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Podcast / conversationBACKSEAT· 13 novembre 2025 172 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleInstitutions & électionsSécurité

BACKSEAT - S05E08 - avec Cécile Duflot

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 29 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 32:59OuverteRéponse partielle

    Qui a raison ? Qui a tort ?

  • 33:05OuverteRéponse partielle

    Vous en pensez quoi de cette séquence autour du décalage ?

  • 33:34OuverteRéponse partielle

    Les macronistes se sont abstenus, en l'occurrence. Ils se sont vexés.

  • 33:43OuverteRéponse partielle

    Depuis le début de l'examen de ce budget, c'est un peu la foire à l'alliance chelou sur les votes.

  • 35:10OuverteRéponse partielle

    Ce qui est prévu de ce que j'ai compris, c'est que les socialistes, à la fin, s'il y a un vote qui n'est vraiment pas sûr, ils s'abstiennent de voter le budget.

  • 36:00OuverteRéponse partielle

    Le texte va être transmis au Sénat avec un élément un peu particulier. C'est que comme le gouvernement l'a promis, les amendements votés en commission à l'Assemblée nationale vont être intégrés dans la copie qui va arriver au Sénat.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 32:47PrésentateurFait
    « Les députés ont voté hier la suspension ou le décalage de la réforme des retraites intégrée dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. »
  • 33:35PrésentateurFait
    « Les macronistes se sont abstenus, en l'occurrence. »
  • 33:37PrésentateurFait
    « Les insoumis ont voté contre. »
  • 33:47PrésentateurFait
    « LFI et les Républicains qui votaient de la même manière et le PS et le RN qui votaient de la même manière. »
  • 35:13PrésentateurFait
    « Les socialistes, à la fin, s'il y a un vote qui n'est vraiment pas sûr, ils s'abstiennent de voter le budget. »
  • 36:06PrésentateurFait
    « Les amendements votés en commission à l'Assemblée nationale vont être intégrés dans la copie qui va arriver au Sénat. »
  • 37:57PrésentateurFait
    « On décale la réforme des retraites jusqu'au 1er janvier 2028 de manière à ce que l'élection présidentielle soit l'occasion d'un débat et d'une clarification par le vote des Français. »
  • 40:49PrésentateurFait
    « En 2017, il y a eu un schisme des électeurs socialistes. Toute une partie qui est partie chez les macronistes. Toute une partie qui est partie chez Jean-Luc Mélenchon. »
  • 43:57PrésentateurFait
    « Le PS a toujours été très proche du syndicat réformiste, premier syndicat de France. »
  • 45:09PrésentateurFait
    « Le Premier ministre reçoit les acteurs de la majorité, les leaders de la majorité au petit déjeuner du mardi matin. »
  • 46:48PrésentateurFait
    « Les prises de bec les grandes gueulantes de Jérôme Gage et de Sébastien Clouet. »
  • 48:18PrésentateurFait
    « La mission de mon gouvernement est de donner un budget à la France au 31 décembre. »
  • 50:45PrésentateurFait
    « Les attentats les plus meurtriers depuis la seconde guerre mondiale. »
  • 53:45InvitéFait
    « Non l'islam est en train de se radicaliser. »
  • 1:45:33InvitéFait
    « C'était une décision de fils de pute »
  • 1:55:10InvitéFait
    « Oxfam c'est une organisation qui a quand même une culture anglo-saxonne. »
  • 1:56:50InvitéFait
    « Il y a des choses exaltantes dans la politique, il y a des choses harassantes. »
  • 1:59:26InvitéFait
    « J'ai répondu à une offre d'emploi parce que moi je ne suis pas fonctionnaire. »
  • 2:00:14InvitéFait
    « Oxfam c'était le boulot de rêve. »
  • 2:00:35InvitéChiffre
    « On a beaucoup augmenté notre nombre de donateurs. »
  • 2:04:36InvitéChiffre
    « Le résultat de la gauche en 2012 était 52%, le résultat aujourd'hui tout mouillé c'est 29%. »
  • 2:05:05InvitéFait
    « J'ai décidé de quitter le gouvernement en 2014 en disant trop de trahison. »
  • 2:05:24InvitéFait
    « Les frondeurs, on était quatre. »
  • 2:05:36InvitéFait
    « Arnaud Montebourg il est on ne sait pas trop où. »
  • 2:06:43InvitéFait
    « Les sondages de second tour n'ont aucune valeur prescriptive. »
  • 2:16:44InvitéChiffre
    « Ça fait 30% de l'Assemblée nationale, et d'ailleurs ça ne fait pas une majorité. »
  • 2:36:04InvitéFait
    « j'ai fréquenté Emmanuel Macron à l'époque où il était au cabinet de François Hollande »
  • 2:36:08InvitéFait
    « il n'était pas du tout par exemple écolo, qu'il était même très à l'ancienne »
  • 2:36:31InvitéFait
    « c'est un fait »
  • 2:38:34InvitéFait
    « cette année le débat budgétaire il s'est fait sur la question de l'attaque Zuckman des super héritages et du pacte d'Utreil »
  • 2:39:19InvitéChiffre
    « 80% des français disent qu'on fait des sondages alors que 80% des français ne paieront jamais de droits de succession dans leur vie »
  • 2:40:46InvitéFait
    « l'encadrement des loyers plus deux, trois petits trucs »
  • 2:40:52InvitéFait
    « le débat sur les critères de pénibilité c'était quand même mieux que la retraite à 64 ans »
  • 2:42:24InvitéFait
    « l'encadrement des loyers pour le coup c'était vraiment un débat gauche droite »
  • 2:42:38InvitéFait
    « la disposition de la loi Allure arrive à terme en 2026 »
  • 2:43:20InvitéFait
    « le vrai scandale d'Airbnb c'est quand même qu'ils avaient une fiscalité beaucoup plus favorable »
  • 2:46:14InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon dès 2012-13 a commencé à parler de ce sujet-là et donc a changé un peu son logiciel »
  • 2:47:00InvitéFait
    « on a fait l'alliance écologique et sociale ensemble »
  • 2:48:38InvitéFait
    « la conférence citoyenne sur le climat c'était un très bon exercice »

Temps de parole

  • Invité27 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 218 %
  • Invité 315 %
  • Invité 413 %
  • Invité 56 %

4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

La Hulu original series Furious est venu à Disney+. Starring Emmy Rossum, Furious follows FBI agent Alice Black sur la lutte pour un mystère et calculaté serial killer. Both walk their own paths toward justice, et quand leurs lives commencent à intertwiner, la ligne entre right et wrong commence à blur. Nez pas le 3-épisode premier de la Hulu original series Furious en juillet 27, uniquement sur Hulu on Disney+.

1:22
Présentateur

Bonjour, bonsoir celles et ceux qui nous regardent en replay sur Youtube ou qui nous écoutent en podcast. Une émission politique, Backseat ce soir, exceptionnelle. On va recevoir dans la deuxième partie de cette émission à 21h notre invitée politique. Il s'agit ce soir de Cécile Duflo, l'ancienne ministre et actuelle directrice générale d'Oxfam France. Pour faire cette émission avec moi et autour de moi, des chroniqueurs incroyables. Un tonnerre d'applaudissements pour Usul, mesdames et messieurs. Usul, tu commentes l'actualité politique et médiatique pour Backseat, pour Blast et sur tes réseaux. Oui, j'ai oublié de me coiffer. C'est arrivé à des gens bien, ne t'inquiète pas. Tu vas bien ?

Oui, oui, oui. Cool, content d'être avec toi. Merci Usul. Un tonnerre d'applaudissements pour Malek, mesdames et messieurs. Malek, tu es le producteur du podcast Autour de moi. Comment tu vas ?

2:13
Invité

Ça va, ça va. C'est une journée riche en émotions, on va en parler. Mais content de vous retrouver.

2:19
Présentateur

Très content de te retrouver, Malek. Merci d'être avec nous. Et nous sommes avec Lorraine, mesdames et messieurs. Lorraine, tu es la cofondatrice du Média Dans la Reine et de l'association Cité des Chances. Tu es chroniqueuse pour Backseat et pour la Fondation pour la Mémoire de l'esclavage. Tu es la coordinatrice de l'association Médiation Nomade. Et par ailleurs, tu es conseillère municipale à Fausse, dans le Val-d'Oise.

2:43
Invité

Oui, jusqu'à mars 2026, du coup.

2:46
Présentateur

Parce que tu ne remplis pas.

2:47
Invité

Je ne remplis pas.

2:48
Présentateur

On va en parler tout à l'heure. On va en parler tout à l'heure.

2:50
Invité

Mais je ne remplis pas. Je pense que ça se voit qu'il y a déjà beaucoup de choses à faire.

2:55
Présentateur

Oui, il y a du taf. Très content d'être avec vous, les amis. On va commencer cette émission avec les cartes blanches. C'est parti pour les cartes blanches. Les cartes blanches, les chroniqueurs et chroniqueuses ont l'occasion de venir nous parler d'un sujet qui leur tient à cœur. Malek, on commence avec toi. Je crois que tu voulais nous parler de Sonia.

3:18
Invité

Oui, Sonia. Sonia, c'est ma recommandation de la semaine. Aujourd'hui, on va en reparler un petit peu dans la partie actue, mais on commémore les dix ans des attentats du 13 novembre. C'est l'occasion évidemment de penser aux morts, aux blessés, aux concernés, à leur famille, mais aussi à ceux que je veux appeler les héros sans cap. Deux jours après le 13 novembre, le 15 novembre 2015, la France était sous le choc. Paris était en deuil. Et quelque part à Aubervilliers, sous un pont de l'autoroute A86, il y a une femme qui a changé le cours de l'histoire. Elle s'appelle Sonia. En fait, non, elle ne s'appelle pas Sonia.

C'est son nom d'emprunt, parce que son prénom, personne ne le connaîtra jamais. Sonia, c'est une mère de famille, de confession musulmane, bénévole au Resto du Coeur. Le genre de nana qui va héberger pendant quatre ans une nana paumée, donc Asna, qu'on a suivie après dans la triste actualité. Elle estime, elle, dans la vie, que tout le monde a le droit à une seconde chance et que c'est pour ça qu'elle a décidé de l'accompagner. Un jour, cette Asna va lui demander de l'accompagner pour accueillir son cousin de 17 ans qui aurait fugué. Sonia, évidemment, avec son grand cœur, dit oui, mais malheureusement, ce cousin, ce n'était pas un cousin.

Enfin, si, c'était un cousin, mais ce n'est pas l'adolescent qu'elle décrivait. C'était Abdelhamid Abaoud, le cerveau des attentats du 13 novembre 2015. L'homme le plus recherché de France, que certains services de renseignement pensaient mort. Et il était là, en réalité, devant cette femme, Sonia, en basket orange, et lui demandait de l'aide. J'ai essayé de me mettre 30 secondes à la place de Sonia, face au diable, comme elle l'appelle, avec quelqu'un qui vous menace, qui menace votre famille, et vous, vous devez rentrer comme si de rien n'était, devant votre compagnon et vos enfants. Sonia ne s'est pas contentée de survivre, en réalité, à cette rencontre. Elle a décidé d'agir.

Le lendemain, elle a appelé la police. Et là, c'était un peu le bordel, après le 13 novembre. Les policiers recevaient des milliers d'appels. Ils ont douté de la véracité de son témoignage. Ils l'ont même à un moment soupçonné d'être complice. Elle a donné un détail que seuls les enquêteurs connaissaient. C'était qu'Abdelhamid Abaoud avait des baskets oranges. Et c'est là que tout a basculé. Grâce à elle, Abdelhamid Abaoud a été logé. Le RAID l'a neutralisé. Et d'autres attentats prévus la semaine qui suivaient à la défense, sur une crèche, un commissariat, ont été déjoués. Cette Sonia l'a donc sauvé des vies. Peut-être des dizaines. Peut-être des centaines.

Mais le prix à payer, il est fort. Parce que depuis 10 ans, Sonia n'existe plus. Elle vit quelque part en Europe avec son compagnon, ses enfants, sous protection policière permanente. Avec une légende, comme on dit. Elle vit avec une autre identité. On a tué son identité pour lui en donner une nouvelle. Et elle dit elle-même, depuis le 13 novembre, « Je n'ai plus de vie. » « Je ne suis Madame Personne. » Tout ceci a été retranscrit dans une série, une docu-fiction. Un docu-fiction, pardon, tant pour moi. Quatre épisodes de 30 minutes que vous pourrez retrouver sur France.tv. Ça s'appelle « Le choix de Sonia ». Ce n'est pas un thriller. Ce n'est pas de la fiction.

C'est vraiment un docu-fiction. C'est hybride. Vous allez retrouver cette Sonia que l'on ne voit jamais avec une voix transformée. Et en face d'elle, la comédienne qui va interpréter son rôle et incarner sa vie. Pourquoi je voulais vous parler de cette série ? Parce qu'elle pose une question qui me hante. Est-ce qu'on aurait tous eu ce courage ? Est-ce qu'on aurait tous appelé la police en sachant qu'on perdrait tout, notre vie, notre identité, notre quotidien ? Sonia répète tout au long de cette série que si c'était à refaire, elle le referait. Qu'elle n'est pas une héroïne mais juste une citoyenne française.

Et c'est ça pour moi qui est vertigineux, c'est que c'est juste une citoyenne, une personne ordinaire qui pour moi fait quelque chose d'extraordinaire. Et pendant qu'on commémore les 10 ans du 13 novembre, pendant qu'on parle légitimement des morts, des rescapés, des soignants, cette série nous rappelle aussi qu'il y a eu des héros et invisibles, ceux qui ont tout donné et qui vivent dans l'ombre pour le restant de leurs jours. Alors je vous conseille d'aller voir le choix de Sonia, pas pour le spectacle, pas pour comprendre ce que c'est le sensationnalisme, mais pour comprendre ce que ça veut dire le mot courage.

Et pour se rappeler que parfois, les plus grands héros n'ont même plus le droit d'avoir de nom. Merci beaucoup Malek

7:33
Présentateur

pour cette carte blanche. Je pense qu'on va être nombreux et nombreux à aller voir le choix de Sonia après cette carte blanche. Merci beaucoup Malek. On continue avec toi Lorraine. Tu voulais nous parler d'une histoire de voile à l'Assemblée Nationale ?

7:48
Invité

Alors je sais ce que vous dites encore. Franchement, on est fatigué, le peuple souffle. Mais malheureusement, il y en a encore eu une. Cette semaine, en fait, tout est parti d'un tweet d'Eddie Casterman qui prend en photo un groupe de jeunes dans l'Assemblée Nationale. Eddie Casterman, c'est un député apparenté RN qui est en réalité pro Marion Maréchal. Donc voilà, c'est bien vénère, bien facho comme on aime ou pas. Et du coup, en fait, il prend en photo ce groupe de jeunes. Au moins, il floute à peu près leur visage. Et en fait, il décrit dans son tweet des fillettes et des adolescentes assistent voilées au débat parlementaire à l'Assemblée Nationale. De là, ça crée des grandes polémiques.

C'est repris par notamment le Média Frontière. Yael Brown-Pivet, présidente de l'Assemblée Nationale, est interpellée. Et en fait, là où on pourrait se dire soit elle ne répond pas ou alors elle répond par rapport au règlement, en fait non, elle met les deux pieds dedans en disant oui, c'est inadmissible, je vous résume, oui, c'est inadmissible, etc. Effectivement, elles sont jeunes. Il faut qu'on réfléchisse par rapport à ça. Donc moi, pour répondre en fait à... Enfin, parce que ça m'a totalement choquée et pour savoir ce qu'il en était et ce qui se disait dans l'Assemblée, j'ai interviewé pas plus tard que ce matin Léa Ballage qui m'a donné dix minutes de son temps.

Donc Léa Ballage qui est une députée écolo et qui avait organisé notamment un colloque la même semaine sur les discriminations au travail dont malheureusement on ne parle pas parce que c'est plus intéressant de parler du voile apparemment. Et en fait, ce qu'elle me disait c'était que dans le règlement de l'Assemblée Nationale en réalité, on demande juste une tenue décente pour visiter l'Assemblée Nationale. Pas de couvre-chef, donc pas au sens pas de voile, pas de signes religieux, pas de kippa, pas de etc. Mais en fait au sens pas de chapeau parce qu'à l'époque il fallait juste se découvrir à la tête de chapeau, casquette et compagnie. Mais il n'y a rien en fait sur les signes religieux.

Donc après, si c'est un groupe scolaire et en fait ce qu'on ne sait pas du tout par rapport à cette photo, il y a la loi de 2004 qui s'approche, qui s'applique, mais ça c'est encore autre chose. Maintenant aussi, le problème de ce genre de tweet, c'est que ça a un impact direct sur les visites à l'Assemblée Nationale. Ce qu'elle me disait Léa Ballage, c'est que pas plus tard que quelques jours après, je crois que c'était deux jours après, des habitants, des citoyens et citoyennes de sa circonscription l'appellent pour lui dire qu'en fait, on veut venir visiter l'Assemblée Nationale, mais est-ce qu'on a le droit ? Est-ce qu'on porte le foulard ? Est-ce qu'on a le droit ?

Est-ce qu'on ne va pas être attaqué ? Etc. Et donc du coup, déjà que c'est une institution qui peut faire peur ou déjà les classes populaires et parce qu'il y a un lien direct avec le fait d'être de classe populaire et d'être issu de l'immigration, malheureusement, quand on voit les chiffres, en fait, ça repousse toute une personne de visiter l'Assemblée Nationale alors que c'est censé être la maison du peuple.

Donc voilà, moi, c'était un truc qui me tenait à cœur et qui me brisait le cœur simplement de voir encore une fois une polémique où des citoyennes, en l'occurrence, sont mises de côté et ce que disait aussi Léa Ballage, c'est qu'on aimerait qu'elles soient invisibles à la cuisine pour ne pas déranger juste parce qu'elles sont d'une confession. Donc je voulais attirer votre attention là-dessus.

11:18
Présentateur

Je suis carrément d'accord avec toi, d'autant que beaucoup de monde vient visiter l'Assemblée Nationale, beaucoup de gens viennent dans les tribunes de l'Assemblée Nationale et parfois aussi dans le cadre de partenariats entre l'Assemblée et des pays étrangers, dans le dialogue interparlementaire, etc. Moi, j'ai déjà vu dans les tribunes de l'Assemblée Nationale des prêtres en soutane et des kippah. Et à l'époque, ça ne choquait personne. Et voilà, ça m'a fait penser à ça quand je l'ai vu. Donc je suis carrément d'accord avec toi. Merci beaucoup Lorraine pour cette carte blanche et aller visiter l'Assemblée Nationale, évidemment. Usul, est-ce que tu as une carte blanche ou pas ? Oui,

11:48
Invité

t'es pas obligé. Est-ce que vous écoutez France Inter ? Non. Oui. Oui ? Écoutez la matinale et tout ? Pas tous les jours. Benjamin Duhamel ? Oui, des fois, oui. Est-ce que vous écoutez France Inter par applaudissement ?

12:01
Locuteur

Il y en a un.

