Bertrand Vergely et Frédérique Lemarchand : Gratitudes 2/4
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[musique]
Teremirem perirem perir Juste un petit mot pour Terrirem. Terirem ça veut dire tralala. Et tralala c'est le champ de la mère de Dieu lorsqu'elle berçait le Christ dans son berceau. Et au Montatos, il y a des moines qui sont furieux en disant "Ça sert à rien. Qu'est-ce que c'est que ce champ ridicule ? Moi, je trouve ça génial. Je trouve ça formidable et ce champ est d'une beauté extraordinaire. Et en général dans les agripnis qui sont des services qui durent 14h au Montatos qui commence à minuit qui se termine à 1h du matin qui recommence à 5h du matin jusqu'à 10h. À 1h du matin avant d'aller se coucher entre 1h et 5h on termine par le terrirem.
Et alors, vous imaginez l'église sous les étoiles, les senteurs parfumés de la Méditerranée qui arrive, le cœur des moines qui chante et il chante tralala sous les étoiles. Voilà. Bon, premièrement, je vais vous parler de mes quatre gratitudes de dans premièrement, je vous parlais de les lois de la gratitude, les trois lois de la gratitude. Deuxièmement, je vais vous parler de mes quatre gratitudes. Troisièmement, je vais vous parler de du salut qui est lié à la gratitude. Et ensuite, je vais vous parler de vivre la gratitude. Je suis désolé, c'est compliqué parce que la gratitude, c'est très compliqué. Il faut essayer de comprendre ce que c'est. Donc, j'ai commencé à réfléchir.
J'ai j'ai écrit hier soir, j'ai écrit ce matin, je viens d'écrire de devant tout à l'heure et maintenant ça commence à être à peu près clair. Vous vz sera très clair. Bien, c'est très compliqué de comprendre la gratitude. Pourquoi ? Parce que dans la gratitude, vous avez trois lois qui s'expriment. La première, c'est la loi sociale. La deuxième, c'est la loi humaine. Et la troisième, c'est la loi céleste. La loi sociale veut que l'on dise merci. C'est la même loi qui veut que l'on dise s'il te plaît. C'est la même loi qui rythme nos échanges sociaux par le s'il te plaît et le merci. Pourquoi est-ce que nous disons s'il te plaît ? Et pourquoi est-ce que nous disons merci ?
Nous disons s'il te plaît et merci. pour encadrer le prendre, l'avoir dont a parlé Frédéric ce matin. Vous avez tous entendu et toutes entendu cette parole. Est-ce que ça ne te démangerait pas ? Est-ce que ça ne te dérangerait pas de dire s'il te plaît avant de prendre et après avoir pris de dire merci ? quand nous sommes dans des échanges brutaux qui se caractérisent par une absence d'échange quand on prend on ne demande pas son avis à celui à qui on prend on ne lui demande pas si ce ça si cela lui plaît on prend et quand on appris, on ne dit pas merci. Donc on est dans un monde sans s'il te plaît et sans merci.
La caractéristique du merci, c'est d'introduire la parole dans nos échanges et de dire s'il te plaît avant de prendre et merci après avoir pris. Ça ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous sommes des êtres de la parole et que nous sommes dans une humanité où les êtres humains parlent aux êtres humains et dans lesquels il n'y a pas de relations immédiate et brutale. Et ce qui est très important, c'est de dire merci. On a pris, on a reçu quelque chose. On ne laisse pas l'humanité sans merci. On ne laisse pas les autres sans merci. On les quitte pour pouvoir les retrouver. Je suis rentré dans la relation sociale par la parole.
Je sors de la relation sociale par la parole et je ne laisserai pas la relation sans parole. Je te parle, tu existes et je m'adresse à toi en rentrant dans la relation de parole avec toi et en espérant que cette relation sera renouvelée par la parole que je te donne quand je quitte la relation. Donc merci, c'est merveilleux. Ça veut dire qu'on se parle et qu'on est dans une humanité qui se parle. Et la loi sociale consiste à dire souvenez-vous que vous êtes des êtres humains, des êtres de parole et que les êtres de parole se parlent les uns aux autres. Ce qui est beau dans le merci, c'est que le merci ne suffit pas pour dire merci. Il faut quelque chose de plus.
