Laure Lavalette : "Je veux que les filles de ce pays puissent sortir à toute heure." (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24RelanceRéponse partielle
Venant de quelqu'un qui a fait élire la Macronie, je rigole. Souvenez-vous des désistements aux législatives.
- 0:58OuverteRéponse directe
On a combien de temps pour en parler ?
- 1:02RelanceRéponse directe
Vous savez, il y a des jours où vous êtes obligés de prendre des décisions entre deux choix qui ne vous conviennent ni l'un ni l'autre.
- 1:28FerméeRéponse directe
Et vous, vous faites quoi alors ? Si vous n'avez pas la censure ?
- 2:15RelanceRéponse directe
L'argument que vous venez d'utiliser, je ne le comprends pas.
- 2:30RelanceRéponse directe
Mais mathématiquement parlant, vous êtes d'accord qu'il faut que toutes les oppositions se mettent d'accord pour faire tomber un gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« qu'on disait importante, cruciale, cette émotion de censure que vous avez permis de rejeter. »
- 0:21Invité politiqueFait
« elle parle de vos électeurs qui peuvent être troublés ce soir. »
- 0:39PrésentateurFait
« Plus de 100 candidats se sont désistés pour faire élire des candidats de la Macronie. »
- 0:44PrésentateurFait
« ils ont fait élire Gérard Dalmanin, ils ont fait élire Elisabeth Borne »
- 0:47PrésentateurFait
« la prêtresse de la réforme des retraites »
- 0:59Invité politiqueFait
« Une bonne vingtaine de minutes pour en parler. »
- 1:01Invité politiqueFait
« Mais de fait, ça veut dire qu'en réalité, tout le monde se tient. Vous vous tenez tous ? »
- 1:16PrésentateurFait
« Effectivement, nous aurions pu voter cette motion de censure »
- 1:54PrésentateurFait
« Nous l'aurions vraiment combattu s'il n'avait pas été passé en force avec un 49-3. »
- 2:10PrésentateurPromesse
« Pour avoir un autre budget, il faut, je pense, attendre des élections futures et que probablement Marine Le Pen arrive à la présidence de la République. »
- 4:36PrésentateurFait
« grâce à nous, les retraités ont vu leur retraite indexée sur l'inflation au 1er janvier. »
- 4:41PrésentateurFait
« Les médicaments ne sont plus déremboursés. »
- 4:43PrésentateurFait
« Bayrou, c'est mieux que Barnier. »
- 6:07PrésentateurFait
« L'immigration est hors contrôle. »
- 6:41PrésentateurFait
« Jordan Bardella n'ait pas de majorité. »
- 6:51PrésentateurFait
« Ils ont paralysé le pays. »
- 8:46PrésentateurFait
« on a quatre victoires »
- 10:35PrésentateurFait
« Ce budget fait la poche des Français »
- 11:57PrésentateurFait
« on est le premier groupe à l'Assemblée nationale. »
- 13:27PrésentateurPromesse
« le rétablissement du séjour irrégulier, ça fait partie de notre programme »
- 15:11PrésentateurChiffre
« Il y a quand même 337 000 premiers titres de séjour en 2024. »
- 15:26PrésentateurFait
« quand les étrangers rentrent sur notre sol, ils ne repartent jamais. »
- 15:39PrésentateurFait
« l'assassin de la petite Lola était rentré avec un visa étudiant. »
- 15:46Locuteur non identifiéFait
« Vous voulez réduire aussi les visas d'étudiants ? »
- 15:55PrésentateurPromesse
« on veut réduire drastiquement. On ne veut plus que les gens rentrent sur notre sol parce que ça n'est plus possible. »
- 16:02PrésentateurChiffre
« Quand vous avez 500 000 personnes qui rentrent, parce que là, on parle des titres premiers titres de séjour, mais il y a aussi les demandeurs d'asile, à peu près 140 000. »
- 16:16PrésentateurChiffre
« nous ne sommes qu'à 10% des OQTF qui sont exécutés. »
- 16:26PrésentateurChiffre
« 5% des 10% ne sont exécutés que dans le département de Mayotte. »
- 17:18PrésentateurChiffre
« le stock de premiers titres de séjour à l'heure actuelle, c'est 4,2 millions. »
- 17:21PrésentateurChiffre
« On est à peu près entre 600 000 et 900 000 clandestins. »
- 18:56PrésentateurChiffre
« 75% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. »
- 19:07PrésentateurChiffre
« 70% des vols en Ile-de-France et des vols avec violence sont le fait d'étrangers. »
Temps de parole
- Présentateur72 %
- Locuteur non identifié13 %
- Laure Lavalette9 %
- Locuteur non identifié 27 %
≈ 2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir.
