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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 27 mars 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueLogementEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprises

Présidentielle 2022 : Jean Lassalle, Emmanuelle Wargon et Guillaume Peltier invités du "8h30 franceinfo"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse directe

    Combien de réfugiés sont aujourd'hui en France ? Combien avons-nous de logements à proposer ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il est temps qu'il fasse véritablement campagne ?

  • 2:24RelanceRéponse partielle

    Mais vous, de votre point de vue, est-ce qu'il l'est assez ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Pour quelles raisons refusent-ils de débattre avant le premier tour de la présidentielle ?

  • 4:03RelanceRéponse directe

    Pourquoi ça se passerait comme ça ?

  • 4:25OuverteRéponse directe

    Vous trouvez que les propositions font assez débat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueChiffre
    « On évalue environ 30 000 le nombre de personnes en provenance d'Ukraine qui sont rentrées en France. »
  • 0:48Invité politiqueChiffre
    « Et donc aujourd'hui, nous accueillons dans des logements ou des hébergements environ 15 000 personnes »
  • 0:52Invité politiquePromesse
    « Et notre objectif est d'être en capacité d'en accueillir environ 100 000 le plus vite possible. »
  • 1:08Invité politiqueFait
    « Je dis famille parce que 80 % de femmes avec des enfants, les hommes sont plutôt restés en Ukraine. »
  • 4:46Invité politiqueChiffre
    « 94% des Français sont inscrits sur les listes électorales. »
  • 5:05Invité politiqueFait
    « 65 ans pour le candidat président de la République. »
  • 6:46Invité politiqueFait
    « Il a dit, entre 15 et 20 heures, à titre indicatif, pour ceux qui le peuvent, d'accompagnement vers l'emploi et l'insertion professionnelle. »
  • 9:02Invité politiqueFait
    « On n'aura plus de carburant dans le pays si on fait ça. »
  • 9:07Invité politiqueFait
    « La protection du pouvoir d'achat, on l'a fait nous avec le bouclier tarifaire sur l'énergie, sur l'électricité, sur le gaz, maintenant les 15 ou 18 centimes à la pompe qui sont très concrets et qui protègent avec le budget de l'État. »
  • 10:42Invité politiquePromesse
    « Oui, ça en verra le candidat président en meeting le 2 avril à Paris, à la Défense Arena. »
  • 13:57Invité politiqueFait
    « Oui évidemment. Tout ce qui permet d'apaiser les souffrances. »
  • 21:26Invité politiqueChiffre
    « 66% des Français sont d'accord avec cette proposition de la création d'un ministère de la Remigration. »
  • 22:24Invité politiquePromesse
    « Les 80 000 délinquants et criminels étrangers condamnés chaque année dans notre pays seront renvoyés chez eux. »
  • 23:09Invité politiqueFait
    « M. Macron, tout est ouvert, le 10 avril, il y aura une surprise, vous le verrez. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié35 %
  • Invité politique32 %
  • Locuteur non identifié 219 %
  • Présentateur9 %
  • Locuteur non identifié 35 %

3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

France Info.

0:04
Présentateur

Bienvenue à tous dans le 8.30 France Info sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT. Deux invités ce matin que nous allons recevoir avec Jean-Jérôme Bertoluz. Bonjour Jean-Jérôme. Guillaume Pelletier sera avec nous dans quelques minutes. Mais d'abord, nous sommes avec Emmanuel Wargon, ministre du Logement. Bonjour à vous.

0:18
Invité politique

Bonjour.

0:19
Présentateur

Emmanuel Macron veut prendre une initiative humanitaire pour les réfugiés qui sont encore à Mariupol alors que ce port ukrainien est pratiquement rasé. Combien de réfugiés sont aujourd'hui en France ? Combien avons-nous de logements à proposer ?

0:36
Invité politique

Alors, on évalue environ 30 000 le nombre de personnes en provenance d'Ukraine qui sont rentrées en France. Sur ces 30 000, une partie reste en France et une partie traverse le pays plutôt vers l'Espagne et le Portugal. Et donc aujourd'hui, nous accueillons dans des logements ou des hébergements environ 15 000 personnes et notre objectif est d'être en capacité d'en accueillir environ 100 000 le plus vite possible. Et nous le faisons avec des hébergements de court ou moyen terme comme des hôtels ou des centres de vacances. Mais bien sûr, nous cherchons aussi des logements pour que ces familles puissent s'installer.

