Le budget, priorité de Sébastien Lecornu – 07/10
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 20 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:54FerméeRéponse directe
Est-ce que vous avez un budget ? Est-ce que vous avez quelque chose ?
- 7:33OuverteRéponse directe
La probabilité qu'on ait un budget, parce que quel budget ? Qu'est-ce qu'on peut faire ?
- 7:51RelanceÉludée
Vous êtes rapporteur du budget, vous êtes au chômage ou quoi ?
- 8:55OuverteRéponse directe
Vous allez travailler avec Amélie de Montchalin, est-ce que vous allez faire comme la dernière fois ?
- 10:03FerméeRéponse partielle
Est-ce que ça va vous servir ?
- 11:06RelanceRéponse directe
Le triplement de la dette va arriver à 109 milliards en 2029, toute chose égale par ailleurs. Pour que les gens comprennent en quoi c'est grave, les Allemands, en même temps, décident un plan d'investissement de 100 ou de 120 milliards.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:03Invité politiqueFait
« Pour qu'elle est un budget, il faut qu'une procédure soit suivie. »
- 7:13Invité politiqueFait
« Le délai pour que nous ayons un budget avant la fin de l'année, 31 décembre, c'est que lundi prochain, lundi 13, donc le temps compte. »
- 7:25Invité politiqueFait
« Si ça ne l'est pas lundi, on n'aura probablement pas de budget avant la fin de l'année. »
- 10:53Invité politiqueChiffre
« Vous savez que le paiement de l'intérêt de la dette, en 10 ans, 2019-2029, aura triplé. »
- 11:06Invité politiqueChiffre
« Le triplement va arriver à 109 milliards en 2029, toute chose égale par ailleurs. »
- 11:12Invité politiqueChiffre
« Les Allemands, en même temps, décident un plan d'investissement de 100 ou de 120 milliards. »
- 11:40Invité politiquePromesse
« L'année prochaine, l'objectif doit être de 4,6 ou de 4,7% du PIB. »
- 14:27Invité politiqueChiffre
« L'OFCE a considéré que depuis la dissolution, toute cette instabilité latente et patente nous aura coûté probablement de l'ordre de 15 milliards d'euros. »
- 14:42Invité politiqueChiffre
« Oui, c'est malheureusement dans les ordres de grandeur. Il y a d'autres évaluations qui le donnent à 12, mais vous voyez qu'entre 12 et 15 milliards, malheureusement on y est. »
- 15:40Invité politiqueFait
« On voit bien que sur les obligations d'État à 10 ans, on est sur un spread qui a bondi depuis quelques années, depuis 5 ans on était à 30, on va arriver à 89-90, et depuis la dissolution, le spread a augmenté. »
- 21:07Invité politiqueFait
« Si nous avions le taux d'emploi des Pays-Bas, nous n'aurions pas de problème en réalité de déficit cette année. »
- 23:57Invité politiqueChiffre
« Le gouvernement en mars dernier a parlé de 0,9. La Commission européenne a dit 1,1. »
- 36:27Invité politiquePromesse
« Les 30 milliards devraient vous aller à condition qu'on regarde exactement où on agit »
- 37:06InvitéChiffre
« On allait faire 40 milliards d'économies et avait comme résultat que la dépense publique allait passer de 1700 milliards à 1723 milliards »
- 37:24InvitéFait
« Ce que proposait le rapport Pembro il y a quand même 20 ans de ça maintenant, il disait écoutez on affiche un montant de dépenses publiques »
- 38:47InvitéFait
« Sur le budget il faut être clair, les dépenses c'est ça »
- 42:48InvitéChiffre
« Qu'il allait atteindre 100 milliards d'euros, on est aux alentours de 2% du PIB »
- 42:59InvitéFait
« La charge d'intérêt de la dette était déjà à 2% parce qu'il y avait des niveaux de taux d'intérêt »
- 43:08InvitéChiffre
« En 1975 quand on a commencé à avoir du déficit budgétaire était à 13% »
- 43:42Invité politiqueChiffre
« Les taux d'inflation aux États-Unis sont d'un peu plus de 15% »
- 45:23Invité politiqueChiffre
« Les taux d'intérêt britanniques sont à 4,4 alors que nous sommes à 3,8 »
- 46:31InvitéFait
« L'investissement commence à donner des signes de faiblesse »
- 46:40InvitéFait
« La taxe Zuckman c'était tellement absurde et tellement idéologique que c'était rassurant »
- 47:16InvitéPromesse
« On a fait des promesses sur les impôts de production, on va les tenir »
- 47:21InvitéFait
« Sébastien Lecornu avait dit on ne fera pas la baisse de la CVAE »
Temps de parole
- Invité politique40 %
- Présentateur26 %
- Invité14 %
- Invité 210 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
BFM Business et la Tribune présente 8-19 d'Edwis Chevrillon. Bonsoir à tous, bienvenue dans ce 18-19. La France peut-elle se passer de budget ? Que se passe-t-il ? Et puis si on a un budget, c'est la priorité du Premier ministre des missionnaires Sébastien Lecornu, quelle feuille de route ? On n'en sait rien, on en saura peut-être un petit peu plus parce que pour la première fois, il vient ici en studio le nouveau rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, peut-être que lui il sait, et puis après tout, qui aussi va payer la facture de cette crise politique ?
Et ensuite, avec le débat des experts, on essaiera de décrypter les propos de Philippe Juvin et de voir où tout ça nous conduit. Avec Wilfried Galland, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel, Jean-Marc Daniel, économiste, et puis Jean-Hervé Lorenzi, le président fondateur du Cercle des économistes. Mais tout de suite, c'est l'heure de retrouver Stéphanie Collot pour son journal de l'écho. Il est pile 18h, bonsoir Stéphanie. Bonsoir Edwige. Et on commence par l'or, c'est une première, l'once d'or a dépassé les 4000 dollars.
Oui, l'or est plus que jamais une valeur refuge contre l'incertitude géopolitique et économique. Antoine Larigauderie, ça y est, le cap des 4000 dollars l'once est donc dépassé. Oui, on a fait 4004, 4008 au plus haut. Là, on redescend un petit peu à 3986, mais le niveau est d'ores et déjà intégré. Goldman Sachs a mis un petit peu le feu aux poudres ce matin en donnant des objectifs très, très ambitieux pour l'once d'or fin au terme de l'année prochaine. Il prévoit même 4900 dollars, donc une dynamique qui ne va absolument pas s'arrêter. Sinon, il n'y a pas d'autres éléments vraiment probants pour expliquer cette hausse.
Juste le fait qu'on suit la dynamique actuelle, c'est-à-dire qu'on a plus confiance désormais en l'or qu'aux actifs dollars. Et on le voit d'ailleurs dans les chiffres des banques centrales, c'est visible partout sur la planète. Les banques centrales ont rehaussé leurs réserves en or et ont abaissé leurs réserves en bon du trésor américain, ce qui fait qu'elles détiennent beaucoup plus d'or maintenant que de dette américaine. Merci Antoine. Les tractations politiques se poursuivent en France. Sébastien Lecornu a reçu les forces politiques pour d'ultimes négociations. Objectif tenté de composer une coalition. Seule LFI et le RN ont refusé l'invitation.
