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InterviewC à vous (sur YouTube)· 18 septembre 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheBudget & impôtsSécurité

18 septembre, la revanche des syndicats - C à Vous l’intégrale - 18/09/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous vous sentez en position de force, vous et les autres organisations syndicales?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Ce n'est pas un avertissement, mais un ultimatum. C'est-à-dire?

  • 9:00FerméeRéponse directe

    D'ici quand?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Ca ne vous suffit pas de suspendre la réforme des retraites d'ici 2027?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Ca vous agace que B.Retailleau s'exprime autant dans les médias?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Vous prévenez, pour la prochaine manifestation qui ne saurait tarder, que vous ne voulez pas plus de 10 000 policiers?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00S.BinetChiffre
    « Il y avait 1,4 million de personnes dans toute la France. »
  • 6:00S.BinetPromesse
    « Il faut que le Premier ministre réponde très rapidement. »
  • 9:00S.BinetFait
    « Il reste la réforme de l'assurance-chômage, la suppression de 3000 postes dans la fonction publique... »
  • 12:00S.BinetFait
    « Aujourd'hui, il y a des travailleurs et travailleuses qui doivent travailler quasiment jusqu'à 63 ans. »
  • 15:00S.BinetChiffre
    « B.Retailleau a déployé 80 000 policiers et gendarmes. »
  • 18:00S.BinetPromesse
    « Il faut de la mesure dans l'utilisation de l'argent public. »
  • 21:00S.BinetFait
    « J'ai de la famille qui a pu s'en occuper. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

A la une, 1 million de manifestants dans la rue, selon la CGT. - MACRON, DEMISSION! - C'est toujours les fonctionnaires qui manquent. - Je ne peux plus supporter un monde où les nantis se gavent sur le compte des plus pauvres. - On est face à un pouvoir qui n'écoute absolument pas la volonté populaire. - On a l'impression qu'on ne nous entend pas. - Le message global, au-delà des gouvernements, c'est "Macron, dégage". - A.-E.Lemoine: Bonsoir, S.Binet.

Merci de votre présence au terme de cette journée de mobilisation partout en France. Vous étiez aux côtés de 7 autres organisations syndicales. - P.Cohen: Un succès même si les chiffres sont moins élevés qu'attendu.

C'est 500 000, selon la police, sur l'ensemble du territoire. On va y revenir. Ca porte des leçons politiques dans la situation particulière qu'on vit en ce moment. - L.Amar: On a suivi L.Nunez, le préfet de police de Paris, au coeur du dispositif de la manifestation. - A.-E.Lemoine: Une manifestation qui a obligé les parents d'élèves à se débrouiller. - E.Tran Nguyen: Chaque fois, c'est le système D.

Des parents soutiennent et d'autres sont en colère. - A.-E.Lemoine: A la une également, une voix anti-Trump réduite au silence. ... - A.-E.Lemoine: J.Kimmel suspendu hier soir par la chaîne ABC après avoir dénoncé l'instrumentalisation politique du meurtre de C.Kirk.

On en parle avec G.Philipps. Dans le 5/5, un géant aux pieds d'argile. ... - L.Sénéchal: B.Borg raconte sa descente dans l'enfer de la cocaïne.

Il raconte aussi être soigné pour un cancer. - A.-E.Lemoine: Après 20h, S.Testud et F.Zeller.

Et vous, Pierre? - P.Lescure: Le film de N.Lapid qui avait tant fait parler à Cannes.

Il divise la société israélienne et divise de manière générale. Il faut aller le voir. - A.-E.Lemoine: On conclura avec les actualités de Bertrand.

Il commence en cuisine. Bonsoir. ... - B.Chameroy: C'était la grève du point cuisine. - S.Binet: Tous ensemble! - P.Cohen: Pas très sonore. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas de slogan.

Vous auriez pu dire: "Du curry au dîner!" C'est le menu de ce soir. A tout à l'heure.

Tout de suite, l'Edito de P.Cohen. Un succès pour les syndicats? - P.Cohen: Oui, d'autant que le pari n'était pas gagné d'avance.

L'appel à la mobilisation était dirigé contre le budget Bayrou. Depuis, le budget est en suspens. Bayrou a sauté et son successeur promet une rupture, mais rien qui ne puisse calmer la colère et les revendications.

Plus d'un million de personnes dans les rues, d'après la CGT. 500 000, d'après la police, dont 55 000 à Paris. C'est 3 fois supérieur à celle des bloqueurs du 10.

Les syndicats pas morts et finalement pas éloignés de celles contre la retraite. En reprenant du service pour la première fois depuis 2 ans, l'intersyndicale montre sa capacité à mobiliser sur un terreau très favorable. - A.-E.Lemoine: Le mécontentement atteint des sommets. - P.Cohen: Un niveau de défiance sans précédent à l'égard de l'exécutif et dans les cortèges.

Beaucoup de slogans politiques et de manifestations d'hostilité à l'égard d'E.Macron. La mobilisation d'aujourd'hui ajoute une pression supplémentaire sur les épaules d'un Premier ministre qui négocie sa survie.

Elle met du vent dans les voiles de la gauche, qui réclame que la rupture promise par S.Lecornu se traduise en actes. L'exécutif sera obligé de tenir compte de la mobilisation d'aujourd'hui.

Entre l'absence de majorité politique et la colère de la rue, rarement le pouvoir n'aura paru si vulnérable. - A.-E.Lemoine: Vous vous sentez en position de force, vous et les autres organisations syndicales? - S.Binet: C'est très clair.

