Brunet sans filtre du lundi 9 mars 2026 - Édition spéciale : Guerre en Iran, E. Macron est arrivé...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nos équipes sont bien en place, un peu partout dans le Golf, au Moyen-Orient, en Iran, dans tous les lieux stratégiques, mais vous l'avez compris bien au-delà puisque cette guerre a a revêtu, voici quelques jours une dimension internationale qui ne vous a pas échappé. Nous avons des équipes présentes à Pékin, aux États-Unis, comme vous pouvez l'imaginer, comme vous le voyez tous les jours sur LCI. Bienvenue donc dans cette édition spéciale.
Bonjour Magalie Lunel. Bonjour Éric. Bonjour à tous.
Autour de la table, nous avons l'amiralin deville qui est avec nous. Non, il va arriver dans quelques instants, mais nous avons un autre amal. Voyez, nous avons beaucoup d'amir, l'amiral Alain Coldeille, pardonnez-moi.
Amiral, pas beaucoup quand même. Ancien inspecteur des armées, ils sont tous là. Qu'est-ce qu' ils sont tous sur ce plateau.
Alexandre Catb est également là économiste. C'est important. On va parler d'économie, on va parler de pétrole.
Il est en train de se passer quelque chose qu'on peut appeler tout simplement la guerre du pétrole. On va en parler avec vous. Et ça ça nous concerne directement parce que bien évidemment il y aura des répercussions assez rapidement peut-être dans le monde de la consommation.
Attention, on nous interromp euh Magalie Lunel car c'est bien l'avion officiel de la République française, celui d'Emmanuel Macron qui est en train d'arriver sur le tarmac de l'île de Chypre. L'île de Chypre qui a été l'objet de bombardement, de tir de missile. Voici quelques jours de la part de l'Iran et bien évidemment, ça aussi vous le savez, Chypre c'est l'Union européenne.
Effectivement, une visite hautement symbolique he alors que le Moyen-Orient est en guerre et que Chypre, vous l'avez dit, le seul pays de l'Union européenne à avoir été touché dans ces bombardements avec plusieurs tirs de missile et de et de et de drone au tout début de la guerre. Emmanuel Macron qui est en train d'arriver donc à Chip, qui a décidé le chef de l'État de se déplacer en meranée pour apporter son soutien à la petite île et qui va rencontrer donc le le président chipriote mais aussi le premier ministre grec. On va suivre en direct la descente d'avion du président de la République qui prendra la parole au cours de la mi-journée.
Ce sera aux alentours de de 13h30. On l'écoutera en direct évidemment Emmanuel Macron parce que il veut visiblement jouer un rôle dans ce conflit, prendre peut-être le leadership européen dans ce conflit alors que Chypre, on le rappelle, assure la présidence la présidence tournante de l'Union européenne depuis le début de l'année. Faut quand même dire faut quand même dire que Chypre a été frappé la semaine dernière.
Comme on se dit que c'est un territoire européen, on imagine que c'était des petites frappes de rien du tout. Mesdames, messieurs, bien en fait Chpre a été frappé par des drones, par des missiles. Euh je je me tourne vers vous, Maxime Perez, ancien correspondant au proche Orient et spécialiste des questions de défense.
C'est pas rien. Chypre n'a pas pris un petit drone comme ça. L'Union européenne a vraiment même si ça n'a rien à voir avec ce qui se passe notamment aux Émirats arabes unis hein, où là il y a une intensité un feu intense, ça n'est pas rien ce qui est arrivé sur l'île de Chypre territoire de l'Union européenne, c'est l'Europe.
C'est un pays qui est qui a intégré l'Union européenne en 2004, qui est très proche de la Grèce, qui est une zone touristique également. Il y a de base évidemment de l'avion de l'armée de l'air britannique, mais c'est c'est déjà l'arrière-front et peut-être pour l'Europe une ligne à défendre dans les dans les prochains jours, les prochaines semaines avec des moyens qui sont quand même déployés parce que derrière des missiles balistiques qui vont peut-être plus loin que Chypre, qui ne sont pas interceptés à cette hauteur là peuvent potentiellement atteindre le territoire europe plus en profondeur. Sur le papier, les missiles balistiques iraniens peuvent atteindre le sud de la France, il faut le rappeler.
J'imagine au passage quelqu'un qui aurait été dans le coma pendant 10 ans et qui découvrirait là que la République islamique d'Iran a frappé un pays de l'Union européenne avec des missiles. Alors, c'est une base britannique he qui a été qui a été touchée sur cette île de Chypre mais tout de suite en effet Emmanuel Macron puisque là on le voit qui s'apprête à à descendre de son avion a appelé à l'envoi de renfort. lorsqu'il a pris la parole la semaine dernière, il a expliqué non seulement qu'il envoyait en effet le porte-avion Charles de Gaulle dans dans la zone, mais qu'il envoyé aussi la la frégate Langdoc pour justement venir en renfort et pour assurer la protection de Chypre avec donc des moyens notamment antiaériens supplémentaires, défensif, des moyens défensifs.
Les Grecs font aussi la même chose. Faut savoir que les Français, nous sommes liés avec un un accord pour justement de défense avec Chre Chypre, mais en plus que Chypre en tant que pays membre de l'Union européenne aussi en appelle à la solidarité euh des euh des des Européens. Mais donc c'est un c'est un moment extrêmement important que Emmanuel Macron décide en effet d'aller même physiquement montrer sa solidarité avec les Cypriotes pour bien signifier aussi à la République islamique d'Iran que là on est sur un territoire européen pour essayer de de et que ce n'est pas et que ce n'est pas anodin.
Un petit mot juste sur ce je suis pas certain que la République islamique d'Iran soit impressionné par cette visite du du président de la République. Pardonnez-moi, mais quand on voit aujourd'hui euh les réactions même dans les dans les monarchies du golf, le le chef d'état Émirati tiens il y a 3 jours qui a dit on va pas se laisser faire qui a répondu de façon extrêmement verte dans l'oralité hein. C'était que des mots dans un premier temps.
Enfin ils ont la moitié de l'humanité contre eux aujourd'hui les les Iraniens et pourtant ils continuent. Je suis pas certain que cette visite diplomatique les mais peut-être que je me trompe hein. Non mais en tous les cas les Français les britanniques aussi envoient des interrompre Magalie.
Moi c'était un peu une question que je voulais poser à l'amiral Coldefi. Est-ce que vous imaginez-vous que la marine britannique que les forces armées britanniques étaient dans cet état aussi entre guillemets pitoyable ? un scandale.
Outreemche au fond que ce soit qu'il soit pas capable qu'elles étaient toutes en réparation toutes les fréges défensives. Est-ce que vous imaginez que l'armée anglaise britannique était dans cet état ? Parce que effectivement ces deux bases britanniques, les chypriotes s'attendaient à voir les britanniques arriver en fanfare et ils ont les français ce qui nous permet d'arriver leader sur le terrain européen.
Ce qui me paraît pas mal. Les français vont arriver avant le portavion français. Oui, c'est vrai.
Au passage amiral, nous avons découvert pour compléter ce que dit à l'instant Isabelle Saporta. Vous a pas on vous a interrompu mais pardonnez-vous euh Magalie, vous aurez le micro dans un instant mais on a découvert au passage que ces forces européennes elles sont pas aussi fringantes qu'on l'imaginait et que les les Britanniques se battent notamment pour recruter des marins professionnels pour leur marine et qui n'y arrivent pas, qui manquent d'effectif, qui manquent de matériel et voilà un peu les Britanniques qui vont arriver sur le théâtre des opérations dans les prochains jours. Ça va être très long hein pour que le fameux porteavion britannique arrive là dans les d'abord 30 secondes pour rappeler que les anglais sont chez eux en territoire britannique et on n'est pas sur une base chypriote louée aux britanniques.
On est en territoire britannique et à croirie dont tous les avions de l'OTAN occupent et la partie alimentol. Ça c'est qui veut dire que si on était un petit peu pointilleux, la République islamique d'Iran n'a pas attaqué l'Union européenne. Grande Bretagne Ahqu-Bretagne.
D'accord. Et ça c'est le premier point. Maintenant, pour répondre à votre question, les Nous connaissons avec tristesse l'état de la marine britannique et l'état des forces armées britannique.
Elle paye 30 ans de sous-investissement un peu comme nous car les dirigeants de ce pays ont, je vais dire largement sous-investi pendant toute cette période. Et le pire pour eux, ça a été les sous-marins, leur dernière série de sous-marins qui nucléaire d'attaque qui concurrence un petit peu les les nôtres. Enfin, en terme de qualité, il a fallu que 100 ingénieurs américains de général dynamics, il viennent terminer le programme.
Ils étaient pas capable de le faire tout seul parce que parce que dans des activités, je un peu long à expliquer mais c'est l'industrie dans les activités à pic c'està dire on construit et puis pendant une période on ne construit pas le point mort bas il faut garder des compétences et ces compétences il faut expliquer aux inspecteurs de Ber qu'elles sont indispensables. On a réussi à le faire en France, ils n'ont pas réussi à le faire en Angleterre. Donc, ils ont un seul sous-marin nucléaire d'attaque et je termine en disant que il y a quelques années, je crois que c'est toujours vrai, il y a six marins français officier mar supérieur qui utilisent les qui sont embarqués sur les fréardes britanniques pour mettre en œuvre les systèmes de combat britannique.
Mais on s'entend très bien. Amiral, merci pour ces précisions. Il est 12h09, édition spéciale sur LCI.
Vous voyez ces images d'un avion français ? Vous voyez bien son panache bleu blanc rouge. C'est l'avion de la République française.
Il s'est posé il y a quelques instants sur le tarmac de l'île de Chypre, île qui fait partie de l'Union européenne et qui euh sur sur le territoire de Chypre et bien euh possède une une enclave britannique qui est une base britannique qui appartient à la Grande-Bretagne et qui a été attaquée il y a quelques jours par les la République islamique d'Iran. Dans quelques instants, le président de la République va descendre. Je crois que Magalie Lunel déjà quelques quelques responsables français de la délégation des crois que ça s'agite.
Effectivement la délégation visiblement est sortie avant le président de la République. Thomas Missraki vous qui êtes sur place avec Thbac, vous allez peut-être pouvoir nous nous le dire mieux que que ce qu'on peut voir nous sur sur ces images. On attend toujours la descente de d'Emmanuel Macron.
Oui, on est juste à l'extérieuse de cette base de de Paos. Alors, c'est une base et c'est aussi un aéroport international. La base, c'est en fait une petite partie de cet aéroport de de Paafos ici à à Chypre.
Une petite précision, il y a deux bases britanniques ici à Chypre et cette base de Pafos, elle est importante pour la France et pour d'autres pays parce qu'elle sert aussi de de hub de point central pour plusieurs armées, les Français, les Britanniques et les Américains. Et d'ailleurs, les Français ont signé avec les Chipyotes en 2019 une sorte d'accord qui leur permet d'utiliser cette base militaire. Donc c'est une sorte de de tête de pont pour la France, cette île de Chypre pour et bien euh veiller à ce que ces armées puissent avoir un un accès aux proches et au Moyen-Orient.
C'est l'une des raisons d'ailleurs de la euh du de la visite du déplacement du président de la République ici aujourd'hui pour acter un renforcement de la présence militaire française au large du proche et et du Moyen-Orient. Et on se trouve ici à 220 km seulement des côtes libanaises, c'est-à-dire à peu près la distance entre Paris et Lille. Euh c'est pour vous dire que cette île, elle a une importance capitale dans le déploiement des forces européennes euh reliées relatif à la guerre en ce moment entre les États-Unis et Israël et et l'Iran.
Et c'est pour cela qu'Emmanuel Macron est ici. Il a envoyé une frégate ici à Chypre la semaine dernière des systèmes de défense anti-aérien. Et bien cette l'armée va renforcer encore sa présence avec notamment un porte hélicoptère et le Charles de Gaul dans les heures qui viennent.
Merci beaucoup. Regardez Emmanuel Macron. Emmanuel Macron vient de sortir de descendre de l'avion présidentiel et qui va s'entretenir donc avec le président Chipriot et le premier ministre grec avec un venu l'accueillir qui est venu là l'accueillir au pied de l'avion donc avec ce rôle de leadership de leader qu'il veut endosser Emmanuel Macron et on l'a vu avec son son ses coups de fil qui l'a cessé de passer depuis hier au président iranien d'abord hier le seul dirigeant occidental à à avoir pu appeler le le président iranien et ce matin notamment avec le premier ministre israélien.
Oui, les les informations en effet de de notre service politique, c'est qu'en effet Emmanuel Macron dans l'avion qu'il a emmené à Chypre a eu Benjamin Netaniaou au téléphone, a eu aussi le président libanais. Euh ce qui est intéressant, c'est que sur cet échange avec Netaniaahou, euh d'après le ressenti euh du côté de l'Élysée, c'est que Netaniaahou a affirmé sa détermination à Emmanuel Macron, euh notamment sur le Liban prêt à aller jusqu'au bout sur le désarmement euh du Esbola. Euh c'est vrai qu'Emmanuel Macron cherche à faire à s'imposer finalement dans ce jeu euh diplomatique comme le leader de l'Europe et le seul finalement qui pourrait jouer une sorte de trait d'union entre en effet les autorités euh iraniennes puisque vous le rappeliez hier il y a eu ce coup de téléphone entre euh Emmanuel Macron et le président iranien premier dirigeant occidental à l'avir au téléphone.
Et puis on voit bien aussi que il met en avant sa proximité avec le Liban pour en effet faire passer des messages peut-être certainement [rires] aussi aux Israéliens que là la France c'est vrai cette puissance de frappe militaire. On on parlait à l'instant de la Marine britannique qui est en effet euh dans dans un état extrêmement euh inquiétant et c'est vrai que là la France a un coup à jouer parce que elle a pu déployer ça y est son porteavion Charles de Gaul qui est arrivé en Méditerranée et que elle a envoyé donc des moyens supplémentaires pour protéger cette île de Chypre. Renault Pila est avec nous.
Renault. Oui, cette ce déplacement d'Emmanuel Macron à Chypre est extrêmement important parce que évidemment on vit des moments historique. Cette guerre cette guerre au Moyen-Orient qui frappe les pays du golf est historique.
Et on peut dire que au nom de la France et c'est dans la tradition française, Emmanuel Macron a réagi, me semble-t-il, extrêmement vite et extrêmement bien pour deux raisons. parce que nous avons des accords de défense vis-à-vis des pays du golf et à l'Élysée lorsqu'on a vu qu'un drone iranien, vous le disiez tout à l'heure Éric, s'est permis de frapper une base britannique à Chypre, immédiatement il a décidé l'envoi d'une frégate. Immédiatement, il a appelé les autorités chypriotes et les autorités grecques en disant qu'il n'était pas question de laisser du temps pour les Iraniens de frapper un pays qui appartient à l'Union européenne.
Deux autres choses à ajouter. Premièrement, nous avons une armée, on se moque toujours de notre armée. Souvent, on dit que nos budgets militaires nous coûte beaucoup d'argent.
Et bien, on voit on voit pourquoi le budget militaire a dû être augmenté. On a un porte-avion qui est désormais sur zone, on a des frégates qui sont sur zone. Euh, on a euh des euh défenses antiaériennes qui sont euh prêtées au pays du golfe.
Et ça, diplomatiquement, c'est très important parce qu'Emmanuel Macron, il ne veut pas faire la guerre. Il veut à travers le déploiement de l'armée, et il y a que ça qui compte, la puissance militaire sur zone est un levier pour la diplomatie. Et vous l'avez dit, il passe des coups de fil tous azimut et les dirigeants le prennent au téléphone.
Évidemment, heureusement qu'ils le prennent au téléphone. Mais non, mais il y a des il y a des dirigeants européens qui n'ont aucune influence et on voit que la France est vraiment en pointe dans ce moment très important. 12h15 édition spéciale sur LCI.
On ne voulait pas rater cette image de l'arrivée du chef de l'État à Chypre. Autour de la table, l'amiral Alain Coldefille. Autour de la table, Maxime Perez, ancien correspondant au Prochorient et spécialiste des questions de défense Renault Pilat que vous venez d'entendre, Isabelle Saporta que vous venez d'entendre, Magalie Bartz du service international de LCI.
Et nous avons également comme invité Alexandre Catb. Il est économiste. Alors vous vous dites pourquoi ?
Pourquoi avoir aujourd'hui en pleine guerre un économiste mesdames messieurs ? parce que nous allons maintenant vous parler d'une guerre très particulière dont vous allez vous-même beaucoup entendre parler dans les prochains jours et peut-être même au-delà des prochains jours. La guerre du pétrole et cette guerre là elle va vous toucher.
Oui. Les frappes se multiplient aujourd'hui sur des dépôts pétroliers en Iran, mais aussi au Kou, au Qatar, aux Émirats arabes unis. Les marchés paniquent et les prix s'envolent.
Donald Trump en est conscient, il en a parlé cette nuit de de cet envolé des prix. C'est un tout petit prix à payer, dit-il. Regardez ce qu'il a posté il y a quelques heures.
Les prix du pétrole à court terme qui chuteront rapidement une fois la menace nucléaire iranienne écartée représente un faible prix à payer pour la sécurité et la paix. Voilà la l'une des dernières déclarations du président américain. On part tout de suite à Washington retrouver notre correspondante Marion Russell avec Éric Jos.
Le jour se lève à peine chez vous. Il est quoi ? 7h 7h15.
Marion, est-ce que cet emballement autour du pétrole, ça fait ça fait ça commence à faire douter le président américain ? Alors euh c'est ce n'est pas en tout cas ce qu'il affiche sur son réseau social. Donald Trump qui s'est montré donc très sûr de lui, disant même et bien que ceux qui pensent le contraire de ce qu'il de ce qu'il avançait avec cette idée que ça allait retomber assez rapidement et que c'était finalement le prix à payer pour la paix et pour les États-Unis étaient des idiots Donald Trump mais qui semblent être quand même dans une posture où il cherche à défendre, à convaincre l'opinion publique parce qu'ici aux États-Unis et bien cette question du prix du carburant, elle est forcément centrale.