La gauche, elle, sera reçue demain et compte demander une cohabitation avec un Premier ministre de gauche. Le chef de l'État est, lui, de plus en plus sous pression face aux appels à dissoudre l'Assemblée ou à démissionner. C'est le cas d'Edouard Philippe qui l'appelle à une démission programmée après l'adoption d'un budget. Une bonne nouvelle, le solde de la balance commerciale de la France s'améliore. Le déficit commercial se réduit à 5,8 milliards d'euros en août contre un peu plus de 6 milliards d'euros en juillet. Les exportations ont progressé en valeur alors que les importations sont restées stables. De son côté, l'OMC est plus optimiste sur le commerce mondial.
Il a progressé de 2,4% cette année contre 0,9% initialement anticipé. tiré par l'IA et la poussée des importations américaines avant la hausse des droits de douane. Mais les perspectives s'assombrissent pour 2026. L'Union Européenne passe à l'offensive sur l'acier face à la concurrence jugée déloyale de la Chine. Bruxelles va réduire de moitié les quotas d'acier étrangers qui peuvent être importés chaque année sans droit de douane. Et pour les importations dépassant ces quotas, les surtaxes passeront de 25 à 50%. Dans le secteur bancaire, la France plaide pour supprimer certaines exigences de fonds propres des grandes banques de la zone euro. C'est une information de Reuters.
C'est pour mieux rivaliser avec les banques américaines qui bénéficient de conditions plus favorables en la matière. Une proposition qui va être examinée par la BCE. 18h03 sur BFM Business, les marchés. Votre rendez-vous avec Franklin Templeton, votre partenaire de référence pour diversifier vos investissements. Les marchés avec Antoine Larigauderie. Et Antoine, on vous retrouve avec ce CAC qui termine quasi à l'équilibre et toujours sous les 8000 points. Oui, une séance normale, on peut le dire, du point de vue des volumes. On était à 3,4 milliards. Le CAC 40 qui gagne donc à peine 0,04%. C'est l'épaisseur du traire. 7 974 points.
La tech un peu en retrait, moins 0,57% pour l'Euronext Tech Leaders. Mais on arrive à faire mieux que l'Eurostox 50 qui lui a perdu 0,27%. On arrive à faire mieux grâce au secteur qui nous renforte, le secteur du luxe. Kering qui gagne 5,7% à 309,20 euros. LVMH plus 3,6% à 560 euros. Opinion générale sur le secteur très positive de la part de Morgan Stanley. Puis un relèvement d'objectifs de cours de la part de Barclays sur Kering qui fait du bien. A la baisse, on l'a dit, la tech un peu en retrait. C'était micro, moins 1,85% à 24,40 euros. C'est la plus forte baisse du CAC. Et puis à signaler Valneva, hors indice, qui a perdu 5,5% à 4,60 euros.
Après un profit warning, le CAC donc plus 0,04%, 7 974.
Merci Antoine, merci Stéphanie. On vous retrouve à 19h, 19h, 19h30 pour le journal de l'économie. Et surtout restez avec nous dans un instant, c'est Philippe Juvin, le rapporteur du budget. Il vient d'être nommé député LR des Hauts-de-Seine. Mais après tout, quel budget ? On va essayer d'y voir un peu plus clair. A tout de suite. Rendez-vous sur BFM Business. Iconic Business, le luxe par BFM Business. Toujours plus exclusif, intemporel, mythique, responsable et déculpabilisé du savoir-faire, de la transmission, de l'histoire du luxe. C'est à découvrir sur le site également et sur l'émission Iconic Business. Vivez l'expérience du luxe sur BFM Business.
Iconic Business avec Audrey Maubert, tous les vendredis à 21h sur BFM Business. Ce programme est à retrouver à la demande en podcast sur l'appli BFM Business et sur les plateformes de streaming. BFM Business et la Tribune présente... Le 18-19 d'Edwish Chevrillon. Est-ce qu'on aura un budget ou pas ? Mais sinon, la question se pose, quel budget, quelles économies ? On en parle avec Philippe Juvin. Il est le nouveau rapporteur général de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale. Bonsoir Philippe Juvin. Bonsoir. Merci beaucoup d'être là. Je crois que c'est votre première interview. Il y a beaucoup de questions à vous poser parce qu'on se demande...
Rapporteur du budget, j'ai envie de vous dire, mais vous êtes au chômage ou quoi ? Si vous avez un budget, on sait que c'est la priorité en tous les cas du premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu qui reçoit en ce moment même différentes personnalités politiques. Vous, vous êtes député LR. Tiens, vous êtes voqué ou vous êtes retaillot, vous ? Je suis LR. Vous êtes LR, tout court. On essaiera d'en savoir un petit peu plus. Alors la question c'est, donc, c'est la priorité de Sébastien Lecornu, ce budget. Est-ce que, d'abord, est-ce que vous avez un budget ? Est-ce que vous avez quelque chose ?
Non, la priorité, vous avez raison, c'est que la France est un budget. Mais pour qu'elle est un budget, il faut qu'une procédure soit suivie. Et pour que les gens comprennent, il y a des délais légaux pour que le Parlement discute, adopte. Et le délai pour que nous ayons un budget avant la fin de l'année, 31 décembre, c'est que lundi prochain, lundi 13, donc le temps compte. Oui, ça devait être aujourd'hui même. Ça doit être posé sur le bureau de l'Assemblée nationale. Ça ne le sera peut-être pas. En tout cas, si ça ne l'est pas lundi, on n'aura probablement pas de budget avant la fin de l'année.
D'accord. La probabilité qu'on ait un budget, parce que quel budget ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Mais dans cette période de crise politique, on ne va pas faire de la politique, mais on est quand même dans une crise politique. On ne sait pas si on aura un Premier ministre de gauche, un Premier ministre de droite, un Premier ministre de renaissance. On n'en sait rien.
Écoutez, moi, je vais vous dire, avec ma casquette de rapporteur général du budget, vous me demandiez, est-ce que vous êtes retaillot ou voquille ? Moi, je suis d'abord rapporteur général du budget.
Oui, mais ça n'a pas que sur les économies. Le montant des économies, c'est 44 milliards, c'est 40 milliards ou 21 ?
Absolument. Ça signifie qu'actuellement, moi, je n'ai pas de budget sous la main. Le gouvernement ne m'a rien donné. Mais nous avons décidé, et je vais le présenter demain avec le rapporteur général du budget du Sénat, de nous mettre autour d'une table. Je vais proposer à mes collègues de tous les groupes politiques à l'Assemblée nationale de se mettre autour de la table. Et si le gouvernement ne fait pas son travail, c'est-à-dire mettre un budget sur la table, nous, nous allons travailler sur un budget.
En tout cas, c'est ma responsabilité de faire en sorte que, dans ce monde où, finalement, on a l'impression que c'est un chaos général en termes gouvernementaux, au moins l'Assemblée tienne les choses et adresse un message aux opérateurs économiques et aux Français. Nous allons tout faire, nous, à l'Assemblée, pour avoir un budget. Et pour ça, on va essayer de se mettre d'accord, les uns et les autres, sur un programme minimum pour avoir un budget, pour pouvoir au moins payer les retraites et payer les salaires des fonctionnaires à la fin de l'année.
La question, c'est que vous allez travailler avec Amélie de Montchalin, qui est la ministre du budget des missionnaires. Est-ce que vous allez faire comme la dernière fois ? On sait que Philippe Brin, qui était le vice-président socialiste, cette fois-ci, il avait travaillé, il s'était enfermé avec les gens de Bercy pour sortir un budget.