Je dis famille parce que 80 % de femmes avec des enfants, les hommes sont plutôt restés en Ukraine. Et donc elles cherchent à s'installer, à scolariser les enfants et à travailler. Donc nous, nous cherchons des logements qui peuvent être des logements de particuliers, plutôt des logements entiers, des deuxièmes maisons, des maisons de famille ou des appartements ou des maisons qui ne sont pas louées, des logements communaux et dans certains cas des logements de bailleurs sociaux, mais dans des endroits dans lesquels il n'y a pas de tension et donc pas en concurrence avec ceux qui cherchent des logements sociaux en France, bien sûr.

1:40
Locuteur non identifié

Jean-Jean-Emmanuel Bargon, retour à la campagne. Le candidat Emmanuel Macron est à 28,5 % d'attention de vote dans notre sondage, Ipsos Prasteria pour France Info et Le Parisien Aujourd'hui en France. Sa candidature s'effrite. Jour après jour, il perd quelques points. Est-ce qu'il est temps qu'il fasse véritablement campagne ?

2:03
Invité politique

D'abord, il fait campagne, le président de la République.

2:05
Locuteur non identifié

On a pesanteur un petit peu, non ?

2:07
Invité politique

Il y a eu sa conférence de presse pour présenter son projet, mais il y a aussi de nombreuses émissions politiques et médiatiques. Il y a des rencontres avec les Français. Il était à Pau la semaine dernière. Il y aura d'autres rencontres cette semaine. Donc il est aussi à la fois sur le terrain, dans la présentation du programme et dans les médias.

2:23
Locuteur non identifié

Il l'est assez. Mais vous, de votre point de vue, est-ce qu'il l'est assez ?

2:26
Invité politique

Il l'est autant qu'il le peut.

2:27
Locuteur non identifié

Il y a eu deux conversations, ce que vous appelez deux conversations avec les Français depuis sa candidature. Dont une où les Français, on leur avait dit les questions qu'il fallait poser.

2:34
Invité politique

Non, mais Jean-Jérôme Bertolus, il l'est autant qu'il le peut, sachant que la fin de la semaine, vous l'avez vu, ça a été couvert par les médias, c'était sommet de l'OTAN, sommet de l'Union européenne, sommet du G7. Et la première question, elle est sur l'Ukraine. Et c'est bien normal. Donc il l'est autant qu'il le peut. Il va multiplier les formats. Et puis c'est une campagne dans laquelle un candidat rencontre le peuple. Mais il y a aussi une équipe. Et l'équipe se démultiplie. Nous faisons tous beaucoup de meetings de terrain. Moi, j'étais hier dans le Val-de-Marne, à Fontenay, qui est mon département. Je serai la semaine prochaine probablement à Vannes.

Beaucoup de membres de l'équipe de campagne, que ce soit des députés, des membres du gouvernement, des soutiens, sont dans ces meetings. Donc cette parole, elle a lieu aussi. Et c'est un échange. Ces rencontres, ça n'est pas descendant. Et puis au revoir, c'est aussi beaucoup des échanges.

3:21
Présentateur

Emmanuel Vargan, quasiment tous les autres candidats, et souvent leurs équipes aussi, ne comprennent pas qu'Emmanuel Macron refuse de débattre avant le premier tour de la présidentielle. Pour quelles raisons refusent-ils cela ?

3:35
Invité politique

D'abord, ces candidats sont souvent candidats d'anciens partis, dont les présidents sortants eux-mêmes n'avaient pas fait de débat avant le premier tour, que ce soit le Parti Socialiste ou les Républicains. C'était l'UMP à l'époque. Donc finalement, rien de nouveau sous le soleil. Et ensuite, vous savez, le temps de parole fait que si on fait un débat, 12 candidats, le président sera dans sa défense et dans la proposition de son projet, et les 11 autres passeront le reste du débat à expliquer à quel point il a tort. Donc ce sera des débats complètement déséquilibrés.

4:03
Présentateur

Pourquoi ça se passerait comme ça ?

4:04
Invité politique

Parce que c'est toujours comme ça que ça se passe. Et du coup, le débat, il aura lieu entre les deux tours, le débat, il a lieu sur le terrain, il a lieu dans toutes ces manières de débattre. Et je pense que l'important, c'est que le projet soit présenté et que le débat ait lieu sur les propositions du candidat. Et il a lieu. Il a lieu sur les retraites, il a lieu sur le RSA. Donc voilà, le débat, il a lieu.

