Violences faites aux femmes : comment lutter ? | Emission spéciale
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[Applaudissements] vivant tel était donc le titre de cette création théâtrale présentée par l'association nous les ambitieuses une pièce enregistrée lors d'une représentation qui s'est déroulée à Paris au Théâtre du Palais Royal adapté et mise en scène par E schuraki et ce d'après de nombreuses lettres et témoignages de femmes victimes de violence conjugale ou de violence sexuelle il est maintenant sur le plateau de cette émission spéciale entièrement consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes bienvenue à vous our nous allons doncensemble de cette création théârale de votre engagement aussi he au côté des femmes violentées et nous allons faire avec la présidente de l'Assemblée nationale el brun Pivet bienvenue à vous bonsoir On va rappeler que vous avez été élu en 2022 puis réélu en juillet 2024 à ce poste de présidente de l'Assemblée nationale vous êtes la première présidente de l'Assemblée nationale de notre République ce sujet vous est cher et pour cause puisque en travaillant ce dossier bien j'ai découvert que votre mère a été une enfant battu et en l'occurrence par son beau-père et cette terrible histoire familiale avez-vous déclaré aura bien sûr marqué votre propre parcours pvez nous en dire un tout petit peu plus en fait ça ça a forcément marqué mon parcours parce que ce c'est quelque chose de très douloureux qu'a vécu ma mère mais qui m'a surtout appris à ne pas se laisser submerger par le cours des choses et à être en capacité quoi qu'il advienne de prendre son des en main et de ne pas se laisser finalement guider par les actions de tel ou tel et c'est surtout ça que moi j'ai retenu de cette histoire familiale le fait que et bien il y a besoin à un moment de prendre le dessus sur cette quelque chose qui finalement n'est pas une et ne doit pas être une fatalité alors Shaki après avoir vu cette création théâtral on a évidemment envie d'en savoir un tout petit peu plus comment c'est monté cette pièce dans quel état d'esprit vous avez abordé ce sujet comment vous est venue l'idée alors l'idée elle est venue en fait des ambitieuses euh cette association que j'ai cité en présentant cette pièce absolument virginiel et Alexandre fchner qui m'ont dit voilà on a des lettres et on aimerait faire quelque chose avec ce sont des témoignages de femmes qui ont été maltraité moi je suis très sensible à ça j'ai j'ai produit un film il y a 20 ans qui s'appelait avec Marie trintigan violence faite aux femmes on peut parler de Marie aujourd'hui euh qui s'appelait victoire ou la douleur des femmes et j'ai toujours dès que j'ai pu intervenir dans ce registre là je l'ai fait en tant que producteur en tant que M enè donc j'ai pris ces lettres je les ai lu inutile de vous dire que c'est une déflagration quand vous passez 48 he à lire des textes comme cuxla qui sont des confections des confessions de de ce qui est arrivé à ces femmes et je me suis dit plutôt que de de d'être face au public et de lire des des lettres je vais essayer de de recréer ce qu'on ce qu'on vécu ces femmes et en en en mélangeant en fait leur témoignage c'est ce que j'ai fait c'est comme ça que j'ai fait vivant les femmes masquées que nous voyons dans cette piè c'est des femmes des femmes maltraitées c'est des femmes qui ont été maltraitées à la fin du spectacle certaines parce qu'on on fait le spectacle avec différents castingsin donc à la fin du spectacle certaines souhaitent enlever leur masque d'autres ne le souhaitent pas gardent parce qu'elles ont cette pudeur de de de de de de ce ressenti et ça éid le respecte je le respecte en tout cas mais j'ai voulu que ce soit des femmes qui soient au milieu des actrices et que et des acteurs et que les acteurs ne fassent que porter leur voix ne les remplacent pas parce que malheureusement terriblement ces expériences entre guillemets sont irremplaçaable cette pièce elle a été montée pour la première fois à votre initiative d'une certaine manière et c'était à l'Assemblée nationale dans la fameuse galerie des fêtes évidemment de laass c'était un acte politique aavez-vous dit de votre part évidemment c'est un acte politique déjà c'est un acte politique je crois d'ouvrir l'Assemblée nationale aux citoyens c'est leur maison et il faut qu'ils viennent à l'Assemblée et pas seulement pour assister au débat ou pour visiter cette magnifique maison mais aussi pour pouvoir assister à des expositions assister à des pièces