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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 mars 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Stéphane Troussel : « N’entrons pas dans cette guerre voulue par Trump et Netanyahou »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Réaction à la mort du soldat français Arnaud Frion ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle doit être la riposte de la France face aux menaces ciblant ses intérêts ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    La France ne doit pas s'impliquer davantage dans le conflit ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Cette guerre américaine et israélienne est-elle juste ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La Russie lève des sanctions sur le pétrole russe : votre analyse ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Propositions socialistes pour limiter la hausse des prix des carburants ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

J'ai le plaisir d'accueillir Stéphane Troussel. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes porte-parole du Parti socialiste, président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. On commence par des questions sur la guerre au Moyen-Orient et forcément sur la mort de ce premier soldat français, Arnaud Frion adjudant chef du 7e bataillon de chasseurs alpins de Vars. Quelle est votre réaction à cette triste nouvelle ?

D'abord d'exprimer du soutien, de la solidarité à la fois à sa famille, à ses proches, mais aussi à ses frères d'armes. Il y a quelque chose bien évidemment d'insupportable pour notre pays et c'est toute la nation qui doit exprimer cette solidarité, cette tristesse quand nos soldats sont engagés. Et c pour moi la preuve, l'illustration que la priorité de la France aujourd'hui, c'est de protéger ses ressortissants, de protéger ses soldats, de protéger ses intérêts stratégiques et de ne pas entrer dans cette logique de guerre voulue par Trump et Netanyahou.

Et pourtant là, on le voit, les intérêts français sont ciblés. On a entendu la déclaration d'une milice pro-iranienne en Irak qui a déclaré vouloir cibler les intérêts français. Quelle doit être la riposte de la France ?

D'abord, encore une fois, y compris il y a eu en plus de ce soldat mort cette nuit, il y a eu d'autres soldats qui ont été blessés dans une attaque de groupuscule terroriste. Il faut rappeler que la présence de nos soldats dans cette région se fait dans le cadre d'une coalition internationale pour lutter contre le terrorisme dans la région. Mais je crois encore une fois que c'est l'illustration, me semble-t-il, que la priorité de notre pays aujourd'hui, c'est de tout faire pour à la fois et j entendais les échanges que vous aviez il y a quelques minutes pour à la fois protéger, rapatrier nos ressortissants, de protéger nos intérêts stratégiques, de défendre nos positions, de protéger nos soldats qui sont engagés, mais que la France prenne avec d'autres des initiatives en Europe et dans le monde pour refuser la logique de guerre qui est à l'oeuvre actuellement.

Donc pour vous, quand on voit en tel épisode cette mort d'un seul lafrançais, la France ne doit pas s'impliquer davantage dans le conflit ? En tout cas, elle doit porter une autre voie. Il n'y aura pas de solutions politiques durables dans cette région du monde avec des interventions militaires sans cadre de nations unies sans respect du droit international donc oui je crois que c'est la prix c'est aussi la priorité de la france donc vous croyez à la puissance du droit international sur cette question je voudrais citer Hubert Védrine qui récemment dans les médias a dit qu'aucun conflit n'avait jamais été réglé par le droit international c'est un ancien ministre des affaires étrangères socialiste qui le Oui, enfin, ce que je sais aussi, c'est qu'aucune intervention militaire en dehors du cadre des Nations unies, et l'histoire récente l'a montré, n'a apporté de solution politique, durable dans ces pays.

Quand on voit la déstabilisation de la Libye, quand on voit la déstabilisation de l'Irak ou de la Syrie, on voit bien à quel point la logique de guerre dans laquelle nous font entrer Trump et Netanyahou, est porteuse de grands dangers pour à la fois cette région, pour le monde dans son ensemble, y compris pour d'autres conflits. Parce que, bien évidemment, l'attention internationale portée actuellement sur le Proche et le Moyen-Orient permet, y compris à d'autres, de se sentir les mains libres, je Je pense bien évidemment à l'Ukraine et je pense également à Gaza ou à la Cisjordanie. Effectivement, d'autres conflits et d'autres sujets passent sous les radars.

