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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 avril 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploiSolidarités & famille

Sébastien Chenu (RN) est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Le RN n'a jamais soutenu Donald Trump ?

  • 2:00OuverteÉludée

    Reconnaissez-vous une proximité passée avec le trumpisme ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'intervention de Trump au Venezuela était-elle justifiée ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    L'antisionisme est-il un faux-nez de l'antisémitisme ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Faut-il autoriser les boulangers à travailler le 1er mai ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La baisse de TVA sur les carburants est-elle chiffrée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Sébastien ChenuFait
    « On n'a jamais été trumpiste. »
  • 2:00Marine Le PenFait
    « L'élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour notre pays. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Sébastien Chenu. Bonsoir madame. Vice-président du Rassemblement national et député du nord.

Merci d'avoir accepté notre invitation. D'abord, c'est l'heure de notre rendez-vous quotidien avec la séquence vrai faux. Luc Brisson qui est avec nous cette semaine.

Bonsoir Luc. Bonjour, vous revenez sur une phrase d'un de vos collègues du Rassemblement national, monsieur Chenu, le député Laurent Jacobelli, qui était interrogé ce matin sur Donald Trump et selon lui, le RN n'a jamais soutenu le président américain. Les Américains ont voté pour le candidat que les médias leur demandaient de ne pas élire.

Donc le phénomène est remarquable. En revanche, le candidat, nous n'avons jamais soutenu. Alors, est-ce que c'est vrai que le RN n'a jamais soutenu le candidat ?

Alors, c'est vrai que c'est une phrase qu'on entend très régulièrement euh euh dernièrement au Rassemblement national, même vous, hein, monsieur Chenu, je vous ai écouté en en janvier dernier sur public Sénat, vous disiez "On n'a jamais été trumpiste." Pourtant, on va remonter euh un petit peu le temps. On va revenir à l'automne 2016.

À l'époque, Donald Trump vient d'être élu pour son premier mandat. Et voici comment Marine Le Pen réagit. J'ose répéter ici que l'élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour notre pays.

Les Américains se sont donnés le président qu'ils ont choisi et non celui qu'un système installé voulait leur faire valider. Vous l'avez entendu he l'élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour la France. C'est toujours ce même jour he ce 9 novembre 2016.

Julien Chanchez qui à l'époque est maire de Ber et membre du comité stratégique du Front National pour la présidentielle, il poste cette photo de Marine Le Pen en en détournant le le célèbre slogan de Donald Trump make France Great Again, tout en identifiant aussi le le le président américain dans son tweet. Et puis quelques semaines plus tard, Marine Le Pen, elle a même essayé de rencontrer directement Donald Trump en se en se rendant à à la Trump Tower à New York. Sauf que ça n'avait pas marché, elle n'avait pas pu rencontrer le président américain.

Puis pour finir, on peut aussi mentionner la venue de Steve Bannon au Congrès du FN en mars 2018. Alors Steve Banon, c'est l'ancien conseiller de Donald Trump, c'était le grand artisan de sa victoire de 2016. Donc à l'époque en tout cas, il y a une certaine proximité entre le Rassemblement national et le trumpisme.

Donc ça c'était pour le premier mandat de Donald Trump Luc. Et pour le deuxème mandat, alors on peut d'abord écouter Jordan Bardella. C'était le le 27 janvier 2025, juste après l'investiture de Donald Trump second mandat.

Un journaliste lui demande si son parti, le Rassemblement national n'est pas dans une certaine forme d'allégance envers le président américain. Et voici la réponse de Jordan Bardella. Un brun gêné.

J'ai moi j'ai beaucoup de de respect et d'admiration pour le le patriotisme de Donald Trump et pour la volonté de défendre les intérêts de son pays d'abord et avant tout. Mais je n'ai pas le syndrome du petit frère. Donc là, Jordan Barday, il se dissocie he de de Donald Trump tout en reconnaissant quand même une admiration pour son pour son patriotisme.