Quelle est la meilleure manière de dire merci ? Ce n'est pas de dire merci, c'est de faire mieux que ça. C'est d'être heureux. Qu'importe quand je te donne quelque chose que tu me dises merci. Rien n'est plus beau que de te voir heureux parce que je t'ai donné quelque chose. Et même si tu n'as pas dire merci, le fait que tu sois heureux ou heureuse est la plus belle manière de dire merci. Je parle ici aux maîtresses de maison que vous êtes. Quelle merveilleuse façon de dire merci à une maîtresse de maison que de reprendre du plat qu'elle nous a généreusement préparé. Tu es heureux, tu es heureuse. Tu as pas besoin de dire merci. Il y avait pas meilleure manière de dire merci.
Et ça permet de comprendre ici le terme grec qui dit merci. C'est le même terme qui sert à dire je suis heureux. Merci Efcaristo. Je suis heureux im Eucharistiénos où vous reconnaissez le mot eucharistie dont il sera question plus tard. C'est très bien d'être des êtres de parole, loi sociale. C'est très très bien d'être des êtres de bonheur, loi humaine. Mais il y a quelque chose de plus beau encore que la loi sociale et que la loi humaine. C'est quoi ? C'est la loi divine. Et c'est la raison pour laquelle nous sommes là. Pourquoi est-ce que la gratitude nous importe aujourd'hui ? Pourquoi est-ce que vous êtes venu de partout pour parler et entendre parler de la gratitude ?
Parce que la gratitude nous fait rentrer dans le monde céleste. C'est très très bien d'être des êtres de parole qui vont vivre dans la société. C'est formidable d'être heureux et d'être des êtres de bonheur et pas simplement des êtres de société parce que on va dire merci mais vous êtes appelé à des êtres célestes. Et qu'est-ce que c'est que le monde céleste ? Le monde céleste se dit consiste à dire quand tu dis merci invente une manière extraordinaire de dire merci. Qu'est-ce que c'est que la gratitude ? La gratitude, ça consiste à faire une fête du merci et une fête tellement belle, tellement magnifique que cette fête va être le commencement de quelque chose d'inoubliable.
Nous, nous pensons que dire merci s'éclore la relation. Tu m'as donné quelque chose, je te je te redis merci et la relation est close. Bon ben d'accord, tu m'as donné quelque chose, je te dis merci. Qu'est-ce que tu veux de plus ? Là, c'est le merci pour les nuls. Tu m'as donné quelque chose. Je te dis merci. Non seulement je suis heureux, mais ce qui va se passer à partir du merci, c'est quelque chose d'extraordinaire dont tu te souviendras toujours. C'est quelque chose d'inoubliable. On va pas en rester là. On va commencer quelque chose. Et qu'est-ce qu'on va commencer ?
On va commencer quelque chose qui va être au-delà de la loi, au-delà de l'humanité, quelque chose qui va être glorieux et qui fait que à un moment on va célébrer la vie, on va exulter de vivre et on va faire de ce moment où je t'aurais dit merci qui est un moment social et heureux, un moment inoubliable. Et c'est ça que veut dire la résurrection. La résurrection, ça veut pas dire la renaissance. La renaissance, c'est ce qui se passe quand on était mort et qu'on revient. La renaissance, le retour. Lazar, c'est le retour, c'est pas la résurrection. Lazare était mort. Le Christ l'a ressuscité. Lazare se retrouve à table. Qui est à la cuisine ? Ben, c'est Marie. Et qui sert ? C'est Marthe.
Et on recommence. Marthe, Marie, Lazar, le Christ est ressuscité. Personne ne le reconnaît. C'est à la fois lui et pas lui. C'est totalement nouveau. Et qu'est-ce qui se passe dans le merci ? On fait quelque chose de totalement nouveau. Jamais on ne m'a dit, on ne nous a dit merci comme ça. Jamais on a célébré les choses comme ça. Jamais on a exulté les choses comme ça. Il y a donc une autre loi et une autre vie. Il y a une vie au-delà de la société. Il y a une vie au-delà de l'humanité. Il y a une vie dans lesquelles on n'aime pas simplement la vie et l'humanité. On fait plus qu'aimer et plus qu'être humain. Et alors là ça valait la peine de dire merci.
Quand quelque chose vous avait été donné et que vous pouvez avoir la chance de redonner, ne manquez pas le fait de pouvoir dire merci. Vous ne l'oublierez jamais. C'est quelque chose d'extraordinaire. C'est la fête de toutes les fêtes. C'est la célébration de toutes les célébrations. Et c'est ce que veut dire rendre grâce. Alors, je voudrais parler de mes quatre gratitudes. Il y a quatre choses qu'il faut que dans la vie, j'ai infiniment de gratitude. Je remercie mes parents. Je devrais être aveugle. Je ne suis pas aveugle. Mes parents m'ont dit, il va voir la société qui m'a accepté malgré mon handicap. Je suis comme Frédéric à rescapé.