Alors, c'est ce qu'on va commencer à faire. Et je vais aussi m'enfermer, encore une fois, avec un représentant, un député de chaque groupe politique, spécialiste des questions des finances publiques, autour de la table. J'en ai parlé au président Coquerel, qui est le président de la commission des finances. Qui est d'accord. Qui est d'accord sur ce principe. D'ailleurs, il m'a dit, tu as raison, c'est ton rôle, c'est mon rôle. Et j'ai été investi de cette mission par l'Assemblée nationale. Habituellement, le rapporteur général du budget travaille avec le ministre des Comptes publics. Et il y a un dialogue. Là, il n'y a pas de ministre des Comptes publics.
Il y a Amélie de Montchalin, mais qui est démissionnaire.
Elle est démissionnaire. Elle n'a pas la possibilité de nous fournir des documents. Donc, encore une fois, deux étapes concomitantes. Premièrement, réunion avec tous les représentants de toutes les listes, du RN à la LFI. On va essayer d'accoucher de quelque chose, au moins qu'il y ait quelque chose. Et deuxièmement, travailler avec le Sénat, parce que le Sénat, évidemment, est dans le même cas que nous.
Mais hier, maintenant, on sait qu'il y a une copie qui a été envoyée au Conseil des finances publiques. Est-ce que ça va vous servir ?
Vous ne l'avez pas ? Non, moi, je n'ai pas cette copie.
Est-ce que vous allez la demander pour vous servir de base ?
J'ai demandé à Mme de Montchalin, tout à l'heure, au téléphone, je lui ai demandé de me passer les documents qu'elle peut me passer. Elle est en train d'étudier ce qu'elle a le droit de me passer, parce qu'il y a aussi des procédures. En tout cas, je vais vous dire, moi, je suis un pragmatique. Si j'arrive à obtenir les documents qui sont actuellement préparés par le gouvernement, tant mieux. Si je n'y arrive pas, on fera sans et on va y travailler. De toute façon, je veux dire, la copie qui a été préparée par le gouvernement Bérou, ce n'est sûrement pas celle qu'on va réussir à faire passer à l'Assemblée nationale. Il faudra qu'on part sur des bases nouvelles, minimales, minimales.
Moi, je veux pouvoir dire qu'on arrive avec un objectif principal, c'est de baisser l'endettement. Vous savez que le paiement de l'intérêt de la dette, en 10 ans, 2019-2029, aura triplé.
Oui, et puis encore, là, quand vous voyez les taux qui augmentent, on y reviendra, évidemment. Ça a forcément des conséquences sur la facture.
Le triplement va arriver à 109 milliards en 2029, toute chose égale par ailleurs. Pour que les gens comprennent en quoi c'est grave, les Allemands, en même temps, décident un plan d'investissement de 100 ou de 120 milliards. C'est-à-dire qu'eux, ils ont de l'argent frais à mettre dans leur économie, dans leur défense. Nous, l'argent que nous avons, le même argent que les Allemands mettent dans leur économie et leur défense, nous, nous l'envoyons à l'étranger pour payer les intérêts d'une dette à des fonds de pension américains, à des retraités américains, etc. Donc, vous voyez le gâchis que représente cette dette. Nous devons avoir une priorité. C'est baisser l'endettement.
L'année prochaine, l'objectif doit être de 4,6 ou de 4,7% du PIB.
Je vois que les mots sont importants. Vous ne dites pas qu'il faut réduire la dépense publique. Parce que là, c'est un chiffon rouge agité devant certains, notamment votre président Eric Coquerel. Eric Coquerel, sur X, tout à l'heure, disait que s'il n'avait pas de budget, il était favorable, la solution pour lui était la loi spéciale. On sait que la loi spéciale, c'est ce qui remplace un budget quand il n'y a pas de budget, qui permet à l'État de fonctionner. Je simplifie un peu, mais au moins comme ça, c'est plus pédagogue. Vous y êtes d'accord ? Vous êtes favorable aussi ?
En fait, ce qu'a dit M. Coquerel, et c'est la loi, il dit que dès lors que le Parlement n'est pas capable de voter, avant la fin de l'année, le budget du pays, il y a plusieurs possibilités légales qui s'ouvrent à nous, dont le vote d'une loi spéciale qui permette au moins de prélever l'impôt, on va dire, et qui permette ensuite au gouvernement par décret, lui, de faire des dépenses égales aux dépenses de l'année précédente. La difficulté, vous l'avez bien compris, c'est que s'il y avait une dissolution ce soir, il n'y a plus de Parlement donc ce soir, ça signifie qu'on ne peut plus voter de loi spéciale.
Et donc nous nous mettons dans une situation très périlleuse parce qu'il est assez probable que si une dissolution arrivait ce soir, il n'y aurait pas de Parlement en ordre de travail avant mi-décembre et on n'aurait plus qu'entre mi-décembre et fin décembre pour voter cette loi spéciale. Donc, il me semble que d'abord, il faut tout faire pour qu'il n'y ait pas de dissolution, pour qu'on puisse travailler sérieusement sur un budget. Vous avez compris que moi je le fais en interne à l'Assemblée avec tout le monde, avec tout le monde, en attendant qu'un Premier ministre soit nommé.
et si par malheur une dissolution devrait advenir, il faudrait qu'on puisse au moins avoir le temps de voter une loi spéciale avant de nous quitter pour que le gouvernement, quel qu'il soit, puisse au moins avant la fin de l'année régler les affaires courantes.
C'est pour ça qu'on comprend mieux pourquoi Emmanuel Macron a dit que la priorité c'est d'avoir un budget parce qu'une fois qu'on aura un budget, après on peut avoir une dissolution.
Ça c'est vrai.
Il a dit qu'il prendrait ses responsabilités, il n'a pas prononcé ce mot-là évidemment.
C'est vrai et il faut même ajouter que l'instabilité politique plus le fait de ne pas avoir de budget a des conséquences budgétaires et financières. Tout ça coûte très cher. Pourquoi ? Parce qu'évidemment quand vous êtes un prêteur, vous êtes peu enclin à prêter à un pays qui n'a ni gouvernement ni budget. Donc nous ne sommes pas simplement à discuter de la politique, nous sommes en train de discuter du budget de la France et en fait de notre capacité à financer les services publics ou de notre nécessité malheureusement à lever l'impôt.
Lesquels est-ce que sur le coût de la facture de ce qui se passe, est-ce que vous êtes capable de l'établir pour nous Philippe Gérard ?
Il y a des gens très sérieux qui l'ont fait. L'OFCE a considéré que depuis la dissolution, toute cette instabilité latente et patente nous aura coûté probablement de l'ordre de 15 milliards d'euros. 15 milliards d'euros. Vous êtes d'accord ? Oui, c'est malheureusement dans les ordres de grandeur. Il y a d'autres évaluations qui le donnent à 12, mais vous voyez qu'entre 12 et 15 milliards, malheureusement on y est. Oui, ça coûte très cher. Parce que les gens souvent disent « Ah oui, mais une dissolution, ça ne coûte que 200 millions. » C'est vrai, la dissolution, les opérations électorales. D'abord, 200 millions c'est énorme, mais en fait ce n'est pas ça le vrai coût.
Le vrai coût c'est l'instabilité, l'absence de confiance, l'impression que les gens qui vous prêtent vous disent « Je préfère prêter à l'Allemagne ou aux Pays-Bas plutôt qu'à la France. » Surtout l'Allemagne qui est en train d'émettre,
c'est la concurrence allemande qui va jouer bientôt avec ce point de relance dont vous parliez tout à l'heure.