Pas de poignée de main.
Petite obsession, mais pas de poignée de main. Pas de poignée de main. Merci en tout cas d'être avec nous, Laure Lavalette, face à BFM ce soir, après cette journée,
qu'on disait importante, cruciale, cette émotion de censure que vous avez permis de rejeter. Aujourd'hui, Marie-Anthonyé disait, mensonge, à votre propos, mensonge, hypocrisie, elle parle de vos électeurs qui peuvent être troublés ce soir.
Venant de quelqu'un qui a fait élire la Macronie, je rigole. Souvenez-vous quand même l'entre-deux-tours des élections législatives. La famille politique de Mme Tondelier et l'entièreté du Nouveau Front Populaire se sont désistés. Plus de 100 candidats se sont désistés pour faire élire des candidats de la Macronie. Ils ont fait élire Gérard Dalmanin, ils ont fait élire Elisabeth Borne, eux qui étaient tant opposés à cette réforme des retraites, qu'ils ont fait élire la prêtresse de la réforme des retraites. Donc vous imaginez bien... Et vous avez fait en sorte que François Bayrou soit toujours Premier ministre ce soir. On a combien de temps pour en parler, dites-moi ?
Une bonne vingtaine de minutes pour en parler. Mais de fait, ça veut dire qu'en réalité, tout le monde se tient. Vous vous tenez tous ?
Vous savez, il y a des jours dans la vie politique et surtout dans la vie politique d'opposition où vous êtes obligés de prendre des décisions entre deux choix qui ne vous conviennent ni l'un ni l'autre. Effectivement, nous aurions pu voter cette motion de censure, mais ça n'aurait eu aucun effet puisque les socialistes ont sifflé la fin du match en effectivement se couchant ou s'alliant avec cette espèce de majorité macroniste LR.
De ce couche ? Et vous, vous faites quoi alors ? Si vous n'avez pas la censure ?
Ils ont donné le ton, M. Benjamin Djamal. C'est eux qui ont quand même donné le ton. Mais voilà, nous on pense, vous savez, sur le terrain, les Français nous disent dans la même phrase qu'ils veulent faire tomber ce gouvernement mais qu'ils ont envie de stabilité. Je pense que ce qui ressort de cette phrase-là, c'est en fait la version des Français maintenant pour Emmanuel Macron, mais les Français sont légitimement inquiets aussi de ne pas avoir de budget. Ce budget, il n'est pas bon. Nous l'aurions vraiment combattu s'il n'avait pas été passé en force avec un 49-3.
La vraie question qu'il faut se poser et que nous nous sommes posés, c'est est-ce qu'avec ces gens-là, nous aurions pu avoir un meilleur budget dans un mois ou dans deux mois ? La réponse est évidemment non. Pour avoir un autre budget, il faut, je pense, attendre des élections futures et que probablement Marine Le Pen arrive à la présidence de la République.
L'argument que vous venez d'utiliser, je ne le comprends pas, il m'étonne en réalité. Quand vous dites les socialistes ont donné le ton, j'ai souvenir d'élus du Rassemblement National qui justement n'attendait pas de savoir ce qu'allait faire le Parti Socialiste pour prendre une décision.
On est bien d'accord, mais mathématiquement parlant, vous êtes d'accord qu'il faut que toutes les oppositions se mettent d'accord pour faire tomber un gouvernement et d'ailleurs c'est plutôt heureux. Donc si ils avaient censuré, vous auriez éventuellement fait une autre décision ? Nous aurions peut-être réfléchi différemment, mais oui, évidemment, peut-être que nous aurions réfléchi différemment. En tout cas, là c'est sûr
que de toute façon,
le match était déjà plié au moment où les socialistes ont dit qu'ils ne voteraient pas cette motion de censure. La bonne nouvelle, selon vos idées politiques, c'est que c'est la fin du nouveau Front populaire, de la fin de cette escroquerie où il n'y avait pas finalement de programme commun. Les socialistes tellement attachés à la réponse des traites...