Et quand on est en rescapé, la gratitude, on l'a dans les cellules. Je remercie la France de m'avoir permis d'être professeur de philosophie, d'enseigner la philosophie, de vivre de la philosophie, de vivre de la culture, de l'intelligence, d'être là avec vous pour ça, de voyager, d'écrire, d'être écouté, d'avoir votre amitié, c'est génial. Je remercie je remercie le ciel d'avoir pu rentrer à l'école normale supérieure, l'agrégation de philosophie, d'avoir réussi des concours incroyables. Quand j'ai passé l'agrégation, il y avait 800 candidats. On était 20 à être su une joie inoubliable.
Je remercie la vie de vivre tout ce que je vis et de pouvoir dire quand je serais mort que la vie c'était mieux que ce que je croyais. Derrière derrière mes gratitudes, il y a quelque chose qui s'appelle le salut. Et c'est pour ça qu'on est là. Il y a quelque chose qui est extraordinaire dans la vie, c'est de comprendre ce que c'est que le salut. Le fait que le Christ soit venu apporter le salut du monde. Le salut, les philosophies du salut, ce sont des philosophies qui nous parlent de la fin de la souffrance et qui pensent que on est sauvé à partir du moment où on en a fini avec la souffrance. Le salut c'est pas ça.
Le salut ça n'est pas d'être sauvé par rapport à la non vie, c'est d'être ouvert à la véritable vie. Je peux ne pas mourir. C'est pas pour ça que je suis sauvé. En revanche, je peux alors que je suis un vivant ne pas rater la vie. Là, je suis sauvé. Alors, j'ai le salut dans mes peau parce que je vois j'ai vu ce que c'était que voir quand j'ai été faire du ski à Saint-Luc près d'ici et tout d'un coup, je pouvais voir la neige, le ciel, la montagne et glissé sur la pente et je dis c'est inoui. Vous vous imaginez pas quand on n pas pu voir ce que ça veut dire que voir pour pas savoir ce que c'est.
Mais j'ai une mère extraordinaire qui m'a sauvé en me disant une chose : Est-ce que tu te rends compte de ce que les autres font pour toi ? Je suis fils d'un résistant qui a été condamné à mort, non fusillé et qui me dit "Est-ce que tu te rends compte de ce que c'est que la paix ?" Les gens ne se rendent pas compte de ce que c'est que de vivre dans un monde de paix, dans un monde prospère, dans un monde de culture, dans un monde où il y a des livres, des universités, où il y a des an morpour qui font des stages formidables et des gens formidables qui viennent au séminaire moru. J'ai été éduqué par ma mère.
Et j'ai été éduqué par les poètes René Char dans ces poèmes, "Dans mon pays, on dit merci. Dans mon pays, on dit merci." Qu'est-ce que ça veut dire dans mon pays ? On dit merci. Ça veut dire le miracle de la gratitude. J'aime penser que ce n'est pas parce que le monde est beau que je dis merci. Mais c'est parce que je dis merci que le monde est beau. Ceux qui m'ont appris à dire merci, mon père, ma mère m'a vu le ciel, ils m'ont appris à faire attention. Et parce que je dis merci, je fais attention. Et parce que je fais attention, je vois des choses extraordinaires dans la vie.
Je me suis beaucoup levé à 5h du matin pour aller à Orléan faire mes cours et je me souviens avec émotion d'avoir vu les éboueurs le matin à 5h30 nettoyer la ville et je me suis dit comme je les remercie comme je les remercie grâce à eux on peut vivre la ville est propre merci les éboueurs. Merci la femme de ménage qui nettoyait la classe où j'allais faire cours. Merci tous ceux qui mettent dans l'invisible, les petites mains. Merci tous ceux qui organisent le monde et qui font que les choses marchent. Ce sont les invisibles. Et les invisibles, ils m'ont appris quoi ? Ils m'ont appris la justice et ils m'ont appris l'antidésespoir.
J'en ai ralbol d'entendre l'idée que le monde va mal, qu'on va tous crever et que la vie va se terminer dans le néant. Le monde va très bien. On va pas tous crever et la vie ne va surtout pas se terminer dans le néant. Arrêtez de nous gonfler avec votre pessimisme, votre désespoir. Vous êtes des tueurs de vie partout. Il y a des gens admirables qui tiennent la boutique. Ils sont formidables. Alors s'il y a Anne Morapour, il y a tous ceux qui sont au-delà d'Anne et dont on ne parle pas et qui sont formidables et qui tiennent. Dans mon lycée, il y avait quelqu'un d'extraordinaire. C'était la secrétaire du proviseur. Elle savait tout. Elle était impeccable.