4:25
Locuteur non identifié

Vous trouvez que les propositions font assez débat ? Vous trouvez que le président de la République, le candidat, pour le coup, ne se présente pas seulement comme le candidat de la continuité ? Ça ne vous inquiète pas, ce positionnement un petit peu comme ça, en apesanteur par rapport au débat français ?

4:43
Invité politique

D'abord, vous avez cité un chiffre tout à l'heure, je voudrais en citer un autre. 94% des Français sont inscrits sur les listes électorales. Et pour moi, c'est peut-être le chiffre le plus important. On a beaucoup de Français inscrits. Il faut que les Français aillent voter. Et donc, cette mobilisation sur les listes, elle donne vraiment un vote. Et le débat se cristallise aussi sur l'âge de départ à la retraite. 65 ans pour le candidat président de la République. D'autres sont à des moments différents. Il s'est beaucoup focalisé sur le sujet du RSA. Comment faire au mieux pour accompagner les plus modestes ?

Donc, ces sujets-là, qui sont des propositions du président, qui n'étaient pas dans ce que nous avons fait dans ce quinquennat, sont dans la campagne et sont dans le débat. Donc, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de débat sur les propositions présidentielles.

5:27
Locuteur non identifié

Elles sont en plus dans la campagne que Valérie Pécresse a accusé Emmanuel Macron de faire du copier-coller. Et que finalement, Emmanuel Macron, c'est un petit peu à droite et à droite. Ces propositions que vous venez de citer, la retraite à 65 ans, le RSA avec l'obligation d'un certain nombre d'heures par mois, si on veut le toucher. On peut parler de la rémunération des profs au mérite. Vous qui venez de la gauche, on dit beaucoup ça, mais au bout de 5 ans, ça a dû un peu s'estomper. Vous qui venez quand même de la gauche, ça ne vous heurte pas toutes ces propositions marquées plutôt à droite ?

6:02
Invité politique

Moi, je prends les propositions dans leur ensemble. Et sur la solidarité, le RSA, qui est un sujet que je connais bien, parce que je l'ai travaillé plusieurs fois dans ma carrière.

6:09
Locuteur non identifié

Combien d'heures seront nécessaires, si le président de la République est réélu, pour toucher le RSA ? Combien d'heures par mois, par semaine ?

6:17
Invité politique

Pour le RSA, le projet, il tient en deux morceaux. D'un côté, un versement automatique, c'est la solidarité à la source. Et de l'autre, un vrai accompagnement que jusqu'à présent, on n'a jamais été en capacité de faire. Vous savez, l'accompagnement des bénéficiaires du RSA, il est écrit noir sur blanc dans les textes du premier mécanisme, le RMI. Il est écrit noir sur blanc dans les textes du RSA. Je sais, j'étais directrice de cabinet Martin Hirsch.

6:42
Locuteur non identifié

Emmanuel Macron n'a pas parlé d'accompagnement, mais il a parlé de devoirs. Il a parlé d'accompagnement. Et donc d'un certain nombre d'heures nécessaires.

6:46
Invité politique

Il a dit, entre 15 et 20 heures, à titre indicatif, pour ceux qui le peuvent, d'accompagnement vers l'emploi et l'insertion professionnelle.

6:56
Locuteur non identifié

Pour les mères célibataires, par exemple, qui...

6:57
Invité politique

Bien sûr que non. Bien sûr que non. D'ailleurs, il l'a dit pour ceux qui le peuvent. Et cet accompagnement, ce n'est pas du travail, c'est une énorme différence avec ce que propose Valérie Pécresse. S'il doit y avoir travail, le travail sera rémunéré. Évidemment, il y a un SMIC dans notre pays. Et donc c'est un accompagnement, formation, insertion professionnelle, accès justement à la garde d'enfants. Et vous savez que le président propose la garde d'enfants opposable, donc une solution de garde pour tous les enfants de moins de 3 ans. Donc ce programme, c'est vraiment un programme équilibré qui cherche à régler les problèmes à la racine. Et je pense que c'est vraiment ça la différence.

7:30
Présentateur

Qui sera exempté, donc, de ces obligations, cet accompagnement ?

