Meeting dans les Bouches-du-Rhône du 17 Novembre | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Emmanuel MacronFait
« je vais pas vous faire de discours je vous parlais avec le coeur au fond c'est aujourd'hui ici que les choses commencent vraiment et nous allons les faire ensemble »
- 5:00Emmanuel MacronChiffre
« un élève sur cinq ne sait pas lire écrire compter en cm2 »
- 9:00Emmanuel MacronFait
« nous avons changé des dizaines de fois notre code de procédure pénale durant les dernières années »
- 11:00Emmanuel MacronFait
« la france l'exigent ouverte enfin vouloir la france parce que c'est cela que nous voulons »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci [Applaudissements] je merci à vous [Applaudissements] merci merci à vous merci d'être là merci d'être là ce soir je vais pas vous faire de discours je vous parlais avec le coeur au fond c'est aujourd'hui ici que les choses commencent vraiment et nous allons les faire ensemble [Applaudissements] hier j'ai donc annoncé ma décision de me porter candidat à la présidence de la république [Applaudissements] ça n'est pas une décision qu'on prend à la légère ça n'est pas une décision qui s'improvisent et je sais la gravité du moment que nous sommes en train de vivre de la période que traverse notre pays la gravité des crises qui nous touchent des transformations qui sont à l'oeuvre et je sais aussi tout ce que cette décision au fond implique pour vous toutes et tous qui m'accompagnait et pour moi je les prises parce que je suis persuadé d'être prêt et je sais que nous sommes prêts et je sais que le pays est prêt parce que ce que nous sommes en train de vivre en france depuis tenté tant d'années et qui s'accélère c'est un grand bouleversement une grande transformation qui non seulement nous a fait sortir d'un monde ancien où nous avions construit une représentation nos certitudes et qui nous a plongés dans le 21e siècle et nous avons au fond de choix celui de refuser ce changement de fermer les yeux le choix de la haine que certains proposent du repli de la fermeture des frontières du retour à un monde d'avant qui n'a jamais vraiment réglé jamais vraiment existé bien la petite musique celle qu'on a toujours connu celle de l'alternance des petits ajustements les arrangements de celles et ceux qui se connaissent étienne un système politique dans lequel au fond vie plutôt pas mal la première solution ne répond en rien aux défis elle détruira le pays mais nous devons en convaincre chacune et chacun de nos concitoyens la deuxième solution elle prendra plus de temps mais la mènera aussi à l'échec et donc je me refuse à la situation au fond de haine dans laquelle le pays est plongé de division parfois aussi on peut le dire d'oubli de laxisme cette pensée que tout pourrait continuer comme ça a toujours été je veux ensemble à partir d'aujourd'hui que nous portions la voix de l'espérance que nous incarnions l'espérance partout sur le territoire [Applaudissements] et qu'est ce que ça veut dire ça ne veut pas dire être nice considéré que les difficultés ne sont pas là ça veut dire d'abord être lucide je ne connais pas d'espérance qui se construit sans lucidité d'abord parce que le discours de haine se construit lui sur le mensonge parce que le discours au fond du on a toujours fait comme ça se construit lui sur la volonté de ne pas voir donc nous nous devons regarder de face la situation du pays la regarde et l'étreindre la regarder en aimant ce pays parce que c'est notre pays et que nous voulons le changer [Applaudissements] et porter l'espérance mes amis ne vous trompez pas ce ne sera pas facile il y aura des attaques et elles ont commencé il y aura des quolibets on les a depuis le premier jour regardez vous vous êtes un mouvement qui n'existe pas un mouvement numérique vous êtes face à un homme seul qui a lui-même des lubies c'est ça ce qu'on dit depuis des mois et des mois alors répondez leur est ce que j'ai su seul [Applaudissements] alors répondez leur est ce que nous pouvons changer le pays [Applaudissements] mais nous ne changerons pas avec les vieilles recettes nous ne changerons pas en allant expliquer à nos concitoyens qu'au fond il faudrait maintenant non plus travailler 35 heures mais 39 heures par semaine parce que les lois peuvent déterminer de tous dans le pays on ne le changera pas en expliquant aux gens qu'il faut transformer notre état de droit du jour au lendemain