j'ai bien compris. Il va être réécrit, alors ce n'est pas retiré, c'est réécrit. Mais réécrit par qui ? Par ceux dont c'est la mission, les parlementaires. Qui ont voté cette loi ? Qui ont voté cette loi ? Et qui réécriront une loi votée ?
Ils ont très bien fait de voter cette loi, M. Bourdain, parce que cette loi comprend d'autres articles que l'article 24. C'est une loi dont la France a besoin pour assurer mieux et davantage la sécurité de nos concitoyens. Je vous rappelle que lors de mon discours de politique générale, lorsque j'ai pris mes fonctions, j'ai dit je veux assurer la sécurité des Françaises et des Français, la sécurité sanitaire, nous y reviendrons j'imagine, la sécurité économique et la sécurité face aux violences, face au cambriolage, face à ces faits que constatent nos concitoyens. C'est une bonne loi. Elle va créer, M. Bourdain, la police municipale à Paris. C'est extrêmement important.
Elle va mieux encadrer la sécurité privée. Elle va renforcer la coordination avec la police nationale. Et par ailleurs, vous le savez, nous augmentons, nous accroissons les moyens des forces de sécurité et de la justice. Plus 8% de budget, ça ne s'était jamais vu. Les Français savent bien qu'il ne suffit pas qu'il y ait de la police. si derrière, la réponse judiciaire ne suit pas grâce aux moyens dont elle a besoin. Alors, il y a cet article 24. Oui. Vous me posez la question. C'est quoi l'article 24 ?
L'article 24, il vise, et nous ne nous détournerons pas de cet objectif, à protéger nos forces de sécurité intérieure lorsque, et vous savez que ça se produit fréquemment, on les photographie et qu'on met en ligne cette photographie dans l'intention de leur nuire. On marque leur adresse quand ils habitent dans un quartier pour que des vengeances puissent s'opérer. Bien. Donc l'intention là-dessus est bonne. Sauf que, l'écriture de cet article 24, adopté par l'Assemblée nationale, et malgré les efforts que nous avions faits en l'amendant, a pu laisser penser qu'il restreindrait la liberté de la presse, M.
Bourdin, la liberté d'expression, la liberté même de n'importe quel citoyen, de faire une photographie ou un film d'un événement public et de le diffuser. Or, bien évidemment, notre intention, je l'affirme de la manière la plus catégorique, celle de la majorité parlementaire, celle du Premier ministre, celle du Président de la République, n'est en rien, vous m'entendez bien, en rien, de porter atteinte à ces libertés fondamentales. Oui, aujourd'hui, c'est votre intention. Oui. Aujourd'hui. J'insiste sur le mot. Aujourd'hui, Jean Castex. Eh bien, vous avez tort. J'ai tort. Et pourquoi j'ai tort ? Eh bien, parce que j'ai toujours... Vous avez vu. J'ai toujours, M.
Bourdin, j'ai toujours été un défenseur de la liberté de la presse. D'ailleurs, convenez que je suis bien placé pour pouvoir le dire. Bon, la liberté de la presse, c'est sacré. La liberté d'informer, c'est sacré. Donc, je constate, je finis de répondre à vos questions, je constate que des gens se sont émus de cette rédaction. Et ils y ont vu... À raison. Ils y ont vu des intentions que nous n'avions pas. Donc, mon rôle... Ils se sont émus à raison.
Mon rôle, mon rôle, celui du Président de la République, celui de la majorité parlementaire, c'est de prendre acte que nous n'avons pas été compris et donc de réécrire, de reconcerter, d'apaiser, de discuter jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. Mais qui va réécrire ? Qui va réécrire ? Les parlementaires. Parce que ce texte est au Sénat. Absolument. Donc, qui va réécrire ? Les sénateurs ? M. Bourdin, les sénateurs, et je respecte beaucoup le Sénat, réécriront ce texte, ou l'examineront en général quand il ne viendra devant. Sauf, M. Bourdin, qu'il n'arrivera au Sénat que mi ou fin janvier.
Je ne peux pas, moi, laisser vivre, ni la majorité de l'Assemblée nationale, cette ambiguïté sur les objectifs, voyez-vous ? Et donc, on va retravailler le texte, et je vous le dis aussi, on va travailler ce que j'appellerais le contexte, M. Bourdin, c'est-à-dire les relations plus généralement entre le monde des médias et la police. Tout ça mérite aussi d'être posé, d'être apaisé. J'ai annoncé la création d'une commission, présidée par une personnalité incontestable. Une commission qui, dans un premier temps, devait réécrire, puis qui ne réécrira rien du tout. Finalement, j'en casse ce texte. Une commission. Oui, je vais y revenir. Allez-y, allez-y. Une commission, effectivement.