7:34
Invité politique

Mais aujourd'hui, un bénéficiaire du RSA signe un contrat d'engagement réciproque. Aujourd'hui. À part que seulement un sur deux le fait. Et dans ce contrat d'engagement réciproque, il est personnalisé. Soit c'est de l'insertion professionnelle ou de la formation, soit c'est par exemple un meilleur accès aux soins pour des gens qui ont besoin de se soigner, aller faire un dossier de logement social pour essayer d'en avoir un, s'occuper de la garde d'enfants. Donc déjà aujourd'hui, cet accompagnement est prévu. Simplement, il n'est pas opérationnel. Et l'objectif, c'est de faire que cet accompagnement puisse avoir lieu au bénéfice des personnes.

Pour elles, d'une certaine manière, c'est le droit à l'accompagnement qu'on rend réel. Il était dans les textes depuis 30 ou 40 ans et il n'était pas appliqué.

8:16
Locuteur non identifié

Emmanuel Macron, il y a deux candidats qui ont un petit peu le vent en poupe dans les sondages. C'est Marine Le Pen. L'écart avec Emmanuel Macron se réduit. Mais également Jean-Luc Mélenchon, tous les deux mettent l'accent sur le pouvoir d'achat, sur l'inflation qui menace un petit peu tous les Français. Par exemple, Marine Le Pen veut réduire la TVA sur les prix de l'énergie, bloquer les prix de première nécessité. Jean-Luc Mélenchon veut un SMIC à 1 400 euros net. Ce n'est pas eux les champions du pouvoir d'achat ?

8:47
Invité politique

C'est eux les champions des propositions démagogiques sur le pouvoir d'achat. Jean-Luc Mélenchon dit « Je bloque les prix des carburants à 1,40 euros et puis les producteurs se débrouilleront ». Les producteurs ne se débrouilleront pas. On n'aura plus de carburant dans le pays si on fait ça. Donc la protection du pouvoir d'achat, on l'a fait nous avec le bouclier tarifaire sur l'énergie, sur l'électricité, sur le gaz, maintenant les 15 ou 18 centimes à la pompe qui sont très concrets et qui protègent avec le budget de l'État. Et après, et c'est aussi vraiment je pense un point qui nous différencie notamment de Marine Le Pen, il faut faire cette transition énergétique.

Il faut aller beaucoup plus loin sur le changement de nos sources d'énergie, les énergies renouvelables. On a besoin des énergies renouvelables, le nucléaire, la sortie progressive du gaz russe et ça c'est une trajectoire de moyen terme.

9:36
Locuteur non identifié

Le pouvoir d'achat s'est assez pris en compte aujourd'hui par Emmanuel Macron. Je parle du candidat, c'est-à-dire il y a un certain nombre de propositions sociales que vous avez données, la retraite, le RSA, etc. Est-ce que pour, s'il a été réélu pour le prochain quinquennat, il y a effectivement une proposition un petit peu forte sur le pouvoir d'achat ?

9:55
Invité politique

Oui, il y a plein de propositions sur le pouvoir d'achat. D'abord, la base du programme du candidat, c'est de dire que c'est le travail qui est rémunérateur. Donc plus on continue à faire baisser le chômage, plus on continue à insérer les personnes qui en sont loin, plus bien sûr le pouvoir d'achat augmente. Et puis après, il y a le triplement de la prime Macron, par exemple, qui va pouvoir passer de 1 000 à 3 000 euros. Il y a le fait que les entreprises seront maintenant forcées de verser des dividendes, enfin celles qui versent des dividendes, de trouver un mécanisme de participation et d'intéressement. Donc il y a beaucoup de mesures très concrètes de pouvoir d'achat de ce type.

Et puis le compte épargne-temps universel qui permettra aussi à chacun de se faire payer...

10:30
Locuteur non identifié

A ceux qui en bénéficient.

10:31
Invité politique

A ceux qui en bénéficieront. Mais ce sera plus ouvert de pouvoir se faire payer les heures qu'il faut en plus.

10:37
Présentateur

Est-ce qu'on verra Emmanuel Macron en meeting pendant cette campagne ? Ou vont-ils tous se faire sans lui ?

10:42
Invité politique

Oui, ça en verra le candidat président en meeting le 2 avril à Paris, à la Défense Arena. C'est le prochain. Il est dans une semaine exactement. On le prépare. Ce sera un grand et beau meeting.

10:52
Locuteur non identifié

Ce sera justement un moment capital. Enfin, vous attendez quand même entre 35 000 et 40 000 personnes. Ce sera un moment fort, capital de la campagne d'Emmanuel Macron.

