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Le débat électrique entre Xavier Bertrand et Charles Consigny

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors quand on lui dit "Bonjour monsieur le président", c'est normal. Monsieur le président de la région LR, Xavier Bertrand, bonjour. Bonjour.

Comment vous allez ? Ça va, merci beaucoup. Vous avez l'air en forme ?

Bah toujours. On est content d'être là. Alors, je sais pas si vous avez eu le temps de vous balader déjà dans ce salon.

Il y a une drôle d'ambiance quand même. Il y a une drôle d'ambiance parce qu'on sent que la colère est toujours là. Il y a pas les vaches aussi.

Donc ça c'est c'est et puis euh on est face à des agriculteurs qui n'en peuvent plus des promesses, qui veulent enfin qui n'y croient plus. Voilà, ils veulent enfin qu'on arrive à résoudre leur problème. Vous l'avez constaté ça ou ?

Ouai. Oui. Mais pas seulement ici, aussi dans les exploitations tout ça.

De toute façon, on va pas se raconter l'histoire. L'agriculture, c'est le grand raté de ces quoi, c'estes 10, 15, 20 ans. Et il y a eu beaucoup de promesses.

On dit qu'on les aime mais la politique, c'est comme l'amour, hein. Déclaration d'amour, ça suffit pas. Faut des preuves d'amour.

Et là aujourd'hui, il y a un grand désarrois. Donc ils attendent beaucoup de ce qui se passera l'an prochain, mais avant l'an prochain, il y a déjà cette année et puis il y a notamment quelque chose qui est hyper attendu qui coûte rien. C'est des décrets, il y a des lois qui ont été votées qui vont dans le bon sens mais s'il y a pas les décrets, elle s'applique pas.

Et pourquoi c'est si long à aller signer ces décrets ? Vous qui avez été ministre, racontez-nous. Et ben parce qu'il faut remuer la haute administration.

C'est les politiques qui décident et la la responsabilité politique, elle se transmet pas, elle se délègue pas, elle se partage pas. Et donc c'est là où il faut exiger justement que les textes sortent. Alors, il y a un truc qui est très simple.

Moi, vous savez, je suis pas un magicien. Quand j'étais ministre, faut déjà de la mémoire quand même. On faisait les projets de décret en même temps que la loi.

Vous écriviez en même temps. Et même s'il y a des amendements, vous changez pas grand-chose au final à une loi. Et du coup, ça pouvait être publié aussitôt derrière.

Mais encore une fois le patron c'est le ou la politique. Donc il faut imposer que ça sorte et en 26 pas en 27 pas la Saint-Gling mais justement il y a quelques instants, on avait Elodie qui était avec nous de la filière des chevaux le boulonnet et elle dit j'ai même vu mon voisin qui était sur un boulonnet. Non, mais ce qui est intéressant, c'est en tant queeleverveur, elle a dit et merci à la à la région de nous soutenir.

Donc ce qui veut dire qu'aujourd'hui c'est le local qui a plus de pouvoir que le national ou pas ? Ou agit plus vite que le national. C'est c'est comment ça se passe ?

Bah oui, vous savez pourquoi ? Parce qu'on est à porté d'engueulade. Si on fait pas notre boulot, les gens ils nous font la remarque.

Alors, c'est pas parce que vous êtes proche que vous êtes forcément vous faites engueuler, mais au moins vous vous dites que vous avez une obligation de rés. C'est quoi le drame de la politique aujourd'hui ? et qu'à la différence d'un entrepreneur, il y a pas d'obligation de résultat.

Or l'obligation de résultat, elle s'impose des gens parce que sinon vous perdez les élections si vous n'avez pas de résultat. Mais oui, mais au final, pendant longtemps, ça se passait pas comme ça. Vous étiez sympa, vous serriez des mains, vous faisiez vous étiez derrière un ruban tout ça.

Sympa, c'est bien, mais sympa c'est pas un métier hein, c'est un plus. C'est un plus. Le vrai sujet, c'est que les gens veulent que ça change, que ça bouge et ils veulent des résultats.

Tant que les politiques auront pas compris au niveau local et au niveau national qu'il faut que les résultat soient là, ils auront rien compris. Ce qui leur arrive, c'est pas surprenant. Didier, pardon, parce que je t'ai Joël.

Oui. Est-ce que la solution c'est un peu ce qu'a dit Valérie PC, je crois ce weekend qui a dit qu'elle basculait un peu fédéraliste, qui a qui a pris en exemple l'Allemagne et qui disait qu'on devait devenir un état fédéral parce que je pense qu'elle a voulu dire par là que on avait besoin d'une vraie décentralisation. Donc est-ce que la solution c'est c'est plus de pouvoir en région ?