de théâtre qui sont connectés avec des sujets d'actualité prégnants et c'est vrai que sur les violences faitte aux femmes nous avons organisé plusieurs événements il y avait évidemment cette pièce vivante nous avons également organisé des expositions de photos faire en sorte que nos concitoyens se disent que à l'Assemblée nationale il c'est un lieu aussi de débat mais c'est aussi un lieu d'alerte de revendication bref c'est un lieu politique et il était important et je trouve que cette pièce avait toute sa place à l'Assemblée nationale de quoi était fait la salle lors de cette représent tion à l'Assemblée nationale vous aviez invité des là aussi des associations des victimes alors c'est un petit peu les deux c'est effectivement nous avons des associations qui œuvre je me rappelle qu'il y avait Rada aè de la Maison des Femmes de sa Saint-Denis mais c'est aussi des moments qui sont ouvert aux citoyens parce que il ne s'agit pas de choisir son public il faut que cette maison du peuple soit ouverte à tous et donc les inscriptions sont ouvertes sur le site de l'Assemblée nationale et chacun peut venir à l'Assemblée pour assister à ce type de moment je crois que c'est très important pour qu'il AER une réappropriation de l'institution et des causes et cettees cause des violences faites aux femmes elle nous touch tous elle nous touche tous dans nos cœurs elle on se sent tous concerné et on a peut-être tous un voisin une amie une connaissance qui est touché par ce phénomène dramatique et donc il faut je crois sensibiliser l'ensemble de la population et l'Assemblée nationale est parfaitement dans son rôle de faire cela d'ailleurs on l'a pas vu évidemment dans cette pièce mais à l'issue de cette pièce au pala royal en septembre dernier il y a eu un débat ou avec ces femmes d'abord c'était gratuit il y avait les femmes iranienn aussi étaent là et oui savez la violence faite aux femmes c'est c'est bien sûr la à la maison il y le sa on a témoigné c'est bien sûr au cœur de nos maisons mais c'est c'était au cœur de la vôre aussi on a évoqué à l'instant l'histoire personnelle une partie de votre histoire personnelle il le point vous-même vous avez été confronté à ce sujet au sein de votre famille au sein de ma famille oui j'avais un P un peu nerveux oui ouais mais bon autrement dit c'est vot mère av pas voilà donc ça bon c'est mais vous savez je crois que dès qu'on dès qu'on fou un peu dès qu'on va voir chez n'importe qui est-ce que tu as connu ça de près ou de loin tout le monde répond oui donc c'est une tragédie qui nous touche tous et contre laquelle on a les moyens de lutter c'est pas seulement de se dire mon Dieu quelle h alors les femmes en Iran on peut les aider faire des déclarations en Afghanistan aussi évidemment on peut se battre mais on on est très on se sent très impuissant comment comment aller arracher aider ces femmes à arracher leur voile comment aider ses vois ces femmes en afganistant à arracher leur leur le leur maison noire qu'on a mis sur le sur le sur leur être mais ici on peut le faire parce qu'ici d qu'on entend un bruit et qu'on a un doute d qu'on sa on peut intervenir on peut dire alors il y a ce qu'on fait nous quand quand on est reçu et c'est une femme qui nous reçoit à l'Assemblée nationale c'est un acte fort mais mais quand on est dans un bistr et qu'on entend une femme qui parle à une autre femme et qui dit il s'est passé ça hier et qu'on peut intervenir mais madame est-ce que je peux vous aider c'est aussi un acte très fort alors comment les aider évidemment vous venez de poser la question on va essayer d'y répondre un temps peu avant cela quelques chiffres pour poser le sujet poser le problème celui-là il est particulièrement marquant notamment en 2023 94 féminicide en France autrement dit un deux femmes meurent chaque semaine en France sous les coups de leurs compagnons ou de leur excagnons concernant les violence conjugale en France cette fois en 2023 l'année dernière 271000 victimes de violence conjugale c'est un chiffre quiement on y reviendra dans un instant 14 % des victimes déposent plaines 14 % seulement 7 plaintes sur 10 sont classéans suite mais je vous dis c'est partout il y a pas de 37800 auteurs ont été condamnés les à noter tout de même que les condamnations pour violence conjugale ont doublé he entre 2017 et 2021 et c'est un bon signe on en parlera tout à l'heure et puis enfin les violences sexuelles cette fois commises en France en en 2022 217000 victimes déclarées 6 % seulement de ces victime porte plainte