Mais quand même, quand on voit la répression dans le sang des manifestants en Iran, des dizaines de milliers de morts tués par le régime des Mollahs. Est-ce que selon vous, cette guerre américaine et israélienne est juste ? Écoutez, que les choses soient très claires.

Je n'ai Et comme chacun de nos concitoyens dans ce pays, aucune sympathie pour la dictature téléocratique des mollahs iraniens qui a servi son peuple, qui a mis les femmes sous le boisseau de leur dictature, qui depuis des années réprime dans le sang toute opposition, toute manifestation, toute velléité de libération. Mais aujourd'hui, il y a 1 500 civils iraniens qui ont une nouvelle fois été tués. Il y a parmi eux 200 enfants.

Donc encore une fois, la situation, la logique de guerre n'apportera pas la démocratie spontanément en Iran. Donc il y aura forcément d'autres moyens pour y parvenir et donc je crois absolument que la France doit prendre des initiatives. Moi, j'aimerais que le président de la République française se place avec le premier ministre espagnol Pedro Sánchez dans cette logique qui dit non à la guerre pour prendre d'autres initiatives et pour faire en Et bien que l'Union européenne demande par exemple la convocation du Conseil de sécurité des Nations unies, qu'il y ait un débat, qu'il y ait une coalition internationale pour trouver d'autres solutions que cette logique de – Dans le Conseil de sécurité, il y a la Russie, donc impossible de prendre des mesures. – Très bien, mais écoutez, alors on peut se dire qu'il n'y a plus aucune logique, qu'il n'y a plus de logique de droit international, qu'il n'y a plus de cadre international et c'est donc la loi du plus fort qui l'emportera partout et qui permettra par exemple à Vladimir Poutine, actuellement en Ukraine, d'approfondir sa logique de guerre qui anéantit l'Ukraine, qui anéantit les civils.

Ça permettra à Netanyahou de continuer sa logique génocidaire à Gaza. Ça lui permettra de poursuivre les affrontements en Cisjordanie contre les civils palestiniens, de poursuivre la colonisation. Est-ce qu'on veut non seulement que cette région soit à feu et à sang, mais que les conflits s'étendent parce qu'il n'y a plus aucun cadre international ?

Donc oui, il faut absolument qu'il y ait d'autres voies en Europe et dans le monde pour dire qu'il faut faire autrement. – Quand vous voyez que les Américains ont levé partiellement les sanctions sur le pétrole russe dans le cadre des sanctions prises dans le cadre de la guerre en Ukraine, qu'est-ce que ça vous inspire ? – C'est l'illustration de ce que je vous dis.

Pendant cette situation, pendant cette logique de guerre, il y a donc des facilités, des encouragements qui sont donnés à notamment Poutine pour approfondir la politique qu'il mène notamment en Ukraine. – Alors parlons justement de la question du carburant, de la hausse des prix à la pompe pour les Français. Qu'est-ce que proposent les socialistes concrètement pour essayer d'agir sur cette hausse des prix et de soutenir les Français qui sont les plus touchés ? – Bon, alors même si la France n'est pas la plus directement concerné par les importations du pétrole issu de cette région du monde, puisque je crois que dans le volume de nos importations, ça représente à peu près 13%, mais la réalité c'est que bien évidemment, le prix mondial du pétrole, le prix du pétrole étant mondial, ça fait augmenter le prix du pétrole, y compris de manière générale pour nos importations.

Et donc ensuite le prix des carburants pratiqué par les distributeurs. Et donc on voit bien là encore que, quand bien même nous ne sommes pas les plus dépendants de cette région du monde en matière d d'importation de pétrole, ça a des conséquences sur le pouvoir d'achat des Français. Donc oui, il faut que le gouvernement agisse.

Moi je pourrais être très clair, bien sûr qu'il faut faire ce que fait le gouvernement actuel pour aller faire des contrôles et sanctionner, mais on voit bien que ça ne va pas être suffisant parce que la réalité de ces sanctions, c'est simplement l'écart entre le prix déclaré et le prix affiché. Mais la fixation du prix étant libre, on voit bien que je crois que c'est 5 ou 6 % des stations qui ont été sanctionnées. Donc ça ne suffira pas.