Mais il faut rappeler que quelques jours plus tôt, lors de l'investiture de Donald Trump, bah plusieurs cadres du RN s'étaient rendu à cette investiture comme Louis Aliot, par exemple, le premier vice-président du RN, maire de Perpignon, qui avait posté des nombreuses vidéos de cette investiture sur son compte Twitter. Et si on continue sur Louis Aliot, il s'est aussi rendu quelques mois plus tard euh à en Arizona à l'hommage à l'influenceur maga assassiné Charlie Kirk. Ici, on voit Louis Lie posé avec Jacob Elberg, c'est le le monsieur avec la casquette rouge.

Jacob Elberg, c'est le sous-se d'État aux affaires économiques de Donald Trump. Et ce même Jacob Elberg, selon le journal Le Monde, a rencontré Marine Le Pen en en novembre dernier à Paris. Donc vous êtes nombreux au Rassemblement national à répéter que vous n'avez jamais été Trumpiste et c'est vrai que vous le vous le critiquez parfois comme sur le cas du Groenland par exemple mais certains cadres de votre parti y compris Marine Le Pen continuent d'entretenir des relations avec avec des des cadres de l'administration des proches en tout cas de l'administration de Trump et par le passé vous ne pouvez pas que votre parti et bien a entretenu une certaine proximité avec le trumpisme.

Sébastien Chenu, est-ce que est-ce que vous reconnaissez ça peut arriver après tout que vous vous êtes trompé sur Donald Trump ? Bon, il y a plusieurs choses. D'abord, il y a 10 ans euh vous parlez de choses qui qui ont 10 ans.

Il y avait beaucoup de gens. Il y avait beaucoup de gens ou mais je vais venir justement aux choses récentes parce qu'elles sont très intéressantes. Il y a beaucoup de gens sur la planète qui espéraient quelque chose de Donald Trump euh notamment en matière de diplomatie et d'apaisement des conflits.

Après Donald Trump a pris le pouvoir, il a eu du mal à le rendre et puis il est revenu ensuite. Il est revenu, il a été élu d'ailleurs face à une candidate qui était présentée ici, je me souviens, en France comme étant la 7e merveille du monde alors que c'était une nullité absolue. Camala Haris.

Euh les Américains dans leur majorité ont voté Trump mais surtout les communautés même d'origine étrangère d'ailleurs votaient pour Trump contre Camala Haris. Donc évidemment, il s'est passé quelque chose aux États-Unis pour que Trump revienne et c'est ça aussi qu'on a salué là où il y a une vraie différence d'approche et nous avons été les premiers à le dire. Je me demande même si c'est pas sur votre antenne qu'on m'a dit un jour, en tous les cas sur une antenne de de France Télévision, vous êtes maintenant moins trumpiste que Gabriel Attal et Emmanuel Macron.

Bah oui, parce que ce qui s'est passé ça a été Madurau. Vous n'avez pas parlé de Maduro, vous avez oublié cet épisode. C'est la rupture.

C'est la rupture pour vous. Ah ben je pense que c'est alors c'est pas la la rupture. C'est après il y a les États-Unis, il y a Trump.

On va en parler si vous le voulez bien, mais Maduro, le fait que le président des États-Unis kidnappe un dictateur dont personne ne pleure le sort, on est très content que ce soit un salon de moins qui gère évidemment un pays à Parfi, je crois qu'il pleurnichit sur le fait que Maduro soit destitué mais derrière ça c'était la logique trumpiste que nous avons immédiatement nous condamné. Qu'est-ce qu'on a pas entendu ? Comment vous ne vous souciez pas du sort du peuple vénézuélien ?

Vous devriez d'abord vous réjouir et bien sûr qu'on s'est réjoui que Maduro soit destitué mais on a bien compris que derrière la logique intellectualisée d'ailleurs par Trump et ses conseillers amenait le Groenland et amenait aujourd'hui effectivement Trump avec l'Iran à faire grosso modo ce qu'il voulait en dehors du droit international. Mais votre opposition à à cet interventionnisme de de Donald Trump avec Maduro, ça efface pas tout ce qu'on a montré avant. Non.

