Mercosur : "Nos paysans sont sacrifiés par nos gouvernants" (Naïma M’Faddel)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
2 minutes. Nous sommes avec Guillaume Perot. Bonsoir à vous.
Nous sommes avec Jean-Michel Salvator, Gautier Lebret, nous sommes avec Geofroid le jeune Fadel et Arnaud Benedetti. La colère des agriculteurs, elle gronde, elle s'étend à tout le territoire. Certains d'entre eux ont pris la route de Bruxelles.
On rejoindra dans un instant de nos envoyés spécial Mathilde Libanaise et Emma Loro. Mais d'abord écoutons l'un d'entre eux un agriculteur qui se trouve à Limoge et qui dit son albol. Aujourd'hui, les actions, c'est plus symbolique.
Donc ça va être on va emmurer la la préfecture de paille. On va faire un mur un mur devant les portails plus quelques benes de de bâches qui seront bainés devant et puis ça sera une action simple quoi. Mais c'est c'est vraiment maintenir la pression sur les sur les préfectures pour faire monter à nos ministres notre notre bol et notre mécontentement sur la DNC quoi.
Gautier le Bret, on est face à une colère qui s'étend et qui je crois le jeune qui est avec nous a passé une partie de la journée sur un rond-point. C'est pas sur une autoroute mais un rond-point. Il il y a comme un petit ter de de de par de gilets jaune en fait, un parfum de gilets jaunes hein sur les ronds-points, les gens klaxonnent, soutiennent les agriculteurs.
Il y a un soutien populaire massif à ce moment euh agriculteur et ça c'est vrai que c'est une tâche d'huile qui se répand sur tout le territoire. Il y a des blocages un peu partout, des actions un peu partout dans le nord, dans le sud, dans le centre de la France et je pense qu'il y a eu une euh une mauvaise interprétation du de la part au début du gouvernement de la ministre de l'agriculture. Ils ont pas vu venir ce qui est en train de de se produire.
Et la question c'est évidemment ce weekend signature au nom du Mercosur qui va gagner le bras de fer engagé entre l'Allemagne d'un côté la France aujourd'hui si Emmanuel Macron change pas d'avis parce que quand il croise le président Loula il dit formidable on refait le Mercur puis après il revient en France il croise un agriculteur et il dit on fait pas le mercur donc si il tient sa ligne et qu'il est contre la ratification du du mercur on verra ce qui se passe ce weekend parce que Ursula Vlon elle attend qu'une chose c'est partir en Amérique latine pour ratifier le traité du du Mercur évidemment dans ce cas-là s'il est signé la crise va monter creschendo et il y aura des actions encore plus fortes soutien populaire et c'est aussi pour ça que le maintien de l'ordre a totalement changé. On nen voit plus les sors les blindés de la gendarmerie pour faire partir nos nos agriculteurs. C'était d'ailleurs la ligne de Gérald Armanin lors de la première crise quand c'était lui le ministre de l'intérieur.
On voit d'ailleurs aussi que le dossier n'est plus au ministère de l'agriculture. Il est sur le bureau désormais de Sébastien Lecnus. C'est là que s'est déroulé la réunion d'hier soir.
Donc il a il a repris la main à mon avis tant sur le volet du maintien de l'ordre avec Laurent Nunz qui à mon avis a fait une erreur politique en faisant voilà en envoyant les senteurs de la gendarmerie et exactement ça c'était donc jeudi et en reprenant aussi puisque après elle a fait des annonces malgré tout c'est quand même Annie Jun Var qui a fait les annonces le fond de 10 millions notamment de soutien pour les petits agriculteurs mais il reprend aussi le volet de l'agriculture. Donc on va voir s'il arrive à décoincer tout cela. Et puis enfin un dernier point et j'arrête là, c'est aussi par contre nous faire croire que c'est l'ultra gauche qui était face au gendarme.
Euh je dis c'est aussi une manière de beauté en touche. Dieu sait que c'est pas mon genre de disculper c'est pas mon genre de disculper l'ultra gauche t tous la lunise le premier. Bah quand même on a on les croit pas, on peut plus les croire.
Laurent Lunaise, mais je ne dis pas qu'il y avait peut-être quelques quelques militants d'ultra gauche. Je dis que la très très grande majorité euh était des agriculteurs. Et hier, la phrase texto de Sébastien Lucnu, c'est jamais les gendarmes ne se sont retrouvés face aux agriculteurs.