12:04
Invité

Mais c'est parce qu'il préfère Baxi. Il n'y a pas eu un applaudissement, il y a eu un demi-applaudissement. Personne n'écoute France Inter. Il y a eu un applaudissement au fond, je ne sais pas si les gens qui nous écoutent ont entendu. Mais c'est normal. C'est normal. Hier, il y a eu une lettre du personnel de France Inter qui a été rendue publique par Libération. Ils l'adressaient à leur patronne, Adèle Vendrette que vous connaissez peut-être qui était la campagne de Raphaël Lenthoven aussi. Vous voyez, ça installe une petite ambiance. Et il y a eu beaucoup de remaniements ces derniers temps sur France Inter. Il y a eu, selon cette lettre, l'humour a disparu.

Vous avez connu, sans doute, vous vous souvenez de l'affaire Charline Von O'Necker, son émission qui finit par disparaître, Guillaume Meurice qui dégage, etc. Marie Saint-Filtre qui arrive. Marie Saint-Filtre qui arrive. Et qui repart. Voilà. Et moi, j'écoute. J'ai écouté Marie Saint-Filtre. J'ai tout écouté. Et à un moment, elle avait disparu. Je me dis, merde, elle est où Marie Saint-Filtre ? Et pendant trois semaines, je réécoutais en me disant, mais elle est où Marie Saint-Filtre ? Et bien, elle n'est plus là. Bon bref, ce n'était pas très drôle. C'était ce qui était les reprochés. Et c'est ce que dit aussi la lettre adressée à Adèle Vendrette, dit la place de l'humour.

Et puis, elle cite aussi l'affaire Thomas Legrand. L'affaire Thomas Legrand qui avait été, avec Patrick Cohen, filmé de loin en train de parler à des socialistes et tout, ça n'est pas une faute professionnelle, si tu veux. Mais il n'a pas été défendu par la station. Et lui-même a choisi de se mettre en retrait. Et la lettre dit que la station aurait dû le défendre. Parce qu'à chaque fois qu'on recule, parce que c'est l'extrême droite qui avait attaqué avec ça, ça venait de l'incorrect, je crois, un magazine d'extrême droite qui avait révélé que, surprise, les journalistes politiques parlent avec des politiques. Ce n'est pas une surprise énorme.

Mais c'était une faute suffisante pour demander la tête de Thomas Legrand. Ce qu'ils ont obtenu, donc Thomas Legrand n'avait pas été défendu. Et troisième point important de la lettre, c'est que les personnels sont en bad, en fait. Ils sont en bad de leur station qu'ils ne reconnaissent plus et du management parfois un peu brutal. La lettre parle d'une des voix de la radio qui s'est retrouvée à sortir en pleurs du bureau de la direction. Donc voilà, sacrée ambiance à France Inter. Et v'lati pas que les chiffres médiamétri sont tombés, les chiffres de la rentrée qui mesurent les audiences.

Et vous ajoutez à ça que ça fait moins 450 000 auditeurs par rapport à la saison d'avant, par rapport à la rentrée d'avant. La directrice Adèle Vendrette s'en défend en disant que ce n'est pas seulement l'arrivée, parce qu'il y a eu le départ de Léa Salamé et l'arrivée de Benjamin Duhamel le matin. Elle dit non, ce n'est pas ça parce que toute la grille est impactée. Les gens n'écoutent mieux, n'écoutent pas, mais partout, sur toute la journée. Il n'y a pas de quoi être content. C'est-à-dire qu'en fait, il n'y a rien qui va.

Et en fait, c'est vrai que si vous écoutez, ça parle beaucoup de bien-être, ça parle beaucoup de sujets de moins en moins politiques et de moins en moins de la vie quotidienne. C'est plus la vie quotidienne que les grands sujets. Et quand c'est traité, les grands sujets, c'est lamentable. Il y a des trucs, des fois, le matin, le débat, j'en peux plus. Tous les matins, ils nous font un débat entre deux personnes, cinq minutes pour les uns, cinq minutes pour les autres, pour les autres. et c'est à chaque fois des sujets bidons. Enfin bon, bref, ça va très mal et les audiences vont très mal. Radio Nova va bien. Radio Nova va très bien.

Radio Nova va bien parce qu'ils ont récupéré tous ceux dont France Inter ne voulait plus. Donc, Adèle Vendrette s'est dit, personnellement, après avoir reçu la lettre, elle s'est dit, elle n'a pas voulu répondre plus que ça à Libération qui l'interrogeait, mais elle s'est quand même dit blessée par le contenu de la lettre. Donc maintenant, c'est elle qui est triste aussi. Vous nous l'avez fâchée. Dans les jours à venir, elle va recevoir les personnels. Donc, est-ce que ça va changer ? Parce que là, il y avait déjà, à France Info, ça ne va déjà pas fort du tout.

France Info, la télé, comme France Info, la radio, mais particulièrement la télé où il y a eu pas mal de plantages aussi ces derniers temps, pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps. Donc voilà, est-ce que France Inter va se reprendre en main ? Est-ce qu'il faut virer Adèle Vendrette ? Je pose la question. Je pose la question.

15:51
Présentateur

Merci beaucoup, Usul, pour cette carte blanche. Merci beaucoup. On suivra l'aventure France Inter dans les prochaines éditions de Backseat, évidemment. Chers amis, cette semaine dans Backseat, nous avons des sujets importants à traiter, des sujets lourds, des sujets difficiles. Je vous propose qu'on commence sur des chapeaux de roue avec le quiz à la con. C'est parti pour le quiz à la con. Et nous accueillons sur ce plateau Sacha Beckerman, mesdames et messieurs, vous pouvez l'accueillir, la plaisir très fort. Sacha, quel plaisir de te revoir sur le plateau de Backseat, ma chère Sacha. Moi aussi,

16:32
Invité

je suis trop contente d'être là. J'avoue, ce n'était pas prévu. Non, elle vient juste pour jouer.

16:39
Présentateur

Au passage, ce soir, tu es venu nous voir, ça fait plaisir. Donc on s'est dit, viens, on fait une reconstitution de l'Igdisout. Sacha, tu n'es pas complètement partie de Backseat puisque tu t'occupes de la newsletter de Backseat qui s'appelle Siège arrière. Absolument. Comment elle va la newsletter ? Elle était originaux.

16:53
Invité

Il y a eu du merch. Elle va bien, la newsletter, elle suit son cours. On reçoit toujours des petites propositions par mail, ce qui est très cool. Donc si vous avez des initiatives à nous partager ou des idées d'interviews ou des choses comme ça, surtout, n'hésitez pas. Bon, inscrivez-vous déjà, évidemment. Et ensuite, il y a une adresse mail à la fin de la newsletter qui vous permet de nous envoyer à peu près tout ce que vous voulez et n'importe quoi. Allez-y, Molo, quand même. Et on lit toujours tous ces mails avec beaucoup d'attention.

17:25
Présentateur

Est-ce que tu es prête pour un quiz à la con, ma chère Sacha ? Ah, ce que jamais. On est toujours prête pour un quiz à la con. Alors, vous avez dû le voir passer, chers amis, une grossière erreur de France Info TV qui a publié un diagramme qui exagérait largement le poids de François Hollande et Bertrand dans les sondages présidentiels de 2027. La chaîne s'est excusée avant de diffuser un autre graphique qui n'était toujours pas à l'échelle. Vraiment, ça ne va pas, France Info. Du coup, ça nous a donné envie de faire un quiz à la con spécial infographie, sondage et camembert. C'est très bon. Voilà, mesdames et messieurs. Première question de ce quiz à la con.

J'allais dire que ça pue le camembert, mais... Laquelle de ces erreurs CNews n'a jamais commis ?

18:07
Invité

Ouh là là ! Oh les problèmes.

18:09
Présentateur

Réponse A. Intégrer les chiffres de l'IVG dans le taux de mortalité. Ça, ils l'ont fait. Ça,

18:15
Invité

c'est sûr.

18:15
Présentateur

Réponse B. Placer Éric Zemmour en numéro 2 des intentions de vote à la présidentielle.

18:20
Invité

Oh, ça, ils sont capables. Capables. Ils sont vraiment capables.

18:24
Présentateur

Réponse C. Prendre une vanne de Nicolas Canteloup pour une citation de Manuel Valls. Ouh là ! La vanne étant « Je suis un espagnol en vacances en France depuis une quarantaine d'années. » C'est même pas très drôle. C'est du fait la carte lour. Réponse D. Affirmer que la moitié des retraités français vivaient en Algérie. Non. Affirmer que la moitié des retraités français vivant en Algérie sont des fraudeurs.

18:49
Invité

Ils fraudent quoi ? D'après eux ?

18:51
Présentateur

Eh ben, ils fraudent les allocations vieillères. Les retraites. Les retraites.

18:54
Invité

On n'a pas le droit de partir, les Français qui vont au Portugal. C'est avec leur retraite. Non, mais on parle de l'Algérie. Là, c'est l'Algérie. C'est interdit. On parle de CNews. Attention.

19:03
Présentateur

Le chat, vous pouvez voter pour la bonne réponse. Je vous rappelle que la question, c'est laquelle de ces erreurs CNews n'a pas commises ? Il y en a trois qui sont vraies. Il y en a une qui... Ah, c'est dur.

19:13
Invité

Comment c'est une dinguerie d'hésiter sur ça. Prendre une vanne de Nicolas Canteloup pour une citation de Manuel Valls, ça, je n'en ai jamais entendu parler. Tout le reste, tout ça me parle. Ah, quoi que la baie... En fait, numéro deux, c'est haut quand même. Il y avait des sondages, mais il n'y avait pas de sondages qui le mettaient au deuxième tour. Il y avait des sondages qui le mettaient devant Marine Le Pen, mais pas au deuxième tour.

19:35
Présentateur

Il y avait du 20-22% en juillet 2021. Ah ouais ?

19:39
Invité

C'était très très haut. 20-22 ?

19:42
Présentateur

Ouais, c'est ça. 20-22. Dans les premiers sondages au moment de la sortie de son bouquin, quand il a commencé sa campagne, il cartonnait. C'était très impressionnant.

19:48
Invité

Mais je pense que la subtilité, elle est là. Je pense qu'il a été annoncé comme étant un troisième homme, mais pas comme un deuxième, carrément. Moi aussi, je me suis dit ça.

19:57
Locuteur

Après,

19:57
Invité

en fait, le what the fact de Nicolas Canteloup, je n'ai pas la règle. Pour moi, c'est probable de dingue. J'espère qu'on va voir après Nicolas Canteloup. Moi, j'adore ses imitations. Je ne sais pas comment il fait Emmanuel Valls. Puis en plus, avec l'IA maintenant. Vous avez vu ? C'est peut-être lui qui manque sur France Inter, finalement. C'est angoissant. Oh là là ! Il fait son truc de deepfake, là. C'est tellement mal foutu. Vous avez déjà regardé ça ? Malheureusement. Je ne regarde pas ça et je n'ai pas envie de voir. Je vous avoue. Je tombais dessus parce que c'était avant Koh Lanta. C'est pour ça. J'aime bien, non, mais il justifie. Alors, vos réponses. Je vais dire la B, moi.

20:32
Présentateur

Moi aussi, je dis B. Eric Zemmour, numéro 2, désintention de vote. Pour Lorraine aussi, Malek Lorraine ?

20:37
Invité

Moi, je vais mettre la C, voilà, pour Canteloup.

20:40
Présentateur

Et moi, je dirais la C.

20:42
Invité

Et toi, tu dirais la D ?

20:43
Présentateur

Ouais,

20:43
Invité

je...

20:44
Présentateur

D'accord.

20:45
Invité

Le plateau est divisé.

20:46
Présentateur

Le chat a voté réponse C. Le chat a voté Nicolas Canteloup aussi. Citation de Nicolas Canteloup à la place de Manuel Valls. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la réponse D. Bravo, Sacha. Wow ! Let's go. Incroyable. Effectivement, la réponse D, ce n'était pas CNews, c'était Europe 1. Ah, pas de s'envers. Sur le plateau de Christine Kelly, ah non, non, c'est sur le plateau de Christine Kelly, le journaliste d'Europe 1, Dimitri Pavlenko, a affirmé que 82% des retraités français vivant en Algérie sont des fraudeurs. Mais c'était bien sur CNews, du coup. Bonne question. C'était bien sur CNews. Christine Kelly. Source, t'inquiète, frère. Feu de mouiller, finalement.

Deuxième question de Secouze à la con. Avec quelle personne Itélé a confondu Jean-François Copé dans son bandeau ? Réponse A. Thierry Marx. Réponse B. Kev Adams. Réponse C. Arlette Laguillet. C'est chaud. Ou réponse D. Roger, le père Noël de Montbéliard.

21:53
Invité

Il y a une REF là ou quoi ? Sur Roger, le père Noël de Montbéliard.

21:58
Présentateur

De quoi ?

21:58
Invité

Il y a une REF ?

21:59
Présentateur

Il n'y a pas une REF particulière. C'est qu'ils ont un jour interviewé un mec qui s'appelle Roger qui est père Noël à Montbéliard. Ils n'ont pas changé le synthé. Ils n'ont pas changé le synthé. C'est retrouvé sur Copé. C'est tout.

22:08
Invité

C'est le plus marrant. Le père Noël de Montbéliard.

22:11
Présentateur

Tu ne trouves pas que c'est plus marrant que Arlette Laguillet ?

22:14
Invité

Non. Père Noël à Montbéliard sur la tête de Copé. C'est très bien. Moi, j'aime bien. J'ai envie de voir ça. J'ai envie que Itélé ait fait ça. Le Kavadam, c'est les tentants aussi. C'est le plus marrant. C'est le plus marrant. C'est le plus marrant. C'est le plus marrant. C'est le plus marrant. C'est le plus marrant.

22:27
Locuteur

C'est le plus marrant. C'est le plus marrant. C'est le plus marrant.

22:28
Invité

Tu imagines ? Oh, wow. Ce serait incroyable. Moi, je dirais là, genre en mode, il était en plateau peut-être avant, ils se sont trompés. Je ne sais pas. Ouais, quoi qu'il, c'est une erreur de santé. Mais tu te dis, peut-être qu'il y avait un sujet culture. Non, désolé, j'allais dire que je serais Kavadams dans le même sujet. Désolé. Ouais, puis meilleur ouvrier de France, c'est précis parce que Thierry Marx, il est plein d'autres choses. On en avait parlé dans Rhinocéros. C'est un patron. Il est représentant du syndicat des patrons de restos. Juste, meilleur ouvrier de France, c'est bizarre. Ah, mais c'était il y a longtemps.

23:01
Présentateur

Il y a quelqu'un dans le chat qui dit que Copé a été confondu par son score à la primaire de l'UM.

23:05
Invité

C'est pas gentil.

23:06
Présentateur

C'est pas gentil.

23:07
Invité

Mais c'est drôle. Aïe, aïe, aïe, aïe. Attache le nom réglementaire. Ouais, bah Thierry Marx, maintenant, tiens, j'ai changé.

23:14
Présentateur

Donc toi, Usul, tu dis Thierry Marx, d'accord.

23:16
Invité

Ouais, j'aime pas Thierry Marx.

23:18
Présentateur

Les autres, qu'est-ce qu'on en pense ? Kavadams. Kavadams, réponse B pour Sacha et pour Malek. Lorraine ? Moi, je dis A. Toi, tu dis A. Ouais, je sens bien le truc. Thierry Marx. Ils se sont juste trompés parce qu'il était là avant. Les gars, vous abusez, non ? Et le chat, a voté, réponse D. Roger, monsieur le nom de Léa. La bonne réponse, on va l'avoir en image. Oui. Oui. On va l'avoir. On va l'avoir, c'est sûr. C'est sûr. Bah oui. Kavadams, Kavadams, mesdames et messieurs, bravo à Malek et à Sacha qui ont trouvé la bonne réponse.

23:56
Invité

Bien, Wesh. C'est l'Olympique de Marseille qui triomphe. Exactement. La Marseille Connection, ce soir.

24:05
Présentateur

Sachez que Itélé a également confondu Jean-François Copé avec Jean-Pierre Raffarin. Voilà, vous l'averez.

24:09
Invité

Pourquoi pas ?

24:13
Présentateur

On vous en donne une autre pour la route parce que c'est marrant. Jean-Claude Mailly, à l'époque secrétaire générale de Force Ouvrière.

24:18
Invité

Force Ouvrière.

24:20
Présentateur

Oh, bon.

24:21
Invité

Oh, bon. Voilà. Là, elle est forte quand même. Il y avait un problème. Il y avait un problème. Il est lourd, le dialogue social. Je pense que c'était la même personne qui faisait les trucs parce que franchement, je crois qu'elle a été créé.

24:32
Présentateur

Heureusement que Bolloré a racheté Itélé.

24:34
Invité

Ah, mais il y avait Léa Salamé là-bas à l'époque.

24:36
Présentateur

Je ne sais pas, il y avait Samuel Etienne aussi.

24:37
Invité

C'était elle qui faisait les bordeaux. Elle devait faire les santé aussi. Aparté, mais Raffarin, un jour, ma carte blanche, ce sera juste son extrait où il attrape une branche pour chanter que je t'aime de Johnny Elton. Ce sera ma carte blanche et vous ne direz rien. On ne dira rien.

24:53
Présentateur

Troisième question de ce quiz à la compare. Quelle association image-titre raté a été publiée par France Info TV ? C'est bien ça, France Info. Est-ce que c'est le titre Rossignol, leader mondial du ski, avec une photo de Laurence Rossignol ? Est-ce que c'est Jennifer en liquidation judiciaire avec une photo de la chanteuse Jennifer ? C'est drôle ça. Est-ce que c'est Michel Sapin supprimé l'ENA n'a aucun sens avec une photo de sapin du marché de Noël de Strasbourg ? Ou est-ce que c'est le titre Renaud recrute 1000 CDI avec une photo du chanteur Renaud ? Ça, c'est Nadine Morano.

25:35
Invité

Nadine Morano s'était plantée aussi. C'est vrai que c'est compliqué. Renaud, Renaud.

25:39
Présentateur

On parle du service public. Le service public, c'est nous faire marrer de temps en temps.

25:47
Invité

Et c'est France Info TV. France Info TV, c'est grave. Parce que France Info Radio, ça l'est moins. France Info Radio, j'étais étonné de leur score d'audience. Ils font des bons chiffres, France Info Radio. L'interview du matin n'est pas dégueu. Le matin, maintenant, ils ont pris Camille Vigogne et Paul Larouturou. J'aime bien Camille Vigogne. Le faiseur d'audience, quoi. Alors qu'à la télé, ils sont loin derrière les trois autres chaînes Info. C'est 1%. Ça ne marche pas. Ça ne prend pas. C'était un projet de Delphine Erdott. Peux-nous dire ce que tu penses des informés, s'il te plaît. Oui, j'aime bien les informés.

Je me suis dit en regardant les audiences de France Info, pourquoi les gens écoutent ça ? Je me suis dit c'est vrai que moi j'écoute ça tout le temps. On écoute ça parce qu'on veut l'info tout de suite maintenant.