qu'il fait plonger le pays dans une guerre civile et le fracas parce qu'on a désigné un ennemi intérieur l'étranger où le musulman ou que sais-je on ne le changera pas en stigmatisant les plus pauvres les plus nécessiteux ceux qui n'ont pas réussi donc oui la voie que nous avons choisie est sans doute la plus dure c'est un chemin de crête il y aura des embûches il y aura des jours de doute il y aura des attaques mais dans un chemin de crête on se doit une chose c'est toujours d'être en altitude c'est toujours de regarder au de penser aux de vouloir haut et loin pour notre pays parce que c'est bien d'un cap d'une volonté inflexible notre pays a besoin celle enfin de réussir celle de regarder devant celle d'avoir cet optimisme de la volonté qui nous portent mes amis et cela rien ne l'arrêtera [Applaudissements] alors oui nous sommes dans un monde qui se transforme profondément et ses grands bouleversements nous inquiète ces grands bouleversements nous font peur et parfois nous divise notre pays est bloqué depuis et vous le savez bien plusieurs décennies et je n'attaque personne parce que notre combat n'est pas le combat contre untel ou untel mais nous n'avons pas réussi à réparer notre pays de la fin des trente glorieuses nous n'avons pas réussi en france à répondre au défi du chômage de masse d'une société qui n'arrive plus intégrée et qui se divisent et notre monde se transforme et s'accélère chaque jour avec cette révolution numérique qui vient menacer des emplois transformer des habitudes des façons d'innover de produire de se comporter mais qui en même temps offre d'autres opportunités avec une révolution énergétique et environnementale qui elle aussi transforme profondément nos habitudes donne plus de moyens sur le terrain à celles et ceux qui veulent faire s'organiser et qui en même temps nous conduit à revoir en profondeur des choix productifs qui ont été les nôtres pendant des décennies le travail changent la façon que nous avons de nous organiser change la vie dans nos entreprises changent il ya aussi les risques géopolitiques extérieurs dont nous connaissons toutes les conséquences le terrorisme qui a plongé notre pays dans la peur l'émigration qui ont plongé l'europe dans la division et face à toutes ces transformations et à tous ces défis nous avons une obligation c'est d'agir de faire non pas pour essayer de réparer non pas pour essayer de reconstruire un monde qui n'est plus non nous avons l'obligation ardente de construire un monde nouveau où chacune et chacun peut trouver sa place et doit trouver sa place où il sera permis de réussir où la cohésion de notre société se fera en refondant en réinventant nos propres organisations en réinventant ce qui nous fait ce qui nous constitue en ne renonce en rien à nos valeurs à nos principes à notre ambition d'universel à notre solidarité notre fraternité mais en étant profondément courageux ambitieux neuf dans notre capacité à trouver de nouvelles organisations inventé ce nouveau modèle c'est cela la révolution que nous devons conduire aujourd'hui et c'est cela la révolution démocratique que j'appelle de mes voeux [Applaudissements] alors oui venir ici dans votre belle région venir aux pennes mirabeau à marseille dans les bouches du rhône ce n'est pas innocent parce que c'est venir dans une paire de symbole forte de son histoire parce que nous ne réussirons pas ce combat sans renouer avec le fil de notre histoire millénaire on ne va pas inventer un monde nouveau sorti de nulle part nous allons simplement cherché à nous montrer dignes de notre histoire c'est cela notre combat est ici dans ses terres vous savez ce qu'est la place de l'histoire dans cette capitale phocéenne dans ce lieu chargé de conquête de culture vous avez mener ses batailles et vous les avez réussi et venir ici ça n'est pas non plus un hasard parce que tous les défis de la société française nous y sommes plongés est au fond le choix que j'ai évoquée est ici posée s'unir réussir avec des visages multiples à construire la croissance le progrès la liberté de chacune et chacun de prendre la mer et de s'ouvrir à la méditerranée ce qui est notre destin c'est la seule vision qui portera votre vie et votre département vers le large fidèle à son histoire mais que tous ceux qui vous promettent de leur enfermés derrière des barbelés ou des forteresses ou de se tourner vers la terre ou de rejeter d'autres que cela nous les