Cette ambiguïté a duré 12 heures. Il n'y en a eu plus qu'une ambiguïté. Il n'y en a eu que celle-là. Cette commission, M. Bourdin, elle doit... Le Parlement va réécrire le texte, et la commission, elle va me faire des propositions sur les relations, en général, ça ne passe pas que par des textes législatifs, entre la presse et les forces de sécurité. Il faut aplanir tout ça. Il y a des voies de passage. Il y a des discussions qui ont déjà été entamées par le ministre intérieur, pour mieux rediscuter le schéma global du maintien de l'ordre. Il y a matière à apaiser tout ça.
Mon rôle, surtout dans le contexte actuel, notre rôle, c'est de calmer le jeu, et de remettre le métier sur l'ouvrage, d'autant que nécessaire, pour chasser toute ambiguïté. Pas question, donc, de glisser cet article 24 dans le cadre de l'article 25 du projet de loi confortant les principes républicains. On est bien d'accord ? Moi, je ne peux pas préjuger de ce que donnera la créé-écriture de l'article 24, M. Bourdin. Oui, non mais, si j'ai bien compris, le projet de loi sera bien présenté le 9 décembre. Le projet de loi confortant les principes républicains sera bien présenté le 9 décembre. On est bien d'accord ? Je vous le confirme.
Alors, on aurait pu glisser cet article 24 dans ce projet de loi. Dans le cadre de l'article 25 de ce projet de loi, qui est proche, qui est voisin, qui, je vous le concède, n'est pas très éloigné. Ça pourrait être une piste d'aboutissement. Mais ça en est une ou pas ? Mais ça en est une, sûrement. Mais en tout cas, laissons les parlementaires... Vous la privilégiez, vous ? Je ne privilégie rien du tout à ce stade. Laissons les parlementaires faire leur travail. Il s'agit... La proposition de loi sécurité globale émane du Parlement. C'est un très beau texte. Il faut que le Parlement aille au bout de ses prérogatives.
Est-ce que la première rédaction de cet article 24 vous choquait, franchement ? Elle ne me choquait pas. Elle ne me choquait pas parce que je n'avais jamais eu l'intention de contrarier la liberté de la presse. Donc, Gérald Darmanin a toujours eu raison. Le gouvernement... Le gouvernement ? Le gouvernement avait une intention claire qui était de protéger les forces de sécurité en aucun cas de porter atteinte à la liberté de la presse. Je constate... Vous savez, je le constate, M. Bourdin. Y compris des gens autour de moi, très raisonnables, des journalistes qui me disent « Vous savez, M. le Premier ministre... » Non, c'est tout.
Malgré les amendements que vous avez faits, j'avais même annoncé que je saisirais, vous vous en souvenez peut-être, le Conseil constitutionnel. Mais oui ! Eh bien, malgré ces clarifications, je prends acte. Moi, vous savez, je suis un homme très pragmatique. Je prends acte. Que tous les apaisements n'ont pas été donnés. Et quand j'entends... Alors là, ce n'est pas déjà raisonnable. Nous dire qu'on est liberticide ou qu'il y a une dérive autoritaire du régime, soyons sérieux. Soyons sérieux. Franchement. Franchement. Auriez-vous pu éviter la situation dans laquelle vous avez mis Emmanuel Macron ? Franchement. Je vous dis ça parce que c'est ce qu'il vous a dit.
C'est bien ce qu'il vous a dit, lundi. Jean Castex. Vous savez bien, oui. Vous savez très bien, cher monsieur, que j'ai pour principe éthique de ne jamais révéler mes discussions avec le président de la République. Vous auriez pu lui éviter cette situation, non ? Mais on aurait pu sans doute... Parce que quelle pagaille, depuis le début. Non, non, non, non, non, non. Écoutez, monsieur Bourdin, n'exagérons rien, n'exagérons rien. N'est-ce pas une... C'est une pagaille. Je ne suis pas sûr que le peuple français perçoive toutes ces subtilités. Ce que je veux lui dire ce matin, c'est que nous voulons, et nous ne varierons pas, protéger les forces de sécurité auxquelles ils sont attachés.
Et surtout, surtout, je le dis à vos confrères, ils peuvent compter sur moi, ils peuvent compter sur la majorité parlementaire, ils peuvent bien sûr d'abord compter sur le président de la République pour préserver et conforter la liberté de la presse. Est-ce que c'est clair ? Bien. Jean Castex, l'IGPN sera-t-elle bientôt présidée par une personnalité indépendante ? Vous aimeriez ? Alors, le président de la République, vous le citiez, m'a demandé, ça c'est public, en fin de semaine dernière, de travailler à la réaffirmation. On a parlé tout à l'heure des relations entre les forces de sécurité et la presse, le monde des médias. Là, il s'agit des relations entre la police en nation.