Exactement, et qui va consommer d'emprunt, qui va dire aux prêteurs « Attendez, donnez-nous l'argent, nous, on en a besoin. » Et d'ailleurs, les gens qui nous écoutent sont familiers de cela, mais ce qui compte dans notre endettement c'est ce qu'on appelle le spread, c'est-à-dire la différence entre les Français et les Allemands, enfin le spread avec l'Allemagne, la différence entre la France et l'Allemagne sur nos prêts. Et on voit bien que sur les obligations d'État à 10 ans, on est sur un spread qui a bondi depuis quelques années, depuis 5 ans on était à 30, on va arriver à 89-90, et depuis la dissolution, le spread a augmenté. Et depuis la démission de M.
Lecornu, enfin de la démission de M. Béroux, pardon, il y a eu un saut du spread.
Mais même hier,
avec la déclare sur la démission de Sébastien Lecornu. à l'Assemblée nationale, dans toutes les petites phrases, tout ça, ça abîme la France. Donc moi je crois qu'il faut être très prudent. Le message que je veux délivrer ici officiellement, et c'est le rapporteur, je ne sais pas Philippe Juvin, c'est le rapporteur général du budget qui vous le dit, c'est que nous allons, nous, à l'Assemblée nationale, faire en sorte qu'il y ait un budget pour le pays. Nous ne laisserons pas, vous m'entendez bien, nous ne laisserons pas le pays, le 31 décembre, ne pas avoir de budget, c'est notre responsabilité, et nous en sommes conscients, quels que soient les bords politiques.
Et vous avez testé les bords politiques, vous venez de nous dire, vous en aviez parlé avec Éric Coquerel, qui est le président LFI, qui a été souvent mon invité ici, avec le Parti Socialiste, avec le Rassemblement National.
J'ai commencé à en parler à tous les groupes depuis hier soir, je les vois les uns derrière les autres, j'ai interrompu mes auditions et mes rendez-vous pour venir vous donner ce message, je vous en prie, et demain, je vois la deuxième partie du débat, qui est aussi importante, nous allons travailler la main dans la main, avec mon collègue Husson, qui est le rapporteur général du budget au Sénat, et ainsi, j'espère que dans ce spectacle de déliquescence politique, il y aura au moins l'Assemblée nationale et le Sénat, qui seront faits d'hommes et de femmes, certes différents, mais responsables.
Alors, maintenant, si on rentre, enfin, on ne va pas rentrer dans le dur, trop dans le dur, parce que c'est vrai que le budget, ça peut être très technique, mais il y a quand même quelques grands équilibres qui ont fait chuter François Bayrou. C'est, d'abord, c'est, est-ce qu'il faut faire, est-ce qu'il y a un montant d'économie que vous visez ? Vous avez parlé de dépenses publiques, est-ce qu'il faut une année blanche ? Si oui, ça a forcément des impacts. Quelle est un peu votre feuille de route, Philippe Juvin ?
La feuille de route, elle est premièrement, enfin, l'objectif doit être de réduire l'endettement, c'est-à-dire qu'on doit avoir un déficit qui chute à 4,6 ou 4,7%. Bayrou avait fixé un objectif de 4,6% du PIB, M. Lecornu a dit 4,7% c'est jouable, soit, et ça dépend en fait d'où on part, si on part de 5,5% de déficit pour arriver à 4,6%, et bien il faut 27,5 milliards, vous voyez, on n'est pas au 44%, donc ça devrait faciliter la copie, on est de l'ordre d'une trentaine de milliards.
Deuxièmement, la philosophie pour arriver à ça, elle est très simple, soit on dépense moins, soit on dépense mieux, soit on produit plus de richesses, vous voyez, dépensez moins, dépensez mieux, la fameuse gabegie générale, il y a une gabegie générale, on commence par là, soit on travaille plus, on dépense moins, où ? Eh bien, on dépense moins en regardant ce qu'ont fait nos voisins. Il y a un très bon exemple historique, c'est celui du Canada, sous M. Chrétien. M. Chrétien, Premier ministre, se trouve face à une situation assez similaire à la nôtre, même plus grave, en trois ans, il rétablit le navire à flots. Comment ?
En fait, en prenant toutes les dépenses publiques, en les analysant les unes derrière les autres. Une revue générale des dépenses publiques, parce que ce que les Français doivent comprendre, on nous dit souvent, mais où est la fuite ? En fait, il n'y a pas une grosse fuite, il y a le fantasme d'une grosse fuite d'argent public qu'il conviendrait de colmater, et les gens se disent, et espèrent en plus qu'elle soit sans douleur. Non, il n'y a pas une grosse fuite. Il y a de multiples fuites. Elle est là, la difficulté.
Oui, mais regardez, si on prend les hôpitaux, puisque vous êtes docteur. Oui,
ça, c'est pas le budget d'État,
mais soit. Je sais, vous avez raison. Soit, parce que c'est un peu emblématique. On sait bien regarder dans quel état sont les hôpitaux, et en même temps, on a injecté 10 milliards dans le cadre du Ségur de la Santé, pour augmenter les infirmières, les hospitaliers. On voit bien que ça a conduit dans le mur, parce que, pas pour ceux qui ont touché le plus, le déficit est colossal. Donc là, pour le budget,
on fait comment ? Vous savez pourquoi ? C'est qu'en fait, on a eu cette vision très comptable uniquement, alors que régler la question des comptes publics, c'est à la fois évidemment une question comptable, et c'est aussi une question de fonctionnement. Vous parlez de l'hôpital, alors je vous réponds sur l'hôpital, c'est un peu technique. L'hôpital public, aujourd'hui en France, ne devrait être que le lieu du traitement des maladies très graves, compliquées, ce qu'on appelle les complications, ou les diagnostics très compliquées.
Mais par exemple, que vous alliez à l'hôpital public pour vous faire suivre pour votre hypertension artérielle qui est stabilisée, ça coûte très cher, et ce n'est pas efficace. Il faut aller voir son médecin traitant. Et chaque fois que vous prendrez une dépense publique, vous aurez à l'interpréter en fonction de sa pertinence. Autre exemple, moi j'ai été maire pendant 20 ans. Il y a 20 ans, il y avait les communes, les départements, les régions, on disait, il y a un niveau trop. Vous savez, 20 ans plus tard, il y a 5 niveaux. On a créé les intercommunalités, et soit les métropoles, soit les pays, peu importe. Donc là, vous avez des marges considérables.
Ok Philippe, comment décider de faire ça avant la fin de l'année ?
Je pense que avant la fin de l'année, il faut se mettre d'abord d'accord sur le fait d'avoir un budget. Un budget, parce que le fait d'avoir un budget va diminuer la dépense. Vous avez compris que si nous n'avons pas de budget, la dépense va augmenter parce que les gens de l'extérieur nous le font payer. Et puis, il faut travailler plus. Il y a un chiffre qu'il faut avoir en tête qui est incroyable. Si nous avions le taux d'emploi des Pays-Bas, nous n'aurions pas de problème en réalité de déficit cette année.
Si vous prenez le nombre d'heures travaillées en France, vous le divisez total, toutes les heures travaillées, vous les divisez par le nombre de gens en âge de travailler, nous sommes derrière tous nos voisins. Pourquoi ? Parce que nous avons des gens qui travaillent beaucoup, les indépendants travaillent beaucoup en France comparé aux voisins, mais nous avons des gens qui ne travaillent pas du tout. Eh bien ça, la question de travailler plus, c'est une question fondamentale pour le rétablissement.
