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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 17 avril 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

MACRON/BAYROU : PRENDRE 40 MILLIARDS AUX PAUVRES POUR RÉGALER LES RICHES

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Chiffre
    « Je maintiens le 4,6 % pour 2026 qui va demander un effort supplémentaire de 40 milliards d'euros. »
  • 0:15Chiffre
    « Les impôts de production, c'est 19 milliards. L'impôt sur les sociétés, c'est 14 milliards. L'extension du CICE, c'est 5 milliards. Les ménagers plus riches, l'ISF, c'est 40 milliards. La flat taxe qui concerne les 10 % les plus riches, c'est 1 milliard. »
  • 0:45Fait
    « Le Figaro est littéralement biberonné aux subventions étatiques. Pour la seule année 2023, par exemple, il a été gavé de plus de 10 millions et demi d'euros d'aide public à la presse. »
  • 2:00Fait
    « En 2024, 7 ans après l'installation d'Emmanuel Macron à l'Élysée, l'impôt sur le revenu a augmenté pour tout le monde, sauf pour les Français les plus riches et moins encore pour les ultra riches. »
  • 3:00Chiffre
    « 40 milliards, c'est aussi le montant du crédit d'impôts pour la compétitivité et l'emploi que l'État a offert au patronat à la fin des années 2010 en échange de la promesse de créer 1 million d'emplois qui n'ont bien sûr jamais vu le jour. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est heure de question d'augmenter les impôts. On on voit bien qu'on ait un niveau d'impôt dans notre pays qui est élevé. Je maintiens le 4,6 % pour 2026 qui va demander un effort supplémentaire de 40 milliards d'euros.

Le premier ministre s'est engagé, le président de la République également dans cette dans cette voie à ne pas augmenter les impôts. Nous avons une fiscalité qui est une des plus lourdes d'Europe. Dans notre pays, on a aussi un taux de prélèvement obligatoire très élevé et qu'on ne peut pas continuer à utiliser en priorité le levier fiscal.

Ça, je le crois. Et je dis aussi que c'est par des économies sur la dépense publique qu'on finira par résorber nos déficits et par maîtriser notre tête. Les impôts de production, c'est 19 milliards.

L'impôt sur les sociétés, c'est 14 milliards. L'extension du CICE, c'est 5 milliards. Les ménagers plus riches, l'ISF, c'est 40 milliards.

La flat taxe qui concerne les 10 % les plus riches, c'est 1 milliard. Là, vous savez, j'ai j'ai plus de 20 milliards sur des sur les entreprises, les les plus grosses entreprises et les gens les plus riches. Emmanuel Macron, président des riches, le banquier de Chirchield et cetera.

Est-ce que là, il y a eu un moment comme ça où une conscience sociale a grandi ? J'ai jamais été ça. Je sais d'où je [Musique] [Musique] viens.

Il y a plusieurs choses à savoir sur le Figaro. La première est que ce journal réactionnaire appartient au groupe d'assaut qui est dirigé par une famille de milliardaires et qui vendent aussi des avions et notamment des avions de guerre. La deuxième est qu'en dépit du fait que ces propriétaires sont donc richissimes et pourrai tout à fait le financer sans ponctionner la collectivité, le Figaro est littéralement biberonné aux subventions étatiques.

Pour la seule année 2023, par exemple, il a été gavé de plus de 10 millions et demi d'euros d'aide public à la presse. La troisième est que bien qu'il participe donc très activement au creusement de la dépense publique, le Figaro ne reste jamais plus de quelques jours sans publier des éditoriaux ou des tribunes exigeant que le gouvernement réduise la dépense publique. C'est une acrobatie pour le moins audacieuse mais plutôt réussie puisque jamais personne ne pointe la gigantesque hypocrisie de cet exercice consistant donc à faire financer par la dépense publique la publication régulière d'appel à réduire la dépense publique.

Et bien sûr la répétition perpétuelle de ces mêmes affirmations permet d'installer dans l'opinion l'idée qu'en effet la France pour échapper à un horrible désastre comptable doit absolument faire de très substantielles économies. Ce matin, Agnas s'ouvre cette grand messe des finances publiques à Matignon autour du Premier ministre pour sonner l'état d'urgence budgétaire. Et il faut souligner quand même qu'il y a des avancées positives.

La conférence d'aujourd'hui se tient avec les collectivités, avec les représentants des organismes de sécurité sociale. Enfin, car il faut faire comprendre à tous nos concitoyens que la bataille de la baisse des dépenses ne peut pas se gagner qu'avec l'État pour seul acteur du serrage de ceinture. La semaine dernière, profitant de ce que de très dévoués journalistes avaient ainsi préparé les esprits à cette nouvelle annonce, Éric Lombard, le ministre de l'économie de François Berou, a déclaré que pour réduire son déficit public, évidemment présenté comme catastrophique, la France allait devoir faire, je cite, un effort supplémentaire et trouver, je cite encore, 40 à 50 milliards d'euros d'économie l'année prochaine.