Moi, je crois, je crois que ces relations sont bonnes. Je pense que le peuple français fait confiance à ses forces de sécurité. Et je veux dire, M. Bourdin, il a raison. Il a fait un travail extrêmement difficile. Savez-vous que depuis que je suis Premier ministre, j'étais déjà venu voir, il y a quatre policiers gendarmes qui sont morts dans l'accomplissement de leur métier. D'accord ? Vous avez vu encore combien se sont fait violenter fortement. Ils sont caillassés régulièrement. Régulièrement. Et c'est pour ça que nous agissons. C'est pour ça qu'il y a ces lois dont vous parlez. Donc, moi, je suis en appui des forces de sécurité.
Ce qui me rend tout à fait légitime, ce qui me rend tout à fait légitime, ce qui rend le gouvernement tout à fait légitime, à être intraitable, intraitable, sur le respect, par ces mêmes forces de sécurité, des lois de la République et de la déontologie. Oui. Et alors, vous m'avez parlé, vous m'avez parlé, le président de la République m'a demandé de lui faire des propositions. Je les remettrai d'ici une quinzaine de jours. Nous y travaillons avec le ministre de l'Intérieur et les autres ministres. Il y a la question de l'IGPN qui est posée. Présidée par une personnalité indépendante ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Vous y êtes favorable ? Je n'y suis pas défavorable, on va dire ça comme ça.
Nous y travaillons. Vous y êtes favorable. Mais, M. Bourdin, attendez, excusez-moi. Oui, allez-y, je vous en prie. Si nous sommes... Si vous me parlez de l'IGPN, c'est que vous parlez ou que vous évoquez la poursuite ou la sanction de faits déjà commis. Oui. Moi, ce qui m'intéresse surtout, c'est que des faits ne se commettent pas. Donc, meilleure formation ? Exactement. Meilleur recrutement ? Absolument. Meilleur encadrement. On est d'accord. Meilleur encadrement ? Les fameuses caméras thermiques qui sont dans la loi sécurité globale dont nous parlions tout à l'heure. Donc, il y a un pan d'action destiné à améliorer cette situation, à éviter... Parce que j'ai été très choqué.
Par ces images sur Michel... De ce producteur de 41 ans frappé par des policiers ? Absolument. C'est totalement inadmissible. Le gouvernement a d'ailleurs réagi. Le ministre de l'Intérieur a prononcé des propos. Mais moi, j'ai été très choqué. J'ai été choqué, Jean Castex, par ce qui s'est passé le 23 novembre à Paris. Évacuation violente d'un camp de migrants. Des images choquantes. C'est Gérald Darmanin qui a parlé d'images choquantes. Mais qui a donné l'ordre de l'évacuation de ces migrants de cette manière-là ? L'ordre a été donné, bien évidemment, par la hiérarchie. C'est-à-dire le préfet de police de Paris. L'ordre a été donné par la hiérarchie.
Qui est responsable du comportement des CRS ? Qui ? D'abord, monsieur. Cette occupation n'était pas légale. Il faut quand même parfois remettre les choses à l'endroit. On ne peut pas se focaliser sur des dérapages s'il y en a qu'il faut sanctionner. Bien sûr. Mais oublier l'essentiel. Elle n'était pas légale. Aurait-on pu évacuer autrement ? C'est la question que je pose. La réponse de principe, c'est toujours souhaitable, évidemment, monsieur Bourdin. Mais dans le feu de l'action, ces choses sont toujours difficiles. Je vous le dis, les forces de l'ordre font un métier très difficile. Nous devons, vous l'avez dit vous-même, par la formation, par l'encadrement, encore chercher à l'améliorer.
Mais ça ne doit pas nous détourner de l'essentiel. Ce qui compte, c'est la sécurité publique de nos concitoyens. Que tout le monde respecte les règles républicaines, à commencer par les voyous et les casseurs, c'est ça le début de la démocratie. Quelques mots quand même. Les images sont choquantes. C'est Gérald Darman qui l'a dit. Il n'est pas le seul à le penser. L'ordre est venu du préfet de police de Paris. Vous vouliez qu'il soit... Vous vouliez changer de préfet de police au mois d'août dernier. C'est vrai ou faux, ça, Jean Castex ? C'est vrai ou faux ? Cher monsieur, si je voulais changer des hauts fonctionnaires, je le ferais. Il a toute votre confiance ?