Ce que vous dites est trop important pour qu'on ne s'y arrête pas. La réponse sur les éléments de langage sur la gauche, vous venez de dire... Les éléments de langage,
j'ai le droit de réfléchir sans que ce soit des éléments...
Si le Parti socialiste avait pris une autre décision, nous aurions peut-être pris une autre décision. Mais c'est-à-dire que vos convictions
dépendent en fait de ce que font Olivier Faure et Maurice Vallaud. Mais là, quelle était la décision que nous ayons prise ? De toute façon, elle ne faisait pas tomber le gouvernement. Eh bien, raison plus pour la prendre en fonction de ce que vous pensez. Ce n'est pas en fonction de ce que pense le PS. Est-ce que de voter cette motion de censure, vous pensez que ça aurait amélioré le quotidien des Français ? Évidemment que non, puisque de toute façon, ce gouvernement-là ne serait pas tombé. Et même si ce gouvernement-là était tombé, on aurait eu des changements.
Mais en fait, tant qu'il n'y a pas de trajectoire différente, tant qu'on n'a pas des budgets qui veulent faire des économies structurelles, qui veulent s'attaquer à l'immigration, qui veulent s'attaquer à l'Union européenne, qui veulent s'attaquer à la fraude, à ce moment-là, il ne changera pas. Mais alors la valette de ce budget,
il va avoir des conséquences très concrètes sur la vie des Français. Ça veut dire que vous allez être comptable devant les Français, devant vos électeurs, des conséquences de ce budget sur leur vie quotidienne. Vous êtes prête à l'assumer ça ?
Mais M. Daré, pas du tout. Vous savez très bien que le budget, c'est la traduction comptable de choix politiques et que quand on est dans l'opposition, on ne vote jamais le budget.
Oui, mais vous avez permis d'une certaine façon à ce que ce budget soit adopté. Mais pas du tout. De toute façon, vous en serez comptable politiquement.
Mais pas du tout. Quoi que nous ayons fait, de toute façon, ce budget passait. La question, c'est voilà, est-ce qu'il est un peu moins mauvais que celui de décembre ? Il l'est, un peu moins mauvais. Il y a eu des victoires du Rassemblement national. Grâce à nous, les retraités ont vu leur retraite indexée sur l'inflation au 1er janvier. Les médicaments ne sont plus déremboursés. Bayrou, c'est mieux que Barnier. Il y a un peu moins. Écoutez, je pense qu'ils ont entendu effectivement, j'allais dire, notre mécontentement sur le budget Barnier. En tout cas, sur la méthode, c'est mieux. Il n'empêche que ça ne nous empêchera évidemment pas de le censurer si nous pensons que c'est le moment.
Vous avez vu, effectivement, ils nous traitent avec un peu plus de considération que de ne le faisaient. Vous vous sentez davantage
respecté par François Bayrou ?
Il y a quelque chose
qui est étonnant malgré tout, c'est que quand on écoutait ces derniers jours les responsables du Rassemblement national, on pouvait avoir du mal à savoir ce que vous alliez faire. Jean-Philippe Tanguy, ce n'est pas n'importe qui, c'est l'un de vos représentants les plus médiatiques, député Rassemblement national de la Somme, qui lui est carrément venu à la télévision dimanche midi, encore lundi, en disant qu'il y a quelque chose d'inacceptable dans le budget. C'est, pour rentrer dans le détail, l'article 4 sur la question du marché de l'électricité et qui dit « Ça, c'est une ligne rouge, ça mérite censure ».
Non, mais M. Thébel, vous avez raison, Jean-Philippe Tanguy était plutôt chafouin, il ne s'en est pas du tout caché, il vous l'a dit, mais encore une fois, nous avions deux choix qui ne nous convenaient pas. Encore une fois, vous savez, les 7 ans de Macronie ont mis la France à genoux. Le pays, il est fracturé, il est divisé, les Français sont précarisés, on est moqué sur la scène internationale, peut-être qu'il y aura peut-être un moment d'immigration où on pourra parler de ses obligations de quitter le territoire français, où on nous fait des retours à l'envoyeur, c'est quand même complètement hallucinant. L'immigration est hors contrôle. Bien sûr que rien de tout cela nous convient.