D'accord. Enfin, ça change quand même considérablement les choses. Et puis autre chose, en revanche, et ça euh nous nous l'avons toujours dit, mais euh vous ne l'avez pas mentionné non plus, il y a quelques oublis, c'est qu'on a toujours considéré que Donald Trump, il était un défenseur des intérêts américains avant toute chose.

Et c'est vrai qu'ici, on n'est pas très habitué à avoir des gouvernants qui défendent les intérêts français. Euh ils défendent les intérêts européens, ils défendent les intérêts des boîtes euh qui leur sont appelz son patriotisme. Si défend les intérêts des Américains, par définition euh ces intérêts sont souvent parfois contradictoires.

Maintenant, il y a les États-Unis. Les États-Unis, ça reste un pays allié, amis, euh avec lequel on a des relations diplomatiques, économiques, culturelles à tous les niveaux. Euh et je pense que il faut dissocier justement les pays de ceux qui les gouvernent.

Euh nous aujourd'hui, nous considérons qu'effectivement Donald Trump, même si est un allié, j'ai mis des guillemets, parce que euh c'est un allié qui nous veut du mal quelque part euh économiquement, c'est un allié euh euh qui enterre et qui tape euh l'Europe et donc la France, mais la France n'a pas résisté. L'Europe ne résiste pas. On s'est démonétisé, on s'est affaibli.

Pas de du fait de Trump, du fait des politiques menées ici par Emmanuel Macron et ses alliés. parce qu'aujourd'hui on pleure sur le lait renversé le vilain Trump mais Trump il défend les intérêts des Américains. Il y a que ça qui l'intéresse.

Et d'ailleurs en Iran, c'est souvent et peut-être on en parlera aussi mais des intérêts mercantiles qui guident ces décisions. Nous ici on a personne qui défend les intérêts français en tout cas pas Emmanuel Macron. Merci beaucoup Luc Brisson.

Je rappelle le rendez-vous avec vrai ou faux l'émission c'est samedi à 20h. Samedi à midi et le samedi à midi et le dimanche à 20h. Merci beaucoup.

L'actualité internationale, le l'actualité du soir, c'est évidemment l'annonce de se cesser le feu au Liban. Sébastien Chenu, 10 jours de cesser le feu obtenu après des négociations entre le les responsables libanais et israéliens à Washington. On parlait des États-Unis, c'est une victoire diplomatique américaine.

Bah, c'est une bonne nouvelle surtout. C'est une bonne nouvelle. Tout ce qui peut aller vers la paix est une bonne nouvelle.

Je rappelle que quand même le Liban et Israël sont toujours en guerre. En réalité, ce sont des pays qui sont en guerre depuis très longtemps et tout ce qui peut apaiser la situation, en particulier vis-à-vis des Libanais, on a nous un devoir de solidarité avec les Libanais qui depuis 40 ans vivent dans cette situation dans un état miné par le Esbola. Et bien tout ce qui peut aller vers les voies de la paix, il faut, j'allais dire le prendre immédiatement.

C'est une bonne nouvelle. Est-ce que vous trouvez que les Israéliens sont injustes envers nous ? en en clair envers Emmanuel Macron et les Français parce qu'en gros on nous a fait comprendre que notre présence était absolument totalement secondaire dans les négociation qui pouvait y avoir entre l'Israël et le Liban et en gros on est considéré un peu non pas comme des ennemis d'Israël mais bon quel est votre votre un peu quand même est-ce qu' parce qu'il trouve qu' en gros on est trop on a reconnu la Palestine tôt.

La France doit se tenir la plus éloignée possible des discussions. Juste avec nous. Non, moi je je pense on n' pas on a pas fait les gestes euh d'amitié qu'on devait avoir vis-à-vis d'Israël au moment où il fallait les avoir.

