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interviewEurope 1· 16 juillet 2025 13 min

Punchline - Supprimer 2 jours fériés : bonne ou mauvaise ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Toujours à mes côtés Nev Lait, Paul Amar, Vincent Roi, le contre révolutionnaire Édouard Tétro qui est avec nous. On va parler de l'intervention de monsieur Berou hier. L'une de ces mesures phare, vous le savez, mesure gadget ou pas, c'est la suppression de 2 jours fériers.

Ça fait beaucoup jasé. Non mais c'est curieux parce que il dit à propos du lundi de Pâqu alors qu'il est lui-même un vrai catholique et il dit le lundi de pâqu n'a aucune signification religieuse. Mais enfin pardon, c'est une journée liturgique après 7 jours de douleur et le jour de la résurrection.

C'est le premier jour du temps nouveau et c'est le premier jour à la fois de la paix et de la joie. C'est le lundi de l'ange. Et pour euh faire corps avec Eddouard Tou contre révolutionnaire, on a toujours célébré à Versailles l'office On a toujours célébré à Versailles l'office de l'ange qui est l'office du lundi de Pâqu.

C'est une journée éminemment religieuse et je suis très étonné qu'ils disent ça n'a aucune signification religieuse. La preuve d'ailleurs, c'est que dans tous les grands pays européens catholiques, je pense à l'Espagne, je pense à l'Italie, euh on fête évidemment le lundi de pâqu et l'on célèbre l'office de l'ange. Allez, boîte à archive.

Vous savez Alexandra Boulin et Julien Durou qui travailla à mes côtés m'ont suggéré ils sont allés piocher parce que c'est terrible he les archives. C'est pas à vous que je vais je vais la prendre mon cher Paul Amar avec une petite sortie d'Emmanuel Macron. Alors Paul vous me disiez hors antenne de quand date cette archive très précisément Alexandra Boulin et du haut me l'ont dit ça date du 25 avril 2019.

Écoutez ce que disait Emmanuel Macron à cette période là. Et ouais c'est terrible la boîte à archive parfois. Est-ce qu'il faut revenir sur des jours fériers ?

Je ne suis pas favorable à cette méthode. Je suis pas favorable parce qu'on a déjà essayé, parce que ça a pas très bien marché, parce que c'est pas clair, parce que c'est une complexité absolument habissale pour tout le monde et parce que à la fin ça renvoie à des complexités. Les entreprises le font pas de la même manière.

Faut que ce soit optionnel. Nous adorons les débats, moi aussi. Mais si on pouvait s'économiser en plus le débat de savoir quel jour férier on choisi, ce serait formidable. 25 avril 2019 et hier nous étions le 15 juillet 2025 et tout à l'heure nous avons écouté Macron qui disait que le plan de monsieur Berou était solide et clair.

Parfois c'est terrible les archives. Paul Amar, écoutez, je vais exaucer le vœu d'Emmanuel Macron. Je vais faire l'économie de ce débat.

Je vais peut-être vous surprendre mais je n'ai pas du tout envie de faire l'exégèse comme on le fait comme tous les médias le font de du discours de François Bairou hier qui a perdu son temps et qui nous fait perdre son temps. Il suffit de voir les réactions des trois oppositions, le RN, l'extrême gauche et le PS qui voteront la censure à l'automne prochain. Il nous a annoncé une année blanche fiscale.

C'est une année blanche politique, une nouvelle année blanche depuis la décision incroyable. si lourde de conséquenmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale. Voilà où on en est aujourd'hui.

Donc le pauvre Beerou, c'est très bien qu'il est condamné. D'ailleurs, il a une phrase extraordinaire. Il a une phrase extraordinaire qui aurait intéressé Freud ou Laacan, dernière station avant la falaise.

Il dit en cinq mots sa propre angoisse. Il dit notre angoisse, la falaise pour lui, pour nous. Alors, sauf pour le président qui lui restera en haut de cette falaise et qui aura de toute façon un moment de vérité.

Si Macron veut être un homme d'état, il devra prendre une décision. À supposer que la censure soit votée, il devra enfin affronter le peuple français et par référendum, par dissolution, par nouvelles élections tirer les enseignements d'une nouvelle d'un nouveau scrutin. On va dire ça comme ça, d'un nouveau scrutin.

Je pense au général de Gaulle 69 proposition de réforme du Sénat. Le peuple français lui dit non et il a l'élégance de se retirer. Alors si on veut pas vivre deux années blanches politiques vierge de tout si lourde et au bout de ce cheminlà la falaise possible et bien Emmanuel Macron devra enfin prendre une mesure une décision à la hauteur de l'enjeu.

