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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 21 janvier 2026 52 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprises

Trump : une « rupture » avec ses alliés ? - C à Vous l’Intégrale - 21/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    D.Trump semble faire une fixette sur E.Macron. Pourquoi, Patrick?

  • 4:00ComplaisanteRéponse partielle

    On en parle avec G.Araud, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis et en Israël.

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Ce boycott de la Coupe du monde 2026 a fait la une des journaux allemands hier.

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Un devoir d'un autre âge : l'absence d'obligation de relations sexuelles dans le mariage.

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Un bébé est mort après avoir bu cette poudre de lait infantile. C'est Lactalis qui rappelle ses marques.

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Trump fait du Trump à Davos. Qu'en pensez-vous, Patrick?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00P.CohenFait
    « Le plus bruyamment et en premier. Ca a été le cas sur le conseil de la paix, concurrent de l'ONU que Trump va mettre en place, et sur les droits de douane en représailles au Groenland. »
  • 12:00P.CohenFait
    « Le président américain a parlé aux autres chefs d'Etat en Suisse comme il le fait à sa base Maga, avec une logorrhée décousue, souvent délirante, sautant d'un sujet à l'autre, avec une posture de maître du monde. »
  • 16:00P.CohenFait
    « L'Ukraine, ça ne nous concerne pas. »
  • 18:00G.AraudFait
    « Trump n'a pas de surmoi. Il dit ce qui lui passe par la tête quand ça lui passe par la tête. »
  • 22:00J.BardellaFait
    « Lorsqu'un président menace un Etat européen, ce n'est pas seulement un partenaire qui s'exprime, mais un rapport de force qui s'impose. »
  • 26:00P.CohenFait
    « Un organe multinational, présidé à vie par D.Trump, président inamovible. Des Etats invités à payer 1 milliard de dollars pour participer. »
  • 32:00J.BardellaFait
    « Notre soumission serait une faute historique. Céder créerait un précédent grave. »
  • 36:00C.Vigogne Le CoatFait
    « Il enchaîne les rendez-vous, des tournées de dédicaces. Il cherche à cocher toutes les cases du parfait présidentiable. »
  • 52:00L.SénéchalFait
    « Un pan de mur s'est effondré peu avant le passage d'un train de banlieue près de Barcelone. Le conducteur a été tué sur le coup. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Lorrain et Louis. A la une, Trump fait du Trump. ... - A.-E.Lemoine: D.Trump semble faire une fixette sur E.Macron.

Pourquoi, Patrick? C'est celui qui lui résiste le plus bruyamment? - P.Cohen: Le plus bruyamment et en premier.

Ca a été le cas sur le conseil de la paix, concurrent de l'ONU que Trump va mettre en place, et sur les droits de douane en représailles au Groenland. - A.-E.Lemoine: On en parle avec G.Araud, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis et en Israël.

En réponse à l'impérialisme de Trump, certains appellent au boycott de la Coupe du monde 2006. - E.Tran Nguyen: Coup d'envoi très bientôt.

Ce boycott a fait la une des journaux allemands hier. De notre côté, les avis sont tranchés. - A.-E.Lemoine: A la une également, un devoir d'un autre âge. - On n'est pas obligé d'avoir des relations sexuelles, quand bien même on est amoureux. - On nous dit que c'est la suite logique... - Il n'y a aucune obligation d'avoir des relations sexuelles. - Le consentement s'applique dans tous les cas. - L.Amar: Une proposition de loi veut mettre fin au devoir conjugal, pas explicitement inscrit dans la loi, mais que certains avocats mettent en avant le prononcement des divorces. - A.-E.Lemoine: C'est arrivé encore récemment.

Du lait infantile contaminé. *-Il a été hospitalisé du 25 au 29 décembre. De la fièvre, des vomissements, des diarrhées plus d'une semaine après... - L.Sénéchal: Un bébé est mort après avoir bu cette poudre de lait infantile.

C'est Lactalis qui rappelle ses marques. - A.-E.Lemoine: Après 20h, C.Célarié, L.Fabian, et dans votre OEil, Pierre? - P.Lescure: Une exposition à la Fondation Louis Vuitton consacrée au peintre allemand Gérard Richter.

Il va fêter ses 80 ans et il est en pleine forme. - A.-E.Lemoine: Lui aussi est en pleine forme: B.Chameroy, aux côtés de D.Accettulli. - B.Chameroy: C'est qui?

C'est moi! Bonsoir à tous. Gag visuel, ce soir.

Au menu, ragu à l'osso buco. - D.Accettulli: On va voyager du sud de l'Italie jusqu'à Milan. - B.Chameroy: On se régale d'avance.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: L'Edito de Patrick.

D.Trump égal à lui-même aujourd'hui à Davos. - P.Cohen: Le président américain a parlé aux autres chefs d'Etat en Suisse comme il le fait à sa base Maga, avec une logorrhée décousue, souvent délirante, sautant d'un sujet à l'autre, avec une posture de maître du monde. "L'économie, c'est moi.

La paix du monde dépend de moi. La carte mondiale, je la façonne." Il distribue sans souci des convenances faveurs, critiques et moqueries.

Sur le fond, une seule annonce: "Je ne ferai pas la guerre pour le Groenland, mais je l'aurai sans combattre." Une alarme: "L'Ukraine, ça ne nous concerne pas." Trump n'a jamais été aussi net dans son envie de lâcher l'affaire.

Une fixation: E.Macron, ses lunettes, son accent français. Trump dit qu'il est ridicule, mais aussi qu'il a écouté son discours d'hier.