battrions que cela nous gagnons contre eux que cela nous ne leur permettrons jamais de prendre le pays de prendre nos terres parce que oui c'est un vrai défi de civilisation qui nous est on aujourd'hui posée et la victoire à laquelle nous devons aller c'est pas seulement une victoire politique ce n'est pas seulement une victoire qui serait économique ou social cette la victoire au fond de notre république de notre histoire des valeurs que nous portons c'est cela la bataille que nous allons mener ensemble [Applaudissements] parce que vous êtes parce que vous êtes une terre d'ouverture parce que ce pays a besoin d'ouverture parce que ce pays ne peut exister réussir notre pays qu'en s'inscrivant entièrement résolument dans le monde et en l'emportant dans ces terres de méditerranée qui peut être fier aujourd'hui de voir des femmes et des hommes venant d'autres rives périlleux qui peut accepter le discours que certains tiennent de haine de division au fond qui consisterait à dire que nous ne partageons même plus la même humanité pas moi pas vous nos valeurs ont un sens c'est ce qui nous a fait et cette révolution démocratique nous allons la construire ensemble durant les semaines et les mois qui viennent et nous allons la construire autour de notre détermination d'un projet pour le pays et de nos valeurs ce projet il s'appuiera d'abord sur le travail et oui je vous le dis la première chose que nous devons porter défendre c'est le travail parce que c'est ce qui tient notre société [Applaudissements] parce que c'est ce qui tient notre société c'est par le travail que chacune et chacun s'émancipe trouve sa place dans la société construit sa liberté et moi je n'accepte pas qu'aujourd'hui un quart de notre jeunesse ne trouvent pas d'emploi je n'accepte pas qu'aujourd'hui dans certains quartiers parce qu'on a un prénom ou une adresse on ne trouve même pas d'entretien d'embauché [Applaudissements] je n'accepte pas qu'aujourd'hui alors qu'on est bardé de diplômes parce qu'on a un handicap ou une maladie on ne trouve pas non plus un emploi mais je n'accepte pas davantage que lorsqu'un agriculteur se lève chaque matin à 4h ou 5h ne connaît pas un jour de trêve il ne puisse pas vivre de son travail n'accepte pas davantage qu'un commerçant aucun artisan qui lui aussi ne connaît pas le répit après tout les risques et peut tout perdre ne puisse plus vivre de son travail bien souvent sous le poids de ses charges et de ses contraintes et je n'accepte pas davantage que trop de salariés vivent dans la crainte du licenciement parce qu'ils ne peuvent plus rebondir parce que notre système est un système au fond pour l'employeur comme pour l'employé nous n'avons pas le droit d'échouer n'avons pas le droit d'arrêter n'avons pas le droit de changer parce que notre système s'est refermée c'est cloisonné s'est momifié c'est cela la réalité de notre pays aujourd'hui et donc permettre à chacun de vivre de son travail pour choisir sa vie ça veut dire justement reconnaître le caractère fondamental de cette valeur ça veut dire aussi agir très concrètement contre les discriminations en allant beaucoup plus loin en pénalisant en vérifiant en testant ça veut dire aussi avoir une véritable politique d'ouverture de notre marché du travail où il y a au fond - de normes et plus de liberté une capacité laisser aux acteurs de trouver les bonnes décisions au plus proche du terrain dans l'entreprise au niveau de la branche et non pas tout définir par la loi permettre à nos concitoyens de vivre de leur travail ça signifie leur faire confiance protéger ceux qui ne peuvent pas choisir mais l'essai au dialogue social dont on parle tant sa place la vraie la possibilité de trouver des accords sur le terrain et non pas d'aller faire de la politique et de prendre les grandes décisions nationales qui bloque tout et qui sont inadaptés selon les secteurs selon les territoires et selon les situations [Applaudissements] parce que vous savez je crois qu'en la matière comme dans beaucoup de choses notre pays a besoin de bon sens ça ne coûte pas cher ça ne s'impose pas par la loi ça ne se décrète pas mais chacune et chacun d'entre vous au quotidien essai de l'appliquer à sa vie et c'est cela que je propose ça veut dire elle veut dire oui que si nous voulons restaurer la place du travail nous devons aider celles et ceux qui entreprennent qui créent qui prennent des risques qui échoueront peut-être