On est dans un pays où le carburant évidemment il sert à tout le monde, un pays où la plupart des habitants ont une voiture et Donald Trump, il s'était fait élire avec une idée. Les Américains d'abord, votre pouvoir d'achat d'abord. Déjà que cette intervention militaire en Iran, elle n'était pas très populaire, et bien si elle a un impact sur le porte-monnaie des Américains, il est fort à parier et bien que même l'électorat de Donald Trump aura bien du mal à soutenir le président américain.
Donald Trump, il le sait. C'est d'ailleurs pour ça qu'il a réagi là-dessus. Il n'a pas réagi sur le 7e mort américain qu'on a appris hier soir.
Il n'a pas réagi sur la nomination du nouvel Ayatola en Iran. il a réagi spécifiquement euh et vertement sur voilà l'augmentation potentielle du prix du pétrole, cherchant à rassurer peut-être à éteindre l'incendie qui pourrait démarrer rapidement dans l'opinion publique. Je vous rappelle une opinion publique qui a 60 % pour l'instant 59 % même exactement se dit défavorable à cette intervention militaire en Iran et ça pourrait augmenter dans les prochains jours.
C'est un un prix à payer dites-vous he vous avez vu l'argument présenté par le président américain. C'est un c'est un prix à payer. Un prix à payer faible dit-il.
Ouais. faible prix à payer pour la paix. Ouais.
Pour la paix dans le monde. Bon, ça semble le New York Times, ça fait un papier ce matin, un article en expliquant que le prix de l'essence aux États-Unis a augmenté maintenant de 17 % depuis le début du conflit. Donc ça va peser quand même très sérieusement sur le budget des ménages américains dans ce pays de la voiture où évidemment on est quand même habitué à un prix de l'essence peu cher.
Il fait le pari qu'en effet ce prix va redescendre. Euh, il est certain que les électeurs de Donald Trump euh peuvent peut-être accepter une certaine augmentation aujourd'hui, mais pour combien de temps euh vous avez quand même euh des électeurs américains qui l'ont élu justement sur les questions économiques, sur les questions euh de pouvoir d'achat, persuadé que ça leur rendrait justement la vie plus facile. Ce qu'il voit, c'est une augmentation de 17 % depuis le début du conflit du prix du pétrole. avec des élections euh de mi-mandat en novembre prochain, euh Donald Trump va pas pouvoir justifier très longtemps cette augmentation euh du hausse de la hausse des carburants.
H alors deux informations effectivement, c'est ce prix du pétrole. Est-ce que vous allez vous aussi en voir l'augmentation dans les prochains jours ? On va y revenir dans un instant.
La deuxième information, c'est donc Emmanuel Macron qui est arrivé à Chypre, on l'a vécu en direct avec vous avec cette image et on a une information à vous donner. Léonardal est également à Chypre pour LCI et c'est vous qui l'avez eu il y a quelques minutes seulement. Léonard Atal, vous qui êtes sur place avec Olivier Martin et Emmanuel Macron a décidé donc quand il repartira tout à l'heure de l'île de Chypre de faire une escale sur le Charles de Gaulle.
Tout à fait. Absolument. Ce déplacement express en 24 heur du président de la République ne se [musique] limitera pas à cette visite de la base militaire aérienne de Paafos.
Le président de la République après sa rencontre avec le président chipriote et le premier ministre grec se rendra sur le porte-avion Charles [musique] de Gaul qui est arrivé en Méditerranée ces derniers jours et qui est actuellement dans les eaux territoriales grecques au large de la Crête. Emmanuel Macron s'y rendra donc cet après-midi pour rencontrer les militaires déployés sur place pour assister aussi à un briefing opérationnel nous dit l'Élysée, le porte-avion Charles de [musique] Gaulle qui a pour principale mission dans ce sur cette période de tension de sécuriser les la circulation des bateaux, de circiser la la Méditerranée. Ce sera la mission du Charles de Gaulle, mais on en sera probablement plus d'ailleurs sur ces missions dans l'après-midi.
Pour l'heure, le président de la République vient d'arriver, vous l'avez suivi en image sur LCI ici à Chypre et autre information qu'on voulait vous communiquer. Dans l'avion qu'il menait à Chpre, le président de la République a échangé avec le président libanais et avec Benjamin Netanahou, le premier ministre israélien au sujet de la situation au Liban. Un premier ministre israélien qui, selon nos informations s'est montré extrêmement dur et déterminé quant à la guerre qui souhaite mener au resbola.
Voilà pour les toutes dernières informations et maintenant la visite d'Emmanuel Macron va débuter ici à Chypre d'abord avec les ses homologues chiypriote et Grec ici avant donc je vous le répète c'est l'information majeure de se rendre sur le porte-avion Charles de Gaulle dans les eaux territoriales grecs. Merci Léonat amiral Colfi. C'est c'est pas fréquent he qu'un président enfin ça arrive mais qu'un président de la République se rende comme ça sur le sur le porte-avion l'unique porteavion français en opération. en opération.
Voilà, en opération, c'est très rare. Euh jeis dire quand il prend ses fonctions, il les visites classiques dans les forces à commencer par les forces nucléaires et bien sûr le porte-avion et quelques endroits symboliques mais qui représentent l'ensemble de l'armée française. Non là je je pas en mémoire j'ai en mémoire le foche qui a bonne rencontre Kaddafi mitéran en Crète mais la la la rencontre s'était faite à terre.
En revanche, il y a eu des rencontres au large du Liban pendant les années 80 avec les différentes factions et je pense pas que le président de la République était là à cette époque. Donc disons que c'est un événement unique. C'est un événement événement, vous avez raison, et un symbole extrêmement fort envoyé.
Le le symbole le symbole est très fort parce que le là il va être au cœur de la puissance de frappe qui qui vient d'arriver dans la zone. Je rappelle que ça préparer une trentaine de rafales euh qui plusent des frégates de défense aérienne qui ont elles-mêmes des missiles de croisière équivalent des tomahoc plus sous-marin nucléaire d'attaque qui peut délivrer également des missiles de croisière naval équivalent des toma. Donc là, on arrive avec une force de frappe dont la mission est défensive et qui a pour mission de sécuriser bon les installations, les Français et de respecter les accords de défense et de coopération qu'on a avec les différents pays.
Mais le premier stop en en dans le territoire européenne au large au large de de de Chypre, là actuellement c'est la Crête mais au large de Chypre est aussi important. Il y a une sorte de leadership militaire français qui est reconnu par nos alliés d'ailleurs, bien que on se plaigne toujours, mais qui est reconnu par nos alliés et le président a intérêt comme disait Renault Pilat quand dans sa démarche politique dans la région à montrer cette force. Maxime Perez, oui, le Charles de Gaulle, il va vraiment remplir une fonction de navire amiral hein pour la France et pour l'Union européenne à un moment où il faut rappeler les Américains se sont un petit peu désengagés de cette zone après y avoir déployé donc dans cette est méditerranéen entre Chypre et Israël. le Gerér Ford qui actuellement se dirige vers le golfe Persige.
Donc il y a davantage maintenant de responsabilité opérationnelle euh pour la France évidemment pour l'Europe également à un moment d'ailleurs, on pensait qu'il y aurait peut-être eu une coordination avec les Américains euh dont on pensait qu'ils allaient durablement s'installer justement dans cette région de de l'est méditerranéen, du bassin méditerranéen. Or la France reste seule aujourd'hui avec le Charles de Gaulle mais avec effectivement des moyens conséquents. Le Charles de Gaul et qui qui transporte qui porte une trentaine plusieurs dizaines de rafales.
Est-ce que j'ai une question à vous poser ? Est-ce qu'il y a des rafales aujourd'hui dans le ciel de cette guerre au golf dans le golf ? Oui, il y a des alors je je je n'utilise pas le terme en guerre mais est-ce qu'il y a des rafales qui sont aujourd'hui parties prenantes qui sont à 7 minutes peut-être en train de voler autour de l'Iran ?
N'oublions pas qu'il y a un dispositif permanent, en particulier aux Émirats arabes unis et que les rafales de l'armée de l'air cette fois ont prouvé leur utilité parce que depuis le début, il sécurise le ciel. D'accord. Des des ravales français des ravales français de qui de l'armé et de l'air qui sont déployés en permanence pour sécuriser le ciel Emirati.
Émirati. Et nous avons aussi en Jordanie des avis de combat dont des rafales mais là c'est dans la guerre contre Daesh et cetera. Ouais, permanent réduit mais on ne parle que des rafales français.
Il y a peut-être des rafals euh qui appartiennent à d'autres pour le moment. Il y en a pas dans dans il y en aura sans doute. Et les rafales sont importants en Jordanie parce que les Américains on ont perdu pendant le weekend un radar très important dans le désert jordanie. système TAD qui est un moyen de antibalistique qui qui d'interception de de missile qui il y a aucune nation bénigérante, aucune nation comme les Émirats arabes unis et cetera qui dispose de rafal.
Aucune euh si les Émirati en ont commandé mais actuellement je sais pas si voilà c'était ma question. Il y a peut-être des rafales non français pas si je sais pas si encore une fois le symbole qu'on commente ici sur ce plateau Emmanuel Macron cet après-midi à bord du Charles de Gaulle qui est désormais en Méditerranée. C'est notre information vous l'a dévoilé il y a quelques minutes.
L'amiral il y a un instant parlait d'un événement peut-être unique dans l'histoire. Mais bien sûr, c'est c'est un jour un jour historique pour la marine française parce que l'on voit que l'entretien du Charles de Gaulle, l'argent mis pour le Charles de Gaulle qui coûte très cher et bien on envoie aujourd'hui l'utilité parce qu'encore une fois la guerre c'est de la puissance symbolique qui s'appuie uniquement sur du rapport de force et le rapport de force c'est les armes sur le terrain. Tous les communiqués que l'on entend partout des Européens ailleurs, appel à la d'escalade, appel à la responsabilité, c'est peins, ça ne sert à rien.
Regardez le le coup de fil de d'Emmanuel Macron à Netaniau tout à l'heure, révélé par Léonardal. Benamin Netaniaou ira jusqu'au bout. Il en a strictement rien à faire des Européens.
Et et même et on va en parler tout à l'heure, il va au-delà de ce que lui permettent les États-Unis. On le verra. Donc la puissance, c'est le porte-avion.
La puissance, ce sont les frégates. Euh ce sont euh les rafales, les systèmes antiaériens qui ont été déployés autour des monarchies pétrolières dans le cadre des accords de sécurité pour les défendre. Euh et euh les autorités mirati nous ont remercié tout le weekend.
Le Qatar nous remercie, le Dubaï nous remercie. Dernière chose, la Grande-Bretagne possède deux portesavion. Où sont-ils ?
Il y en a un des deux qui est en état de préparation, mais il y en a un autre qui est qui est sur qui devrait partir dans les prochains jours. Oui, dans les prochains jours. Les amis, moi j'étais là ce weekend et j'ai regardé le le nombre de missiles et de shaed qui ont été envoyés par les Iraniens notamment juste sur l'état des Émirats arabes unis.
C'est considérable. C'est en centaines que ça se compte hein. C'est attention.
Je vous propose que nous allions vous savez qu'il y a eu un événement dans cette guerre du pétrole qu'on va évoquer maintenant. Il y a eu un événement majeur, c'est que les la chasse, les avions de chasse israéliens ont bombardé dans la nuit de samedi à dimanche la ville de Teran. Quatre dépôts de pétrole, des images très impressionnantes et en plus un lieu de transformation de l'industrie pétrochimique ont été touché avec des des coulées de lave absolument saisissantes qui ont bah coulé euh dans les faubourgs de la ville de Teran et c'était tout à fait impressionnant. des des vapeurs continues à 7 minutes de de s'échapper.
Euh des vapeurs toxiques rendant la vie et la respiration assez compliqué. Aujourd'hui au Tranouver Siiavoch Gazi le correspondant des RFI et de France 24 sur place là-bas à Tran. Absolument.
Il faut un filtre euh donc un masque particulier avec un filtre pour empêcher les particules euh donc les micro particules donc de d'être respiré lorsqu'on qu'on donc c'est pour c'est les casques les masques normaux ne fonctionnent pas ne protègent pas les gens. C'est un masque qui coûte plus cher bien sûr et tout le monde n'a pas les les moyens de de d'en acheter parce que ça coûte euh 15 fois 10 ou 15 fois plus cher que les masques euh habituels qu'on qu'on a l'habitude de d'acheter dans les dans les pharmacies ou dans les magasins. Donc heureusement depuis ce matin, il il y a eu du vent.
Donc qui a poussé ce nuage très toxique vers l'extérieur de de la ville à l'est de la capitale iranienne. Mais les incendies de donc sur le donc qui avaient été provoqués sur les dépôts dans le nord-ouest terran et dans le sud-ouest ne sont pas encore totalement maîtrisées. Donc il y a toujours des colonnes de fumée qu'on voit donc dans cette partie de la ville.
Et puis l'autre problème, c'est que la nuit dernière euh donc il y a eu une pluie et ce qui a eu pour conséquence que les ces ces particules ont été sont tombés euh donc par terre dans les toits sur les toits dans dans la rue et les storitaires ont demandé à la population de rester toujours à la maison parce que avec le soleil maintenant donc il y a des vapeors qui se dégagent du sol et donc font remonter dans l'air ces particules fines donc qui sont très dangereuses et donc qui peuvent provoquer des des cancers importants et Et donc voilà, ça c'est pour aujourd'hui pour ces prochains jours mais à plus long terme cela pour avoir aussi des conséquences importantes parce que ces particules fine vont dans les avec la pluie et l'eau de la de la pluie et dans les nappes fréctiques et les autorités ont été obligés de creuser des puits très très profonds pour donc pour l'eau potable parce que les barrages tout autour de terrance sont quasiment vides et donc il a des puits qui font 100 m ou 150 m de profondeur et là ces particules fines vont aller dans les dans les nappes fréatiques et donc seront repompés vers la surface pour aller donc être distribué pour l'eau de l'eau l'eau potable dans les cuisines ou dans les ou ou pour la consommation de de l'eau courante. Donc à terme et il peut y avoir des des cancers très importants donc pour les pour la population de teran. Voilà la population qui craint donc on l'a bien compris grâce à Gazi c'était ce matin qu'elle craint pour sa sa santé avec toutes ces éménations et ces particules qui se libère de ces frappes qui continuent d'ailleurs depuis ce matin sur les dépôts piltroliers autour de Tran Magali juste une précision les Américains étaient pas d'accord hein sur ça ce sont c'est Israël qui frappe là oui c'est Israël qui a frappé en effet ses ses infrastructures pétrolières iraniennes et c'est vrai que manifestement Washington était mécontent euh de cela parce queon voit bien l'effet immédiatement que ça aussi sur la déstabilisation du marché du pétrole, mais on sent que les Israéliens aujourd'hui assument et veulent continuer et expliquent que et enfin certainement que ces ces inf ces frappes sur les infrastructures, c'est une façon aussi de déstabiliser le régime iranien.
C'est difficile de faire la guerre quand on a plus de de pétrole. Euh et puis euh vous voyez aussi ces ces images impressionnantes qui qui frappent euh les esprits, c'est aussi essayer de d'assécher cette mane pétrolière qui permet au aux ir aux régimes iraniens de continuer à se financer. Voilà, on est avec je je l'ai présenté tout à l'heure, Alexandre Catel qui est économiste, il va falloir qu'on parle de cette guerre euh de de du pétrole.
Mais juste avant, je voudrais qu'on se tourne vers Niv Potros parce qu'on vient de vous parler de ces frappes extrêmement impressionnantes de ce weekend euh israélienne sur Teran euh et et Livin. Il faut qu'on parle de de Barin, il faut qu'on parle du Katwait, il faut qu'on parle du Qatar, il faut qu'on parle également des Émirats arabes unis, il faut qu'on parle de l'Arabie Saoudite qui font face lundi matin et bien à de nouvelles attaques de missiles et de drones iraniens. Exactement. puisque l'Iran a à son tour et bien mené une série de frappes ces dernières heures contre plusieurs cibles au Moyen-Orient comme à Bahrain par exemple.
C'est un complexe pétrolier de la compagnie nationale BAPCO qui a été visé sans faire de victimes. Mais les autorité locales parlent de dégâts très importants sans pour autant en préciser la nature. La compagnie nationale a même décidé d'arrêter ses livraisons pour cas de force majeure compte tenu évidemment de ces attaques.
Hier, une autre frappe contre Bahn a fait une trentaine de blessés et ce matin dans un message dans une dans un message vidéo pardon, le roi de Barin a condamné des attaques sans précédent et qui ne sauraient être justifié sous aucun prétexte. En Arabie Saoudite également le ministre de la France dit avoir intercepté deux drones des drones qui se dirigeaient vers un gisement de pétrole à Sheiba, au sud-est du pays, un site qui avait d'ailleurs déjà été attaqué hier il y a de jours. Ce sont deux réservoirs de pétrole qui avaient été endommagés cette fois dans la zone industrielle de Fugera. euh sur X, le ministre des affaires étrangères a condamné des agressions inacceptables et injustifiables en toute circonstan.
Même indignation du côté du Qatar qui parle de trahison et d'une grave erreur de calcul parce que jusqu'à présent le les pays du golf s'étaient montrés plutôt discrets mais ça y est il commence à taper du point sur la table. Il faut dire que encore cette nuit, bien le Qatar a été visé, le missile a été intercepté mais il n'empêche une nouvelle attaque donc contre le Qatar. Hier c'est le Kuwait qui a été visé par sept missiles, cinq drones et une nouvelle fois et bien ce sont les réserves pétrolières qui ont été ciblées.
À chaque fois ces frappes, elles n'ont pas de de dégâts, elles provoquent des des dégâts qui sont relativement mineurs. Il y a pas eu de repost à proprement parler. Mais on le sent ces dernières heures, le ton a changé.