Le chef d'Etat français est celui qui lui résiste le plus bruyamment. Une surprise: il n'a pas parlé du prix Nobel de la paix, qu'il mérite, selon lui. Il dit que sans lui, on aurait déjà une 3e guerre mondiale. - A.-E.Lemoine: Il veut absolument le Groenland. - P.Cohen: Il veut un titre de propriété et rabâche son argument. ... - P.Cohen: Le "rôle vital" Du Groenland, dont il n'est absolument pas question.

Pas une ligne dans la stratégie de sécurité nationale, document de 33 pages publié en novembre par la Maison-Blanche. Trump dit aujourd'hui que si les Américains n'y vont pas, les Chinois ou les Russes vont se jeter dessus. C'est une fable.

On ne sait pas d'où ça vient. De même pour l'histoire du Groenland pendant la Seconde Guerre mondiale, qu'il a allègrement reformulée. Mais il n'y aura pas d'annexion militaire du territoire, dit-il. ... - P.Cohen: Il y a le discours et le commentaire du discours.

Pas par la force, donc peut-être par la contrainte économique, la menace ou le chantage. Le président américain a maintenant tous les codes du chef mafieux. Il a demandé des négociations immédiates. - A.-E.Lemoine: Trump veut laisser tomber l'Ukraine? - P.Cohen: Oui, d'autant que c'est la faute de Biden, pour lui.

Ce serait la conséquence de l'élection truquée de 2020, sinon, Poutine n'aurait pas bougé. Il dit en avoir fait tellement pour l'Otan et se sentir tellement peu payé en retour qu'il en vient à dire ceci. ... - P.Cohen: Je ne sais pas si Trump a déjà prononcé des paroles aussi définitives sur l'Ukraine.

Il a rendez-vous avec V.Zelensky demain à Davos. - A.-E.Lemoine: Un bonus? - P.Cohen: Je disais que Trump parle à Davos comme à sa base de militants.

Il abreuve de fake news. On ne les relève plus, mais une m'a frappé en particulier, sur les éoliennes en Chine. - P.Cohen: C'est réellement n'importe quoi, parce que la Chine est de loin la championne des éoliennes, en production, mais aussi en installations, installées sur son propre sol, avec des puissances installées considérables sur terre et sur mer.

Trump ne s'adresse pas à des militants Maga, mais à des financiers, des grands patrons qui savent tous que ce n'est pas vrai, que ce sont des craques. Il n'y a pas un type présent à Davos en face de Trump qui peut croire ce qu'il dit, mais Trump s'en fout. Il est maître du monde et il dit ce qui lui plaît. - A.-E.Lemoine: Cette attitude de maître du monde qui peut dire tout ce qu'il veut et qui se fiche de ce que le monde pense de lui? - G.Araud: C'est toujours le cas.

J'ai toujours été frappé par le fait que Trump n'a pas de surmoi. Il dit ce qui lui passe par la tête quand ça lui passe par la tête. Comme c'est un narcissique pathologique, il a besoin de créer des faits qui confortent sa position.

J'ai assisté à des entretiens entre le président de la République et D.Trump. A un moment, il dit au président de la République: "Pourquoi vous mangez pas des OGM?" En bon techno, le président de la République répond point par point.

D.Trump lui dit: "On mange des OGM et on a une meilleure espérance de vie que vous." On sait que leur espérance de vie est de 4 ans inférieure à la nôtre.

En permanence, il aligne les contrevérités. C'est pas des mensonges parce qu'à mon avis, il croit ce qu'il dit quand il le dit. C'est très déroutant pour les autres.

Le pire, c'est qu'au fond, tout le monde s'en fout, soyons clairs. Ca ne provoque pas, chez ses électeurs, ses soutiens ou même les journalistes, de vraies indignations. - P.Cohen: Mais là, ça peut poser un problème parce que c'est un dirigeant qui vient parler d'économie à des leaders économiques.

Il y a un problème de crédibilité de la parole de la puissance publique américaine. - G.Araud: A mon avis, ils n'ont pas d'illusions.

Certains membres se taisent parce qu'ils pensent qu'ils peuvent faire des affaires. - P.Cohen: Ce qu'il a dit sur J.Powell, le patron de la Réserve fédérale américaine, est outrageant. - G.Araud: Pour ces gens, l'outrage, ce n'est pas le problème.

Leur problème, c'est: est-ce qu'attaquer Powell peut déstabiliser le marché américain, le dollar? Pour eux, c'est sacré. De toute façon, Trump ne réagira pas aux indignations.

Il réagira à ce qui arrive à la Bourse et à ce qui peut arriver sur les bons du Trésor. Les Etats-Unis ont besoin de 7 milliards de dollars cette année de refinancement de leur dette. Les taux d'intérêt jouent un rôle très important.

Ils avaient lancé 100 % de droits de douane sur la Chine. Immédiatement, il y avait eu des ventes massives de bons du Trésor. Ca avait été une raison qui l'avait fait reculer. - A.-E.Lemoine: Trump a fait du Trump, mais la bonne nouvelle, c'est qu'il écarte la guerre pour s'emparer du Groenland.

Mais il ne renonce pas. - G.Araud: Non.

Il dit qu'il faut des négociations immédiates et que leur issue doit être l'acquisition du Groenland. C'est une évidence. - A.-E.Lemoine: Des négociations qui vont se traduire par une guerre commerciale avec les Européens? - G.Araud: Le problème, c'est qu'on ne doit jamais parier sur la cohérence, avec D.Trump.