26:38
Présentateur

Oui, on veut l'info. On regarde les interviews politiques, évidemment. Réponse D pour moi. Réponse D, Renaud recrute 1000 CDI avec une photo du chanteur Renaud. Les autres ? Je vais mettre Laurence Rossignol. Rossignol, leader mondial du ski. Moi, je mets D. Ok, réponse A pour Usul. Réponse D aussi, Renaud pour Lorraine.

26:58
Invité

Et moi, j'ai envie qu'on ait une pensée pour Michel Sapin.

27:02
Présentateur

C'est vrai qu'on pense pas assez à lui. Il devient quoi, Michel Sapin ? C'est notre futur invité politique. Non, c'est pas vrai.

27:08
Invité

Ça aurait été dingue.

27:09
Présentateur

Est-ce qu'on a envie de penser à Michel Sapin ? Mais où est-ce qu'ils nous l'ont mis ?

27:12
Invité

Dans ce contexte-là, oui. Où est-ce qu'il est ? Non. Honnêtement, je ne sais pas. Je crois qu'il est avocat, Michel Sapin ? Je crois. Je crois peut-être que je dis des bêtises. Il n'est pas dans une organisation internationale. Normalement, quand ils ont été ministres, ils te les recassent dans haut-commissaire de mes couilles, je ne sais pas où. Oui, je te confirme. Il est haut-commissaire de quoi ? Non, avocat. Avocat, d'accord, ok.

27:31
Présentateur

Ok, si vous êtes en garde à vue, vous savez qui appeler.

27:35
Invité

Moi, je trouve ça suspect, les avocats, les politiques qui ont un carnet d'adresse et après, ils deviennent avocats. Regardez, Dati, après, est-ce qu'il n'y aurait pas eu de l'argent de Carlos Ghosn ? Vraiment...

27:45
Présentateur

T'as vu l'argent de Nicolas Sarkozy ? Et l'argent de Nicolas Sarkozy ! La quantité de fric qui se fait comme avocat !

27:50
Invité

C'est bizarre, avocat, quand même ! Parce que vous savez que les politiques ont le droit de devenir avocat quand ils ont été députés ou je ne sais pas quoi. Il y a eu une époque

27:57
Présentateur

où il y avait des passerelles, je ne sais pas si ça existe encore, mais il y a eu une époque où il y avait des passerelles, effectivement, qui facilitaient le fait de devenir avocat. Bref, vous avez tous donné vos réponses. Le chat a voté quoi ? Je n'ai pas vu. Merde ! Quelqu'un dans le chat peut me dire ce que vous avez voté ? Je vous fais confiance. Travail d'équipe. Ouais, ouais, on est ensemble, on est ensemble. B, réponse B. Ah, OK, OK. Réponse B, Jennifer. OK, la bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était Renaud.

28:24
Invité

Ah ! Pour que vous avez une bonne réponse ?

28:26
Présentateur

C'est moi. Ah ouais. Incroyable.

28:30
Invité

C'est très bien. Le pauvre, il n'a rien demandé. Il était encore en forme à ce moment-là. Ouais, c'est ça. Il part en concert, là. Vous ne le saviez pas ? Sérieux ? Il faut que je vous le dis. Il ne faut pas, surtout. Premier sur l'info, Isul. Avec la fameuse chanson « À m'asseoir dans une voiture cinq minutes avec toi ».

28:48
Présentateur

Quatrième.

28:50
Invité

Désolé. En vrai, en vrai. T'as de la culture,

28:52
Présentateur

qu'est-ce que je te dise ? Quatrième question de ce quiz à la con. Dans les infographies, on retrouve souvent des camemberts qui sont à la fois des diagrammes ronds, mais également des fromages. D'où vient ce camembert que vous voyez à l'image ?

29:05
Invité

On ne le voit pas, les mots.

29:06
Présentateur

Il va arriver, il va arriver. Voilà. Ah !

29:09
Invité

Oh, incroyable.

29:10
Présentateur

Camembert président, ouais. D'où vient ce camembert ? Du musée Jacques Chirac. Est-ce qu'il vient de l'exposition Président, Président qui a eu lieu à Camembert en Normandie ? Wow. Est-ce qu'il vient du musée Jacques Chirac en Corrèze dont on vous a déjà largement parlé dans le quiz à la con ? Est-ce qu'il vient de la collection France Terre de Fromage à Coulomiers en Seine-et-Marne ?

29:32
Invité

C'est vrai que c'est une terre de fromage, oui.

29:34
Présentateur

Ou est-ce qu'il vient de la galerie d'un plasticien local à Roquefort-sur-Soulzon en Aveyron ?

29:40
Invité

Ça donne pas envie de faire une déloc, ça, quand même. Ah, si. En Normandie, s'il vous plaît. Franchement. En Normandie, à Roquefort. Exposition président, président. Si on peut en refaire une exceptionnelle pour Baxit, franchement. Bah, moi, je vais dire la réponse Camembert de la... T'as dit quoi, c'était quoi ? Exposition président, président. Ouais, voilà, c'est ça. À Camembert en Normandie. Bah oui, parce qu'il y a des trucs marqués en bas, là. Et alors ? Il y a des trucs marqués maisons du Camembert, la ferme Camembert, Camembert dans l'Orne. C'est marqué Camembert partout, donc je me dis, c'est... Et puis même en haut. Été 2002.

Donc Camembert dans l'Orne, c'est la vraie ville, du vrai Camembert. Voilà, petite... Je savais même pas. Non, je sais. Ouais, moi aussi, on l'apprend tous les jours.

30:23
Présentateur

Je croyais que c'était une marque, Camembert. Ah non ? Non, je déconne, je déconne. C'est du fromage de brebis, le Camembert, on est d'accord ? Voilà, non, mais ouais. Pas de cru. Musée Jacques Chirac pour moi. Toi, tu dis Musée Jacques Chirac ? La Corrèze, la vraie. Musée Jacques Chirac, réponse B, ok. Lorraine aussi ?

30:43
Invité

Ouais, parce qu'en fait, je me disais, si l'exposition Président-président, ça veut dire, il y en aurait eu d'autres comme ça, avec tous les autres présidents, au moins de la cinquième. Chelou, cringe, donc B. Ok, d'accord. T'es peut-être en train de me tenter pour la A, finalement. Ah, merde ! Voilà, la B, la B, la B. Sacha, t'en penses quoi ? Moi, la A. Ah, voilà, il y a un plateau irréconciliable ce soir. La réponse A et la réponse B. J'ai dit que moi, c'est du bon. Non. Non, t'as dit A et Jules.

31:11
Présentateur

Eh ben, le chat est giga divisé entre la A et la B. Genre, vraiment, c'est turbo divisé. La B ?

31:17
Invité

Ah, là, il y a le B qui apparaît.

31:18
Présentateur

C'est la B qui gagne d'une courte tête, d'une très courte tête. Eh bien, la bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la réponse A. Ah, voilà. Bravo à ceux qui l'ont trouvée. Le 12 juillet 2002, une exposition intitulée Président, Président présentait de nombreux portraits de chefs d'État prenant ses quartiers dans la célèbre cité du fromage normand. L'Élysée assurait naître pour rien dans ce choix.

31:44
Invité

Allô, allô.

31:49
Présentateur

Pour une fois qu'il y a une réponse de ce quiz à la con qui fait sens. On t'entend, on t'entend. Pardon, pardon. Non, non, il fallait quand même que j'annonce la victoire de Sacha, mesdames et messieurs.

32:02
Invité

Je ne reviendrai que pour les quiz à la con.

32:04
Présentateur

Eh ben, tu reviendras quand tu veux jouer aux quiz à la con avec nous, ma chère Sacha. Point d'exclamation newsletter dans le chat pour vous abonner à siège arrière que Sacha nous concocte avec amour.

32:12
Invité

Tout à fait. C'est le moment où je dois partir. C'est le moment où tu casses. Merci beaucoup, Sacha. C'était trop cool. Mais pour le musée Jacques Chirac, le musée Jacques Chirac, on sait si on a retrouvé les bijoux de Bernadette ou pas du tout. On n'a pas la réponse à la question. Il n'y a pas de suite

32:27
Présentateur

à ce truc-là ? Non, il n'y a pas de suite à ce truc-là. C'est extrêmement triste. Mesdames et messieurs, je vous propose qu'on enchaîne et qu'on attaque les sujets de la semaine. C'est parti pour les sujets de la semaine. Alors, le budget. Parlons du budget. Les députés ont voté hier la suspension ou le décalage de la réforme des retraites intégrée dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Le PS crie à la victoire. Les insoumis crient à l'arnaque. Qui a raison ? Qui a tort ?

33:02
Invité

Ce nom doit décider.

33:04
Présentateur

Non, j'en sais rien. Vous en pensez quoi de cette séquence autour de la décalage ?

33:07
Invité

Ce matin, j'ai écouté Patrick Cohen sur France Inter. Et lui, il disait... Ah oui, vote historique. Oui, oui. Lui, il disait que le PS, c'était vachement une belle victoire quand même pour le PS. Mais que quand même, ça serait bien de faire quand même une réforme des retraites. Voilà. D'accord. Merci Patrick. Voilà. Non, mais... Et il disait que les macronistes avaient l'air tristes. Que c'est une défaite pour les macronistes. Voilà.

33:33
Présentateur

C'est leur réforme. Alors, les macronistes se sont abstenus, en l'occurrence. Ils se sont vexés. Les insoumis ont voté contre. En plus, il y a eu un espèce de...

33:41
Invité

Je voulais bien le camembert.

33:44
Présentateur

Depuis le début de l'examen de ce budget, c'est un peu la foire à l'alliance chelou sur les votes parce que là, on avait LFI et les Républicains qui votaient de la même manière et le PS et le RN qui votaient de la même manière. C'était complètement illisible et c'est encore re-illisible deux amendements plus tard où il y a encore des changements d'alliances, etc. C'est très, très bizarre ce qui est en train de se passer.

34:01
Invité

On va... Enfin, on est en plein dedans. Moi, depuis que j'ai... Ça fait maintenant 15 ans que je milite. On m'a toujours expliqué que même à l'échelon municipal, le budget, c'est un peu le vote qui clarifie les majorités, les oppositions. Je pense que le Parti Socialiste est en train d'avancer vers une certaine affirmation dans son chemin qu'elle veut tracer, dans le chemin que veut tracer le PS. En fait, tout est sujet à interprétation, là. Ouais, grave. Eux, ils sont persuadés d'avoir obtenu une grande victoire parce qu'il y a une suspension. Je ne sais toujours pas ce que ça veut dire suspension ni décalage. On va toujours raconter les différences entre les deux.

Eux-mêmes, ils ne savent pas. Chez moi, il y a abrogation ou pas, en fait. Donc, voilà. Non, là, le vrai sujet, c'est surtout est-ce qu'on a un budget à la fin, quoi. Oui, c'est le vrai sujet parce que, finalement, la réforme des retraites qui est devenue un totem où, du coup, les socialistes se sont dit il faut absolument qu'on ait ça. Comme ça, ça montrera qu'on est encore de gauche si on obtient la suspension. Ils en ont fait un marqueur et un challenge, un petit challenge qu'ils se sont donné. Voilà. Mais si pour ça, il faut voter tout le reste des saloperies...

35:10
Présentateur

Alors, ce qui est prévu de ce que j'ai compris, c'est que les socialistes, à la fin, s'il y a un vote qui n'est vraiment pas sûr, ils s'abstiennent de voter le budget. Donc, ils passent grâce à leur abstention. C'est même pas sûr. Moi, je pense que le budget ne passe pas. Vraiment, je pense que si l'Assemblée nationale va jusqu'à un vote... Tout ça pour ça, quoi. Tout ça pour ça et on repart à la case départ et voilà. Donc, c'est pour ça qu'il y aura des ordonnances

35:30
Invité

à mon avis. Il y a trois conditions qui font qu'on se pose la question de parce qu'on a un budget à la fin de l'année. Il y a un, le fait qu'il n'y ait pas de majeu au clair. Deux, le fait que le cornu ait renoncé au 49 aligné à 3. On le remercie. Et le troisième truc, c'est le budget... Pardon, le calendrier est quand même super serré parce que le budget a été présenté très tardivement.

35:52
Présentateur

Oui, il y a eu 20 jours de retard déjà qui a été pris dans la vue au tout début de l'examen. Hier soir, les députés n'ont pas terminé l'examen du PLFSS dans les temps impartis. Le texte va être transmis au Sénat avec un élément un peu particulier. C'est que comme le gouvernement l'a promis, les amendements votés en commission à l'Assemblée nationale vont être intégrés dans la copie qui va arriver au Sénat. C'est gentil, merci Sébastien Lecornu. Ça ne change pas grand-chose. Parce qu'au bout du bout, le Sénat va quand même pouvoir faire son travail de Sénat. Et en l'occurrence, Gérard Larcher a prévenu qu'ils ont bien l'intention de ratiboiser toute la folie fiscale, je cite, des députés.

Ça ne change pas grand-chose au final non plus puisque l'Assemblée nationale aura le dernier mot si d'aventure on lui donne le dernier mot. Mais moi, je pense qu'on va finir dans des ordonnances cheloues avec un budget qui ne convient à personne et la clarification dont tu parles sur le vote du budget aura lieu sur un vote de censure.

36:39
Invité

Moi, c'est ce que je pense. Je suis d'accord avec toi. Ce qui est très clair, c'est que, et les socialistes le disent, la suspension, je ne sais pas quoi, en gros, on en reparlera en 2027. Tout le monde a dit, en fait, fin de la crise. On arrête la crise. On ne joue plus avec ça. On réglera ça à la présidentielle la prochaine fois. Et en attendant, on continue la violence sociale avec une force même redoublée. Je ne sais pas si vous avez entendu sur France Inter, l'interview de Jean-Pierre Farandou, l'ancien de la SNCF. Qui est ministre. Oui, qui est maintenant ministre de quoi ? Du travail ? Je ne sais plus. Qui nous a promis.

Et qui nous a dit, c'est rarement dit aussi clairement, mais sur ce fameux truc de la prime de Noël pour les bénéficiaires du RSA, où il a dit, maintenant, il n'y aura plus de prime de Noël pour ceux qui n'ont pas d'enfants. D'accord, ok. Mais 150 balles en moins pour des gens qui touchent 600 et quelques. Et derrière, il a argumenté en disant, ah oui, on a été trop généreux. On est trop généreux. Donc là, il va falloir vous habituer à ce qu'on soit moins généreux. Donc c'est en effet un budget austéritaire. Ça va être un budget austéritaire, que ce soit celui-là ou le prochain. Parce que, de toute façon, les socialistes ont décidé qu'on ne fait pas tomber le gouvernement, on verra en 2027.

Évidemment,

37:49
Présentateur

ils ne sont pas prêts, eux. Sur la question de la réforme des retraites, en l'occurrence, c'était effectivement le pari qui a été tenu par Sébastien Lecornu. C'est de dire, on décale la réforme des retraites jusqu'au 1er janvier 2028 de manière à ce que l'élection présidentielle soit l'occasion d'un débat et d'une clarification par le vote des Français et charge au futur président de la République de faire sa propre réforme des retraites. 60 ans, 67 ans, on se débrouille, on verra bien.

Ça aussi, je trouve que c'est intéressant parce que ce n'est pas un cadeau qui est fait aux Français de dire, vous pourrez décider à l'occasion de la présidentielle par définition, une présidentielle, c'est l'occasion d'un choix, une définition. Donc en fait, que tu la maintiennes, que tu l'abroges, même si on avait abrogé la réforme des retraites là, en 2027, un futur président de la République pourrait remettre en place une nouvelle réforme des retraites. J'ai vu que Gabriel Attal avait beaucoup d'idées. Des belles idées, non, mais des idées.

38:38
Invité

François Langlais les trouvent très bien, ces idées. Ben voilà. Vous avez la grille de lecture. Mais moi, je trouve que c'est déjà une clarification en réalité. Enfin, je trouve que le fait que l'EPS et l'ERN votent cette suspension, enfin bref, ce truc chelou là, c'est déjà une clarification dans le sens où ça montre en fait qu'ils font un pas vers le gouvernement pour essayer plus ou moins de négocier avec eux pour, en tout cas, à mon sens, le sauver. Pour moi, c'est ça la clarification. Et ceux et celles qui n'ont pas voté, pour moi, c'est clairement, de toute façon, nous, on censure, on ne dit pas avec vous et basta en fait. Pour moi, il y a déjà une forme de clarification.

39:20
Présentateur

Est-ce qu'il y a la géométrie variable ? Parce que par exemple, sur la taxe Zuckman-Light, toute la gauche l'avait votée, y compris la France Insoumise, malgré tout le mal qu'ils en disaient. Quand il s'agit de gagner des petits combats, parfois, toutes les voix de la gauche sont là. Pas toujours. Ça aussi, c'est difficilement lisible.

39:37
Invité

Le PS et l'RN, c'est quand même deux groupes qui essayent de se montrer en fait comme...

39:44
Présentateur

Responsables.

39:45
Invité

Ouais, responsables, comme des gens qui négocient, qui ne sont pas radicaux, etc. Quand bien même l'RN et l'extrême droite, ils essayent de se montrer de plus en plus proches du centre. Donc, moi, c'est ça que je vois en tout cas dans ce vote

40:02
Présentateur

pour la substitution. Moi, je suis d'accord avec toi. Je m'interroge, mais je me suis déjà interrogé à vive voix sur le plateau de Baxit, sur la stratégie des socialistes. Qu'est-ce qu'ils essayent de gagner à jouer à ce jeu-là ? Est-ce que vraiment leur électorat leur demande ça ?

40:15
Invité

On l'a demandé à Arthur Delaporte. Je ne suis même pas sûre qu'il était sûr. Ne me rappelez pas cette émission, s'il vous plaît. Ils veulent repousser la crise. Ils veulent leur petite municipale. Comme ça, pendant les municipales, ils vont pouvoir voir la bagarre avec le reste de la gauche fort des quelques succès qu'ils auront pu éventuellement avoir aux municipales. Et ils pensent comme ça. Eux, ils pensent à la prochaine présidentielle, mais ils ne veulent rien précipiter parce qu'ils ne sont pas prêts.

40:41
Présentateur

Il y a quelqu'un qui dit dans le chat que le PS essaye de récupérer les déçus du macronisme. Je pense. Je pense à des déçus de raccrocher. Parce qu'en fait, d'ailleurs, c'est Cécile Duflo qui l'explique assez bien dans son livre. On en parlera avec elle tout à l'heure. En 2017, il y a eu un schisme des électeurs socialistes. Toute une partie qui est partie chez les macronistes. Toute une partie qui est partie chez Jean-Luc Mélenchon.

Et donc, en gros, ce qu'essaye de faire le Parti socialiste aujourd'hui, je crois qu'ils ont fait une croix sur l'électorat mélenchoniste et qu'ils essayent de ramener au bercail des électeurs qui ont un peu le cœur à gauche mais qui ont besoin de responsabilité, etc. Donc, qui seraient séduits par un PS qui négocie et qui trouve des compromis. Ça me... Enfin, je ne sais pas. Ça me paraît sorcier comme une espèce d'incantation d'un électorat qui reviendrait. Je ne sais pas.