Le préfet de police, comme le ministre de l'Intérieur, a toute ma confiance. Le Covid-19, est-ce qu'à partir du mardi 15 décembre, nous pourrons nous déplacer dans toute la France sans attestation ? Le président de la République a été très clair. On va instaurer à cette date un couvre-feu qui commencera à 21h. qui dit attestation applicable à ce couvre-feu pour les exceptions. Mais pour le reste de la journée, monsieur Bourdin, nous pourrons nous déplacer sans attestation. Donc, nous ne remplirons plus d'attestation à partir du 15 décembre. Oui. On est bien d'accord. Je vous le confirme. Bien. L'épidémie semble reculer. Les derniers chiffres sont de bons chiffres.
Nous serons peut-être la semaine prochaine en dessous des quoi ? Des 5000 contaminations par jour. Vous le pensez ? Alors, je... Vous l'espérez. Voilà. Mais vous le pensez ? Écoutez, je suis ici dans la position qui est la mienne pour agir. Je fais face, pardon, le pays fait face, vous le savez, monsieur Bourdin, à la plus terrible épidémie qu'il ait connue depuis un siècle. Ça nous conduit, ça me conduit en particulier à prendre des mesures très difficiles. Ce qu'on peut constater, c'est que grâce à l'effort des Français qui ont appliqué ces mesures, vous venez de le dire, l'épidémie diminue.
Elle diminue fortement et même son rythme de diminution nous place en Europe, en Europe, parmi les pays où la situation est, je dois dire, la meilleure, en tout cas, la moins mauvaise même. plus de décès en Allemagne qu'en France ces derniers jours. Oui, entre autres, on ne va pas s'en réjouir pour les Allemars. Je le dis pour ceux qui nous écoutent, pour leur dire d'abord bravo, continuez, et deux, pour tous ceux qui me sont tombés dessus à bras raccourcis, peut-être que les mesures, certes difficiles, et dont nous en faisons tout pour limiter l'impact économique et social, mais peut-être que les mesures que nous avons prises étaient indispensables. Et c'est ce que j'ai fait.
Et c'est ce que nous avons décidé parce que la seule chose qui m'intéresse, je vous dis la seule chose, c'est de regarder ce que je fais comme vous tous les jours, l'évolution des chiffres de l'épidémie et aussi comment se tient notre économie parce que derrière l'économie, il y a l'emploi, il y a la vie des gens. Et ce que je constate dans ce deuxième confinement, c'est que l'économie se tient. C'est-à-dire que l'activité évidemment a chuté, mais là où elle avait chuté de 30%, c'est considérable. Pendant le premier confinement, on est à moins 10%. C'est beaucoup, mais c'est beaucoup moins.
Ça veut dire que cet équilibre à la recherche duquel sont tous les pays du monde entre la santé d'abord, je le réaffirme devant vous, et la sauvegarde de l'économie, de l'emploi et de la société, cet équilibre, j'essaie de l'atteindre tous les jours. Bien, alors, confinement levé... Mais la situation n'est pas encore réglée. Bien, bien sûr, la situation n'est pas réglée. Noël, Noël en famille, le 31 entre amis, avec prudence, si j'ai bien compris. Vous avez bien compris. Ma fille et mamie à la cuisine ? Non, je vous dis ça parce que j'ai entendu ça, vous aussi. Oui, oui, oui. C'était un joke, comme on dit. Un joke, voilà. Un joke, comme on dit.
Ça me rappelle simplement combien mes grands-mères que j'adorais cuisiner bien. Bon. Les stations de sport d'hiver. Oui. Alors là, il va falloir que vous nous expliquiez parce que, sans remontée mécanique, on est bien d'accord ? On est d'accord. J'imagine que dans les Pyrénées-Orientales, on n'est pas très contents parce qu'il y a des stations de sport d'hiver dans les Pyrénées-Orientales. Bien sûr. Ne les oublions pas. Ah, je ne les oublie pas. Est-ce qu'elles pourront ouvrir début janvier ? Alors d'abord, peut-être, vous acceptez que je réponde pourquoi je les ferme avant de savoir ou de me demander si je les rouvre et quand. On peut. Bon.
Non, mais vous avez dit, vous avez dit, ça va me permettre d'aller vite, l'essentiel. Oui. Qu'est-ce que nous faisons ? Nous gérons l'épidémie au mieux. Mais nous devons anticiper. Soit disant, ah, vous n'anticipez pas. Qu'est-ce qu'on peut anticiper ? C'est que cette période des vacances de Noël, où il va y avoir les deux réveillons, M. Bourdin, bien sûr que nous allons faire des incitations à la prudence, de la pédagogie, etc. Mais on voit bien que c'est quand même une zone à risque qui pourrait nous rappeler un peu ce qui s'est passé cet été. Donc, si c'est une période à risque, nous devons limiter les risques.