et 7600 auteurs ont été condamnés anné il y a plusieurs choses à dire sur ces chiffres il y a Bron Pivet tout d'abord les déclarations de violence conjugale de la part des victimes de violence sexuelle ou sexiste augmente oui est-ce une bonne nouvelle on sait jamais comment prendre ces chiffres est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle est-ce que c'est parce que la la parole se libère enfin pourrait-on dire que ces chiffres deementent ou c'est parce que ces violencesementent tout simplement alors je crois que les chiffres que vous avez donné sont très édifiants dans ce sens où effectivement il y a malheureusement un gap encore colossal entre les personnes qui sont victimes de ce type de fait et les personnes qui vont jusqu'à porter plainte et ça c'est absolument intolérable il faut absolument que chaque femme que chaque victime de violence puisse se dire qu'elle est légitime à porter plainte que sa plainte sera entendu justement recueilli et là il y a tout le travail de formation qui a été fait dans les commissariats dans la gendarmerie pour recueillir cette parole recueillir les preuves et là c'est le travail que l'on fait avec les hôpitaux pour qu'il y ait une une juste constatation des faits qui ont été commis pour pouvoir ensuite avoir un processus judiciaire qui puisse aller jusqu'à la condamnation donc il y a vraiment ce travail sur la libération de la parole qu'il faut faire c'est la première étap de la reconstruction pour les victimes là on n'est pas dans la reconstruction on est d'abord dans la survit en fait lorsque vous êtes victime de violence c'est quelque chose qui malheureusement est continue c'est bien souvent tous les jours et ces femmes certaines d'entre elles sont en danger de mort au quotidien et donc le jour où elle porte plainte ça n'est pas une question de reconstruction c'est une question de de vie ou de mort et donc il faut impérativement que lorsqu'elles ont le le courage la possibilité quand elles arrivent enfin à faire cette démarche d'aller au commissariat là il faut pas se louper il faut vraiment que le recueil de la plainte soit parfait que le recueil de preuves soit parfait que l'accompagnement soit parfait qu'il soit social qu'il soit judiciaire pour qu'on puisse aller au terme de cette démarche parce que encore trop nombreuses sont celles qui ne portent pas plainte là il faut frapper lorsqu'on est victime de violence conjugale de violence sexuelle à la porte d'association qui elles vont prendre le relais et vont faire ses démarches pour les victimes alors il faut euh frapper à j'ai envie de dire à n'importe quelle porte il y a évidemment de très nombreuses associations qui se Mobilis sur le territoire et elles font un boulot absolument euh incroyable il y a les commissariats comme je le disais les gendarmeries le médecin le médecin de famille le pharmacien le voisin peu importe en fait il il faut parler et il faut que euh l'oreille à qui vous parlez puisse être attentif formé pour savoir quoi faire mais ça peut être une association de secours alimentaire ça pe vous voyez il faut pas se limiter finalement il faut au contraire ouvrir le champ des possible pour que les femmes se disent en fait j'ai où que je sois j'ai la possibilité de parler et de libérer cette parole et dans de faire ce premier pas et après vraiment il faut et on y est je l'espère aujourd'ui qui a une prise en charge à 100 % des professionnels parce qu'il faut pas manquer le occasion vous avez parlé de ma maman mais ma maman malheureusement a été à de trop nombreuses reprises reconduite à la maison après avoir alerté et ça ça ne doit plus arriver elaki parmi les les témoignag qui qui figure que vous avez remis en scène dans dans dans cette dans cette pièce il y a justement des dépôts de plainte l'accueil de certaines de ces victime dans un commissariat dans une gendarmerie oui parce que c'est alors c'est encore très archaïque vous savez la la recevoir une femme qui a été battue pour bien la recevoir il faut être docteur en en psychanalyse en en philosophie et en thérapie voilà c'est qu'il faut avoir des qualités énormes ce qu'on peut pas forcément demander à tous nos policiers qui reçoivent ces plaintes donc à la limite le mieux c'est souvent le silence et l'écoute mais c'est vrai que parfois ces femmes aussi bien dans l'univers de la police que dans l'univers de la justice encore une fois ça n'est pas pas généralin mais souvent arrive avec une telle frayeur elles ont tellement peur elles sont tellement inquiètes qu'on leur dis