Bah si, évidemment que les gendarmes se sont retrouvés face aux agriculteurs et c'était bien malheureux et ils avaient pas envie d'être là. Et c'est la même France, agriculteur et gendarme, c'est la même France. Non, mais c'est très révélateur parce que ce que dit Gautier Lebrette, cette je veux dire sous-évaluation de la situation est absolument incompréhensible parce que quand même quand on connaît le pays, on sait que les colères paysanes sont des colères qui peuvent être extrêmement dures, extrêmement violentes et très contagieuses si je puis dire et prendre cette cette comparaison parce que c'est ce qui s'est déjà passé.
C'est un seul syndicat même pas la mémoire. Non mais s'ils ont même pas la mémoire, je veux bien qu'ils aient pas la mémoire des Jacquis du Moyen-Âge, mais s'ils ont pas la mémoire du mouvement de 2023, c'est qu'il y a quand même un vrai problème. Donc ça c'est un un vrai sujet.
Et ensuite, en effet dire que c'est l'extrême gauche et l'ultra gauche qui est derrière les les les mouvements de mobilisation qui se sont déroulés dans la dans la dans les devant les fermes en Ariège, c'est ne rien connaître à la sociologie électorale du monde agricole et du monde paysan. Aujourd'hui, la coordination rurale n'est pas connue que je sache pour voter particulièrement à gauche ou même voter pour la Confédération paysane beaucoup plus. Ils sont alliés, ils ont fait l'union sont alliés sur le terrain, ils ont fait l'union.
Donc si vous voulez si on caricature un peu et qu'on dit effectivement coordination rurale c'est la droite, confédération paysane c'est la gauche à grand trait ils sont alliés en ce moment. Donc c'est pas il y a pas de politique là-dedans. Ils répondent pas au RN ou à LFI, peu importe le syndicat.
Là, ils sont alliés et donc ils sont alliés contre ce gouvernement et contre évidemment le merc. Je froid le jeune. On va repartir sur le terrain dans un instant.
Onendra notre envaher spécial qui monte à Bruxelles avec les agriculteurs. Vous étiez donc sur un rond-point aujourd'hui. Euh qu'est-ce qu'il aimait le plus en colère ces agriculteurs que vous avez rencontrés, avec qui vous avez passé la journée ?
Le traitement médical sur la dermatose, enfin vétérinaire, le mercur, la Pâque qui va être au manier, l'Ukraine qui va arriver bientôt dans l'Union. Euh, tout ça à la fois, j'ai l'impression tout ça à la fois. Déjà pour raconter sur la discussion que qu'on vient d'avoir très intéressant.
Moi les agriculteurs avec qui j'étais tout à l'heure ont prévenu hier la gendarmerie de leur action et ont été escortés dans un ambiance très bon enfant ce matin par les gendarmes vers le le fameux rond-point où ils étaient. Ce qui prouve que en effet ce sont des gens qui se connaissent, ils sont de la même famille parfois, ils sont à 1 km les uns des autres et cetera. Il y a pas de d'antagonisme entre les gendarmes et les paysans.
Sauf quand l'ordre politique qui vient d'en haut le le ordonne queil y ait un face- à face premièrement. Deuxièmement, en effet, moi j'ai vu sur le rond-point des gens de la confédération paysane et des gens de la coordination rurale ensemble qui parurent son copain parce qu'ils vivent pas loin et donc ils ont peut-être des sensibilité politique, je sais pas. Mais sur le sur les sujets du moment, ils étaient 100 % alignés.
Il y avait zéro sujets politiques, zéro sujets syndical de guerre de territoire et cetera. Euh ensuite, j'ai vu toutes les générations, des gens qui étaient retraités, qui avaient déjà cédé leur exploitation, des gens qui étaient en ce moment actifs et je vous le raconter tout à l'heure, les gamins du lycée agricole d'à côté qui sont venus soutenir, dire merci et cetera et qui étaient aligné à 100 % sur le discours avec un slogan que vous me voie dit tout à l'heure. Ah bah oui, le dans le livre d'or, un gamin qui a écrit un gamin un lycéen qui a écrit euh petit on en rêve, grand on en crève et ça c'est vrai que c'est c'est ça ça crève le cœur d'écouter ça et euh de enfin de lire ça et euh et une ambiance très bon enfant et des gens qui passaient sur le rond-point ou sur la la rocade au-dessus euh en claxonnant pour dire leur soutien.