Les propositions que nous formulons sont de deux natures. D'une part, nous pensons qu'il faut utiliser les réserves stratégiques de carburants de notre pays. Ça représente à peu près 4 mois de consommation.

Ça a déjà été utilisé en 2016 et 2022 pour stabiliser les prix. Ça, c'est la première des mesures. La deuxième des mesures, c'est par exemple, de faire des chèques ciblés pour les populations les plus modestes qui en ont le plus besoin.

Parce que, bien évidemment, on ne peut pas traiter tous nos concitoyens de la même manière. Excusez-moi, mais l utilisateur, l'utilisateur fortuné de son SUV dans l'ouest parisien. Je considère qu'il ne doit pas être traité de la même manière que l'aide à domicile qui utilise son véhicule pour aller parcourir les routes de la Seine-et Marne, en Ile-de-France.

Et donc bien évidemment qu'il faut avoir des mesures ciblées en fonction des situations de pouvoir d'achat et de revenus des Français concernés. – Est-ce qu'on a les moyens de ces chèques énergie, de ces mesures ciblées, alors que nos finances publiques sont dans le rouge. Oui, mais la première des mesures que je vous ai indiquées, c'est d'abord l'utilisation de nos réserves stratégiques.

Quatre mois de consommation, ça a été possible entre 2016 et en 2022. C'est une des premières mesures. Sinon, la première – Est-ce que ça a vraiment un impact sur les prix à la pompe ?

On a vu que l'Agence internationale de l'énergie avait annoncé une libération de réserve stratégique mondiale, mais ça n'a pas fait vraiment baisser le prix du pétrole. – Exactement, parce que je ne suis pas sûr qu'à l'échelle mondiale, d'abord, cette mesure soit totalement suffisante. Mais en tout cas, à l'échelle de notre pays, 4 mois de consommation, oui, ça peut permettre à minima de stabiliser les prix.

Et encore une fois, c'est une mesure que nous avons utilisé précédemment en 2016 et en 2022. Et je crois que c'est une mesure importante qu'il faut prendre parce que toute autre mesure ne me paraît pas adaptée, ni les sanctions, ni les systèmes de blocage des prix qui pourraient avoir des conséquences majeures, soit sur nos finances publiques ou n'en avoir pas suffisamment et où entraîner éventuellement une pénurie de carburant. Donc la baisse des taxes qui est proposée par à la Rassemblea nationale, le blocage des prix proposé par la France Insoumise ? – Le blocage des taxes, sauf à mettre en danger encore plus nos finances publiques, je ne crois pas que ce soit la mesure adaptée.

Et quant au blocage des prix, alors que la situation est grave sur le plan international par rapport au pétrole, je crois que soit l'État compense ce blocage des prix pour les distributeurs et donc ça coûtera beaucoup aux finances publiques, soit encore une fois il ne le compense pas et dans ces conditions ça risque d'avoir pour conséquence une pénurie. On va parler des élections municipales Stéphane Troussel puisque nous sommes à deux jours du premier tour, vous êtes porte-parole du Parti Socialiste. Est-ce que vous reconnaissez que le Parti Socialiste, dans ce scrutin finalement, le Parti Socialiste qui dirige plusieurs grandes villes, finalement, le PS a tout à perdre – Je ne suis pas du tout dans cet état d'esprit, bien au contraire, ce que je ressens depuis plusieurs mois maintenant, comme vous le dites, parce que nous sommes en situation de gestion dans des majorités de gauche unies, y y compris avec les écologistes dans de très nombreuses villes de notre pays, je crois que les Français qui sont attachés à leur maire, qui sont attachés à cet échelon qu'est la commune parce que c'est l'échelon de proximité, reconnaissent très souvent, très largement ces gestions qui sont à la fois de proximité, mais aussi avec cet ADN de solidarité, le choix de la culture, le choix d'intervention en matière de sport, d'un cadre de vie apaisé, de sécurité pour toutes et tous qui ne fait pas des grandes déclarations mais qui agissent au quotidien pour assurer une sécurité de proximité pour nos concitoyens.