11:05
Invité politique

Vous savez, il y a eu une envie d'Emmanuel Macron, du président, du candidat, de retrouver cette ambiance, de retrouver cette connexion directe. Et donc je crois qu'il attend ce meeting avec impatience. Et évidemment, beaucoup de ses sympathisants, beaucoup des militants attendent aussi ce meeting avec beaucoup d'importance, d'impatience. Donc oui, ce sera un beau moment.

11:24
Locuteur non identifié

Et justement, d'un mot, ce qui pourrait menacer Emmanuel Macron aujourd'hui, c'est quoi ? C'est la démobilisation, l'abstention ?

11:33
Invité politique

Vous savez, déjà quand le président était autour de 25% dans les sondages, tout le monde nous disait, ça va bien se passer pour vous, pourquoi vous faites encore campagne ? Ensuite, il est beaucoup monté.

11:43
Locuteur non identifié

Donc il n'y a pas de...

11:44
Invité politique

Les chiffres bougent. C'est une question de mobilisation. Le vote, il ne se fait pas dans les sondages, il se fait dans les urnes. Il faut que les Français aillent voter pour un projet, pour une vision, et j'espère pour le président de la République.

11:56
Présentateur

Merci Emmanuel Vargon, ministre du Logement. Premier invité de ce 830 France Info. Guillaume Pelletier va nous rejoindre dans une minute, juste après le fil info, puisqu'il est 9h moins le quart. Voici Martin Choc.

12:06
Locuteur non identifié

Le gouvernement annule sa subvention au laboratoire Servier, 800 000 euros qui étaient destinés à la relocalisation de la production sur le site de Gidi dans le Loiret. Des médicaments jugés inutiles par les autorités sanitaires françaises, c'est aussi sur le site de Gidi qu'était produit le Mediator. Quitter la Russie serait humainement inimaginable, déclaration du PDG d'Auchan dans une interview accordée au journal du dimanche. Yves-Claude assure qu'il veut préserver les emplois dans le pays et ne pas pénaliser les consommateurs. Selon lui, 30 000 personnes sont salariées par l'entreprise en Russie. Joe Biden s'en prend à Vladimir Poutine.

Le président américain qualifie son homologue de boucher et de dictateur. Il ne peut pas rester au pouvoir, a déclaré le locataire de la Maison Blanche. Dans la foulée, le Kremlin lui a demandé de rester, je cite, réfléchi dans ses propos. Le PDG d'Orpea présente ses excuses. Nous allons nous améliorer, assure Philippe Charrier dans les colonnes du Figaro. Hier matin, la ministre chargée de l'Autonomie annonçait l'intention de l'État de porter plainte contre le groupe d'EHPAD privé. L'État réclamait également la restitution de dotations publiques versées à Orpea. Et puis encore de l'or pour Gabriela Papadakis et Guillaume Ciseron.

Le couple remporte les championnats du monde de dents sur glace, épreuve qui se déroulait hier à Montpellier, cinquième consécration mondiale pour les patineurs, champion olympique en février dernier à Pékin.

13:27
Présentateur

France Info, l'info juste. La suite du 8.30 France Info, France Info Radio et le canal 27 de la TNT. On est avec Guillaume Pelletier, vice-président de Reconquête. C'est le parti d'Éric Zemmour. Bonjour Guillaume Pelletier. Bonjour. On va parler avec vous évidemment du meeting du Trocadéro. Mais d'abord une question sur la guerre en Ukraine. Est-ce que vous approuvez l'initiative d'Emmanuel Macron, initiative humanitaire avec la Grèce et la Turquie, d'essayer d'évacuer les 100 000 personnes qui se tairent encore dans la ville de Mariupol ? Oui évidemment.

13:59
Locuteur non identifié

Tout ce qui permet d'apaiser les souffrances. Tout le monde sait que cette guerre est une tragédie. Et au-delà des questions humanitaires fondamentales, comme celle que vous évoquez, c'est tout faire à travers la France, l'Union Européenne, mais aussi nos partenaires israéliens ou chinois pour engager enfin des pourparlers diplomatiques. Parce qu'on sait que la seule issue à cette guerre tragique, ce sera la diplomatie.

14:26
Présentateur

Joe Biden dit que Vladimir Poutine ne peut pas rester au pouvoir.