Les pétromarchies commencent à souffrir économiquement de la situation, symboliquement aussi avec ces frappes au point peut-être et bien que certains de ces pays et bien décident de taper du point sur la table et de riposter en frappant directement l'Iran. Alexandre, merci Nivine Potros. Alexandre Catb, que va-t-il se passer ? cette guerre du golfe là qui qui est même enclenchée, j'allais dire qui va démarrer non, qui est enclenchée.
Cette guerre, elle est enclenchée déjà depuis une semaine et on est dans une escalade permanente là notamment qui touche aujourd'hui les infrastructures pétrolières et gazières comme ça a été dit. Et l'impact de ces frappes sur les infrastructures pétrolières, il est beaucoup plus significatif même que euh le problème du D3 d'Ormouse. Parce que à partir du moment où vous avez vous entravez la production pétrolière et vous faites en sorte que ces pays en fait arrêtent de de produire du pétrole et du gaz, après euh ça prend des semaines voire des mois pour remettre en service ces installations.
Et donc l'impact, j'ai vu que certaines j'ai vu que certains pays producteurs de pétrole comme ça prend des mois de remettre en en marche les installations, on on car ont décidé de diminuer pour l'instant parce qu'il ont plus de lieu pour stocker, ils peuvent plus stocker. Donc il diminue la production mais ils n'osent pas l'arrêter totalement parce que ce serait très long de tout relancer. ils peuvent pas arrêter complètement mais là déjà les les dégâts sont énormes sur les capacités de de production euh et d'exportation indépendamment du problème du D3 d'Ormous.
Donc il s'ajoute à cela. Mais mais c'est quoi les dégâts ? C'est c'est des c'est des stations de c'est des raffineries les dégâts là on parle vraiment de de de dépôt de pétrole et de gisement de gisement voir des gisements pétroliers et des raffineries de pétrole. des raffineries qui sont qui sont à l'arrêt parce que à partir du moment où elles sont touchées, il faut des semaines pour les remettre en marche.
Donc les le le raffinage de pétrole s'arrête, les exportations de produits raffinés également s'arrêtent. Faut faut voir que cette région donc ça veut dire que les Iraniens avec des shaedes plutôt que des missiles, ces simples petits shahed à je rappelle 20000 € l'unité ont réussi à toucher des raffineries qui ne fonctionnent plus et qui sont en train de déséquilibrer l'ordre mondial de la production de la vente et de consol ce qui est en jeu c'est à peu près peut-être on estime entre 2 et 4 millions de barils par jour l'impact des dégâts sur les sur le le le le trafic pétrolier mondial. C'est-à-dire que là sur les 20 millions qui sortent normalement du D3 d'Ormous, et bien on aurait entre 10 à 20 % de ces flux qui sont aujourd'hui compromis non pas simplement du fait du D3 d'ormous mais de ces de l'impact de ces frappes sur les sur les gisements également parce qu'on l'a vu en 2019 quand le un des plus larges gisements de Saudi Ramko a été touché.
Il a fallu des mois pour le remettre en service. Aujourd'hui, là on on ne parle plus de de d'incident isolés, mais d'une volonté systque sans doute des gardiens de la révolution euh de de conduire à cette escalade pétrolière pour faire payer le prix de la guerre à Trump et aux occidentaux. On va voir avec vous s'il peut y avoir des conséquences concrètes sur notre quotidien.
On a vu que tous les dirigeants européens sont en tout cas sur le qui vivent. Du côté de la France, on parle déjà de réserve stratégique. Est-ce que ça peut être débloqué ou pas ?
Il y a un G7 des finances exceptionnelles cet après-midi justement pour pour évoquer les conséquences d'un d'un d'une telle crise. Mais d'abord, on va se rendre à Dubaï rejoindre Pierre Barbin et Bordan Boutka puisqu'on l'a vu tout à l'heure Pierre Nivin nous l'expliquait. Les pays du golf, ça y est, commencent à réagir.
Est-ce qu'effectivement, est-ce que c'est ce que vous sentez vous aussi sur place que ça commence à à énerver sérieusement les monarchies là ? Oui, parce que ces pays du golfe sont l'une des victimes de de cette guerre. On se rappelle d'ailleurs avant même que cette guerre se déclenche et bien que ces pays ne voulaient pas que les États-Unis entrent dans leur espace aérien.
S'ils devaient faire une attaque contre l'Iran, ils se sont toujours montrés opposés à cela. Ils ne veulent pas rentrer dans cette guerre. Ici aux Émirats arabes unis par exemple, on reste plutôt passif entre guillemets.
Il n'y a toujours pas d'attaque contre l'Iran. Les médias israéliens l'évoquaient hier. Ça a d'ailleurs été immédiatement démenti par les autorités Emirati qui ne veulent pas rester qui ne veulent rester loin de de ce conflit, qui ne veulent pas entrer en tout cas pour l'instant dans cette guerre.
Mais c'est vrai qu'il y a des frappes, des menaces quotidiennes encore ce matin ici aux Émirats Arabes Unis. D'ailleurs, on a le chiffre qui en est baisse par rapport au jours précédent. 12 missiles et 17 drones ont visé les Émirats arabes unis. 12 drones et 12 missiles et 17 drones iraniens bien évidemment c'est en net baisse.
Et c'est vrai que on a entendu notamment en début de en début de weekend le président Mohamed Benzayen avertir ses ennemis en expliquant et bien qu'il pourrait y avoir des représailles si ces attaques continuaient mais pour l'instant le pays reste loin de tout ça ne veut pas entrer dans cette guerre mais c'est vrai que s'inquiète beaucoup justement que cette que cette guerre se poursuive dans les jours ou dans les semaines à venir parce qu'il y a des enjeux colossaux. On parlait du pétrole, mais il y a un autre enjeu économique important ici à Dubaï, c'est l'image de Dubaï, image de sécurité, de sérénité qui est bien évidemment mise à mal depuis le début de cette guerre. Tibaco Pierre Barbin.
Au passage, on était hier avec des touristes français qui étaient dans un bateau de croisière. Pierre Barbin resté avec nous dans un bateau de de croisière et euh qui était là euh littéralement confiné depuis des jours et des jours depuis plus de 8 jours et qui euh voyait euh passer les les missiles et les drones shaed au passage d'ailleurs, j'ai regardé Pierre les les le nombre de missiles et de drones shaed qui sont envoyés aux Émirats arabes unis. C'est c'est considérable.
C'est des dizaines et parfois certains jours plus d'une centaine. Il y a eu un jour où il y a plusieurs plusieurs centaines de de comme ça dans d'engins explosifs qui ont été envoyés par les Iraniens sur les Émirats arabes unis. Enfin, je veux dire c'est une vraie guerre dont les les Émiratis sont victimes.
Oui, c'est une une vraie guerre. Je vous disais le ministre de la défense Emirati fait chaque jour un compte-rendu des des attaques iraniennes subies par le pays. Et c'est vrai que c'est à remarqué d'ailleurs aujourd'hui, c'est un chiffre qui est en nette baisse.
Je j'évoquais 12 missiles et 17 drones iraniens seulement qui ont visé le pays. C'est vraiment impressionnant cette cette chute par rapport au jour précédent que que vous évoquiez parce qu'on était parfois à plusieurs centaines de drones lancé contre les Émirats arabes unis. Ce qu'il faut souligner, c'est que depuis le début de cette guerre, la défense antiaérienne fonctionne parfaitement ici aux Émirats Arabes unis et notamment à Dubaï.
Et on voit régulièrement des avions de chasse qui sont dans le ciel pour protéger l'espace aérien Emmirati. Et donc la grande majorité de ces drones et de ces missiles sont détruits, mais c'est vrai que le pays est en guerre. Il y a toujours une forme d'angoisse dans la population, même si et bien on continue à avoir un semblant de vie normale.
J'étais par exemple hier soir pré proximité de la tour Bourge Khalifa, vous savez c'est cette tour la plus grande tour du monde. Vous la voyez sans doute derrière moi. Il y a toujours un spectacle quotidien le soir de Fontaine et de Lumière.
Il y avait encore beaucoup de monde, moins que d'habitude, mais c'est vrai que les touristes qui sont encore présents ici à Dubaï sortent, vont au restaurant semblant de vie normale, même s'il y a toujours bien évidemment de l'inquiétude à chaque fois qu'on entend par exemple un avion de chasse voler dans le ciel, et bien les têtes se lèvent et on sent qu'il y a une certaine inquietude de la part de ces touristes. Merci beaucoup Pierre. Donc en direct de Dubaï.
Toujours des questions concrètes Alexandre Cat parce qu'on a vu ce matin les marchés s'affoler. On voit que le baril du pétrole flambe et ça atteint presque 120 dollars ce matin. Est-ce que ça peut aller encore plus loin ?
Sachant qu'il y a les menaces iraniennes. C'est-à-dire que si vous continuez comme ça, vous américains et israéliens à nous bombarder, et bien nous on va continuer nous aussi. Et voilà ce que dit le porte-parole des gardiens de la révolution.
Si vous pouvez tolérer un prix de pétrole supérieur à 200 dollars le baril, et bien continuez comme ça. Oui, ça peut continuer parce que déjà euh le le les germes sont semés. On a vu tous les pays réduire leur capacité de production et l'impact de cette réduction va se poursuivre dans le temps.
Et si vous avez de nouveaux incidents qui vont s'ajouter et que la crise se prolonge et à partir de ce moment-là, vous ne pouvez plus stocker et donc vous êtes obligé à un moment de brûler votre pétrole, et bien là, on va on va arriver vers des niveaux de de 150 à 200 dollars le le le baril. Euh et les Iraniens misent sur la prolongation de ce de ce conflit. plus le conflit se prolonge et plus les effets vont être non linéaires, vont être en en cascade et et là ça va ça ça sera très difficile ensuite d'inverser la la ça veut dire Maxime Perrez, j'écoute ce que dit Alexandre Catb, ça veut dire que finalement la stratégie de guerre de l'Iran aujourd'hui, une un de ces axes, une de ces pistes, c'est euh essouffler Donald Trump, le le rendre détestable au lieu des opinions publique du monde entier parce que il serait le responsable, l'auteur de de l'augmentation des prix du pétrole.
Et donc avec tout ce que ça comprend pour le volet économique, le volet pouvoir d'achat des populations du monde entier et cetera. Donc finalement cette crise du pétrole, elle risque d'affaiblir sacrément l'image de Donald Trump. C'est une guerre d'attrition et c'est sûr qu'elle peut atterir son image à à court moyen terme.
Rappelez-vous que l'année dernière, au mois de mai, il s'est rendu au Moyen-Orient, a fait quasiment la tournée de toutes les capitales arabes, tout capital du golf qu'il est revenu dans ses valises avec des des contrats absolument gigantesques qui pourraient être mis en péril justement par cette guerre. Et aujourd'hui, cette guerre qui est qui est portée sur le pétrole, sur les ressources énergétiques des pays du golf, elle peut avoir deux conséquences. La première, c'est effectivement de de mettre la pression sur Trump, mais de la part justement de ces de ces euh pétromarchies du golf.
Et la deuxième, c'est de pousser justement ces pays du golf à euh agir militairement pour défendre leurs intérêts. Je vous rappelle qu'ils sont organisés, même très bien organisés autour d'un conseil régional de conseil de coopération des États du golf dont le siège est à Riade et qu'ils attendent l'Arabie Saoudite pour passer à l'action. Je vous rappelle que l'Arabie Saoudite dès le weekend dernier avait déjà approuvé politiquement le principe d'une réponse militaire contre l'Iran.
Amiral, je voudrais vous montrer ces images. Vous allez voir une de nos équipes TF1 LCI dans le D3 d'Ormouse est allié croiser des marins, des marins en perdition qui sont qui sont là abandonnés de tous. Vous allez voir c'est tout à fait impressionnant.
Effectivement ils sont 20000 he attention parce que le DO a des conséquences très concrètes. Il y a des cargots, il y a des pétrolias, il y a des navires qui ne peuvent plus passer. Donc à leur bord, il y a des milliers de marins qui sont donc bloqués, prisonniers des mères parmi lesquels des Français.
Regardez ce reportage de Sylvain Milenvoi. Survolé par des missiles, cerné par des explosions sur les côtes. 20000 marins pris au piège dans le D3 d'Ormous.
Nous sommes exactement comme le filet sur une table de pingpong en plein milieu et chacun balance la balle à l'autre. Des navires coincés dans le golfe arabsique autour de ce D3 où transitent notamment 20 % du pétrole mondial utilisé chaque jour. Dans les radios accessibles au navire, on diffuse Bob Marley et ce morceau intitulé "Tout va bien se passer". [musique] On compte là-bas une soixantaine de navires exploités par des entreprises françaises et cinq sous pavillons tricolore.
À la demande de leurs armateurs, nous ne publions pas leurs positions exactes pour des raisons de sécurité. Mais selon nos informations, les opérations de rapatriement ont débuté. D'abord en permettant aux marins de regagner la terre avant de rejoindre les aéroports ouverts les plus proches et de rentrer par des vols commerciaux.
Hier, Vagellist, ce marin grec qui tient un journal de bord sur TikTok, résumait bien le paradoxe. On vient d'entendre des messages pour qu'on se mette en sécurité. Ça, c'est pour ceux à terre, mais pas pour nous.
Amiral, vous êtes ancien chef d'étatmajor de la marine. Vous avez d'ailleurs été engagé dans des opérations contre l'Iran dans le golf persique et puis vous êtes ancien professeur à la Sorbonne d'Abou Dhabi. Euh bon alors là c'est un je sais pas quel c un bazar terrible.
Je sais pas quel terme utiliser mais 20000 marins comme ça en perdition au large de du D3 d'Ormous, on sait pas trop où. Mais c'était déjà le cas en mer Noir au début de l'offensive en Ukraine. Donc effectivement les marins sont les otages de cette affaire et euh ils sont dans dans des situations extrêmement précaires mais les compagnies vont faire en sorte de pouvoir les rapatrier dans l'attente que le D3 se débloque.
Et c'est ce qu'on avait déjà connu dans les années 84 enfin 87 88. Vous avez entendu ce marin quand il dit "On entend les alertes mettez-vous à l'abri mais nous on le peut pas." Hm les Oui, mais ils ne sont pas ils sont pas visés directement.
Ils seraient visés s'ils étaient à un terminal pétrolier par exemple ou s'ils transportaient du pétrole. Là, ils sont euh ils sont effectivement en alerte, ils voient passer des missiles de toute façon s'ils étaient visés, il les verraient passer. Et donc, mais il y a aussi un élément, c'est qu'il y a des bateaux qui transportent des animaux et vous êtes épouvantable ce qui se passe dans le golf en ce moment.
Ah oui, comment sortir de ça ? une situation qui est qui relève à la fois de la guerre, qui relève à la fois de de l'économie, des répercussions sociales, enfin c'est tellement voilà et et c'est c'est un petit D3 de 45 km et tout est bloqué. Mais c'est vrai que un D3, c'est toujours petit et c'est toujours extrêmement sensible que ça soit le Babelmand, Malaka ici enmouse.
Et moi je peux vous donner l'expérience qu'on a connu à 87. On a connu le des attaques contre des bâtiments sous de commerce sous pavillon français et ça a été débloqué par des escortes militaires de ces bâtiments. Mais avec une contrepartie, c'est qu'il y avait un porte-avion à l'extérieur du golfe qui était prêt à frapper sur les missiles qui pouvaient se qui se trouvaient à ce moment-là.
C'est des missiles d'origine chinoise qui étaient qui p qui nous menaçaient quand on entrait ou qu'on sortait du golf. Ça ça la stratégie française. Ouais.
Bah et par ailleurs Donald Trump a dit non seulement qu'il le ferait aussi et que par ailleurs il allait mettre 20 milliards dans une société de réassurance pour que toutes les sociétés qui n'osent plus assurer maintenant au fond soient plus inclin à le faire. Donc c'est en train de se mettre un place quand même. Je vois pas je vois pas compte tenu du corpus idéologique qui est celui de la République islamique des choix qu'elle a fait.
On va y venir dans un instant de nommer un successeur à à la Yatola Hamenéi qui est son fils qui est un dur. Je vois pas comment on peut sortir de ce chaos. Je je n'imagine pas demain matin ou dans une semaine qu'on nous dit "C'est bon, c'est réglé, ça va le le prix du baril va Je sais pas ce que vous en pensez vous Alexandre Catb comment avec vous.
Je je pense que là la crise, elle est partie pour durer parce que même si on arrivait à faire passer les les les navires bah il serait soumis à un harcèlement permanent de la part de des forces iraniennes avec des drones bon marché. Donc là, c'est l'équivalent de la crise des outils, mais puissance 100 euh parce que là, il s'agit de 20 % de la production mondiale euh ou des exportation de pétrole. Euh et donc je vois pas comment cette crise pourrait s'arrêter euh du jour au lendemain.
Au contraire, on est dans une logique d'escalade aujourd'hui et on nen voit pas on on en voit pas l'issue et les marchés ne croient pas à la désescalade. Alors, il y a juste un pardonnez-moi juste une chose Alexandre Catb, moi je viens de lire une étude qui disait qu'au fond la société française enfin européenne mondiale d'aujourd'hui était beaucoup moins soumise à la pétrolisation. C'est-à-dire en 73 pour faire 1000 € de PIB, on avait besoin d'un baril.
Aujourd'hui, on a besoin d'un quart de baril. Est-ce que le fait de cette moindre dépendance fera qui aura moins d'impact ? Oui, c'est vrai au niveau macroéconomique, mais si vous voulez le au niveau des transports par exemple, on reste dépendant aujourd'hui quasiment à 100 % de de du pétrole et puis des voilà et puis il y a les effets d'entraînement sur l'inflation, sur sur la hausse des prix généralisés et à partir du moment où vous avez le prix du pétrole qui dépasse les 100 à 120 dollars, et bien là c'est un point d'inflation en plus puis à 150, bah là on est dans une autre logique avec une menace de récession mondiale parce que les banques centrales vont devoir réagir et augmenter C'est pas encore le choc pétrolier évidemment.