Lorsque ma mère est morte, il y a une l'infirmière chef d'hôpital qui est venue la regarder juste avant qu'elle ne meure. Elle s'appelait Sophie. Et j'ai dit à mon avis à une amie qui était infirmière, je crois qu'elle est très très importante d'ame. Et on m'a dit "Tu ne sais pas quoi c'est bien dire. Elle est l'âme de l'hôpital. C'est-à-dire que vous avez des veilleurs dans l'invisible et ils sont géniaux. Ne me dites pas que le monde va mal, le monde va très bien et il tient nuit et jour par rapport à ça. Par rapport à ça, ne me dites pas que on va tous crever et qu'on va aller dans le néant. C'est pas vrai. La vérité, c'est que tout ce qu'on a fait de beau, de magnifique est inoubliable.
Et donc, qu'est-ce que nous faisons dans notre vie ? Sans nous en rendre compte, nous fabriquons de l'inoubliable. Et chacun de nous a apporté sa pierre à l'inoubliable. Et ne dites pas que nous allons dans le néant, vous rendez pas compte. Vous croyez que la vie est un accident et que tout va s'arrêter ? On est qu'au début d'une fantastique histoire qui ne fait que commencer. Et moi, j'ai une gratitude infinie par rapport à tous les philosophes du bonheur, les philosophes de l'émerveillement, les philosophes de la gratitude qui là où il y avait néant et tristesse m'ont dit "Ta gueule, boucle-la. Salot, tu n'imagines pas l'ingratitude dans laquelle tu es.
Tu as une vie géniale et tu es pas capable de dire merci. Pauvre type, pauvre mec. Alors, c'est quoi vivre la gratitude ? Vivre la gratitude, c'est faire ce qu'il y a de plus beau dans l'humanité. Et ce qui se trouve le plus beau dans l'humanité, c'est de dire merci. Et dire merci, c'est exactement ce qu'on trouve dans le Tao quand il est dit "Si tu veux te grandir, diminue-toi. Si tu veux si tu veux recevoir, remercie !" Et je trouve le plus beau geste de la vie, c'est de se prosterner. J'ai vécu dans un monde où on était fier de ne de se de ne s'agenouiller devant rien. Et bien moi, je trouve merveilleux de s'agenouiller.
Je trouve merveilleux les moines orthodoxes qui pratiquent les méthanies des dizaines de fois. et qui se prosterne devant les icônes. Je trouve merveilleux les musulmans qui se prosternent devant Dieu. Je trouve merveilleux les musulm les bouddhistes qui se prosternent devant le Bouddha. Je trouve lamentable le fait de penser comme ce penseur dont je n'oserait pas dire le nom qui disait "Rien ne m'énerve le plus au monde de savoir qu'il y a quelqu'un de supérieur à moi. Je suis ravi qu'il y ait des gens supérieurs à moi. Heureusement qu'il y a des gens supérieurs à moi. Vivent les gens plus intelligents que moi !
J'aime ce moment de l'existence extraordinaire où de nombreux penseurs disent "Il y a des moments où j'ai envie de dire merci à quelqu'un. Quand je regarde l'herbe poussée au milieu des pierres, j'ai envie de remercier. Quand je vois un arbuste sur une falaise tout seul, j'ai envie de remercier. Vive la vie qui s'accroche partout. La gratitude, c'est le fait d'aimer et de dire la chose la plus belle. Tu puisses jamais dire à quelqu'un merci d'exister. Merci ce moment béni d'exister. Merci à la vie qui t'a fait exister. J'aime ce moment de retournement dont parlait notre cher Frédéric et qui disait Annique nous a appris le retournement intérieur.
Le retournement intérieur par rapport à nos ombres, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut pas dire rencontrer des monstres effrayants à l'intérieur de nous en étant capable de les vaincre. C'est le fait de pas de de vaincre le pire des monstres qui existent. J'aime cette phrase dont je vous ai déjà parlé et qui consiste à dire le monde je ne dis pas merci parce que le monde est beau. Le monde est beau parce que je dis merci. Qu'est-ce qui est monstrueux à l'intérieur de notre monde ?
d'attendre que le monde soit beau pour dire merci et d'être là avec notre couteau et notre fourchette comme l'emmerdeur qui attend que le ton le monde lui tombe dans son assiette, qui n'est jamais content et qui dit qu'on m'appelle la direction. Moi, je n'appelle pas la direction, rien que par le fait d'être là, je remercie d'être là. Et plus je remercie, plus la vie est belle. Et plus la vie est belle, plus j'ai envie d'être là. Et quelque part, je m'aperçois que l'amour de la vie et la gratitude, c'est exactement la même chose. Plus j'ai de gratitude, plus j'ai d'amour de la vie et plus d'amour de la vie et plus la gratitude.