Et les vacances de ski, de sport d'hiver sont l'occasion, vous le savez bien, de flux de population. J'ai regardé dans certaines stations, en temps normal, ça passe de 1 à 7, la population. Et donc, certes, les gestionnaires de stations font tous leurs efforts pour avoir des protocoles sanitaires adaptés, et je les en félicite, mais ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que nous sommes dans la prévention. C'est la même chose qui nous avait M. Bourdin conduit à fermer les commerces qui ne vendaient pas des produits de première nécessité.
Bien sûr qu'ils respectent les protocoles sanitaires, bien sûr qu'ils veulent bosser, et je les soutiens à tout mon cœur, mais on prévient les flux, les interactions, les contacts pour ne pas avoir une troisième vague en janvier. vous prévenez le risque. Je préviens le risque. Bien, alors, Jean Castex, vous prévenez le risque. Est-ce que les stations n'ouvriront pas leurs remontées mécaniques pour les fêtes ? Ça, c'est confirmé. On est bien d'accord. Est-ce qu'elles pourront rouvrir ces remontées mécaniques début janvier ? Alors, ça, je ne peux pas vous répondre aujourd'hui. À ce jour, l'échéance, c'est le 20. Oui. Pourquoi t'on dit le 20 pour l'ensemble du pays ? Le 20 janvier.
Le 20 janvier, pardon. Pourquoi t'on dit le 20 janvier ? Parce qu'encore une fois, si on n'est pas suffisamment responsable pendant ces fêtes, il y a les périodes d'incubation, n'est-ce pas ? Et on verra les effets à ce moment-là. Mais, mais, je revois les stations de ski le 11 décembre. Je les vois, vous savez, on discute beaucoup au-delà des déclarations. Je sais. On essaie de les accompagner au maximum. Oui. On essaie de les accompagner. On va maintenir certaines activités. On m'a brocardé en disant, mais comment vous laissez les stations ouvertes alors que vous fermez les domaines skiables, en tout cas, les remontées mécaniques ? On peut faire du ski de fond, on peut faire...
On peut faire des choses, mais c'est... On peut faire de la luge. C'est comme si j'avais... C'est comme si j'avais interdit le surf et qu'on m'allait dire, mais vous ne fermez pas la ville de Biarritz. Enfin, c'est ridicule, je ne ferme pas des communes. J'essaie de limiter les flux importants. Bon. Emmanuel Macron annonçait hier une curieuse... Il faisait hier une curieuse remarque, franchement. Il annonçait hier des mesures dissuasives pour les Français voulant partir skier à l'étranger, notamment en Suisse. Alors, quelles mesures ? Ça mérite explication parce que la personne n'a compris. Non, non, non. Allez-y.
Ce que tout le monde comprend, à commencer par vous-même, c'est qu'on se dit, mais enfin, comment le Premier ministre ferme pour des raisons préventives et la mort dans l'âme. Vous avez parlé des Pyrénées-Orientales, chers à mon cœur et qui le reste. Oui. Des remontées mécaniques et des stations. Bien. Et à côté, c'est ça le fond du problème, à côté, en Suisse et en Espagne, eux, alors même qu'ils ont des indicateurs sanitaires plus dégradés que les nôtres, ils ouvrent. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Je m'évertue avec le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Santé, a appelé tous mes collègues.
Bon, grosso modo, l'Italien, la chancelière allemande et la France sont alignées, il n'est pas raisonnable de rester à Chansky. Effectivement, les Espagnols et les Suisses, je parle de ceux qui nous sont frontaliers, à ce jour, ne s'orientent pas vers ces décisions. Mais, l'action diplomatique continue. J'observe d'ailleurs, je le dis, puisqu'on m'accuse, M. Bourdin, d'une gestion centralisée, etc. La présidente de la Confédération Helvétique, elle me dit, je suis très embêté parce que ça ne dépend pas de moi, c'est chaque canton qui décide. M. Sanchez, que j'ai eu samedi au téléphone, il me dit, c'est les communautés autonomes d'Aragon, etc.
Donc, il se voit aujourd'hui, la messe n'est peut-être pas complètement dite, mais si elle l'était, et j'en viens à votre question. Alors, les mesures dissuadives, quelles sont-elles ? Eh bien, les mesures dissuadives consistent à dire que nous, parce que je comprends très bien ce que me disent les élus, ils me disent, vous comprenez, mais nous, nous ne comprenons pas. Mais si, vous comprenez très bien, l'idée, c'est d'empêcher les Français d'aller se contaminer dans les stations. Non, mais empêcher comment ?