Aujourd'hui, les travailleurs et travailleuses ont fait une démonstration de force. Il y avait 1,4 million de personnes dans toute la France. Il y a eu des grèves dans tous les milieux: dans le nettoyage, dans l'énergie...

Il y avait des usines fermées comme Airbus, à Nantes, ou Alstom-General Electric, à Belfort. Nous sommes en position de force et nous exigeons des réponses immédiates. La mobilisation d'aujourd'hui est un ultimatum.

Il faut que le Premier ministre réponde très rapidement. Sinon, il y en aura de nouvelles. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un avertissement, mais un ultimatum.

C'est-à-dire? De nouvelles manifestations, mais quoi d'autre? - S.Binet: Je ne vais pas tout vous dire maintenant, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu une détermination très importante des travailleuses et travailleurs qui se sont mobilisés aujourd'hui.

Ils ne rangeront pas les drapeaux tant que nous n'aurons pas gain de cause. Nous avons une réunion de l'intersyndicale demain. Nous nous exprimerons ensemble demain pour donner notre analyse sur la journée et interpeller le Premier ministre, lui dire que nous exigeons des réponses rapides et précises.

La première question que nous lui posons, c'est si le budget de son prédécesseur est encore sur la table ou entériné. - P.Cohen: Il en a retiré un morceau. - S.Binet: Un petit morceau.

C'était le chiffon rouge sur lequel on avait déjà prévu que c'était le ballon d'essai, que Bayrou avait cette marge de manoeuvre et de négociation. Il n'a pas voulu négocier. Il reste le doublement des franchises médicales, l'année blanche, la baisse des pensions pour les retraités, des pensions sociales...

Il reste la réforme de l'assurance-chômage, la suppression de 3000 postes dans la fonction publique...

Voilà tout ce qu'il faut qu'il jette à la poubelle. - A.-E.Lemoine: D'ici quand? - S.Binet: Très rapidement.

On attend des réponses extrêmement rapides. - A.-E.Lemoine: Lundi, vous l'avez rencontré.

Il n'a répondu sur rien du tout? Il a donné des pistes? - S.Binet: Il connaît nos demandes.

Maintenant, il faut des réponses rapides. Aujourd'hui, ce n'était pas seulement une mobilisation pour dire non au budget Bayrou, mais une mobilisation pour dire: "On veut que nos exigences soient entendues." On veut la fin de la réforme des retraites. - A.-E.Lemoine: Ca ne vous suffit pas de suspendre la réforme des retraites d'ici 2027? - S.Binet: Non.

Aujourd'hui, il y a des travailleurs et travailleuses qui doivent travailler quasiment jusqu'à 63 ans. - P.Cohen: Si on la suspend, on reste à 63. - S.Binet: Alors qu'on les licencie à partir de 55 ans.

Aujourd'hui, la CGT a recensé 450 plans de licenciement. Les 1ers concernés sont les seniors. Quand on est licencié à 55 ans, on ne retrouve jamais de boulot.

Il y a une hypocrisie énorme. Ce que j'ai dit au Premier ministre lundi, c'est que s'il veut pouvoir continuer son bail à Matignon, il faut abroger cette réforme. Il y a eu 4 Premiers ministres avant lui tombés à cause de cette réforme.

Le point positif, c'est que ça coûte peu cher. Abroger la réforme des retraites, c'est 3 milliards à trouver en 2026. On a des propositions clé en main. - P.Cohen: Ca grossit d'année en année pour les années supplémentaires.

Un point sur la réunion de demain...

Vous plaiderez auprès des autres centrales syndicales pour qu'une nouvelle journée de mobilisation soit fixée dès demain? - S.Binet: La réunion a lieu entre nous et pas à coups de plateau télé.

Ce que la CGT va dire, c'est qu'il faudra mettre ce budget sous la surveillance des travailleurs et travailleuses et être prêts à se mobiliser si nos exigences ne sont pas entendues immédiatement. - A.-E.Lemoine: Vous mettez la pression sur le PS, qui peut avoir un rôle-clé sur ces discussions autour du budget? - S.Binet: On veut que les hommes et femmes politiques fassent ce pour quoi ils sont élus: répondre aux exigences sociales de la population, faire la justice sociale et la justice fiscale et répondre aux travailleurs.

Ca fait 8 ans qu'on a des gouvernements qui se succèdent et qui travaillent uniquement main dans la main avec le grand patronat. Ce n'est plus possible. - A.-E.Lemoine: Le président du Medef promet une grande mobilisation des patrons en cas de hausse des impôts.

Vous leur avez demandé d'arrêter de pleurnicher. Ce sont vraiment des pleurnicheries, quand certains patrons d'entreprises disent qu'ils ne peuvent pas payer encore plus de taxes? - S.Binet: Il faut faire une vraie différence entre les grands patrons et les autres. - A.-E.Lemoine: Ils ne sont pas tous dans le même sac? - S.Binet: Oui.

La politique de ces 8 dernières années a été au service des plus riches, des grandes entreprises et des multinationales. Hier, j'ai appris que Total avait décidé de ne pas payer un certain nombre de ses sous-traitants avant 2026. Comme ça, Total utilise ses sous-traitants comme trésorerie.

Tous les donneurs d'ordres font ça, avec des délais de paiement qui ne sont pas respectés et des donneurs d'ordres qui ne peuvent rien dire car ils sont étranglés. Ce que je dis aux petits patrons, c'est: "Exprimez-vous. Vous n'avez pas les mêmes intérêts que les multinationales." Ce n'est pas possible qu'il y ait 211 milliards d'aides publiques chaque année consentis sans conditions ni contreparties et captés, pour l'essentiel, par les multinationales, qui n'en ont rien à faire de la France.