Et plus il y a la gratitude, plus je suis aimé de la vie et plus je sens l'amour de la vie. J'aime la gratitude parce que la gratitude se termine dans le moment d'exultation, de poésie, de bénédiction, de célébration. Tout d'un coup, me sentre et me sentant vivre dans un monde qui vit, je me dis tout existe, tout est vivant, tout a toujours été vivant, tout est toujours vivant. et tout sera toujours vivant. Pratiquez la gratitude et ce n'est pas les maîtres qui chantent qui vont être d'accord, qui vont pas être d'accord avec moi. La gratitude, c'est de chanter. Chanter, c'est faire vivre l'enchantement. Et plus je chante, plus j'enchante et plus j'enchante et plus je chante.
Et plus je m'aperçois que tout chant et plus je m'aperçois que à un moment rien n'est plus beau que tout est de dire tout chante la gloire du ciel. Alors je peux comprendre la parole de Jean Kevich et c'est par là que je terminerai la gratitude. Oui. Pourquoi ? parce que la vie est belle pour les ressusciter. On m'a demandé de rebondir. [rires] Alors, j'ai tout de suite pensé à l'homme joie de Christian Bobin, mais je dirais l'homme gratitude. En fait, il est là. [rires] Et dans ce que tu as dans ce que tu nous as partagé, la gratitude c'est de chanter. Et plus je chante, plus j'en chante. Car l'homme gratitude chante en toi. pour ça.
[rires] Ça, je voulais dire s'agenouiller, reconnaître que l'on peut dire merci, reconnaître que nous sommes pas tout-puissants [rires] et que du coup euh nous pouvons remercier pour ce que la vie nous donne, c'est reconnaître ce oui immémorial de ce matin pour reboucler ce oui à la vie que nous avons pris quand nous nous sommes incarnés, même si on s'en souvient pas mais les cellules s'en souviennent parce que quand on quand on traverse des choses comme tu as traversé toi qui est rescapé et qui me fait penser à Jacques Lucérant cet homme aussi extraordinaire qui a perdu la vue mais qui était un voyant en réalité et a été un de nos plus grands résistants français.
Mais toi, tu fais partie de cette trampe de ces grands résistants parce que tu ne résistes pas à la gratitude et tu résistes à ce monde infernal par ce merci qui qui donne du sens en tout sens. Parce que dire merci à la vie, c'est célébrer comme le mer chante le matin. C'est célébré de toutes nos cellules qui chaque jour sont en train de se régénérer, en train de cicatriser, en train de mourir et renaître. Et ça c'est une grande cathédrale que tu as bâti par ton par ton témoignage où nous apportant toutes nos pierres de gratitude des pierres vivantes qui composent cette grande cathédrale où les bâtisseurs en fait ont la langue une.
la langue une, c'est-à-dire où tous les mystiques se retrouvent et parce qu'en fait ils ne savent que célébrer la vie, ils ne savent faire que ça [rires] et tout est là quand on a quand on quand on a tout. [rires] On a un point commun, on est tous les deux des rescapés. Toi, tu es une rescapée. Moi aussi. Euh moi je suis un double rescapé par mon père et puis enfin et puis et puis par ma vue et puis toi par ce que tu vis, ce que tu as vécu et ce que tu nous montres à travers ton témoignage. Elle est belle he la vie pour les ressusciter. Elle est infinie en fait de ce côté-là. Quand on est passé par la mort, après on ne va que vers la vie.
Euh c'est une vie sans fin, qu'elle soit sous cette forme ou une autre, c'est une vie illimitée et émerveillante. Et moi ce qui m'a frappé, c'est la gentillesse, l'extraordinaire gentillesse. Qu'est-ce que j'en ai reçu ? Qu'est-ce qu'on est bien ensemble ? Qu'est-ce que c'est bien la solidarité, l'amitié, l'humanité merveilleux, fantastique. Je vous assure, c'est merveilleux. Ayons confiance en nous. L'homme n'est pas mort. Peut-être une petite phrase, une petite phrase qu'Anick nous a confié du père grave Kovaleski et elle disait que Dieu est un créé de toute éternité et l'homme est créé de toute éternité. Il y a deux manières de penser les choses.