Oui, c'est ce que je dis avec ce qu'on appelle la République des territoires depuis des années. C'est ce que dit aussi très très bien Jean-Louis Borlot. Il dit la France fédérale, moi je dis la révolution par les territoires.

C'est la même idée. Ce pays peut plus être gouverné comme il est. Tous se décide dans un bu ou dans du Mais ou c'est ça le moi, je suis pas dans un match Paris-Pince, ce serait stupide.

Mais il y a trop de décisions qui se prennent à Paris. Alors entendons-nous bien. Il y a une nouvelle répartition des rôles.

L'État doit s'occuper sécurité, justice, maîtrise de l'immigration, la diplomatie, la défense, c'est l'État. Sur la santé. s'assurer qu'on est remboursé de la même façon à Lille et à Marseille, c'est l'État.

Que l'éducation, les grandes orientations soient fixées par Mais pour le reste, bon Dieu, qu'on décide au plus près du terrain et encore une fois à porter d'engueulade. Et quand je dis ça, c'est pas seulement donner les clés aux élus. Tiens, il y a un représentant de l'État qui connaît bien le territoire, qui connaît bien les choses et qui est capable de faire bouger les choses avec les élus, les préfets, les préfets.

Sauf qu'aujourd'hui, tiens, vous voulez faire un programme de logement 7 à 8 ans, filer les clés au préfet et aux élus, vous allez voir si on va mettre 7 à 8 ans. Donner la possibilité justement pour l'agriculture d'adapter les textes nationaux en fonction des besoins. Vous allez voir si ça met 7 8 ans.

Ce pays peut aller beaucoup plus vite mais il faut donner les clés. sur le terrain, c'est fédéral, c'est la République des territoires, c'est la même idée. Moins de choses à Paris.

Tiens, ce que je viens de dire, ça coûte rien. Ce que je viens de dire, c'est pas désolé comme un changement profonde mentalité de culture. On est euh dans une France qui euh est jacobine par définition.

Donc je vois, il va falloir vraiment changer les mentalités. Mais de qui changer les mentalités ? de ceux qui sont planqués dans des ministères, qui vont jamais sur le terrain et qui décident à la place des autres.

J'ai beaucoup de respect pour leurs compétences mais ça n'est pas eux de décider, c'est tout. Mais l'état profond, il existe. Je c'est à double tranchant ce que vous venez de décrire, monsieur, parce que nous, l'agriculture française, on souffre déjà de courir le 100 m avec nos copains européens qui n'ont pas les mêmes règles que nous.

Et si demain chaque territoire fait ses règles, ça va devenir compliqué. Mais mais je suis d'accord avec rendre de l'autonomie au local mais pour ça faut que le local ait les mains libres quoi. Voilà.

C'est aussi ce que je disais, c'est pas toutes les clés au local parce que notamment s'il faut aller se battre à Bruxelles et il faut se battre à Bruxelles beaucoup plus fort qu'on le fait. C'est pas uniquement une région ou toutes les régions qui peuvent le faire. Ça c'est le boulot du gouvernement, c'est le boulot du chef de l'État.

Et Dieu sait s'il faut se battre beaucoup plus fort qu'on le fait, notamment la prochaine dans l'harmonisation des règles bien sûr et puis la prochaine PAC. Oui, on peut pas avoir une PA qui continue à se réduire comme c'est comme c'est pas permis. Plus personne veut payer, tout le monde veut prendre dans la caisse.

Voilà. Donc il faut qu'on ait une PAC soit très forte. Ça c'est pas seulement un président de région qui peut le faire.

Il faut que ce soit l'état. Maintenant, sur le reste, sur la question de l'harmonisation, on va pas se raconter d'histoire. En France, c'est une République, hein.

Mais non, on n'est plus royaliste que le roi. On s'impose nous-même des normes que les autres n'appliquent pas. Pourquoi on en fait plus que l'Europe ?

Bah pourquoi ? Parce que ça, c'est les politiques qui le décident en France. Ouais.

Oui, c'est et demain, j'ai peur que des présidents de région mettent leur propre couche quoi. C'est c'est aussi une de mes cris. Non, c'est que l'idée justement c'est d'enlever des couches.

Moi, je vais vous dire que ce soit sur le renouvellement des générations, l'accession à ce que les jeunes puissent se mettre en place. On fait pas à la place de l'État aujourd'hui, on peut pas, mais on fait en plus de l'État. On a notamment les fonds européens qu'on distribue.