14:31
Locuteur non identifié

Oui, alors après il a démenti ses propos, vous avez vu, c'est pas très... La Maison Blanche a démenti. Oui, la Maison Blanche a démenti. Ce qu'on doit demander à chacun, c'est que les mots qui caricaturent tel ou tel, ça ne fait pas avancer le sujet. Le grand sujet qui nous concerne, en tout cas pour notre génération, c'est la paix. La paix, la paix. Et pour obtenir la paix, il vaut mieux tendre la main, trouver des solutions, faire des propositions équilibrées. On sait à peu près aujourd'hui ce que les Ukrainiens, à juste titre, demandent, au nom de la ré... Tendre la main à Vladimir Poutine, c'est ce que vous voulez dire. Mais à tout le monde !

D'ailleurs, Emmanuel Macron, lui-même, maintient ce lien permanent avec Vladimir Poutine. Vous savez, on ne va pas déménager la Russie. Elle est aux portes de l'Europe. Et donc, moi je suis à ce titre dans la filiation de Nicolas Sarkozy. On s'en souvient qui, en 2008, avait su trouver une issue à la crise géorgienne, en mettant tout le monde autour de la table. Et donc, le grand enjeu, c'est que Vladimir Poutine, le président ukrainien, les forces, évidemment, européennes, mais aussi, je le sais, les Israéliens, les Chinois, qui ont fait des avancées significatives sur le sujet, on puisse mettre tout le monde autour de la table, parce que la guerre, c'est une souffrance immense.

Ce sont des milliers de morts, on le sait, vous l'avez dit, avec ces drames à Mariupol. Et l'urgence absolue, c'est que la guerre finisse, c'est que la paix soit rétablie, et que pour qu'on obtienne la paix, il faut la solution diplomatique. Jean-Jérôme. Yann Pelletier, vous serez, cet après-midi, aux côtés d'Éric Zemmour, place du Trocadéro, pour un meeting important. Il y avait 45 000 inscrits hier, j'imagine que vous en attendez encore plus, d'ailleurs. Vous en attendez combien de personnes, un mot ? Oh, il y aura des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. On ne va pas faire une bataille de chiffres. On verra tout à l'heure. Ce qui est certain, c'est que ce sera le...

Mais vous jouez votre vatou un petit peu. Est-ce qu'Éric Zemmour joue un petit peu son vatou cet après-midi, à deux semaines du premier tour ? Ah, vous savez, ça, c'est les mots habituels. Moi, j'ai l'expérience des campagnes présidentielles. Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, c'est le premier jour du reste de la campagne. C'est-à-dire que, je crois que vous l'avez dit à l'instant, avec votre autre invité, on a eu des successions de crises, la crise sanitaire, la guerre en Ukraine. Les Français sont éloignés de la chose publique encore et vont rentrer progressivement dans la campagne présidentielle.

La vraie surprise de cette campagne présidentielle, c'est l'émergence, à partir de rien, d'Éric Zemmour, un éditorialiste français, juif, berbère, venu d'Algérie, qui est en capacité de rassembler toutes les droites, qui est le candidat de la droite, et qui, cet après-midi, va rassembler des dizaines de milliers de Français pour créer la surprise. Le 10 avril prochain, tout est ouvert, tout est possible à cette heure. C'est une grosse surprise, parce qu'aujourd'hui, il est à 11% dans notre sondage, Yvesau Soprasteria, ça veut dire qu'il est le quatrième, ça veut dire que, quand même, il est assez loin pour se qualifier.

Vous pensez que c'est encore, pour le premier tour, pour le deuxième tour, pardon, vous pensez que c'est encore possible ? Vous savez, vous avez trop d'expérience, vous savez, même, il y a 20 ans, en 2002, il y avait un candidat qui était à 8-9% et qui a fini au second tour. Il faut toujours être très mesuré et très prudent sur les sondages. Bien sûr, ça compte, bien sûr, qu'on les regarde. Comme on dit, il faut mépriser les hauts et repriser les bas. Ce qui est incontestable, c'est que, parti de rien, Éric Zemmour est aujourd'hui, en fonction des sondages, en troisième ou quatrième position, au pied du second tour.

Et je dis aux Français, si vous voulez continuer 5 ans de plus avec Emmanuel Macron, si vous considérez que 2 millions d'étrangers entrés sur le quinquennat, ce n'est pas encore assez, si vous trouvez que 1 000 milliards d'euros d'impôts, ce n'est pas encore assez, si vous trouvez que 3 000 milliards d'euros de dettes, ce n'est pas encore assez, et si vous aimez ce président de la République qui est un candidat fantôme, votez Emmanuel Macron.