41:24
Invité

Après, j'ai envie de dire, je pense qu'ils croient ce qui les arrange, en fait. Ils ne vont pas se dire non, mais de toute façon, nous, on a un électorat, il est mort, on arrête, on dissout le PS et ciao. Non, ils vont toujours essayer de survivre. Après, est-ce qu'ils sont des loulous ? Des loulous ? Je ne sais pas. Des loulous. Non, c'est les petites figurines, là. Le sourire. C'est les laboubous. Je traîne trop sur TikTok, mais en gros, est-ce qu'ils sont des légionnoles ? Est-ce qu'ils sont dans le déni ? Ça, je ne sais pas. Mais pour moi, c'est juste qu'ils jouent deux. Mais si on a encore des choses à dire, on peut encore revenir sur le devant de la scène.

Et donc, quitte à s'inventer un électorat qui, pour moi, n'existe plus trop, en tout cas, qui ne leur permettra certainement pas d'aller au second tour, je pense que c'est ça que le PS joue en ce moment. En plus de ça, je suis désolé, mais le Parti Socialiste qui parle de victoire, désolé, on s'est posé à la question en ouverture de séquence,

42:18
Présentateur

je réfléchis, je ne vois toujours pas où est-ce qu'ils sont les victoires. À la suspension de la réforme des retraites, les centaines de milliers de personnes qui seront plus concernées par le sujet.

42:25
Invité

Le décalage slash 163 ans et quelques mois pour certains. 62 et 9 mois. Surtout, c'est à côté des enjeux de l'époque, du pays et de ce qu'attendent aujourd'hui les travailleurs et les travailleuses en termes de justice fiscale, c'est là-dessus qu'il faut aller. C'est vrai que la bataille des retraites c'était une bataille où on s'est fait rouler dessus assez salement, c'est vrai. On reprendra ça à la prochaine présidentielle mais là l'urgence c'est qu'il faut préserver les gens qui bénéficient de la sécu pour les ALD, etc. Il faut préserver, il faut, voilà, il y a une urgence sociale, il y a une urgence du logement, il y a une urgence de la santé, c'est ça les urgences.

Dire, oh on a obtenu le déreport de machin, c'est nul à chier, les gens voient, je crois que c'est assez déconnecté, y compris d'où on en est là à gauche et des aspirations populaires. Mais moi si je me mets à l'avocat du diable pour le coup, pour moi en fait ils se disent, le diable étant le PS ? Dans mon histoire en tout cas. Contextuellement. Contextuellement. En fait je pense qu'ils se sont dit la réforme des retraites, les gens ont été dans la rue, se sont mobilisés, etc. Donc c'est un truc qui est impopulaire. Donc pour montrer que nous on est populaires qu'on écoute le peuple, on va se battre sur les retraites.

Mais en fait les gens qui sont allés dans la rue, je suis allé dans la rue, on a demandé l'abrogation, on n'a pas demandé une suspension et peut-être que des broutilles, on a demandé abrogation, point en fait. Donc pour moi, encore une fois, c'est qu'ils sont un peu déconnectés encore.

43:54
Présentateur

Il y a quelqu'un dans le chat qui disait, il ne faut pas oublier la CFDT qui a joué un rôle là-dedans. Effectivement, c'est vrai que le PS a toujours été très proche du syndicat réformiste, premier syndicat de France. Donc effectivement, il y a quelque chose qui se joue, mais c'est toujours pareil. Si tu passes des deals avec la direction du syndicat, est-ce que tu es en train de passer des deals avec l'ensemble de leurs adhérents ? On voit bien que la base ne suit pas toujours et que comme le dit Usul, je suis assez d'accord avec lui, on est peut-être à contre-tempo là en fait du côté du PS vis-à-vis de ce qu'attendent les gens.

44:18
Invité

Et comme c'est la question qu'on avait posée il y a un mois à Arthur Delaporte, comme c'est peut-être le sujet aussi de la base du Parti Socialiste. Moi depuis un mois, avec toutes les campagnes que j'accompagne sur les municipales, je les croise les militants socialistes sur le terrain. Ils avaient retrouvé cette petite fierté de dire qu'ils étaient

44:36
Présentateur

socialistes en 2022. Là c'est compliqué. C'est intéressant ce que tu dis parce que moi je suis curieux de savoir ce que pensent les militants socialistes qui ont voté Olivier Faure au Congrès de ce qui est en train de faire Olivier Faure. Parce que ce n'était pas ça la ligne.

44:48
Invité

On est d'accord et c'est ce que j'avais demandé à Arthur Delaporte qui nous avait dit mais si, mais non, mais regardez nous on n'a pas écrit ça. Bon voilà, bref. Puis il y avait des lignes rouges à chaque fois et à chaque fois ils ont reculé les lignes rouges. La seule victoire du parti socialiste c'est que maintenant ils font des... Alors vous savez il y a les fameux petits déjeuners de la majorité. C'est historique, c'est traditionnel, par exemple c'est la tradition. Le Premier ministre reçoit les acteurs de la majorité, les leaders de la majorité au petit déjeuner du mardi matin. Pour l'instant les socialistes ne font que des déjeuners avec Sébastien Lecornu.

Ils se rapprochent tout doucement du petit déjeuner. Du petit déjeuner. Ils vont finir par y arriver.

45:22
Présentateur

Franchement, si le plus... Moi je ne crois pas que le PS va rejoindre les macronistes dans une majorité dans une coalition. Je pense qu'ils ne vont pas rejoindre le gouvernement. Je pense qu'ils vont rester sur cette espèce de ligne de crête un peu absurde et difficilement lisible d'abstention, vote, coalition, compromis.

45:36
Invité

Mais on se rapproche quand même tout doucement du soutien sans participation. Ouais, t'as raison. Je crois qu'ils ont perdu pied parce que ça faisait tellement longtemps qu'on ne leur donnait plus l'heure. Et d'un coup on attend des trucs du PS. Les journalistes les appellent. Ils ont l'air d'être importants et tout. Et je crois qu'ils ont bien aimé ce petit moment de jeu où ils avaient l'impression de faire plier le corps nu. Je crois qu'ils se sont vraiment pris au... Et encore une fois de manière complètement... Enfin c'est assez ridicule surtout vu le résultat obtenu.

Mais en trahissant sans doute ce en quoi les gens avaient cru quand ils avaient voté peut-être pour leur socialiste local pour le NFP.

46:15
Présentateur

Mais en fait je me demande aussi si les personnes qui sont déçues par le PS ne sont pas des gens qui de toutes les manières ne votent pas PS.

46:22
Invité

Là je parle de leurs électeurs. Je parle de ceux qui ont voté pour... Des électeurs socialistes. D'accord. Ceux qui ont voté pour... Non mais pour le NFP qui avait chez eux et c'était un socialiste. Ah ouais parce que j'allais dire est-ce que tu parles des 1% ? Est-ce que tu parlais... Non non je parle des dernières législatives quoi.

46:35
Présentateur

Ah ok. En tout cas ça promet parce que clairement ce débat budgétaire aura laissé des traces dans la gauche. Les relations entre les insoumis et les socialistes on l'a vu dans l'hémicycle les prises de bec les grandes gueulantes de Jérôme Gage et de Sébastien Clouet etc. Nadrien Clouet pardon. Ça laissera des traces. Après moi j'ai le souvenir sur ce plateau d'avoir dit attention ça va laisser des traces et finalement ils se sont alliés deux mois plus tard. Non voilà. C'est-à-dire que je ne veux pas dire pour demain pour après-demain ce qui se passera.

Je pense qu'une union de la gauche est toujours possible à des élections législatives compte tenu du contexte compte tenu de la menace de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite je pense que c'est toujours possible mais en tout cas la ligne politique elle est confuse elle est difficilement lisible tant on a deux gauches je n'utiliserai jamais le mot irréconciliable mais on a deux gauches qui ont des stratégies radicalement différentes.

47:24
Invité

Je pense que c'est évidemment l'arrivée des municipales et des présidentielles qui énervent tout le monde ça fout tout le monde dans une situation où on veut prouver des trucs machin mais je pense que là en effet il fallait faire tomber ce gouvernement et qu'on repasse à une campagne politique avec des élections parce que c'est inextricable ce bordel cette Assemblée et en plus ce gouvernement pas légitime c'est une situation qui est nulle à chier il nous la reconduise enfin voilà il faut faire tomber ce gouvernement à un moment ou Macron directement moi j'étais pour aussi Macron on fait tout tomber Jean quand tu parles de ces deux gauches qui vont peut-être se réunir dans une alliance dans le cadre de législatives ça peut arriver beaucoup plutôt qu'on ne le croit je rappelle que le cornu quand il finalement il refuse d'être premier ministre mais finalement après il accepte parce qu'il y a eu des consultations sur les consultations encore une fois il dit ma mission la mission de mon gouvernement est de donner un budget à la France au 31 décembre c'est ce qu'il dit oui c'est vrai t'as raison t'as raison si cet engagement n'est pas tenu il ressorte que la motion de censure soit adoptée ou pas déjà est-ce qu'il démissionne si la motion de censure n'est pas adoptée ça c'est un sujet est-ce qu'il fait preuve de responsabilité à un moment à sa responsabilité jusqu'au bout les gars c'est obligatoire ou alors est-ce qu'il tombe avec une motion de censure mais pour moi on en a peut-être pas fini

48:42
Présentateur

avec toutes ces histoires je suis d'accord avec toi c'est-à-dire qu'il faut pas exclure la possibilité qu'on ait une censure avant Noël et des élections législatives fin janvier exactement oh putain abonnez-vous

48:53
Invité

avec je pense un décalage des municipales parce que les préfectures ne pourront jamais tenir le calendrier des discutants si ça se fait pas maintenant ça se fait jamais avant 2027 je suis assez d'accord on va se retrouver avec un genre de le cornu si c'est pas un le cornu ce sera un autre truc qui ressemble avec toujours des macronistes et des LR et des je sais pas quoi ouais bon oh là là fatigué non ça va être compliqué ce qui était bien c'est quand il démissionnait tout le temps le cornu ça c'était marrant ça j'ai bien aimé ça

49:23
Présentateur

ça faisait des news des notifications push ça j'aimais bien c'était marrant

49:26
Invité

non mais les notifs push elles étaient trop marrant il y avait annonce du gouvernement le soir j'étais là oh là là oh il se tire déjà dans les pattes le soir même et le lendemain pouf oh il est déjà plus là c'était intense c'était bien il se passait des choses on se disait il peut se passer quelque chose il pourrait se passer pareil à gauche il pourrait se passer pareil à gauche de quoi si le NFP était arrivé et nous on n'a pas le droit d'aller au gouvernement t'as pas compris c'est interdit la gauche c'est interdit on est pris

49:55
Présentateur

mais j'ai aucun doute que la gauche arrivera largement en tête de futures élections législatives évidemment c'est pas sûr c'est vraiment pas sûr la gauche unie peut-être ouais ouais le NNFP écoutez j'en sais rien je suis totalement dubitatif on continuera à suivre évidemment ces aventures continuer à soutenir Baxit parce qu'on n'a pas fini d'en parler de le corps nu autre sujet qu'on voulait aborder ensemble dans cette actualité il y a 10 ans jour pour jour plusieurs commandos de terroristes islamistes frappaient en plein coeur de Paris et à Saint-Denis le stade de France les terrasses de plusieurs cafés les restaurants du 10e et du 11e arrondissement tout près d'ici d'ailleurs du studio au Bataclan bilan 132 morts 350 blessés les attentats les plus meurtriers depuis la seconde guerre mondiale aujourd'hui c'était hommage aux victimes à Saint-Denis et à Paris avec le président de la république journée aussi de mobilisation dans les rédactions il y a eu beaucoup d'articles beaucoup de documentaires qui ont été proposés aussi ces derniers temps quelles sont les traces que ces attentats ont laissées dans la société française

51:05
Invité

on va direct dans le dur je ne sais pas ce que tu en penses

51:08
Présentateur

ou si tu voulais dire autre chose avant

51:09
Invité

moi aussi j'ai écouté plein de choses j'ai lu plein de choses la production éditoriale était quand même conséquente il y avait plein de choses assez intéressantes notamment un long article du Monde hier sur les causes parce que moi je me suis dit c'est vrai que c'est important de commémorer etc moi je ne suis pas parisien je ne connaissais personne à ce moment-là mais je sais qu'à Paris tout le monde connaît quelqu'un que ça a marqué la ville hier j'en parlais avec une copine qui est parisienne elle m'a raconté sa soirée du 13 je sais à quel point c'était un moment particulièrement saisissant pour les parisiens et donc le temps de commémoration c'est bien maintenant il faut politiser aussi la question comment on la politise en regardant en effet quelles ont été les conséquences depuis et finalement un attentat c'est un c'est un stress test pour une société et c'est fait pour c'est exactement fait pour c'était pensé comme ça tu voilà tu regardes comment après la société a réagi après l'avoir soumis c'est le principe du terrorisme tu infliges un gros choc et comment la société réagit est-ce qu'on a bien réagi ou pas réagi il y a plusieurs choses le procès des attentats du 13 novembre par exemple c'est assez intéressant là il y a un bouquin qui vient de sortir sur le procès merde j'ai plus le nom j'ai plus le nom je l'ai pas il était chez Erner il y avait une chercheuse qui était chez Erner ce matin et il y a un entretien avec Mathieu Suc dans Mediapart que je vous conseille de lire qui racontait qui racontait le procès aussi et faire le bilan aussi du procès à l'époque on s'honorait aussi de dire à l'époque du procès on s'honorait de dire voyez c'est ça aussi une démocratie nous on les a pas pendus en place publique on fait un procès parce qu'une société démocratique c'est ça on essaie de comprendre ce qui s'est passé et les chercheurs qui ont bossé sur le procès disent est-ce qu'on a vraiment essayé de comprendre ce qui s'est passé ou est-ce que le procès n'avait pas aussi une autre fonction et ces chercheurs insistent sur le fait qu'on a quand même beaucoup mis sur le dos de la radicalisation islamique tout le problème sans parfois voir les choses plus politiques qu'il y avait là-dedans c'est la thèse il y a deux thèses il y a la radicalisation de l'islam ou est-ce qu'il y a eu une islamisation de la radicalité c'est Olivier Roy qui parle de ça est-ce qu'il y a eu dans les mouvements de résistance un petit peu partout à l'ordre américano européen impérialiste je sais pas quoi des poches de résistance qui ont utilisé l'islam pour résister à l'impérialisme occidental donc ça c'est la thèse plutôt de la de la radicalisation de l'islamisation de la radicalité voilà de l'islamisation des radicalités là où en France la thèse dominante qui était portée par Gilles Kepel essentiellement dont le nom a été beaucoup cité au procès c'est plutôt de dire non l'islam est en train de se radicaliser c'est l'islam il y a un truc avec l'islam et ça a été plutôt cette thèse là qui a été beaucoup plus relayée au point de parler d'un djihadisme d'atmosphère qui était une explication de Gilles Kepel lui-même et qui a été elle aussi citée au procès et les chercheurs qui ont travaillé du coup sur ce procès disent parfois ça n'aide pas forcément à comprendre et donc l'article du monde d'hier qui était vachement bien sur les causes du 13 novembre était vraiment passionnant parce que pourquoi pourquoi la France à ce moment là pourquoi la France est visée c'est évidemment une logistique de malade un an de préparation et vraiment pour notre gueule à nous c'était vraiment nous donc il y a plein de raisons qui s'additionnent qui sont expliquées sur le temps long avec l'émergence aussi du califat

54:30
Présentateur

ça faisait un bout de temps que les islamistes visaient la France dans le discours en tout cas ça faisait partie des pays prioritaires avec le Royaume-Uni avec le Danemark à cause des caricatures en l'occurrence

54:37
Invité

alors oui mais avant ça justement il y avait déjà il y a eu le 11 septembre quand même Oussama Ben Laden et tout il y a eu d'autres attentats d'autres tentatives d'attentats encore avant cette nébuleuse djihadiste n'avait pas spécialement la France dans son collimateur notamment après la guerre la seconde guerre d'Irak et la guerre d'Afghanistan ni la France ni l'Allemagne parce que Dominique de Villepin le fameux non et c'était un peu non bah pas la France alors parce qu'on a notre priorité c'est ceux qui ont participé à la coalition en Afghanistan en Irak machin donc pendant un temps on était un peu épargnés et le bruit a commencé à monter d'après ce que disent les gens qui travaillaient sur ces questions le nom de la France a commencé à revenir un petit peu plus à partir du moment à partir de la loi de 2004 sur le voile à l'université à partir du moment où les législateurs en France et le discours politique en France a commencé à s'orienter vraiment où ça a été pris comme en fait ils sont en lutte contre l'islam contre l'islam des français mais contre l'islam tout court donc contre notre monde donc ce sont nos adversaires et après évidemment la France a participé à la coalition contre Daesh et là c'était finito donc voilà les causes comment et puis après comment les parcours de radicalisation aussi c'est très intéressant à suivre bref il y a beaucoup de lectures en ce moment il y a plein d'autres il y a pas mal de trucs

55:52
Présentateur

je me permets de vous recommander un documentaire en trois parties d'Arte qui est sur leur chaîne Youtube et qui s'appelle Djihad en Europe et qui raconte cette histoire l'histoire de l'arrivée de l'islamisme radical et violent en Europe les différentes strates les différentes personnes qui ont insufflé ça on parle du Mirai à Toulouse on parle de Paris on parle de Londres beaucoup le Londonistan enfin voilà donc n'hésitez pas n'hésitez pas à vous documenter la période est assez propice les autres qu'est-ce que vous en pensez sur cet anniversaire terrible du 13 novembre Malek

56:25
Invité

j'avoue que moi dix ans après j'ai encore du mal à avoir du recul sur le 13 novembre j'avoue que je parle avec énormément d'affect et que tout à l'heure je suis passé à République c'était alors j'ai habitué d'aller à République pour des grosses manifs où il y a du bruit c'était poignant de voir un République avec un silence assourdissant c'était c'était c'était c'était fou et avec beaucoup de personnes qui avaient besoin d'échanger j'ai croisé des viewers de Baxit d'ailleurs que je salue juste pour ce que tu disais tout à l'heure Usul quand une société est frappée on voit comment elle réagit il y avait eu ce besoin après le 13 novembre de se retrouver à République de parler de se redire qu'on est ensemble en fait et je pense que dix ans après avec toutes les commémorations la cérémonie de ce soir il y a encore ce besoin de se redire qu'on est ensemble je suis on a tous notre 13 novembre moi j'étais au stade de France pour le coup tribunal tout à l'heure je parlais des héros sans cap il y a un autre héros un beau papier dans l'équipe ce matin sur Salim Salim Toulabali pardon qui était stadié ce soir là sans cet homme le terroriste qui s'est explosé et qui a tué Emmanuel Jass devant le stade serait rentré dans le stade tribunal et un autre drame encore aurait pu aurait pu avoir lieu voilà pas trop de pas trop de recul donc je vais pas m'aventurer à faire non non non t'as raison