Notamment la reconnaissance de la Palestine dans ces moments excessivement que c'était prématuré qu'il fallait que ce soit échange de quelque chose. Ah ben je trouve qu'en tous les cas ça tombait comme un cheveux sur la soupe et ça a été très mal vécu par les Israéliens. euh on est passé pour euh un pays qui n'était pas d'ailleurs c'était je crois leur propos qui n'était plus un pays allié en tous les cas qui était qui avait fait défaut euh en matière d'amitié alors qu'on a une relation là aussi euh d'amitié de solidarité nécessaire vis-à-vis d'Israël et euh moi je pense qu'Emmanuel Macron a manqué euh à Israël et c'est dommage parce que ça a abîmé la relation qu'on a avec ce grand pays qui vit sous la menace existentielle hein.

Il a un voisin qui veut le voir disparaître. L'Iran veut voir euh Israël disparaître et on leur a manqué. Euh donc après qu'ils en soient euh mari, qu'ils en soit mécontent, j'arrive à le comprendre mais je trouve ça ça me fait mal pour mon pays.

Euh vous êtes vice-président de l'Assemblée nationale également Sébastien Chenu, en plus d'être député du Nord et vice-président du rassemblement euh national euh que de vis. Euh qu'avez-vous pensé de ce retrait aujourd'hui des députés macronistes, de cette proposition de loi euh présenté par Caroline Yadan, député apparenté Renaissance contre les formes renouvelées d'antisémitisme. Les députés Macronist ont accepté visiblement de retirer cette loi en échange voilà en échange le gouvernement leur a leur a demandé et en échange d'une proposition de loi qui reprendrait les les principse dire pourquoi c'est il y avait une très bonne intention de départ oui l'antisémitisme se développe dans notre pays malheureusement là encore Emmanuel Macron je ne dis pas qu'il laisse se développer l'antisémitisme.

Je dis qu'il a manqué des rendez-vous. il était pas présent à la marche contre l'antisémitisme. Tout ça, ça a quand même pas facilité les choses.

Oui, il fallait un geste fort. Oui, ça partait d'une très bonne intention et on était prêt à regarder. Al est-ce que vous considérez que l'antisionisme est un faux neet de l'antisémitisme ?

J'y viens. Bah, bien souvent l'antisionisme, pas toujours, mais bien souvent l'antisionisme cache un antisémitisme militant. Mais pas toujours.

On peut critiquer Netaniaou, on peut critiquer l'État d'Israël. On peut critiquer n'importe quel état d'ailleurs euh car nous si nous sommes euh solidaires et si nous devons être solidaires d'Israël, nous ne le sommes jamais sans condition euh de façon inconditionnelle. La France ne soutient de façon inconditionnelle que la France avec tous les autres pays, y compris ceux avec qui on est très amis et qu'on peut soutenir.

Il y a toujours des conditions à ses soutiens. Mais la formulation de la loiad était très maladroite. Le Conseil d'État l'a dit et quelque part parfois le mieux et l'ennemi du bien.

On avait vraiment l'impression d'une loi qui allait restreindre la liberté d'expression, se retourner d'ailleurs contre ses auteurs. On ne pourrait plus critiquer non plus d'ailleurs la Palestine avec cette loi. Donc c'était ni fait ni à faire.

Ça fait pas reculer l'antisémitisme. C'est pas cette loi qui l'aurait fait reculer malheureusement. Donc le problème reste entier la lentin comme prévu.

Tricoter différemment. Vous n'avez aucune hostilité de principe. Aucune hostilité de principe mais il faut quand même quelque chose qui ne limite pas la liberté d'expression à laquelle tout le monde est attaché. vous ici les premiers le monde de la presse serait très ennuyé de pas pouvoir critiquer [grognement] un état quel qu'il soit.

Donc il faudra faire très attention à l'écriture. Moi, je pense que c'était vraiment mal embouché, mal enclenché. Je sais pas comment on peut le dire mais c'était c'était pas terrible encore ça.