Fin de citation. L'objectif, c'est 4,6 % de déficit. Est-ce que vous maintenez un objectif de 4,6 % de déficit en 2026 ?

Oui, je maintiens le euh 4,6 % pour 2026 qui va demander un effort supplémentaire de 40 milliards d'euros. La date choisie pour cette annonce ne devait rien au hasard puisqu'elle a été faite 2 jours avant une conférence sur les finances publiques organisées par François Berérou qui dit vouloir profiter de cette occasion pour expliquer aux Français que la France traîne depuis 30 ans des pathologies budgétaires et qu'il est urgent pour la guérir de prendre les décisions qui s'imposent fermer les guillemets. D'utant au passage que ce registre lexical où la dépense publique est volontairement présentée comme une maladie est tout à fait intéressant.

D'une part parce qu'il justifie par avance les traitements les plus draconiens et d'autre part parce qu'il permet à François Berou de se présenter comme un gentil médecin qui va gentiment soigner ce terrible mal dont souffrent les Français alors qu'il s'apprêtent en réalité comme nous le verrons tout à l'heure à aggraver leur souffrance. Je pourrais vous dire que je suis docteur mais je suis pas docteur. Bien évidemment le Figaro s'est précipité pour pororter l'heureuse nouvelle avec d'autant plus d'enthousiasme qu'en même temps qu'il annoncé ce qu'il a donc présenté comme un effort très considérable, Eric Lombard a précisé qu'il n'était, je cite, pas question d'augmenter les impôts des classes moyennes ni des entreprises comme par exemple et au hasard les entreprises appartenant à des milliardaires qui vendent des journaux réactionnaires et des avions de guerre.

Comme par hasard, de toute façon, il est heure de question d'augmenter les impôts. On voit bien qu'on on a un niveau d'impôt dans notre pays qui est élevé. Sophie Prima, porte-parole du gouvernement de François Berou, s'est d'ailleurs empressé de le confirmer sans augmentation d'impôts parce que évidemment c'est une équation qui est une équation difficile mais le premier ministre s'est engagé, le président de la République également dans cette dans cette voie à ne pas augmenter les impôts.

Et de fait, depuis le début de son règne, Emmanuel Macron n'a cessé de répéter qu'il n'était pas question pour lui d'augmenter les impôts et s'est donc employé à diaboliser la fiscalité en même temps qu'il dédiabolisait l'extrême droite. Mais contrairement à ce que suggère la droite qu'il présente systématiquement comme une punition, l'impôt, c'est bien. Pour le dire rapidement, l'impôt est ce qui finance notamment les services publics et la solidarité entre citoyens qui permet que les plus fragiles bénéficient en principe des mêmes prestations et des mêmes protections sociales que les plus fortunés.

Répétons-le donc avec un peu d'insistance. L'impôt, c'est très bien à condition évidemment qu'il soit équitablement réparti. Est-ce que c'est le cas ?

Absolument pas. Bien au contraire, en 2024, 7 ans après l'installation d'Emmanuel Macron à l'Élysée, l'impôt sur le revenu a augmenté pour tout le monde, sauf pour les Français les plus riches et moins encore pour les ultra riches. Quand la droite gouvernementale explique qu'il n'est pas question pour elle d'augmenter les impôts, cela signifie donc en réalité que tout le monde va payer plus d'impôts à l'exception notable des contribuables les plus fortunés. pour le dire autrement et plus simplement, qu'elle ne veut pas augmenter les impôts des riches.

La conséquence évidente est qu'elle doit donc trouver ailleurs l'argent qu'elle dit vouloir économiser pour réduire le déficit public. Revenons aux 40 milliards d'économies annoncé par Éric Lombard. 40 milliards évidemment, c'est une somme a priori très impressionnante et qui est effectivement destinée à nous impressionner en nous faisant croire qu'elle sera extraordinairement difficile à réunir.

Mais en réalité, c'est une somme que l'État peut facilement dégager dans certains cas. Par exemple, elle correspond peu ou pro au montant des aides étatiques qui ont été consenties au groupes d'assaut, propriétaire du Figaro et marchand d'avion de guerre, pour le développement du dernier de ces appareils, le Rafale, dont personne à part l'armée française n'a voulu pendant de longues années et qui a finalement été sauvé quand de fervants démocrates comme le président de la République égyptienne se sont finalement décidés à en commander plusieurs exemplaires. 40 milliards, c'est aussi le montant du crédit d'impôts pour la compétitivité et l'emploi que l'État a offert au patronat à la fin des années 2010 en échange de la promesse de créer 1 million d'emplois qui n'ont bien sûr jamais vu le jour.