Les positions peuvent changer en 12 heures. Ce qu'il a infligé aux malheureux Iraniens est un bel exemple. "Je vais intervenir, ils ne peuvent pas, l'aide est en route", et d'un coup, il les a lâchés en reprenant le communiqué du gouvernement iranien. - P.Cohen: "Les exécutions ont cessé." - G.Araud: Exactement.

Il peut de nouveau changer d'avis et revenir à la solution militaire. On est face à cette incertitude qui est vertigineuse. Nos dirigeants sont face à un type capable de tout et dont on ne peut pas croire la parole.

Le nombre de fois...

Les droits de douane qu'il impose aux 8 pays qui...

C'est une violation des accords que l'on a. - P.Cohen: Vous dites qu'il est capable de tout, mais jusqu'à il y a 2 heures, on pensait encore qu'il pouvait conquérir le Groenland par la force armée.

Qu'est-ce qui s'est passé? Des types sont venus auprès de lui pour lui dire que ça ne serait pas raisonnable? - G.Araud: Je pense que les Européens ont joué un rôle central.

En envoyant les 15 soldats qui ont provoqué les ricanements des imbéciles, en réalité, ça a fait peur. Evidemment qu'on n'allait pas envoyer une armée capable de s'opposer aux Etats-Unis, mais d'un coup... - A.-E.Lemoine: Même si ça paraissait symbolique? - G.Araud: C'est la théorie du détonateur.

Vous envoyez 15 soldats, ça veut dire que si les Américains arrivent, il peut y avoir un soldat tué, et il peut être allemand, français...

Il a reculé. Il a aussi ces moments où il parle mais il a une certaine prudence. Il sait s'arrêter quand ça devient dangereux.

Pour moi, ce qui me frappe beaucoup...

Si vous m'aviez invité en décembre, j'aurais dit que Trump fait la politique américaine qu'on a connue...

Là, il y a une bascule. C'est pas tellement l'enlèvement de Maduro, mais intercepter 2 pétroliers russes...

C'est le territoire russe, en droit international. Annoncer 500 milliards de budget de la Défense, menacer d'intervention militaire la Colombie, le Mexique, Cuba, le Danemark...

Se retirer de 66 organisations internationales...

Il y a une accélération du trumpisme. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui explique cette accélération? - P.Cohen: On peut ajouter l'action de la police anti-immigration sur le plan intérieur? - G.Araud: J'y venais.

Il faut une vision globale pour comprendre ce qui se passe, intérieure et extérieure. Quand je dis ça, je me demande si je n'exagère pas, mais j'ai le sentiment d'une véritable révolution trumpienne. Il veut abattre l'ordre en place à l'intérieur comme à l'intérieur.

Il y a cette police masquée qui fait disparaître les gens. On parle de plus en plus d'état de siège. De plus en plus, Trump dit: "Je vais perdre les élections intermédiaires, mais ce sera parce qu'ils vont tricher." Il va les perdre. "Ils vont tricher." Des gens autour de lui, elle a le masque en particulier, disent: "c'est parce qu'ils font venir des immigrés.

Les démocrates leur donnent des cartes d'identité pour tricher." Il y a des tensions intérieures. Et à l'extérieur, il veut abattre le système. - A.-E.Lemoine: C'est son objectif? - G.Araud: Trump ne conceptualise pas, mais c'est ses instincts.

La différence avec 2017, c'est qu'il a derrière lui toute une bande, tout un entourage profondément réactionnaire, révolutionnaire, les E.Musk, J.D.Vance, P.Thiel...

De nouveau, j'exagère peut-être. Je suis marseillais. Mais j'ai vraiment l'impression qu'on est passés à un stade révolutionnaire de Trump. - A.-E.Lemoine: Comment qualifier le gouverneur démocrate de Californie?

Il a dit hier à Davos: "D.Trump recule quand on le frappe au visage. Combattez le feu par le feu." - G.Araud: J'aurais d'abord envie de lui dire de s'occuper de ses affaires.

Vous ne nous donnez que la partie du message qui est conceptuelle, vous êtes gentil. Après, il insulte les Européens en disant qu'ils se couchent et ont tort. Où est le Parti démocrate, aujourd'hui?

On se le demande vraiment. Je crois que Trump ne comprend que le rapport de force. Demain, nous aurons le Conseil européen.

Que vont faire les Européens? Si Trump en était resté aux menaces militaires, je pense que les Européens auraient accepté l'activation du fameux instrument anticoercition. Là, comme Trump leur a donné une bonne raison de ne pas le faire, est-ce que les Européens ne vont pas se contenter de dire qu'ils vont négocier?

Ce qu'on demande aux Européens... 6 pays de l'UE ont été condamnés. 21 ne l'ont pas été.

On demande aux 21 de sacrifier leurs intérêts pour les 6. - P.Cohen: Les 6 pays visés par les droits de douane Supplémentaires. - G.Araud: Exactement. - P.Cohen: Au passage, il y en a un qui est passé sous le radar de Trump: la Belgique.

Elle a envoyé un soldat au Groenland, mais comme le Royaume-Uni... - G.Araud: Ils auraient dû en envoyer 2!

Un francophone et un Flamand! - P.Cohen: La Belgique n'est pas sur la liste de Trump.

Je ferme la parenthèse. va leur coûter cher. Je pense à madame Meloni...

Demain, certains vont être fermes et d'autres vont dire qu'il faut faire attention. La clé, ce sera madame Meloni, l'Italie. Si l'Italie dit non, tous les autres pays se cacheront derrière, les Autrichiens, les Tchèques, les Hongrois, peut-être les Baltes...

L'Italie sera sans doute la clé du Conseil européen de demain. - A.-E.Lemoine: E.Macron peut encore être entendu par un président américain qui se moque de lui, qui dit qu'il fait le dur, qu'il ne sera plus longtemps à l'Elysée, qui dévoile des messages privés?