Nous sur les dernières années, on a mis plus de 58 millions en plus. L'idée c'est qu'on fasse en plus mais si on avait la possibilité d'aller plus vite sur les procédures je vous dirais on va pas le mettre c'est le carcan administratif de toute la France mais il y a que chez nous sur place à être en étant à porté d'engueulade que les choses peuvent vraiment changer je vous entends citer Jean-Louis Borlot et cetera faire ce cet état des lieux sans doute justifié sur la la trop grande concentration du pouvoir en France à Paris Est-ce que c'est vraiment le sujet du jour en France ? Moi, j'ai le sentiment que le vrai problème, il est pas tellement sur ces questions de décentralisation et cetera.

Il est sur un truc tout bête qui est que la France a besoin aujourd'hui après des années et des années de dérive de ses dépenses publiques et de dérive de sa fiscalité, de grossissement sans fin de son état providence, elle a besoin d'un gros coup de tronçonneuse comme ont fait les argentins ou comme on fait sous la contrainte et pour leur plus grand profit. euh les Irlandais, les Grecs, quelques pays comme ça. Est-ce que au fond le vrai sujet aujourd'hui pour la France, c'est pas ça ?

Est-ce que ça ça ça ça n'est pas un peu éloigné de la ligne que vous portez traditionnellement qui est plus la ligne d'une droite dite sociale qui est somme toute une droite qui ne tourne pas le dos, ne rond pas avec ce que certains appellent l'assistana et avec en tout cas un fort besoin de délivrer les Français du poids de leur puissance publique qui est devenue ingérable. Charles, on a le droit d'être d'une droite qui est pas dure avec les plus fragiles mais de savoir compter. Et quand on parle des élus, faut savoir une chose.

Nous, on n' pas le droit de déconner sur les finances publiques. Nous, on n' pas le droit de voter un budget en déséquilibre. Nous, on est comme un chef d'entreprise.

On est comme un ou une chef de famille. C'està-dire qu'on peut pas dépenser plus que ce qu'on a. L'État, eux, peuvent être un budget en déficit.

C'est pour ça qu'il y a toute cette dette. Nous, quand il y a de la dette, l'endettement, moi j'ai une région qui a effectivement un niveau de dette qui est important. Pourquoi ?

Parce qu'on investit. C'est pas pour le fonctionnement. Et en plus nous chez nous, on n'augmente pas les impôts.

La région des Haut de France, c'est la région où la carte grise est la moins chère de France. Vous savez pourquoi ? Parce que comme ça, j'ai les entreprises qui immatriculent leur flotte chez moi et j'ai les loueurs qui viennent pour beaucoup chez moi.

C'est encore une fois, faut savoir compter dans la vie. Deuxièmement, il y a un nouvel impôt qui a été mis en place 2 ans versement mobilité. Comme l'État fait les poches des régions, ils ont dit "On vous fait les poches mais vous pourrez faire les poches des entreprises." 0 15 % la masse salariale toutes les boîtes de plus de 11 salarié.

En Haut de France ça s'applique pas et ça s'appliquera pas. Pourquoi ? Parce que je baisse mes dépenses.

C'est pas facile, c'est pas simple mais je fais comme un chef d'entreprise. Lesquel lesquelles de dépenses vous baissez ? Les dépenses de personnel, les dépenses notamment, j'ai le taux de chômage qui a baissé, on baisse justement les crédits de formation.

Je suis assez dur, un peu radin dans mes négociations avec la SNCF parce qu'on leur fait un chèque de plus d'un demi milliard d'euros chaque année. Et vous voyez l'État, c'est comme si vous dans une famille, vous dépensez trop et vous allez voir votre patron disant "Pouvez m'augmenter là parce que je dépense trop à la maison. C'est un chef d'entreprise qui dit à ses clients faut que j'augmente mes prix parce que j'ai trop de charges." Non, on baisse ses charges et on baisse ses impôts.

Et Charles, cette droite là, j'incarne parce que je sais aussi que si vous voulez partager des richesses, vous avez intérêt à les avoir produites avant. C'est ça. Et ça c'est l'une des clés qu'il faut pas oublier.

Mo savez ça c'est devient un problème de la France quand même. C'est pas une fatalité. Il dit c'est pas une fatalité.

Ça peut changer et encore une fois je suis pas le seul à le faire. Il y a beaucoup d'élus qui aujourd'hui disent les impôts c'est plus possible, c'est l'overdose fiscale. Et donc on baisse nos dépenses.

Je le fais année après année. C'était 121 millions d'euros l'an dernier. Ça va être à peu près la même chose cette année.