57:50
Présentateur

c'est dur d'avoir du recul sur le besoin de se retrouver moi au moment des attentats je travaillais à la mairie de Paris je travaillais pour l'adjointe à la sécurité en plus mais je m'occupais de la politique de la ville et je me souviens qu'on avait constaté que les structures d'accueil étaient restées ouvertes très très tard dans la nuit parce que les gens avaient besoin de parler il y avait vraiment ce besoin de se retrouver dont tu parles il s'était vu très directement dans les équipements municipaux et du coup on avait mis en place tout un tas de trucs pour essayer de les accompagner il y avait aussi des enjeux de sécurité qui étaient très difficiles avec la préfecture de police évidemment vous vous en doutez dans le contexte mais c'est vrai que c'est le premier truc que provoquent ces attentats là c'est un espèce de besoin de se retrouver un espèce de besoin de réaffirmer des valeurs communes des choses comme ça et tu sais

58:30
Invité

il y a un journaliste qui m'a interrogé à République je lui ai parlé moi de génération 2015 parce que vraiment je suis rentré au Stade de France pour aller voir un match de foot j'ai vu des flics mais comme j'en vois souvent sur des matchs de foot je suis ressorti avec des flics avec des armes de guerre et le lendemain je me rappelle j'avais un train pour l'île pour un congrès des jeunes socialistes à l'époque on fait tous des erreurs je me souviens de cette gare du Nord avec plein de militaires armés on n'avait pas vu ça avant dans nos gares il y a eu cet avant-après après il y a eu Sentinelle il y a plein de trucs qui sont rentrés dans le droit commun et je t'avoue que ce truc de le flash de tu rentres dans un stade tu vis dans un monde t'en ressors il y a un autre monde qui existe c'est costaud Lorraine en fait moi ce qui me frappe par rapport au 13 novembre c'est que on a énormément de productions que ce soit à la télé à la radio etc on nous parle en fait de l'aspect sécuritaire on met en avant notamment les policiers les militaires etc et quelque part tant mieux parce que en fait ils nous ont protégé quelque part en tout cas comme ils ont pu les pompiers ont pu sauver des vies etc mais moi ce qui me chagrine un peu dans tout ça c'est qu'on parle notamment des causes des parcours de radicalisation du fait que souvent déjà c'est des très jeunes de plus en plus jeunes même y compris dans les attentats qui ont été déjoués après mais surtout un truc qui se retrouve dans ces profils-là c'est que souvent ils sont très mal insérés socialement que ce soit en termes de travail en termes de social même autour d'eux en termes d'amis etc et moi je me dis il faut financer tout ce qui est le renseignement etc pour les questions de sécurité mais aussi il faut apporter une réponse sociale une réponse citoyenne à ces jeunes qui en fait quelque part se sentent aussi peut-être en décalage avec la société et mis à part et ont une réponse violente par rapport à ça et je dis ça d'autant plus que moi maintenant je commence à travailler sur la prévention de la délinquance notamment avec Médiation Nomade donc aller dans les quartiers populaires parler aux jeunes et généralement en plus on voit souvent des jeunes garçons et en fait c'est des choses qui reviennent beaucoup c'est le fait de se sentir exclu ça provoque aussi de la colère et en fait parfois malheureusement ils font le choix pour exprimer cette colère d'aller vers des choses très très très violentes et je parle là on parle des attentats mais c'est aussi pareil pour le masculinisme etc qui sont aussi des risques sécuritaires sérieux aujourd'hui en France donc voilà moi c'est cet aspect-là qui me manque dans le traitement médiatique des attentats

1:01:23
Présentateur

l'islamisme l'islamisme fait son lit dans une situation sociale déjà très dégradée face à des jeunes qui n'ont pas de perspective et il y a toute une réflexion à avoir là-dessus je voudrais quand même dans ce qu'ont produit les attentats du 13 novembre et avant cela ce Charlie et Boulogne c'était la même année pour moi il y a aussi une islamophobie d'atmosphère qui est ressortie enfin je veux dire la progression du rassemblement national elle est aussi boostée par ça cette petite ambiance un petit peu de suspicion permanente envers les femmes voilées envers les musulmans malheureusement c'est aussi ça que notre société a fabriqué derrière comme manière de répondre aux attentats et il ne faudrait pas l'oublier en fait Oui

1:02:00
Invité

on a beaucoup parlé après de nos valeurs ce sont nos démocraties qu'ils attaquent ça a beaucoup été le discours et ce n'est pas faux ce sont nos démocraties dont ils dans le discours djihadiste dont ils dénoncent l'hypocrisie ils disent l'Occident est en guerre en fait contre nous donc nous nous sommes en guerre en fait ils sont comme l'extrême droite d'accord sur le choc des civilisations Oui bien sûr et on a répondu à ça en confirmant plutôt la thèse du choc des civilisations c'est à dire en s'armant davantage en s'armant en déclarant autant que faire se peut partout dans l'espace public tu vois on ne peut même plus une gamine voilée ne peut pas aller à l'assemblée sans que ça crée il y a des gens qui entretiennent des discours de guerre qui valident en fait si ils sont sur la ligne des djihadistes et j'entendais c'était hier soir sur France Culture il y avait un mec qui a bossé sur un jeune radicalisé lui à l'extrême droite en général c'est des profils qui ont beaucoup à voir aussi des gens qui vont jusqu'au terrorisme à l'extrême droite aussi l'islamisme est en extrême droite et voilà et il disait qu'à un moment ce jeune qu'il avait étudié s'était retrouvé à l'isolement et il s'était retrouvé à l'isolement avec un mec qui avait une radicalisation djihadiste lui on dirait un film français et comme dans un film français ils se sont bien entendus ils se sont bien entendus parce que ils respectent le fait qu'ils sont prêts à mourir pour leur guerre de civilisation ils ont des valeurs viriles ils ont des valeurs ils croient à un absolu un absolu pour lequel ils sont prêts à se sacrifier et ils croient au fait que cette guerre entre l'occident et l'islam a un sens et voilà donc quand mine de rien il faut peut-être aussi se préparer au prochain choc si en effet l'extrême droite arrive au pouvoir peut-être grâce à ces chocs précédents elle nous promet de nouveaux chocs qui vont être encore pires parce que ça va alimenter encore ce truc là j'en avais parlé lors d'une carte blanche à la suite de l'assassinat d'Aboubakar Sissé dans une mosquée il y a quelques mois moi avant je ne m'étais jamais revendiqué comme croyant parce que je considérais que ça relevait de l'intime du personnel et en fait aujourd'hui je me sens obligé de le faire mais je ne veux pas non plus qu'on me dise ah ouais t'es en train de chouiner tout à l'heure quand j'ai mentionné que Sonia était de confession musulmane c'est parce qu'elle en parle et surtout elle en a parlé face aux terroristes droits dans les yeux en lui disant que ce qu'elle faisait ce n'était pas qu'il était bien loin de l'islam d'ailleurs elle doit rappeler ce qui est dit en islam c'est que quand tu tues quelqu'un tu tues toute l'humanité pardon et en réalité j'aimerais qu'on retienne quand on parle d'islam plus ces personnes là que ceux qui dévouent l'islam pour idéologie mortifère les plus grands fachos c'est ces mecs là ceux qui ont fait le plus de mal aussi finalement aux françaises et aux français de confession musulmane c'est ces personnes là l'extrême droite s'est mise dans la roue de ces terroristes aussi je le dis sans trembler et et je continue de penser que qu'à la fin nous gagnerons tous collectivement

1:05:04
Présentateur

il y a aussi quelque chose qui s'est passé à l'époque je m'en souviens très bien ça m'avait quand même marqué dans une volonté d'union nationale dans une volonté de rassemblement rappelez-vous François Hollande président de la république avait réuni l'ensemble des parlementaires au congrès pour un grand discours etc et dans ce discours il avait proposé la déchéance de nationalité et c'est très intéressant en fait ça dit quelque chose alors pour les binationaux pour les binationaux oui François Hollande François Hollande l'a regretté c'est une des rares choses qu'il a regretté de son quinquennat il l'a dit publiquement que si c'était à refaire il ne le referait pas que c'était une connerie qu'il ne fallait pas le faire machin mais sur le moment je me souviens qu'il était en mode il faut faire un move vers la droite il faut prendre avec la droite des propositions qu'il porte et donc je vais proposer que tous ensemble nous mettions dans la constitution une déchéance de nationalité un truc comme ça c'est terrible comme quoi post-attentat dans ce moment de volonté de faire de la cohésion nationale on peut atterrir sur des trucs d'extrême droite c'est vraiment dommage pour le coup

1:05:59
Invité

en fait moi je pense que c'est aussi dû au fait que les attentats ont posé la question de l'identité en France dans le sens où certains se revendiquent d'une confession pour créer pour tuer des gens clairement etc et il y a eu une question de c'est quoi être français on a envie de faire de faire société on a envie de montrer de l'union mais en fait pour moi c'est que il y a eu une volonté de réagir mais il n'y a pas eu un débat serein et de toute façon il ne pouvait pas avoir lieu dans ces conditions il n'y a pas eu de débat serein de finalement qu'est-ce qu'on veut raconter de la France et y compris de son passé de son présent et de vers où on veut aller donc il y a eu une réaction mais il n'y a pas eu de réflexion profonde de qui on est et vers où on va et d'où ça vient en fait toute cette violence cette radicalisation de part et d'autre oui voilà c'est tout ce qu'on a à répondre je crois que c'est Blanche Gardin qui disait ça qui disait face à des mecs qui sont prêts à se buter si tout ce que tu as à répondre c'est Paris est une fête c'est pas terrible ouais non mais ici c'est la fête nous c'est plus la fête nos valeurs c'est vrai que c'est pas zinzin quoi est-ce qu'on a pas mieux aussi à proposer plus en fait et il est temps de redire quelque chose aussi avec ce pays mais là on n'en prend pas le chemin du tout on n'en prend pas le chemin du tout quand on fout après les dispositions de l'état d'urgence dans le droit commun et que c'est ça notre réaction on ne prend pas du tout le chemin de la fête ni même du vivre ensemble ni même de quoi que ce soit pareil quand on glorifie Napoléon et compagnie ensuite quoi voilà c'est pas très je mais dix ans après parce que là aujourd'hui je veux qu'on parle que que que l'on commémore que les victimes et c'est le sujet mais je pense que dans quelques semaines dix ans après ça va être cool de ça va être cool pas cool cool n'est pas le terme mais de reparler de cette séquence de déchéance tu vois moi je me rappelle j'étais collaborateur à l'Assemblée et pour un député PS qui plus est qui merci à lui ne s'est pas engouffré dans cette brèche dégueulasse mais mais à un moment il s'est posé la question de enfin pour moi de waouh est-ce que j'ai envie de continuer de m'engager politiquement est-ce que j'ai envie de continuer à faire ce taf là parce que parce que la réponse elle est hardcore tu vois c'est de dire en l'occurrence je suis binational tu vois donc en plus de ça on m'a vraiment dit ah bah toi t'es pas pareil que les autres français tu vois donc ce serait bien qu'on est-ce qu'on a envie de François Hollande dans Baxi non non non non non mais

1:08:38
Présentateur

je reviens sur cette islamophobie d'atmosphère qui je fais exprès de manière provoquante de reprendre Gilles Kepel de reprendre Gilles Kepel parce que parce que j'ai l'impression que ça a participé à la normalisation du Rassemblement National après tout regardez ce que nous ont fait les terroristes islamistes après tout ce que dit Marine Le Pen n'est-il pas tout à fait audible respectable ce sont des opinions tout à fait admissibles et c'est ça que cherchent à faire les islamistes c'est ça que cherchent à faire les terroristes c'est à faire monter l'extrême droite c'est à faire monter la haine c'est à faire monter la violence la virulence c'est à provoquer ce fameux choc des civilisations dont je suis complètement d'accord avec toi ils sont complètement alignés ça leur va très bien oui nous sommes en guerre vous contre nous nous contre vous vous avez le droit de nous détester c'est normal bah nous on vous déteste tout autant et on va se mettre sur la tronche

1:09:25
Invité

je rappelle qu'un mois après les attentats du 13 novembre il y avait des élections régionales en France ah oui c'est vrai c'est la première fois que je votais ah voilà le Front National à l'époque au premier tour avait fait un score historique ouais tu vois et ça c'est pour moi je dis qu'on on est en train d'analyser un run de 10 piges il y a eu 2001 il y a eu avant après 2001 et il y a un avant après 2015 et sur le comment l'extrême droite tu as fait surtout ça tu vois grave

1:09:55
Présentateur

moi j'ai le souvenir de Lionel Jospin qui justifiait son échec en 2002 la victoire enfin l'arrivée au second tour de Jean-Marie Le Pen par le 11 septembre en disant voilà il y a une ambiance depuis le 11 septembre qui est terrifiante la question des musulmans ça fait peur à tout le monde donc il y a plein de gens qui ont voté extrême droite parce que parce que voilà c'était un peu court comme explication vis-à-vis des échecs de la gauche il aurait fallu en discuter mais

1:10:17
Invité

autre échec de la gauche c'est d'avoir après 2015 c'est à gauche que va naître le printemps républicain et à ce moment-là qui va essayer le printemps républicain qui est un petit groupe d'intellectuels qui vient plutôt du PS à la base c'est plutôt cette nébuleuse-là qui vont développer toute une se consacrer uniquement à l'islamophobie en faire leur hobby principal et peser partout alors ils vont dire la lutte pour la laïcité etc mais c'était vraiment un petit groupe qui a pesé de tout son poids et ça a donné des résultats considérables c'est-à-dire que Manuel Valls plein de gens comme ça ont complètement écouté ces gens-là qui disaient la république c'est contre les musulmans il faut absolument voilà donc oui avec la résurgence d'un discours anticlérical

1:11:01
Présentateur

appui aux musulmans

1:11:02
Invité

oui voilà il n'y a pas que la déchéance de nationalité que ça a provoqué à gauche ça a aussi provoqué ça a fait naître un espèce de nouveau courant à gauche qui s'est radicalement défini par rapport à son rapport offensif à la laïcité

1:11:16
Présentateur

on va dire ça comme ça et c'est eux qu'on retrouve aujourd'hui dans la dénonciation de l'islamo-gauchisme

1:11:20
Invité

évidemment c'est toujours les mêmes évidemment

1:11:22
Présentateur

et c'est eux aussi

1:11:24
Invité

qu'on retrouve un peu dans les médias bollorés et qu'on retrouve pas mal chez Macron et ça c'est la tendance blanquer blanquer voilà donc ça a donné aussi des gens comme ça pareil pour Marilyn Chapa qui était un peu dans cette mouvance là et c'est eux qu'on retrouve à France Inter c'est bien dit dans le chat exactement

1:11:42
Présentateur

exactement allez on enchaîne parlons des élections municipales les municipales auront lieu les 15 et 26 les 15 et 22 mars prochains on en est où 6 mois avant les municipales de l'union et de la désunion de la gauche hein qu'est-ce que vous en pensez on est où là hein on en est où là c'est chaud franchement c'est chaud alors toi tu le constates sur le terrain parce que je rappelle que tu es élue municipale à La Fosse

1:12:06
Invité

ouais ouais ouais en Valdoise et en fait ça fait un moment que je milite et je suis pas mal proche de plein de jeunes en fait qui s'engagent et notamment dans les élections municipales mais c'est la merde en fait déjà d'une part déjà la première chose qui me frappe c'est que en fait ça a du mal à prendre la campagne c'est que là que ce soit moi je suis plutôt à gauche forcément parce que bien que je suis apartisane je suis plutôt déjà je suis dans un conseil municipal d'union des parties de gauche et de liste citoyenne en fait je vois que les réunions publiques etc qu'il y a à gauche notamment chez LFI c'est des députés qui viennent et là il y a des gens quand il n'y en a pas dans les marchés ça se bouscule pas pour parler municipal je vous avoue que les gens ils sont déjà on sait même pas s'il va y avoir un budget ils sont là pour les municipales on verra après sauf qu'en fait les municipales c'est demain donc déjà ça a du mal à prendre et ça a du mal aussi à prendre par rapport au fait de autant dans les grandes villes ça se bouscule plus parce que déjà il y a plus de gens etc mais dans des villes un peu plus petites et notamment quand il y a moins d'habitants il y a moins de femmes qui s'engagent et ça pose des questions aussi de parité c'est qu'en fait du coup vu qu'on est tellement retourné à un espèce de centralisme où tout se décide à Paris tout se décide au niveau national qu'en fait déjà les élus y compris moi-même on se sent totalement impuissant et on a un mandat où on se dit en fait c'est bien beau mais du coup je décide sur ce qui reste comme budget et on essaye de mettre des sparadras sur une plaie béante donc déjà ça c'est des mandats qui sont très compliqués parce que nous on n'a pas de collaborateurs parlementaires on donne énormément de notre personne moi encore j'ai dû déménager pour des raisons personnelles mais on est à portée d'engueulades tu les croises au magasin oui non mais d'ailleurs qu'est-ce que vous avez voté c'est chaud donc voilà c'est un mandat qui est particulièrement compliqué que je respecte énormément et qui pour moi devrait être revalorisé donc il devrait avoir tout un débat sur le pouvoir qu'on donne aux élus locaux y compris le pouvoir fiscal parce que du coup avec la Macronie on a de moins en moins de leviers fiscaux pour lever l'impôt et du coup pouvoir faire de vraies politiques mais clairement c'est un mandat qui attire moins et pourtant les Français généralement apprécient leur mère mais c'est bon t'es sympa on te croise au peuple du coin mais concrètement qu'est-ce que tu peux faire pour nous les gens ils regardent plus Macron que leur mère je vous avoue et même nous nous-mêmes en tant qu'élios on dit Macron c'est chaud

1:15:03
Présentateur

Malek toi tu accompagnes pour les élections municipales sur des enjeux de mobilisation plusieurs candidats c'est ça comment ça se passe c'est pour ça

1:15:11
Invité

que c'est super intéressant parce qu'en fonction des villes c'est pas du tout le même contexte j'accompagne des villes en banlieue parisienne mais j'accompagne aussi un candidat par exemple à Amiens Aulnay-Souboire j'entrais en Ile-de-France des copains aussi dans les Bouches-du-Rhône et bien ça dépend il y a des copains qui n'arrivent pas à imposer l'agenda des municipales dans les discussions et j'ai d'autres villes où en réalité c'est des habitants qui viennent me parler municipal quand je suis sur le terrain tu vois donc les élections municipales je le répète à chaque fois mais c'est les élections du quotidien et c'est le mandat de l'action directe donc je pense encore que c'est quand même un scrutin qui concerne les français même s'ils se sentent ils sont encore plus dégoûtés de la politique que jamais mais on arrive à mobiliser je suis content parce que ces élections municipales là je vois plein de personnes qui se lancent dans le truc du militantisme why not bah tiens moi aussi j'ai envie d'apporter ma pierre à l'édifice blague pas blague j'ai un effet mamdani ah ouais c'est intéressant ça avec des gens qui veulent être sur liste pour l'instant il ne va pas être tête de liste il y avait eu ça avec Obama à l'époque c'est ouf moi ça me j'ai envie de te dire je trouve ça je trouve ça cool voilà après on est sur des on est sur des on a l'union des droits peut-être en train de s'opérer en fait sur les municipales c'est aussi ça qu'il faut c'est à quel l'union des droits par exemple le maire soutient Zemmour en 2022 bah là il va faire une liste avec tous les gars d'ELR j'ai le même sujet avec un un rasselard à sa noix ses propos d'engages que moi qui va avoir plein d'élus plein de candidats de codicier LR derrière lui je pense que ça aussi