Pas encore. Pas encore. Mais on peut on y est presque.
On est on y est on y est à deux doigts. Là les les les marché commence à s'agiter parce qu'au début il croyait que ça allait être temporaire et qu'on était dans le scénario de la de la guerre des des 12 jours hein. Vous vous rappelez de l'année 2025.
Mais là on s'aperçoit qu'avec ces effets d'enchaînement qu'on constate aujourd'hui la la guerre va durer des semaines peut-être des bris. Et c'est donc peut-être le début, le Renault Pila d'une crise d'une crise qui aura des répercussions mondiales de l'énergie bien évidemment, mais sur le plan économique, sur l'industrie, euh le business, le le le volet social bien évidemment. Peut-être aura-t-il demain des gens qui nous écoutent et qui seront mis au chômage parce que cette crise va prendre probablement une ampleur importante, je veux pas dire considérable.
On va pas sortir les les adjectifs qui choquent. Et non, mais le point très important c'est que c'est la durée. C'est la durée et l'incertitude de la durée.
On sait très bien que l'ennemi des marchés, c'est l'incertitude. Vous l'avez dit il y a 3 minutes, on ne sait pas ce qui va se passer. On ne sait pas où, jusqu'où Trump va aller.
On sait jusqu'où Netaniaou va aller. Il le dit clairement. Nous irons jusqu'à la destruction des mol et de de l'uranium.
Trump, on a l'impression que pour l'instant il varie. Pourquoi les marchés s'affolent ce weekend hein ? On était à 70 vendredi dollars le baril, on est monté à 120 hier soir.
Là, on est aux alentours de de de 100 100 dollars le baril. Et tous les économistes, moi j'ai j'ai regardé ce matin la presse la presse économique et les experts de Bloomberg, ils disent 4 à 6 semaines, on tient, on l'a déjà fait, 4 à 6 semaines, il y a peu d'impact sur l'économie mondiale. Au-delà de 6 semaines, si jamais on arrive à mai, juin, là les impacts sont forts parce que il y a ce qu'on redoute, l'inflation, la baisse de la croissance, ça ça s'appelle la stackflation.
Et en cas de stockflation effectivement les conséquences sur l'emploi, sur la production et sur la hausse des taux d'intérêt fait qu'on peut avoir un été un automne très difficile. Philippe, c'est pas que c'est pas ce que disait Philippe Nobel ce matin. Alexandre.
Oui. Non, parce que en fait il y a il y a il y a aussi le facteur gaz, on l'oublie, mais euh le gaz va nous frapper directement, notamment en Europe. Il y a déjà eu un doublement du prix du gaz européen par rapport au niveau d'avant la crise.
Donc on est aujourd'hui autour de 70 €. Euh mais on pas on n'est pas encore de scénario de l'Ukraine, mais on pourrait y arriver parce que euh c'est le moment où les différents pays européens doivent acheter du gaz pour faire face à à l'hiver euh 2026. Ouais.
Et donc là, les besoins augmentent au moment où le prix du gaz est en train de de flamber et où on doit acheter ce gaz sur les marchés, contrairement la situation d'avantù, on l'achetait à gaz pr via des contrats de long terme, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Je je je sens venir les les émissions de sur la consommation et sur le pouvoir d'achat des Français dans quelques semaines, quelques mois, peut-être même avant. En tout cas, à moins que à moins que Donald Trump abrège.
À moins qu'il abrège. Voilà. Et pour abréger, très bonne liaison.
Et pour abréger, il y a le scénario évoqué euh la répétition de l'envoi de troupes au sol. Ouais. Est-ce qu'il des marines américaines est-ce américain est-ce que des forces spéciales américaines pourraient intervenir au sol sur le sol iranien ?
C'est la question que tout le monde se pose et c'est la question qui a été posée directement à Donald Trump. Écoutez sa réponse. Dans quelles circonstances enverriez-vous des troupes au sol ?
Je ne veux même pas en parler maintenant. Je ne pense pas que ce soit une question appropriée. Vous savez, je ne vais pas y répondre.
Est-ce que cela pourrait arriver ? Peut-être pour une très bonne raison. Il faudrait une très bonne raison.
Et je dirais que si nous faisions cela, il serait tellement décimés qu'il ne serait même plus en mesure de se battre au sol. Donc Donald Trump ne ferme pas la porte ni vine, il y a même une information, elle date d'il y a quelques heures à travers la presse américaine. Visiblement, effectivement, les Américains envisagent, enfin ça fait partie des scénarios possibles d'envoyer des troupes au sol.
Exactement. Selon le site AXIO, c'est plus spécifiquement selon le journaliste Barak Ravid qui est vraiment l'un des mieux renseignés de Washington. Donald Trump envisagerait donc d'envoyer des commands américains directement en Iran avec deux objectif extrêmement précis.
Le premier, s'emparer des stocks d'uranium hautement enrichis du régime. La majeure partie de ces stocks se trouvent sous la centrale nucléaire dispar. Ces installations, elles sont évidemment fortement euh elles sont lourdement pardon fortifiées.
Mais même mais ces derniers jours, Terran a décidé d'aller encore plus loin puisque des images satellites, regardez-les, elle montrent que les entrées des sites ont été ensevelies. Pourquoi ? bien tout simplement pour rendre l'accès à la centrale encore plus compliqué en cas d'opération terrestre américaine.
Une opération à laquelle figurez-vous pourrait participer des membres de l'AIEA. Oui, tout à fait. L'Agence internationale de l'énergie atomique car en fait les Américains, ils envisageraient deux options.
Soit retirer complètement ces stocks d'uranium d'Iran ou alors faire appel à des experts nucléaires pour le diluer directement sur place. ceturanium enrichi. Vous avez parlé de deux objectifs.
Donc il y a l'uranium et c'est quoi l'autre objectif ? Et ben l'autre objectif c'est tout simplement de s'emparer de ceci la très stratégique île de Carc qui est aussi surnommée l'île du pétrole puisque 90 % des exportations du pétrole brut iranien passent par cette île. On parle de 5 millions de barils. 5 millions de barils par jour sur une île d'à peine 25 km².
Les installations qui s'y trouvent sont évidemment vitales pour Teran. Les Américains pourraient et bien décider d'y envoyer des soldats pour détruire et bien tous ces équipements, ces réservoir de stockage, ce qui fragiliserait très fortement l'Iran, mais pas que le monde entier, y compris les États-Unis, puisqueun blocus ou une saisie et bien de cette île entraînerait une hausse du prix du baril du pétrole de 12 dollars. Voilà probablement pourquoi les Américains se retiennent pour le moment, mais rien n'est exclu pour les prochains jours.
Merci Nivine Potros. Nous allons aller à Washington dans un instant où le jour s'est levé il y a quelques minutes. Retrouver Marion Russell.
Nous invitons en attendant une nouvelle invitée Chapar Salé. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes franco-iranienne, vous êtes avocate et vous êtes condatrice de l'association femmes Azadi. Merci d'être avec nous. Vous êtes extrêmement investi à titre personnel dans ce qui se passe aujourd'hui en Iran.
La question quand même des frappes au sol et c'est une question très stratégique, pardon, des troupes au sol, c'est une question très stratégique puisque euh on sait que c'est un territoire complexe. L'Iran qui fait trois fois la taille de la France. Rentrer là-dedans, c'est peut-être quelque part rentrer dans un enlisement.
Mais les Américains semblent privilégier des opérations commando, on vient de le voir à l'instant. Quel est votre regard, vous qui connaissez ce territoire, l'Iran, quel est votre regard sur cette sur cette hypothèse de troupe au sol ? Je pense que alors déjà, j'ai pas de boule de cristal hein comme nous tous, mais il me semble que ce dont on parlait, c'est-à-dire des action extrêmement ciblées, peuvent parfaitement réussir.
Et j'imagine que vu la préparation qu'il y a eu en amont puisqu'on a déjà eu beaucoup de personnalités du régime qui ont été ciblées dès le premier jour, cette préparation qui a eu lieu en amont a dû être la même pour l'éventuelle attaque au sol qui aurait lieu. Et dans ce cas-là, évidemment euh ils sauront ciblés là où ça fait mal. Est-ce que les Iraniens qui sont hostiles, ceux nombreux qui sont hostiles au régime des mols, est-ce que les Iraniens ne baissent pas la garde face à ces face à ces images tout à fait impressionnantes des abords de terra en feu euh euh face à ces bombardements qui deviennent difficiles à supporter, y compris pour ceux qui sont très hostiles au régime.
Est-ce que dans les oppositions iraniennes nombreuses sur le terrain Alayatola Raménéi aux autres, est-ce qu'il y a pas une baisse de morale ? Est-ce que Est-ce qu'on ne désarme pas ? Écoutez, pas du tout.
Ce n'est pas du tout le retour qu'on a. Les vidéos qui ont pu être partagées depuis hier montrent au contraire que on a un peuple qui est plus courageux que jamais, qui continue de scander aux fenêtres alors même que l'on sait que ça peut conduire à à leur élimination immédiate par le régime. Et qu'est-ce qu'il scandent désormais ?
Ils auraient pu garder leur même leur même slogan mort à Roméi. Mais non, ils l'ont adapté. Ils disent mort à MTA.
Donc euh le fils guide suprême qui voilà nouveau nouveau guide suprême. Euh donc on entend cela et on entend également euh les crit de réjouissance à chaque fois euh qui euh sont frappés euh des sites stratégiques. Euh donc euh non euh et par ailleurs, les personnes euh avec qui on a pu s'entretenir à l'intérieur du pays euh nous disent simplement rien à sil aller et que la vie continue.
C'est ce qu'ils attendaient. C'est l'appel au secours qui a été passé et l'aide est arrivée. Donc on savait que ça ne se ferait pas avec des bouquets de fleurs.
Il y était préparé. Évidemment, ça ne réjouit personne mais pour pour éliminer ce régime, on savait tous qu'il fallait à un moment donné passer par là. C'est par là.
On va partir à Washington retrouver nos deux journalistes Marion Russell et et Éric Jos. Marion, on a entendu Donald Trump au cours du weekend dire ne pas exclure cette intervention de troupes au sol directement alors qu'il y a quelques jours, il disait que ce serait une perte de temps. On ne comprend pas très bien finalement la position du président américain.
Oui, le président américain a usé de quelques revirements toujours dans les médias américains. Ça n'a jamais été vraiment des annonces officielles. Ce sont des rumeurs qui ont point dans dans les médias.
Mais on sent bien là que Donald Trump a aussi essayé de de jauger sans doute l'opinion publique américaine. Il avait d'abord émis cette idée, ensuite balayé d'un revers de la main affirmant que c'était une perte de temps et puis là aux dernières nouvelles et bien il aurait un intérêt sérieux sur le fait d'envoyer des troupes. Alors, pas un déploiement à grande échelle, mais on l'a évoqué plutôt le déploiement de force spéciales pour des buts précis, la saisie du stock d'uranium mais aussi éventuellement la chute du régime iranien de l'intérieur parce qu'il y aussi des rapports de l'intelligence américaine qui affirment et bien que les frappes aériennes ne seront pas suffisantes pour un changement de régime à long terme.
Donald Trump, il marche sur un fil avec cette idée d'envoi de troupe au sol parce que c'est extrêmement impopulaire ici aux États-Unis, même dans sa base électorale, les États-Unis ont un passé avec les interventions militaires au sol à l'étranger. Il y a quelques jours, on a vu les les cercueils des six premiers soldats décédés lors de cette intervention militaire être rapatrié sur le sol américain. Ça a été des images très marquantes.
Cercueil enroulé dans un drapeau américain. Et pour l'opinion publique, ça va être vraiment majeur. Il y a eu un 7e mort hier. on commence à voilà compter le nombre de morts côté américains.
On a peur et évidemment que que cela monte et monte beaucoup. Donald Trump l'a dit, ça sera une possibilité, c'est la guerre. Euh et forcément etth ben cette opinion publique, elle est elle est réticente à cela et Donald Trump, il va avoir besoin de cette cette opinion publique pour pouvoir continuer et financer euh sa guerre.
Et on est aussi à 8 mois des élections demi-mandats. Alors forcément, c'est un exercice d'équilibriste en quelque sorte que Donald Trump est en train de jouer ici aux États-Unis. Hm.
Merci beaucoup Marion Russell pour ce point complet sur euh justement ce euh la l'opinion publique américaine et cette cette question tellement sensible de l'envoi de troupes US au sol amiralinde d'un ville, vous l'ancien professeur à la Sorbonne d'Abou Dhabi, l'ancien chef d'état-major de la marine et c'est c'est c'est un sujet qu'on évoque sans arrêt. Mais qu'est-ce que vous en pensez de cette question d'envoi de troupe au sol ? La première chose, ce sont les déclarations du président américain et il commence par dire par c'est une perte de temps.
Mais ça veut dire qu'il se ferme une porte, il a fait, c'est surtout ce que reçoivent ses adversaires. Il veut pas aller au sol donc on est tranquille. Donc il est normal qu'il revienne en arrière pour laisser l'éventualité d'une d'une enfin toutes les options ouvertes sur la table.
C'est tout à fait normal. Et voilà. Ensuite une opération ça serait extrêmement risqué.
Ça demande une préparation de renseignement. Ça demande une organisation très forte et ça [rires] serait quelque chose de très compliqué à réaliser. Vous n'y croyez pas ?
Vous n'y croyez pas ? Peut jamais dire jamais. Oui, c'est [rires] vrai.
Ça paraît que ça allait. Une question d'abord. Quand on est comme vous euh tellement investi encore une fois dans la cause de la libération de de l'Iran, est-ce que c'est pas difficile et fragile de fonder là tous ces espoirs sur un personnage aussi fantasque que Donald Trump ? car d'abord il est assez impopulaire en Occident.
Donc il y a des tas de gens qui disent "Ouais, franchement c'est la guerre de Trump" Voilà qui se qui se fiche complètement de votre guerre de libération. Et puis parfois Trump dit "Oui, le soutien des Kurdes au nord, pourquoi pas ?" Et puis le lendemain, il dit "Non, finalement on oublie les troupes au sol, pourquoi pas ?" Puis le lendemain, il dit "Je sais pas, il a dit récemment un religieux à la tête de l'Iran." J'ai j'ai imaginé votre visage quand vous avez écouté cela à la radio sur LCI.
Il a dit "Oui, un un religieux pour succéder à la la Gato Raménie, pourquoi pas Enfin franchement ça devient compliqué d'être soutenu par Donald Trump et par l'Amérique. Alors alors pour répondre de manière très complète à votre question, évidemment que si on pouvait faire le dessin de notre sauveur idéal, je ne suis pas certaine que nous les Iraniens aurions choisi Donald Trump. Mais en même temps, nous savions déjà au moment des élections que ce serait sans doute la seule personne sur qui on pourrait compter euh pour venir nous sauver.
On avait déjà eu la preuve que ce serait pas Joe Biden ni ses proches qui viendraient soutenir le peuple iranien. Et euh à tel point qu'à l'époque euh Biden était appelé Mola Biden Ayatola Biden en Iran, hein. On le considérait extrêmement proche euh du régime.
Donc oui, on on n' pas toujours les alliés qu'on qu'on choisit ou qu'on mérite. En attendant, Donald Trump fait ce que les Iraniens attendaient. Euh il il scandait son nom euh les 8 et 9 janvier. il était très attendu et c'était la le seul espoir des Iraniens en réalité vu le positionnement de l'Europe qu'on connaît tous.
Donc ça c'est ça c'est la première partie. Après pour tout ce qui est de l'inconstance, sans vouloir jouer l'avocat du diable, si vous me permettez l'expression, je pense que c'est aussi une technique de communication. Évidemment, c'est un ascenseur émotionnel pour tous les Iraniens.
On vit des montagnes russes à chaque prise de parole de Trump. Euh, on a l'espoir qui monte, l'espoir qui redescend, mais en réalité, je pense qu'il a aussi compris que se jouait ici une guerre de la communication et que en étant extrêmement trouble et impossible à suivre dans ce qu'il dit, puisque comme vous l'indiquiez, il dit tout et son contraire dans le cadre de la même journée, et bien ça va aussi empêcher ses ennemis, si je peux les qualifier ainsi, de de savoir quelle quelle pièce du pour la suite. Et donc je pense qu'en réalité derrière ce côté fantasque, il y a sans doute une volonté et une maîtrise parfaite de ce qu'il est en train de faire et de maintenir la menace sur le régime évidemment.
Maxime Perez, votre opinion à vous sur éventuellement des troupes au sol donc américaines, des troupes américaines sur le sol iranien avec peut-être ces deux objectifs dont parl Niv s'emparer d'un d'un stock d'uranium très stratégique plutôt parant ou alors mettre la main sur cette île. cette île du pétrole. Oui.
Euh parce qu'en fait les Américains ne peuvent réaliser à ce jour qu'un coup en fait euh on l'a déjà dit, amener amasser des des troupes au sol de l'envergure de ce qui a pu être réalisé entre novembre et mars 2003 avant l'invasion américaine de l'Irak. Ça prend beaucoup de temps pour amener de la logistique, de l'artillerie, des blindés et cetera. Euh là euh on peut supposer que Trump qui d'ailleurs dispose déjà d'éléments au sol qui doivent certainement permettre du du guidage aérien va chercher à réaliser quelque chose qui pourrait pourrait s'apparenter à ce qu'il a fait euh au Venezuela.
Alors je vais pas faire de scénario fantasque, je vais pas dire qu'il va aller capturer le nouveau guides suprême de l'Iran, mais effectivement quelque chose de très symbolique comme non pas j'allais dire la capture des ressources énergétiques de l'Iran sur cette île de Carge, mais peut-être une forme de régulation. Je vous rappelle que quand les Américains, ils le sont encore euh en en Syrie, quand ils étaient déployés dans les zones kurdes, au moment notamment où DH occupait énormément de territoires, ils avaient déployé énormément de troupes autour des champs gaziers syriens. Euh donc c'est une option qui est totalement possible pour justement essayer de réguler le commerce mondial et empêcher la crise à laquelle on est en train d'assister de prendre davantage d'ampleur.