oui madame rentrez chez vous ce qui est arrivé à la mer de de yelbron pivé elles ont tellement peur elles tremblent tellement qu'ell s'expriment mal souvent il faut les les les conforter dans le fait qu'elles soit dans un lieu qui est là pour les accueillir et les aider et les aimer et les protéger ça n'est pas juste une une une prise de déposition ça n'est pas juste une plainte qu'on porte c'est une vie qu'on porte quand un juge juge la vision exprimé dans les témoignages qu'on voit dans votre scène de ces dépôts de plainte est tout de même assez négative parce que moi j'ai eu beaucoup de tmoignage de ça c'estd que c'estd que on Ste souvent à cette une administration qui est raide qui est qui est dure qui mal préparé peut-être aussi vous l'avez dit les associations en revanche vous l'avez vu aussi dans la pièce on l'a vu les associations elles savent de quoi elles parlent plus donc quand elles accueillent elles sont plus autour de la femme elles lui expliquent elles lui disent ne vous inquiétez pas maintenant on est là on va tout on va vous aider on va prendre en main donc elles sont mieux préparées qu'en fait no nos fonctionnaires parce que ils ont déjà pas mal de trucs à faire donc ça en plus ça fait beaucoup quand même mais on a quand même avec le violence des Grenelles conjugales fait un énorme effort sur la formation justement des policiers des gendarmes et maintenant on a aussi des travailleurs sociaux ou des associations qui sont intégrés dans euh les commissariats ou dans les gendarmeries lorsqu'elles ont la taille suffisante pour justement accueillir recevoir parce que effectivement ça n'est euh c'est quelque chose d'extrêmement compliqué ce n'est pas forcément euh à la porter tout le monde et donc à nouveau l'accueil la première prise en compte de cette parole c'est fondamental vous tombez pardon vous tombez sur des grands malades des grandes malades elles ont été frappées souvent par des êtres qu'elles aiment par des gens dont elles pensait qu'ils étaient le le cœur de leur existence celui au contraire qui l'a protégé qui protégeit le enfant donc donc on est sur des gens avec une c'est pas une blessure c'est une déchirure et donc il faut savoir que dès qu'on met le doigt sur le bord de cette déchirure c'est extrêmement douloureux et ça provoque la fuite donc il faut être préparé il faut vraiment être prêt c'est en 1992 qu' a été créé le le déli spécifique de violence conjugale ça veut dire un peu plus de 30 ans aujourd'hui oui mais hier intéressant né et l'arsenal évidemment législatif a considérablement évolué c'est considérablement durci sur ces questions et il faut bien le dire au regarde des chiffres surtout depuis le le premier quinquena d'Emmanuel Macron vous étiez à l'époque d'ailleurs la présidente de la commission des lois avant d'être présidente de l'Assemblée nationale s'il y avait une mesure une grande loi j'en ai trois sous les yeux je vais pas les citer ça serait sans doute beaucoup pour nos téléspectateurs s'il y avait une loi et une ou deux grandes mesures qui vous semble avoir fait les choses maintenant avec un tout petit peu un tout petit peu de recul alors en fait moi j'ai envie de vous dire le le Grenel des violences conjugales ça c'est quelque chose de majeur et là nous sommes en 2019 on est au début du du premier quinquena c'est fondamental parce que si vous voulez avoir une politique publique efficace il faut être capable de mobiliser tous les acteurs il faut être capable d'agir sur le plan législatif pour qu'il y ait la bonne législation mais ça suffit pas il faut organiser les tribunaux et là maintenant on a des pôles spécialisés il faut organiser les services sociaux il faut que les acteurs sur le territoire soit fédéré organisé parce qu'on a de multiples associations et donc il faut qu'ell puisse travailler ensemble pour que on ne perde aucune information aucune de ces femmes et en fait le Grenel c'est ça que ça app permis cette organisation cette coordination cette prise en compte à tous les niveaux hôpitaux secteur public secteur privé et donc je crois que c'est ça qui est majeur parce qu'on a changé d'échelle et on a changé de regard sur la politique publique à mener moi je je ne crois pas à la loi magique vous savez qui va régler tous les problèmes ça ça n'existe pas c'est vraiment réussir à avoir une action coordonnée embarquer tout le monde et c'est comme ça que vous allez changer les choses moi je dirais qu'il y a une loi humaine oui un mot oui parler c'est-à-dire que ce soit la sœur le le le la