Clairement encore une fois on fait ce que l'État ne veut pas ou ne sait pas faire. Vous vous êtes déclaré candidat à l'élection présidentielle. Vous président, vous baisserez les impôts ?

Oui, mais des classes moyennes en priorité. Je le dis clairement, il y a il y a deux types d'impôts qui doivent baisser. À une condition, c'est qu'on baisse les dépenses, c'est les classes moyennes parce qu'aujourd'hui quand vous bossez, vous n'arrivez plus à vous en sortir.

Et deuxièmement, s'il y a des impôts à baisser pour les entreprises, en priorité, c'est celle sur la production. Si on ne veut pas que France, terre d'industrie, ce soit juste un slogan. Et si demain on veut que France soit une terre d'agriculture, c'est la baisse des charges, c'est la baisse de ses impôts.

Donc tous ceux qui vous diront "Moi, je vais tout baisser, je prends ma tronçonneuse, je vais tout dégager, tout ça c'est tartuf ou Pinocchio." Le vrai sujet c'est Ouais, je sais mais c'est la démocraç mais je suis pas d'accord. Je pense que en France fa baisser les impôts pour tout le monde.

Bah oui, je pense qu'il faut baisser les impôts. Pour moi, en priorité c'est classe moyenne et production pour tout le monde. Moi moi non, je non, je pense qu'il faut on est on n' pas la même analyse.

Moi, je crois que la France, elle a besoin aujourd'hui d'un traitement de cheval et que on tourne indéfiniment autour du pot, on n'ose pas y toucher. Et 121 millions d'euros que j'ai économisé l'an dernier, c'est quoi ? C'est un traitement.

Je dis pas non mais je dis pas que vous à l'échelle de la région de Haut France, vous vous ne faites pas le travail. Je sais qu'il y en a qui font le travail, je sais que vous le faites. Pareil pour Christelle Moranet par exemple qui a sorti de manière assez volontariste sa tronçonneuse et qui a d'ailleurs été immédiatement traité de fasciste, hein, baissé le budget de la culture.

Euh donc je je mais je pense qu'à l'échelle du pays, c'est quelque chose qu'on doit assumer de faire sur les dépenses de santé, sur les retraites, sur beaucoup de choses comme ça. Il a juste un point pour être plus complet par rapport à ce que dit Charles, il dit la priorité c'est ça. La priorité c'est déjà de retrouver le respect de l'autorité, la sécurité.

L'autre chose, c'est le rapport au travail. Que ceux qui donnent du travail ne soient plus entravés et que ceux qui bossent la fin du mois, ce soit pas le 10 du mois mais le 30 du mois. Et Charles, là où on a un sujet, c'est que bien évidemment, il faut savoir compter, faut mieux dépenser, mais moi je veux que la santé, je veux que l'école, je veux que le logement ça soit à nouveau des priorités parce que c'est ça qui tient les gens.

Alors peut-être que la tronneuse on n pas d'accord. Premier budget de l'État l'école, pardon, l'école est déjà le premier budget de l'État. Moi je suis d'accord que ça doit être une priorité.

Faut peut-être même que ça tourne mieux. Non. Oui mais bah il faut peut-être mieux le gérer être peut-être un peu plus existant.

Vous l'appliquez votre tronçonneuse là ? Bah par exemple je recrute pas de nouveaux fonctionnaires dans l'éducation nationale contrairement à voulaement des profs absents aussi et on s'occupe aussi de parcours. Bah moi les profs absent je m'en occupe en licenciant les profs trop absents par exemple.

Voyez, c'est pas c'est non mais c'est pas la même approche. Moi, je considère qu'un prof qui récidif dans l'absentéisme, à un moment donné, faut arrêter de se moquer du monde, il est mis à pied. En revanche, je pense que on peut par exemple mieux rémunérer les professeurs en leur demandant en le en leur demandant plus de temps de présence dans les établissements pour aider les élèves qui ont pas de quoi se payer.

Un prof particulier le soir. On crée ce fameux truc qui est qui est une espèce de serpent de mer de permettre aux élèves qui le souhaitent de rester jusque assez tard dans leur établissement. pour faire leurs études en plus de leur cours.

Mais pour ça, il faut qu'il y ait des profs sur place. Moi, je suis pour arrêter de recruter des profs. On n pas besoin de nouveaux profs, mais mieux les payer par exemple.

Mais je crois que pour mieux payer les profs, il y a un consensus là-dessus. Il y a pas de débat. Non, mais il y a pas de débat sur leur augmentation du temps de travail, sur l'augmentation dit depuis des années, mais il faut reconnaître quand même que bon, plus ha pouvoir depuis des années.