Qui est allé à l'intronisation de D.Trump? Le patron de LVMH.

Qui s'est empressé d'annoncer des investissements aux Etats-Unis? Sanofi et la CMA-CGM. - P.Cohen: Vous ne pouvez pas dire ça.

Ni LVMH ni CMA-CGM n'ont largué les amarres. - S.Binet: Ils en ont de plus en plus aux Etats-Unis.

Ce matin, j'étais devant Sanofi avec des salariés d'un nouveau site qui va fermer. Sanofi, en 10 ans, c'est 24 sites fermés en France. C'est la moitié des emplois de chercheurs supprimés, alors qu'ils ont reçu 2 milliards d'aides publiques.

Quand vont-ils rendre des comptes? Ce n'est pas possible qu'ils aient tous les droits et aucun devoir. - P.Lescure: Vous êtes favorable à la taxe Zucman, un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultrariches.

N.Dufourcq, le patron de la Banque publique d'investissement, s'est élevé hier contre cette idée avec des arguments qui vont peut-être vous faire réagir. - C'est complètement absurde.

C'est fait pour hystériser le débat. La fortune de B.Arnault, vous lui piquez la totalité...

Ca finance combien de mois de l'Assurance maladie? 10 mois. Tout ça est délirant.

Ces gens-là tirent la France...

Il faut les aider au lieu de leur dire qu'on va leur piquer 2 % de leur fortune. - P.Lescure: Vous lui répondez quoi? - S.Binet: Ce qui est délirant, c'est d'entendre le patron de la Banque publique d'investissement s'exprimer de la sorte.

Il sort de son rôle. Il n'a pas à s'exprimer de cette manière. Il est aussi payé, quelque part, par nos impôts.

C'est une banque publique qu'il dirige. Là, il s'exprime pour défendre les ultrariches alors que la taxe Zucman n'a rien de délirant. C'est taxer les 1800 personnes qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros.

Ce n'est pas n'importe qui. Si on les taxe à hauteur de 2 %, ça ferait rentrer 20 milliards dans les caisses, soit la moitié de ce qui était recherché par F.Bayrou.

Ces ultrariches, leur patrimoine a été multiplié par 5 depuis 2010. - P.Cohen: Ils ont les moyens de payer 20 milliards chaque année? - S.Binet: C'est 2 % de leur patrimoine qui ne cesse d'augmenter.

Sur cette base, il faudrait attendre 100 ans pour qu'ils reviennent à leur niveau de richesse de 2010. Ce n'est pas confiscatoire. Ils ont un patrimoine énorme qui ne cesse d'augmenter.

Ca a été multiplié par 5 en 10 ans. Personne autour de cette table n'a vécu ça. - P.Cohen: Ca n'a de la valeur qu'à partir du moment où on le vend, le patrimoine. - S.Binet: Il y a aussi un certain nombre de liquidités.

On parle de gens extrêmement riches qui doivent contribuer à l'intérêt général et au bien commun. Je suis très choquée que cette mesure simple et d'intérêt général suscite autant de contestations. Ce sont les mêmes qui nous expliquent aujourd'hui que c'est délirant qui, hier, nous disaient que les retraités étaient favorisés et qu'il fallait baisser leurs pensions.

Il faut arrêter de se moquer du monde. - P.Cohen: Vous pouvez admettre que c'est original.

Aucun pays au monde n'applique une telle taxe. - S.Binet: Roosevelt, une des 1res mesures qu'il a mises en place dans les années 30, c'est une taxation avec un ISF à 50 %. - A.-E.Lemoine: C'est l'un des arguments de G.Zucman. - S.Binet: Je ne le connaissais pas, mais les grands esprits se rencontrent.

Qu'est-ce qui a changé? Les ultrariches ont pris le pouvoir. Ils se sont organisés, ils dirigent et empêchent le gouvernement de prendre des mesures d'intérêt général au service de chacun d'entre nous. - A.-E.Lemoine: Cette journée de mobilisation générale, Louis, vous l'avez vécue dans les pas de L.Nunez. - L.Amar: L.Nunez est un préfet sous pression maximale à chaque mouvement social.

Il est chargé d'assurer la sécurité des manifestants, de prévenir les violences et d'écarter les casseurs. Sa journée a commencé très tôt. Nous l'avons accompagné porte d'Orléans pour un premier point avec le ministre de l'Intérieur. - L.Nunez: Tout est en place.

Ca a commencé par les dépôts de bus. - L.Amar: Quelques actions sur des dépôts de bus, mais rien sur le périphérique.

Le jour se lève dans le calme. 6200 agents déployés tout au long de la journée à Paris. Est-ce que le mouvement social d'aujourd'hui sera le dernier que vous aurez à sécuriser en tant que membre du gouvernement? - B.Retailleau: Vous avez peut-être la réponse.

J'expédie les affaires courantes. Les affaires courantes sont parfois de lourdes affaires. - L.Amar: Bientôt 7h.

L.Nunez retourne à la préfecture pour suivre l'évolution de la matinée depuis son bureau, une sorte de mini-tour de contrôle. - J'ai en permanence les images.

Ce matin, il y a eu des blocages sur le cours de Vincennes. Ca me permet de rester au bureau tant que ce n'est pas trop chaud. Je n'ai pas besoin de descendre en salle de commande. - L.Amar: Sur les chaînes d'info en continu tournent ces images.

Le lycée Maurice-Ravel bloqué. Les lycéens empêchent le tramway de passer. - La proviseur ne veut pas le faire évacuer.