La première, c'est par l'infini et la deuxième par c'est par le fini. Dieu vit dans l'infini et nous nous vivons divinement par le fini. La question de l'esprit saint, qu'est-ce que c'est que l'esprit ? L'esprit c'est l'intelligence. Il y a trois types d'intelligence parce que tout est trinitaire. Il y a une intelligence pratique qui consiste à savoir s'adapter. Et c'est formidable de savoir s'adapter en utilisant intelligemment les ressources qui sont en nous et autour de nous. pour pouvoir répondre aux sollicitations de notre euh de l'existence.
Ensuite, vous avez l'intelligence humaine qui est de fait en vivre en harmonie les autres les uns avec les autres parce que vous sentez et ce qui est merveilleux c'est que parfois l'intuition est beaucoup plus intelligente que le calcul. Par le calcul, je pourrais penser ceci et cela, mais mon intuition me dit "Va au-delà". Puis alors après vous avez une intelligence époustoufflante. Une intelligence époustoufflante, c'est l'intelligence qui sauve et qui maintient la meilleure partie de vous-même et qui vous fait aller dans la meilleure partie de vous-même et qui vous rehausse, qui vous annoblie, qui vous transfigure.
Cette intelligence de l'Esprit Saint, c'est tout ce qu'il y a de plus génial dans l'existence à tous les niveaux de l'existence. L'existence concrète avec des gens qui se dévouent et qui ont le génie du dévouement, de la simplicité, de l'humilité. C'est le génie de l'humanité pour aider l'humanité. C'est le génie dans tous les arts, dans toutes les sciences. Et c'est le génie extraordinaire de ce qui un moment vous rend la joie d'exister infini parce que ça vous révèle ce pourquoi nous sommes et ce pourquoi tout existe. Si nous existons ici, c'est que c'est absolument génial.
C'est que l'existence humaine vient de quelque chose qui est épous et que parfois il y a des gens qui nous ouvrent les portes de l'époufflant. Alors, à un moment, ce qui est formidable, ce sont les intuitions célestes qui, d'une manière très délicate et très fine, nous dit parfois remercie, tu ne le regretteras pas. Invite, tu ne le regretteras pas. Aime, tu ne le regretteras pas. Célèbre, tu ne le regretteras pas. Réjouis-toi, tu ne le regretteras pas. Et ça c'est formidable parce que un moment dans votre vie, vous avez peut-être pas envie de célébrer, d'aimer, d'être heureux, de faire la fête, de dire merci.
Et tout d'un coup, il y a une intuition géniale qui a été contre vous-même, dans le meilleur de vous-même. Et tout d'un coup, vous avez fait quelque chose où vous êtes surpassé et alors là, vous dites "Mais heureusement que j'ai fait ça." Alors là, oui, là c'est l'Esprit Saint. L'Esprit Saint, il nous emmène au-delà de nous-même pour l'extraordinaire de nous-même. La gratitude, le oui immémorial à la vie qui a dit un oui. Et alors là, c'est exactement ce qu'on essaie de vivre. C'està-dire on rentre dans le oui absolu, la poétique du grand oui. Voilà. Alors là effectivement ça ouvre des portes aux infinies.
La louange, c'est ce qui se passe quand on va de grandeur en grandeur par une grandeur encore plus grande que toute grandeur. Et là, on loue, c'est-à-dire, on rentre dans un processus d'inspiration créatrice où tout d'un coup le grand va amener le plus grand qui va amener encore plus grand. Et alors là, il y aura quelque chose qui fait qu'on ne peut plus que chanter, danser, célébrer. La gratitude, c'est l'opérateur qui permet la louange. la gratitude et le commencement de la louange, la louange et l'accomplissement de la gratitude. J'en parlerai demain, mais il nous faut sortir d'un monde d'ingratitude. Et la gratitude permet de se libérer de l'ingratitude.
Et l'ingratitude, la gratitude ne suffit pas. C'est très très beau de célébrer, mais ce qui est très beau, c'est que quand on n'arrête pas de célébrer, on n plus dans la gratitude, on est dans la louange. Donc, on pourrait dire que la louange est une gratitude infinie et la gratitude, la louange à l'état de semence. Deux questions. Alors, la première c'est la question de la grâce. Alors bien évidemment, il y a quelque chose qui lit la gratitude à la grâce et on le verra demain avec l'ingratitude. Vous avez un monde qui ne fait grâce de rien. C'est un monde impitoyable. Dallas, un univers impitoyable. Non, vous avez aimé GL Dallas. Oui, mais c'était très très bien fait.