On l'est dans nos régions, on est dans nos territoires. Il y a aussi un truc parce que moi j'entends la tronçonneuse, tout ça aujourd'hui tout semble simple. Pardonnez-moi hein, quand on est dans un micro, quand on est dans l'opposition, les choses elles sont beaucoup plus complexes.

Il y en a qui disent par différent. Non, non, c'est pas ça. Seulement, vous dites faut les licencier.

Mais là, il l'a fait mais Mil c'est en Argentine et puis le mec quand on regarde de près il a viré un/ers de la fonction de Heureusement qu'il a le pognon de Trump également. Et puis on voit aussi justement comment ça se passe le lien entre les uns et les autres. Si c'est les extrêmes pour dire tiens toi tu me plais pas, toi tu es un bouqu émissaire, tu dégages.

Moi je suis là à faire de la politique pour réunir les gens. Et c'est pareil sur la santé. La santé, il y a des économies à faire Charles.

Toutes les économies, elles seront remises dans la santé parce qu'on dépensera pas moins dans la santé dans les années qui viennent. Que ce soit l'augmentation de l'espérance de vie en bonne santé, les nouveaux traitements, tout ça. Et moi, je vais vous dire un truc.

Moi je suis je suis heureux qu'en France quand vous arrivez à l'hôpital Charles, vous êtes vous êtes conscient ou inconscient la carte qu'on vous demande elle est verte elle est pas bleu et elle est pas gold et moi je me battrai pour regarder ça même si on doit faire des réformes. Mais d'accord mais discuter n pas condition de soigner le monde enti Xavier Bertrand président de la région Île-de-France euh Haut de France on on a pas annexé l'île-de France Joël Joël Dagoserie avant de repartir sur les questions d'actualité Xavier Bertrand le président de la région des Haut de France qui est notre ben moi j'allais revenir sur une question d'actualité sur sur Quentin enfin pas sur Quentin personnellement mais plutôt sur l'ambiance aujourd'hui moi je considère qu'il y a des soldats qui meurent au combat et quand je parle de soldats qui meurent au combat c'est le combat qu'on avait nous en France contre l'extrême droite, contre tous les extrêmes de manière générale, on avait réussi plutôt à les à les canaliser, à les marginaliser et il y a un retour de l'extrémisme en France et moi je considère que vous faites encore partie des gens raisonnables, voilà, et qui grâce à ça, vous remportez d'ailleurs vos batailles électorales et vous dirigez une très belle région. Et donc comment fait-on aujourd'hui pour rester raisonnable euh sans perdre entre guillemets euh son électorat euh sans avoir l'impression d'être en dehors de du sentiment d'insécurité en France, de toutes ces choses-là qui qui sont là.

Donc comment vous allez faire vous monsieur Xavier Bertrand pour rester parmi les raisonnables ? Et surtout déjà ce qui se passe avec Quentin euh qu'est-ce que vous en pensez pour répondre à Joël ? Je vais rester ferme sur ces sur mes convictions.

Je changerai pas. Je changerai pas parce que je sais que aujourd'hui on est en train de laisser s'installer duel entre les extraits mais beaucoup de ceux dites les raisonnables, ceux qui sont du camp des démocrates et des républicains ont un peu baissé les bras pour beaucoup d'entre eux. De toute façon, au deuxième tour, on aura Mélenchon contre Le Pen ou Bardella.

C'est votre cauchemar, vous l'avez écrit hier dans une tribune. He non, le cauchemar il est pas là. J'explique que si l'un des extrêmes gagne, ce qu'on a connu, les drames qu'on a connu depuis des années, on aura ça régulièrement, ce soit l'ultra gauche, l'ultra droite.

Si l'un des extrêmes gagne, l'autre dira aussitôt j'accepte pas le résultat, on va rentrer en résistance et il y aura justement des drames dans les rues. Ça sera la même violence qu'aujourd'hui peut-être plus au Parlement dans les médias, mais on aura ces drames là. Ceux qui disent parce que j'en entends certains disent "Ouais, mais tu sais Xavier, on t'entend trop sur ces sujets-là.

Il il vaut mieux avoir le RN que LFIT. Non, vous aurez les deux. Vous aurez les deux en même temps et vous aurez les deux l'un après l'autre.

Regardez les États-Unis. Les gens on dit "On a eu Trump, regardez qui vous avez eu à New York". L'exacte contraire de Trump, l'extrême gauche.

Parce que il y a toujours cette réaction et et les seuls qui n'auraient pas été essayé après l'extrême droite, ça sera pas. La question est de savoir pourquoi justement les Français, beaucoup de Français ont envie de voter plus radical soit à gauche soit à droite. Je dire parce que les partis de gouvernement après 10 ans après 10 ans de centrisme, j'ai envie de dire.