C'est un mépris absolu. - G.Araud: Il se comporte comme ça avec tout le monde.

Tout chef d'Etat qui lui résiste, toute personne qui lui résiste est l'objet de ses sarcasmes parfois cruels. Sur le cancer de J.Biden, on sait...

D'un point de vue humain, il est répugnant. Macron lui résiste. Il lui tape dessus.

Il n'écoute personne, D.Trump. Il ne va pas écouter plus V.Orban qu'E.Macron.

Il y a eu 2 grands discours à Davos, celui du président de la République et celui du Premier ministre canadien, monsieur Carney. Il a peut-être même plus de poids que le discours français. Pour les Canadiens, c'est vital.

Ils ont plusieurs milliers de kilomètres de frontières. - P.Cohen: Et le Canada a été visé dans le discours de Trump.

Il a dit que le Canada n'existerait pas sans les Etats-Unis. Un mot sur cette initiative qu'on a évoquée rapidement, ce conseil de la paix, qui vise à remplacer, en quelque sorte, les Nations unies. Un organe multinational, présidé à vie par D.Trump, président inamovible.

Des Etats invités à payer 1 milliard de dollars pour participer, être autour de la table. Quelques Etats ont répondu présents: le Maroc...

L'Egypte... - G.Araud: Le Kosovo, la Biélorussie, le Kazakhstan... - E.Tran Nguyen: Israël, la Hongrie... - G.Araud: C'est typiquement Trump.

C'est: "Je mets en place un théâtre qui me met en valeur." Il serait président à vie, il peut arrêter toutes les décisions, il a un droit de veto...

Tout ça est incompréhensible. Le résultat, c'est ce que veut D.Trump.

Il y aura un événement, retransmis sur Fox News, où il apparaîtra comme le maître du monde. Ensuite, il n'y aura pas de 2e réunion. - P.Cohen: Et il va encaisser les milliards. - G.Araud: A chaque fois, il bombarde une fois...

Le bombardement sur le Nigeria me frappe beaucoup. Il a envoyé quelques fusées et ça lui a permis de dire "je défends les chrétiens". Personne ne sait quelle est la réalité des faits et où ça va. - E.Tran Nguyen: Un autre événement arrive dans 5 mois: la Coupe du monde de football, qui va se dérouler aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.

Le président américain n'exclut pas d'écarter certaines villes démocrates de la compétition. Ca fait la une des journaux télévisés en Allemagne. ... - E.Tran Nguyen: Pour l'instant, le sujet nous préoccupe vis-à-vis de D.Trump, mais l'idée fait son chemin.

Hier, E.Coquerel postait ceci sur X. ...

Il appelle la France et la Fifa à faire pression pour que les matchs ne se déroulent qu'au Mexique et au Canada, et non aux Etats-Unis. Il appelle même les joueurs au mouvement citoyen. - E.Coquerel: J'appellerai le monde du foot à réagir.

La Fifa, c'est la réunion des fédérations nationales. Ils pourront le faire. Il pourrait y avoir un appel citoyen.

Je pense que beaucoup De footballeurs n'ont pas du tout envie d'aller servir la soupe à monsieur Trump, car c'est de cela qu'il s'agit. Il est compliqué d'imaginer qu'il n'y a pas des mesures de rétorsion. - E.Tran Nguyen: Du côté du ministère des Sports, en France, on écarte cette possibilité.

Du côté de la Fifa, peu de chance aussi. On rappelle que son président avait remis son propre prix de la paix au président américain. Il lui avait fait toucher la première Coupe du monde.

Faut-il boycotter? Du côté de nos téléspectateurs, c'est un oui quasi unanime. Quand on se demande comment arrêter D.Trump, ça passe aussi par ce genre d'initiative? - G.Araud: Si c'est une initiative, il faut qu'elle soit citoyenne, comme l'a dit monsieur Coquerel.

Il faut que ce soit une mobilisation des populations. C'est pas au gouvernement de décider ce genre de choses. Evidemment que ça atteindra son orgueil, mais de là à penser que ça changera sa politique, non.

C'est plutôt un geste pour l'honneur de ceux qui n'y vont pas, mais ça ne changera pas la politique de D.Trump. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous, G.Araud.

Je rappelle votre livre, très utile. C'est l'heure de la Story de L.Amar. - Voilà un homme condamné par la justice après 21 ans de mariage à verser 10 000 euros d'amende à son épouse pour absence de relations sexuelles pendant plusieurs années. - La Cour de cassation a tranché: une épouse peut être condamnée pour faute dans une affaire de divorce si elle refuse des relations sexuelles avec son mari. - L.Amar: C'est une proposition de loi qui veut enterrer une notion archaïque.

L'Assemblée nationale se penche aujourd'hui sur le devoir conjugal. Un texte porté par une députée écologiste et un élu Horizons visant à éliminer du Code civil une formulation ambiguë qui permet à certains juges de prononcer des divorces au motif qu'un des époux refuse des relations sexuelles. Pourtant, comme l'explique cette avocate, l'expression "devoir conjugal" ne figure nulle part. - Si on regarde les devoirs et obligations du mariage dans le Code civil... "Les époux se doivent respect, fidélité, secours et assistance." Plus loin: "Les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie." Il n'est pas indiqué de devoir conjugal ou d'obligation à avoir des relations sexuelles qui serait sanctionnée par un divorce pour faute.