Peut-être que les élèves vont rentrer. Je viens de donner l'instruction de pousser les gens pour que le tram puisse circuler. *-Juste pour vous dire que la RATP a coupé son alimentation du tram.

On n'a plus de problème sur les voies. - L.Amar: A Maurice-Ravel ce matin, il n'y avait pas que des lycéens.

Il y avait aussi des députés. Beaucoup d'élus de gauche étaient auprès des manifestants. Les élus, c'est toujours un casse-tête pour le préfet. - Je parle à tous les élus.

Ce sont des députés de la nation, de la République. Quand on fait du maintien de l'ordre, il faut faire attention. En général, ils s'écartent.

Quand c'est tendu, ils m'appellent. Ils ont mon portable. Je leur explique la manoeuvre et pourquoi on intervient. - L.Amar: L.Nunez porte en permanence une oreillette.

Ce n'est pas pour répondre au téléphone ni pour donner des instructions, mais pour se tenir au courant. Vous nous montrez l'oreillette que vous avez? - C'est une radio police. - L.Amar: Vous êtes branché sur cette radio toute la journée? - Oui.

J'apprends ce qui se passe et je m'assure que mes instructions sont bien retranscrites. - L.Amar: Radio de la police à l'oreille, la matinée se termine plutôt sereinement.

L.Nunez va place Beauvau pour une réunion interministérielle de crise. Plusieurs ministres démissionnaires sont là, mais pas S.Lecornu.

A la mi-journée, quelques manifestants conduisent une action spectaculaire. Ils pénètrent le ministère de l'Economie. Ils restent 20 minutes sans heurts.

Dans le même temps, le cortège parisien s'élance. L.Nunez descend en salle de commande. - On a des caméras, des drones, nos yeux sur le terrain et on regarde les réseaux sociaux. - L.Amar: De cette salle, rien ne peut vous échapper? - Non.

On a identifié quelques éléments parce qu'on est un peu inquiets sur la suite. - L.Amar: Un peu après 16h, premier face-à-face dans les rues de Paris entre manifestants et policiers. - Ca y est, ça a gazé.

On vient d'intervenir parce qu'il y a dégradation d'un commerce. On ne peut pas laisser dégrader les commerces. On n'arrête plus, là.

A fond. On disperse les casseurs. Là, ça se tend.

On peut dire que ça s'est tendu. - L.Amar: 181 personnes ont été interpellées aujourd'hui, dont 31 à Paris.

Conséquence d'un dispositif de sécurité inédit dans le pays. 80 000 agents en tout dans tout le pays. "Trop", selon vous, S.Binet. - Les organisations syndicales savent bien que sans policiers, il n'y aurait pas de manifestation.

Vous avez des black blocs dans le pré-cortège qui sont là pour créer des incidents. Sans notre dispositif policier, les cortèges n'iraient pas à leur terme. On ne jette pas d'huile sur le feu, mais pour protéger la liberté de manifestation et d'expression des organisations syndicales. - S.Binet: Ce qui m'étonne vraiment, c'est la démesure de ce dispositif policier.

On n'a jamais vu ça. B.Retailleau a déployé 80 000 policiers et gendarmes.

C'est 1/3 des effectifs de tous les policiers et gendarmes de France. Pendant la mobilisation contre la réforme des retraites, c'est 13 000 maximum. Il a fait 8 fois plus que pendant la mobilisation contre la réforme des retraites.

Vous avez vu que c'était nécessaire? Non. C'était une journée dans la vie quotidienne du préfet de police de Paris. - A.-E.Lemoine: C'est peut-être parce qu'il y avait 80 000 policiers, que ça s'est bien passé. - S.Binet: Pas du tout.

Ce qu'on a pu observer sur les manifestations, c'est qu'il faut des forces de l'ordre, mais qu'elles soient positionnées de manière à... - P.Cohen: En quoi ça vous embête? - S.Binet: C'est gâcher de l'argent public.

Les gendarmes ont autre chose à faire. Ils sont débordés et ne peuvent pas traiter en temps et en heure les plaintes, accueillir les victimes dans les commissariats. C'est ridicule de déployer 80 000 policiers et gendarmes, 8 fois plus qu'il y a 2 ans, alors que ce n'est pas nécessaire.

Ce qui nous ennuie profondément, c'est que nous avons le sentiment que c'est au service d'une stratégie politicienne du ministre de l'Intérieur. On a entendu les mots du ministre de l'Intérieur démissionnaire ces derniers jours en dénonçant l'ultragauche, l'ultraviolence...

On a l'impression qu'on va vivre des scènes de guerre. Il n'y en a pas eu. En tant qu'organisation syndicale, on en organise régulièrement. - P.Cohen: Il me semble que c'est votre intérêt d'avoir les manifestations les plus sécurisées possible.

On a vu tellement de perturbateurs, y compris de provocateurs qui ont entaché les mouvements de manifestations pacifiques au départ que... - S.Binet: Comparer la stratégie de maintien de l'ordre entre les 2 préfets de Paris que nous avons connus...

Les mêmes manifestations syndicales en 2019-2020 se passaient très mal parce qu'il y avait une stratégie de maintien de l'ordre qui était une stratégie de provocation. On peut avoir des consignes données aux forces de l'ordre qui organisent la provocation, qui gazent les cortèges syndicaux...

Ca nous est arrivé. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas la stratégie de L.Nunez. - S.Binet: On a un préfet républicain qui applique avec discernement les consignes.