1:16:57
Présentateur

c'est à observer on en avait parlé avec Xavier Bertrand il n'était pas chaud lui sur ces unions de la droite Xavier Bertrand fait partie des gens isolés

1:17:04
Invité

vous avez eu Xavier Bertrand mais oui mec incroyable mais demande à Rotailleau ce qu'il en pense non

1:17:12
Présentateur

à Rotailleau quoi ? je serais très curieux effectivement de la réponse de Bruno Rotailleau sur ces questions d'union de la droite au niveau local j'ai très peur de sa réponse et les partis les partis aussi

1:17:22
Invité

n'arrivent pas par exemple je donne un exemple j'en avais discuté en off avec Arthur Delaporte il y a un mois l'EPS bon il n'arrive pas à imprégnir un grand discours au niveau national sur les municipales il y a quand même une ville où ça a été un peu un laboratoire du socialisme municipal je mets des guillemets c'est Marseille ouais c'est vrai ok on parle de la deuxième ville de France il y a un bilan bon pas bon on en rediscute ça c'est pas le sujet purée ils en profitent même pas tu vois donc en attendant nous on part à la guerre sur le terrain voilà parce qu'il y a cette anomalie qui me moi qui je sais quoi me bouscule c'est que j'ai des villes de banlieue où LFI fait au premier tour des scores qui dépassent ses 70% mais pourtant t'as des gros maires de droite qui sont quand même à la tête de ces villes et ça tu vois pour moi c'est des anomalies donc il y a un enjeu de participation et voilà bien sûr parce qu'on est sur des participations qui des fois frôlent les 30% donc les gars sont minoritaires de minoritaires dans leur ville mais sont élus et tu vois par exemple je prends l'exemple d'Argenteuil chez moi la ville où je suis né la droite au pouvoir c'est la fermeture du centre d'hébergement d'urgence donc des centres domiciles fixes qui sont à la rue tu vois c'est plein de moves comme ça c'est évidemment le fait de financer les assos dans le social je vous en parle même mais voilà les assos à la culture ça a un véritable impact dans la vie du quotidien et c'est pour ça engagez-vous les copains c'est important Usul moi je suis à Louvier il va y avoir une liste d'union je pense c'est en discussion entre le protégé de Philippe Brun là-bas à Louvier et donc qui est au radicaux de gauche lui au PRG carrément et au PRG et les insoumis qui ont dit bon bah oui et puis en plus des citoyens aussi donc voilà Louvier gros enjeu Louvier quand même très politique Union de la gauche

1:19:16
Présentateur

des insoumis au PRG je trouve ça beau et oui

1:19:18
Invité

ville très politique Louvier donc non moi j'ai pas grand chose d'autre à dire sur les municipales parce qu'en effet je suis pas dedans

1:19:24
Présentateur

mais non mais t'es pas dedans moi je conseille pas des gens c'est ce qu'a dit Lorraine et que je trouve très intéressant effectivement sur cette élection municipale à bas bruit en fait sous les radars on en parle pas beaucoup les médias ont d'autres sujets d'actualité largement plus brûlants et importants à traiter et donc ça passe complètement à la trappe et puis par ailleurs moi je l'ai toujours dit c'est marrant quand on me demande alors Baxi vous allez faire quoi pour les municipales etc à chaque fois je réponds vous savez des municipales c'est horriblement difficile à traiter parce que c'est un million d'enjeux locaux c'est des gens que personne connait c'est des gens très bien c'est pas le sujet mais en fait personne connait leurs tronches ni leurs propositions ni machin donc nous on va essayer d'avoir un traitement éditorial des enjeux nationaux des élections municipales on va probablement recevoir quelques candidats et tout parce que c'est quand même intéressant à traiter avec des invités mais ça reste une élection très complexe et d'ailleurs c'est une question que je voulais vous poser pourra-t-on avoir une lecture nationale des résultats des élections municipales est-ce qu'on aura des leçons à tirer du résultat des municipales parce que tu l'as dit tu as commencé à le dire tout à l'heure et je suis complètement d'accord avec toi le parti socialiste que l'on sait très bien implanter localement va faire Cocorico

1:20:31
Invité

Cocorico regardez on est toujours là c'est normal c'est un scrutin où historiquement ils ont déjà des positions ils sont déjà bien placés ils sont plutôt bons

1:20:37
Présentateur

les gens les aiment bien les gens leur font confiance etc machin la France insoumise va essayer de mieux réussir son implantation locale que ce qu'elle avait fait en 2020 la France insoumise va probablement réussir à faire basculer quelques villes

1:20:51
Invité

oui c'est un vrai test pour la France insoumise parce que c'est la première fois qu'on va voir des municipales dans lesquelles la France insoumise jette toutes ses forces et il va vraiment d'habitude ils ne le faisaient pas trop ils étaient en mode light et parce qu'il peut y avoir aussi un petit effet sénatorial oui bah oui derrière et oui

1:21:07
Présentateur

ouais j'ai vu déjà des gens d'ailleurs dans le chat en parler de l'importance des élections sénatoriales c'est pas si important que ça c'est un reflet de l'implantation locale des partis politiques mais c'est pas déterminant d'avoir un gros groupe au Sénat par rapport à avoir un gros groupe à l'Assemblée Nationale pour faire un petit rappel

1:21:25
Invité

pour rebondir sur ta question un petit rappel d'histoire contemporaine en 2014 François Hollande tire des leçons des municipales en virant Jean-Marc Ayrault et en nommant Emmanuel Valls on va en parler avec Cécile Duflo je continue en 2020 Emmanuel Macron tire des leçons des municipales en plein contexte sous Covid en disant à Edouard Philippe de dégager pourrait accueillir Jean Castex

1:21:46
Présentateur

Jean Castex ? est-ce qu'il y avait une si grosse rupture entre Edouard Philippe et Jean Castex ? alors je peux te dire qu'Edouard Philippe se voyait bien rester ah ça oui non mais de toute façon il se détestait avec Macron il n'arrivait plus à se parler avec le Covid

1:21:59
Invité

en même temps qui peut se voir Macron c'est un autre sujet mais moi je pense qu'une des leçons qu'on pourra tirer des municipales c'est aussi la question de l'incarnation c'est que là il y a eu du coup l'élection du maire de New York où je franchement moi j'ai tellement soufflé quand j'ai vu les posts Insta des personnalités de gauche et tout en mode en se revendiquant comme si Zoran Mandy était de leur camp moi j'étais là en mode mais il serait en France vous le détesteriez en fait la plupart en tout cas écolo PS il se ferait bien recevoir sur France Inter etc il le détesterait et en fait moi je me dis est-ce que peut-être si on arrive à avoir des victoires de candidats en fait de candidats et candidates qui reflètent la société qui ont un programme y compris municipal de rupture etc et qui se qui assume d'être woke en fait quelque part est-ce que en tout cas j'espère les partis se diront ah il y a peut-être un truc à jouer pour les élections à venir sur la question de l'incarnation et de mettre la gauche après ça j'avoue c'est mon incantation j'espère que ça va se passer mais bon j'avoue je suis un peu dans le déni mais de se dire il y a besoin aussi d'avoir des ruptures de des gens qu'on voit depuis franchement j'ai 28 ans il y a des gens depuis que je suis née je les vois et il y a des gens on ne va pas citer leur nom désolé Mélenchon mais qui se présentent et se représentent et se représentent Roussel aussi etc et on a toujours le même résultat à la fin et en fait moi j'ai vraiment envie de voir à gauche d'autres gens émerger et porter d'autres choses et en finir aussi avec la question de l'incarnation de l'homme providentiel qui va nous sauver de tout et de se dire bah en fait non on met en avant la société civile on met en avant nos militants etc on prend quelqu'un qui a dit fait à peu près consensus etc et qui va défendre des trucs mais qui défend un truc qui donne envie aux gens et dans lequel les gens se reconnaissent et moi je ne suis pas sûre aujourd'hui que en tout cas ma génération je parle en tant que jeune entre guillemets se reconnaissent dans des personnalités qui ont trois fois leur âge désolé

1:24:24
Présentateur

la dernière fois qu'on a eu une incarnation locale au niveau national c'était Anne Hidalgo désolé mais je ne me suis pas

1:24:33
Invité

très représentée par Hidalgo après je ne sais pas vous après je ne suis pas parisienne mais ça dépend de l'incarnation et si le mame d'Annie français c'était Karim Boamran ah oui c'est vrai la mère de 30.1 ou la roue le programme de rupture je pense que c'est pas trop ça mais après ils avaient essayé de nous le vendre comme le Obama français à un moment c'était marrant Obama sur scène

1:24:54
Présentateur

il faudrait qu'on le reçoive dans Backseat il attend que ça c'est vrai ? oui oui on a déjà eu des conférences qu'est-ce que je voulais dire c'est intéressant ce que tu dis en même temps je m'interroge par exemple tiens regarde 2020 dernières élections municipales percées des écologistes qui récupèrent Lyon Strasbourg Bordeaux d'autres ok qui ça a fait émerger au niveau national ? Eric Piole ? personne

1:25:21
Invité

il avait déjà Grenoble lui il était à Grenoble

1:25:23
Présentateur

d'une part et d'autre part il était déjà candidat à la primaire

1:25:25
Invité

c'est vrai que Grégory Doucet il fait sa ville ouais tu vois Grégory Doucet j'ai dû aller

1:25:31
Présentateur

après ça a eu

1:25:31
Invité

de transformer l'essai aussi

1:25:33
Présentateur

après personne les invite aussi enfin moi je veux bien les inviter dans le vex Johanna Roland l'entend de temps en temps mais vite fait enfin il n'y a que les gens comme vous et moi un peu passionnés par la politique vous voyez les écolos c'est Marine Tandelier c'est le visage qui est candidate

1:25:46
Invité

à la candidature on le rappelle

1:25:47
Présentateur

Benoît Payan aussi en quelque sorte Payan ouais t'as raison Payan ouais ouais c'est vrai Payan mais Payan il est arrivé par accident par accident

1:25:54
Invité

je suis méchant excuse-moi Benoît mais élu en cours de mandat et tu vois bon quand même ouais ouais bon par exemple tout à l'heure pour aller j'ai dû googliser le nom du maire de Bordeaux je m'en souvenais plus Pierre Humrich voilà c'est ça Écolo aussi ouais ouais c'est vrai qu'on l'entend jamais nulle part Huromique ouais ça finit par Humrich bon vous le savez après on embrasse les Bordelais évidemment on posera rapidement peut-être la question à Cécile Duflo mais Huromique les élus écolos la QV 2020 qu'est-ce qu'il en reste en 2026 vrai sujet ça va être chaud pour les écologistes ça va être chaud

1:26:38
Présentateur

pour les écologistes de garder leur ville de garder Lyon Lyon déjà

1:26:40
Invité

ils peuvent oublier t'es dur bah réel bah oui parce qu'il y a des projections qui parlent de Aulas gagnant au premier tour au premier non mais cette ville moi je veux pas croire au premier tour quand même c'est hardcore à Lyon dès que je retourne à Lyon ils sont là t'as vu Aulas putain et ça parle de Aulas de fou parce que le gars arrive avec déjà une notoriété un passé moi j'y connais rien en sport mais apparemment il avait un club un truc là du foot l'Olympique lyonnais et voilà donc mais Lyon qui était plutôt historiquement centriste là lui c'est droite droite dure Aulas en mode business

1:27:19
Présentateur

nous à Paris nous à Paris on a Rachida Dati qui a de très très fortes chances de réussir à être élu union du petit parti de la gauche à Paris bah avec LFI non oui parce que ni LFI ni le PS nous le souhaitent donc par contre est-ce que Grégoire, Béliard, Brossard alors ça oui mais oui non mais évidemment ça fait 25 ans qu'ils sont ensemble ils vont pas nous faire en ce moment ça négocie ça se met sur la conche ça discute ça discute fort ça discute fort et puis on verra ce qu'il est possible de faire avec le nouveau mode de scrutin pour un conseil de Paris mais non ça va être dur pour la gauche dans les grandes villes ça va être dur pour la gauche pour les grandes villes il y a aussi la difficulté tu peux nous en parler d'ailleurs Lorraine de la constitution des listes parce que c'est dur de constituer les listes les candidats galèrent

1:27:59
Invité

et d'ailleurs toi

1:28:00
Présentateur

tu arrêtes

1:28:01
Invité

ouais déjà moi j'arrête bah comme je vous dis en fait parce qu'il y a un réel problème pour moi c'est le fait de bah en fait je suis à un âge où tous les deux ans je change de travail je change d'activité etc et en fait moi j'ai commencé mon mandat j'habitais encore chez mes parents donc en fait entre autant j'ai beaucoup bougé j'ai essayé de rester plus ou moins proche au bout d'un moment les loyers m'ont dit Lorraine va falloir peut-être aller un petit peu plus loin donc du coup là déjà il y a un réel enjeu de proximité donc déjà ça il y a un enjeu de temps et d'argent on va pas se mentir parce que moi c'est une ville de à peu près 10 000 et quelques habitants on va être très transparent conseillère déléguée c'est 350 euros à peu près ah ouais tu sais que je connais bien ton premier adjoint Blaise Blaise et Todé ouais qu'on salue désolé j'ai beaucoup critiqué avec Blaise aujourd'hui mais c'est pas contre toi Blaise on t'aime salut Blaise mais oui déjà on a pas on a une question de temps d'argent etc et comme je disais en fait c'est un mandat qui est pas sexy moi je viens du monde associatif tu fais des actions tu vois les retombées tu fais ton bilan etc là tu fais des trucs tu te dis bah ça a servi à des gens ok mais c'est quoi mes marges de manœuvre en réalité et moi ça c'est un réel un réel problème en tout cas que je que je que je souligne après moi on me l'a demandé est-ce que t'exclus qu'un jour tu redeviendras conseillère municipale etc ça prend combien de temps dans la semaine ça franchement c'est très variable je dirais si t'as une délégation je sais pas peut-être 10 heures par semaine 15 heures mais si t'as pas de délégation c'est une réunion par mois tu vas juste au conseil municipal non tu viens au groupe majoritaire donc où tu discutes en fait où tu prépares le conseil municipal t'as des commissions qui sont clairement le groupe majoritaire c'est à peu près 2 heures si tout se passe bien on va dire 3 heures toutes les 2 semaines à peu près sauf actualité chaude t'as les commissions donc nous on a la commission éducation de population et commission urbat travaux qui sont 2 heures chacune à peu près par semaine donc ça fait déjà 6 heures à peu près après t'as les manifestations en fait non c'est toutes les 2 semaines à peu près

1:30:27
Présentateur

pour 350 balles

1:30:28
Invité

pour 350 balles

1:30:29
Présentateur

ouais j'espère qu'on vous a donné envie de vous engager dans vos communes évidemment

1:30:32
Invité

et je voulais juste revenir aussi sur ça sur la question de la difficulté à créer des listes bah en fait moi je vais donner mon exemple aussi engagée que je suis on m'a forcé la main pour être sur ma liste c'est à dire que en fait moi de base je suis en service civique à la mairie on me dit ouais bah en fait on croit que t'es de gauche est-ce que tu veux bien venir avec nous faire la campagne

1:30:55
Présentateur

moi j'étais là en mode bah je viens

1:30:56
Invité

je vais faire des visuels ça va être cool

1:30:58
Présentateur

ils ont recruté des services civiques dans la campagne bah j'étais plus en service civique c'est cool illégal j'adore

1:31:03
Invité

j'étais plus en service civique à ce moment là j'étais habitante de la ville etc donc on me dit ouais viens tu vas faire la campagne et tout ça va être cool on veut ton avis et tout machin et en fait du coup on me demande plusieurs fois ouais tu veux être sur la liste et tout moi je suis là ouais je sais pas et tout c'était le début de mon engagement et en fait ce qu'on me fait c'est qu'on m'inscrit sur la liste et on me dit alors demain tu peux venir signer le PV pour la préfecture pour ta candidature et je suis là en mode euh quoi ?