Ça fait beaucoup d'éléments, moi je suis pas spécialiste des mouvements sociaux mais ça fait beaucoup d'éléments où vous dites là si j'étais en responsabilité, je ferais très attention à tout ce qui se passe. Et sur les colères la vermatose, écoutez c'est simple pourtant ça fait maintenant une dizaine de jours qu'on a commencé à travailler sur le sujet. Je n'ai pas entendu un éleveur dire que la solution adoptée par les les autorités sanitaires était la bonne, pas un seul.
Moi, ce qui m'a plus frappé, c'est que vous quand vous discutez avec ces gens-là, euh moi je suis pas de la campagne et je connais pas tous ces sujets là, mais vous vous dites "Pourquoi on leur confie pas la gestion du territoire français ?" Ils connaissent tout comme vous disiez tout à l'heure, les saisons les les enfin la manière de faire pousser notre p mais exactement. Et vous vous dites et on a des gens en cravat dans des bureaux à Paris ou dans des grandes villes ou à Bruxelles qui vont décider comment faire le comment ils doivent faire leur boulot.
C'est épouvantable. Et ensuite quand vous ouvrez, moi j'ai pris une vague gigantesque parce que j'étais venu pour poser des questions. Expliquez-moi ce qui va pas.
Et là vous en prenez pour 4 heures. Tout le monde vous vous il va de son de son histoire. Vous prenez il y a 40 ans aujourd'hui et vous avez l'impression qu'il y a pas une décision qui a été prise dans leur sens.
Euh et donc à la fin vous les voyez en effet donc la dermatose je vous l'ai dit mais mais sur ce que vous avez dit sur le le mercur ou tous les traités de libre échange quand vous expliquez à ces gens-là qui dont la vie est pourrie par le fait de euh quelqu'un qui par exemple a décidé de vendre sa viande, il y en avait un tout à l'heure euh décidé de de donc il élève des bêtes, il veut euh il va à l'abattoir, on interdit maintenant les abattoirs municipaux, donc il ils font des des kilomètres pour aller abattre leur viande, il a un laboratoire chez lui, il est capable de conditionner sa viande et de la vendre. C'est des bâtons dans les roues invraisemblables. Il est contrôlé tout le temps, il galère comme c'est pas possible.
Alors que au supermarché d'à côté, il y a quelque chose qui a traversé la planète deux fois, qui est beaucoup moins écologique, beaucoup moins bon, probablement pas du tout traité de manière aussi saine. Comment vous voulez lui faire comprendre que le monde dans lequel il vit est est est bon pour lui ? C'est faux.
Vous avez raison. Rapidement, juste rajouter parce que vraiment quand je vous écoute, je crois, ça me rappelle vraiment le mouvement des gilets jaunes parce qu'effectivement c'était les ronds-points, c'était bon enfant et ils étaient applaudis, on venait même les voir pour leur amener des mains et cetera. C'était vraiment le chat enfin pour moi le le rat des villes et le contre le contre le rat des champs tout simplement.
Et je me retrouve exactement dans ce que vous venez de dire par rapport à ce qui se passe pour nos paysans et ça m'attriste énormément parce que je pense sincèrement Laurent, je suis désolé de le dire ainsi mais je pense qu'ils sont sacrifiés non pas par madame Vlen mais par nos propres gouvernants. Bon je pense que c'est une œuvre commune malheureusement. On va dans un instant, je vous dis retrouver notre envoyé spécial.
Avant ça, une petite séquence qui va sans doute éveiller votre attention Gautier Lebret. Je crois que ça se passe à Strasbourg. Manonbri arrive sur un barrage et rencontre [rires] des agriculteurs.
Alors pour nos auditeurs, vous tendez bien l'oreille parce que au début on comprend pas bien mais à la fin on comprend. Et là l'agriculteur lui tourne le dos et lui dit "Mais madame mais on veut même pas vous parler. Vous avez embrassé madame Vlen lorsqu'elle a été élue.
Écoutez cette séquence. Il y a la maman aussi qui est là. Bonjour.