Eh bien, on va instaurer le préfet des départements limitrophes, ce qu'on appelle une quarantaine, c'est-à-dire qu'on fera des contrôles aléatoires à la frontière, exactement, et que le préfet pourra ordonner la mise en quarantaine de 7 jours. C'est-à-dire que je suis français, je veux aller skier en Suisse, je tombe sur un contrôle, il m'arrive quoi ? Eh bien, il vous arrive que vous serez placé et que vous subirez les tests en isolement de 7 jours. Voilà. Donc, mes vacances, je les passerai... Eh bien, la conclusion à tirer, monsieur, c'est que je ne vais pas en Suisse. Oui. Voilà. C'est tout. Vous m'empêchez d'aller en Suisse ?
Eh bien, je prends acte, monsieur, de ce que, moi, je cherche à protéger mes concitoyens. Ce n'est pas que je cherche mon devoir, que d'autres pays n'ont pas la même conception, c'est leur droit, mais je vais continuer à protéger mes concitoyens en les empêchant d'aller se contaminer et je rétablirai un principe d'équité vis-à-vis des gestionnaires des stations de ski françaises. Je suis aussi là pour les défendre, monsieur Bourdin. Je suis aussi là pour les défendre. Donc, j'essaie d'être cohérent. Ce n'est pas facile. Nous préférions une harmonisation européenne. Nous mettons toute notre énergie. Bon, après, les États qui nous entourent sont souverains.
Vous avez rencontré hier soir les représentants des différents cultes. Quelle décision avez-vous prise ? Pour l'instant, aucune, puisque le Conseil d'État qui a rendu sa décision dimanche nous a donné trois jours qui expirent demain matin avec les délais. Donc, nous sommes encore en discussion avec le ministre de l'Intérieur avec les différents cultes. J'espère que nous arriverons à un accord. Que proposez-vous au culte ? Alors, j'ai proposé, c'est clair, de passer d'une limite quantitative à 30, fidèle, à une jauge à 6 mètres carrés par fidèle. 6 mètres carrés par fidèle. Voilà, c'est-à-dire une jauge relative. Et les représentants des cultes ne sont pas d'accord ?
Jusqu'au 15 décembre, une nouvelle étape d'assouplissement. Pour eux, comme pour les autres. Donc, les cérémonies de Noël ? Alors, les cérémonies de Noël, ça, c'est une question très précise. Je me suis engagé avec l'espèce, les communautés, concernées, à voir si nous pourrions avoir pour les cérémonies de Noël, en vertu d'un protocole spécifique, des règles particulières. Des règles particulières ? C'est-à-dire particulières ? Eh bien, peut-être desserrer un petit peu la jauge des lords. Les taux pour la messe de Noël, par exemple. Par exemple. Par exemple. Bien. Les représentants des cultes sont d'accord avec ces 6 mètres carrés ? Alors, 6 mètres pas... 6 mètres carrés, 6 personnes pas.
Certains d'entre eux voudraient des jauges un peu plus souples. Voilà. Mais moi, si vous voulez, je... Vous ne transigeriez pas. Ben, écoutez, c'est simple. D'abord, le Conseil d'État, qui avait d'ailleurs donné raison il y a un mois à l'État pour la non-ouverture des lieux de culte aux fidèles, là, il nous a dit 30, vous y êtes allé trop fort. Vous savez, je préfère m'être annulé parce que j'y suis allé trop fort que parce que j'ai été trop laxiste. Ça, je vous le concède. Donc, j'ai bon espoir qu'on trouvera un accord équilibré. Bien. Quand le public pourra-t-il revenir dans les stades ? Alors ça, c'est un sujet qui est en cours de discussion, pas avant le 15 décembre, c'est sûr.
Là, en réalité, si je puis... À partir du 15 décembre, dans les stades de foot, par exemple, il pourrait y avoir du public ? Alors, dans les stades, en tout cas, rappelez d'abord à vos éteurs que ne se pratique comme sport collectif dans les stades que le sport professionnel. Professionnel, oui, aujourd'hui. Je le dis parce qu'il ne sera pas possible, M. Bourdin, de rouvrir dans les stades le sport amateur le 15. Peut-être un mot d'explication ? Pas de sport amateur le 15 dans les stades. Collectif. Collectif. Pas de, par exemple, de Coupe de France de football ? Pas. Elle est morte. Elle est morte. On la soutient, on l'aide, mais ça ne devrait pas...
Le foot amateur ne reprendra pas le 15 décembre. Le collectif, non ? Non. Bien. Bien. Oui, la Coupe de France est morte cette année. Oui, oui, oui. Et les salles de sport ? Réouverture le 4 janvier, c'est une demande ? Non. Vous dites non. Que ce soit une demande, j'entends bien. Les salles de sport, entendons-nous bien, font partie des établissements recevant du public qui présentent le plus de risques. Il y a des contacts, on issue, c'est clos, on y reste un certain temps, etc.