Mais non, c'est pas ça. C'est parce que les partis de gouvernement ont déçu. Mais c'est difficile aussi d'exercer des responsabilités sans mentir.

On a eu le débat tout à l'heure avec Charles sur le papier. On peut toujours tout faire les extrêmes. Vous disent "Non mais attendez, avec nous, on va partir d'une feuille blanche." Tiens, on on peut allez licencier des profs, ils ont un statut.

On fait pas ça comme ça d'un claquement de doigt, qu'on change les règles à l'avenir, qu'on soit meilleur, qu'on n'oublie pas justement la désespérance de la classe moyenne. Moi, c'est ce que j'ai à tête en cœur parce que c'est mon histoire. J'étais venu, je crois que c'était en novembre, parler de mon livre parce que c'est mon histoire, mais derrière, il y a la complexité des choses et on doit trouver des solutions fortes.

Mais une chose est certaine dans ce que dit Joël, qu'avant de savoir si on est de gauche, de droite, des extrêmes ou du centre, il y a une maison commune qui s'appelle la France et la démocratie. Et en ce moment n'est un peu beaucoup de responsables politiques comme des somnambules qui ne se rendent pas compte que l'affrontement entre les extrêmes fait que on a renoncé à être nous-même et à dire que l'état de droit c'est pas une option, que le consentement à l'impôt, que le respect de la loi, que le pluralisme de l'information c'est des choses qui ne sont pas négociables. Mais pour rester sur l'actualité avec la la mort du jeune Quentin, est-ce que c'est une erreur fondamentale comme celle commise par Jean-Luc Mélenchon qui ne veut pas couper les liens avec son député issu de la jeune garde et les filles Raphael Arnaud ?

Évidemment, évidemment. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je combat avec la même énergie. Elle est fille de Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national dans un deuxème tour entre Mélenchon et Bardella.

Moi c'est clair. C'est ni Bardella Le Penny Mélenchon. Je suis clair.

Et si je suis très clairement candidat, c'est parce que je pense qu'il y a une autre voix qui est possible. On verra si les français me font confiance ou pas. On verra si les français ont envie que je m'aligne au départ.

On verra. Mais une chose on verra comment d'ailleurs parce que vous voulez pas de primaire. Alors c'est c'est quoi ?

C'est les soignag soyez pas impatient. Non non non mais comme si vous êtes impatient ou bien sûr mais on est à 15 mois d'cord mais c'est quoi on pas 15 jours. On pas 15 Non mais vous dites moi je veux pas de primaire donc c'est quoi ?

C'est les sondages qui déterminent. Bah déjà vous y voyez clair dans leur primaire vous. Non ça c'est pour l'instant il comprend rien.

Voilà déjà quand vous qui expliquez vous comprenez pas ça peut pas être simple de toute façon comme dirait quelqu'un de ma région je pas fan he mais quand même quand c'est flou c'est qu' loup. Voilà. Donc on y voit pas clair dans leur truc.

Puis déjà c'est de savoir déjà ce qu'on propose pour les gens, ce qu'on propose pour les Français. Est-ce que ce pays on on peut encore et on veut encore l'apaiser ? Moi c'est oui.

Est-ce qu'on veut rassembler Charles Charles quand vous dites apaisé ça ça plaît pas à Charles. Non mais j'ai de l'estime pour Xavier Bertrand. Réchiproque.

Voilà je c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup mais je suis pas d'accord. Je pense que pour moi l'apaisement viendra de la du fait de solutionner les problèmes et je pense que par exemple sur la question de la sécurité euh estimer qu'en gros on est pied point lié par des règles supranationales par des principes et cetera, ça ça me paraît pas à la hauteur des enjeux d'aujourd'hui. Je pense qui dit ça ?

Bah quand vous dites euh parce que ce que je veux dire non ce que je veux dire le le nini nous conduit à ce que je veux dire c'est que souscouvert par exemple de dire oui ça veut dire une droite de gaulistme souscouvert de dire l'état de droit ça n'est pas négociable et cetera ça dépend ce qu'on met dans la notion d'état de droit moi je pense évidemment que fondamentalement il y a des principes qui sont pas négociables mais en même temps je pense qu'aujourd'hui à force d'accumuler les principes on n plus le contrôle de notre immigration on a plus le contrôle de nos rues, on a plus le contrôle des transport public, il y a des bastons jusqu'au salon de l'agriculture et on a on a plus la main sur la sécurité à force de Mais si c'est comment c'est pas vrai mais voir qui sont dirigé par mes amis si c'est vrai ou pas. Et il y a des villes entières en France dans lesquelles la police ne rentre même plus parce qu'elle a peur d'y aller et il y en a à à 3 m de Paris des villes comme ça. Donc donc pardon moi je je bah si je suis désolé, il y a des villes entières dans lesquelles il y a des quartiers y a aucune ville en narcotrafic on connaît les raisons et on se bat contre ça.