En revanche, les juges s'appuient sur le fait qu'ils se doivent communauté de vie mutuellement pour en tirer comme enseignement le fait que le fait de refuser une relation sexuelle serait un manquement au devoir du mariage. - L.Amar: Si le devoir conjugal n'est pas dans la loi, il est bien inscrit dans les moeurs.

Voici une archive de 1983, sur Antenne 2. - C'était devenu des rapports sans tendresse. Il me dégoûtait.

Il sentait le vin, l'alcool. Il fallait subir, sinon, il faisait des comédies et des sérénades toute la nuit. Pour que les enfants soient tranquilles et moi aussi, il fallait subir. - Ma mère était très malheureuse avec mon père.

Elle m'a dit: "Fais comme moi, sois souple." - Vous ne pouvez pas vous permettre de tenir tête à votre mari? - AH, NON. - Ca rapporte l'argent. - L.Amar: On pourrait croire que ça appartient à un temps où il n'y avait que 3 chaînes de télévision, mais le devoir conjugal est un mythe qui a la peau dure.

Un divorce a été prononcé récemment pour ce qui était considéré comme une faute. Aujourd'hui encore, l'avocate que l'on a consultée reçoit des clients qui se séparent pour cette raison. - Une cliente est mariée depuis 30 ans.

Ca fait 18 ans qu'ils n'ont plus de relations sexuelles. "C'est insupportable. J'ai 57 ans.

Ma vie de femme et ma vie sexuelle ne sont pas terminées." Elle veut reprendre sa liberté, divorcer et ne plus être mariée à cet homme qu'elle ne considère plus comme son mari. - L.Amar: Pendant longtemps, le droit français s'est peu soucié de ce qui se passait dans le lit d'un couple.

Ce n'est qu'en 1990 que le viol conjugal a été officiellement reconnu. Ce n'est qu'en 2010 qu'a été abolie la présomption de consentement. Jusque là, le fait de se marier voulait aussi dire consentir à l'acte sexuel.

Bien sûr, les mentalités ont évolué, en particulier depuis MeToo. Regardez ce sondage Ifop qui date de juillet. ...

Même ce couple d'influenceurs aujourd'hui séparés, qui cumule Même ce couple d'influenceurs aujourd'hui séparés, qui cumule plus d'un million d'abonnés sur les réseaux, en parlait en 2024. ... - Oui, bien sûr.

Evidemment. C'est le démarrage où je me force. Il arrive toujours à me stimuler et à me mettre bien. - L.Amar: Est-ce que vous considérez le sexe comme un devoir dans votre couple?

On a posé la question à des Parisiens cet après-midi. - Il n'y a pas de devoir conjugal. Il y a un devoir d'amour. - Il y a des gens qui n'aiment pas ça, des couples qui, avec le temps, sont passés à autre chose.

On peut s'aimer sans relation sexuelle. - Il y a des moments où on a un peu moins envie que d'habitude. L'objectif, c'est d'échanger. - On se sent parfois un peu contraint et obligé.

Il y a insistance. - Apparemment, surtout quand on est jeune, on se dit qu'il le faut. On se dit que c'est la suite logique.

Il est important de rappeler que ce n'est pas normal et qu'il faut que ça cesse. - L.Amar: On peut avoir espoir en la jeune génération pour faire évoluer les mentalités.

La proposition de loi a été adoptée ce matin à l'Assemblée en commission. Elle sera débattue la semaine prochaine dans l'Hémicycle. - A.-E.Lemoine: Hasard du calendrier, ça donne une image lourde de sens.

Hier, M.Le Pen comparaissait au procès en appel des assistants parlementaires du FN, qui pourrait la priver d'une 4e candidature à l'élection présidentielle. J.Bardella prenait la parole à Strasbourg devant le Parlement européen, s'adressant comme d'égal à égal à D.Trump. - J.Bardella: Lorsqu'un président menace un Etat européen, ce n'est pas seulement un partenaire qui s'exprime, mais un rapport de force qui s'impose.

C'est notre crédibilité qui est mise à l'épreuve. Notre soumission serait une faute historique. Céder créerait un précédent grave. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Vigogne Le Coat.

Demain, vous signez une enquête sur J.Bardella. On le voit prend de plus en plus d'espace, se cherchant une stature internationale avec ce discours ferme à l'égard de D.Trump.

Pendant ce temps-là, la candidate naturelle du RN à la présidence de la République joue sa survie politique devant la justice. Il avance ses pions. Il se prépare.

Vous écrivez carrément que le poulain de M.Le Pen lui échappe. C'est une situation assez inédite? - C.Vigogne Le Coat: On a voulu faire cette enquête à ce moment sur la créature Bardella.

Jusqu'ici, ça avait été quelqu'un qui avait été choisi, porté par M.Le Pen, qu'elle a adoubé, qu'elle a fait grandir. Aujourd'hui, il lui échappe, comme toute créature qui, à un moment, s'émancipe.

C'était un plan B. Il devient un plan A, alors qu'elle n'a pas choisi cette succession. Elle n'a pas choisi cette situation, ce choc des images entre elle, sur le banc de son procès en appel, en train de jouer sa survie politique et lui, qui travaille sa stature présidentielle.

Evidemment, ce n'est pas quelque chose qu'elle souhaite. C'est quelque chose qui lui est imposé. C'est inédit. - A.-E.Lemoine: Il se prépare.

Il enchaîne les rendez-vous, des tournées de dédicaces. Il cherche à cocher toutes les cases du parfait présidentiable. Vous avez vu une mue, notamment sur les réseaux sociaux, qu'il investit beaucoup? - C.Vigogne Le Coat: Ca peut paraître anecdotique, puisque jusqu'ici, il reprenait tous les codes des jeunes, à manger des bonbons toute la journée.