Ça paraît que ça juste un mot sur MTAba Rominii. On a déjà Donald Trump qui a tweeté euh je ne sais pas si vous avez vu son tweet et c'est assez amusant. Es-tu prêt à retrouver ton père ?
Ouais voilà la menace elle est elle est réelle. On va on va y venir dans un instant. Effectivement j'ai une question j'ai une question à vous poser et à introduire dans le débat.
Elle est très simple. Se pourrait-il que tout cela, tout ce que nous vivons et que nous commentons depuis des jours et que nous allons continuer à commenter n'aboutisse à rien ? J'ai été heurté, choqué de découvrir et quelques jours que les agences de renseignement américaine avant le déclenchement de la guerre par Donald Trump avait mis l'exécutif américain avait mis au courant d'un fait les bombardements ne permettront pas de renverser le régime.
Ce régime est solide. Euh le les l'État est administré, l'État iranien hein, il y a des districts, des provinces et cetera, des relais partout hein et par conséquent euh il tient il tient 1 million 2 millions de personnes arrivent à tenir ce pays de 90 millions et si contre vents et maré la République islamique d'Iran demeurait bien sûr parce que d'abord il y a les tairaniens. Alors, les éaniens avec ses fondements, ses infrastructures militaires civiles, on a vu le pétrole évidemment il est durement touché mais il y a cet état paraétatique, paramilitaire qui qui existe qui subsiste.
Pour l'instant, j'allais dire que les bassiji ne sont pas dans leur casernes mais ils se fondent dans la population et ils se tiennent prêts à tenir le pays si besoin. Donc c'est un problème pour les Israéliens et pour les les Américains qui vont comprendre et qui comprennent déjà que finalement faire tomber le régime, c'est un slogan et et un élément de langage qui est extrêmement alléchant et et qui évidemment qui attendent beaucoup d'Iraniens, mais ce n'est pas si facile que ça. Et le dernier point, c'est la dimension spirituelle, religieuse et idéologique du régime.
On parle dans un pays de 90 millions d'habitants d'une population estimée entre 10 et 12 millions qui a été endoctrinée depuis 47 ans. L'endoctrinement, ce n'est pas seulement d'enseigner à des enfants à l'école de de de de d'hurler mort à Israël et mort à l'Amérique. C'est la croyance profonde que ce pourquoi ils existent, ce pourquoi ils résistent aujourd'hui, c'est le fondement même de leur existence.
Ils y sont. Ils y sont. Nous sommes dans la mer des batailles pour le régime islamique d'Iran.
Cette lutte contre le régime, contre le système, contre le capital, contre l'Amérique, contre le Grand Satan, nous y sommes. C'est le fondement de leur existence. Sur cette question, est-ce que tout ça est vain ?
Magalie Bartez puis Chapar Axel. C'est le grand risque pour Donald Trump, c'est qu'il ne ressorte finalement rien, que le régime tienne. La nomination du fils Ramene, c'est vraiment une un défi du régime iranien à Donald Trump qui qui réclame un droit de regard clairement sur la nomination des des dirigeants iraniens et qui ne l'obtient pas.
Alors, comment est-ce qu'il sort de ça ? Donald Trump a cette faculté d'expliquer tout à coup que il a obtenu une victoire, même si finalement c'est un peu l'inverse que que l'on voit sur le terrain. Cette affaire des command, ce peut-être aussi l'une des façons de de s'en sortir.
C'est-à-dire en effet d'essayer d'expliquer que tout à coup ce commando est allé récupérer par exemple ces fameux stocks d'uranium enrichi. Ce qui permettrait euh peut-être à Trump de dire "Bah, vous voyez, ça y est, nous avons euh mis fin à cet arsenal euh nucléaire iranien et donc nous nous arrêtons là." C'est c'est il cherche certainement aujourd'hui une porte de sortie.
Son état-major lui avait lui avait fait part de tous les risques qu'il prenait et puis il y a eu ce moment où le renseignement américain et israélien a dit "Il y a cette réunion avec Ramene, c'est le moment d'y aller ou pas ?" Où il donne le go ? Mais on a l'impression aujourd'hui qu'il cherche une porte de sortie.
Est-ce que c'est vraiment une volonté de maintenir une ambiguïté stratégique, la version optimiste que vous développiez à l'instant ou est-ce que c'est plutôt qu'en fait il n'y a pas d'objectif véritablement et de ligne directrice à cette opération américaine ? Il y a quand même une impression de grand flou du côté de Washington que l'on ne retrouve pas côté israélien parce que les Israéliens savent très très bien où est-ce qu'une Chapar Chapar Salé franco-iranienne je le rappelle avocate et condatrice de l'association Famasadi. Vous imaginez, vous imaginez ce ce déploiement de force si finalement l'état profond iranien, il est là l'état profond iranien, il y a toujours une ultra minorité mais quand elle est capable de tuer en 24 heures, d'assassiner, de massacrer 30 40000 iraniens, bien évidemment elle a elle a tout pouvoir.
Je suis je suis optimiste, mais je ne suis pas non plus dans la rêverie. Ce peuple-là qui s'est soulevé, qui a perdu comme vous le disiez au moins 40000 vies en 2 jours ne se laissera plus faire. C'est-à-dire que aujourd'hui, on leur a dit "Attendez qu'on vous redonne le go." H c'est ce qu'a dit Trump, c'est ce qu'a dit Reza par la vie, c'est ce qu'a dit Netaniaou.
Et donc ils attendent qu'on leur donne le go euh pour euh repartir en quête de cette liberté qu'il recherchent. Et évidemment évidemment que la liberté qu'il recherche ne prend pas la forme ni de moshta khomanei ni des modérés soi-disant s'ils existent et encore moins du corps des gardiens de la révolution ni des mjahidines du peuple. Ce qu'ils veulent, c'est vraiment une démocratie laïque.
En un mot, aujourd'hui où on voit après 9 10 jours de guerre, qui sont vos meilleurs alliés ? Les Israéliens sur le terrain iranien, les Israéliens ou les Américains ? Ah, moi j'ai j'ai pas forcément envie de choisir entre entre les alliés.
Ils sont trop peu nombreux pour qu'on choisisse. En tous les cas, ce qui est certain, c'est que dans ce qui a été exprimé euh côté Trump euh au départ, il a dit "Moi, le changement de régime, ce n'est pas ce qui m'importe. ce qui m'importe, c'est de de le nucléaire, voilà, de de nuire à leur capacité en terme de nucléaire.
Alors que euh côté israélien, il a toujours été clair que les deux objectifs étaient étaient recherchés. Mais il me il me semble aussi évident qu'aujourd'hui Trump commence à comprendre à qui il a véritablement affaire et et qu'il devient plus clair pour lui qu'en réalité il n'arrivera jamais à s'asseoir autour d'une table avec ces gens-là. Et ça c'était vraiment euh ce qui était important pour les Iraniens.
Évidemment, les choses peuvent toujours évoluer, mais il me semble aujourd'hui qu'il a pris cette qu'il a pris conscience du fait que négocier avec ce régime ne permettra pas d'assurer une stabilité et une paix à long terme. On va partir en Israël hein, vous en parliez il y a un instant parce que Israël subit aussi des frappes avec des explosions qui ont été entendues à Tel Aviv et puis des frappes dans le centre du pays avec un blessé grave et deux morts. etsabé Salem et Liat Lerner, vous qui êtes donc dans le centre du pays, racontez-nous.
Oui, nous nous trouvons à Ouierda. Ici, il y a eu un homme qui a été grièvement blessé. Pourquoi ?
Parce que il y a eu un fragment de missile qui est retombé. Regardez le genre de dégâts créé par ne serait-ce qu'un débris de missile des trous hein. Euh donc dans ce mur, les vitres qui sont brisées comme sûrement Liat pourra vous montrer.
On peut pas tout vous montrer, il y a énormément de dégâts. On a parlé avec les gens de ce quartier qui parlent d'une explosion extrêmement violente. Vous savez derrière ce mur, il y avait une famille, la famille qui vit dans cet appartement qui était dans l'abri avec de jeunes enfants.
Et bien s'il n'avait pas été dans cet abri antimissile, évidemment, le bilan aurait été dramatique. On va vous montrer, il y a quelques dégâts qu'on peut encore vous montrer avec le trottoir qui était littéralement arraché ici et là. Encore une fois, un missile donc à og sous munition, c'est-à-dire que même s'il est intercepté, il y a vous avez ces fragments qui retombent, qui peuvent retomber avec une grande violence et qui peuvent potentiellement créer une sorte de mini explosion.
C'est disons la nouvelle arme de l'Iran. Pas forcément je crois un choix stratégique selon l'armée israélienne et les expert ici c'est plutôt parce que ce sont les seuls missiles qu'ils ont sous la main en ce moment à cause des attaques des États-Unis et d'Israël en Iran. Merci beaucoup Betsabé Salem.
Mesdames, messieurs, vous êtes sur LCI, nous sommes en édition spéciale et nous vous annonçons que nous nous retrouvons dans quelques instants. Pourquoi ? Emmanuel Macron qui va prendre la parole.
Vous savez, le chef de l'État est arrivé à Chypre aux alentours de Midi. Une démonstration de force du chef de l'État qui veut prendre le leadership dans la défense de ses alliés des pays du golf bien évidemment, mais de l'Union européenne puisque Chypre, vous le savez, avait [musique] été touché par des tirs de missile par des drones iraniens aux tout premières heures de la guerre. Emmanuel Macron qui va prendre la parole d'ici quelques minutes.
On l'écoutera en direct et le chef de l'État, ce sera l'image à suivre dans l'après-midi qui se rendra ensuite sur le Charles de Gaul. À tout de suite mesdames messieurs. Tellement heureux de de vous retrouver.
Vous êtes sur LCI, c'est une édition spéciale consacrée. Consacrée à quoi ? À la guerre et à cette déflagration gigantesque qui aura des répercussions maintenant, nous nous le savons, sur votre quotidien [musique] dans peu de temps avec cette guerre du pétrole dont on vous a parlé.
Qui est autour de la table ? Isabelle Saport. Renault Pila, nous recevons cette avocate et condatrice de l'association femme azadique et franco-iranienne Chaparac Salé.
Nous sommes avec Maxime Perez, ancien correspondant au proche orient [musique] spécialiste des questions de défense, l'amiral Alain de D'unville. On est tellement heureux que vous soyez là amiral et l'actualité est tellement folle que je peux pas peut pas vous passer la parole pendant tous les quarts d'heure. J'aurais aimé vous la passer.
Magalie Barz du service international est là également. Et bien évidemment, une des grosses actualités du weekend qu'on est obligé de commenter aujourd'hui, c'est l'arrivée dans l'histoire de la République islamique d'Iran d'un 3e guide suprême. En 79, il y a eu la Yatola Comédi qui était [musique] confortablement installé à Nofle le château en France et qui est arrivé en Iran. 10 ans plus tard, Ali Haméi et puis là c'est son fils.
Effectivement, l'événement hier en Iran, c'était donc la désignation du successeur de l'ayatola Hameney. Écoutez donc son nom, vous l'avez dit, c'est le propre fils de cet Ayatola, il a été annoncé officiellement à la télévision d'État. Cette assemblée après des délibérations approfondies et exhaustives nomme et présente laatolaed mtaba ramene que Dieu le préserve comme troisè guide du système sacré de la République islamique d'Iran.
Voilà, il s'agit donc de Mtabak Rameney, le fils du guide suprême tué aux premières heures de la guerre il y a 10 jours. Regardez-le, on l'a vu il y a un instant, il porte le turban noir des Saïdes, c'est-à-dire ceux qui sont reconnus comme les descendants du prophète Mahomet, les gardiens de la révolution, les forces armées, la police, la diplomatie lui ont immédiatement prêté allégence. Qui est-il précisément ?
Mathieu Carmade ? Racontez-nous. Et bien Moche d'abarameney le voici.
Il a 56 ans. C'est le deuxième fils d'Alir Ramene, le guide suprême iranien tué samedi dernier dans les bombardements israélo-américains à Tréran. Il est nommé 3e guide suprême par l'Assemblée des experts composé de 88 dignitaires.
Mojdabara a fait ses études à Teran avant de les poursuivre à Cominte en Iran. Il s'est engagé dans une unité combattante des gardiens de la révolution à la fin de la guerre entre l'Irak et l'Iran entre 80 et 88. On le dit, très proche des gardiens de la révolution.
Il a une place discrète mais centrale au sein de la République islamique d'Iran. Il n'a jamais prononcé de discours officiel ni même accordé d'interview, mais il connaît tous les rouages du système. Il a travaillé pendant plus de 30 ans au côté de son père Ali Raméney.
Il a dirigé pendant 20 ans le bureau du guide suprême. Il a la main sur les questions financières, politiques, mais aussi sécuritaire. Il est partisan d'une ligne dure du régime.
Il poursuivra d'ailleurs la politique intransigente de son père. Mosdabarameney est d'ailleurs à l'origine de la répression des manifestations antigouvernementales qui ont débuté en 2009. Il est placé sous sanction occidentale depuis des années, mais vous le voyez, sa fortune avoisine les 2 milliards et demi d'euros selon Bloomberg.
Mais les heures du nouveau guide suprême pourraient être compté. Donald Trump dès hier après-midi a mis en garde, je cite "Le prochain dirigeant iranien ne fera pas long feu s'il n'obtient pas mon approbation." Il faut donc comprendre ici que Mojdabaramney est désormais en tête de la kill liste américaine mais aussi israélienne, la liste des ennemis publics numéro 1.
Bon, le le la question qu'on va poser, elle est extrêmement simple et d'ailleurs je devine déjà vos réponses. Quel est le message du pouvoir à travers cette cette nomination ? C'est un message de continuité dynastique.
Mtaaba va se muer certainement en chef de guerre parce qu'il n'a pas d'autres choix. Le temps de la guerre pour l'Iran, c'est maintenant pour ce régime. C'est une guerre de survie désormais.
Donc il va devoir montrer de la fermeté et forcer de constater, même si rien n'indique qu'il y ait une coordination dans tout ça, que depuis euh l'officialisation de sa nomination hier après-midi ou hier soir, les tirs se sont quand même intensifiés. On a plus de tirs sur Israël, on a eu plus de tirs ce matin sur les pays du golf. Alors, s'agit-il d'un message ?
En tout cas, la question mérite d'être posée avec et avec Donald Trump qui a réagi, vous le disiez il y a un instant, Magali. Alors, message extrêmement fort hein, il l'a posté sur son réseau social. MTA Hameney, es-tu prêt à tout rencontrer, rejoindre ton père ?
Reindre rejoindre ton père. Son père qui a donc été assassiné le 28 février dans cette frappe israélo-américaine. La menace, elle est là.
C'est-à-dire que Mtaba Ramene, il a aujourd'hui une cible dans le dos. Évidemment, euh ça, il faut savoir que son plusieurs membres de sa famille au-delà de son père sont morts dans cette frappe qui a lancé le début de cette campagne. Il a perdu son épouse par exemple euh qui est mort donc avec euh Ali Ramene et les Israéliens de toute manière ont toujours dit que le successeur de du guide suprême serait une cible légitime, que le successeur du successeur le serait aussi.
Et puis Donald Trump, lui, il est obsédé par l'idée d'avoir un droit de regard sur la nomination justement des dirigeants iraniens. Là, c'est clairement un geste de défi euh des Iraniens de mettre quelqu'un au pouvoir qui est vraiment dans la continuité, hein, l'ancien bras droit de son père qui incarne une ligne très dure, une ligne conservatrice, une ligne qui refuse le dialogue avec les occidentaux. Donc geste de défi et menace immédiate donc de Donald Trump qui menace directement sa vie.
Cette photo là, je voulais la commenter aussi avec vous Chaparaxal parce que ce qui là c'est le père en bas et le fils en haut. Or on le sait très bien la révolution islamique l'un des piliers c'était de mettre fin à la monarchie héréditaire. Et là et bien c'est c'est son fils qui lui succède.
Oui. Alors euh la monarchie c'est devenue une monarchie et c'est terrible. Évidemment euh d'autant que ce qui est assez amusant, c'est aussi le fait de savoir que MTAba n'a pas les mêmes ne remplit pas les conditions religieuses.
Ce n'est pas un Ayatola à l'instar de son père. Et donc euh euh donc Ayatola c'est la c'est c'est la plus haute hiérarchie quasiment dans le le clergéchite et lui il est plutôt j'ose pas dire le bas de l'échelle mais il a un titre qui est beaucoup moins honorifique. Tout à fait.
Et alors avec toutes ces toutes ces manigances qui ont lieu et que l'on connaît, on peut pas s'empêcher aussi de se demander si le fait de l'avoir choisi, c'est pas pour certains volontairement mettre une cible dans son dos. Euh on sait qu'il y a désormais des fissures qui s'opèrent au sein du système et je je ne peux pas m'empêcher de me poser cette question là. Quand quand on a quand on on veut le le changement la fin des mol en Iran comme comme c'est le cas de beaucoup de personnes dans la diaspora, l'immense majorité des des Iraniens qui sont en Europe, en Amérique du Nord, euh il est presque préférable d'avoir un dur comme ça pour succéder plutôt qu'un plutôt qu'un ayat concertatif qui qu'on cède un tout petit peu aux Américains et qui en réalité assure la continuité du régime.
Là, on sait qu'on demeurera dans l'opposition frontale au projet israélo-américain de supprimer le pouvoir des Ayatolas. Là, c'est clair au moins. Vous avez raison.
Mais en même temps, les conservateurs, les réformistes aujourd'hui, les Iraniens savent qu'il s'agit exactement de la même chose dans un camp comme dans l'autre. on est en réalité au sein du système. Est-ce que le peuple iranien à l'intérieur de l'Iran et la diaspora à l'extérieur de l'Iran veulent, c'est la fin de ce régime ?