et ça ne sera pas grave nous devons aider à trouver des emplois là aussi grâce à l'aide et éviter aux flexibilité que nous construirons au plus proche du terrain mais également en faisant que notre modèle social comme on en parle souvent que nos protections ne soit plus simplement financé par le travail [Applaudissements] parce que dans un monde où tout se numérise dans un monde où les transformations sont majeurs on ne peut pas demander de financer des grands risques partagés par tous uniquement sur le travail et donc oui ça veut dire que nous devons là aussi affronter la réalité nous devons revoir une organisation sociale et économique qui a été construite merveilleusement au sortir de la deuxième guerre mondiale parce que nous ne sommes plus au sortir de la deuxième guerre mondiale mes amis [Applaudissements] et donc il nous faudra du courage il nous faudra avoir la même exigence la même vision que ceux qui ont fondé notre état providence parce que vouloir le travail c'est aussi vouloir des protections des sécurité on ne peut prendre des risques on ne peut libérer des énergies que si dans le même temps on se préoccupe des plus faibles et des plus fragiles que si en même temps on regarde toutes les inégalités qui sont à l'oeuvre dans notre territoire on ne libérera pas notre pays si en même temps on ne protège pas tous ceux qui ne peuvent pas participer à cette aventure et ça aussi c'est notre devoir [Applaudissements] et pour ce faire nous devons là aussi revisiter des réflexes que nous avons parfois eu revisiter nos habitudes nos automatismes nous devons faire plus pour ceux qui ont moins parce que bien souvent nous appliquons de manière uniforme les mêmes règles bien souvent nous appliquons dans tout le pays pour toutes les situations les mêmes décisions j'arrivais ce matin à marseille et j'ai vu des enseignants qui se plaignait révolte et de ne pas avoir dans un lycée de quartiers difficiles les moyens de faire ils ont raison parce qu'on ne peut pas demander à l'école de corriger les inégalités de la vie en ayant les mêmes contraintes sur tout le territoire en ayant les mêmes règles en ayant les mêmes financements en ayant la même organisation ça n'est pas vrai lorsque vous venez d'un milieu favorisé ou d'un quartier qui vit bien vous n'avez presque plus besoin de l'école vous savez bien souvent déjà lire et écrire en arrivant en cp vous savez bien des choses et l'école vous accompagne lorsque vous venez d'un quartier défavorisé d'un milieu pauvre il paraît qu'on ne prononce plus ce mot parce qu'on nomme plus la réalité lorsqu'on vient d'une famille avec des parents issus de l'immigration qui ne vous ont pas appris les mêmes choses qui n'ont pas le même vocabulaire on ne peut pas avoir le même début de scolarité on apprendra pas pareil à lire à écrire et à compter c'est simplement la vérité de dire cela [Applaudissements] et donc oui et donc oui si aujourd'hui un élève sur cinq ne sait pas lire écrire compter en cm2 c'est qu'il y en a un sur deux et parfois deux sur trois dans certains quartiers ou dans certaines écoles qui sont dans cette situation et donc oui dans ces écoles il faut laisser aux enseignants la possibilité de faire plus librement d'avoir des méthodes plus adapté d'enseignés différemment de dédoubler les classes et même peut-être davantage [Applaudissements] parce que si on ne corrige pas cette inégalité de départ rien ne sert de parler la main sur le coeur de l'égalité comme un principe républicain parce que oui je vous le dis sur ce sujet comme pour tant d'autres nos concitoyens ne peuvent plus d'être au fond prisonniers soient de la bien-pensance de tout ce qui rappelle les principes mais qu'ils font jamais rien qui ne veulent plus qu'on nomme la réalité soit de ceux qui les dénoncent mais pour dire qu'il faut tout cas fait qu'il faut exclure qu au fond le problème c'est l'autre ça n'est pas nous corriger les inégalités s'occuper et des plus fragiles c'est aussi avoir des sécurités dans notre monde qui vont avec ces changements j'y reviendrai dans le détail mais oui ça veut dire continuer comme nous le faisons sans mayer renoncer à notre exigence de la maladie comme de la vieillesse parce que c'est fondamental et j'ai entendu bien souvent des retraités les plus modestes se plaindre de ce qu'ils ont pu subir parce que là aussi on a appliqué les mêmes méthodes pour tout le monde les mêmes décisions lorsqu'on vit avec le minimum vieillesse ou avec une retraite minime qu'il n'y a plus de revalorisation possible on ne peut pas subir les mêmes décisions fiscales on ne peut pas subir les mêmes choix on doit être protégée parce que c'est le devoir de la société [Applaudissements] et pour ce faire pour justement protéger les plus faibles nous devons produire parce que là aussi tous ceux qui vous promettent un monde meilleur sans vous expliquer comment on recréera de la valeur dans notre pays des emplois de la richesse pour pouvoir ensuite euros distribués demandez-leur la solution moi je ne la connais pas et je ne l'est pas et pour produire dans notre pays il nous faudra conduire des réformes courageuses pour libérer l'emploi comme je l'évoquais tout à l'heure avec au fond plus d'adaptabilité de flexibilité sur le terrain avec une liberté rendue aux entreprises et aux branches pour s'adapter aux chocs avec des marges qui seront restaurés parce que nos risques ne seront plus financées sur le travail et avec de l'investissement qui doit être relancé qu'ils soient publics et privés parce que c'est l'investissement qui est au coeur de notre capacité à réussir se déplie [Applaudissements] nous avons longtemps en france préféré protéger ceux qui avaient déjà nous avons longtemps préféré protéger les statuts ce qui était déjà dans un emploi dans des contrats établis et c'est leur gloire c'est leur force mais le système ne peut pas tout entier tourné autour de cela nous avons préféré protéger au fond ce qui était déjà autour de la table plus qu'aux plutôt que de favoriser ceux qui tirent à notre pays de l'avant c'est-à-dire la création d'emplois et l'investissement qui doivent être nos deux moteurs alors je pourrais vous parler de tant d'autres choses ce soir je pourrais vous parler de notre nation inquiètes face aux défis de l'intégration à l'obsession religieuse à la menace notre nation inquiète qui risquent de se fracturer dans les semaines et les mois qui viennent et face à ce défi notre devoir à nous les progressistes c'est d'être exigeants et lucide d'être exigeants et généreux exigeant en ne cédant rien de nos principes en combattant toutes celles et ceux qui s'attaquent à la république toutes celles et ceux qui viennent la menace et dans certains quartiers dans leurs discours en considérant au fond que leur principe leur religion leur valeur vesle mieux que la république cela n'a pas cours dans notre république et sur notre territoire [Applaudissements] en étant exigeant et en défendant notre laïcité non pas une laïcité fantasmer aurait inventé par certains qui deviendrait de la haine la laïcité de 1905 et pas plus ce qui est d'abord et avant tout une liberté et l'exigence est aussi celle qui consiste à protéger en redonnant des moyens à nos forces de police de gendarmerie à notre justice pour qu'elle puisse traiter les affaires qui lui sont soumises pour que sur le terrain par tous est nécessaire lorsque le risque advient lorsque l'insécurité s'empare d'un quartier d'une ville l'action puisse être rapide efficace parce que c'est ce que veut justement notre pays parce que c'est ce que nous attendons et ça n'est qu'une question de moyens là aussi ne confondons pas tout nous avons changé des dizaines de fois notre code de procédure pénale durant les dernières années n'allons pas inventer de nouvelles lois mais soyons pragmatiques donnons les moyens aux forces de police à nos forces de gendarmerie à notre justice de fonctionner de fer d'appliquer la loi de manière intraitable mais telle qu'elle est en lui donnant un cap en en rappelant le rôle et nos exigences en lui donnant de la visibilité sur cinq ans au moins mais en même temps cette nation ne se tiendra elle même qu'en étant généreuse si nous nous refermons sur nos propres fracture si nous nous refermons sur nos différences nous ne sommes alors plus à la hauteur de notre histoire nous ne sommes alors plus au fond dans le droit fil de ce qui constitue notre pays une nation généreuse ça n'est pas une nation qui ne respecte pas ses engagements les plus fondamentaux celui du droit d'asile est aujourd'hui en france j'entends trop de voix qui s'élèvent jouant sur les peurs pour refuser les responsabilités qui sont les nôtres un réfugié qui demandent l'asile c'est une femme ou un homme qui risque sa vie qui a traversé cette mère notre mère la méditerranée pour vivre sa vie avec sa famille pour ses idées pour sa liberté mais combien d'entre vous on tue des pères ou des mères qui ont mené ces combats combien d'entre vous à l'étranger ou en france avez vous eu deux parents qui ont mené ces combats nous sommes dans un pays notre pays qui a su faire citoyen des étrangers parce qu'ils participent et nos valeurs nous sommes dans un pays mes amis qui a su faire députés représentant de la république des femmes et des hommes qui étaient étrangers parce qu'ils défendent et nos valeurs [Applaudissements] alors ne confondons pas tout il ya une exigence à avoir mais il ya une dignité à porter parce que la france l'exigent ouverte enfin vouloir la france parce que c'est cela que nous voulons c'est cela que nous portons vouloir la france elle à vouloir ouverte celle à vouloir conquérante c'est là vouloir au monde dans le monde c'est là vouloir dans l'europe et nous en avons de tout je n'entends plus dans les discours politiques aujourd'hui parler d'europe tout le monde l'a oublié on ne s'en souvient que au fond pour dire le coupable serait à bruxelles oubliant ce faisant que bruxelles c'est non c'est nous qui l'avons fait c'est nous qui l'avons voulu ce sont précisément des grands décideurs politiques qui alors que tout devait nous enfermer dans la haine dans leur repli après trois guerres ont décidé de faire de dépasser cela ils ont décidé de rêver et ils l'ont fait c'est cela l'ordre alors pour avancer nous avons besoin d'une france forte d'une france qui produisent d'une france qui ce soir est formé d'une france qui soit crédible c'est le préalable point n'est besoin d'aller demander à nos partenaires de faire l'europe si nous ne sommes pas là mais la deuxième chose la deuxième chose c'est que nous avons besoin de recréer cette europe souveraine solidaire et démocratique qui est le sel de sa promesse et nous l'avons perdue [Applaudissements] et je veux que dans les prochains mois le projet que nous allons ensemble construire soit aussi un projet pour l'europe soit aussi un projet qui permettra de convaincre nos partenaires que nous allons de l'avant mais en leur demandant leur part en leur demandant aussi de croire avec nous dans une europe à nouveau conquérante qui protègent ces industries qui protège son secteur énergétique sont numériques ses citoyens et qui veut encore conquérir le monde une europe pleinement démocratique qui construira son projet avec les citoyens de ce continent et une europe qui aura retrouvé le goût de l'avenir c'est à dire elle aussi de l'investissement parce que l'europe peut investir bien davantage et c'est cette voix aussi que nous devons porter [Applaudissements] vous le voyez ce que nous allons ensemble construire durant les prochaines semaines et les prochains mois c'est un projet pour notre pays non pas des mesures techniques non pas des milliers de propositions qui sont au fond simplement là pour animer le jeu médiatique pendant la campagne et ensuite ne jamais être exécuté quiconque prétend devenir président de la république n'a pas vocation à diriger tous les bureaux d'administration centrale de notre pays [Applaudissements] parce que ce qui est essentiel avant tout c'est d'avoir une vision commune celle que nous partageons celles des progressistes et d'avoir un plan clair résolu révolutionnaire qui ne propose pas d'ajuster qui ne listent pas des petites corrections qui donne un cap c'est cela que nous allons construire j'entends tellement de partis qui nous accable de droite et de gauche justifiant chaque jour le fait que nous dérangeons qui se divisent mais ne se divise pas sur telle ou telle proposition ils se divisent simplement sur une vision de la société vous avez aujourd'hui au sein des mêmes partis des femmes et des hommes qui ne pense pas la même chose de l'état de droit qui ne pense pas la même chose de l'europe qui ne pense pas la même chose des inégalités qui ne pensent plus la même chose de l'école mais qu'est ce que c'est que ces partis il n'existe plus [Applaudissements] lé débat [Applaudissements] les débats des primaires dont le nom on nous parle tant il paraît qu'il y en a ce soir même ce ne sont pas des débats sur les petites propositions des petits désaccords ce sont des débats entre des femmes et des hommes qui ne partagent plus le même projet pour le pays la même vision le pays qui ne veulent pas le même pays [Applaudissements] et je vous rassure au fond ce sont surtout des débats de syndics de copropriété [Applaudissements] parce qu'il cherche à trouver les moyens de s'organiser pour que quoique n'ayant absolument plus rien à dire ensemble sur le pays ont 1 les intérêts financiers ceux du parti soient bien défendus [Applaudissements] alors je vais vous rassurer c'est un problème de riche qui l'on nous n'avons pas donc [Applaudissements] nous n'allons pas faire de primaires des progressistes d'abord parce que il y en a des millions et des millions et d'abord parce que n'avons pas d'arrangement à trouver puisque nous n'avons pas d'argent à distribuer [Applaudissements] ça simplifie les choses mais ça va nous permettre d'avancer ensuite parce que nous tous et toutes nous pouvons avoir des désaccords nous en aurons sur telle ou telle chose je reçois vos messages je lis je peux pas répondre à tout le monde je les entends j'entends les colères dans le pays les désaccords donc nous aurons des différences nous aurons des désaccords mais nous avons construit notre projet politique sur l'essentiel et donc nos valeurs nos objectifs notre cap que j'ai encore rappelé aujourd'hui nous le partageons et c'est cela le plus important c'est ce qui nous rend absolument absolument non seulement cohérent mais invincible [Applaudissements] et parce que cette révolution démocratique que je veux conduire pour le progressisme je veux la conduire avec vous mes amis parce que ça ne se fait pas seul je veux la conduire avec vous c'est à dire les plus de cent mille adhérents dans marche depuis hier soir je veux la conduire avec vous et vos histoires ceux qui viennent de la gauche eco et qui ont eu des engagements qui vont avec leur vie ceux qui viennent du centre ceux qui viennent de la droite ceux qui viennent des verts peu m'importe et ceux qui ne se sont jamais engagés jusque alors qu'ils sont dans cette société vibrante qui est la nôtre dans ce pays et qui veulent croire non pas dans les partis politiques qui veulent croire dans la vie civique et dans la dignité de celle ci qui veulent croire dans l'engagement qui nous réussit [Applaudissements] alors cette révolution démocratique ce sera le projet que dans les prochaines semaines et les prochains mois nous allons ensemble bâtir et proposer aux français ce sera ce projet d'avoir un cap commun pour en mener le pays vers cette réconciliation de la liberté et du progrès ce sera ce projet pragmatique de rendre le pouvoir à ceux qui font dans l'état hors de l'état de déconcentrer les choses de donner le pouvoir à toutes celles et ceux qui veulent prendre leurs responsabilités qui veulent changer le monde qui veulent faire notre pays parce que ce pays notre pays n'a jamais été fait par un homme par une femme il a toujours été construit par l'énergie du peuple français et le peuple français n'en peut plus de ces divisions inutiles et le peuple français n'en peut plus de la langueur qui s'est installée et le peuple français il n'a jamais été vers la haine il a toujours connu ce sur faut se rêver cette volonté d'aller de l'avant [Applaudissements] alors mes amis à partir d'aujourd'hui la bataille qui commence c'est une bataille qui ne finira qu'en mai 2017 c'est une bataille pour faire gagner nos idées mais avec elle pour faire gagner le pays parce que le projet qui est le mien pour vous ça n'est pas de rassembler la gauche ça n'est pas de rassembler la droite c'est de rassembler les françaises et les français qui se retrouvent dans l'ogaden dans notre histoire dans notre volonté non pas d'aller vers l'aisne non pas d'aller vers le rejet mais d'aller vers l'avenir de retrouver ce goût de l'avenir qui nous a toujours porté de retrouver cette ambition commune notre fierté alors oui je n'aurais pas réponse à tout je me tromperais sans doute vous douterez peut-être mais oui nous y arriverons parce que cette énergie c'est la vôtre parce que cette détermination et la porte et parce que mes amis parce que la décision que j'ai prise hier avec vous c'est une décision de porter votre énergie de porter votre volonté de porter celle du peuple français mais jamais de ne le faire seul et toujours avec sincérité conviction et détermination d'aller au bout de ce combat auquel je donnerai tout vive la république et vive la france merci à vous [Applaudissements] merci à vous tout va [Applaudissements] merci à vous lorsque l'autre là bon ça bout bienvenue merci merci à vous merci [Applaudissements]
Emmanuel Macron