1:31:30
Présentateur

on t'a fortement incité

1:31:31
Invité

on m'a fortement incité mais après au pied du mur je me suis dit ouais en vrai pourquoi pas let's go mais enfin ouais ils font pareil mais des fois ils demandent même pas l'avis ouais c'est ça c'est des mecs morts et c'est des vieux dans des EHPAD

1:31:42
Présentateur

mais des vieux effectivement mais en fait

1:31:46
Invité

ça prouve déjà que bah en fait en étant jeune en étant généralement une femme etc on a beaucoup plus d'auto-censure à vouloir se présenter et il y a effectivement des bah des villes où en fait ils ont du mal à remplir la liste en fait et du coup ils vont chercher des anciens même il y en a qui sont là en mode non mais mets-moi en position non éligible parce que c'est juste pour avoir le nombre c'est vraiment un mandat qui est pas sexy mais pourtant que enfin que moi j'adore parce que bah c'est là où on est le plus proche des gens c'est là où bah on est sur le terrain en fait mais malheureusement la cinquième république fait que c'est pas assez valorisé

1:32:27
Présentateur

je sais pas si c'est la cinquième mais en tout cas il faut clairement travailler sur le statut de l'élu renforcer tout ça moi je suis à fond pour t'as aussi un phénomène de fond dans la société qui est l'individualisme et le recul de l'engagement on le constate dans le secteur associatif on le constate alors les associations qui par ailleurs sont pas soutenues ni par l'État ni par les collectivités qui de toute façon n'ont plus d'argent non plus enfin bref c'est un autre sujet mais en tout cas

1:32:46
Invité

là on en revient à qu'est-ce qu'on a à proposer la France comme transcendance comme valeur comment on les fait vivre liberté, égalité, fraternité notre tissu associatif ouais tissu associatif engagement citoyen machin tu vois qu'en fait non il n'y a pas de place pour ça il n'y a pas de place ou alors c'est sacrificiel les gens déjà ils n'arrivent même pas à boucler leur fin de mois ou alors ils n'arrivent pas à trouver du taf tu vas leur dire vas-y viens pour 350 et encore quand t'as de la chance à aller 90 euros tu vas t'engager essayer de bouger les choses à ton échelle ouais ça donne pas envie et effectivement après on se retrouve avec des gens qui sont déjà privilégiés qui soit sont rentiers soit ont des professions libérales qui fait que bon enfin voilà en gros leur salaire il n'y a pas trop de soucis là-dessus et ils ont des emplois du temps flexibles mais du coup est-ce qu'après c'est des gens qui représentent réellement la société et représentent vraiment leur ville en tout cas socialement

1:33:44
Présentateur

c'est-à-dire que c'est sûr

1:33:45
Invité

ça c'est un gros problème et après on a le même problème au niveau régional national etc une surreprésentation des retraités et en effet c'est 60% des élus qui sont retraités aujourd'hui en France et donc c'est plus des actifs ils n'ont pas d'enfants enfin ils n'ont plus d'enfants à charge ils vont aussi penser d'autres politiques que ne pourraient le faire des jeunes enfants

1:34:09
Présentateur

c'est vrai que les maires célibataires il n'y en a pas beaucoup dans les conseils municipaux les jeunes pour une autre raison qui est que les jeunes c'est en général un moment de la vie de forte mobilité donc c'est un moment où tu ne sais pas où tu seras dans deux ans peut-être à la fac là-bas peut-être à l'autre bout de la France donc s'engager c'est un peu complexe et puis de manière générale aussi on ne leur fait pas beaucoup de place mais j'ai déjà entendu des maires de bonne foi me dire moi tu sais j'aimerais beaucoup avoir des jeunes dans mon conseil municipale je vais en chercher ok j'entends ta bonne foi et je comprends que ça puisse être difficile d'en trouver

1:34:37
Invité

quand tu es déjà précaire sur la thune sur le logement sur le machin tu ne t'engages pas tu ne t'embarques pas dans ce genre de truc et après tu as aussi ce truc il faut franchir la barrière de vouloir s'engager je prends l'exemple d'Argenteuil on parle quand même d'une ville de 110 000 habitants première du Val d'Oise quatrième d'Ile-de-France il y a énormément de jeunes là on a beaucoup de primo-votants pour aller convaincre un jeune de lui dire pendant 6 piges tu vas pouvoir faire des trucs peut-être 7 d'ailleurs parce que le prochain mandat est 7 tu vas pouvoir faire des trucs et tout en vrai pas facile engagez-vous

1:35:15
Présentateur

les copains

1:35:15
Invité

on a besoin de vous au niveau local engagez-vous rejoignez des listes constituez des listes je précise aussi parce que je sais que des fois ça peut être un frein si vous ne voulez pas vous engager parce que vous ne vous sentez pas apte dites-vous qu'à la base personne n'est apte vous êtes des fraudes nous sommes des fraudes il y a des lignes de formation justement pour former les élus dans les conseils municipaux donc c'est ce que vous faites généralement quand une équipe municipale arrive on part en séminaire on part se former on comprend ce que c'est que les finances d'une commune et voilà et à la fin vous êtes toutes et tous capables de le faire et pour le coup il y a des budgets pour former les élus tout au long du mandat donc on a des formations enfin voilà moi c'est comme ça que j'ai appris à lire un budget municipal alors qu'au début j'étais là en mode oh mon dieu de la compta j'ai eu 4 à la fac laissez-moi tranquille

1:36:00
Présentateur

et puis il vous reste la chaîne Twitch de Jean Massier aussi dans la poule ça peut aider ça peut filer 2-3 types on vend des formations aussi bien sûr achetez le PDF abonnez-vous à Baxit autre sujet qu'on voulait aborder chers amis des militants pro-palestiniens ont interrompu un concert d'un orchestre israélien à la Philharmonie de Paris c'était jeudi dernier ils ont été mis en examen pour dégradation de biens mise en danger d'autrui détention de produits incendiaires organisation d'une manifestation sur la voie publique sans déclaration violence avec usage ou menace une arme les militants pro-palestiniens ont eux-mêmes porté plainte pour violence des violences qu'ils ont subies et par ailleurs il y a eu aussi le collège de France qui a annulé un colloque sur la Palestine suite à une autre polémique c'est quoi la différence entre ces deux entre ces deux polémiques si je puis dire je pète mon crâne

1:36:50
Invité

regardez alors oui j'avais demandé est-ce qu'on ait des images bon là c'est juste une image on voit le fumigène oui d'accord mais moi ces images quand je les ai vues donc en effet t'as des militants qui sont levés concrètement c'est-à-dire qu'eux-mêmes n'ont pas à taper avec qui que ce soit par contre ils se sont fait défoncer c'est des images d'une violence moi la dernière fois que j'avais vu une violence comme ça s'abattre sur des militants qui viennent faire un happening quoi en fait c'est du symbolique le fumier il est pas là pour brûler la salle c'est du symbolique c'est pour empêcher et dire je voilà et ils se sont fait péter la gueule la dernière fois que j'avais vu ça c'était au meeting de Zemmour à Villepinte quand SOS Racisme est venu pour dire non au racisme et qu'ils se sont fait péter la gueule et j'ai vu le même genre de coup de poing c'est-à-dire que là c'était à coup de coup de poing c'est-à-dire que j'ai vu ça pour ceux qui n'ont pas l'image vraiment des coups de poing sur un mec qui se défend pas en fait là c'était lui tabasser la gueule j'avais en effet pas vu ça depuis Villepinte ça interroge beaucoup notamment déjà du niveau de violence que apparemment notre bonne société tolère parce que ça ça n'a pas été énormément problématisé je n'ai pas entendu énormément dans les médias qu'on demande de condamner la violence qu'ont subie ces manifestants qui ensuite derrière évidemment ont été embarqués ils partent en garde à vue enfin ils ont vraiment je me demande s'ils sont pas un peu trop mal parce que se faire péter la gueule puis ensuite tu vas en garde à vue une fois en garde à vue il y a eu un petit rassemblement pour les soutenir ceux à quoi des militants pro-israéliens bien vénères sont venus et il y a eu des nouveaux heurts dans la rue de bagarres par des gens bien connus un petit peu toujours les mêmes les ligues de défense juive Bétard etc cette famille là de gens donc voilà et sur les plateaux on fait le procès des militants et on demande de condamner de condamner quoi de condamner le fumigène je sais pas quoi donc non j'étais vraiment étonné enfin non on n'est plus étonné de rien tu me dis donc soutien aux militants soutien fort aux militants et j'étais très déçu de voir que il y avait très peu de soutien de la part des politiques de gauche chez les écolos chez le PS machin comme d'hab il n'y a que les têtes brûlées des insoumis qui osent y aller mais c'est toujours pareil il n'y a que eux et puis ils vont se faire engueuler gratos par Nathalie Saint-Crick c'est comme d'hab et eux ils y vont au moins mais c'est les seuls quoi donc force aux militants de l'autre côté t'as aussi Jonathan Arfi le président du CRIF qui te dit oui mais les fautifs c'est la CGT et c'est LFI voilà oui oui les fautifs de quoi c'est le attends

1:39:25
Présentateur

la CGT en l'occurrence je crois que les salariés de la Philharmonie avaient dénoncé la CGT Spectacle avait dénoncé le concert c'était élevé contre le concert ouais

1:39:33
Invité

parce que le concert

1:39:34
Présentateur

d'accord ok

1:39:35
Invité

les arguments parce que tu ne les as pas donnés mais c'est vrai que les arguments qui allaient plutôt en faveur de l'annulation de ce concert c'est-à-dire que c'est un pays qui est en ce moment voilà en train de perpétrer le génocide qu'on sait et on va jouer en présence de l'ambassadeur d'Israël l'hymne d'Israël et on ne l'aurait pas permis on ne l'aurait pas permis aux russes d'ailleurs des concerts de russes ont été interdits et annulés voilà donc il y a une il y a une complaisance quand même avec avec cette et en effet la CGT avait alerté avant elle a fait un autre communiqué après pour dire que pour dire soutien aux manifestants et encore une fois ils n'étaient pas très nombreux et pour dire on pouvait s'attendre à ce qu'il y ait des heurts et d'ailleurs les heurts là c'est la violence que se sont mangés les manifestants dans la gueule ça n'aurait pas dû arriver on sait que c'est tendu on sait qu'un orchestre là c'est pas du tout neutre c'est très marqué politiquement donc ça va provoquer des heurts ouais donc ça aurait pu être annulé ces heurts là auraient pu être évité les militants auraient pu ne pas se faire péter la gueule quoi

1:40:34
Présentateur

et le collège de France qui a annulé un colloque sur la Palestine suite à une polémique là j'ai un peu moins suivi je vous avoue

1:40:42
Invité

bah en fait au final ils l'ont ils l'ont pas annulé ils l'ont déplaçé enfin reporté et déplacé dans un autre enfin dans un autre établissement un peu j'ai pas le nom sous les yeux pardon mais en gros ils l'ont déporté et il va se tenir en fait quand même ok d'accord oui il s'est tenu aujourd'hui d'ailleurs c'est un grand aujourd'hui aujourd'hui et demain c'est ouais ok très bien et bah merci beaucoup on développe pas sur le colloque non parce qu'on doit y aller

1:41:09
Présentateur

non parce qu'on doit y aller chers amis je suis désolé on va mettre une pause dans nos échanges on se retrouve dans 10 minutes avec notre invité politique cette semaine nous recevons la directrice générale d'Oxfam France Cécile Duflot à tout de suite après la pause bonsoir à toutes et à tous bonsoir le public merci d'être là merci les copains bienvenue à vous bonjour le chat tu es toujours avec nous sur le plateau bonjour bonsoir celles et ceux qui nous regardent en replay sur Youtube ou qui nous écoutent en podcast dans la deuxième partie de cette émission nous allons recevoir notre invité politique la directrice générale d'Oxfam France Cécile Duflot mais avant une chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle salut Adèle salut toi ça va ?

1:42:05
Invité

ouais ça va ça va super semaine très chargée quand même les amis vous avez même pas réussi à en parler dans l'actu de la semaine tellement qu'elle est chargée Sarkozy est sorti oui c'est oui il était très déçu vous en parliez pas on a même pas eu le temps de faire des vannes sur son régime alimentaire à base de yaourt que le mec était déjà dehors tu m'étonnes qu'il était pressé de sortir ceci dit parce que quand tu manges que du lactose et que t'es enfermé dans 8 mètres carrés tu peux suffoquer vite oui on est d'accord vous avez vu la première chose qu'il a faite en sortant de prison ?

non allez aux toilettes je démarre sur une blague de proutes absolument non c'est pour enchaîner c'est pour enchaîner avec les émissions de gaz à effet de serre ça s'appelle une transition réussie cette semaine c'est la COP30 on fête les 10 ans de l'accord de Paris il y a 10 ans il s'était mis comme objectif plus 1,5 degré et ils ont atteint leur objectif

1:43:00
Présentateur

non non non c'était pas plus de 1,5 degré

1:43:03
Invité

ah d'accord qui aurait pu prédire aussi on fera mieux pour la prochaine planète allez mais cette fois ce sommet pour le climat moi j'y crois ça va être le bon parce qu'on a mis toutes les chances de notre côté déjà un Total Énergie dans la délégation française et son PDG est invité à parler à la table à la table ronde sur la décarbonation ah bah oui il connait le sujet ah bah oui il y a un côté un peu qui mieux que Renault peut entretenir votre Renault mais là c'est qui mieux que qui connait mieux la destruction de l'Amazonie que ceux qui l'ont déjà détruite voilà c'est ça ce que je voulais dire t'es un peu raté ceci dit inviter Patrick Pouyanné à la COP30 c'est cohérent c'est comme quand tu organises le salon de la protection de l'enfance évidemment tu invites Marc Dutroux allez non il n'y a pas que ça autre raison de se réjouir Macron a appelé Raoni je sais pas si vous avez vu le chef du peuple indigène amazonien Kayapo pour lui dire qu'il fallait enfin tu vois pour lui dire qu'il pouvait faire des passés je reprends pour dire qu'il pouvait faire passer des messages en son nom parce qu'évidemment Raoni n'a que Emmanuel Macron comme vecteur de communication avec la communauté internationale on montre quand même la vidéo

1:44:14
Présentateur

c'est Macron tu peux compter sur moi je vais porter des messages ciao bisous

1:44:21
Invité

allez ciao comme on dit en Kayapo parler de la préservation de l'Amazonie depuis un avion avec un iPhone et Patrick Pouyanné à côté il faut une certaine adhéritage dont ne manque pas l'inventeur du Make Our Planet Great Again d'ailleurs le nouveau sommet pour le climat est organisé par le Brésil cette fois et ils se sont dit c'est l'occasion ou jamais de mettre un coup de projecteur sur l'une des ressources naturelles les plus importantes d'Amérique du Sud non pas Shakira Jean non là je parle je parle de la forêt amazonienne donc ils ont organisé à Belém le sommet c'est en ce moment une ville située dans la jungle c'est pas con ceci dit c'est immersif tu vois pour vraiment découvrir l'Amazonie puis après ils se sont rendu compte c'était pas hyper accessible parce que la jungle précisément et du coup qu'est-ce qu'ils ont fait ils ont changé de lieu peut-être non organisé des navettes en pirogue je sais pas des trajets à dos de Jaguar pas du tout ils ont construit une autoroute une belle grosse quatre voies au coeur de la forêt les génies faut sauver la jungle quoi qu'il en coûte parce que même si pour la sauver il faut la détruire c'est ça c'est ça 2025 alors les organisateurs de la COP ont démenti les travaux de l'autoroute non non non ils avaient commencé avant la décision d'organiser l'événement à Belém donc c'était pas une décision lée au climat c'était une décision de fils de pute pardon en langage COP30 on dit pas conforme aux objectifs excusez-moi et ils se sont il y a des gros mots maintenant d'accord tu faisais pas des gros mots comme ça non mais je sais pas écoute elle est vénère non mais après le Brésil s'est défendu en expliquant quand même que le projet était écolo tout est vrai parce que oui le long de l'autoroute ils ont mis des pistes incinclables le Brésil est conseillé par Anne Hidalgo déjà une piste cyclable je sais pas si vous visualisez mais la forêt amazonienne c'est plus de 6000 kilomètres de long il va falloir qu'ils aient les mollets de Lance Armstrong je veux dire pour poser le Vélib à la prochaine station et le même pharmacien ouais au moins ça en parlant climat j'ai vu une info incroyable et flippante en Floride il fait tellement froid qu'il pleut des iguanes quoi ?

tout est vrai absolument les températures sont si basses que les iguanes gèlent ils entrent en hypothermie et puis du coup ils lâchent la branche non c'est triste non c'est vraiment triste il n'y a rien à en faire on ne peut pas le bouffer c'est horrible c'est ta pure perte absolument donc pardon excusez-moi on est quand même dans un monde où il pleut des gros lézards est-ce que la nature peut crier au secours plus fort que ça ?

je veux dire pardon en plus c'est dangereux vous ne vous rendez pas compte parce qu'on ne connait pas bien la taille des lézards mais tu vois ça peut être grand comme trois Sarkozy tu vois donc ça peut si ça te tombe dessus ça peut te faire mal alors le dérèglement du climat nous touche aussi nous touche aussi et il est tel que chez nous en France il y a des vieux fossiles humiliés qui sortent de leur léthargie Yannick Jadot il a annoncé il a annoncé ne pas exclure se présenter à la présidentielle je sais je sais qu'on ne frappe pas sur un animal à terre mais là il s'est mis le piège à loup tout seul le gars ah pardon alors en parlant de s'auto-gérer s'auto-faire des trucs c'est le moment autopromo voilà Adèle Barbers continue de jouer son spectacle tous les vendredis à la Nouvelle Seine à Paris à 21h et en région alors n'oubliez pas il y a un code promo Baxit c'est toujours Baxit c'est quand ?

à Colombes ben viens tu vas dans les territoires je ne suis pas en France à ce moment-là mais j'envoie du monde envoie du monde envoie du monde à Colombes avec grand plaisir et code promo Baxit évidemment code promo Baxit exactement alors on termine cette chronique avec l'invité de la semaine dont on peut enlever peut-être voilà on termine cette chronique avec l'invité de la semaine ce soir vous recevez le puceron pas le petit insecte suceur de sève de la famille des aphidoidéas non l'autre puceron l'ancienne ministre du logement oui parce que j'ai découvert que le puceron c'était le surnom que François Hollande donnait à Cécile Duflo non si et dites-vous que ça c'est affectueux de ok quand Hollande t'aime bien il t'appelle parasite quand même j'ose pas imaginer comment il appelait Macron qui a dit morpion non après Cécile elle est très surnom elle aussi elle surnomme tout le monde c'est ses équipes ses collègues par exemple son direcap c'était Yop je sais pas pourquoi vous lui demanderez peut-être parce qu'elle adorait dire c'est son Yop faut avoir la ref de la pub je suis si vieille moi j'ai ta crachée dans ton Yop mais ça marche pas non plus ça je te laisserai en parler directement avec Cécile Duflo je n'interviens pas sur cette partie mais du coup là je vais vous faire intervenir parce que je vous propose un petit quiz je vous donne le surnom choisi par Cécile à une personnalité politique concernée et vous vous devinez la personnalité politique c'est parti c'est parti la chouette Christiane Taubira non wow Jean-Pierre Chevènement non un indice peut-être c'était très proche de sa pensée politique Jadot non Eva Jolie alors attention un indice ça pouvait fonctionner aussi avec la hulotte d'où la chouette ah Nicolas Hulot Nicolas Hulot bravo je trompe grognon je trompe grognon

1:49:22
Présentateur

Sarkozy

1:49:23
Invité

non toujours plus proche d'elle je vous donne un indice il a dit qu'il aimait bien je trompe les petits je trompe oh là là j'ai tellement pas la règle on passe très très vite Daniel Cohn-Bendit allez hop on enchaîne ok attends pause donc je trompe grognon on enchaîne on enchaîne Madame Belle Madame Belle Ségolène Royal non toujours un petit peu toujours dans les verres un peu Madame Belle allez je vous le donne Eva Jolie allez hop tout était dans le nom c'était facile allez et un ah Jolie Belle là oui un dingue dingue dingue Potiron donc c'est en rapport avec le nom à chaque fois pas toujours non non non elle est hyper créative c'est hyper dur c'est très dur de savoir Potiron Potiron c'est l'ami de Oui Oui je sais pas si ça vous aide non non pas du tout Potiron c'était François Hollande parce que c'était l'ami de Oui Oui à cause du référendum de 2005 c'est fou enfin c'est cherché et tout ça et le dernier c'était le mec de j'aime ou j'aime pas je sais pas non ça c'est faux c'est le surnom qu'elle pourrait donner à Jean mais ça ça sera vous expliquerai plus tard j'aime ou j'aime pas je vous expliquerai je vous expliquerai ah oui ça y est je l'ai alors Cécile Duflo Cécile Duflo donnait des surnoms pour parler de ses collègues tranquilles tu sais quand elle téléphonait dans le RER c'est pour ça qu'elle faisait ça en fait genre elle prenait le RER on est sûr qu'elle a été ministre ou pas ?

pour bien comprendre Cécile Duflo il faut séparer la directrice d'ONG de l'influenceuse parce que oui Cécile Duflo a une vie intense sur les réseaux sous le pseudo mémé Cécile alors il faut savoir avant de la suivre non c'est important parce que dans une même journée dans un tweet elle développe une argumentation précise tu sais sur les dépenses de santé et dans celui d'après elle te fait des recommandations d'étendoir à linge pourquoi pas ? ça peut dérouter non mais tu vois mais ça déroute pas tout le monde apparemment parce que mémé Cécile marque les esprits donc voilà petit message sur Blue Sky j'ai vu je crois une recommandation c'était quoi la marque ?

et alors ça ça a été publié il y a 8 mois le tweet d'origine de Cécile Duflo date d'il y a 6 ans je tiens à le mettre ça marque les esprits très fort donc elle a répondu la marque c'est faverge voilà je vous laisse ça peut être utile Cécile elle dit aussi qu'elle n'est pas candidate en ce moment elle est candidate à rien mais elle appelle quand même les progressistes à se rassembler pour 2027 autour de la social écologie et puis elle sort un livre quand même qui s'appelle Gagnon !

point d'exclamation impératif pas pour quelqu'un qui est candidatarien c'est tout de même très directif faut pas pousser mémé Cécile dans les orties mais oui parfois on va chercher des trucs nuls dans une interview sur son livre quand on lui demande si elle est candidate elle répond que c'est une question débile et quand on lui dit bah donc vous êtes pas candidate elle dit c'est tout aussi bête ah bah ça va être bien c'est un genre mémé Cécile si vous nous entendez c'est pas clair va falloir clarifier des trucs ce soir à quoi sert ce livre alors ? et elle répond également c'est pour jeter un caillou dans la mare alors vous trouvez qu'on manquait un peu de caillou dans la mare en ce moment ?

je veux dire Duflo, Jadot, Casté, Ruffin Tondelier en ce moment la gauche ça ressemble quand même vachement à un concours de ricochet alors elle est pas candidate parce que comme elle nous le dit elle-même dans une interview également le sujet n'est pas celui ou celle qui conduira à la gauche le sujet c'est quoi faire quel projet de société voulons-nous ?