Après, voilà, les lignes rouges que nous avions sur le budget de décembre n'ont pas été franchies par le gouvernement Bayrou. Effectivement, il ne peut pas nous convaincre puisque ça n'est pas notre budget. Pour que ça nous convienne, il faut attendre soit que Jordan Bardella soit Premier ministre et à ce moment-là, nous aurons un budget qui sera différent. Mais je voudrais simplement revenir deux secondes sur la situation que nous vivons. Pourquoi est-ce qu'on en est arrivé là ? C'est que tous les gens qui ont défilé depuis tout à l'heure sur votre plateau ont fait alliance contre le Rassemblement National pour que Jordan Bardella n'ait pas de majorité.
On se doutait bien qu'avec pas de majorité, nous serions dans un bourbier politique et institutionnel absolument terrible et c'est exactement ce que nous vivons. Ils ont paralysé le pays. Je pense qu'ils n'ont pas vu plus loin que le bout de leur nez. C'est les Français qui ont fait la conséquence. Écoutez, je pense que sur une prochaine législative, les Français ne se feront pas avoir.
Je reviens sur l'argument que vous avez employé tout à l'heure en disant que ce budget-là est moins mauvais que la précédente proposition. Très légèrement. Et vous dites que le RN a obtenu des choses, etc. Il y a eu des victoires de l'Assemblément National. dans votre parti, dit, avec le même argument qui est employé par le PS tout à l'heure. Le PS dit qu'on a obtenu, on s'est battu, on a négocié, etc. On a obtenu. Sébastien Cheneu dit que le PS s'est fait acheter. Vous vous êtes fait acheter également.
Il s'est fait acheter pour un plat de lentilles parce que le coût de la conférence sociale contre la réforme des retraites, ce n'était pas très très cher. La question, encore une fois, c'est est-ce qu'on aurait pu avoir un meilleur budget ? La réponse est non. La réponse est non. Donc je pense qu'on ne peut pas paralyser non plus la France pendant longtemps. Moi, hier, j'étais avec des militaires qui me disaient que c'était important que ce budget soit voté. Hier, j'étais avec des policiers, à la manif des policiers.
Quand vous avez en face de vous des policiers qui vous disent que pour démarrer une voiture, ils mettent les pinces croco, vous vous dites quand même qu'on a un problème et qu'il faut que l'argent arrive jusqu'à eux. D'autres me disaient qu'ils poussaient des voitures devant des manifestants. On ne peut pas imaginer laisser nos services publics dans un état pareil. Mais on peut revenir effectivement là-dessus. Le peuple français est le peuple le plus taxé. Les prélèvements obligatoires sont une part colossale, évidemment, du PIB. Et pourtant, nos services publics n'ont jamais été autant en dysfonctionnement. Donc voilà, moi, je demande où va l'argent ?
Une question. Est-ce qu'au fond, vous ne vivez pas aussi quelque chose de difficile pour vous ? C'est qu'au moment des discussions sur le budget de Michel Barnier, ça avait terminé, ça n'avait pas empêché votre censure par un courrier en tête de Matignon qui faisait la liste des concessions qui vous étaient faites. Là, en fait, comme vous l'avez dit vous-même, avec d'ailleurs beaucoup d'honnêteté, vous ne comptez plus dans la discussion. Magique. En fait, vous n'avez plus la moindre influence sur le cours des choses. Ça, c'est... Vous ne servez plus à grand-chose en fait au moment. On n'a tellement pas d'influence
qu'on a quatre victoires, M. Duhamel. Vous êtes observateur de la vie politique. Vous avez bien vu que des remboursements des médicaments... Mais ça, c'était avant, ça ? Non, ce n'était pas avant. C'était il y a absolument deux mois. On a fait tomber ce gouvernement parce que ces lignes rouges étaient franchies. Mais là, sur celui-là... Et là, on a un nouveau budget où ces quatre lignes rouges ne sont pas franchies. Si vous n'appelez pas ça une victoire, au contraire, c'est la première victoire.
Vous les partagez, par exemple, avec le PS ? Ce sont, entre autres,
les premières victoires d'opposition du Rassemblement national. Et ça prouve évidemment que les Français qui votent pour nous peuvent avoir la certitude que nous défendons leur intérêt.
Sur la fiscalité, par exemple, dans la valette, si on prend deux mesures qui sont comprises dans ce budget, la contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises, 8 milliards d'euros, la mesure qui rapporte 400 millions d'euros qu'on a beaucoup évoquées ce soir, celles qui concernent les micro-entreprises, ça, ça ne justifie pas d'essayer de faire barrage à ces mesures ?