Un univers impitoyable dans lesquels euh la caractéristique de ce monde, c'est qu'on ne s'abaisse pas à dire merci. Et par rapport à ça, on fait grâce. On donne sa grâce. et on ne renvoie pas le mal par le mal. Et donc la grâce, c'est une manière d'arrêter le cycle infernal du mal. Alors, il y a quelque chose d'autre qui est pas simplement négatif, qui est de faire venir l'élégance céleste. La grâce, c'est la beauté. Et là, il y a l'état de grâce. J'aime beaucoup au tennis, vous avez des moments pendant quelques secondes où tout passe. Il y a des coups prodigieux qui se font. Et on dit, il est en état de grâce. Mais l'état de grâce, c'est les moments géniaux de l'existence.
Vous avez quelqu'un qui est inspiré, le ciel parle à travers lui. À ce moment là, vous pouvez regarder, c'est phénoménal. Donc bien évidemment là, on est dans l'attitude, c'est-à-dire l'éthique, la demeure. L'éthique, c'est la demeure. Un moment, vous avez trouvé votre demeure et votre demeure, c'est que la vie divine passe à travers vous et que là on assiste véritablement à ce qu'on peut appeler un anciennement ou bien encore une forme extraordinaire de vie qui est ce à quoi nous sommes appelés.
Alors maintenant, dans la question de la souffrance physique, toute épreuve est positive, toute maladie est positive, toute adversité est positive, ça participe d'une purification nécessaire ou pour vous ou pour le monde. Et donc quand vous vivez quelque chose, vous vivez un état de libération. Nous sommes en état de libération et tout ce qui vous arrive participe de la libération. Si vous le prenez ainsi, vous avez la plus formidable instrument pour retourner l'adversité qui est exactement le même que l'humour. La caractéristique de l' de l'humour, c'est de transformer un adversaire en un partenaire de jeu. Une brute veut casser la figure à Charlot.
Il le saisit par la taille et il exquisse un pas de danse avec lui. Et tout d'un coup, l'autre est désarmé. Et bien la vie c'est la même chose. La maladie pouvait me faire désespérer. Et bien je m'en sers comme un instrument qui va m'apprendre. Quelqu'un m'insulte et me dit que je suis bête. Je lui dit "Écoutez, non, je crois que vous vous trompez. C'est pas que je suis bête, c'est que je suis très bête." À tout d'un coup, l'autre est décontenancé. Vous comprenez ? Et là c'est là qui est formidable ça. C'est l'état de grâce. Il faut savoir une chose, nous sommes jamais abandonné par le ciel. En permanence, il est là. Fondamentalement, tout va bien.
La mort a été vaincue, le mal n'existe plus. Donc tout peut commencer. Les gens disent "Mais je comprends pas." Tu dis que la Est-ce que tu te rends compte l'état du monde et cetera ? Quelle est la caractéristique du Christ ? C'est pas que on dit voilà il est ressuscité, pourtant tout le monde meurt. Oui, il est ressuscité, ça veut dire quoi ? Ça veut dire au milieu de l'enfer, il est ressuscité et même au milieu de l'enfer, tout peut commencer. Parce que pour que tout commence, il faut que tout soit accompli. Et donc, nous sommes dans un monde de commencement. Nous sommes dans un monde de naissance.
Nous sommes dans un monde où il faut réviser totalement toutes les visions qu'on a de la vie. C'est-à-dire nous sommes tout seuls, Dieu n'existe pas et on va tous crever. Et ben, c'est exactement l'inverse. Tu n'es pas tout seul, Dieu existe et tu vas pas crever, tu vas commencer à vivre. Et ça, c'est la plus formidable. Donc, qu'est-ce qui est intéressant ? Vous avez une épreuve, ben vous vous dites "Attention, je vais commencer à vivre. Je me sers de ça pour retourner tout ça. Et là, tout d'un coup, vous rendez compte qu'une chose, que tout ce qui nous inquiète n'existe pas.