Et euh en réalité euh avoir à la place des ultraconservateurs, des réformistes, ça aurait effectivement été euh la pire des situations possibles puisque ça voulait dire un retour à la table des négociations et ça les Iraniens n'en veulent pas. Et vous parliez de l'opposition à à donc Mtaba Hameney effectivement àan il y a son nom qui a été immédiatement scandé à la suite de sa nomination écoutez eux-mêmes. Oui.
Alfa Mustafa Alfa Mustafa Musta, il faut parler du courage de ces gens qui se mettent à parce que mort ce mort à MTAba là, il peut coûter la vie à toute la famille hein. Ça c'est ce petit mort à Maba qui est lancé dans la cette espèce de cours d'immeuble avec des des logements tout autour disposé. C'est c'est c'est un acte de courage incroyable.
Exactement, vous avez tout à fait raison. C'est c'est un acte de courage incroyable et si vous l'avez bien entendu la vidéo, ce ne sont que des voix de femmes. Je tiens à le souligner. effectivement peut-être assez courageuse.
Écoutez, Raphaël Jérusalmie, donc vous le savez donc euh israélien à la tête des renseignements israéliens qui en parlait hier qui est Mtaba Hamene euh il a pas des mots très tendres. Écoutez, c'était sur LCI. Normalement euh ces jours sont comptés.
Euh je précise que le fils de Ramenaï est pire que le Ramenaï. C'est c'est vraiment regrettable. Mais il est encore il est carrément c'est un carrément un cas psychiatrique.
C'est un cinglis, un fanatique. Il est extrêmement dangereux. C'est donc mauvaise nouvelle pour Donald Trump si ce régime devient encore pire qu'avant.
Alors nous sommes justement avec Siavoch Gazi correspondant de RFI et de France 24 à Tran. Si j'aimerais avoir votre lecture. Quel est quel est le message aujourd'hui du pouvoir iranien à travers cette nomination Sioche ?
Alors il y a comme vous l'z vous voyez derrière moi, il y a donc ce rassemblement euh donc dans le centre de terra sur la placeable qui signifie la place de la révolution. À quelques centaines de mètres de là, il y a la résidence de l'ancien numéro iranien. Et donc ça a été tué lors d'une frappe israélienne il y a 10 jours.
Il y a 10 jours lors de la première frappe sur le côté. Aujourd'hui, cette foule s'est rassemblé pour à la fois soutenir le nouveau guide suprême iranien mais aussi pour lui faire allégance. ces ordres ont répéter les les manifestants et les gens qui sont réunis sont ici portant des drapeaux iraniens pour le pouvoir la iranien la nomination de Mabeling a une a un seul message c'est que diront le pouvoir iranien va résister jusqu'au bout et ne va pas céder face à face aux frappes américaines et israéliennes au moment même où il y a c ce rassemblement ici dans dans le centre de terr les quartiers de l'est du nord de la capitale pour le terrain par la la version américaine et isne.
Mais cette foule les gens dans cette foule à ils n'ont pas peur des trppes israéliennes et américain. D'ailleurs, après la nomination d'hier dans la nuit de Ramé suprême, il y a eu donc chaque bague domiciles qui ont été lancé contre Israël mais aussi les bases américaines dans la région. Si de nouveau à la nouvelle, il y a eu de nouvelles contre contre et et les bases américains de dans la dans le pays de c mais aussi des attaques contre des installations felières en Arabie Saoudite à Bareil mais aussi iranien qui une manière pour le pouvoir de dire que l'Iran va récolter.
Si Vog Gazi, merci beaucoup en direct de Terra, on a bien compris que la liaison était pas toujours évidente, mais merci d'avoir été en direct pour commenter donc ce nouveau guide en Iran qui a été désigné hier et Emmanuel Macron, vous le savez, voilà, c'est l'image hein que vous voyez estant à Chypre aujourd'hui et il va prendre la parole dans un instant, lui qui a rencontré donc le le président Chipyot et le premier ministre grec et on écoutera le le président donc de la République dans un instant. Alors, charaxalé, euh vous avez entendu euh notre journaliste sur place. Euh il il y a il y a quand même aujourd'hui, c'est ça qui qui fascine les occidentaux que nous sommes, des manifestations de soutien avec des drapeaux euh de l'Iran, de la République islamique d'Iran qui sont des drapeaux particuliers euh qui ne sont pas ceux qui avaient l'Iran de l'époque du chat bien sûr.
Donc il y a qu'il y a des gens dans la rue, il y a des Iraniens à cette minute. J'imagine que ça doit vous il y a des Iraniens en cette minute qui soutiennent des des rassemblements de masse pas si conséquents que ça mais quand même qui soutiennent la République islamique d'Iran. Évidemment, quand on a un journaliste iranien en Iran, à part vous diffusez la propagande du régime, le malheureux, on va le prendre comme ça, ne peut pas faire grand-chose.
Donc non, mais vous savez, non, dites pas ça. On on a un journaliste sur place qui est journaliste correspondant des médias français et qui bénéficie de la marge de liberté suffisante pour faire son travail. Je vous assure que si c'est un une discussion que nous avons souvent rapporte les faits et c'est vrai que c'est assez précieux parce que travail journalistique arrive et nous avons nous avons la même la même chose dans la Russie de Vladimir Poutine.
Nous avons des journalistes autrement on partirait. Autrement on partirait. Alors, écoutez, ces propos ne m'engagent pas, mais ce que je peux vous dire, c'est que la propagande est en marche et évidemment, il y a des gens même qui sont payés par le par le par le régime pour manifester à l'arrière euh et inclus dans ces personnes-là des personnes qui ne sont pas iraniennes.
De la même façon qu'ils ont dû faire appel à des irakiens pour venir exterminer les Iraniens pendant les de jours, vous avez cette méthode de fonctionnement qui est assez fréquente qui consiste à payer des personnes pour faire acte de figuration. H mais mais ça nous le disons souvent ici. Jadi Didier Jadi qui est là a expliqué d'ailleurs que dans les massacres du 8 et 9 janvier, il y avait de très nombreuses milices qui qui venaient de d'autres pays que l'Iran qui avait été engagé par le pouvoir pour prêter main forte, si je puis dire, à ces à ces opérations et mais mais personne n'est dupe.
Mais mais quand même on arrive à mobiliser des gens voilà qui sont peut-être des fonctionnaires payés par le régime auquel on donne pas le choix voilà mais on arrive quand même à fabriquer des foules qui impressionnent toujours bah les occidentaux les pays voisins. Bien sûr de la même façon qu'en France vous réussissez à avoir encore 10 % de personnes qui soutiennent lesf c'est la même chose. Vous avez toujours dans chaque population des des personnes qui ont une manière de penser qui ne reflètent pas.
Pas grandchose à pardonnez-moi parce qu'on est quand même dans une démocratie en France. Je veux pas moi sauver LFI mais enfin ça a quand même pas grand chose à voir. Qui sont les amis d'ailleurs les vrais amis déclarés sur le plan international de la République islamique d'Iran ?
Qui sont les amis aujourd'hui qui disent on soutient malgré l'éturerie du 89 janvier par exemple, on soutient la République islamique d'Iran. Qui sont les vrais amis de l'Iran ? Ben si je dois vous nommer quelques personnes et la liste n'est pas exhaustive mais en tout cas Rima Hassan a apporté.
Je je parlais plutôt des bon peut-être en France mais je je parlais plutôt des pays moi. Alors dans les pays Vladimir Poutine ce matin donc pour la Russie je tiens à réaffirmer notre soutien indéfectible à Teran et notre solidarité avec nos nos amis iraniens. C'était un un soutien appuyé quelques heures après la nomination parce économiquement il est en train de gagner Vladimir Poutine c'est dingue dire il était étranglé le prix du pétrole est au plus bas au fond des nogos sur tout son pétrole sur son gaz hein ça devait se faire là et maintenant il est tellement en situation de force qu'il peut dire aux européens vous savez ce gaz là que dont vous alliez arrêter les 13 % que vous preniez encore pour 2027 en fait c'est moi qui vais l'arrêter avant donc non seulement il vend beaucoup plus cher en plus Trump est en train de faire tomber tout ce qui empêche chez ce commerce et on voit bien que la Chine va encore renforcer son son partenariat avec lui.
Donc je veux dire de fait c'est le grand gagnant de cette guerre. Vladimir Poutinement qui revient sur le le devant de la scène en tout cas effectivement à travers les prix du pétrole, les prix du gaz effectivement on parlait du pétrole justement regardez ce que dit Donald Trump après les frappes. Alors on le dit he l'armée israélienne pour la première fois a frappé des sites pétroliers autour de Teran au cours du weekend.
Teran qui réplique et qui touche plusieurs pays du golf, ce qui fait que les marchés paniquent avec des prix du baril qui s'envolent depuis ce matin. Et bien regarder la réaction de Donald Trump, bah c'est un petit prix à payer, dit-il. Le prix du pétrole à court terme qui chuteront rapidement une fois la menace nucléaire iranienne écartée représente un faible prix à payer pour la sécurité et la paix.
Voilà ce que ce qu'a dit Donald Trump. Ça l'inquiète considérablement. Ah mais bien sûr.
Mais c'est il a réagi il a réagi immédiatement. Ouais immédiatement. Voilà ce qui ce qu'il a ce qu'il a.
Je peux relire une deuxième fois parce que chaque mot est pesé là. Les prix du pétrole à court terme qui chuteront rapidement une fois la menace nucléaire iranienne écartée représentent un faible prix à payer pour la sécurité de la paix. Ben moi, je vais vous lire un message.
Je vais vous lire un message que que j'ai reçu. Vous allez voir, il y a beaucoup de gens qui pensent ça, hein. Euh, écoutez ça.
Si l'effort des Français pour éradiquer les molas de l'Iran consiste à accepter une hausse du prix de l'essence, il faut l'accepter sans raller. Sinon, c'est la honte. Voilà ce que dit une téléspectatrice.
Je veux dire, non mais d'accord, mais c'est ça, c'est une téléspectatrice qui croit dans le plan de Trump et Netaniaou. H or, vous avez quand même une immense majorité des experts militaires, des experts de la région, excusez-moi du peu, qui ont 30 40 50 ans. On a notre invité sur le plateau qui disent que cette stratégie pour l'instant est folle. est folle parce que le régime ne tombera pas et parce que entre-temps on aura peut-être euh des impacts économique mondiaux très importants.
Il dit lorsque le prix va baisser considérablement lorsque le nucléaire iranien sera éliminé. Mais ça n'a rien à voir. Mais ça n'a rien à voir.
Le prix Donald Trump Non mais ça ça l'inquiète. Le il fait de la politique là, il parle il parle à ces Américains qui voient le prix du galon dans leur dans leur grosse dans leur gros pickup augmenter. Le prix du pétrole baissera lorsque le D3 d'Ormous sera libéré.
Hein c'est 20 % du pétrole mondial et du gaz libéré. Et qui pourra le libérer ? C'est la France et les alliés.
Pour l'instant les Américains le font pas et que les raffin et les raffineries qui ont été touchées seront en état de refonctionner. Je vous rappelle que pour l'instant il y a beaucoup de raffineries qui ont été touchées qui sont non pas à l'arrêt mais qui ont baissé leur cadence. Il fait sa propag à Washington retrouver nos journalistes Mario Russell et Eric Jos.
Effectivement, ce n'est pas à dedan que Donald Trump tout de suite réagisse à cet emballement des prix du pétrole. Est-ce que ça commence à le faire douter sur sa stratégie ? Bah, en tout cas, c'est ce qui est sûr, c'est que cette question du prix du pétrole, elle s'affiche en une dans les médias américains, dans de nombreux médias américains.
C'est par exemple la une aujourd'hui du Wall Street Journal, journal économique. Euh et parce que cette question en fait du prix du pétrole et bien elle est centrale pour de nombreux Américains. Donald Trump le sait.
Il n'a pas réagi à la nomination du nouvel Ayatola. Il n'a pas réagi à l'annonce du 7e mort américain. Il a réagi à l'augmentation du prix du pétrole en cherchant sans doute à éteindre l'incendie qui pourrait commencer à s'allumer ici aux États-Unis parce que Donald Trump, il avait été élu avec une promesse, celle de mettre les Américains leur pouvoir d'achat, leur vie quotidienne d'abord avant tout enjeu géopolitique, avant toute intervention à l'étranger.
Et pour les Américains et bien ce qui est en train de se passer, cette augmentation du prix du pétrole et bien c'est tout l'inverse de ce qu'il avait promis. On est dans un pays de 348 millions d'habitants environ 290 millions de voitures. Donc on est vraiment dans un pays de la voiture où les gens sont directement touchés aux portees-monnaaies lorsque le pétrole augmente.
Et Donald Trump le sait hein, cette légitimité de la guerre au sein de l'opinion publique, elle se jouera peut-être sans doute majoritairement aussi sur ses questions intérieures, sur ces questions de pouvoir d'achat. Et pour l'instant, on est avec une société américaine qui est déjà plutôt hostile à ces à cette intervention militaire en Iran. Et si euh leur vie quotidienne, si leur pouvoir d'achat est touché, et bien euh ce nombre d'hostiles et bien ils risque de monter même au sein au cœur de l'électorat de Donald Trump.
Merci Marion Russell. Merci beaucoup amiral Alain de d'enville de vous qui avez été chef d'étatmajor de la marine Alain de Dunville qui avait été engagé dans des opérations en Iran. Il y a il y a des Attention, le président de la République s'exprime.
Pardonnez-moi amiral à Chypre le président de la République. Merci de nous accueillir et je suis heureux d'être aujourd'hui à Chypre et alors que la situation de crise en Iran, de guerre en Iran affecte l'ensemble de la région, venir ici à vos côtés avec le premier ministre de la Grèce, c'est vous dire que lorsque Chypre est attaqué, c'est l'Europe qui est attaquée et que la défense de Chypre est évidemment une question essentielle pour votre pays, pour votre voix voisins, partenaires et amis la Grèce, mais aussi pour la France et avec elle l'Union européenne. Nous sommes liés les uns et les autres par des partenariats stratégiques et les déploiements qui se sont fait ces derniers jours.
Notre présence tous les trois côte à côte aujourd'hui dit la force de ces partenariats, leur robustesse et que vos compatriotes peuvent véritablement y croire et savoir que derrière ces textes signés, il y a la solidarité de nation et leur engagement armé. Et donc le premier objectif de ce déplacement à vos côtés est de marquer la pleine solidarité avec chiffre qui a été la cible la semaine dernière de plusieurs drones et tirs de missile. C'est ce qui nous a conduit à déployer une section de défense antiaérienne mistrale et à déployer immédiatement la frégate Langdoc qui ont pu être déployé et l'un et l'autre dans le courant de la semaine dernière.
Et je saluer la mobilisation également de nos amis Grecs. Vous avez cité les frégates grecs qui signent aussi la force du partenariat entre nos deux pays, partenariat industriel. Il y a un peu de l'Orient qui est ici présent au large de vos côtes au fond.
Et je saluer également les collègues européens qui se sont mobilisés et qui ont pu joindre cet effort. Au-delà de cette présence, comme vous le savez, le groupe aéronaval avec le porte-avion Charles de Gaulle est désormais à proximité de chip pour contribuer à la posture de défense d'ensemble et assurer celle-ci dans la durée. Le deuxième objectif que nous poursuivons est aussi de coordonner nos efforts et nous l'avons évoqué tous les trois à l'instant pour assurer la sécurité de nos ressortissants et de des ressortissants européens dans la région et accompagner les opérations de rapatriement et prévoir consolider aussi toute opération d'urgence qui s'imposerait. 3è objectif est aussi de réassurer tous nos partenaires et nous avons les uns et les autres pu échanger avec plusieurs pays qui ont été attaqués ces derniers jours.
Jeis dire ici notre soutien aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Kuwait avec lesquels nous sommes liés par des accords de défense mais également la Jordanie, l'Arabie Saoudite ou l'Irak qui ont été déstabilisés, frappés auquels nous avons apporté des éléments de soutien au-delà de pays qui heureusement sont préservés de ces attaques mais avec lesquelles j'ai pu également m'entretenir comme vous-même, je pense à l'Égypte. Et en vous rejoignant ce matin, j'ai à nouveau, comme vous l'avez fait ces derniers jours, pu échanger avec aussi le premier ministre d'Israël. Notre objectif est de nous tenir de manière strictement défensive au côté de tous les pays qui sont attaqués par l'Iran dans Saripost, d'assurer aussi notre crédibilité et de contribuer à la désescalade régionale.
Enfin, ce que nous voulons faire, c'est d'assurer la liberté de navigation et la sûreté maritime en Méditerranée orientale, nous nous trouvons en mer rouge de Suède à Babel Mandem. dans le cadre en particulier de l'opération dite Aspides qui est une coalition qui existe déjà dont le quartier général est en Grèce qui est coordonné en ce moment par la Grèce et la France y apportera sa contribution avec dans la durée deux frégates qui seront dédiés à cet effort. Et nous sommes en train de mettre en place, et nous l'avons évoqué à l'instant aussi, une mission purement défensive, purement d'accompagnement qui doit se préparer avec des États européens et non européens et qui a vocation à permettre dès que cela sera possible après la sortie de la phase la plus chaude du conflit qui permettra l'escorte de porte contenair et de tanqueur pour réouvrir progressivement le D3 d'Ormous qui est essentiel au commerce international. mais également à la circulation du gaz et du pétrole qui doivent pouvoir sortir à nouveau de cette région.
Nous préparons cette mission avec nos partenaires. Elle se fera en bon ordre et nous avons commencé à l'évoquer aujourd'hui. Elle a pour but d'être strictement pacifique, défensive, d'accompagner, mais elle est essentielle justement là aussi à nos économies et notre économie mondiale.
Enfin, nous sommes vigilants et je le dis depuis cette pointe avancée orientale de l'Union européenne dans la région à la situation du Liban. Le Liban, en effet, depuis que le Esbola a pris la responsabilité et a commis la faute majeure d'attaquer Israël et de viser Chypre, le Esbola a déclenché une réaction israélienne. Israël aujourd'hui, par ses opérations terrestres et ses frappes a répondu évidemment à l'attaque du Esbola.