Non, pas bonjour. Ah là vous Ah ben moi moi je vous savez que moi je vous savez que je préside le je vous savez que moi je préside le seul groupe moi je préside monsieur le seul groupe jamais aucune voix vousz vous avez après sa réélection madame parler jamais fou mais vous êtes fou vous avez embrassé c'est pas possible Voilà, c'est celle-là qui me tran Non, je peux pas vous écouter parce que quand on vous écoute, c'est comme ça c'est pas possible. Et voilà, terminé.
Pas de discussion maintenant a dû faire demi-tour. Pour une fois que la France insoumise salue un adversaire politique, généralement il refuse de leur serrer la main. Donc là, effectivement, c une image qui avait beaucoup fait le tour des réseaux.
C'est Orchel Vlon qui est réélu et Manon Aubri l'embrasse, lui tombe un peu dans les bras et donc on se dit quelle est la quelle est la réalité de cette opposition. Bon bref, si même si je trouve que pour une fois que FI salue un opposant politique alors que par exemple Jordan Bardella, on lui sert jamais la main quand il croise un un député LFI sur un plateau Mathil Panot quelqu'un d'autre il refuse de lui serrer la main sur le fond on voit bien la détestation que représente Ursula Van Derleon envers les les agriculteurs. Parce que je vous disais tout à l'heure, elle n'attend qu'une chose.
Elle elle est à fond évidemment pour le mercure. Elle attend qu'une chose, c'est de pouvoir sauter dans un avion, rencontrer rencontrer bien sûr. Et rappelez-moi la nationalité du Vlon.
Exactement. Et c'est le reproche qu'on lui fait depuis très longtemps justement d'être d'être là au service uniquement de de l'Allemagne et pas de l'entièreté des des 27 pays membres. Mais euh donc elle attend qu'une chose c'est de monter dans un avion pour pouvoir signer et ratifier le mercur avec les pays d'Amérique latine.
Loua le président bril met la pression. Enfin quand il croise Loua encore une fois Emmanuel Macron il cède à sa pression, il dit bien sûr on va faire le Mercure depuis l'Amérique latine depuis le Brésil. Donc euh et une fois qu'il revient en France, il croise euh un agriculteur et lui dit "Non, on le fait pas." Donc euh un peu de cohérence peut-être, ça serait bien.
Ouais. Guillaume Per, une des choses tragiques dans cette affaire, c'est que la politique agricole commune est la plus ancienne politique de la communauté économique européenne qui maintenant s'appelle Union européenne. Ça a été créé dans les années 60.
À l'époque, c'était le premier budget de la CE. Je crois que c'est d'ailleurs toujours le premier budget de l'Union européenne. Donc c'est quand même des sommes colossales qui sont qui sont en jeu.
Et il y a eu des bras de fer politiques mémorables pour savoir si la France allait avoir un droit de véto ou non dans les années 60. La politique de la chaise vide que de Gaul a ordonné d'observer à Bruxelles où la France a bloqué le fonctionnement des institutions en 1965, c'était pour obtenir un droit de véto qui était pas dans les traités mais qui était un accord, un gentleman agreement comme on dit. Et ça s'est appelé le compromis de Luxembourg qui a été adopté en 1966 et qui longtemps a été la toile de fond des rapports de force entre les États-membres.
Aujourd'hui, évidemment euh c'est plus difficile de l'invoquer parce qu'il faut être crédible politiquement et économiquement pour pouvoir sortir ce compromis de Luxembourg. Ça c'est une première remarque. Ce qu'il y a de tragique, c'est que la nature même de la Pâque a changé au début des années 90.
Il y avait avant le système de la préférence communautaire avec des droits de douanes dont le à l'égard de qui frappait les importations et le produit de ces droits de douan était utilisé pour financer la PAC. Tout ça a été démantelé au profit d'un libre échange qu'on est en droit de trouver naïf. Au début des années 90 quand j'étais élève, moi on m'a appris que les traités la réforme du GAT, le rugand 92, c'était au moment de traité de MRI.
On m'a appris à l'école que c'était c'était fameux, c'était formidable, c'était très bénéfique. Bon, c'était certainement une vision beaucoup trop abstraite de ces questionà les paysans étaient dans les campagnes et dans les rues hein à ce moment plus. Alors, monsieur Salvator veut intervenir.