C'est faire feu. C'est faire f C'est faire f du bris d'Emmanuel Macron. Vous croyez pas ?

Je vous connais bien. Ah non pas vous y croyez pas 2 secondes et demi. J'ai pas dit j'y croyais.

Je pense que je suggère de je pense que la nuance est importante. Paul je pense que Paul a raison au nom de l'élégance dont il parle mais là c'est un le cas le cas Macron sur ce point et son lubri son ego, vous appelez ça comme vous voulez lui interdiront cette élégance. Édouard et Édouard tu es trop.

Bon alors je suis désolé, je risque de pas être totalement d'accord avec les personnes du débat si tout est d'accord autour deité c'est pas encore exprimé. Ça m'arrange si vous êtes pas d'accord aussi hein. Vous savez on a on a un peu ou on a un sujet travaillé longtemps sur les sur les marchés.

Je me suis fait un peu une spécialité des crises financières, la gestion des crises financières, le craque internet. 2008 2009 j'étais à New York quand le le la terre s'est un peu ouverte sous nos sous nos pieds en fait je trouve c'est pas je trouve que le les propositions de François sont assez courageuses elles elles vont elles sont en de ça de ce que je souhaitais dans mes contrepropositions je pense notamment que l'heure est tellement grave qu'il faut il faut implémenter le non remplacement de un fonctionnaire sur un pendant un quen pour forcer les organisations administratives à réajuster, à mettre à numériser et cetera parce que en fait on a plus l'argent et le les propositions qu'il fait et on voit la pâte pardon de faire sa publicité mais on voit la pâte d'Améliin notamment là-dessus sont équilibré précises. Il y a pas de grand déséquilibre, on met pas tout sur un registre.

C'est soit on fait 40, soit on arrive à faire 40 milliards d'économie aujourd'hui, soit ce qui est vraisemblable parce que la censure sera votée et le gouvernement risquerait alors de sauter. Et ben, c'est pas les Français qui vont que Emmanuel Macron va retrouver, c'est les Français qui ont se retrouvé en face de leur créancier. Et moi, j'ai je me souviens de ce qui est arrivé à la Grèce en 2010.

C'est le principe de la courbie. tout d'un coup, vous avez des taux d'intérêt tellement élevés qu'en fait vos créanciers ne peuvent plus ne vont plus vouloir vous vous prêter d'argent parce que ils savent que vous pouvez plus le vous pouvez plus rembourser. Et à ce moment-là, c'est pas 40 milliards d'économies qu'il faudra faire, mais la taille de notre déficit, c'est-à-dire 160 milliards. 160 milliards.

Et ça, vraiment, je veux l'éviter pour mon pays. Et je trouve autant j'étais on on anticipait ce qu' allait dire l'extrême gauche et cetera. Je trouve que le Rassemblement national notamment fait une erreur en s'alignant sur l'extrême gauche et en en et les socialistes en voulant euh refuser ce train de mesure.

C'est pas 40 milliards qu'il faudra économiser, c'est 160 milliards qu'il faudra économiser dans l'urgence cet automne si on si on ne fait pas les économies. Ça va pas être facile hein. Paul et Najité.

Paul souhaite de vous répondre. Votre réaction est tout à fait légitime et même recevable sur le plan économique. Moi je vous suis je je je décrivais simplement une réalité politique à laquelle va se heurter Emmanuel François Bairou pardon.

Mandz France Raymond Bar Jacques Deor. Mandes France n'a duré que 7 mois. À chaque fois que des hommes ont voulu par responsabilité, par clairvoyance, par lucidité dire les choses aux français et euh incarner une certaine forme de rigueur, euh ils se sont heurtés à ce mur politique, à cet aveuglement politique et c'est malheureusement, je dis bien malheureusement ce qui risque de se passer pour François Bairou dans quelques mois.

Allez, nationalité, je vous ai pas donné la parole. Oui, il y a Oui, on est tous d'accord pour dire que il y a urgence. Je disais tout à l'heure François Bayerou, on peut être d'accord ou pas d'accord avec le plan qu'il nous présente, mais les choses sont dites.

Les choses sont dites. Sans doute, il ne va pas assez loin, mais comment peut-il aller loin dans cette démarche puisque politiquement nous sommes paralysés au niveau du parlement. Donc, il s'agit pas d'être d'être naïf, hein.

Donc là, le premier ministre, j'ai envie de vous dire, il fait du mieux qu'il peut. et et avec les armes qu'on lui donne. Euh ensuite euh je reviendrai sur les jours fériers.