Je traverse la rue, je vous en trouve. Il ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler. Pour trouver les milliards qu'ils veulent aujourd'hui économiser, le gouvernement pourrait donc supprimer par exemple les aides aux entreprises qui ont très largement fait la preuve de leur totale inefficacité.

Mais ce n'est bien sûr pas le projet du gouvernement de François Berou qui préfère, je cite, mettre la sphère sociale à contribution comme l'a très joliment formuler le quotidien économique Les Échos qui appartient au milliardaire Bernard Arnaud dont la fortune estimée à plus de 130 milliards d'euros mais qui a reçu près de 3 millions d'euros d'aide publique à la presse en 2024. Mettre la sphère sociale à contribution, ça veut dire quoi concrètement ? traduit en langage courant, ça veut dire que le gouvernement s'apprête une fois encore à donner de grands coups de hage dans des budgets sociaux, c'est-à-dire dans les dépenses lié à la protection et à la sécurité sociale des Français.

Et justement, par l'effet de ce que le journal Le Monde appelle avec un peu d'ironie un heureux hasard de calendrier, la Cour des comptes a publié lundi dernier une note consacrée à la hausse des dépenses de l'assurance maladie qui devait en principe être publiée au mois de juin prochain, mais dont l'apparution a donc été très opportunément avancé de 3 mois. Comme par hasard, ces auteurs formulent 15 propositions pour maîtriser cette hausse qui contribuerait selon eux à creuser le déficit de la sécurité sociale, le tristement célèbre trou de la SQ qui sert depuis des décennies de prétextes à des purges gentil sociales systématiquement présentées comme des réformes urgentes et nécessaires. Cet argent sera bien utilisé, servira à combler le trou de la sécu.

Dans un livre paru en 2007 et dont la relecture est toujours édifiante, le sociologue Julien Duval explique que le trou de la Sécue est un mythe. Il rappelle que les fondateurs de la sécurité sociale considéraient comme centraux et même prioritaires les objectifs de cohésion sociale et de solidarité nationale et que pour eux la SQ était donc pensée en priorité pour les catégories économiquement dominées auxquelles elle entendait fournir une assurance relative contre la peur du lendemain. Aujourd'hui, au contraire, ce sont ces mêmes catégories les plus fragiles qui sont mises à contribution pour renflouer ces caisses dont le déficit, explique aussi Julien Duval, n'est pas imputable à des dépenses excessives comme le prétend le gouvernement, mais à un sous-financement dû aux exonérations de charges à répétition qui ont été consenties au patronat dans le cours des dernières décennies.

Pour mieux réduire les dépenses de l'assurance maladie, la Cour des comptes préconise ainsi ce qu'elle appelle une restructuration des services hospitaliers qui ne présentent pas les garanties suffisantes de qualité et de sécurité des soins. Cela signifie concrètement qu'elle suggère par exemple de fermer partout en France plusieurs dizaines de maternité considéré comme insuffisamment rentable. La cour plaide aussi pour un partage des efforts entre les acteurs du système de santé, ce qui revient, comme l'observe le monde, à demander au mutuels une plus forte participation dont le coût sera évidemment répercuté sur leurs adhérents qui devront donc assumer une nouvelle augmentation de leur cotisation.

Et elle préconise encore que les patients soient davantage mis à contribution pour le paiement de certains actes ou de santé qui seraient donc moins bien remboursés par l'assurance maladie. En somme, pour soigner ce que le docteur Berérou présente comme des pathologies budgétaires, c'est tout simple. Il suffit une fois encore de faire payer les Français les plus défavorisés en renérissant notamment leurs frais de santé plutôt que d'augmenter l'impôt des milliardaires ou de réduire les aides gigantesques qui leur sont distribuées par l'État, c'est-à-dire selon une recette désormais éprouvée de prendre aux pauvres pour donner aux riches.

Merci d'avoir suivi cette chronique à jeudi prochain. C'est très loin de l'image convenue de Emmanuel Macron, président des riches, le banquier de Chirchild et cetera. Est-ce que là, il y a eu un moment comme ça où une conscience sociale a grandi ?

D'abord, je on a le droit de ne pas être la caricature qu'on qu'on dans laquelle on veut vous enfermer. Et donc je pense que j'ai jamais été moi, j'ai jamais été ça. Je sais d'où je viens. [Musique] [Musique]