mère la fille l'ami faire en sorte qu'elle parle qu'ell disent car dans ces situations il n'y a rien de pire que le silence car il y a aussi une chose qu'on peut dire on peut aussi soigner ceux qui frappent ceux qui frappent sont aussi parfois malades donc de parler non seulement ça peut sauver une femme les femmes mais ça peut aussi sauver leur conjo et l'agresseur donc parler dire ne pas avoir peur de dire et ne pas avoir peur de de sortir dans la rue et d'aller là où on peut vous entendre et on peut vous entendre dans beaucoup d'endroit et dans cette pièce on vous vous parlez de toutes les formes de violence faites aux femmes ouis violence conjugale mais aussi l'inceste ou ch terrible en France sur l'incest terrible une famille sur 10 c'est concerné les femmes on élèves sur dans une classe a été victime d'incest aujourd' les femmes et les enfants ont un défaut terrible sur les hommes c'est que ils sont moins forts physiquement donc à partir du moment où il y a dans une tribu il y a des forts et des moins forts ben les forts peuvent utiliser le corps de l'autre comme ils l'entendent s'ils sont laissés à à eux-mêmes avec une prise en compte de la parole de l'enfant qui reste peut-être un à par un point d'interrogation un problème du côté judiciaire alors moi vous savez c'est une des premières première décision que j'ai prise quand je suis devenue présidente de l'Assemblée nationale c'est que j'ai créé une délégation au droits des enfants parce que justement il y avait la délégation au droits des femmes pour défendre la cause des femmes dans toutes les textes de loi dans tout le travail que fait l'assemblée il n'y avait rien pour les enfants et il me semblait alors peut-être inspiré par mon histoire familiale aussi que c'était un manque important et à l'unanimité des groupes politique nous avons créé cette délégation et nous l'avons maintenu sous cette nouvelle mandature c'est fondamental parce que effectivement les enfants plus que tout autre ont besoin d'être accompagnés ont besoin d'assistance parce qu'en plus que ils ont parfois ils ne savent pas forcément ce qui est bien ce qui est mal quel est le comportement qui est déviant ou quel est le comportement qui est défaillant surtout quand ce comportement vient de la personne que vous aimez le plus au monde votre père votre mère et donc les enfants plus que tout autre public ont besoin d'être pris en compte ont besoin d'être protégé et c'est notre rôle aussi en tant que législateur de le faire et j'ajoute pardon j'ajoute que alors je sais que beaucoup sont pas d'accord avec moi mais qu'il faut toujours prendre il faut croire un enfant toujours même si tout ça paraît absurde et même si au fil du temps on se rend compte qu'il a menti mais par rapport au mensonge d'un enfant qui va représenter un certain pourcentage l'autre pourcentage qui est énorme dira que l'enfant a dit la vérité vé il faut écouter les enfants et et et les protéger on va rappeler que 80 % des incestes euh sont dusû euh ou provoqués par ce qu'on appelle le premier cercle c'est un père c'est un beau-père c'est un cousin ça peut être un grand frère un voisin un ami très proche hein pour rejoindre aussi ce que vous disiez sur la libération de la parole de de tout à l'heure he on a parfois affaire à des gens très très très proches le consentement là on parle de violence sexiste et sexuelle cette notion de consentement elle est devenue centrale aujourd'hui lorsqu'on aborde ce sujet l'actuel ministre de la Justice garde des saau DJ MIGO voudrait faire rentrer cette notion dans le droit français c'est souhaitable selon vous alors faire avancer cette cause justement oui je crois que c'est c'est souhaitable et il y a la délégation au droits des femmes justement qui a travaillé à l'Assemblée nationale sur cette question avec une mission qui combine majorité et opposition sa présidente notamment Véronique rioton et elles ont le souhait de présenter dans les semaines qui viennent une proposition de loi qui pourrait être examinée à l'Assemblée nationale dans les premier mois de l'année 2025 je pense que c'est important de faire évoluer la définition du viol pour que justement on comprenne bien que s'il n'y a pas consentement à l'acte sexuel il y a viol qu'il n'y a pas besoin de menace de contraintte ou de surprise comme c'est aujourd'hui le cas dans la définition du viol il faut faire ça de façon attentive parce que on parle de droit pénal c'est une infraction c'est un crime on est donc c'est sur des peines très lourdes donc il faut me