Reste maintenant la question de la justice fiscale. Oui. Parce que si on décide de s'asseoir sur le budget de François Béroux, certains vont dire, attendez, puisqu'il y avait la taxation sur les riches et les ultra-riches, à peu près 15 milliards d'euros, est-ce que vous allez les maintenir ou pas ? C'est très important la fiscalité et c'est vraiment la pomme de discorde.
Bien sûr, bien sûr, vous avez raison. Maintenant, si ce n'était que moi, si nous les républicains nous avions la majorité, etc., ce n'est pas le cas, je vous dirais, il ne faut surtout pas augmenter les impôts, il faut les baisser. J'ai bien compris que nous étions dans une session politique très particulière. Ce que je souhaiterais dire, c'est qu'il faut absolument dans un pays qui est champion du monde des taxes et des impôts. Donc, toute augmentation devient en réalité intolérable. Il faut que nous nous fixions comme objectif commun, me semble-t-il, au moins de ne pas augmenter les taxes et les impôts qui nuiraient à notre potentiel productif.
C'est-à-dire que la création de richesses par l'activité économique, l'industrie, les services, l'agriculture, c'est ce qui nous donne
un peu d'espoir. Donc, vous êtes d'accord pour avoir une taxe sur les riches, les ultra-riches, mais pas une augmentation d'impôts de la société ?
Et deuxièmement, ce que je souhaite, ce que je pense, c'est une leçon de politique très ancienne, c'est qu'il vaut mieux plutôt taxer les revenus que les patrimoines. Quand vous taxez les patrimoines, quels qu'ils soient...
Oui, vous allez avoir du mal avec Éric Coquerel et les filles avec leur taxe du mal.
On va discuter, vous savez d'abord, les députés, quelle que soit leur appartenance politique, sont des gens qui en réalité sont sages. Parce que quand vous êtes face aux chiffres, vous êtes forcément sages. Donc, je fais confiance à la sagesse générale. Encore une fois, moi, je veux arriver à un consensus qui ne va pas être facile. mais quand vous êtes face à une situation de grande crise, vous êtes condamnés à trouver des solutions et nous ferons chacun un pas vers l'autre. D'accord. Donc, ça veut dire que il y aura quand même
une augmentation de la fiscalité. Je ne le souhaite pas mais nous ferons chacun un pas vers l'autre. Il faudra bien. Les hypothèses de base sur la croissance, c'est 0,8 en 2026. On voit bien, l'OFCE, Mathieu Plan était là, il nous a expliqué l'impact de ce que nous vivons. Oui, bien sûr, vous avez raison. Vous allez partir sur quelle hypothèse de croissance ?
Il faut être très prudent. Je dirais que le gouvernement en mars dernier a parlé de 0,9. La Commission européenne a dit 1,1, 1,1. Habituellement, on est... Mais c'est vrai, on s'aperçoit qu'en fait... D'autant dire 0,8. Vous savez, la simple crise politique que nous vivons, la simple crise politique depuis la dissolution a probablement coûté 0,3. La simple crise politique depuis deux ans. Donc, Pierre Dac, grand humoriste il y a une quarantaine d'années, disait, tout est dans tout et réciproquement. Ben oui, tout est dans tout et réciproquement. La crise politique nourrit la crise budgétaire.
C'est pour ça qu'il faut que nous ayons une action, nous les députés et les sénateurs, très stricte pour arrêter cette dérive en disant, attention, il y a en France des gens sérieux et nous allons faire une proposition pour arrêter la dérive. Déficit, vous partez sur 5,7. Actuellement, les chiffres qui sont donnés par le Premier ministre sont de dire qu'on est probablement, il a dit, 5,4. Oui, je sais, mais bon. Le rapport d'avancement annuel a dit 5,5 et la Commission européenne a dit, on est probablement à 5,7. Oui. Bon. Si l'objectif, c'est d'arriver à 4,7, on va être... 5,7 ?
Si l'objectif, c'est de trouver à 5,7 dans un an, on va arriver à quelque chose comme entre 30 et 33 milliards à trouver. Soit en recettes nouvelles, j'espère pas, bien entendu, soit en dépenses en moins. Et un budget équilibré, ce serait un budget qui, en fait, fasse plus de dépenses qu'il ne fasse peser de nouvelles recettes, c'est-à-dire des taxes.
Philippe, je vais en conclusion. Est-ce que vous dites qu'on est quand même au bord d'une crise financière en France ?
Écoutez, si rien ne se passe, s'il n'y a pas de budget, plus personne ne tient rien. C'est pour ça que je vous dis, c'est le message que je veux vraiment faire passer aux opérateurs économiques et aux Français, je veux leur dire que nous allons nous débrouiller, nous, les parlementaires, pour mettre sur la table des propositions et pour que nous ne connaissions pas ce que nous voulons absolument éviter. Maintenant, la situation est effectivement grave. Elle est même très grave. Mais c'est justement quand elle est grave et très grave qu'il est temps de se bouger et de faire des propositions.
En tout cas, c'est le travail dont je suis investi depuis quelques jours comme rapporteur général du budget. Je m'y attelle et je m'y attelle avec des gens, encore une fois, qui ne pensent pas comme moi à l'Assemblée nationale. Mais je suis certain que tout le monde sera de bonne volonté.
Merci beaucoup, Philippe Juvin. En tous les cas, on a bien compris votre message aux opérateurs qui nous écoutent. Pour certains, de dire que vous êtes là, vous tentez de faire un rempart à cette crise politique que nous sommes en train de traverser. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Philippe Juvin, rapporteur général de la Commission des finances. On va suivre vos travaux. Résultat des courses lundi, c'est ça à peu près.
Vous me réinviterez.
Merci beaucoup. Dans un instant, c'est le débat des experts. On va décrypter les propos de Philippe Juvin. BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon. Retour dans le 18-19 avec les experts. C'est l'heure du débat des experts pour commenter ce que vient de nous dire Philippe Juvin, le rapporteur général de la Commission des finances. C'était son premier interview ici à BFM Business. On a bien compris qu'il voulait nous faire passer un message on va en parler tout de suite avec Jean-Hervé Lorenzi, président fondateur du salle des économistes et des rencontres économiques d'exemple en Vence, bien sûr. Bonsoir Jean-Hervé, merci d'être avec nous.
Jean-Marc Daniel, économiste chevronné. Merci Jean-Marc. Bonsoir. Bonsoir. Oui, vous êtes plutôt habitué à dire bonjour ici sur BFM Business. Oui, exactement. Comme votre voisin Wilfried Galland, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel qui a passé la journée sur BFM Business. Merci d'être là dans le débat des experts. J'espère pas trop exceptionnels que vous reviendrez nous voir. Vous avez bien sûr écouté Philippe Juvin.
Il a eu des propos que moi j'ai trouvé quand même assez forts et en plus il y avait une forme un peu d'émotion dans sa voix quand il a dit écoutez devant la cacophonie gouvernementale et politique, nous ce qu'on veut dire, ce qu'on veut faire passer notamment au marché, aux opérateurs de marché dont vous faites partie, Wilfried Galland, on veut faire passer le message qu'on fera tout pour qu'il y ait un budget. Nous les députés avec les sénateurs, ils vont se réunir pendant plusieurs jours jusqu'à lundi, c'est le deadline, pour essayer d'avoir un budget. Est-ce que ça vous a rassuré Philippe Juvin ? Qu'est-ce que vous allez dire en nous quittant ce soir ?