Sur l'auto-entreprise, je pense qu'il faut raison garder. Le chiffre d'affaires moyen des auto-entrepreneurs, c'est 4 700 euros. Donc, j'ai bien vu vos reportages avec des gens qui étaient à 25 000 euros ou au-delà. C'est quand même, j'allais dire, presque epsilon par rapport à l'ensemble des gens qui sont concernés.
25 000, ça fait un peu plus de 2 000 euros par mois. Mais encore une fois, je vous dis,
la moyenne, c'est 4 700 euros. Donc, on est quand même très très loin des 25 000 euros. Mais je vous l'ai dit, ce budget, ce budget ne nous convient pas. Mais encore une fois, nous sommes dans l'opposition. Ça ne vous a pas échappé que nous n'avons pas gagné. Enfin, je veux dire, il faudra attendre que nous soyons au gouvernement ou Marine Le Pen à l'Elysée pour pouvoir dérouler. Et nous, on a fait un contre-budget.
La contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, si c'était votre budget, l'idée de faire contribuer de façon exceptionnelle aux entreprises qui font plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires.
Mais bien sûr, mais pourquoi pas ? Mais en fait, vous savez, quand vous avez un budget, il faut choisir quel est votre poste. Là, il faut dire aux Français que le budget tel qu'il est fait, pour 1 euro d'économie, il y a 9 euros supplémentaires d'impôts pour les Français. Ce budget fait la poche des Français, mais on est bien d'accord. Il a fait un peu moins que le budget du mois de décembre. Mais voilà, la trajectoire n'est pas la bonne. Comment ne pas s'attaquer aux dépenses d'immigration, d'immigration, de guichet social, alors qu'on fait la poche des Français ?
Voilà, nous, ça nous paraît complètement aberrant, mais il ne vous a pas échappé que nous ne sommes pas dans la famille politique.
J'ai toujours pas compris, pardon. Je vous dis aussi quand même que nous sommes le seul parti politique, la seule famille, à avoir fait un contre-budget. C'est un très mauvais budget. Il fait la poche des Français, le voter n'aurait pas fait chuter le gouvernement. Mais on ne le vote pas. Mais non, voter la censure plutôt. Voter la censure n'aurait pas fait chuter le gouvernement, mais on a fait changer du tout que nous voterons la censure. Mais d'accord, mais vous auriez été cohérente avec ce que vous venez de nous expliquer. Vous venez de passer 10 minutes à nous expliquer tout ce qui n'allait pas.
Et vous nous dites que par ailleurs, voter la censure n'aurait eu aucun effet sur la stabilité puisque de fait, il ne chutait pas. Je ne comprends pas qu'au regard de l'argument que vous venez d'utiliser, c'est-à-dire que ça ne fait pas chuter François Bayrou, qu'à un moment, vous n'ayez pas mis votre vote en cohérence avec tout ce que vous venez de nous dire. Vous ne priviez pas la France de budget. Vous n'aviez en réalité aucun effet sur le destin de François Bayrou. Et je finis par me dire que peut-être vous vous êtes dit qu'en votant effectivement une censure qui n'aurait abouti à rien, votre inutilité à l'Assemblée, à l'Assemblée dans sa composition actuelle aurait été prouvé.
C'est la seule conclusion à laquelle j'arrive en vous écoutant.
Il ne faut quand même pas oublier qu'on est le premier groupe à l'Assemblée nationale. On n'est même pas le premier groupe d'opposition, on est le premier groupe tout court. Donc vous imaginez bien que l'inutilité, elle n'est pas de notre côté. Encore une fois, il faut bien un budget à l'enfin. Vous n'avez pas eu peur de dire on va voter la censure et ça va se voir qu'on n'a plus les manettes ? Non, je vous assure qu'on n'a peur de rien et que la seule chose qui nous meut c'est l'intérêt des Français. La seule boussole c'est l'intérêt des Français et je ne suis pas sûre que de ne pas avoir de budget plutôt que d'avoir un mauvais budget sur... Mais ça n'aurait pas eu cette conséquence ?