Déployer 80 000 policiers et gendarmes pour une simple journée de manifestation syndicale, c'est délirant. - A.-E.Lemoine: Ca vous agace que B.Retailleau s'exprime autant dans les médias? - S.Binet: Ca fait bizarre.

Il a envie d'être sous les projecteurs. Il faut qu'il arrête de s'inventer des vies et faire comme si la France était au bord de la guerre civile. On n'est pas dans cette situation.

Il y a des organisations syndicales qui organisent des manifestations et des grèves. Il y a des centaines de milliers de travailleurs et de travailleuses venus manifester pacifiquement. On est dans un cadre habituel. - A.-E.Lemoine: Vous prévenez, pour la prochaine manifestation qui ne saurait tarder, que vous ne voulez pas plus de 10 000 policiers? - S.Binet: Il faut de la mesure dans l'utilisation de l'argent public. - A.-E.Lemoine: Cette mobilisation a obligé les parents à s'organiser une nouvelle fois en une semaine.

Ca a fait réagir. - E.Tran Nguyen: On a entendu beaucoup de parents dans les journaux télévisés. - Je vais devoir courir pour aller travailler.

Je devrais déjà être au boulot. C'est pas top. - On va aller chercher entre midi et 14h.

On les emmène au restaurant et on ira les rechercher à 16h30. La journée de travail est un peu saucissonnée. - J'avais prévu 4, au départ.

Une 5e s'est greffée à la fin parce que la maman ne pouvait pas faire autrement. - E.Tran Nguyen: Ils sont organisés et solidaires entre eux.

Qu'en pensent-ils? On leur a posé la question. Parmi les réactions, c'est très divisé.

Il y a ceux qui soutiennent et comprennent le mouvement...

Pour une parent d'élève, cette journée d'absence vaut le coup pour dénoncer le manque d'effectifs et les absences d'enseignants, par exemple durant l'année. - On subit une dégradation importante du service public de l'éducation. Le quotidien des parents d'élèves, c'est très angoissant.

On est confrontés à des absences non remplacées. Beaucoup d'élèves attendent des professeurs d'histoire-géo, de français...

On est ici pour dire "non" à cette politique. On aspire à d'autres politiques éducatives. Ca pose des problèmes de garde.

On s'entraide par rapport à ça, mais c'est aussi pour l'avenir de nos enfants et de l'éducation dans ce pays. - E.Tran Nguyen: Cette démarche et ces arguments ne sont pas compris par tous.

Il y a beaucoup de ras-le-bol, voire de gros ras-le-bol. Les spectateurs sont assez sévères avec le corps enseignant. Il y a cette ritournelle et ces clichés qui reviennent sur les professeurs qui n'accepteraient pas le changement et rechigneraient à travailler.

Ca, c'est pour les idées reçues qui ont la dent dure. Beaucoup d'autres déplorent le manque de solutions proposées par les grévistes. Il y a aussi des réactions comme celle de Marie.

Ca m'a rappelé un débat lancé par A.Oudéa-Castéra qui, à peine nommée, avait justifié son choix de l'école privée au détriment de l'école publique en expliquant face caméra que face à des paquets d'heures non remplacées, elle en avait eu marre. Est-ce que bloquer, faire grève, provoquer des absences de professeurs n'est pas contre-productif pour ce service public?

Vous n'avez pas peur que de nouveaux parents se détournent de l'école publique au profit de l'école privée? - S.Binet: Il faut que les enseignants fassent quoi?

Ils sont parmi les moins bien payés de l'OCDE avec un temps de travail supérieur. Ca fait des années qu'ils tirent la sonnette d'alarme, notamment à la rentrée. Il y a des milliers de classes qui n'ont pas d'enseignant, des dizaines de milliers d'élèves qui n'ont pas d'enseignant en face d'eux.

Ca ne bouge pas. Pire: dans ce budget que veut nous imposer le gouvernement, il est prévu plus de 3000 suppressions de postes dans l'éducation. Les solutions sont simples: il faut investir dans l'éducation.

C'est notre avenir et l'avenir de nos enfants dont il s'agit. C'est la compétitivité du pays dont il s'agit. Il faut recruter des enseignants et enseignantes, mieux les former et mieux les payer.

Ca ne coûte pas si cher. Ca fait des années qu'on le dit et qu'on n'est pas entendus. Heureusement que les enseignants se mobilisent pour empêcher ces suppressions de postes.

Sinon, nous allons tous le payer, notamment les parents. Je suis parent d'élève et concernée par les grèves. Si la mobilisation n'est pas entendue, on va le payer puisque nous n'aurons pas d'enseignant en face de nos enfants.

C'est d'intérêt général. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait comment avec votre fils scolarisé en primaire? - S.Binet: J'ai de la famille qui a pu s'en occuper. - A.-E.Lemoine: Comme beaucoup de Français qui ont fait appel à leurs proches.

Restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité, notamment cette nouvelle qui concerne l'un des visages les plus célèbres de la télévision américaine. C'est un as de la formule choc qui n'a jamais hésité à clasher en direct D.Trump. "Ce n'est pas l'heure d'aller en prison", lancé en pleine cérémonie des Oscars, hilare.

Sur X, D.Trump se plaignait de la médiocrité de la soirée. Une insolence que J.Kimmel a peut-être fini par payer.

Il a été suspendu par son employeur après un ultime sketch où il moque le deuil de D.Trump après la mort de C.Kirk. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, G.Philipps.

Vous êtes rédacteur en chef d'actualité internationale sur LCI. D.Trump moqué une dernière fois par J.Kimmel...

D.Trump s'est immédiatement félicité de la décision d'ABC de le suspendre. - G.Philipps: Il le déteste.