peser au trébucher chaque mot mais c'est pour ça que le Parlement travaille depuis plusieurs mois sur cette question que moi je saisirai le Conseil d'État pour m'assurer justement de la définition qui sera retenue et proposé à l'Assemblée nationale mais en tout cas il faut que nous ayons ce débat on le voit en ce moment avec ce procès absolument incroyable de bas procès préico et donc il faut qu'on évolue parce que manifestement dans l'esprit de certains hommes ils n'ont pas compris que quand le consentement n'était pas clairement exprimé c'était un viol si en fait ils l'ont compris mais ils ne veulent pas l'admettre il faut il faut des affaires références l'affaire pelic en est une visiblement euhanch dans le sujet qui nous conerneour moi je suis scénariste inventer l'affaire pelico je me dis mais non c'est pas possible un mari qui endort sa femme qui l'a fait violer pas mais c'est on est au bout de la de la folie humaine mais ce qui prouve qu'il n'y a pas de limite à cette folie là et et qu'est-ce qu'il y a en face folie a y a il y a elle et les autres c'estàdire les les les politiques ceux qui disent non ça ne passera pas mais vous savez il faut il faut rien laisser passer moi je me souviens d'un truc qui m'avait fait frissonner et qui me met encore en rage il y avait un un type Tark Ramadan qui maintenant doit être en prison qui avait quand on lui avait parlé de la la lapidation des femmes il avait dit il faut faire un moratoire pour réfléchir à partir du moment où quelqu'un ose exprimer ça devant une chaîne de télévision ou c'est c'est déjà on est déjà pour moi dans le dél on est dans le dél donc devant ce dél il faut pas de délis il faut punir tout de suite l'exemple espagnol bon le l'Espagne est un exemple sur le sujet qui nous concerne aujourd'hui pour pour donner un chiffre les femmes espagnoles sont deux fois moins nombreuses à mourir aujourd'hui sous les coups de leurs compagnons ou excagnons que les Françaises qu'est-ce qu'on peut tirer de ce de cet arsenal législatif espagnol qui a été mis en place depuis 20 ans 2004 grande loi cadre pour améliorer les choses chez nous Français est-ce qu'on peut en tirer des leçons et pourquoi pas appliquer des mesures qui sont appliquées de l'autre côté des Pyrénées chez nous en France mais on en a déjà tiré des leçons puisque effectivement c'est un système et une action qui a réussi en tout cas qui a donné de très bons résultats et donc ça nous a inspiré lorsque nous avons travaillé sur le Grenel et dans les mesures que nous avons mise en place donc c'est par exemple les pôles spécialisés faire en sorte que dans chaque tribunal surtout tout le territoire il y ait des magistrats spécialisés dans la prise en compte des violences faites aux femmes que ce soit du côté du parquet ou du côté des magistrats du siège ça c'est quelque chose qui est inspiré directement du modèle espagnol après ce qui est inspiré du modèle espagnnool c'est justement cette prise en compte au niveau de tous les acteurs à tous les niveaux il y a les il faut maintenant que les dispositifs puissent se mettre en place ça met du temps vous dites le modèle espagnol il date d' A 20 ans nous la vraie prise en compte elle se passe à partir de 2017 on a un peu un peu un temps de retard on est monté très fort en puissance on a équipé tous les tribunaux de bracelets de grave de téléphone grave danger de bracelets anti rapprochement on a voté encore récemment ce qu'on appelle l'aide d'urgence à l'initiative de Valérie léard qui était à l'époque sénatrice et qui permet aux femmes de toucher dans les 48 heures une aide financière qui leur permet de quitter le domicile on a évidemment créé de l'hébergement d'urgence ENF vous voyez que ce sont des politiques qu'il faut déployer de façon globale et c'est ça je crois le modèle espagnol c'est ne pas se contenter d'une ou deux ou trois mesures mais se dire qu'il faut cette appréhension g avec notamment protection complète immédiate de la victime elle peut être relogée elle pe elle peut avoir une allocation elle peut repartir en réalité et donc c'est ce qu'on est en train de faire aujourd'hui mais il faut aussi euh et c'est pour ça qu'il faut impérativement bien coordonner chacun parce que parfois il peut y avoir des redites les gens peuvent se marcher les uns et les autres sur les pieds et il faut pas que pour la victime ce soit le parcours du combattant vous voyez il faut que l'aide d'urgence elle puisse l'avoir facilement que l'hébergement d'urgence soit ça se déclenche rapidement et cetera pour