Vous venez l'expliquer. Encore une fois, je vous dis, il faut que les militaires aient leurs 3 milliards. Si vous aviez voté la censure, ça n'aurait pas eu cet effet ? Oui, mais de la voter, ça n'aurait pas eu d'effet non plus, Naila Latrousse. Donc, dont acte, encore une fois, le match, il est complètement plié. Ce qui compte maintenant, je pense que ce sont nos propositions. C'est ça qui fait qu'on va être une opposition constructive, qu'on va demander à M. Bayrou effectivement de reparler d'immigration. Alors justement,
une opposition constructive. On dit, vous dites, François Bayrou s'interroge ce soir, peut-il encore réformer ? Il y a des textes qui pourraient effectivement arriver à l'Assemblée nationale avec le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaille. On évoquait il y a quelques instants quelques mesures. Très concrètement, par exemple, est-ce que vous pourriez voter le délit de séjour irrégulier, le rétablissement ou encore le fait de rallonger la durée de rétention ? Non, mais ça, par exemple, vous soutiendrez le gouvernement sur ces mesures-là ?
Évidemment, M. Daré, le rétablissement du séjour irrégulier, ça fait partie de notre programme, évidemment. Moi, la question que je pose plutôt à M. Rotailleau, c'est pourquoi n'a-t-il pas voté le rétablissement des peines planchées ? Pourquoi est-ce que son gouvernement n'a pas voté la levée des freins à l'expulsion des délinquants étrangers une fois qu'ils aient purgé leur peine ? Donc vous soutiendrez le gouvernement sur ces questions-là ? Mais bien sûr, mais tout ce qui va amener de la fermeté en matière migratoire, mais évidemment, nous ferons exactement ce que nous avons. Il ne vous fatigue pas la tâche,
M. Darla Valette, Bruno Rotailleau, puisque à certains moments, on a le sentiment qu'il utilise vos mots, qu'il prend des propositions qui étaient pour certaines les vôtres. Là encore, sans vouloir reprendre le mot de d'inutilité utilisé par Néla Latrousse, si vous avez un ministre de l'Intérieur qui, à peu de choses près, défend les mêmes mesures que vous...
Mais quelle joie pour nous, M. Duhamel, que le ministre de l'Intérieur... Ah bon, c'est seulement une joie, c'est une joie, c'est une gratuite... C'est sûrement en ça qu'on est très différents des autres, M. Duhamel. Mais nous, tout ce qui peut améliorer la fermeté en matière migratoire et pénale, on est ravis. Et si c'est eux qui le font, qui commencent, ça sera ça de moins à faire quand nous arriverons au pouvoir. Le seul problème avec Bruno Rotailleau, c'est qu'il parle beaucoup, il est très isolé. On l'a bien vu avec l'histoire du voile, quand il dit qu'il est opposé au voile au moment des accompagnatrices scolaires et que Mme Prima, qui était là juste avant moi...
Vous voulez toujours interdire le voile dans l'espace public ? Le lendemain, ça fait partie évidemment du projet de loi de Marine de la loi contre le séparatisme, bien sûr.
Donc aucun voile dans l'espace public ?
On en reparlera, M. Duhamel. Mais on en reparlera ou c'est dans votre projet ? Mais effectivement, c'est dans notre projet parce que c'est quand même un marqueur aussi d'appropriation visuelle et ça peut être un signe de radicalisation. Mais en tout cas, quand Bruno Rotailleau dit ça et qu'il est, j'allais dire, désavoué dans la minute par Mme Prima, qui porte parole du gouvernement, je me dis qu'il est très isolé et que pour l'instant, c'est effectivement, comme dit Bardella, le ministre de la Parole, mais rien n'a été transmis par des actes. Encore une fois, pourquoi est-ce que M. Daragon n'a pas voté, n'a pas appelé à voter la loi d'Edwige Diaz ? Je ne le comprends pas.
Vous lui dites à Bruno Rotailleau, rejoignez-nous ?
Je lui dis que si vraiment il veut être dans une famille politique, il y aura la volonté politique de s'attaquer à cette immigration. Si vous voulez, on peut s'arrêter deux minutes sur les chiffres. Il y a quand même 337 000 premiers titres de séjour en 2024. On est au-delà des... Et plus d'expulsion et moins de régularisation. Non mais attendez, c'est colossal, ça veut dire, il y en a un, toutes les deux minutes qui rentrent sur notre sol. C'est colossal, il faut que les Français comprennent bien que quand les étrangers rentrent sur notre sol, ils ne repartent jamais. Alors,
dans les 336 000 dont vous parlez, il y a, je crois, 109 000 de mémoire étudiants. Étudiants, oui. Jusqu'à preuve du contraire, les étudiants n'ont, en grande majorité, pas vocation à rester sur le territoire.