Autre sujet d'actualité, Sébastien Chenu. Le Premier ministre reçoit demain les représentants des boulangers qui demande de le droit de pouvoir travailler et surtout de faire travailler leurs employés le 1er mai. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

Est-ce qu'il faut les laisser travailler ? Est-ce qu'il faut laisser travailler tout le monde ? Où est-ce que vous mettez la limite au Rassemblement national ?

Bon, je sais pas combien de temps ça va durer cette histoire avec les boulangers, mais enfin le moins qu'on puisse dire, c'est que le gouvernement n'est quand même pas euh euh très à l'aise et très doué euh en la matière. Bon, monsieur le Cornu a retiré euh ou s'est opposé euh euh à la discussion en tous les cas d'une proposition qui venait de ses propres troupes de monsieur Atal pour que dans un cadre très euh particulier euh et qui n'était pas si particulier que ça et qui était relativement large. enfin des professionnels, un certain nombre de professionnels dont une immense majorité d'entre eux était d'accord et demandeur puisse travailler à un moment très précis et dans un cadre qu'il était tout autant et d'ailleurs s'il fallait resserrer le cadre faire en sorte que soit qui est prévu Floris Boulanger maintenant pour l'instant pourquoi pas mais quand même on en est là à empêcher des Français sur la base du volontariat de pouvoir ou de vouloir travailler un premier mai.

Moi je suis attaché au 1er mai férier. de vous dire, je pense que c'est bien qu'il y ait dans notre pays un certain nombre de conquêtes sociales qui soient marqué par un jour férier. En revanche, je pense que lorsque ça ne pénalise personne ou lorsque ces professionnels-là eux-mêmes se retrouvent pénalisés par une concurrence déloyale de centres commerciaux, de point chaud, d'autres professionnels, bah il faut les laisser le volontariat est un volontariat forcé.

C'est l'argument qui é mis en avant en disant dans PME ça c'est une vision alors ça c'est une vision en général totalement marxiste du truc. Moi, les boulangeries de ma circonscription, c'est pas un volontariat forcé. Euh les boulangers, c'est souvent des petites boîtes, hein.

Les boulangers, c'est souvent euh un couple avec un apprenti et un employé. Euh ça ça va pas plus que ça. Ils veulent travailler parce que sinon c'est le point chaud non professionnel ou le supermarché immense du coin qui va lui empocher la journée.

Sur la crise des carburants, vous continuez à réclamer une baisse de la TVA. Est-ce que vous l'avez chiffré ? puisque vous savez que c'est la c'est la le la critique qui vous est beaucoup faite, c'est-à-dire de dire cette mesure ça coûterait des milliards et on les a pas.

Moi, je suis stupéfait de voir si vous voulez que le gouvernement laisse les Français, c'est je crois même le seul gouvernement de l'Union européenne qui laisse quasiment les Français se débrouiller avec peut-être un petit bout de d'un chèque la plus pauvre et les plus endettés. Ah bah quelle honte quelle honte que la France après 10 ans d'Emmanuel Macron soit là à se dire "On est les plus pauvres, les plus endettés, on laisse les Français se débrouiller devant la pompe à essence". Nous on a une autre approche.

On considère qu'il faut des solutions pérennes, que l'idée d'avoir des sans arrêts, du rafistolage, en général d'ailleurs ça coûte très cher aux finances publiques. Il faut avoir des mesures pérennes. Nous, on considère que les énergies, pas uniquement les carburants, les énergies, l'électricité, le gaz qui vont encore augmenter contrairement à ce que nous avait dit aussi le gouvernement, ce sont des biens de première nécessité.