J'étais correspondant à Washington pendant le 1er mandat de Trump. Kimmel était un très bon animateur de late show. Il s'est un peu politisé.

Il n'y avait pas un soir où il ne tapait pas à bras raccourcis sur Trump. C'était l'un des plus politisés des late shows. Pendant 4 ans, Trump n'a pas cessé de dénoncer les saillies de J.Kimmel, qui avait une audience pas mal.

Ca marche très bien à la télé américaine. Il le déteste quasiment depuis le 1er mandat. "Avoir sa tête" de manière indirecte, c'est un succès pour Trump. - A.-E.Lemoine: On peut vraiment dire qu'il a eu sa tête?

Vous avez quand même une amicale pression de la Maison-Blanche... - P.Cohen: C'est le groupe Disney.

Ce sont les antennes locales qui se sont désaffiliées... - A.-E.Lemoine: Sur la recommandation du gendarme... - G.Philipps: De la FCC, l'équivalent de l'Arcom.

C'est l'organisme fédérale qui distribue les autorisations d'émettre. Ce n'est pas ABC la première qui déclenche le feu. C'est un autre groupe de télévision américain, Nextstar.

Il a tout intérêt à plaire au gendarme de l'audiovisuel. - A.-E.Lemoine: Le propriétaire de la télévision locale. - G.Philipps: Le propriétaire de centaines de télévisions locales qui essaient d'acheter un concurrent.

Mais vous dépassez le monopole autorisé. Ils ont tout intérêt à plaire à la FCC. Quand ils virent J.Kimmel, c'est un signe, en disant: "On a viré J.Kimmel et arrangé le coup pour qu'on puisse acheter notre concurrent." On parle d'un achat à 3 ou 4 milliards de dollars.

Il y a eu aussi une affaire de gros sous, hormis la haine de Trump. Le directeur de la FCC a eu des propos très durs sur J.Kimmel ces derniers jours.

Qui déclenche le feu? Un podcasteur ultraconservateur d'extrême droite, un peu dans le même style que C.Kirk. - A.-E.Lemoine: Benny Johnson. - G.Philipps: Il a invité le patron de la FCC, Brendan Carr. - A.-E.Lemoine: Ca donne ceci... ... - A.-E.Lemoine: Le patron des télécoms n'est pas tenu à un droit de réserve?

Il a quasiment accusé J.Kimmel de mentir aux Américains. - G.Philipps: Il travaille pour un organisme fédéral.

Je ne crois pas qu'il y ait de droit de réserve. C'est le 1er amendement de la Constitution américaine, la liberté d'expression. - P.Cohen: J.D.Vance avait donné une leçon sur la liberté d'expression menacée en Europe. - G.Philipps: C'est un peu comme les géants de la tech qui ont retourné leur veste quand Trump est arrivé au pouvoir.

Ce sont des gens qui ont pas ou peu d'idéologie. En matière de business, il ne faut pas se fâcher avec l'administration. Les réseaux de télévision l'ont bien compris. - A.-E.Lemoine: Cette décision intervient après l'annonce de CBS de l'arrêt au printemps prochain d'un autre late show, celui de S.Colbert, animateur très critique de D.Trump. ...

Huées. - A.-E.Lemoine: "Tout cela est en train de disparaître." Il y a des voix opposées, opposantes, à D.Trump, qui vont s'éteindre les unes après les autres?

Dans le viseur de D.Trump, il y a aussi J.Fallon et S.Meyers, qu'il traite de perdants aux audiences horribles.

Ce sont les prochains sur sa liste? - G.Philipps: J.Fallon est un peu moins politique que Colbert et Kimmel.

Ce sont ces amuseurs qui ouvrent l'émission par un monologue à 23h. Ils ont beaucoup tapé sur Trump. Ca a été leur tête de Turc pendant des années.

S'il a le moindre moyen de pression pour les dégager, il ne se privera pas. - A.-E.Lemoine: Ils sont le symbole d'une Amérique woke à laquelle Trump et son administration ont déclaré la guerre. - G.Philipps: On est clairement dans une guerre culturelle, contre cette Amérique...

C'est l'Amérique de la côte Est et de la côte Ouest, selon l'endroit où ils enregistrent leur late show. C'est tout ce que Trump déteste. Ils sont presque tous progressistes, si ce n'est démocrates.

Ca ne concerne pas que les late shows. Il y a aussi la presse américaine. On voit les pressions dingues qui se font actuellement. - E.Tran Nguyen: D.Trump poursuit le "New York Times" pour diffamation et réclame 15 milliards de dollars.

C'est 7 fois le chiffre d'affaires du journal. Le quotidien dénonce une tentative de museler le journalisme indépendant. C'est destiné à intimider, que les médias se bâillonnent, s'autocensurent? - G.Philipps: Si le "New York Times" était condamné à une amende de 15 milliards de dollars, ils fermeraient le journal.

Il y a eu le même type d'attaque contre le "Wall Street Journal" avant l'été. Il y a une volonté de museler une certaine presse. Clairement, le "New York Times", c'est le journal démocrate de New York.

Pareil, Trump déteste la manière dont il est traité par ce quotidien. - E.Tran Nguyen: Dans la riposte, c'est différent.

La presse américaine affronte D.Trump devant les tribunaux. Les grands groupes télévisés, eux, cèdent. - G.Philipps: Ils plient parce qu'il y a des affaires de gros sous et des affaires commerciales.

Si le "New York Times" se prenait cette amende, ce serait la fin du plus grand quotidien historique des Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: S.Binet? - S.Binet: C'est très révélateur.