À partir du moment où nous avons fait notre révolution intérieure dont parlait Frédéric et qui consiste dans le retournement. Le retournement, ça veut dire quoi ? Je vais voir mes zones d'ombre. Mais je vais voir mes zones d'ombre, non pas pour apprendre quelque chose de de l'ombre, mais pour apprendre qu'il n'y a pas d'ombre. Il y a pas d'échec, il y a pas de mort, il y a pas de vieillesse, il y a pas de tristesse. Tout ça, ça n'existe pas. En revanche, ce qui existe, c'est vous de plus en plus vivant. Voilà, ça c'est intéressant. Et la formidable révolution que nous avons à faire, c'est celle-là. Tant que nous l'avons pas faite, effectivement, nous subissons.
Dès qu'on l'a fait, on ne subit plus. Donc ne vous inquiétez de rien. Et je vous dis ça pourquoi ? Parce que ça je le vis. C'est pas des choses que j'ai raconté comme ça, c'est des choses que j'ai appris à vivre et je crois qu'on est là pour faire ce travail. Une phrase assez simple mais qui peut nous reconduire au-dedans de nous où rien n'est corruptible. La souffrance est psychologique. L'épreuve est ontologique. On peut avoir la même chose et pas le vivre de la même façon. Ça va dépendre si c'est le regard du prince à l'intérieur qui traverse une initiation nouvelle et qui se fait disciple de la vie.
ou si malheureusement comme disait Christian Saint-Gerre, la vie n'est pas là pour nous aplatir mais parfois on se fait victime quand on sent qu'ici on est là pour devenir des titans spirituels. Quand l'épreuve nous arrive, c'est pas parce que souvenez-vous le Christ quand les apôtres disent "Mais pourquoi il est aveugle celui-là C'est la faute de ses parents. C'est la faute de son karma. Qu'est-ce qu'il a fait ? C'est pour la gloire de Dieu. Alors, le niveau très élevé de la spiritualité dit que quand on on est face à l'épreuve, on dit merci.
Merci Seigneur de m'avoir donné un obstacle si grand parce que j'ai bien conscience que moi je pourrais pas le franchir sans toi et tu vas me donner de plus en plus l'espace de ta présence en ma chair et nous allons faire que le père et moi ne sommes qu'un pour traverser par le chat de l'aiguille. C'est une aventure extraordinaire et parmi tous les personnes qui sont ici, je sais qu'il y en a qui traversent des abîme de souffrance. Et quand j'ai la chance, j'ose dire la chance de connaître ces ces endroits épineux où on doit boire la ligne à mer jusqu'au bout, on n pas le choix. Et bien au fond du calice, et ben je suis cerné par Dieu au fond, derrière devant partout.
C'est-à-dire que quand tu reviens tes expériences de mort imminentes, on dira toujours et j'ai le le verbe de Christian Saint-Gerre qui arrive derrière le pire, il n'y a rien à craindre, il n'y a que l'amour. Et ça, on va le vivre. Mais pour le vivre, il nous faut mourir à notre peur. Tant qu'on a peur, on souffre. Et il va nous falloir au lieu de souffrir vivre vivre jusqu'au bout des cellules parce que toutes les cellules ont dit oui à l'incarnation et elles sont prêtes à cette mutation totale à la mutation dont parlait Satprem Shorino. Tous ces êtres qui ont fait l'expérience dans leur corps qui ont été très loin à la mer.
pour vivre cet état ontologique sur terre, cette nature divine que nous avons aussi mais à la vivre ici, l'incarner et plus on l'incarne plus les eaux d'en haut se déversent dans les eaux d'en bas. Et comme elles n'ont jamais été séparé, juste distingué, et ben l'homme fait le lien. C'est l'arche d'alliance. Et c'est dans le cœur et pas dans l'organe du cœur mais c'est dans le cœur. Comme disait saint exupéri l'invisible est invisible. C'est comment le l'essentiel [rires] est invisible aux yeux ? On ne le voit bien qu'avec le cœur. C'est ça que nous allons vivre. Ça sera pas notre mental, c'est dans notre corps que ça va se passer.
On va sentir que quand tu es tout concassé, tout est broyé et qu'on a plus ce réflexe de survie animale parce qu'elle a en perd qu'on se trouve enfin. Ce n'est plus ce n'est plus l'être de matière, c'est l'être de lumière qui est venu s'incarner dans notre corps qui enfin à travers nos limites comme un vitraille peut laisser traverser sa gloire. et on est venu faire cette expérience. Je remercie toutes les personnes qui souffrent aujourd'hui parce que je sais que vous êtes en train de faire ce travail dans l'invisible et vous le faites pour l'humanité. Merci à vous tous. Chrystie, synie boži, pomilujmego. Gospodi Isuse Chrystie niebuj grnego i chrystie syne božiuj