Déjà qu'effectivement on a l'impression qu'il y avait un adulte clairement responsable qui était conscient des responsabilités. C'est quelque chose qui de la part des politiques est quand même largement attendu et sur lequel parfois on a un petit peu de déception. Donc ça déjà je trouve que c'est déjà une très bonne chose. Il a rappelé également le calendrier. Je pense que c'était important également de rappeler qu'il y avait un certain nombre d'étapes nécessaires pour le budget.
Et il a rappelé je trouve que ce qui m'a marqué il a rappelé qu'un budget c'était important et que globalement quand il s'adresse aux opérateurs de marché ce qu'il nous dit en creux c'est le coût de notre tergiversation politique tel qu'il est évalué par les marchés est un coût qui est important est un coût qui ne doit pas être négligé il a parlé effectivement de l'effet cumulatif de ce qu'on voit déjà depuis plusieurs mois et donc il est important de leur donner le message que nous en sommes conscients et que nous allons tout faire pour redevenir des acteurs responsables et non pas ces espèces de trublions qu'on sermone de temps en temps et que progressivement autour duquel on resserre le noeud coulant j'ai trouvé ça plutôt rassurant
Jean-Hervé Lorenzi vous avez vu qu'il parle dépense publique il n'a pas du tout d'endettement public il n'a pas du tout mentionné le mot dépense publique donc économie il a parlé juste qu'il fallait réduire l'endettement public vous qu'est-ce qui vous a frappé ?
Moi je vais défendre une thèse qui a peu de chance d'ailleurs de se révéler
sur les propos de Philippe Juvin
oui mais bon je partage ce sentiment il a redonné beaucoup de méthodes au dispositif maintenant la question qu'on se pose c'est au-delà des mots rassurants qu'il a pu nous prononcer c'est est-ce que on est capable de trouver un budget c'est-à-dire trouver un d'accord dans les jours qui viennent c'est quand même ça le sujet et moi je fais partie de ceux pour ça que je défends directement ma position je fais partie de gens qui pensent que tout ça si j'ai su les deux extrêmes n'est pas si compliqué que ça il y a une espèce de crise de folie qui a saisi les politiques de notre pays mais quand on regarde bien les trois grands sujets réduction des dépenses je rappelle que le Parti socialiste avait proposé je crois 20-21 milliards peut-être on peut augmenter ça et arriver à 30 milliards sur les retraites je rappelle que l'accord était presque fait entre la CFDT et le MEDEF et donc qu'on est dans un espèce de psychodrame et quant à la taxe aux taxes diverses et variées tout le monde pense qu'on doit retrouver quelque chose on ne va pas trouver évidemment pas la taxe Zuckman personne ne croit ça une seconde mais on peut imaginer quelque chose qui grimperait jusqu'à entre quelque chose entre 5 et 10 milliards donc tout ça on n'est pas au bout du monde on est en train de vivre un psychodrame qui est j'allais dire pas très d'ailleurs rassurant sur le fond au-delà des propos rassurants de M.
Givin
Jean-Marc Daniel qu'est-ce que vous avez retenu sur comment ça s'articule par rapport à justement aux inquiétudes qu'on peut avoir
oui oui c'est normal qu'on se réjouisse de ses bonnes intentions mais ça fait 50 ans que j'entends ses bonnes intentions je rappelle quand même que les parlementaires sont en charge du pouvoir budgétaire si on en est là c'est parce que les budgets qui ont été votés par le parlementaire ont été des budgets systématiquement en déficit je rappelle quand même que son prédécesseur M.
Charles de Courson tenait les propos de la même nature il n'y a pas une révolution par rapport à ce que disait Charles de Courson je rappelle que au moment du vote du traité européen qui organisait effectivement la nécessité d'avoir un budget équilibré sur le plan structurel avec juste déficit conjoncturel le parlement c'est la loi qui souffre François Hollande a été adaptée avec le plus de soutien parlementaire et en plus une partie du parti socialiste n'avait pas voté pour donc les frondeurs avaient été compensés par une large majorité du côté de la droite or aucun budget par la suite n'a été voté en conformité avec ce traité donc je pense qu'il y a beaucoup d'annonces maintenant il va falloir voir les choses dans le concret et dans le réel ce qui est réjouissant c'est d'une certaine façon qu'enfin le parlement comprenne à cause de la déficience de l'exécutif qu'il a un rôle que le pouvoir budgétaire historiquement c'est essentiellement son pouvoir la toute deuxième remarque que je ferai c'est que ce qui me frappe dans la situation actuelle Jean-Hervé a raison il n'y a pas énormément d'enjeux et dans la vie quotidienne des gens encore une fois ce matin quand je pris le bus il y avait exactement les mêmes personnes que la semaine dernière et c'était des gens qui allaient travailler et ils allaient nettoyer le ministère de la défense donc il n'y a pas une espèce de déficience une désespérance totale de la population qui arrête de travailler et donc je crois que le véritable enjeu
il faut qu'elle travaille plus il y a deux choses à dire
il faut qu'elle travaille plus et il faut la rassurer sur son avenir fiscal c'est-à-dire que pour que la population travaille plus et accepte de travailler plus il ne faut pas qu'elle ait l'impression et la conviction que ce travail sera utilisé pour compenser la gamme G publique
il y a quand même un truc de dingue même si c'est anecdotique sans l'aide vraiment c'est-à-dire qu'il n'a aucun texte il n'a pas il n'a pas eu le droit de recevoir le texte qu'a reçu pour le coup le Haut Conseil des Finances Publiques ils n'ont aucun texte ils n'ont rien c'est là qu'il faut priviser c'est moi le pouvoir il a demandé à Amélie de Montchalin qui est la ministre démissionnaire en charge des comptes publics alors c'est vrai qu'il y a des formalités en fait en soi ça paraît fou la Commission des Finances n'est toujours rien enfin même pas une ébauche un point donc il dit attention on va parler de réduction de l'endettement pour vous Wilfried Galland quand on dit il faut réduire je ne sais pas on ne va pas faire 44 milliards d'économies grosso modo si on part sur une croissance de 0,8 0,7 etc il faut aller autour de 30 milliards le PS il dit il nous faut 21 ou 23 mais bref on doit pouvoir trouver un accord comme le disait Jean-Hervé vous de votre point de vue marché qu'est-ce que vous vous dites ?