Il a joué avec son image récemment. Il montre ses grandes tournées de dédicaces. - P.Cohen: Moins de séances de sport, maintenant. - C.Vigogne Le Coat: Alors que son entourage nous dit que s'il ne fait pas de sport une journée, il se sent très mal et qu'il est très fatigué.

Il a dit à M.Le Pen qu'il ne pouvait pas se préparer en 6 mois, donc qu'il fallait qu'il se prépare dès à présent, s'il veut y aller. On voit que ça crispe.

Elle n'a pas trop d'autre choix, aujourd'hui, mais il y a une crispation et un basculement. Il ne faut pas oublier qu'elle est en attente, qu'elle joue sa survie politique. Il est possible que sa peine soit raccourcie à 2 ans et lui permette d'être candidate à l'élection présidentielle.

C'est comme si cette hypothèse était effacée, notamment chez les élites économiques. C'est là-dessus qu'on a beaucoup travaillé. - A.-E.Lemoine: Comme si les élites économiques avaient en quelque sorte anticipé, considéré que ce serait J.Bardella qui non seulement serait candidat, mais victorieux à la prochaine présidentielle.

Résultat: une mue également chez J.Bardella, qui joue à fond la carte séduction face aux patrons. - J.Bardella: On ne connaît pas mieux qu'un chef d'entreprise comment ça doit fonctionner dans sa boîte.

On augmente tous les 4 matins le nombre de normes pour les entreprises françaises...

Plus de liberté pour le chef d'entreprise. Redonner de la marge de manoeuvre à nos chefs d'entreprise...

Que la France réapprenne à aimer ceux qui créent, qui innovent, qui prennent des risques... - A.-E.Lemoine: C'était en août. - C.Vigogne Le Coat: On dirait N.Sarkozy, vous ne trouvez pas?

On croirait entendre L.Wauquiez. Il a singé cette droite patronale.

Son programme n'a pas changé par rapport à celui de M.Le Pen. Son programme n'a pas évolué.

Il est toujours fondé sur la préférence nationale. Il promeut toujours la fin du droit du sol. Il est toujours d'extrême droite, mais les grands patrons entendent cette défense de J.Bardella, qui contraste avec M.Le Pen, qui, il y a 10 ans, critiquait l'oligarchie mondialisée, la finance.

Il va dîner chez Alexandre Arnault, un des fils de B.Arnault. On est dans un autre monde, comme si cette nouvelle génération ne voulait plus voir la radicalité du RN. - A.-E.Lemoine: D'une façon générale, l'exception, ce sont les patrons qui ne rencontrent pas J.Bardella.

Ce n'était pas le cas avec M.Le Pen. - C.Vigogne Le Coat: M.Le Pen avait initié ce travail de séduction.

Elle a compris que c'était quelque chose qui lui manquait depuis longtemps. Ils l'ont initié à 2. Mais maintenant, la question qui se pose chez les patrons, c'est savoir s'il faut rencontrer J.Bardella.

L'Afep, cette sorte de Medef pour les ultraselects, a débattu de l'opportunité ou non d'inviter J.Bardella. On a appris que cette invitation avait été poussée par P.Pouyanné, le patron de Total.

L'attitude du RN, au moment des débats budgétaires, où ils ont poussé pour des hausses d'impôts, n'avait pas plu au patronat, qui y voyait encore le signe d'incohérences. Mais il n'empêche que ces débats, il y a 4 ou 5 ans, n'auraient jamais existé. C'était important d'acter un moment de bascule. - G.Araud: Il y a aussi une lecture qui dit que J.Bardella est Meloni, et que M.Le Pen est Salvini.

Tout le monde rêve de Meloni. Le patronat rêve de Meloni. - C.Vigogne Le Coat: L'exemple italien est fondamental.

C'est le rêve de J.Bardella. J'anticipe ce qu'Emilie voulait dire...

Ca inspire beaucoup J.Bardella, qui voit un pouvoir très ferme, toujours radical sur pas mal d'aspects intérieurs, mais qui a su se fondre dans l'UE, qui a su se défendre et s'insérer dans le concert des nations et, en même temps, il participe de la dédiabolisation aux yeux du patronat, qui se demande si le RN ne serait pas la droite d'hier. Si Meloni adopte cette attitude vis-à-vis de l'Europe, c'est qu'elle a besoin du plan de relance. - A.-E.Lemoine: La différence avec M.Le Pen, c'est que J.Bardella a un rapport plus décomplexé avec l'argent, voire le luxe? - C.Vigogne Le Coat: On a voulu pointer une certaine dichotomie, un certain double langage sur le récit qui est fait de J.Bardella.

Il met en avant le fait qu'il a grandi en Seine-Saint-Denis, que sa mère travaille dans les écoles maternelles, qui est une partie de la vérité, mais ce qu'on observe aussi, c'est que J.Bardella fréquente de beaux établissements du 7e arrondissement, qu'il embarque sur des yachts à Ramatuelle et à Saint-Tropez, qu'il fait la fête avec des Miss France...

Il y a une fascination pour un certain luxe... - A.-E.Lemoine: Pour la jet-set. - C.Vigogne Le Coat: Une droite bling-bling.

Il n'y est pas du tout insensible. Ca tranche un peu avec l'image...

Il faut prendre du recul, mais avec l'image que M.Le Pen s'est partiellement construite. - P.Cohen: Ce n'est pas très Hénin-Beaumont. - C.Vigogne Le Coat: Mais c'est un peu plus Montretout.

En tout cas, les proches de M.Le Pen disent que c'est le signe... "M.Le Pen n'aurait pas fait ça.

