« Nous n’avons reçu aucune réponse claire de la part du chef de l’Etat », déplore Olivier Faure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
de la réunion. Écoutez, pourquoi sommes-nous là ? Nous sommes là parce que depuis une semaine, nous assistons à une crise interne à la majorité.
Dimanche soir, Bruno Rotario est sorti du gouvernement. Lundi matin, on apprenait que l'UDI partait de la majorité. Puis nous avons découvert que Gabriel Atal ne faisait plus confiance au président de la République puis que Édouard Philippe considérait que le président devait démissionné.
Et c'est la raison de la crise dans laquelle nous sommes entrés. Nous sommes venus voir aujourd'hui si cette crise se dénouait et si il était possible d'avancer parce que les Français sont légitimement inquiets. Un pays qui n'est plus gouverné, qui n'est plus dirigé, une majorité qui a volé en éclat.
Et donc nous espérions comprendre ce qu'il se passait. Le président de la République a d'ailleurs posé en ces termes le débat en expliquant, en demandant qui était dans la majorité, qui n'y était pas. À ma connaissance, les deux seuls qui répondu qui appartenaient toujours au socle communatal et Marc Fenot, le modè et renaissance.
Pour les LR, nous avons entendu Bruno Routaillot nous expliquer que il était hors de question que les LR soutiennent un premier ministre qui serait ou macroniste ou de gauche. Quant àir Philippe, il est resté silencieux mais chacun a bien compris que il n'avait aucune envie de signer son adhésion une nouvelle fois à ce pacte, à ce sole commun. C'est donc la raison pour laquelle nous sommes parfaitement nous étions parfaitement légitimes à réclamer un premier ministre de gauche.
Ce à quoi, vous l'avez compris avec ceux qui nous ont précédé, le président n'est pas prêt à accéder. Maintenant, en son âme et conscience, il devra nommer dans les prochaines heures et nous verrons bien ce qu'il fait. Mais nous avons aussi posé des questions de fond parce que pour nous, il faut trouver un mode d'emploi.
Quand nous avons un parlement qui est un parlement parfaitement légitime, les Français se sont déplacés plus que jamais l'an passé pour élire les parlementaires qui sont désormais au parlement. Et donc, quel est le mode d'emploi que nous voulons utiliser ? Nous avons demandé qu'il n'y ait plus de 493, ça paraît à acquis mais nous avons demandé aussi à ce que tous les sujets soient sur la table et qu'il n'y ait aucun sujet interdit, ni sur le pouvoir d'achat, ni sur les retraites, ni sur aucun sujet.
Ça suppose que le pouvoir d'initiative soit dans les mains de la gauche et si ce n'était pas le cas, et bien que l'exécutif accepte de poser ces débats. Nous n'avons reçu là encore aucune réponse. Il n'y a aucune réponse claire du chef de l'État. aucune.
Il a simplement évoqué le fait que on pourrait reculer la mise en œuvre de la réforme des retraites, ce qui n'est pas notre demande. Nous avons demandé la suspension de la réforme des retraites, à la fois l'âge légal et le nombre de trimestres cotisés. Pour l'instant, nous n'avons reçu aucune réponse, je le répète.
Olivier Faure