Non, enfin globalement, vous savez, l'assassin de la petite Lola était rentré avec un visa étudiant. Récemment, elle n'est pas partie. Récemment, elle a... La majorité des étudiants. D'accord, la majorité, mais la question n'est pas là. Vous voulez réduire aussi
les visas d'étudiants ?
On verra, mais pour l'instant, il faut réduire cette immigration. On verra, oui ou non ? Sûrement en dernier, M. Daré, parce qu'effectivement, c'est intéressant d'avoir ces liens. Mais oui, on veut réduire drastiquement. On ne veut plus que les gens rentrent sur notre sol parce que ça n'est plus possible. Parce que ça pèse sur nos comptes publics, ça pèse sur l'hôpital. Quand vous avez 500 000 personnes qui rentrent, parce que là, on parle des titres, premiers titres de séjour, mais il y a aussi les demandeurs d'asile, à peu près 140 000. Vous avez raison, il y en a 10 000 de moins que l'année dernière.
Sauf qu'avant, il n'y en avait qu'une sur trois de demandes d'asile qui étaient acceptées. Là, on est à une sur deux. Et donc, de celles qui ne partent pas, souvenez-vous, nous ne sommes qu'à 10 % des OQTF qui sont exécutés. Et lors du voyage du Premier ministre, on apprend que 5 % des 10 % ne sont exécutés que dans le département de Mayotte. Donc, en fait, les Français ont bien compris que quand les étrangers rentraient sur notre sol de façon irrégulière ou pas, ils ne repartaient jamais. Et encore une fois, vous ne pouvez pas accueillir tous les ans 500 000 étrangers et ne pas construire plus d'hôpitaux, par exemple. Parce que ces gens-là, ils sont malades comme vous et moi.
Juste une chose,
à chaque fois, je le redis quand on est en invité du Rassemblement national, parce que systématiquement, vous ressortez ce chiffre de 500 000, ça ne veut pas dire que tous les ans, 500 000 étrangers viennent s'ajouter à la population française. Mais non, bien sûr que non. Il y a des mouvements, il y en a qui partent, etc. Parce que ça voudrait dire, juste une chose, ça voudrait dire que depuis, parce que c'est un chiffre qu'on vous donne aussi, ça voudrait dire que depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, on serait à 3,5 millions d'étrangers en plus. Ça n'est pas du tout ce que dit l'INSEE aujourd'hui.
Je vais vous donner le stock de premiers en ce moment. Ça n'est pas du tout ce que dit l'INSEE. Je n'aime pas ce terme parce que ce n'est pas de personne, mais le stock de premiers titres de séjour à l'heure actuelle, c'est 4,2 millions. C'est quand même colossal. On est à peu près entre 600 000 et 900 000 clandestins. Nous, nous ne voulons pas de régularisation de clandestins. Il n'est pas question de donner une prime et de régulariser des gens qui sont rentrés illégalement sur le sol. C'est sûrement en ça que nous sommes très différents aussi des autres familles. Une fois que vous avez dit ça
de Laure Lavalette, le titre de l'émission, c'est Bayrou peut-il réformer ? Est-ce que vous faites d'une loi immigration un impératif pour accorder un sursis un peu large à François Bayrou ? C'est-à-dire, est-ce qu'il vous faut... Vous dites, si on n'a pas de loi immigration, de nouvelle loi en mars, en avril, on se dirige vers la censure et on tombera dans le camp de la censure. Ce n'est pas comme ça
que les choses se passent. Moi, je pense qu'en matière migratoire... Vous n'en faites pas un prérequis. En matière migratoire, il faut un sursaut ou le chaos. On le dit depuis longtemps. Il faut qu'on grave dans la Constitution le droit des étrangers. Il faut que nous gravions dans le marbre de cette Constitution les outils juridiques, administratifs, politiques qui vont nous permettre avec l'immigration. Ils ont bien compris que ça pesait sur, je l'ai dit, les services publics, mais sur leur culture, sur leur sécurité. On a déjà entendu leur lavalette. Vous demandez juste est-ce que vous exigez une loi immigration ou pas ?