Cette situation est évidemment très préoccupante et au fond notre objectif est simple. Le Bola doit cesser toute frappe depuis le sol libanais car il met en danger toutes les libanaises et tous les Libanais. Israël doit ensuite cesser au plus vite son opération militaire et ses frappes sur le Liban pour permettre à la souveraineté et l'intégrité intégrité territoriale du Liban d'être recouvré et aux forces armées libanaises seules légitimes d'assurer la sécurité de leur sol.
C'est ce que nous avons veillé les uns et les autres à redire ces derniers jours. J'ai pu chaque jour l'évoquer avec le président et je veux redire ici à nos amé Libanais notre soutien. et nous œuvrons pour que le calme puisse revenir, cette désescalade puisse se faire et pour que les forces armées libanaises soit en situation justement de pouvoir ainsi opérer. afin de porter cet effort, au-delà des positions qui sont déjà des nôtres dans la région, au-delà de ce qui a été livré en système de défense dans les différents pays avec lesquels nous sommes liés par des accords et de ce qui a été fait pour Chypre, la présence française qui se déploera de la Méditerranée orientale en mer rouge et justement au large d'ormous mobilisera h frégates, de portes hélicoptères amphibie et notre porte avion.
Elle permet aussi de mobiliser et d'attirer avec elle la contribution de plusieurs autres pays européens. Et je veux saluer ceux qui d'ailleurs ont suivi notre porte-avion Charles de Gaulle depuis l'Atlantique jusqu'à la Méditerranée. Plusieurs collègues européens ont fait le choix de continuer à nous accompagner.
Cette mobilisation de notre marine est inédite. Elle se fait évidemment avec la mobilisation aussi de nos forces aériennes et terrestres dans la région et elle manifeste la volonté de la France de contribuer à la désescalade, à la sécurité de nos ressortissants, à la sécurité de nos partenaires et à cette libre navigation et cette sûreté maritime à laquelle nous voulons par ce biais œuvrer. Voilà mesdames et messieurs ce que je voulais ici rappeler.
Nous aurons d'autres initiatives à prendre dans la semaine. Nous allons continuer de travailler aussi sur les questions énergétiques qui sont extrêmement importantes et les questions de économique. Un G7 finance s'est tenu aujourd'hui.
Il y aura une réunion demain en marge du sommet à Paris sur le nucléaire qui se tiendra entre ministre de l'énergie et j'ai souhaité qu'on puisse mobiliser au niveau du G7 une coordination étroite pour piloter au mieux les sujets énergétiques et par les initiatives que nous prenons, nous allons, je l'espère aussi contribuer à la des escalades indispensables. En tout cas, je remercie à nouveau le président et le Premier ministre m'accueillir aujourd'hui, redire ici notre soutien à Chypre, à tous les pays de la région, redire combien c'est important pour notre Europe et alors même que Chypre assure la présidence de l'Union européenne, dire que l'autonomie stratégique des Européens et l'unité d'une Europe qui sait se défendre en cette Europe de la défense que nous appelons nos vœux ne sont pas simplement des mots, des concepts maintenant que nous avons élaboré, des instruments et des financements que nous avons mis en place. Ce sont aussi des femmes et des hommes engagés.
Ce sont aussi des capacités militaires déployées et c'est au fond la solidarité en acte de nos nations. Pour toutes ces raisons, je suis très heureux et très fier d'être à vos côtés aujourd'hui et de pouvoir dire aux chypriotes notre soutien réel. Merci Nicos.
Voilà, mesdames, messieurs, vous venez d'assister à l'intervention en direct du chef de l'État, Emmanuel Macron, qui est donc à Chypre, qui s'est rendu à Chypre pour des raisons que vous connaissez aussi bien que nous. Le territoire de Chypre a fait l'objet de de bombardement de la République islamique d'Iran. Pas seulement des drones mais aussi des missiles qui ont été envoyés.
Il faut le dire. C'était pas petit bombardement anecdotique, anodin, hein, diplomatique, pas du tout. On était sur des frappes quand même assez conséquente.
Et donc Emmanuel Macron s'est rendu à Chypre, c'était une base britannique qui était bombardée pour vous avez compris d'ailleurs le sens de ce voyage officiel pour affirmer la présence française dans ce conflit. une présence, ça a été bien dit et répété, qui s'inscrit dans une stratégie défensive amirale de de d'unville. Vous avez été d'ailleurs, je vous aviez la parole tout à l'heure, vous avez été interrompu par le président de la République.
Je vous rends donc la parole. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous retenez ? Quels sont le point ou le point essentiel que vous retenez ?
Le point essentiel, c'est l'efforté sur la sur la sécurisation des voies de navigation au sens large de la Méditerranée orientale, mer rouge, nord de l' Saint-India et jusqu'à Ormous en coalition européenne et avec d'autres. C'est le point essentiel que je retiens. La sécurisation des voies maritimes.
Isabelle Chaporta. Non mais il est sur un fil là le président. C'est très intéressant ce qu'il vient de faire là en fait parce que il il essaie de dire qu'on est toujours pas en guerre alors qu'on est de plus en plus impliqué.
Il essaie de représenter une Europe unie qui ne l'est pas. On a bien vu que Pedro Sanchez l'espagnol était très en retrait en disant non à la guerre. Donc il essaie de montrer que l'Europe est forte alors qu'on a vu que les la Grande-Bretagne était complètement défaite et que elle était incapable d'envoyer des forces sur place à tel point que ça ça vous a marqué ça ?
Oui, parceofici de marine de marin l'effondrement de l'armée britannique et de la marine britannique quand Margarette Toucher leur disait en combien de temps vous pouvez être prêt ? Il disait 48 he madame Toucher. OK là on voit qu'ils y arrivent pas.
À tel point que d'ailleurs Donald Trump a dit vous n'êtes pas Churchill à Kstarmer. Rappelez-vous ça vous a marqué également non seulement ils sont pas Churchill mais ils n'ont plus de moyens ils sont tous en réparation. Europe au fond qui un capilotade si ce n'est que le président aujourd'hui au fond incarne une Europe soudée qui ne l'est pas.
Donc je trouve ça très malin de sa Renault Pila, votre avis que retenez-vous Renault Pila de cette intervention en direct qui a duré quoi un quart d'heure du président de la République française à Chypre ? Je retiens des mots très importants. Premièrement, lorsqu'on attaque Cypre, on attaque l'Union européenne.
C'est très fort hein. Qui pense à Chypre dans notre vie quotidienne ? C'est une zone touristique mais peu de gens ont été à Chypre et en général on considère que c'est un lointain un lointain territoire qui est divisé en deux la Turquie et et puis et puis Chypre avec effectivement quelques bases britanniques.
Mais toucher toucher Chypre c'est touché à l'Union européenne. Donc et et la réaction a été immédiate de la France. Deuxièmement, il dit sans les nommer ceux qui sont pas vraiment au rendez-vous. l'Allemagne qui n'est pas vraiment au rendez-vous.
Certes, elle a encore très très peu d'armée et évidemment, elle a pas de elle a pas de marine avec une Allemagne et un MER qui est pour l'instant pardon le cul entre deux chaises qui qui sait pas vraiment se positionner et qui reste finalement l'allié américain. La Grande-Bretagne, ça vient d'être dit, qui a désarmé financièrement son dispositif militaire depuis 20 ans comme la France. La grande pas comme la France, on a construit nous on a comme on continué à investir depuis 2017 mais pas depuis 2017 on a construit.
Non non eux ça fait 20 ans qu'ils construisent plus. Oui mais enf rien à voir. Nous on a désarmé on a désarmé on a désarmé avant 2017 et heureusement Macron a a réarmé depuis depuis 2017.
Donc la Grande-Bretagne n'est pas au niveau. Dernièrement, et c'est très important pour ceux qui nous regardent et pour il me semble nous tous défensifs. Nous sommes défensif parce qu'il y a tellement en ce moment d'images de déclarations que beaucoup de gens ont l'impression qu'on fait la guerre contre l'Iran.
Non, on défend les pays du golfe et on défend les positions européennes avec un un un dispositif défensif. Vous y croyez encore au défensif seulement vous ? Pour l'instant, j'y crois.
On attaque pas les j'ai l'impression que l'amiral il y croit qu'à moitié au défensif seulement. Je suis sûr que quand même malgré tout on était bien engagé mais on bombarde pas on se prépare mais pour le moment on n pas engagé. Bah voilà.
H Hélène Bonet président de la République. Oui. Bah c'est une c'est une manière de ramener la France et l'Europe dans ce théâtre pour l'instant où on était un petit peu observateur en quelque sorte.
Donc Emmanuel Macron a rappelé nos intérêts, nos partenariats, nos alliés. Euh le seul point qui peut-être montre les limites finalement, c'est le le soutien au Liban parce qu'on trouve pas la solution. Euh euh Emmanuel Macron a dit qu'il avait eu Benjamin Netaniaou au téléphone.
Visiblement le l'échange de enfin le le Premier ministre israélien est resté dur sur ses positions. Les Israéliens, ils veulent vraiment y aller définitivement contre le esbola et faire ce que le gouvernement libanais pour l'instant ne parvient pas à faire, ni l'armée libanaise. La France a une posture de dire voilà, il faut qu'on aide les Libanais et comment peut-on faire pour pour y parvenir ?
Pour l'instant, on n' pas vraiment de levier. Parfois Hélène, la politique ça revient aigrainer le registre des banalités par parce que dire il faut que les forces libanaises reprennent enfin que l'armée régulière libanaise reprenne le pouvoir et que peu à peu on désarme le hbola. Bon direbanais mais c'est du faucon.
C'est important pour les libanais. Chapar Salé, vous avez écouté avec attention le président de la République. Alors moi le mot que je retiens c'est des escalades et cette volonté de stabilité, de paix.
Et si je devais dire un mot, si j'avais Emmanuel Macron en face de moi, ce serait de lui dire alors il faut changer la devise française. C'est plus liberté, égalité, fraternité, hein. Ça devient paix, égalité, fraternité.
Et pour moi, la liberté passera toujours avant la paix. Maxime Perz, vous allez pouvoir aussi réagir parce qu'il y a une autre donnée. Il dit tout faire pour débloquer le D3 d'ormous. ce que peut faire la France concrètement.
Mais d'abord, on rejoint nos journalistes qui sont sur place, Léonard Atal et Olivier Martin. Donc à Chypre, puisque vous avez écouté vous aussi le le chef de l'État avec une image qu'on suivra Léonard dans l'après-midi, une image extrêmement forte parce qu'Emmanuel Macron a décidé quand il quittera Chypre tout à l'heure de passer par le porte-avion Charles De Gaulle. Oui, tout à fait.
Le président de la République qui dès que le premier ministre grec qui est en train de parler juste derrière moi aura terminé prendra la direction de Crête en avion pour ensuite rejoindre en en hélicoptère le porte-avion Charles de Gaulle qui est arrivé en Méditerranée effectivement ces derniers jours. Le chef de l'État va s'y rendre, va rencontrer les militaires sur place, assister à un briefing opérationnel, nous dit nous dit-on et aussi et bien donner quelques directives, quelques indications, expliquer [musique] aussi devant les caméras puisque certains journalistes dont nous-mêmes y serons, LCI, il sera sur ce porta-avion Charles De Gaulle avec pour suivre le chef de l'État pour expliquer peut-être du côté d'Emmanuel Macron réellement les missions de ce porte-avion en Méditerranée, assurer la sûreté maritime, la liberté de circulation des bateaux. Il l'a répété d'ailleurs tout à l'heure lors de cette expression ici à Chypre.
Tout ça dans un dans une dimension défensive des opération défensive. Le président de la République euh l'a rappelé à plusieurs reprises. Emmanuel Macron qui a aussi donc au cours de cette euh de cette prise de parole d'un quart d'heure appuyer euh sur la solidarité de la France vis-à-vis de Chypre, pays membre de l'Union européenne qui, on le rappelle, a été touché par des tirs de missile euh et de drone ces derniers jours.
Le président de la République qui a aussi parlé du Liban. Ici, nous sommes à une demi-heure de vol du Liban. C'est aussi un symbole de ce déplacement express de 24 heures.
Em Macron ne se rendra pas au Liban. Certains l'attendaient, l'espérezent. Emmanuel Macron n'ira pas alors même que nous sommes à une demi-heure de vol pour preuve d'une situation qui n'est pas encore stabilisée au Liban.
Mais le président de la République a encore échangé ce matin avec le président libanais, avec le premier ministre israélien. Il l'a redit dans son discours à l'instant. Il appelle le resbola à cesser les frappes.
Il appelle également les Israéliens à cesser leurs opérations et à laisser les forces libanaises que la France soutient tenter de déloger les miliciens du Cresbola. Merci. Merci beaucoup Léonard Ratal.
Est-ce qu'on peut parler de démonstration de force française ? En tout cas dans les mots employés par le président français, c'est extrêmement forte. Il parle de la mobilisation de notre marine qui est inédite.
Bien sûr, on n plus dans la dissuasion là. Cette fois-ci, on peut parler comme l'a dit Trump d'armada française. H huit navires pour escorter le Charles de Gaulle. parmi eux, une frégate comme le Langdock, une frégate multirôle qui a déjà été déployée euh sur des terrains un petit peu similaires ces derniers mois et ces dernières années, notamment en mer rouge, notamment dans le golfe d'Aen, à un moment où justement il y avait euh une menace sur la sécurité maritime, sur le commerce international où d'ailleurs la cette frégate le Langdock a essuyé des tirs de drone pendant sa mission.
Donc on a non seulement une Armada française déployée mais une Armada expérimentée avec évidemment ce navire amiral qui est le porteavion Charles de Gaulle avec une capacité de projection extrêmement importante avec ces avions rafales. Donc c'est plusieurs escadri capables de mener des frappes éventuellement s'il faut aller plus loin que le simple registre de la guerre défensive. Nous sommes rejoints par le colonel Pierre de Jong.
Merci d'être avec nous. Merci beaucoup. Bonjour.
Bon euh tout ça c'est la Méditerranée, c'est bien mais on est loin de l'Iran quand même. On est loin de ce destoit d'ormous qui inquiète toutes les chancelleries du monde entier, tous les marchés du monde entier, tous les consommateurs du monde entier, toutes les entreprises du monde entier. On est loin, on est en Méditerranée, on est pas très loin de chez nous.
Certes, à quelques encablures d'Israël et du Liban, mais enfin on reste dans une zone européenne. Ce qui est sûr, c'est que Ormous est très loin et on va pas y aller maintenant. Ouais.
Donc c'est pas de mal parce qu'il faudrait passer par le canal de Suè faire tout le tour. À mon avis c'est pas propice. On voit bien que le choix français est un choix qui que géographiquement est ciblé.
C'est c'est l'Europe et la Méditerranée. Deuxième point et un mot qui est très important, c'est le mot défensif qui est utilisé à tout propos. Donc on est sur une posture totalement défensive, une posture dans laquelle on va protéger le Cypre, on va protéger les protéger les accès de de la Grèce.
Voilà, c'est c'est ce qu'on va faire. On est encore dans la gesticulation. C'est l'avantage de la marine par rapport à l'armée de l'air et à l'armée de terre, c'est que la marine a une capacité politique de gesticulation.
Le fait d'être présent, le fait de gesticuler comme on dit, ben ça ça implique une présence. Et là le président français français, il rate pas la séquence depuis une semaine. Il est toute la ligne.
Il est présent, il aligne et tout. C'est lui, c'est lui le boss, il fait le truc, il il a ses moyens, l'armée française est présente. Donc c'est une c'est une c'est une séquence extrêmement politique.
Et pour les hommes politiques, c'est fondamental de faire ce genre de séquence parce qu'il s'inscrit dans dans son dans son rôle, il est inattaquable et puis globalement l'opinion publique française, elle est plutôt satisfaite de le voir de voir faire ça. La tradition française. Il est dans la tradition française.
Exactement. Maintenant, il y a un grand absent de de la Méditerranée, c'est c'est la Marine britannique. Ah bah voilà.
Il y a pas que moi. Vous voyez monsieur c'est le cheval de bataille d'Isabelle sa portable depuis qu'elle s'est réveillée à 4h du matin. [rires] Avec ça, elle aurait juré lui alors il y a plus de marine britannique très malade.
Ah oui mais l'armée britannique est malade depuis la le retour de de d'Irak en 2009 mais la Marine a comment on été affecté. Il ils ont des problèmes déffectifs, des problèmes de maintenance. Ils sont incapables d'envoyer un bateau autour de chip.
Chip, c'est une ancienne colonie entre guillemets britannique et ils ont une base britannique qui a été attaquée. Il y a il y a ils sont pas là, c'est incroyable. Donc ils sont totalement absents.
C'est c'est la grande c'est la grande surprise quand même. Ils sont pas dans l'Union européenne et on les aide. Ouais, ils sont pas dans l'Union européenne et on les aide.
Ils sont censés nous aider. C'est ça le problème. Censé être à deux de froid.
Pardonnez-moi là, ils sont lous lous de premièr premièrement ils sont en train de se détacher de l'alli américain parce que Trump est furieux contre le manque de soutien parce qu'ils ont ils ont mis un temps fou à prêter leur prêter leur base pour pouvoir faire atterrir les avions américains et même survoler leur territoire. Et puis deuxièmement, ils sont incapables d'envoyer des bâtiments en en en Méditerranée pour défendre leur base. Emmanuel Macron, il y a 10 minutes, attaquer l'Union européenne, c'est attaquer Chypre.
Oui, il a Chype, c'est attaquer Chype, c'est c'est attaqué l'Union européenne. Et là, vous voyez que la base la base britannique, elle est défendue pour pour par ceux de qui ils ont fait le Brexit. H ouais.