Mais si vous voulez une véritable alternative, si vous voulez enfin un vrai gouvernement de droite, si vous voulez, avec Éric Zemmour, voir au gouvernement des personnalités comme Marion Maréchal, Philippe De Villiers, des parlementaires des Républicains, des parlementaires du Front National, eh bien, le seul candidat, c'est Éric Zemmour. J'entends, j'entends. Mais est-ce que le vote utile, ce n'est pas Marine Le Pen aujourd'hui quand on partage vos convictions ? Vous savez, les Français ont répondu en 2012 et en 2017, on a vu ceux qui étaient capables ou pas capables de gagner au second tour de l'élection présidentielle. Quelle est l'originalité d'Éric Zemmour dans cette campagne ?

Au-delà du fait qu'il n'est pas un politicien, au-delà du fait qu'il est le seul à parler et des questions de la fin du mois et des questions essentielles de la fin de la France, c'est qu'il est le seul capable de l'emporter. Pourquoi ? Parce que les électeurs des Républicains et les électeurs du Front National peuvent voter pour lui. Vous savez très bien, j'ai été numéro 2 des Républicains, porte-parole de Nicolas Sarkozy, que les électeurs de droite ne votent pas pour le Front National et que les électeurs du Front National ne votent pas pour les candidats des Républicains. Éric Zemmour est à la confluence de toutes ces droites.

C'est la première fois dans l'histoire politique moderne qu'un homme politique dit est en situation de rassembler toutes les droites. Eh bien, pour battre Macron, il faut rassembler toutes les droites et vous le verrez cet après-midi au Trocadéro.

19:25
Présentateur

Dans l'histoire de la droite récente, justement, le Trocadéro, c'est un lieu qui n'est pas onodin. Nicolas Sarkozy en 2012, il a perdu. François Fillon en 2017, il a perdu. Vous voulez conjurer le sort ? C'est exactement ça.

19:37
Locuteur non identifié

Vous savez, ça sera aussi le... D'abord, le Trocadéro, c'est un symbole, vous l'avez très bien rappelé, de la droite. Éric Zemmour est le candidat de la droite à un moment où Valérie Pécresse, on l'a bien compris, s'apprête à rallier Emmanuel Macron. Certains de ses amis l'ont dit tout au long de la semaine sur vos antennes qu'ils préparaient une coalition avec La République En Marche. C'est leur droit. Mais ça fait d'Éric Zemmour le seul candidat de la droite. Et donc, je lance un appel ce matin à tous les électeurs des Républicains. J'ai été moi-même adhérent et responsable des Républicains pendant 13 ans. J'ai été le porte-parole de Nicolas Sarkozy.

À rejoindre Éric Zemmour, à construire un grand mouvement de la droite populaire. Et c'est à ce titre qu'au Trocadéro, des dizaines de milliers de Français arborant des drapeaux tricolores, chantant la marseillaise, viendront se rassembler autour d'Éric Zemmour. L'objectif pour Éric Zemmour, aujourd'hui, vous dites que c'est le premier jour de cette nouvelle campagne, en quelque sorte. On va avoir aussi d'autres propositions chocs, comme le ministère de la Remigration, hier, à votre place. Geoffroy Didier, que vous connaissez bien, et qui est le directeur de la communication de Valais et Pécresse, a jugé cette proposition écœurante. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Qu'est-ce qui est écœurant ? C'est de laisser 4000 fichés étrangers pour terrorisme sur le territoire national ? C'est de laisser 82 000 délinquants et criminels étrangers sur le territoire national ? Ou, ce qui est audacieux, respectueux du peuple français, respectueux du bon sens, d'avoir le courage de dire que ces étrangers qui ont trahi et violés, notre hospitalité et nos lois n'ont plus rien à faire sur le territoire national. Moi, j'en ai marre de ces politiciens, quels qu'ils soient d'ailleurs de droite et de gauche, qui donnent des leçons morales à la France entière.

D'ailleurs, un sondage nous donne raison, c'était, je crois, l'IFOP avant-hier, 66% des Français sont d'accord avec cette proposition de la création d'un ministère de la Remigration. La Remigration, c'est tout simple, ce n'est pas du tout caricatural. C'est l'ancien ministère de l'identité nationale et de l'intérieur de Nicolas Sarkozy. C'est du bon sens. La Remigration, ça veut dire renvoyer chez eux ceux qui n'ont plus rien à faire chez nous parce qu'ils ont trahi nos lois. À la condition que les pays d'origine

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Présentateur

les acceptent.