Il y a une loi faut les décrets. C'est une question de volonté politique. La volonté politique elle est aussi d'aller suffisamment loin dans la loi pour permettre des mesures efficaces.

Le Conseil constitutionnel, le Conseil d'État sont des freins à faire bouger les choses dans ce pays. On a qu'à bien écrire les lois, le vrai sujet aujourd'hui. Regardez, le Conseil constitutionnel rend une décision qui vous convient pas, allez, faut le dégager.

Le Conseil d'État prend pas la bonne décision, faut le dégager. C'est ça qui fait qu'à un moment donné, on bascule. Et regardez notamment aux États-Unis parce qu'on dit tout est facile, tout est possible.

Vous avez vu Trump avec la Cour suprême, comment il s'est fait appeler à l'ordre parce que ça s'appelle justement des gardes fous. Et dans ces gardes de fou Charles, je suis désolé quand on a de la gnac et quand on a envie de se battre et ben ça bouge. Le vrai sujet, c'est que la sécurité n'a pas été considérée comme une priorité depuis de trop nombreuses années parce queil y a aussi des villes eu des ministres comme Bruno Rota qui même Gérald Armanin qui était volontariste et si cette priorité là elle va pas du chef de l'État jusque à l'ensemble des élus concernés ça peut pas fonctionner mais encore une fois l'autorité la sécurité c'est un préalable ça fait pas tout un projet de société le projet de société il est autour de quand je travaille est-ce que je réussis à m'en sortir est-ce Est-ce que mes enfants vivront mieux que moi ?

Ça c'est un projet de soci. Le travail ne pay pas assez évidemment. Mais ça oui mais vous pouvez pas rémunérer le travail si vous baisser pas énormément les dépenses dit tout à l'heure.

Ah oui donc bah est-ce que vous êtes pour la retraite à 67 ans par exemple ? Bah pourquoi pas 80 ans pendant qu'on y est ? Ah non, le Danemark le Danemark est à 70 ans.

Mais non, mais voyez rien que votre réponse. Je veux dire aujourd'hui tous les je suis désolé, tous les tous les économistes sérieux disent qu'on ira très vite à 65 et ensuite très vite à 67 sinon on pourra plus assumer notre système de retraite. Système de retraite, il est au bout.

Charles, je l'apprécie beaucoup et au bout d'un moment les caricatures, basta, basta parce que c'est pas caricatural. Il y a plein de pays en Europe qui sont à 65 67 ans de la sinon ça ne tient pas. Est-ce que je placer un ?

Il para faut avoir une grande gueule ici pour se faire entendre. Alors je suis désolé. Alors je va je vais le faire à ma façon. 70 ans c'est 70 ans sur le papier mais eux ils peuvent se barrer avant avec une décote.

En France quand vous êtes pas carrière longue les 64 ans, vous ne pouvez pas partir avant avec une décote. Et ceux qui morflent là-dedans, c'est qui ? C'est les catégories populaires qui ont commencé à bosser à 16 ans à 17 ans ou à 18 ans.

Donc moi je le dis, la vraie règle à prendre en compte c'est la durée de cotisation et qu'on puisse parah voilà donc il faut faire sauter un âge pivot en fait parce que l'âge pivot pénalise ceux qui sont les classes moyennes inférieures, les catégories plus difficil et en 2003 faut de la mémoire mais bien sûr et ceux qui ont pas fait d'études supérieur ce sont ceuxl qui sont les les qui ont commencé leur vie professionnelle par de l'apprentissage qui et après on dit ouais les français veulent pas de réforme. sont prêts aux réformes parce qu'ils savent que leurs enfants si on veut bah voilà la justice c'est ça la vraie clé et je suis désolé tant qu'on opposera et la tronçonneuse et la justice ben moi je préfère la justice manque pas de jus on est le pays le plus redistributif du monde. Joël Joël mais ça va pas pour ceux qui on le plus besoin parce que celui qui est handicapé ou le minimum vieillesse, ils sont assez élevés.

Bah bien sûr que non. Joë je trouve votre réponse pas très ambitieuse parce que vous êtes quand même un un homme de droite. Vous êtes censé quand même mieux manier les concept financiers, si je peux dire ça comme ça, que quelqu'un de gauche qui est plutôt dans l'idéologie.