Donc, je vous confirme qu'au moment où je m'exprime devant vous, c'est-à-dire compte tenu des données sanitaires et épidémiologiques dont je dispose, je ne vois pas de réouverture des salles de sport avant le 20 janvier. Allez-vous, après les fêtes, lancer des campagnes massives de tests ? Peut-être même avant. Ah ? Avant. Avant les fêtes. Nous y travaillons. Dans le Nord, par exemple ? Alors, l'idée, ce serait de procéder par expérimentation. Oui, expérimentation. Parce que vous, vous savez tout, M. Baudincon explique. Non, mais qu'on explique à ceux qui nous écoutent ce dont il s'agit. L'idée qui a été d'ailleurs expérimentée dans d'autres pays, je pense à Liverpool, en Angleterre.
Ou à la Slovaquie. Ou à la Slovaquie, vous avez raison. L'idée, c'est de dire on va essayer sur une ère urbaine assez dense de tester massivant. Ça ne voudra jamais dire, ça n'a pas été le cas ni en Slovaquie ni à Liverpool, tout le monde. Mais ça va nous permettre, pourquoi faire ? Pour mieux connaître cette maladie. C'est-à-dire, quels sont les quartiers les plus concernés les populations les plus concernées, les lieux de vie les plus concernés. Parce que là, on va faire un truc grandeur. Et donc, on va pouvoir en tirer. J'ai compris. Des enseignements curatifs, des enseignements préventifs. Avant les fêtes. On va essayer. Combien d'expérimentations ? Alors, on a prévu d'en faire trois.
À quel endroit ? Je ne peux pas le révéler. Dans le Nord ? Peut-être dans le Nord. Oui, ça j'en suis même presque sûr. En Normandie, peut-être en région Auvergne-Rhône-Alpes. D'accord. Trois expérimentations. Sur la base, bien entendu, de volontariat. Quel périmètre ? Une grande ville ? Voilà, c'est ça. Une métropole. Voilà. Trois métropoles. Là encore, c'est du bon sens. Il faut quand même qu'il y ait à la fois pas mal de populations et surtout une densité. Vous savez très bien que malheureusement, notre ami Virus, il aime bien qui a été infecté par le virus et ça permettra d'isoler les personnes positives.
Mais les personnes positives qui ne respecteraient pas leur isolement seront-elles sanctionnées comme cela se fait dans d'autres pays d'Europe ? Alors, quelle est notre stratégie là-dessus ? Vous avez raison de rappeler tout le monde que tester, même massivement, si derrière, les personnes testées et celles qu'on appelle leurs cas contacts ne respectent pas l'isolement, vous avez tout à fait raison, M. Bourdin, ça ne sert à rien. À ce jour, la France fait partie des pays, il y en a d'ailleurs une majorité, pour lesquelles cet isolement est volontaire.
Nous travaillons, écoutez bien, les mots ont un sens, sur un renforcement de l'effectivité de cet isolement par un accompagnement renforcé, par un accompagnement individualisé. Aujourd'hui, le respect de cet isolement, c'est un coup de fil ou un SMS. Donc, accompagnement, meilleur accompagnement et sanction. Alors, effectivement, nous pouvons nous poser la question à l'aune d'exemples étrangers que vous avez appelés, de savoir s'il ne serait pas nécessaire en dernière extrémité. Mais vous l'envisagez ? Oui, je crois qu'il faut que tout soit sur la table, il faut que ça donne lieu à un débat, notamment avec le Parlement, je vous rappelle. 1 500 euros proposent des députés de la majorité.
On n'en est pas là. On n'en est pas là. J'ai vu, j'ai vu. Vous avez vu. Je propose bien sûr que j'ai vu. Donc, j'ai créé, j'en profite pour vous le dire, un comité de liaison permanent pour la gestion de la crise sanitaire avec les groupes parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat pour renforcer les informations et je leur en ai déjà parlé ainsi qu'au parti politique du sujet sur lequel vous me questionnez et dès la semaine prochaine, je leur donnerai les éléments de comparaison pour le contre. Donc, une amende, oui, le montant, on verra. En tout cas, le sujet est sur la table. Je ne me fais pas dire ce que je ne dis pas parce que vous êtes, je le sais, un homme très respectueux.