Si c'est des biens de première nécessité, ils doivent être considérés comme tel avec une baisse de TVA à 5 et demi. Bien sûr, on l'a chiffré, c'est 1 milliard. Ça c'est ça va là pour tout le monde c'est que vous soyez vous voyez c'est juste quelque chose qui est non non non discriminant qui peut paraître bizarre parce que la TVA je vous le rappelle est pas la même pour les biens de première nécessité c'est pour le pain et si j'achète une jaguar de bien sûr mais madame vous avez bien vu qu'il y a un sondage qui est sorti dernièrement qui dit que les français non seulement se restreignent sur leur alimentation considère que leur pouvoir d'achat a baissé en 10 ans considérablement baissé donc ça veut dire que peut-être le cadre supérieur qui a 10 considérait qu'il vivait bien, aujourd'hui considère qu'il vient peu moins bien et l'essence ça pèse très cher dans le budget des familles.

C'est pas uniquement d'ailleurs dans le budget des gens qui travaillent évidemment les infirmiers libéraux évidemment les aides à domicile mais les gens qui tous les jours ont besoin de de leur voiture pour emmener leurs gamins faire du sport pour emmener leurs gamins à l'école ça fait partie aussi tout le monde vit pas à Paris dans les métropoles. Euh vous étiez en séminaire aujourd'hui ? Je sais pas si vous y aviez participé hier.

Non, c'est non, c'est un semire un séminaire d'organisation mais on commence à attaquer si j'ose dire l'organisation de la la présidentielle. Voilà, un séminaire qui qui réunissait les les équipes, les conseillers de de Marine Le Pen, de Jordane Bardella. Euh qu'est-ce qui s'est dit ?

Euh vous êtes en train de de réfléchir à votre stratégie pour 2027. Alors, on n'est pas peut-être encore totalement sur la stratégie en tant que telle parce qu'il ne vous a pas échappé que nous, notre candidate aujourd'hui, c'est Marine Le Pen mais que visiblement la justice envie de se mêler de l'élection. Elle a pas intégré le fait que ça serait pas elle et que ça serait Jordan Bardella.

On a l'impression qu'il est en train d'y avoir une espèce d'intériorisation de la d'une défaite annoncée chez Marine Le Pen et que Jordan Bardella est de plus en plus proche. Mais nous, on a [raclement de gorge] toujours dit les choses de façon assez transparente. On souhaite que Marine Le Pen soit notre candidate.

Nous n'avons pas la main, c'est bien la justice qui a la main. Donc la justice va décider si Marine Le Pen peut se présenter devant les Français. Et donc par contre notre responsabilité c'est quand même de préparer euh les choses si Marine Le Pen était empêché par la justice.

Donc Jordan Bardella évidemment se prépare aussi. Il y a pas de friture entre les deux. Vous allez dire qu'il y a une harmonie absolument géniale.

Même sur le programme économique, il y en a pas un qui est un peu plus libéral, Jordan Bardella quand Marine L. Alors si vous voulez dire qu'ils sont interchangeables, ils sont pas interchangeables. Ils ont leur histoire, ils ont leur sensibilité, ils ont leur personnalité.

Mais sur la ligne du parti, il y a quelque chose qui bah est-ce que c'est souverainist ? Est-ce que la retraite à 60 ans par exemple, ça reste toujours horizon ou si c'est Jordan Bardella qui est peut-être un peu plus pragmatique plus l'Union des droites ou plus euh l'Union des droites c'est pas ce qu'on défend et je crois pas que ce soit ce que défend Jordan Bardella. Hier par exemple sur France Télévision, j'ai entendu Jordan Bardella défendre exactement la baisse de la TVA pour les carburants qui est la proposition par dire à chaque non mais ce que je veux dire c'est qu'à chaque fois Jordan Bardella et Marine Le Pen défendent les mêmes choses.

Ils peuvent les défendre avec des mots différents. Il est beaucoup plus libéral que Marine Le Pen. Je trouve pas si libéral que ça Jordan Bardella. il att de l'état un état peut-être allégé mais effic et il considère probablement qu'aujourd'hui l'État au lieu d'être efficace il il prive d'oxygène beaucoup de Français et la nécessité de dialoguer avec les patrons pour les rassurer c'est quelque chose c'est un partage des tâes c'estàd que c'est Marine Le Pen l'avait un peu fait oui elle y est allé elle a rencontré ça suffisamment crispé elle a rencontré des patrons 40 la semaine dernière autour pas été spécialement satisfait bah oui mais vous savez nous on veut pas une société sans impôt Ça n'existe pas.