Je crois que cette action à la fois de nos maires et de nos candidats est largement reconnue et donc moi je suis très encourageant par rapport à l'action qui est menée dans les villes aujourd'hui que nous dirigeons. C'est une première étape ces élections municipales vers la présidentielle pour les socialistes ? Je crois qu'il ne faut pas tout mélanger.

Je crois que les Français encore une fois sont attachés à cet échelon, ils sont attachés aux élus locaux parce qu'ils savent qu'y compris dans un moment de grande tension. C'est aussi des élus sur lesquels on peut compter, qui protègent, qui agissent au quotidien et donc je ne crois pas qu'il faille tout mélanger même si bien évidemment moi je suis très préoccupé, très préoccupé par le fait qu'on a aujourd'hui de plus en plus de porosité entre la droite et l'extrême droite dans de très nombreuses villes, dans de très nombreuses communes y compris dans un département jeune et populaire comme la Seine-Saint-Denis ou l'extrême droite est quasi inexistante mais je pense en particulier à une commune ou Blanc-Ménil où là on a une alliance de fait réelle entre la droite et l'extrême droite. Et donc oui, je crois qu'il ne faut pas passer ça sous les radars parce que c'est annonciateur de la capacité que pourraient avoir les droites et l'extrême droite à se rassembler dans la perspective de l'élection présidentielle de l'année prochaine. – Alors on a beaucoup parlé de la France insoumise dans cette campagne municipale de premier tour pas d'accord national entre les socialistes et les insoumis mais quand même une soixantaine d'alliances ps lfi dès le premier tour est-ce que vous le regrettez écoutez je crois que justement cette manière de faire a permis de passer sous les radars les alliances entre la droite et l'extrême-droite.

Ce qui menace notre pays en ce moment, ce qui menace l'Europe et le monde, c'est l'international réactionnaire. C'est cette extrême-droite qui a conquis le pouvoir aux États-Unis, qui a conquis le pouvoir en Argentine, qui a conquis le pouvoir en Hongrie et en Italie et qui veut l'année prochaine faire de notre pays la France, le domino qui permet que les choses soient claires, que les choses soient claires pour moi. Moi je distingue les provocations, les dérapages, les invectives, les outrances de Jean-Luc Mélenchon d'un certain nombre de dirigeants insoumis qui mènent la gauche à l'impasse.

Je distingue cela de la volonté, à la fois de la base militante des électeurs insoumis, qui veulent avec l'ensemble de la gauche, justement le rassemblement, y compris autour de projets de gauche qui les unissent. La solidarité, les politiques culturelles, un cadre de vie apaisé, des logements dignes, des logements abordables. Il ne faut pas tout mélanger.

Donc la stratégie, les provocations répétées de Jean-Luc Mélenchon depuis quelques jours, elles n'ont qu'un objectif. Se rendre infréquentable, se rendre infréquente la table, justement pour empêcher le rassemblement de la gauche permettant de battre la droite et l'extrême droite. C'est ça son objectif.

Il veut régner sur un champ de ruines pour être seul face au chaos. Eh bien il faut que les électeurs insoumis, qui sont sincères, qui veulent le rassemblement de la gauche, qui veulent l'union de la gauche, eh bien ils sanctionnent cette stratégie de la division permanente. Et justement pour éviter que le rassemblement national ne gagne certaines villes, est-ce que vous êtes favorable à des fusions de listes entre des listes socialistes et des listes insoumises au second tour ?