en fait mon diagnostic il est assez simple le problème fondamental de la France c'est que nous n'avons pas aujourd'hui la croissance potentielle suffisante pour supporter le niveau de dépense sociale que souhaitent nos compatriotes c'est en une phrase c'est ça et donc la question c'est pas tellement le niveau dont on part et vers lequel on veut arriver en termes de dépense c'est quel type de dépense on veut diminuer parce que si c'est juste des dépenses une fois et qu'ensuite derrière la tendance reprend en finance le plus important c'est effectivement ce sont les masses en tendance est-ce qu'on est en train de monter en termes de progression et qu'on a cette espèce d'effet cumulatif qui à un moment donné est extrêmement délétère ou est-ce qu'effectivement on travaille par exemple à des excédents primaires qui vont faire en sorte qu'à un moment donné on va effectivement résoudre notre problème c'est ça le véritable sujet et l'autre sujet dont on parle quand même de nouveau très peu c'est comment est-ce qu'on augmente la croissance potentielle française ça c'est un sujet autrement plus compliqué exactement mais c'est un sujet qui est fondamental pour qu'on puisse avoir le niveau que souhaitent nos compatriotes en termes de dépense sociale on peut avoir effectivement des ajustements et il va falloir travailler sur le type d'ajustement mais derrière il faut qu'on arrive à augmenter notre croissance potentielle
alors juste pour dire à quel point je suis d'accord évidemment le vrai sujet c'est comment on booste à la fois un peu l'investissement un peu le travail dans le pays et l'innovation de manière à ce qu'on ait la croissance de 1,5 quelque chose qui nous permettrait de vivre normalement je voudrais juste rajouter que il me semble au fond que les 30 milliards devraient vous aller à condition qu'on regarde exactement où on agit quel est le mode d'action et puis au fond quelle est la manière dont on trace une voie qui vous l'avez dit tout à l'heure il y a un instant paraît à peu près pérenne ne change pas que ce soit pas l'effort ça dépend
quel premier ministre on a quand même
et des équilibres politiques
qui sont capables de supporter ça c'est quand même ça il y a un point important quand même là-dessus
je crois qu'il y a une chose qui est importante c'est de dire la vérité aux français et de leur parler un langage qu'ils comprennent quand on leur a annoncé qu'on allait faire 40 milliards d'économies et avait comme résultat que la dépense publique allait passer de 1700 milliards à 1723 milliards ils ne comprennent pas ils se disent on se moque de nous et donc dire on va faire 40 milliards tant de milliards ça n'a aucun sens ce qu'il faut dire aux français c'est 1700 milliards de dépenses publiques et on va ce que proposait le rapport Pembro il y a quand même 20 ans de ça maintenant il disait écoutez on affiche un montant de dépenses publiques et au lieu de dire on va bricoler et on dit l'année prochaine les dépenses publiques ce sera plus 2% plus 3% c'est à dire un chiffre que les gens puissent comprendre et puissent reconnaître et la deuxième chose je crois que c'est le professeur
qui parle
oui et je pense que la deuxième chose c'est que par rapport à l'histoire des dépenses sociales je crois que les gens ce qu'ils veulent c'est du pouvoir d'achat or ils sont dans une situation où ce pouvoir d'achat
c'est 25% les dépenses sociales
oui mais il n'y a pas que les dépenses sociales qui font le pouvoir d'achat et cette idée que c'est l'état qui apporte le pouvoir d'achat c'est à dire qu'il faut avoir une vraie politique de pouvoir d'achat c'est une politique évidemment de croissance mais c'est aussi une politique de concurrence c'est aussi une politique d'innovation c'est une politique qui est une politique globale une politique de pouvoir d'achat de croissance mais pas uniquement de croissance de la concurrence c'est aussi une façon de transférer du pouvoir d'achat et je crois que c'est le véritable enjeu c'est que cette politique de croissance et de pouvoir d'achat tiennent compte du fait qu'on est déjà en déficit de notre balance des paiements courants donc si on accroît encore le pouvoir d'achat comme ça de façon tout à fait arbitraire
Et puis surtout ces 60% de la consommation Des ménages français est importée
Et donc accroître le pouvoir d'achat
C'est très bon pour les chinois
Exactement On fait la croissance de la Chine Et donc je crois qu'il faut avoir une approche Exclusivement budgétaire Sur le budget il faut être clair Les dépenses c'est ça Et dire on s'inscrit dans une logique globale De politique économique et pas uniquement De redressement à court terme des comptes
Peut-être deux choses A très court terme moi j'appelle ça l'opération de l'exomile Il faut calmer tout le monde On est chez les fous là Donc il faut calmer tout le monde Quand j'entends tel ou tel dire Que quand le corps nous dit Je n'utiliserai pas le 49-3 On dit oui mais il y a le 40 Et puis j'ai failli dire Il y a l'article 16 On est chez les fous absolus Mais calmer le jeu Et après inscrire Donc finalement on est tous les trois d'accord On va inscrire cette politique de réduction de dépenses Dans une stratégie quand même de croissance Ce qui veut dire innovation Ce qui veut dire rééquilibrage Comme on le sait De l'emploi Et notamment l'emploi des jeunes et des vieux Qui a des taux très faibles Pas les actifs Et puis évidemment on a un investissement un peu plus solide Politique d'espérance d'une certaine manière
On va marquer une pause On se retrouve après Et c'est vrai vous avez raison Jean-Hervé le rapporteur du budget Disait il faut quand même voir Qu'on aura à peu près 100 milliards de remboursement en 2029 C'est à peu près l'équivalent De ce que l'Allemagne va mettre Pour soutenir l'innovation et les entreprises Marque une pause Et puis après c'est à votre tour Allez retour dans le 18-19 Je vous rappelle au cas où vous auriez oublié Que nos invités C'est Wilfried Galland Jean-Marc Daniel Jean-Hervé Lorenzi Je vais commencer par vous Wilfried Galland Pour savoir finalement L'économie elle tient Mais avant Hier soir vous étiez avec le président Jean-Hervé Lorenzi Vous l'avez trouvé Vous n'étiez pas seul Il n'y avait que des économistes Enfin vous l'avez trouvé Comment Il revenait de sa promenade en solitaire Vous l'avez trouvé Reposé Reposé Vous l'avez trouvé ailleurs
A titre personnel Mais ça n'a aucune espèce d'importance J'ai entendu Beaucoup de macronistes Très Comment dire Comment dire Comment dire Comment vous l'avez trouvé Comme Bernadette Souirou Ils l'avaient trouvé formidable Moi je l'ai trouvé Il a bien fait son job Mais je l'avais trouvé Moi personnellement ailleurs C'est normal Ailleurs
Le sujet était ailleurs peut-être
C'était pour décorer Philippe Arion Qu'on connait bien Ici Donc on peut le dire Quand même Wilfried Galland Si on n'a pas de Si il y a une dissolution On n'a pas de budget En tous les cas C'est ce que disait Philippe Juvin Donc c'est pour ça Qu'on sent que Même la priorité Donnée à Sébastien Lecornu C'est d'avoir D'abord un budget Puis après éventuellement Une dissolution Vous vous dites De manière Que ça n'a pas d'importance