C'est pas ce qu'on propose. Donc c'est un peu le y a certains, excusez-moi, pour certains, c'est toujours plus il faut toujours aller plus loin. Patrons votent davantage Bardella que Le Pen.

Voilà, vous savez ça Sébastien Chenu. Ben je crois pas. Quand je regarde les chiffres, en tous les cas, c'est vrai qu'on a fait des percés incroyables chez les chefs d'entreprise, mais ces perc, elles sont les mêmes.

Quand vous voyez les sondages, Jordan et Marine sont au même niveau. Donc il y a une il y a une différence de personnalité mais ils défendent la même chose. Alors il se prépare Jordan Barla, vous nous dites ce soir et il a officialisé hier soir sur le plateau du 20h de France 2 sa relation avec Maria Carolina de Bourbon des deux des deux Siciles.

Il a reconnu qu'il savait que les photographes étaient présents lors de son escapade en Corse avec sa compagne qui faisait il y a quelques jours la une de Paris Match. Nous avons pris la décision tous les deux de ne plus nous cacher, [grognement] d'assumer euh d'assumer ce qui relève pour nous aujourd'hui dans notre vie intime de de l'évidence. Donc vous saviez que les photographes étaient là et vousz d'accord et vous étiez d'accord pour cette séance de photos ?

Nous l'avons assumé bien sûr. Je savais qu'ils étaiit euh ils nous ont suivi pendant de très nombreuses semaines. Je demande à être jugé sur les idées que je porte, sur les idées que je défends et malheureusement au niveau où je suis aujourd'hui, il m'est difficile de protéger dans la mesure de ce que j'aimerais le faire ma vie privée.

En tout cas, je peux vous dire une chose ce soir, c'est que je suis très heureux. Sébastien Chenu comme comme Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en leur temps ou Emmanuel et Brigitte Macron. Ça se passe encore comme ça une campagne présidentielle en 2026, il faut faire la une de Paris Match avec sa compagne.

C'est pas il faut faire la une de Paris Match, c'est que évidemment, vous le savez bien, euh euh les photographes sont sur euh le dos d'un certain nombre de personnalités politiques qui peuvent possiblement concourir euh à l'élection présidentielle pour savoir quelle est leur vie privée. Euh donc un moment où vous savez très bien qu' une il y a une une un découplage un peu dans l'opinion chez les chez même certains chez militants en se disant ça fait rêver parce que c'est une princesse. Alors, je précise qu'il y a une enquête très fouillée de gala qui dit que même s'il l'épouse, il ne s'appellera pas prince.

Déjà, on a fait son ambition, on a progressé sur ce dossier et d'autres qui disent "ça fait pas peuple." Mais c'est c'est pas le sujet. D'abord, moi je suis très attaché à la liberté individuelle.

Euh sincèrement, je les trouve plutôt euh beau et agréable. Euh je trouve qu'il envoie une jolie image. C'est un c'est un couple qui qui a l'air euh plutôt harmonieux et et quelque part ça me regarde pas davantage que ça.

Moi, je suis ravi que Jordan Bardella soit amoureux. Je suis ravi euh que son amoureuse qui pourrait possiblement devenir première dame euh soit une jeune [grognement] fille qui parle six langues euh et qui nous a l'air tous les deux si épanouis qui est influenceuse dans le luxe. C'est peut-être pas exactement dans votre circo le rêve d'une Je vous pose la question comme ça parce que vous êtes mort.

Mais pourquoi pas ? Euh tout le monde peut pas être prof de sociologie. Écrire pe prof de sociologie sur Non, je j'ajoute, je dis que c'est cumulatif.