Euh pourquoi ne pas aller carrément sur une part de capitalisation ? On sait très bien les études ont montré que si on avait investi un petit peu de notre argent dans des fonds de pension là on on serait sur un tas d'or. Donc pourquoi ne pas être un peu plus ambitieux que alors moi je vous avez raison sur la durée de de cotisation mais pourquoi ne pas aller plus loin ?

Pourquoi rester absolument accroché à ce modèle par répartition totale ? Joël, c'est parce que je répondais qu'à Charles, je vous ai pas encore répondu. Voilà, il éta d'accord avec toi.

Je savais pas jusqu'à quelle heure [rires] on aurait parce que je vois Didier qui est impatient parce qu'il se passe quelque chose tout à l'heure sur le stand de Sonir. Donc c'est pour ça qu'il est en train de bouger sur son, il en peut plus là. Bon, très sérieusement, si vous voulez une réforme des retraites qui tiennent la route, la durée de cotisation avant tout qu'aujourd'hui, plus longtemps qu'aujourd'hui.

La deuxième chose, la capitalisation, les parents de retraite en plus, pas à la place en plus parce qu'il y a des gens qui sont au SMIC ou un peu plus du SMIC, ils pourront jamais mettre de côté. Donc en plus 15 % 20 % pour commencer et qu'on soit pasouché par l'épargne retraite, ça existe hein. Ah bah oui, ça s'appelle le PER, ça s'appelle l'après-fond pour les fonctionnaires, ça s'appelle la loi Madelin pour les commerçants, les artisans, les professions libérales et pour beaucoup de Français, même si c'est pas organisé que pour ça, ça s'appelle l'assurance vie.

Donc il faut ce système-là en plus et pas à la place en commençant par 10 15 20 % et ça montera en puissance. Donc voilà, déjà sur ces deux piliers-là, on y verra beaucoup plus clair qu'aujourd'hui et on peut dire à nos jeunes, vous continuerez à avoir une retraite parce qu'aujourd'hui tout le monde se dit "J'en aurai plus de retraite." Non mais je pense que ben moi si je peux vous donner un conseil et je sais pas si je dois vous donner un conseil pour aller au présidentiel.

Arrêtez de parler au vieux de retraite et de fin de vie et à un moment donné donner l'envie et l'espoir à nos jeunes d'entreprendre, de fonder des familles, de fonder des carrières et puis de tourner ce pays vers le développement plutôt que vers la régression quoi. Didier Didier a raison. Le vrai sujet, on a parlé des agriculteurs tout à l'heure, c'est pareil avec nos jeunes.

Ou mais alors les familles justement on fait quoi ? On on dit qu'on les aime, qu'est-ce qu'on s'en occupe mal. Et d'ailleurs, vous prenez notamment sur la retraite.

On dit les retraités veulent pas faire d'efforts. S'ils avaient deux sentiments, un le premier que pour leur dépendance, ils seront pas dépendants de leurs enfants. C'est une question de fierté.

Et deuxièmement, s'ils avaient le sentiment que les efforts qu'ils font vont vraiment aux jeunes générations, vous verriez encore une fois parce qu'il y a de la justice et de l'efficacité. Les gens sont pas égoïti. Mais il parlait de la famille, donc on peut parler de la natalité aussi.

On s'aperçoit que la France fait moins d'enfants alors qu'on était une exception en Europe. Comment on redonne envie au au aux jeunes justement jeunes génération de de croire l'avenir, de faire des enfants, de fonder des familles en donnant de l'espoir avant tout. Et puis il y a aussi d'autres choses, on le disait tout à l'heure déjà que c'est dur à deux mais à trois les gens ils disent on fait comment ?

On fait comment ? parce que derrière on enfant le reste à vivre en il vi il viendra cet enfant mais plus tard et du coup la famille elle sera pas aussi nombreuse. Le logement vous êtes un un jeune couple vous êtes dans un F2 vous voulez un enfant il vous faut un F3 faut un autre logement vous avez deux enfants dans une chambre vous avez un F3 de parent deux enfants.

Bah le 3è, deux enfants dans une chambre, c'est possible. J'ai grandi comme ça avec ma sœur. Tris, ça commence à devenir un dortoir.

Il faut un logement plus grand. Tant qu'on se sera pas attaqué à tous ces problèmes-là et qu'on aura pardonné de l'espoir, il y aura pas de changement. Je veux qu'il y a un changement mais c'est des mesures concrètes et aussi ambitieuses.

Le changement c'est Bertrand. On a déjà le [rires] Merci de la région.