Elle achète ses vêtements chez Kiabi et ses meubles chez Ikea." de J.Bardella à l'international.

Là aussi, il n'y a pas vraiment de cohérence quand on l'écoute parler de D.Trump. Il va louer le président américain, ce qui ne fait pas l'unanimité auprès des électeurs RN.

Selon un sondage, seuls 30 % d'entre eux ont une opinion favorable de D.Trump. Qui est vraiment J.Bardella?

Est-ce que c'est celui qui se demande comment D.Trump pourrait avoir autant d'énergie, ou celui qui parle de soumission historique au Parlement européen? - C.Vigogne Le Coat: Un média italien évoquait son strabisme, en parlant de Meloni. - A.-E.Lemoine: Il y a un strabisme aussi? - C.Vigogne Le Coat: Le RN a une fascination pour D.Trump.

Ils partagent la même conception de l'UE, vue comme un frein, comme une machine machiavélique qu'il faudrait en partie détricoter. Ils partagent la même obsession pour la question migratoire, vue comme une menace pour l'identité des peuples. Ce n'est pas pour rien que le maire de Perpignan était à l'investiture de D.Trump.

Evidemment qu'il y a des proximités. Mais ils savent aussi qu'en France, les excès de D.Trump, le fait qu'il nous mène une guerre commerciale, si ce n'est une guerre tout court, est un repoussoir, y compris pour leur électorat. - G.Araud: Même en Allemagne, la président de l'AfD a dû prendre parti contre D.Trump.

N.Farage aussi. Cette affaire est un désastre. - C.Vigogne Le Coat: L'administration du président américain veut la victoire du RN, de l'AfD en Allemagne.

Pour eux, accepter ce projet, le reconnaître, c'est se mettre dans la main de D.Trump. Pour ceux qui se revendiquent souverainistes, c'est insupportable.

C'est en contradiction avec leur discours. - G.Araud: Ils sont terrorisés de l'exemple canadien.

M.Carney a gagné les élections parce que Trump était menaçant pour le Canada. Ils ont peur de perdre les élections éventuellement à cause de Trump. - A.-E.Lemoine: "La créature Bardella", c'est en une du "Nouvel Obs" demain.

Je rappelle cette enquête sur D.Rachline, toujours disponible. Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal.

On commence avec les inondations en Bretagne. - L.Sénéchal: La ville de Quimperlé, dans le Finistère, touchée par les fortes pluies.

Le cours d'eau local est sorti de son lit dans le centre-ville, malgré des barrières anti-inondations installées par les autorités, qui n'ont pas suffi. Et malgré aussi les barrages de fortune mis en place par les habitants. Chez les commerçants, ça peut sembler parfois dérisoire face aux éléments...

Quand l'eau monte, c'est un peu la panique. - Tu ramènes tout ce que tu peux en hauteur, à au moins 1 m du sol. Tout ce qu'on peut prendre, on emmène chez Nicolas.

Quand ça monte, ça peut monter très vite. Tout est déjà rentré dans la boutique. C'est Nicolas qui m'a dit que dans une heure, il fallait que j'aie tout vidé. - L.Sénéchal: Un peu plus à l'est, une autre ville était en vigilance orange.

Pour l'instant, ça s'améliore dans le sud de la France. Les écoles peuvent rouvrir. En revanche, la tempête Harry a provoqué la mort de 5 personnes en Tunisie. 2 morts en Algérie.

Ce sont les pires inondations en 70 ans dans le Maghreb. Images très impressionnantes en Sicile, où on parle du cyclone Harry. C'est toujours une tempête.

Elle provoque une houle incroyable. Les gens sont obligés de s'enfuir. Les vagues sont gigantesques. ... - L.Sénéchal: Les habitants fuient ces vagues, qui sont des petits raz-de-marée, plus dangereux, plus encore que le vent.

Le vent a soufflé avec des pointes à 120 km/h. Des vagues de plus de 9 m ont été enregistrées, de quoi détruire parfois les digues. En Sicile, mais pas seulement, en Sardaigne aussi et sur l'archipel au nord de la Sicile.

C'est tout le littoral qui a souffert. Des bateaux parfois échoués, des ports détruits. La Sicile en alerte rouge jusqu'à ce soir.

Une image plus sympathique dans le sillage de la tempête Goretti. Une plage anglaise a été tapissée de frites surgelées. C'est un chargement qui était tombé à la mer. - A.-E.Lemoine: La série noire se poursuit en Espagne après un 2e accident ferroviaire en 48 heures. - L.Sénéchal: Ce sont les intempéries qui sont en cause.

Un pan de mur s'est effondré peu avant le passage d'un train de banlieue près de Barcelone. Le conducteur a été tué sur le coup. Il n'a pas eu le temps de réagir. 5 passagers gravement blessés.

Les autorités soupçonnent les fortes pluies de ces derniers jours d'avoir fragilisé le mur et provoqué son effondrement. ... - L.Sénéchal: L'accident de Barcelone est le 2e en 48 heures.

Un 43e corps a été extrait des décombres de la collision entre les 2 TGV près de Cordoue. Les conducteurs de train appellent maintenant à la grève en février, en Espagne, une fois une période de deuil respectée. L'Espagne, c'est le 2e plus grand réseau ferroviaire à grande vitesse au monde.

Le rail a désenclavé l'Andalousie en Espagne, mais la droite réclame un audit de l'ensemble du réseau. J.-P.Farandou, en France, a remis sa casquette de cheminot, d'ancien patron de la SNCF. - J.-P.Farandou: J'ai été président de la SNCF pendant 7 ans.