Tout le monde peut pas cumuler un certain nombre de d'inconvénients, être moche, mal coiffé, aigri. Vous l'avez rencontré, vous l'avez rencontré Maria Carolina de Bourbon des deux Siciles. Vous savez si elle a envie de faire campagne ? [rires] Je n'en sais strictement rien.

Et si elle connaît la violence d'une campagne présidentielle [raclement de gorge] ? Je je pense que parce qu' elle est jeune. Oui, mais je pense que c'est c'est le boulot de de Jordane que de la protéger aussi dans le cadre d'une campagne présidentielle.

C'est vrai que c'est dur, c'est vrai que c'est épouvantable une campagne présidentielle pour les hommes et les femmes qui veulent prendre la destinée du pays en main. C'est vrai que c'est difficile. Repassons aux choses sérieuses.

Votre relation sérieux ? Oui. Bah avec Maria Carolina, c'est du sérieux comme on dit.

Quelles sont vos relations avec Nicolas Sarkozy ? On a l'impression et certains dans son camp lui reprochent d'ailleurs de trouver qu'il est comme fasciné ou séduit ou enamour face à Jordan Bardella. Je dis un amoureux en tout bien tout honneur, sachant qu'en gros il se l'un le flatte, l'autre le soutient et qu'en gros il a l'impression que c'est l'homme non pas providentiel mais l'homme fort, l'homme structuré qui pourrait ne pas prendre sa suite mais être un peu dans sa veine.

Si on n'est pas caché dans son livre, je suis pas le porte-parle de je suis pas porte-parle. Non mais vous vous le connaissez bien quand même. Vous lui avez écrit toutes les semaines quand il était en prison. parle, on continue à se parler et ça fait partie des j'aime bien la relation que j'ai avec lui et elle est faite aussi de cette relation de rupture, de dissonance, d'opposition.

Nicolas Sarkozy dit souvent deux choses. Je ne suis pas électeur ni soutien du Rassemblement national, faut-il le préciser. Il est en désaccord avec nous sur un certain nombre de nos positions et je pense que il n'a jamais manqué une fois de me le redire.

Il n'a jamais voté Rassemblement national et visiblement, il n'est pas prêt de le faire. En revanche, il peut trouver euh que effectivement nous avons euh des leaders et en particulier Jordan euh qui ont du talent, qui amènent quelque chose à la vie politique de ce pays et qui représente ce que lui aime, c'est-à-dire une certaine forme d'énergie, de combativité euh et puis une jeunesse qui s'engage telle que l'aime Nicolas Sarkozi. Donc je pense que voilà, il peut probablement lui plaire tout en ayant de forts désaccords sur le fond.

Un mot, il nous reste pas beaucoup de temps, mais je voulais juste une réaction sur la fronde des écrivains après le limogage du patron de de Grasset, Olivier Nora après qui dirigeait ce groupe après 26 ans, 150 écrivains ont claqué la porte en dénonçant la mise de Vincent Boloré, une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale. Vous savez, je me souviens de Pierre Berger qui disait "C'est celui qui paye l'orchestre, qui choisit la musique." Pierre Berger qui était patron du monde.

Euh donc je ne sais pas comment Vincent Bolf. Non mais c'est c'était bah le monde c'était pas une fanfare non plus. En tous les cas parfois ça jouait faux mais je pense que voilà c'est la relation entre un grand patron et puis la ligne éditoriale d'une maison d'édition ça lui appartient et quelque part ça nous appartient pas.

Je suis persuadé que tous ces écrivains dont beaucoup sont éminemment talentueux trouveront d'autres belles maisons pour pour les accueillir. Moi tout ça ça c'est fait partie franchement de de la mousse. On se on s'meute de pas grand-chose.

Bah non. Merci Sébastien Chell d'avoir été notre invité vice-président du Rassemblement national, vice-président de l'Assemblée nationale et député du Nord. Merci Nathalie.

Excellente soirée sur France info, le GT monde et les informer. Très bonne [musique] soirée.