Je dis, ne confondons pas la finalité et le moyen. si nous arrivons, écoutez-moi bien, si nous arrivons avec les moyens qu'on va déployer à assurer une meilleure effectivité de l'isolement par un accompagnement renforcé, par une pédagogie plus forte, alors, l'obligation et la sanction dont vous parlez ne seront pas forcément utiles. Ce n'est pas une fin en soi. C'est ça que je veux vous dire. Le vaccin sera disponible en Grande-Bretagne, au Royaume-Uni, au Royaume-Uni dès la semaine prochaine. Il sera disponible quand en France ? Monsieur, d'abord, pour être disponible, il faut obtenir les autorisations des autorités sanitaires américaines, d'abord, européennes, ensuite.
Bon, que je sache, ça, c'est plutôt dans les jours qui viennent, mais plutôt vers la fin décembre que pour le début décembre. La première chose, je ne braverai jamais le risque de faire vacciner des gens sans avoir une autorisation de mise sur le marché par les autorités compétentes. Moi, j'attends ce top départ et je me prépare à savoir d'emblée qui nous allons vacciner. Alors, nous allons vacciner les résidents des EHPAD et le personnel des EHPAD. et le personnel. Là aussi, un peu de clarté. Ce n'est pas le gouvernement qui va déterminer les ordres de priorité.
Ce sont les autorités sanitaires, en l'occurrence, la Haute Autorité de Santé qui a émis un avis circonstancié lundi et qui nous recommande et qui nous recommande effectivement de vacciner les personnes des EHPAD, des soins de suite gériatrique, les personnes en situation de handicap dans les établissements de plus de 60 ans et les personnels, je réponds à votre question, qui présentent un risque particulier à la maladie. C'est la Haute Autorité de Santé, mais c'est aussi le président de la République qui dit dès le mois d'avril, il y aura une vaccination pour tout le monde. Le président de la République, pardonnez-moi, il dit aussi ce que disent les autorités de santé.
On a un planning qui vous sert. Alors là, pour le coup, je le dis pour nos auditeurs et auditrices, là, l'Europe, autant il y a des petites lacunes sur l'harmonisation européenne pour les stations de ski que vous avez à juste titre pointé, là, chapeau l'Europe. On a passé des groupements de commandes, on ne paie que ceux qui bénéficient de l'autorisation de mise sur le marché, on reçoit tous les vaccins en même temps et la répartition des vaccins commandés, c'est en fonction de la population. Donc entre avril et juin, vaccination grand public, si j'ai bien compris. Je peux préciser un peu parce que j'y reviendrai demain sur une conférence de presse que vous ne manquerez pas d'écouter.
En fait, un peu de bon sens, un peu de bon sens. La stratégie vaccinale qu'on va détailler, qui dépend de beaucoup de facteurs, vous comprenez bien que les premiers vaccins, malheureusement, il faut les conserver à moins 70, moins 80 degrés. Je ne peux pas faire, les mettre chez le pharmacien du coin, à Prade ou ailleurs. Donc j'adapte ma stratégie vaccinale au produit. Mais ce déploiement, c'est la question que vous me posez. En fait, nous allons le faire de façon progressive et en fonction des... Plus vous êtes exposé au virus, plus vous êtes âgé, plus vous avez... J'ai compris. Ce sera les premiers. Donc toute la population française pourrait être vaccinée d'ici quelques mois. Écoutez, M.
le Prade, nous avons précommandé par le système européen de quoi vacciner 100 millions de personnes. Ça vous va ? Encore faudrait-il, et là, il faut tous s'y mettre, que le plus possible de Français acceptent de se faire vacciner. Non mais, pardon, c'est un vrai sujet. Je sais. Un vrai sujet. Jean Castex, j'ai deux questions. Alors vraiment, réponse courte, si vous pouvez. Élection régionale. Élection régionale, quand ? Vous avez vu, là aussi, il n'y a pas eu de polémique. On a fait travailler M. Debré, ancien président du Conseil constitutionnel qui a recueilli un consensus entre les partis.
On va déposer, là, en décembre, un projet de loi se calant rigoureusement sur la proposition du président Debré. Ça veut dire, sa proposition, c'est juin 2021, au lieu de mars, et close de revoyure, parce que, ce qu'a Dieu de plaise, il ne faudrait pas que la situation sanitaire se redétériore à ce moment-là. pas de coût de pouce du SMIC, cette année ? Alors, pas de coût de pouce du SMIC, vraisemblablement pas. On vient de recevoir, vous l'avez vu, les préconisations prévues par la loi de la commission compétente. Quelque chose, on n'a pas encore arrêté la décision entre 1 et 1,2% d'augmentation.
Ce qui, compte tenu de la conjoncture économique globale, sera quand même une hausse, ce qui, évidemment, n'est pas merveilleuse, mais n'est pas négligeable non plus. Merci, Jean Castex, d'être venu nous voir ce matin sur RMC et BFM TV.