Ça ça paraît que ça allait ça fait quoi d'être iranienne et d'avoir choisi la France, l'Europe ? On se rend compte que cette Europe qui était le centre du monde il y a un siècle he tout se passait ici. Voilà France au sortir de la Première Guerre mondiale et la deux ou trè puissance du monde avec le royaume d'Angleterre et puis les États-Unis qui qui progressent.
Mais on n'est plus on n'est pas le gendarme du monde. Et dans cette guerre en Iran, vous regrettiez tout à l'heure que finalement les Français préfèrent la paix, hein. La paix, le pas de vague à la liberté.
En tout cas, c'est votre avis, c'est ce que vous dites vous, hein. Mais mais c'est c'est quand même un constat terrible de voir que voilà, à part Trump et les Israéliens, personne personne ne viendra de façon opérationnelle et proactive soutenir l'Iran ou d'autres. On est où là ?
On est où là ? Enfin vous je trouve que vous chariez un peu. Vous trouvez qu'on est enfin franchement on est où ?
Moi, je veux bien. Je vous entends madame et je comprends en plus que ce soit un sujet qui vous tienne beaucoup plus à cœur et a raison qu'à nous tous. Mais mais enfin moi là pour le moment on a vu la nomination enfin l'élection là, je sais pas comment on dit, du fils de Rameney en fait.
C'està dire le pire du pire, un oligarque, un mec qui est en collusion totale avec les forces armées là-bas. En fait, c'est une catastrophe. Donc je veux dire, moi je veux bien que ce soit formidable ce que ce que fait Donald Trump, mais il a laissé votre peuple tout seul le 8 et le 9 janvier en lui disant "Allez dans la rue, il était pas là hein.
Et maintenant vous avez Ramenni Junior, c'est-à-dire qu'on a réussi le truc de dingue de faire une espèce de théocratie héréditaire en en Iran alors que la République islamique, c'était au fond la fin au moins de ce système héréditaire. Là, il est arrivé à ça. Donc moi, je veux bien peut-être que dans les 8 jours qui viennent, le fils de Raméné, il sera mort. l'Iran sera épondré.
Mais pour le moment, le résultat objectif aujourd'hui c'est ça et le renforcement de la Russie. On peut pas dire non plus que ce soit une vraie réussite, hein. Intéressant.
Euh je je voudrais vous entendre là-dessus. Je par accélé. Moi, je pense que il y a évidemment un moment donné où les choses vont se mettre en place et dans le dans le bon sens concernant la France puisque c'était votre question et qu'elle m'était adressée, je vais je vais vous répondre.
Évidemment, c'est extrêmement douloureux pour la franco-iranienne que je suis de me sentir abandonné et c'est c'est mon ressenti et c'est celui de beaucoup de personnes au sein de la diaspora. On s'est senti abandonné et la preuve de cet abandon, elle est pas que dans ma tête hein. C'est la France qui a été le dernier pays à avoir accepté que le corps des gardiens de la révolution soit classé sur la liste des entités terroristes.
On attendait le feu vert des Français qui ont été les derniers à dire oui. Et quand je dis les Français, c'est évidemment pas le peuple français qui euh à part les 10 % dont on parlait tout à l'heure est absolument d'accord avec cette idée-là. C'était vraiment euh on attendait euh la décision de nos gouvernants sur cette sur cette question-là.
Donc oui euh je suis extrêmement triste de constater cela et je suis extrêmement triste également de constater que euh finalement la France ne veut pas racheter ce qui s'est passé en France. Vous auriez pardon, vous auriez aimé qu'on fasse quoi ? Qu'on qu'on ait un soutien qui soit pas juste dans les images, excusez-moi, parce que on nous a donné des prix, on nous a mis des petites tapes sur le dos.
Madame, l'armée française l'armée française n'a pas les moyens d'attaquer l'Iran. Bah pas seul, mais évidemment il y avait l'Europe et l'Europe a été Non, mais l'Europe n'a pas les moyens non plus. L'Europe n'a pas les moyens non plus.
Vous savez très bien que la seule armée au monde qui est capable de déployer une telle Armada, trois portesavion, des centaines de chasseurs, des dizaines de millets d'hommes, ce sont les États-Unis. Vous alliez pas attendre des Européens qu'on s'engage. En 2022, on attendait des Européens qu'il classent le corps des gardiens de la révolution sur la liste des entités terroristes.
On en serait peut-être pas là aujourd'hui si on avait été écouté. C'est symbolque. Non, c'est pas symbolique parce que le le gel des avoirs qui est censé accompagner cette mesure-là voudrait dire qu'aujourd'hui on serait face à des un corps des gardiens de la révolution qui serait véritablement affaibli si ça avait été fait par la France, les États-Unis et tous les autres pays qui ne sont pas en train de faire du business avec cette entitélà.
Le fait que cela a été refusé, ça nous a fait perdre 4 ans depuis euh depuis il y a un embargo depuis 30 ans. Ça n'a ça n'a pas empêché développé, hein. Vous avez vu les milliards de de fortune milliards de dollars dont dispose le nouvel Ayatola euh qui vient d'être guide suprême.
Le nouveau guide guide suprême, pardonnez-moi, le nouveau guide suprême, le fils d'Alliene, vous avez vu la la fortune con. Bah justement, c'est parce que les Iraniens avaient compris que ce qui fait mal, c'est la poche, que l'ont réclama cette mesure là. Il y avait il y avait quelques mesures qui étaient demandées.
La principale, c'était celle-ci. Il y avait aussi la demande qui était de ne plus euh discuter avec l'ambassade d'Iran et de pas les considérer euh légitimes. Cela dit colonel colonel colonel père deyong.
Euh ce que dit cette femme hein euh s il aurait été possible du point de vue opérationnel que dans d'autres circonstances la France soit associée au à la guerre que mène à l'Iran, Israël, les États-Unis. Il aurait pu avoir une coalition européenne, il aurait pu avoir des Britanniques, des Français, que sais-je, des bâtiments allemands au côté des Américains. Non, c'était c'est possible ça.
Oui, mais c'est bien sûr que c'est possible. Et les coalitions, on en a fait énormément. Il y a Atalanta dans la indien, on l'a fait régulièrement.
Le problème là, il y a eu un point de départ, c'est le président français l'a dit. Il n'a pas été prévenu. En fait, on savait que ça montait en puissance mais c'est vrai, il a pas eu de coup de téléphone, il y a pas eu de d'information sur sur le sur la sur sur le président Macron et sur personne.
Donc c'est ça le cœur du problème. Donc en fait maintenant, on voit bien que le président Macron pour le coup encore une fois, je trouve qu'il a il a été plutôt proactif. Il a il a mis la machine en route assez vite.
Il a fait son son discours à Lille Longue où il a stabilisé la partie protection de la France. Deuxième partie, il envoie le il envoie le porteavion. 3è partie, il envoie quand même un porte hélicoptère qui est en même temps un un bateau amphibie sur lequel vous avez des hélicoptères qui pourront éventuellement évacuer mener des opérations au Liban que celle il se met il se met en situation en posture.
Elles vont faire quoi les forces françaises en Méditerranée ? Parce que vous me parlez de sécurisation, moi je comprends pas ce que ça veut dire. Ils vont faire quoi ?
Les avions vont décoller ? Ils vont faire quoi ? Protéger les pays du golf.
C'est pas mal déjà. Pf décolle. C'est pas mal qui décolle.
Mais non. Oui déjà par rapport au protéger les pays du golf. protéger les pfales.
Les rafales ont éliminé des drones iraniens selon les informations qui ont été donné par la des rafales français ont éliminé des drones iraniens dans les pays du golfe. Il y a des systèmes de défense antiaérienne français qui ont été prêtés au pays du golfe. Il y a des éléments de dispositifs militaires qui ont été prêtés au pays du golf.
Ce n'est pas rien que l'on honore nos accords de défense avec ces pays-là. Question moi. Oui.
Oui. Ben moi j'ai mes réponses. Il y a une double posture qui est intéressante.
Il y a une posture qui est très défensive. C'est autour de Chypre alors avec la frégate plus les mistrrales. J'ai noté que il une section mistrale.
Le mistral c'est un avion un missile anti-aérien de courte portée donc de 8 km alors que l'Aster qui vaut extrêmement cher qui il y a 16 missiles Astè à bord de la frégate et ça vaut une fortune mais ça ça porte entre 3 et 120 km. Donc c'est pas le tout le même prix. Donc on voit qu'on est on est plutôt malin.
On met en place un système euh comment dire euh euh a euh solaire qui est efficient et cetera. Par contre chez la partie offensive, là je rejoins totalement euh notre Renault pour la simple raison, c'est que les avions eux sont destinés, rappelez-vous, c'est dans la mission à protéger les pays du Moyen-Orient, principalement le Qatar et les Émirats avec lesquels nous avons les accords de défense. Là les avions sont parfaits.
Maintenant, il y a un autre problème, c'est le problème de la coordination. Dites-moi, je je quand on voit ce que coûte, je j'ai des questions un peu naïves comme cela. Quand compte qu'on coûte 1 heure de vol de rafale, nos nos accords avec le Qatar et les Émirats arabes unis, il prévoient de l'argent ou c'est juste de l'armement ?
De l'armement, ouais. Non, il y a pas il y a pas de remboursement. Alors, sauf s'il y avait une négociation, ce qui est pas impensable, les ambassadeurs font ça très bien.
Il peut y avoir une espèce de négociation qui se met en place dans lequel on pourrait être remboursé. Mais soyons pas, on va pas chipoter. C'est la gloire.
C'est la gloire ou le portefeuille général quand même sous l'argent donc autant dépenser. On a reçu on a vendu de l'armement et on respecte nos accords. Je trouve que c'est quand même pas mal.
Maxime Perez, vous avez vu la France dans la guerre jusqu'où effectivement le mot défensif est extrêmement important dans la prise de parole du d'Emmanuel Macron. Ça peut rester cette cette intervention strictement défensive. feet.
Tout va dépendre des capacités euh iraniennes à continuer à perturber à la fois les pays du golf, mais aussi peut-être cette région de l'est méditerranéen. Euh on a vu il y a encore quelques heures un nouveau tir de de domicile balistique qui a été intercepté par des forces de l'OTAN au-dessus de la Turquie. Donc il y a cette capacité de nuisance qui persiste et il y a ce besoin sans doute peut-être à un moment de d'apporter aussi d'autres solutions.
Par exemple de la détection avancée dont on n pas parlé et avec des appareils de combat, on peut faire aussi de la la détection avancée. Les F35 le font très bien mais le Mirages pardon les rafales pourraient tout à fait être capable de voilà de d'apporter ce ce plus défensif là en attendant évidemment de voir comment la situation évolue. J'ai une question.
J'ai une question. Hier, nous avons tous cru sur LCI que les Émirats Arabes Unis avaient envoyé un missile sur une usine de dessement. Nous avons appris cette information, on l'a manipulé avec beaucoup de conditionnel, on a été très prudent et il s'est avéré que c'était faux.
Hélène Bonet, ça n'est pas avéré du tout. Bon, je passe bien. On avait utilisé mais il y avait déjà eu un certain nombre de journaux de presse israéliens du monde entier qui avaient donné l'information.
Elle n'a pas quand est-ce que les monarchies, les pétromarchies du golf vont répondre aux centaines de missiles et de drones qu'elles reçoivent tous les jours ? Pour l'instant, il y a pas eu de réponse sur le sol Hélène Bonet. Pour l'instant, il y a pas eu un seul missile envoyé de Barne, du Qatar, des Émirats Arabes Unis ou de l'Arabie Saoudite qui pourtant se prennent des dizaines et pas certains jours des centaines de drones et de missiles.
Oui, mais pas à notre connaissance, mais peut-être parce qu'ils veulent pas non plus mettre le doigt dans un engrenage pour l'instant et puis peut-être parce qu' entre-temps, il existe aussi un autre levier qui serait plutôt le levier économique. Parce que là, on a entendu en revanche les Émirats dire attention, l'Iran a des avoirs chez nous, on pourrait très bien geler. Donc est-ce que ce serait pas ça plutôt la réposte des pays du golf ?
C'est de dire à un moment donné si vraiment ça continue à aller trop loin puisque c'est ça, on coupe le robinet d'argent à l'Iran. Il ils sont ils sont très patients parce que imaginez n'importe quel pays souverain, n'importe quel Portugal, la France, je sais pas le Guatemala qui se prend des dizaines et des dizaines juste de Chaed tous les jours. Non mais la guerre de l'eau, enfin je veux dire, on peut pas souhaiter la garde de l'autre tiennent à 90 % avec des usines de dessement.
Enfin, c'est vraiment la guerre la plus sale qui serait d'assoifer la les populations. Donc, c'est vraiment ignoble. Mais moi je trouve très intéressant ce que ce que vous avez dit Hélène sur effectivement les avoirs parce que madame je rebondis sur ce que vous disiez tout à l'heure sur le fait que nous n'avions pas gelé effectivement les avoirs suffisamment tôt et que nous aurions dû reconnaître plus plus tôt.
Vous avez beaucoup de spécialistes de cette région qui expliquent qu'au fond de toute façon il y avait déjà des sociétés écran dans tous les sens que ça ne les a jamais empêché de mettre énormément d'argent notamment dans les Émirats arabes unis. Et justement ce qui a étonné les Émirats arabes unis, c'est qu'étant le coffre fort de ce régime ignoble qui a effectivement volé l'argent de son peuple, et ben en fait il se fasse taper dessus. Et ça a été quand même l'étonnement au fond des des Émirats arabes unis.
Je voulais rajouter quelque chose sur la coordination qui est fondamentale parce qu'on peut regretter que les pays du golfe n'interviennent pas au comment dire contre contre leur ennemi désigné. Le problème, vous savez, c'est on est sur une toute petite surface, on est sur des distances extrêmement courtes, 200 300 400 500 km, c'est rien du tout. Donc le problème, vous avez une quantité d'avion, une quantité de bateau, une quantité de moyens absolument incroyable.
Donc le problème si en plus vous avez les Émirati, les pays le pays des le Qatar qui se pas des avions, c'est impossible. Donc on voit bien qu'il faut coordonner tout ça et c'est pas évident. Et moi je je suis intimement convaincu qu'aujourd'hui les Américains Iréens n'ont pas besoin de plus de tirs sur l'Iran.
Ils savent détecter les objectifs, ils savent les traiter. Ils ont ils ont 300 400 avions sur place, ils n' pas besoin d'avoir 20 ou 30 de plus. Simplement le problème c'est qu'en fait ils ont un problème c'est le fait que bah évidemment le dispositif défensif iranien est très performant avec des rampes qui sont dissimulées.
Donc ça va prendre un certain temps mais je pense qu'ils n'ont pas réellement besoin. Par contre ils ont besoin eux d'un signe politique. Le fait qu'un pays du golf intervient sera un signe politique qui se revol.
Je voudrais je voudrais passer la parole à Chapar Salé qui est avocate, je rappelle à ceux qui nous rejoignent, cfondatrice de l'association femmes azadi et qui est francoirne. Quand vous êtes entré sur ce plateau tout à l'heure, vous vous nous avez dit, j'aimerais dire un mot de ce qui s'est passé avec une équipe de football féminine, c'est ça ? Iranienne en Australie.
Vous avez le micro, vous avez la parole, nous vous écoutons. Merci beaucoup. C'est important de d'apporter de la lumière sur ce qui s'est passé hier pendant la journée des droits internationaux de la femme.
Cette équipe qui il y a quelques jours de cela a donc joué un match, a refusé de chanter l'hymne de la République islamique. On est on est en Australie là. On est en Australie.
C'est la coupe d'Asie féminine de football. La coupe d'Asie féminine de football. Hm.
Et je crois qu'elles ont même remporté la médaille si je ne m'abuse. Donc elles ont très bien joué mais elles ont refusé de chanter l'hymne. Et il ce qu'il se passe maintenant c'est que pour avoir refusé de chanter l'hymne, elles risquent la confiscation de leurs biens si tout va bien.
Elle risque elle risque en rentrant en Iran la torture, la violence, la prison et jusqu'à la corde si on considère que c'était un signe de rallimement à Israël et ça c'est une menace qui pèse évidemment sur elle. Donc je pense qu'il est extrêmement important d'en parler. Quand elles ont pris leur bus qui était censé les ramener, c'est cette séquence.
Visiblement, il y a des supporters qui entourent le bus. Ça, ce sont des iraniens qui essayent. Vous voyez, ils ont le drapeau non pas de la République islamique.
Voilà. Le drapeau iranien. Écoutez, sauver nos filles, sauver nos filles.
Ils essayent de bloquer le bus pour qu'il ne partent pas vers l'aéroport. Le bus avance et on voit les filles. Alors là à l'image, attendez, attendez, pour la compréhension, je pardonnez-moi de vous interrompre, c'est ces ces Ianiens d'Australie sont là et veulent empêcher le bus des footballeuses iraniennes de rentrer en Iran, de les ramener à l'aéroport parce qu'elles seraiit condamné très probablement à des peines extrêmement lourdes pour avoir refusé de chanter l'hygne de la République islamique d'Iran.
C'est ça exactement. Et ce qu'on voit aussi à travers des vitres quand on regarde de plus près, c'est qu'elles font le signe SOS avec leurs mains. Euh donc elles savent très bien ce qui les attendent si elles retournent.
D'après elles ont pas pu rester réfugié, il y a pas eu de Bah justement c'est c'est ce qu'on demande. D'après les dernières informations qu'on a, il y en a cinq qui ont réussi à s'échapper et à être désormais protégé. On n pas de nouvell des autres.
Et dans une équipe de foot, il y a minimum 11 personnes comme vous le savez mieux que moi sans compter les remplaçantes effectivement et tout l'encadrement. Donc d'où d'où votre inquiétude. On essaiera d'en savoir davantage.
Merci d'avoir mis la lumière sur la merci beaucoup. Merci beaucoup évidemment. suite de notre édition spéciale.
Vous l'avez bien compris avec une image à ne pas rater cet après-midi. C'est Emmanuel Macron sur le Charles de [musique] Gaulle, une image inédite que vous verrez en direct avec Marie Aline Mell. [musique]
Emmanuel Macron