Ce n'est pas une anecdote ou un fait divers. C'est très inquiétant. Ca confirme que l'extrême droite ne peut jamais être considérée comme un parti comme les autres.

Quand elle arrive au pouvoir, elle s'attaque à tous les contre-pouvoirs. Le principe de la démocratie, pour qu'elle soit réelle, c'est qu'il faut la liberté de la presse, l'indépendance des journalistes et le contre-pouvoir. Systématiquement, l'extrême droite essaie de bâillonner les journalistes.

C'est la concentration d'un nombre toujours plus important de titres de presse entre les mains de quelques milliardaires qui sont en train de tourner casaque et de s'allier avec D.Trump. - A.-E.Lemoine: Le "Wall Street Journal" est détenu par Rupert Murdoch, proche de D.Trump. - S.Binet: Le "Wall Street Journal" est habitué à prendre position dans la campagne électorale.

Là, il ne l'a pas prise parce qu'il était sous pression de D.Trump. - A.-E.Lemoine: Là, c'est le "Wall Street Journal" qui sort les enquêtes les plus dévastatrices pour D.Trump, en ce moment même. - G.Philipps: Sur l'affaire Epstein...

Au coeur de tout ça, il y a cette volonté de museler la presse par rapport à ce scandale. C'est un peu comme le sparadrap du capitaine Haddock. Il n'arrive pas à s'en débarrasser. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'il peut y avoir des manifestations contre le président américain? - G.Philipps: On connaît J.Kimmel en France.

Ca attire 1 million de téléspectateurs chaque soir. Ce sont des audiences assez limitées, finalement, comparé à la taille du pays. Il ne faut pas s'attendre à des manifestations attirant des centaines de milliers d'Américains.

En revanche, il y a des démocrates qui hurlent à la censure des médias, en mettant en avant ce 1er amendement de la Constitution sur la liberté d'expression. - A.-E.Lemoine: Une dernière info... - L.Amar: On a évoqué la plainte contre le "Wall Street Journal" après la révélation d'une lettre destinée à J.Epstein.

La photo de D.Trump aux côtés de J.Epstein a refait surface en Angleterre, lors de sa visite d'Etat.

Un banquet somptueux avec 160 invités, aux côtés de Charles III. ... - L.Amar: 2 discours très différents.

Trump est triomphaliste et autocentré. Le roi est plus solennel et tourné vers l'Ukraine. C'était une manière de dire son désaccord de manière sibylline à Trump, de la part de Charles III? - G.Philipps: On note que ça s'est fait à l'intérieur du château de Windsor pour éviter les incidents.

Vous avez montré cette vidéo...

Le tour de calèche a été fait dans la résidence pour être sûr qu'il n'y ait pas de contre-manifestation. Ce qu'a dit le prince Charles... - A.-E.Lemoine: Le roi Charles! - G.Philipps: Pardon.

Au lendemain du dîner d'Etat, il y a eu la rencontre avec K.Starmer. Trump a répondu sur l'Ukraine, en parlant de Poutine...

C'est une déclaration quand même fracassante, même si Trump peut être très changeant. Il a dit "Poutine m'a complètement abandonné", concernant le dossier ukrainien. Est-ce que Trump est en train de changer d'avis?

Est-ce que le roi Charles l'a convaincu? On verra. - A.-E.Lemoine: Merci.

Vous restez avec nous. Le 5/5 de L.Sénéchal.

B.Borg dévoile une addiction passée à la cocaïne. - L.Sénéchal: L'ancien champion de tennis, 5 fois champion de Wimbledon, 6 titres à Roland-Garros, avec son éternel bandeau et ses cheveux longs...

B.Borg raconte ceci dans son autobiographie. Il raconte surtout sa chute, jusqu'à l'overdose. - L.Sénéchal: Ses pires années de dépendance se déroulent à Milan alors qu'il est marié à Loredana Bertè, chanteuse italienne.

Il raconte les mauvaises fréquentations, l'argent qui met à sa portée la drogue et les pilules...

Il a révélé qu'un cancer de la prostate lui avait été détecté en 2023. Il dit aussi regretter sa retraite prématurée. Il n'avait pas 27 ans quand il a arrêté le tennis.

Il racontait à la télévision française, en 78, l'influence surprenante du tennis de table sur son jeu. - B.Borg: J'ai commencé à 9 ans.

Mon père était très fort. Un jour, il m'a donné une raquette de tennis. J'ai commencé à jouer de la même manière qu'au ping-pong, avec le poignet.

C'était naturel, pour moi. C'est pourquoi j'ai continué à jouer avec ce style. - L.Sénéchal: Dans sa carrière, il a remporté plus de 60 titres, dont 11 en Grand Chelem. - A.-E.Lemoine: S.Binet, je dois vous libérer.

Vous avez des obligations. Merci d'être venue. Devant la justice américaine, le couple Macron entend faire taire la rumeur qui vise B.Macron. - L.Sénéchal: Cette rumeur invraisemblable et odieuse selon laquelle elle serait un homme.

Elle est née en France, cette rumeur, mais a prospéré surtout aux Etats-Unis, Dans le sillage de Candace Owens, une influenceuse proche de la mouvance de Trump. Elle relaie ensuite ces théories fumeuses. - L.Sénéchal: Elle se dit tellement influente qu'elle a reçu un appel de D.Trump lui-même qui lui aurait demandé, selon sa version, de cesser ses attaques contre B.Macron. ... - L.Sénéchal: Le couple Macron a décidé de porter plainte aux Etats-Unis pour combattre cette rumeur.