Je n'y pensais pas tous les jours, mais presque. Il n'y a aucune fatalité. Tout a une cause.

Il faut comprendre la cause et prémunir la cause. - L.Sénéchal: La ligne entre Madrid et l'Andalousie va être fermée jusqu'au 2 février.

Lactalis lance un rappel de poudres de lait. Le groupe a repéré une bactérie potentiellement dangereuse dans l'un des ingrédients qui compose son lait infantile. Un bébé est mort. 2 autres ont été hospitalisés. - Il a été hospitalisé.

Pendant l'hospitalisation, de la fièvre, des vomissements. Plus d'une semaine après, on avait toujours des diarrhées. - L.Sénéchal: Ce problème est mondial.

Lactalis évoque un fournisseur international, qui procède à des rappels dans 17 pays, dont la France. Singapour bloque des laits infantiles du groupe Danone, qui perd 10 % à la Bourse de Paris. Nestlé a procédé à une soixantaine de rappels, surtout en Europe, il y a une semaine. ... - L.Sénéchal: Mais Nestlé est accusé maintenant d'avoir tardé à réagir, d'avoir manqué de transparence.

Foodwatch porte plainte contre X pour faire la lumière sur cette histoire. - A.-E.Lemoine: Les soldes n'attirent pas les foules au BHV, quelques mois après l'arrivée de Shein. - L.Sénéchal: Des rayons pleins, mais des allées vides en pleine période des soldes d'hiver.

Pourtant, le patron du BHV a revendiqué 500 000 visiteurs en 5 jours. - F.Merlin: Shein attire un nombre de clients phénoménal.

Jusqu'à 12 000 clients les samedis. Ca ne désemplit pas. RTL disait 2000 euros de chiffre d'affaires au BHV.

C'est expérimental. En 2 mois, pour une 1re mondiale, on ne peut pas tout bien faire. - L.Sénéchal: Il reconnaît que les prix n'étaient pas adaptés.

Ils ont repoussé l'ouverture d'autres magasins Shein dans d'autres villes. "Ca arrive très prochainement", promet-il. - A.-E.Lemoine: Rien ne va plus chez les Beckham. - L.Sénéchal: Les 2 membres du couple et leurs enfants sont accusés par leur fils de détester sa femme.

Il s'en est ému dans un message sur Instagram. ... ... - L.Sénéchal: Brooklyn Beckham, comme le prince Harry, est exilé aux Etats-Unis depuis quelques mois.

Il ne participe à aucune réunion familiale. D.Beckham a été obligé de réagir depuis le Forum économique mondial de Davos. ... - L.Sénéchal: Ca ne retombe pas aussi parce que Brooklyn accuse sa mère d'avoir volé son mariage, en lieu et place de la jeune mariée. - A.-E.Lemoine: "De façon inappropriée!" - L.Sénéchal: Les réseaux sociaux s'en donnent à coeur joie.

On détourne cette image de V.Beckham...

Réaction de Downing Street. C'est allé jusque-là. Le Premier ministre traite un certain nombre d'autres questions en ce moment, mais il a toujours été clair que la diplomatie est très importante, "y compris au sein des familles". - A.-E.Lemoine: Aïe! - G.Araud: Ce sont des sujets particulièrement délicats. - A.-E.Lemoine: C'est dingue, parce que Victoria a saboté le mariage, alors qu'elle avait confectionné la robe de sa belle-fille. - G.Araud: Le père est quand même sexy! - A.-E.Lemoine: Aucun rapport!

Mais je ne peux pas dire le contraire. On en vient à une coiffeuse qui vous aide à trouver l'amour, mais pas avec D.Beckham! - L.Sénéchal: Elle est coiffeuse depuis 40 ans en Seine-et-Marne.

Sa spécificité, c'est d'être entremetteuse. Elle met en relation ses clients célibataires. Elle a développé un questionnaire. - Bonjour, Thierry. - Tu m'as convaincu de remplir la petite fiche. - La petite fiche de profil pour Thierry...

La petite liste des qualités et défauts, les critères...

Un chien ou un chat? - Je suis allergique aux chats...

Mais je ferai une désensibilisation. - L.Sénéchal: La coiffeuse est ravie, parce que ça fonctionne.

Tout est parti d'un chagrin d'amour. - C'est parti d'une grosse déception amoureuse. Il fallait que je me remette de ce chagrin d'amour.

Je me suis dit que j'allais aller à contre-courant de ce qui m'arrivait et que j'allais essayer de rassembler les coeurs. J'ai mis en place ce concept de rencontres. 150 couples formés, des mariages... - L.Sénéchal: Voilà le mariage!

Valérie a rencontré son conjoint dans le salon de coiffure. - C'était une soirée costumée du 31 octobre 2021. On était assis l'un à côté de l'autre.

On a discuté. Ses centres d'intérêts étaient proches des miens. Ca fait un an et demi qu'on est mariés.

Carine, je ne la remercierai jamais assez. - G.Araud: C'est au poil! - P.Cohen: Il faut habiter en Seine-et-Marne. - A.-E.Lemoine: Déjà, il faut aller se faire couper les cheveux, se faire faire une couleur ou un brushing.

Il faut quand même payer une prestation. - L.Sénéchal: Ou aller aux soirées.

Il y a des soirées. - A.-E.Lemoine: Ca a suscité l'intérêt de tout le monde autour de la table.

Je vais aller me faire rafraîchir, aller me faire faire un balayage avec vous, G.Araud. Merci à tous les 2 de votre présence sur le plateau.

Dans un instant, C.Célarié qui remonte sur scène dans une pièce fabuleuse, qui s'appelle "Potiche".