Ouais. Moi ce qui me frappe c'est qu'en fait il y a pas un homme politique qui est capable de parler aux agriculteurs aujourd'hui. Alors on le voit avec Manon Aubré, on n'est pas très surpris mais même au gouvernement et là on est un peu plus surpris parce que Sébastien le Cornu, il a quand même la réputation d'être un élu de terrain.
Il a été maire très tôt et cetera. il est très implanté dans l'heure et finalement même lui, il a pas eu les signaux suffisants qui pouvaient lui euh lui faire penser que cette crise était quand même une crise extrêmement grave, une crise quasiment existentielle et que il y a un vrai risque de boule de neige. On voit bien que si il y a une décision euh défavorable sur le Mercosour, il y aura une amplification he de cette de cette de cette crise.
Et on voit bien que les agriculteurs bon bah sont très enfin Geof le très bien sont très résolus, n'ont plus rien à perdre. Et c'est vrai que il ils sont victimes d'une accumulation de taxes, de normes, de directives européennes euh de d'ordre, de contreordre, ils n'en peuvent plus. Et et et là, on voit bien que le le politique est totalement euh démuni face à à ce problème.
Et je trouve que Macron, il est quand même le dernier à savoir le parler. Gautier Lebret, quand on regarde le vote des agriculteurs, euh il est plutôt à droite, hein, évidemment. Euh et mais on voit qu'il rejette la France insoumisme, il rejette à peu près tous les politiques en réalité parce qu'il les accuse tous plus ou moins d'avoir fait le jeu des institutions européennes.
Je pense que comme dis alors on aura Marine Le Pen demain soir avec Swania Mamou, on lui reposera la question. Je je pense que comme le disait Geoffre et comme on le disait à l'instant quand on voit que la coordination rurale et la confédération paysane sont une main dans la main que les effectivement la question elle est pas partisane c'est pas sont-ils pro RN ? Sont-ils pro LFI ?
Je pense que effectivement il y a un ralbol de tous ceux qui se sont alliés avec la Commission européenne ou qui ont soutenu plus ou moins le le Mercur mais enfin même quand vous voyez Manonbr qui soutient pas le Mercur le simple fait d'avoir embrassé Ursul Van Layon pour la félicité de sa réélection pour eux voilà c'est ça fait figure d'épouvantail donc on est loin des partis là on est dans une alliance de de syndicat pour pour cela parce que il critique énormément la FNSA qui est pourtant le syndicat majoritaire mais qui représente aussi des agriculteurs qui ont des exploitations beaucoup plus grandes tau des céréaliers. Voilà, beaucoup plus grande et et et certains peuvent avoir même un intérêt à un accord de libre échange pour des exportations alors que là on est au départ sur des exploitations à taille humaine avec des quelques dizaines de vaches. On n absolument pas dans des exploitations gigantesques XXL et et donc on a une alliance de circonstan entre ces syndicats en opposition avec la FNSEA.
Donc je pense qu'il faut pas lire ce mouvement à l'une des partis politiques et à l'aut qu' rejette de les politiques sont fait balader depuis 30 40 ans mais il vote. Jordan Bardella n'a pas été accueilli si on est très honnête de la même manière que Manon Aubri. D'accord.
Il a été beaucoup mieux beaucoup mieux accueilli que Manon. Regardez regardez le et au salon de la culture c'est il y a toujours une très grosse différence. qu'on l'avait vu d'ailleurs l'année dernière avec entre Macron et Bardella très clair et et même Macron et Atal et alors ça c'était il y a 2 ans mais je rappelez-vous ça avait même fuer dans la presse l'entourage de Gabriel Atal qui notait le contraste entre le premier ministre et le président de la République qui n'était pas du tout reçu de la même manière.
Le salon de l'agriculture, ça commence fin février. Euh Emmanuel Macron euh si le mouvement dur jusque là ne l'a jamais loupé, euh est-ce qu'il pourra aller oui, il ira avec 250 CRS et on entouré avec une garde prétorienne tel un empereur romain. La dernière fois, il avait il était resté tankqué dans une salle, hein, vous rappelez ?
Ah bah la dernière fois, il avait essayé non, il avait essayé d'ambuler dans les allées avec énormément de de CRS il y a il y a 2 ans de mémoire et et la tension était XXL, il y avait des agriculteurs qui étaient tombés au sol. Enfin, il y a eu des mouvements, presque des mouvements de foule, mais il ira sans doute de de la même manière en cerclé.
Marina Ferrari