Leur avocat américain annonce à la BBC aujourd'hui qu'il entend apporter des preuves scientifiques et photographiques que Brigitte Macron est bien une femme. Ils tentent depuis quelques semaines de reprendre le contrôle de ce récit médiatique. - L.Sénéchal: "On a quand même des fadas", avait réagi E.Macron quand il était invité à confier l'un de ses pires souvenirs en tant que président.

Il a porté l'affaire en justice en France. Ils ont perdu en appel mais se sont pourvus en cassation. La cour d'appel a précisé que ce n'était pas diffamatoire d'accuser quelqu'un d'être trans...

Cette affaire continue chez nous. - A.-E.Lemoine: La maire de Paris est accusée d'avoir abusé de notes de frais. - L.Sénéchal: A.Hidalgo épinglée dans un article de Mediapart, parvenu, avec l'association Transparence Citoyenne, à obtenir 4 ans de notes de frais, de 2020 à 2024, obtenues de haute lutte après une bataille juridique de plusieurs mois.

Elles font mauvais genre. 90 000 euros en frais de représentation. Il y a des achats de vêtements de luxe, ponctuels mais très onéreux.

Un manteau Burberry à 3067 euros en 2023. Des tenues chères de Repetto ou Gérard Darel...

A.Hidalgo dit avoir payé la partie privée de son voyage en Polynésie. Elle avait pourtant fait campagne dès 2013 sur la probité.

Elle mettait en avant son zèle et son respect de la loi. - A.Hidalgo: Je me la suis appliquée tout de suite.

J'ai publié sur mon site l'ensemble des éléments, ce que n'ont pas fait mes adversaires jusqu'à présent. Je pense que c'est très important, à un moment où les Français doutent de la politique, de leurs élus...

Pas forcément des élus municipaux, d'ailleurs. Mais il faut faire ce travail de transparence. - L.Sénéchal: La mairie de Paris affirme qu'A.Hidalgo est dans les clous, puisqu'elle a le droit à 20 000 euros de frais de représentation par an.

Elle serait dans les clous, mais de justice. L'association a porté plainte pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts. - A.-E.Lemoine: Grand come-back de l'été... - L.Sénéchal: C'est flagrant sur l'animation.

La France est rouge. Un anticyclone gonfle les températures. A Noirmoutier, la plage a des airs d'été.

On peut dire que c'est les vacances. En Gironde, du côté de Lacanau, le beau soleil et la douceur sont sources d'inconscience, de bonheur... - A.-E.Lemoine: D'insouciance! - L.Sénéchal: Bref, on profite. - Je ne voulais rater cette journée pour rien au monde. - Il a fait tellement chaud l'été qu'on n'est pas venus.

On a laissé la place aux vacanciers. Comme on est tout près, on en profite au maximum. - On s'est dit qu'on partait en voyant les températures. - L.Sénéchal: 30 degrés à Biarritz, 35 dans les Landes localement...

On est 9 à 10 degrés au-dessus des normales de saison. Ca interroge forcément. - C'est agréable. - Ce serait plutôt 24 ou 25...

Il y a toujours eu des écarts, mais ça a l'air de se généraliser. - On s'est plutôt promenés en manches courtes qu'autre chose. C'est très bien, mais est-ce que c'est bon pour la planète? - L.Sénéchal: Demain à Paris, ce sera la journée la plus chaude de cet épisode.

Ca ne va pas durer. Des orages un peu partout ce week-end. Ils seront sans doute violents.

Les températures vont chuter d'un seul coup. - A.-E.Lemoine: Ce sera très bref.

Il faudra se lever tôt demain! Transition formidable! C'est justement la chaleur qui a empêché les joueurs monégasques de jouer en Ligue des champions. - L.Sénéchal: C'est du jamais-vu.

Des joueurs de l'AS Monaco en sous-vêtements dans leur avion. Leur avion était censé les emmener à Bruges. La clim était cassée.

Ils ont finalement décidé de ne pas partir. L'avion est resté cloué à Nice. Décision a été prise de les faire descendre sur le tarmac. - A.-E.Lemoine: En slip! - L.Sénéchal: Ca plaît à Babeth...

Ils sont partis aujourd'hui pour Bruges. Le match a été décalé de 24 heures. Victoire facile du tenant du titre, le PSG, 4-0.

Ce sera plus dur à Barcelone. - A.-E.Lemoine: Attention aux paris sportifs, Pierre.

Ca peut coûter cher. - L.Sénéchal: Addictions France dénonce le marketing agressif sur les réseaux sociaux, avec des promotions et le relais d'influenceurs.

Ce sont surtout les jeunes hommes qui jouent aux paris sportifs. - J'ai commencé parce qu'avec des amis, on voyait des pubs sur Instagram, TikTok... - Les promesses mensongères de gains énormes qui ne viennent pas... - Vous avez perdu combien? - Peut-être 1800 euros, presque 2000. -1500 ou 2000. - 1000 euros.

J'ai beaucoup perdu à la Coupe du monde 2022. - L.Sénéchal: L'association demande un tour de vis, un encadrement plus strict du contenu de ces publicités. - A.-E.Lemoine: Deux touristes américaines ont confondu Nice et "to Nice".

Elles sont allées à Tunis. - L.Sénéchal: Elles ont acheté leur billet pour Nice et ont atterri à Tunis. ... - L.Sénéchal: Finalement, elles sont arrivées là-bas, invitées par le pays. - A.-E.Lemoine: Si vous avez compris quelque chose à la dernière news... - E.Tran Nguyen: Ce n'était pas clair. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, G.Philipps, d'être venu sur notre plateau.