que justement en fait elle puisse se dire je peux franchir cette première étape du dépôt de plainte parce qu'après ça va être facile tout va se mettre en place cette pièce on va pouvoir laavir un peu partout en France quelle est la suite que vous allez donner à cette création c'est un peu entre les mains de delan fchner les les les créatrices de de de cette association moi ce que je CIS c'est qu'elle aille partout parce que je pense que c'est un témoign on est tous bénévoles hein personne ne gagne un sous à faire ce travail donc ce que j'espère c'est que ça aille partout dans les mairies dans les écoles oui bien sûr dans les écol est-ce qu'il y a des demandes oui oui je je veux dire par a passé un hiidalgo a passé la la pièce sur un écran sur le sur l'explanade de la mairie donc c'est c'est une des initiatives qui doivent qui doivent mais vous savez quoi ça va nous permettre de mesurer l'implication de de tous les élus qui à mon avis est une implication importante c'est à eux d'appeler de réclamer cette pièce nous évidemment on va faire la démarche mais eux ils devrai dire vous avez ce vous avez cet outil pédagogique envoyez-le moi en plus c'est un un moment d'émotion c'est c'est une pièce on peut dire entre guillemets bien sûr c'est c'est du théâtre c'est distractif d'une certaine façon même si le sujet est dur terriblement dur donc ils ont maintenant cet i pédagogique à eux de le demander et de le mettre dans leur classe dans dans les maires partout quoi partout o on peut le mettre moi moi et moi je suis là s'il faut présenter cette pièce s'il faut expliquer pourquoi comment est ce qu'on peut faire je je viens vous y serez ou juste pour ajouter on a pas abordé un sujet qui est majeur c'est l'éducation l'éducation à l'égalité donc c'est les établissements scolaires d'où l'intérêt que ce type de pièce puisse être diffusé l'éducation à la sexualité les cours de d'éducation sexuelle sont malheureusement ins suffisamment donné vous voyez on a voté une loi et bien elle n'est elle est mal appliquée aujourd'hui dans les établissements scolaires les enfants sont pas suffisamment éduqué à cet égard et puis il y a le rôle des parents il y a le rôle des parents on doit éduquer nos enfants garçons filles au fait que dans un couple dans un foyer il n'y a pas de violence et que ça n'est pas un mode d'expression dans un couple de d'en venir d'en venir aux mains ça c'est extrêmement important cette éducation à l'égalité et au elle doit on en est tous comptable la violence fa au FEM vous avez raison la violence fa femme c'est c'est la tristesse c'est la la la destruction de la famille c'est c'est de de faire d'une vie qui pourrait être belle une une vie qui est qui est tragique où tout le monde tremble ù on a peur de la réaction de celui qui tout d'un coup peut lever la main donc c'est c'est pour ça que les gens ont besoin de cette éducation de cette culture il faut créer en fait une nouvelle culture nous on est on est malgré tout dans une culture méditerranéenne et malheureusement vous le savez plus donc matchiste exactement que les cultures plus nordiqu c'est ce que voulez dire ou plus on descend ça que l'exemple espagnol est intéressant exactement et plus on descend vers le sud vous le savez c'est pas la peine de le de se cacher plus on descend vers le sud plus on va dans le bassin méditerranéen plus les femmes sont maltraitées plus les femmes sont caché dissimulé si elles bougent elles sont frappées plus moins elles ont le droit à la parole je le sais c'est ma cult mes parents sont en Algérie je sais de quoi je parle c'est pas c'est ça n péjoratif pour personne je ne dis du mal de personne je dis que juste que c'est un problème culturel et souvent religieux donc c'est aussi contre ça qu'il faut lutter c'est là qu'il faut que les lumières que nous sommes nous le pays des Lumières les Français que nous apportions cette lumière là aux autres un grand merci vraiment à tous les deux d'avoir participé à cette émission spécial entièrement consacré parce bien d'avoir projeté c'était très bien fait aux femmes après votre création théâtral e shuraki merci aussi à féliciter Gavalda et puis Victoria B qui comme à l'accoutumé m'ont aidé à préper à préparer ce type d'émission vous pourrez réagir aussi hein sur notre site vous allez ler un message aux élus locaux on verra s'il a été reçu à la suite de cette émission avec la présidente de l'Assemblée nationale et je vous dis à très bientôt pour une autre émission [Musique] [Applaudissements] [Musique]
Yaël Braun-Pivet