À Nîmes, les candidats de droite draguent les députés LR #cdanslair 13.09.2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Elle connaît tout le monde chez les républicains Valérie Pécresse et elle le montre. À Nîmes ce jeudi, les parlementaires auditionnaient les candidats à l'investiture de leur parti pour l'élection présidentielle. Opération séduction à droite. Comment vous allez faire pour convaincre alors les députés ? Ah bah vous allez voir, votre secrète.
Pourquoi j'ai décidé le 21 juillet de me présenter à l'élection présidentielle ? La réponse elle est simple, c'est parce que je me sens prête, c'est parce que je me sens prête et c'est aussi parce que j'ai la gagne.
Une heure pour convaincre qu'elle seule pourrait faire gagner la droite sous les couleurs de son ancien parti.
La France n'a jamais été aussi à droite qu'aujourd'hui et dans le même temps on voit qu'il y a encore une partie de l'électorat de droite qui reste malheureusement vers Emmanuel Macron, une autre qui serait tentée par Éric Zemmour, comment on fait nous pour là-dedans émerger ?
Les gens ne veulent plus de Macron, ils ne veulent pas de Le Pen, donc il y a un boulevard pour nous, troisième voie à construire, quelque chose. Mais il faut qu'on soit, il faut qu'on vende de l'espoir, il faut qu'on envoie du rêve, il faut remettre de l'ordre, c'est une priorité. Donc il faut qu'on soit très ferme sur la remise en ordre, très plein d'autorité et qu'on dise comment on va faire surtout.
À quelques pas des arènes de Nîmes, tout un symbole. Les parlementaires LR se cherchent donc un chef. Et pour rassembler les troupes, un meeting est donné le soir même devant des militants un peu circonspects.
Comme beaucoup, comme beaucoup, c'est malheureux, mais ils n'arrivent pas à dire... Je ne sais pas s'ils arrivent à se comprendre eux-mêmes.
Je ne sais même pas si eux-mêmes, ils pourront arriver à déterminer quelqu'un. Madame Valérie Ficresse, Monsieur Michel Barnier.
Le grand soir des candidats un à un ovationnés par la foule, mais rappelés à l'ordre par le président du parti, à la fin, il n'en restera plus qu'un.
On ne pourra gagner que dans le rassemblement et avec un seul candidat. Et un seul candidat, ça veut dire que tous ceux qui aspirent à l'être soient rassemblés derrière. Sinon, ça ne marchera pas, ça ne tiendra pas et on ne gagnera pas.
Ça voulait dire tout sauf une nouvelle guerre des chefs, s'il vous plaît. Alors on affiche sur scène l'image d'une famille recomposée qui réunit ses candidats, et même davantage. Loin du public et des caméras, Xavier Bertrand retrouvera plus tard ce soir-là ses adversaires à l'investiture LR. Bonjour Xavier Bertrand, comment ça s'est passé le dîner hier soir ?
Franchement bien, franchement bien. Merci, à tout de suite.
Devant les parlementaires de son ancien parti, qu'il appelle toujours sa famille, Xavier Bertrand pose ses conditions, pas question de participer à la primaire.
Je n'imagine pas gagner cette élection présidentielle sans le soutien et l'aide de ma famille politique. J'ai vraiment la conviction que nous allons porter cette élection présidentielle. Mais que pour ça, il faut que nous soyons unis et que nous nous respections. Je respecte la position des uns et des autres, je demande de comprendre la mienne.
Un coup de poker que certains militants ont du mal à entendre.
Voilà, en fait, j'ai retrouvé mes cartes, comme on disait. J'ai adhéré en 2012, après l'élection de François Hollande, donc à l'époque, juste après Nicolas Sarkozy.
Son engagement, c'est d'abord un espoir, le retour de Nicolas Sarkozy, et puis le regret de la figure du chef.
Copéfiant, je vais être franc avec vous, j'étais à deux doigts de dire, de toute façon, on n'y arrivera jamais. Voilà, je ne l'ai jamais fait.
Jeudi soir, il était au meeting de son parti à Nîmes. Il avait presque fait son choix pour Xavier Bertrand, mais sa position, hors du parti, loin des militants, lui fait craindre le pire.
Avec ses valeurs, on va dire, un peu plus modérées, un peu plus... Xavier Bertrand ? Oui, Xavier Bertrand, un peu plus centriste, un peu plus humaniste même, je dirais. J'aurais pensé qu'il pouvait embarquer, parce qu'on dit toujours, la présidentielle, c'est la rencontre du peuple français. Ce n'est pas la rencontre juste des républicains. Donc, si à un moment, il veut être écouté, je crois, pourquoi il réagit comme ça avec les militants ? Parce que sans appareil, en même temps, Macron a réussi à y aller sans un appareil. Et aujourd'hui, il est président de la République.
Sauf que pour l'instant, Xavier Bertrand est crédité de 15 à 17% des voix au premier tour, insuffisant pour se qualifier au second tour. Sous-titrage ST' 501
Valérie Pécresse