Évidemment qu'on l'exige, mais je crains malheureusement qu'il faudra attendre l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. Mais encore une fois, nous n'avons pas gagné. On n'est pas là pour faire du chantage. La question n'est pas là. Nous, on est là pour améliorer le quotidien des Français. Moi, là, mon boulot, c'est de faire en sorte que les Français retrouvent du pouvoir d'achat et que les Français retrouvent de la sécurité. Moi, je suis mère de famille. J'ai quatre filles entre 16 et 23 ans. J'en ai marre d'avoir la boule au ventre quand les gens sortent. J'ai envie que mes filles puissent s'habiller comme elles en ont envie. J'ai envie qu'elles mettent des décolletés.
J'en ai marre d'être systématiquement stressée parce que la vie, le quotidien des Français, c'est ça. Et 75% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. Ce n'est pas mes chiffres, c'est l'INSEE, le ministre de l'Intérieur. 70% des vols en Ile-de-France et des vols avec violence sont le fait d'étrangers. Mais déjà, si ces gens-là n'étaient pas sur notre sol, ça réduirait mais drastiquement l'insécurité. Et les Français ont très bien fait le lien entre cette immigration massive, incontrôlée et l'insécurité.
Laure Laval, il y a une image à vous montrer. C'est un tweet qui a été posté tout à l'heure par Olivier Faure, le patron du Parti Socialiste qui réclame des excuses visiblement à la France insoumise qui assume, je le précise, ce visuel-là où on voit Marine Le Pen et Olivier Faure, les deux visages et ces mots, les nouvelles alliances. Comment vous réagissez face à cette image-là ?
Chacun essaye de tirer la couverture à soi. Moi, je vais vous dire les seules alliances que je connais, c'est ces alliances absolument baroques qui s'est passées entre le premier et le deuxième tour des législatives qui ont empêché la France d'avoir une stabilité. Tu as voulu empêcher... Vous avez fait le même choix. Mais non, mais le même choix. C'est ce que vous dites les assoumis ce soir. Mais alors, et quand on a fait tomber le gouvernement, on avait fait aussi le même choix. Et ce n'était pas un problème et on l'a complètement assumé puisque nous voulions faire tomber ce gouvernement à ce moment-là.
Vous savez, la vie politique, c'est des moments quand vous votez une motion de censure, ce n'est pas une alliance. Vous vous servez d'un outil constitutionnel. Ce n'est pas parce que vous ne votez pas en même temps que c'est une alliance avec les autres. Encore une fois, 100 députés NFP ont été élus par le désistement de 100 macronistes et vice-versa. Où est l'air ?
Et en même temps, lors de la valette, vous ne demandez pas la démission d'Emmanuel Macron comme la France insoumise. Est-ce que ça veut dire que Marine Le Pen n'est pas prête ?
Vous êtes assez drôle quand même, M. Doré, parce que déjà, alors, ce n'est pas qu'on ne la demande pas, parce que c'est un peu étrange de la demander. Elle fait partie, et vous avez raison, des trois outils qui peuvent sortir la France d'une crise politique. On le connaît, il y a la législative, récemment, ça a été un fiasco absolument terrible. Il y a le référendum qui peuvent aussi aider. Et il y a la démission du président de la République. Mais c'est à lui de savoir s'il est content d'être encore là. Moi, je pense que les Français ne veulent plus de lui, mais je pense que l'hubris du président de la République est tellement conséquent qu'il ne partira pas.
Donc, vous savez, on se prépare, chaque jour qui se passe, on se prépare à être l'alternance que veut ce pays. Et je vais vous dire pourquoi on est prêt. Parce que quand aux Européennes, vous avez Jordan Bardella qui fait plus de 30%, avec une participation de plus de 30%, c'est-à-dire inégalée depuis plus de 30 ans, les Français ont envie d'un changement. Les Français ont envie d'alternance. Ils n'ont pas envie de nouveaux fronts populaires. On l'a bien vu avec les dernières municipales et l'échec de Louis Boyard. Les Français veulent un sursaut en matière migratoire, en matière sécuritaire. Et ce sursaut-là, je pense que seule ma famille politique pourra le ramener.
Merci beaucoup, Laure Lavalette, d'avoir été avec nous ce soir face...
Laure Lavalette