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Locuteur non identifié

À la condition que les pays d'origine les acceptent et c'est la raison pour laquelle, dans notre proposition d'ailleurs complémentaire, Éric Zemmour, une fois président de la République, entamera son premier déplacement d'ailleurs au Maghreb et nous avons des outils de discussion et de négociation, vous le savez, d'ailleurs même Macron le dit, c'est la question des visas, c'est la question des transferts de fonds. Oui pour autant, ça va se discuter.

En politique, rien n'est jamais acquis et ce qui est acquis et ce que les Français doivent savoir, c'est qu'Éric Zemmour, président de la République, les 80 000 délinquants et criminels étrangers condamnés chaque année dans notre pays seront renvoyés chez eux. Ils n'ont plus rien à faire en France. Vous allez égrener comme ça d'autres propositions chocs tout au long des semaines qui nous séparent du premier tour ? Alors, d'abord on a un programme, vous savez, avec déjà 400 mesures.

On a cette semaine bien présenté cette proposition du ministère de la Remigration Éric Zemmour va poursuivre ses déplacements aussi parce qu'il est le candidat du réel comme il l'a fait vendredi matin à la colline du Crac à Paris. Au fond, on l'a bien vu, Emmanuel Macron fait tout pour qu'il n'y ait pas de campagne. Il se croit déjà qualifié, une forme de déus ex machina choisi par lui-même et même pas par les Français. J'entendais Mme Wargon il y a quelques instants dire le débat ne vous inquiétez pas, il aura lieu entre les deux tours. Ah bon ? Est-ce qu'Emmanuel Macron est déjà qualifié ? On le sait, M. Macron, tout est ouvert, le 10 avril, il y aura une surprise, vous le verrez.

Justement, est-ce qu'Éric Zemmour va choisir, encore une fois, vous avez parlé de la colonne du Crac, ça a été un déplacement un tout petit peu chaotique, compliqué. Est-ce qu'il y a eu cette proposition sur un ministère de la remigration, une proposition assez, effectivement, une proposition de choc, est-ce que c'est en quelque sorte la musique de la campagne d'Éric Zemmour pour les deux semaines à venir ? C'est-à-dire une confrontation directe, effectivement, et des propositions comme ça qui enflamment un petit peu les médias. La musique profonde d'Éric Zemmour, justement, ça n'est pas un politicien. Donc, il dit la vérité, il dit le réel. Je veux bien qu'on fasse comme M.

Macron, ne pas faire campagne, ou faire une campagne uniquement dans les beaux quartiers, ou uniquement avec des Français triés par avance. Éric Zemmour, il va sur le terrain. Vous auriez vu l'émotion des gens qui l'ont reçu à la colline du Crac. Toutes ces mères de famille, ces pères de famille, ces commerçants qui n'en peuvent plus d'être abandonnés par les politiques et qui disent enfin un candidat à l'élection présidentielle qui vient nous voir et qui fait des propositions très fortes. Oui, avec quelques militants d'extrême-gauche.

D'un tout petit mot parce qu'on n'a plus le temps mais est-ce que si je vous dis ce que vous visez d'abord, c'est le troisième tour, c'est les législatives, c'est là où pourrait se réaliser votre objectif de l'union des droites, est-ce que j'ai tort ? D'abord, vous savez, nous on aborde, j'ai de l'expérience sur les campagnes présidentielles, la priorité des priorités, la mère de toutes les batailles, c'est l'élection présidentielle. Nous, notre conviction absolue, et je le dis ce matin, il va y avoir une surprise. Il y a un vote caché, il y a une abstention qui s'annonce record. Éric Zemmour bénéficie d'un soutien très fort des électeurs de droite.

Et s'il n'y en a pas, vous voterez Marine Le Pen ? D'abord, on est dans une configuration extrêmement simple, nous, et toujours déterminée. Nous serons au second tour. Mais vous me reposerez la question le 10 avril au soir ou le 11 avril au matin et j'y répondrai avec plaisir. Et j'espère que tous les électeurs de droite et tous les responsables de la droite appelleront à voter Éric Zemmour qui sera qualifié face à Emmanuel Macron. On est obligé de s'arrêter là pour l'instant.

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Présentateur

Merci Guillaume Pelletier, député du Loir-et-Cher et vice-président de Reconquête, le parti d'Éric Zemmour, invité de France Info ce matin. Si vous aimez le 8.30 France Info, on vous conseille Élisée, la bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr.