LE GRAND DÉBORDEMENT - REPORTAGE À LA BOURSE DU TRAVAIL
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est une première et un moment important dans le contexte actuel, 15 syndicats et organisations politiques ont appelé ce matin à Marseille à une manifestation commune le 14 avril pour soutenir le mouvement social des cheminots, malgré les réserves des états majors nationaux. Alors, la fédération des bouches du Rhône, de la CGT de SUD solidaires, de l'UNEF, de la FSU et d'ATTAC, mais aussi la Marche mondiale des femmes, le Parti Communiste, le NPA, la France Insoumise, Rouge Vif et le Parti de Gauche étaient réunis au siège de l'union départementale CGT pour et je cite, "faire du mouvement des cheminots un symbole de résistance, mais aussi de reconquête." Une marche commune doit donc partir le samedi 14 à 14 h du vieux port.
Cette première manifestation de la convergence des luttes fait écho à la réunion qui s'est tenue hier soir à la bourse du travail, Salut Rémi-Kenzo, comment ça va ? – Très bien. – Ça va, tu étais hier soir avec Robin Volet sur place, est-ce que tu peux nous raconter un petit peu l'ambiance ?
Raconte nous ce que tu as vu et ce que tu as entendu. – C'était une démonstration de force avec des syndicalistes de la CGT, de FO, de SUD, de CNT et des grévistes de différents secteurs. Pour les organisateurs Frédéric Lordon l'intellectuel engagé et François Ruffin, député du groupe de la France Insoumise, cette soirée a été une réussite, je vous rappelle que la dernière fois que ces deux là se sont réunis, c’était pour Nuit Debout.
On a rencontré plusieurs participants, ils ont beaucoup de choses à dire, ouvrez les oreilles et regardez, c'est un reportage réalisé avec Robin Volet. On est à la Bourse du travail de Paris, un événement qui a été appelé par François Ruffin et Frédéric Lordon sur les réseaux sociaux, ils l'ont intitulé "Et si on essayait quelque chose", quelque chose dans le cadre de la mobilisation actuelle. Là on le voit, on a eu un peu plus d'une heure d'avance et pourtant il y a déjà pas mal de monde, donc je propose qu'on aille voir ce que ça donne On a croisé Toria qui est cheminote en Seine-et-Marne, tu peux peut-être nous expliquer ce que tu attends de la soirée ? – J'attends de la soirée de voir le nombre de métiers qui seront représentés, de savoir vers quel mouvement on se dirige s'il y a vraiment une convergence des luttes comme on en a envie que ça soit par rapport à notre mouvement.
Moi je suis en grève, en grève reconductible et pas en pointillés Et je soutiens… j'irai jusqu'au bout jusqu'à ce que le gouvernement renonce à la réforme ferroviaire. – Il y a vraiment beaucoup de monde, il y a une bonne ambiance, les gens à qui on a parlé nous disent tous qu'ils attendent vraiment beaucoup de cette soirée, ils espèrent vraiment que la soirée puisse donner aussi un nouvel élan au mouvement social. Je propose qu'on aille écouter ce qui va se dire et puis on va juger par nous mêmes. – La bagarre qui est en train de se livrer avec les cheminots, ce n'est pas la bagarre entre les cheminots et le gouvernement.
C'est une bagarre où si les cheminots sont défaits, c'est tout notre modèle social qui va être défait. Il y a des centaines et des milliers de jeunes, de travailleurs qui refusent de courber l'échine. ♫grève générale grève générale♫ – Alors on me dit que j'extravague, qu'il n'est question après tout d'une simple dérégulation du transport ferroviaire demandée par l'Europe.
Je décompte qu'il ne faudra pas 5 ans pour que la SNCF connaisse sa vague de suicide comme avec Orange, La Poste et les hôpitaux, nous ne les laisserons pas faire ça. – Notre proposition, c'est de faire déborder la rivière, c'est de faire sa fête à Macron. C'est de poser une date, de poser une date dès ce soir.
La date que l'on propose, c'est le samedi 5 Mai. Je suggérerai que partout, dans les villes, dans les quartiers, se créent des comités du 5 Mai et qui rassemblent, qui rassemblent de la même manière qu'on demande aux syndicats, aux partis, aux associations de se rassembler autour de cette date, qui elle rassemble les militants, on laisse tomber les querelles d'étiquette et qu'on se rassemble tous ensemble pour arriver à un gros mouvement le 5 Mai. Je pense qu'il ya une aspiration qui est massive dans le pays que je trouve qui est potentiellement explosive, c'est le désir d'autre chose, les gens en ont marre je pense généralement d'être juste pris dans l'économie et la technologie et je pense qu'il y a quelque chose qui flotte dans l'air et on n'a pas envie d'être juste des machines à profit et je pense que ça il y a quelque chose qui peut être fort autour de ça et maintenant il faut trouver le moyen de rassembler largement et pas que ça soit chacun dans son coin, donc voilà pourquoi on propose une date, le samedi 5 Mai, pour en faire une grande manif nationale. – L'information principale, c'est l'appel à une manifestation nationale le 5 Mai.
Le choix de cette date n'a rien d'anodin, le 5 mai c'est un samedi et entre nous on ne va pas se mentir, derrière il y a des enjeux politiques, des rapports de force qui se joue au sein du mouvement social entre deux tendances qui se querellent sur le calendrier, la France Insoumise veut des dates le week-end dans l'objectif de mobiliser plus de monde en manifestations, Alors que la direction de la CGT appelle à des journées d'action en semaine pour mobiliser les grévistes et ralentir la production. il y a d'un côté ceux qui veulent pouvoir se compter et de l'autre ceux qui veulent peser sur l'économie. Aujourd'hui Francois Ruffin et ses copains mettent la pression sur les syndicats, l'idée aussi c'est que le 5 Mai soit un point de départ, non un point d'arrivée, la question posée par le député pour conclure le meeting c'était qu'est-ce que qu'est-ce qu'on fait le soir du 5 mai ?
François Ruffin nous confie qu'il a déjà quelques idées pour la suite, même s'il n'a pas voulu nous préciser lesquelles, ce qui est certain Iban, c'est que Le Média y sera. – C'est clair.
François Ruffin