Mais encore une fois, il y aura des situations différentes ici ou là. Moi je ne fais pas, je ne tire pas un trait d'égalité entre les situations à Limoges, à Toulouse et d'une certaine manière à Roubaix et la situation à Paris ou ailleurs ou par exemple en Seine-Saint-Denis où il y a de l'agressivité militante, du harcèlement numérique, des provocations, des infectives, des accusations permanentes d'un certain nombre des dirigeants. Quand je vois les provocations y compris de Sophia Shikiru à Paris, je ne mets pas des signes d'égalité entre l'ensemble de ces situations. – Ça dépend du comportement des candidats insoumis avec les socialistes sur le terrain. – Oui et par ailleurs encore une fois des situations politiques où il faut affronter la droite et l'extrême-droite qui doit être battue dans ces élections municipales pour que, justement, ça ne soit pas une marge supplémentaire pour permettre à l'extrême-droite de penser qu'elle va obtenir des victoires l'année prochaine.

Et d'ailleurs, je le dis au lendemain de cette séquence des élections municipales, il faudra être particulièrement mobilisé. Et j'entends bien qu'un département jeune et populaire comme la Seine-Saint-Denis, qui a tout à craindre d'une victoire de l'extrême-droite, parce que finalement l'extrême-droite aborde, exècre ce que nous sommes en Seine-Saint-Denis et ce que nous faisons en Seine-Saint-Denis. Eh bien j'entends bien que nous serons à la pointe du combat pour l'empêcher de conquérir notre pays.

Et justement au lendemain de cette séquence municipale, on parlera beaucoup de la campagne présidentielle. On va voir les candidatures vont s'accélérer et du côté de la gauche, est-ce que vous êtes favorable à une primaire de la gauche hors LFI pour désigner un Le seul candidat, François Ruffin, Clémentine Autain, Marine Tondelier sont déjà participants. Moi ce que je souhaite c'est effectivement que la gauche soit là plus largement rassemblée possible, la gauche et les écologistes, pour permettre qu'un candidat de gauche non seulement se qualifier au deuxième tour de l'élection présidentielle, mais soit en situation de battre les droites et l'extrême droite.

Or, ce que je constate, c'est que Jean-Luc Mélenchon, qui a eu la capacité, la chance de pouvoir être en responsabilité pour rassembler toute la gauche. Ce que je constate, c'est qu'il ne semble pas être en mesure d'être celui-là. Donc oui, il faut, par ses provocations répétées, par ses outrances, par une ligne politique qui ne permet pas de rassembler la gauche, eh bien oui, je crois que ça doit être notre objectif de rassembler l'arge.

Mais je le dis aussi, il faut élaborer un projet commun. Oui, il faut vraisemblablement un système, notamment de primaire pour permettre de faire émerger un candidat ou une candidate qui rassemble largement. Mais je le dis, ça ne peut pas être une petite primaire de chef de parti.

Il faut une grande primaire qui rassemble largement, qui permet de mobiliser la société civil, qui permettent de mobiliser la gauche politique, la gauche associative, la gauche syndicale, la gauche citoyenne, comme on a été capable de le faire pour battre l'extrême-droite, pour empêcher M. Bardella d'être Premier ministre de la France en juin 24. Et donc il faut un mouvement puissant.

Je ne veux pas d'une petite primaire entre chefs de parti. Je veux une grande primaire avec la plus large possible et surtout avec la société civile. Et dans cette grande primaire de la gauche que vous appelez de vos voeux, qui peut incarner le Parti Socialiste.

Eh bien justement, mon problème aujourd'hui ce n'est pas de désigner, de faire une petite primaire de chefs de parti qui se réunissent entre eux. C'est au lendemain de ces élections municipales de lancer un mouvement puissants, qui rassemblent des centaines de milliers, des millions de non-concitoyens de gauche qui se disent ce n'est pas possible de laisser les choses se faire comme ça. Donc oui, ce que j'appelle de mes voeux, c'est qu'on n'élargisse ce mouvement qui a été enclenché, parce qu'il ne suffira pas que Marine Tondelier, Olivier Faure, Clémentine Autain et François Ruydefin se réunissent régulièrement pour faire émerger un grand mouvement.

Donc il faut un mouvement puissant. et dynamique. Merci beaucoup Stéphane Troussel de vous avoir été notre invité politique aujourd'hui.

Je rappelle que vous êtes porte-parole du Parti Socialiste et président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.