Les jours fériers donc on parle de suppression mais le message derrière il est quoi ? Le message c'est maintenant il faut qu'on travaille plus. Il faut qu'on travaille plus.

Mais est-ce que c'est la suppression des jours ferriers qui vont faire que le président de la République lui-même il disait "Non, c'était c'est on a tenté, c'est pas efficace, il le sait lui-même hein, mais il le sait lui-même." Bah les solutions pour faire travailler plus, bah déjà forons mieux nos jeunes. Vous voyez euh les seigneors, on parle de l'emploi des seigneors, on pousse les seigneors à à travailler plus longtemps.

Donc on pourra aussi parler des retraites, mais on pousse nos seigneurs à travailler plus longtemps. Sauf que le problème dès l'âge de 45 ans, vous êtes considéré dans comme senior dans une entreprise et on veut pas vous employer parce que vous coûtez cher à l'entreprise. Mais c'est toutes ces questions là qu'il va falloir aussi régler.

Les charges sociales aussi des entreprises, moi-même étant à la tête de mon propre cabinet d'avocat, les chgages sociales sont énormes. Donc ça pousse pas à employer. Non non, il faut il faut travailler plus.

J'entends ce j'entends c'est le message hein qu'on veut nous faire passer mais vous avez raison et j'entends tout à fait c'est parfaitement recevable. Le problème c'est que vous savez par exemple qu'il y a une surreprésentation des émigrés dans le le chômage ou dans des gens qui n'ont pas d'emploi et on en fait rentrer 500000 de plus par an. On fait comment ? travailler plus mais en réalité on fait rentrer de plus en plus de monde dans ce pays et pas un mot pas un mot sur le coût de notre politique migratoire les spécialistes les spécialistes s'accordent je parle sous votre magistère 30 à 40 milliards d'euros par an les rapports existent hein l'assemblée nationale moi je veux bien on va chercher des économies ici ou là et alors quant au fonctionnaires là pardonnez-moi mes 3000 sur la masse des fonctionnaires et on en on remplacera pas un sur trois lorsque que lorsqu'ils partent, c'est très très peu.

Ce sont des mesures à la marche. Effectivement, il peut pas aller plus loin. Je comprends qu'il ne peut pas aller plus loin puisque de toute façon, il n'a pas de majorité que la 5e République, elle ne fonctionne qu'avec une majorité.

Donc il est obligé de c'est assez habile d'ailleurs à la fin, il dit "Bah, vous allez discuter de tout ça, je vous donne les grandes lignes, vous en discuterez." Et il met aussi des députés devant leur responsabilité d'une certaine façon. Mais enfin quand même, il y avait des choses à dire.

Les Français attendent qu'on leur parle de de cette politique migratoire, du coup de cette politique migratoire parce que ben il y a pas c'est le silence total. Donc il y a quand même il y a il y a quand même quelques quelques reproches à lui faire même si l'on sait même si l'on sait qu'effectivement il était il est bloqué de toutes parts et qu'il va l'être sans doute de manière définitive à la rentrée. Allez juste avant de terminer cette émission je voulais vous faire écouter Wayou qui s'est exprimé cet après-midi justement sur ce plan présenté par son premier ministre.

Il ne fait absolument aucun doute que la France est menacée. Quand on a plus de 3000 milliards d'euros d'endettement, ça veut dire que on perce indépendance et qu'il y a un appauvrissement du pays avec un retentissement d'ailleurs sur pour les Français. Et si demain on continue comme cela, alors il y aura une crise financière.

Donc le péril il est là. Voilà, le péril il est là. Le constat il est là.

Maintenant une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ? Dugger. Là où croit le péril, croit aussi ceux qui sauvent.

F je laisse le mot le mot de la fin. Vous sentez comment la chose ? Ça va être compliqué.

Désespéré. Désespéré. Moi je garde une il faut Non, mais il faut toujours garder une note d'espoir, hein.

Je veux dire, même quand on touche le fond à un moment, vous ne pouvez remonter donc il faut garder espoir. Et puis euh ne dites pas à Emmanuel Macron qui se prend pour un demi-dieu. C'est une légende grecque que vous décrivez hein.

Quand il le mot de la fin contre révolutionnaire trop après de guerre montagne qui craint de souffrir souffre déjà ce qu'il craint. Oui. Et vous avez vu le niveau de cette émission ?

Ah non mais là quand même on est euh on est là quand même hein. Ah ben là on se demande si on n'est pas sur France Culture. Non, on se pose des questions.

Hop hop hop. Les amis, c'était un plaisir de vous avoir à mes côtés pour commenter cette actualité. ESS bien parfois de prendre un peu de hauteur.