Ce n'est pas Ce n'est pas Que ça n'a pas d'importance C'est qu'on a déjà vécu Sans avoir un budget Dans les temps Et ça ne veut pas dire Qu'on aurait Une espèce De fermeture des services Une espèce de shutdown A la française Absolument pas On a des capacités Aujourd'hui De fonctionner Avec des méthodes Qui permettent Au moins Pendant un certain Au moins Pendant un certain nombre de mois Mais effectivement Ce n'est pas quelque chose De pérennes Ça c'est sûr Jean-Marc Oui il faut bien souligner Le fait que Comme vient le dire Jean Wilfried Il n'y a pas de shutdown A la française Et si on se compare Vous savez On s'accable Quand on se regarde Quand on se compare On se trouve nettement mieux Je rappelle quand même Qu'au Japon Dans ce moment Il n'y a pas de budget Il n'y a pas de premier ministre Et on ne sait pas très bien Comment ça va se terminer Le premier ministre britannique A failli être mis en minorité Au congrès du parti travailliste Et il n'y a toujours pas d'accord Sur le budget Donc tout le monde Est un peu dans cette situation Il y a une espèce D'épuisement liée au On dit l'Espagne
On cite toujours l'Espagne Qui a vécu 3 ans sans budget Mais avec une croissance forte Et une inflation aussi forte Donc l'équation Est plus facile
Le problème de tous ces pays C'est qu'ils ont réculé Un tel niveau d'endettement Maintenant qu'il va falloir Faire des efforts Et surtout Que ça devient de plus en plus urgent Parce que les taux d'intérêt montent Là Philippe Juvin Parlait de la charge d'intérêt En disant Qu'il allait atteindre 100 milliards d'euros On est aux alentours De 2% du PIB Je rappelle que l'année de référence Que l'on cite souvent 1974-1975 Qui est la période Où le budget était encore équilibré La charge d'intérêt de la dette Était déjà à 2% Parce qu'il y avait Des niveaux de taux d'intérêt Les taux d'intérêt En 1975 Quand on a commencé À avoir du déficit budgétaire Était à 13% 13 même Et donc Avec une inflation de 11% Donc les taux d'intérêt Était positif Et donc Effectivement Ce qui a permis Cet endettement C'est des politiques De taux d'intérêt Extrêmement bas La question qui va se poser Très rapidement C'est combien de temps Ça peut durer
Oui Alors je rajoute Je vais tout à fait Dans ce sens-là Cette idée Que nous avons vécu Nous malheureusement Ah oui
Au 12ème et au 13ème siècle Vous avez vécu La croissance Onzième et douzième Onzième et douzième Pardon Vous voulez vous rajeunir
Je rappelle Je rappelle que Quand Carter C'est de la place A Reagan Les taux d'inflation Aux Etats-Unis Sont d'un peu plus de 15% Que nous avons vécu Toute notre jeunesse Avec des taux d'inflation Et des taux d'intérêt Qui étaient très élevés Donc Les 2% Que tu rappelais Sont juste Maintenant ça ne signifie pas Que le 2% Soit une bonne manière De traiter le sujet
Mais ce qui est très intéressant Pour rebondir Ce que disait Jean-Marc C'est que hier On a été tous interrogés En tout cas tous Tous les financiers Dont je fais partie Sur la tension Sur les taux d'intérêts Et moi ce qui m'a Ce qui m'a effectivement marqué C'est que hier On avait une tension Sur les taux d'intérêts Dans énormément de zones On avait une tension Sur les taux d'intérêts américains On avait une tension Sur les taux d'intérêts japonais On avait une tension Sur les taux d'intérêts français Et sur les taux d'intérêts européens En règle générale Et on voit effectivement Qu'on a une tension Sur le modèle de financement Des dépenses publiques En général Encore plus d'ailleurs Sur le financement De l'économie mondiale Parce que Lorsque les entreprises Se présentent Pour se financer Ça se passe très très bien En ce moment Et ça se passe Oui mieux Exactement On est sur des niveaux D'appétence Et parfois sur des niveaux De taux d'intérêts Il faut taper Des très grandes entreprises Extrêmement mondialisées Avec des bilans Et très grand solides Mais on est sur des niveaux De taux d'intérêts Qui peuvent être inférieurs Au taux d'intérêt De l'état Dont elles sont ressortissantes Théoriquement Et on voit très bien
Qu'on a Je rebondis là-dessus Je rappelle juste Que la différence Tous les pays Ont vu leur taux d'intérêt Grimper
Tout à fait
La différence Par rapport Au taux d'intérêt allemand Est toujours D'un peu plus de 80 Point Mais ça n'a pas beaucoup changé En réalité C'est que ça a grimpé Et quand Les gens Sont trop insistants Sur le drame Que nous vivons Je rappelle que Les taux d'intérêt britanniques Sont à 4,4 Alors que nous sommes A 3,8 C'est pas bien C'est pas bien Mais tout ça Ça relativise un peu le sujet Ils ne sont pas protégés Par la monnaie allemande
Un point Comment vous expliquez Jean-Marc Finalement L'économie À part la balance Des paiements courants Qui vous est si chère Mais l'économie française Se porte quand même Pas mal Les entreprises Même si ce matin Le président du MEDEF A dit Oui il y a un étouffement Progressif des entreprises Qu'elle marque un peu le pas Mais l'économie a été Jusqu'à présent Plutôt Résiliente
Elle est plutôt assez résiliente Et quand on regarde La position Dans le cycle économique Au travers du taux d'utilisation Des capacités de production On s'aperçoit Que le taux d'utilisation Des capacités de production Est plutôt favorable On est un peu au-dessus De la moyenne Donc on est plutôt Dans une position Par rapport À un cycle économique idéal Qui serait revenu Après les histoires De la Covid De la guerre en Ukraine On est plutôt Dans une situation Assez favorable Et donc on le voit bien D'ailleurs on a un taux de chômage Qui reste un taux de chômage Qui est élevé Mais qui est inférieur A ce qu'on a pu connaître Notamment au moment De la récession de 2008-2009 Le véritable enjeu C'est que L'investissement Commence à donner Des signes de faiblesse Et c'est pas tellement L'incertitude sur le budget Et tout ça Je maintiens C'est l'incertitude Sur la façon Dont on va être traité Sur le plan fiscal Et d'un certain côté La taxe Zuckman C'était tellement absurde Et tellement idéologique Que c'était rassurant Personne ne pouvait croire Qu'on irait jusqu'à Mettre en place cette taxe Surtout c'est qu'on parle Ne plus d'économie Voilà on parlait C'était purement de l'idéologie C'était bon Le véritable danger Ça va être Quand on va se mettre A véritablement annoncer Qu'on va augmenter certains impôts Comme le prélèvement forfaitaire Sur
Oui il a été très clair Le rapporteur tout à l'heure Il a dit Pas d'impôts Qui touchent la production
Voilà Donc les entreprises
Pas d'impôts sur le patrimoine
Des impôts sur les revenus Sur le revenu Ça c'était très important Aussi Il a dit les deux Et la deuxième chose Qui est importante C'est le discours Qui consiste à dire On a fait des promesses Sur les impôts de production On va les tenir Sébastien Lecornu avait dit On ne fera pas La baisse de la CVAE La baisse de la CVAE Donc pour les entreprises Pour l'instant Il y a plutôt Une situation Qui est plus favorable Mettons en 81
La seule et bonne nouvelle C'est que Le fameux truc du 13 octobre Il aurait lieu Avec les grands patrons Pour aussi De grimper Au cocotier Tout ça Il paraît un tout petit peu éloigné
Après ils ont annoncé Qu'ils le refaient C'est une bonne nouvelle Enfin
Vous étiez avec C'est pour ça Wilfried Le mot de la fin
Globalement Il faut que de nouveau Pour reprendre ce que disait Jean-Ravé Il faut qu'on reprenne Nos esprits Qu'on retrouve du calme Et qu'on retrouve Une façon de travailler ensemble Parce que sinon On ne va pas y arriver
Merci beaucoup Jean-Marc Daniel Jean-Hervé Lorenzi Vous avez été promu Tout à l'heure Par Jean-Marc Jean-Wilfried Ah oui pardon Non non Jean-Hervé Jean-Wilfried Jean-Marc Voilà C'est la fin de ce 19 Ça faisait un peu court Le Wilfried C'est la fin de ce 19 Alors que lui Prix Nobel Discipline Pour une fois C'est moi qui suis le professeur Merci beaucoup On se retrouve demain Évidemment Tout de suite C'est Fanny Collot Le 18-19 D'Edwish Chevrion Sur BFM Business