Cécile Duflo propose donc un programme c'est démodé ça mais non mais c'est fou quelle riche idée genre même un programme qui rassemblerait je pense qu'on pourrait peut-être appeler ça un programme commun ouais c'est fou si seulement on avait un nom tu sais qui rappellerait les victoires de la gauche du passé genre Front Populaire on pourrait appeler ça le programme du Front Populaire Nouveau tu vois je sais pas peut-être un truc comme ça ça donne à réfléchir quoi pour terminer bon bah on est quand même le 13 novembre vous en avez un peu parlé mais voilà il y a des jours où c'est plus dur de rire et de faire rire j'espère y être arrivé un petit peu mais en vrai c'est peut-être aussi le moment où il faut rire parce que rire c'est aussi ne pas oublier voilà

1:53:19
Présentateur

merci beaucoup Adèle merci Adèle à retrouver dans son spectacle évidemment et sans plus tarder chers amis je vous propose que nous accueillions notre invitée politique ce soir la directrice générale d'Oxfam France Cécile Duflo bonsoir Cécile merci d'être avec nous

1:53:44
Invité

il n'y a pas de rien je suis ravie la dernière fois c'était il y a longtemps

1:53:47
Présentateur

c'était la première saison de Backseat on était jeunes tu viens de publier Gagnon je l'ai ici ce livre édité au petit matin dans lequel tu reviens sur tes années d'engagement associatif tes années au pouvoir aussi tu dessines dans ce livre les contours et les méthodes d'un programme pour la gauche écologique et sociale et tu t'interroges aussi sur l'état de la gauche on va en reparler avec toi tu le rappelles dans le début de ce livre ça fait un peu plus de 10 ans que tu as quitté la politique pour rejoindre Oxfam France quelle leçon tu tires de cet engagement associatif

1:54:20
Invité

d'abord ce que je dis c'est que j'ai travaillé dans le privé pendant 10 ans j'ai fait de la politique pendant 10 ans presque et ça fait presque 8 ans que je dirige Oxfam France et ce que je tire comme leçon d'abord c'est que c'était c'est très agréable tout le monde me trouve beaucoup plus sympa donc c'était quand même très reposant ensuite ce qui est particulier avec Oxfam c'est qu'Oxfam France fait partie d'une confédération qui est Oxfam International donc moi j'étais vraiment une pure française mais vraiment quand tu as été chef de parti en plus tu as fait la cantonale partielle de Rouen les municipales de Vierzon enfin tu es vraiment ultra française et je suis de vœu j'ai été basculée complètement dans une double dimension internationale d'abord sur l'actualité internationale sur le fait de tisser des ponts mais aussi sur une façon de travailler anglo-saxonne puisque Oxfam c'est une organisation qui a quand même une culture anglo-saxonne et ça pour une française c'est ça doit changer on ne se parle pas de la même manière on ne discute pas de la même manière on ne négocie pas de la même manière donc je pense que ça m'a beaucoup transformée et puis aussi sur l'aspect français le monde de la société civile c'est organisé donc les syndicats mais surtout toutes les ONG c'est comme un petit monde qui se connaît bien où les gens travaillent ensemble beaucoup se connaissent passent d'une organisation à l'autre c'est presque j'allais dire presque autant un monde de gens qui se connaissent autant que le monde politique mais on a réussi à créer des coalitions assez nouvelles ces dernières années et ça je suis vraiment à la fois très contente et je trouve ça très enrichissant

1:55:49
Présentateur

Lorraine

1:55:51
Invité

moi ce que je voulais savoir c'était comment tu as fait pour sortir de cette case de professionnels de la politique est-ce que ça ne t'a pas collé à la peau dans ta nouvelle fonction ?

ça me colle toujours à la peau d'ailleurs on va discuter après du livre etc mais c'est l'été dernier en fait où ça m'a vraiment gonflé j'ai dit mais ça fait plus longtemps que je suis directrice générale d'Oxfam que j'ai été secrétaire nationale des Verts et jamais je serai une nana de la société civile et j'ai une copine qui m'a dit c'est normal Cécile c'est la première impression et la première impression j'étais une chef de parti d'un petit parti écolo qui aboyait sur Nicolas Sarkozy et je pense que c'est ça qui s'est imprimé dans la rétine des gens ça a été ministre aussi oui oui après mais la première impression c'était celle-là après quand j'ai arrêté franchement moi je croyais un peu ceux qui me disaient de toute façon Duflo elle est accro à ça elle ne pourra pas faire autre chose etc etc et je m'étais posé la question à moi-même en me disant moi je ne crois pas mais peut-être que c'est les gens qui ont cet avis-là qui ont raison et en fait non il y a quand même il y a des choses exaltantes dans la politique il y a des choses harassantes et puis la notoriété c'est quelque chose de compliqué en fait moi j'ai bien aimé poser pour une part les valises de cette histoire-là donc ce qui est particulier et c'est pour ça aussi que j'ai écrit ce livre qui est un peu inconfortable mais je reviendrai sur toutes vos questions c'est que j'étais dans un endroit très tranquille où on dialogait avec tout le monde et je me suis vraiment posé la question de savoir est-ce que j'essayais de dire ce que je pense justement en ayant la vision de ces différents endroits et en voyant une chose sur tout parce qu'on pense beaucoup à quel message ça envoie à la gauche au parti de gauche aux politiques mais moi je vois beaucoup mes collègues qui sont comme moi dans des associations qui sont très très loin de la politique en disant oula puis en plus vous avez vu le niveau il faut se tenir très à distance sauf que si en 2027 le pays bascule on est tous morts et ça pour le coup ma collègue brésilienne ma collègue américaine et mon collègue indien où Oxfam a disparu en Inde je me rappelle très bien quand il m'a dit tu sais il y a deux ans je vivais dans une démocratie normale et donc je pense qu'il y a aussi l'obligation peut-être de penser différemment son rapport à la politique quand on est issu de la société civile dans la France en 2025 après il y a eu Yannick Jadot qui venait aussi de Greenpeace il y a Grégory Doucet aussi qui vient de l'associatif on a déjà vu pas mal de politiques venir dans ce sens-là ça donne pas des politiques très différentes des autres non mais alors d'abord je crois pas que les politiques ce soit des gens différents des autres non mais c'est une fois qu'on est dans le bain politique de toute façon ça y est il y a des codes c'est comme si tu te mets à faire du foot même si t'es au départ un joueur de hand tu vas pas jouer avec le ballon avec les mains quoi tu vois donc la politique ça répond à des règles c'est pas plus crade ou plus tendu que d'autres choses enfin honnêtement quand tu vois ce qui peut se passer dans le monde dans l'entreprise des fois il y a des choses qui sont vraiment pas glorieuses simplement j'allais dire que parfois c'est plus intense t'as moins de temps tu peux pas te relâcher voilà je pense que c'est ça un peu la différence et puis moi j'étais une femme jeune d'avant MeToo donc faut imaginer tout ce que j'ai encaissé sans savoir que j'aurais pas dû l'encaisser en fait moi ce que j'ai cru comprendre aussi c'était que t'es allée vers l'associatif enfin l'ONG etc quand t'as perdu donc en fait au final c'était pas un choix est-ce que t'aurais aimé continuer par exemple ?

non non en fait quand j'ai perdu les élections je me suis dit soit je gagne et je continue mais si je perds le truc normal c'est que t'attends 6 mois puis t'es élue députée européenne ou sénatrice je pense que j'aurais pu faire ça et là moi je me suis dit non je fais autre chose et quand ce autre chose était très ouvert j'avais pas forcément choisi et en vrai je l'ai déjà raconté ici j'ai répondu à une offre d'emploi parce que moi je ne suis pas fonctionnaire je ne suis pas profession libérale quand j'ai arrêté la politique j'étais au chômage et j'ai ils ont grandi maintenant mais j'ai 4 enfants et donc le sujet c'était quand même de trouver du travail et comme mon métier d'avant c'était dans l'immobilier où j'ai travaillé 10 ans dans le secteur de l'immobilier je trouvais ça trop bizarre d'être une ancienne ministre du logement qui retournait dans cet univers là donc c'était compliqué parce qu'en plus moi j'aimais beaucoup mon métier mais sauf que quand t'as l'âge que j'avais c'est-à-dire 40 ans et que tu dois chercher du travail et que t'es très connu je peux le dire maintenant de façon détendue c'est pas forcément évident parce que quand t'es recruté par quelqu'un j'ai pas envie de rentrer dans la réunion avec la meuf tout le monde dit c'est Cécile Duflo et donc tout le monde dit ils ont qu'à retrouver du boulot etc etc c'est pas forcément si simple je le dis et par ailleurs Oxfam c'était le boulot de rêve parce que je suis d'accord avec tout il y avait toute cette dimension internationale que moi j'avais pas et je pense que je pouvais apporter aussi des choses à l'organisation pour la faire grandir la rendre plus connue et c'est réussi je crois ouais dans le paysage français maintenant je suis une femme de 50 ans je peux dire oui je pense que j'ai coché les KPI on attend les rapports d'Oxfam à chaque fois ouais et on a beaucoup augmenté notre nombre de donateurs je remercie s'il y en a qui nous regardent c'est ça qui nous permet notre liberté

2:00:40
Présentateur

est-ce que ce livre signe ton retour en politique ?

2:00:44
Invité

alors j'ai regardé si tu fais Duflo retour en politique tous les ans on l'annonce oui c'est vrai il y a des chroniques

2:00:49
Présentateur

mais moi je l'ai annoncé plusieurs fois voilà

2:00:51
Invité

donc depuis que j'ai arrêté en fait dès les européennes six mois après on s'est dit ah ah Duflo va revenir ah les municipales à Paris puis les autres municipales puis en fait mon sujet c'est pas ça donc je le dis et y compris sur la candidature à la présidentielle parce que même moi je me fatiguerais moi-même justement parce qu'il y a 72 candidats tout le monde est candidat je les accable pas non plus parce que dans la vie politique française si t'es pas candidat à la présidentielle t'existes pas t'existes pas et donc il y a une sorte de double piège où tout le monde se pique d'être candidat à la présidentielle mais si tu l'es pas t'existes pas et donc je vois bien l'espèce de piège général dans lequel tout le monde se trouve donc pour moi c'est quand je dis c'est une question débile et ça a fait rigoler Adèle tout à l'heure oui parce que si tu le prends que par ce bout-là j'ai jamais dit que j'ai arrêté la politique jusqu'à la fin des temps j'ai jamais dit non plus que je reviendrai un jour en attendant la date pour l'instant je pense que justement si on veut essayer de créer une énergie et un élan qui déjoue les pronostics qui sont quand même extrêmement noirs pour 2027 et je pense qu'on est tous dans le déni tous ici dans cette pièce essayons de réfléchir juste 30 secondes ce que ça veut dire l'élection de Bardella ou de Le Pen sans attendre les législatives parce qu'il ne faut pas se leurrer sur non mais ce n'est pas grave un mois deux mois après il y aura les législatives ils n'auront pas la majorité en un mois avec un gouvernement on peut dévaster je crois qu'on est tous d'accord qu'il s'agit de battre enfin de gagner en effet gagnons je pense que tout le monde est d'accord là-dessus mais dans le bouquin c'est un bouquin du coup d'intervention pour essayer de peser sur le débat public c'est ça ?

oui il y a une méthode il y a une idée exactement pour essayer de proposer un truc qui s'appelle une stratégie c'est pas seulement de se dire je pense mieux que les autres et pour le coup de tenir les leçons de des trucs qui ont foiré parce que quelle est-elle la stratégie du coup ?

parce que vous parlez de tu parles pardon de social-écologie plutôt que d'éco-socialisme il y a quand même l'idée du recentrage il y a l'idée de tu condamnes la radicalité un petit peu à gauche je dis qu'il faut un programme de rupture tu dis que c'est stérile la radicalité c'est stérile non non je pense je pense deux choses un que si on est convaincu que c'est par un discours extrêmement radical et comment dire qui n'a pas de patience pour ceux qui ont des nuances qui sont différentes pour dire les choses la manière dont aujourd'hui LFI considère que c'est le programme tout le programme que et si t'es pas d'accord avec eux en fait ça ne va pas je pense pas que ça gagne je pense que ça peut éventuellement et peut-être que c'est ça la stratégie arriver au second tour mais qu'est-ce qui se passe après moi mon sujet c'est de se dire pendant longtemps il suffisait d'arriver au deuxième tour puis t'étais face au Rassemblement National et voilà tu gagnais donc le sujet c'était arriver au second tour je crains et c'est dramatique que ce soit plus du tout le sujet le sujet c'est comment justement en étant au second tour face au Rassemblement National c'est pas le Rassemblement qui gagne donc pour ça il faut mettre de l'eau dans le vin un petit peu je pense qu'il faut être capable de s'ouvrir à des gens qui pensent pas exactement comme toi et que notamment une des leçons que j'ai tiré c'est qui là les gens qui pensent pas exactement comme nous comme la gauche c'est des gens qui les macronistes progressistes le problème c'est qui les macronistes moi je le dis souvent j'ai beaucoup suivi l'abivier politique et donc je connais bien l'histoire Jean-Luc Mélenchon il est candidat pour la première fois en 2012 une grosse partie de son électorat a voté l'élection d'avant c'est une réalité quand tu demandes aux électeurs ce qu'ils ont fait donc il n'y a pas les macronistes les machins d'autant qu'aujourd'hui les gens qui soutiennent Emmanuel Macron ils sont quand même très très peu en revanche qu'une partie des gens qui avaient voté pour la gauche ont voté pour Emmanuel Macron en 2017 c'est une réalité factuelle s'ils additionnent le résultat sauf qu'aujourd'hui le résultat de la gauche en 2012 était 52% le résultat aujourd'hui tout mouillé c'est 29% donc il y a un hic où ils sont passés ces électeurs est-ce que plus personne n'a envie de voter pour la gauche est-ce que les gens sont ailleurs et se posent des questions je pense qu'il faut raconter une nouvelle histoire voilà et je le redis aussi parce que j'ai tiré le bilan de ce qui s'est passé entre 2012 où on arrive avec le Sénat est à gauche l'Assemblée nationale est à gauche le président de la République est de gauche presque tous les départements sont de gauche toutes les régions sauf une sont de gauche toutes les grandes villes aussi et on finit complètement en chaussettes moi qu'est-ce que j'ai fait à cette époque-là j'ai décidé de quitter le gouvernement en 2014 en disant trop de trahison plus Manuel Valls et donc

2:05:11
Présentateur

dans ton livre tu dis que tu regrettes

2:05:13
Invité

je ne dis pas que je regrette

2:05:14
Présentateur

si tu le dis

2:05:15
Invité

non je dis que c'est une erreur politique d'avoir cru qu'on allait donner de la crédibilité à un autre chemin qu'on allait revivifier la gauche que tout ça ça n'a pas du tout marché les frondeurs les frondeurs on était quatre on va se le dire moi j'aime bien qu'on soit un peu honnêtes Christiane Taubira Arnaud Montebourg au gouvernement Benoît Hamon Cécile Duflo ils sont où ces quatre-là Arnaud Montebourg il est on ne sait pas trop où on commence à avoir des trucs bizarre c'est ça lui il se rapproche de l'extrême droite assez bizarrement Christiane elle a été vaguement candidate et puis maintenant elle est repartie en Guyane Benoît Hamon il est à la tête d'un groupuscule pour le reste il a un engagement associatif et Cécile Duflo elle s'est barrée Oxfam donc pardon de le dire que notre grande opération ça a complètement raté voilà

2:05:59
Présentateur

par contre il y en a un qui a gagné c'est Jean-Luc Mélenchon

2:06:01
Invité

exactement ça a bénéficié à Jean-Luc Mélenchon sauf que Jean-Luc Mélenchon ça va bientôt faire 20 ans qu'il a cette stratégie il a quitté le parti socialiste en 2008 et maintenant ma conviction c'est que Jean-Luc son objectif c'est vraiment d'être le chef incontesté de son organisation qu'il a souffert d'être minoritaire parce qu'il a quand même été socialiste très longtemps il a été ministre socialiste il a beaucoup bagarré dans les congrès pour essayer de gagner et là il veut être le chef incontesté de son organisation en revanche je ne vois pas l'embryon d'un début d'une stratégie pour gagner en 2027

2:06:32
Présentateur

ce que te répondrait les Insoumis c'est qu'ils sont en progression nette sur chacune des élections présidentielles le score de 2022 le score de 2022 on monte, on monte, on monte et un jour on sera au pouvoir qu'est-ce que tu en penses ?

2:06:40
Invité

au deuxième tour et aujourd'hui et je sais bien que les sondages de second tour n'ont aucune valeur prescriptive mais c'est quand même extrêmement inquiétant parce qu'en vrai aujourd'hui la capacité de rassemblement d'une candidature de Jean-Luc Mélenchon mais est-ce qu'on a le droit d'être objectif ?

il n'y a rien dynamical quand je dis ça le barrage républicain n'est pas mort notamment chez l'électorat même macroniste à gauche il est franc et massif c'est-à-dire en effet s'il y a un second tour avec Mélenchon ça va voter Mélenchon et pas de problème d'abord c'est plus compliqué que ça pour plein de raisons et deuxième chose en revanche une partie de l'électorat de droite va directement et ouais ah bah ça c'est l'union des droites c'est encore un autre sujet c'est encore un autre mais moi mon sujet c'est que mon pays ne bascule pas dans les mains de l'extrême droite et donc c'est pas évident et je dis peut-être pas que j'ai raison j'essaye de proposer quelque chose en essayant de tirer des leçons je dis d'où je parle et je le dis à titre personnel évidemment mais je pense aussi que l'ensemble de la société civile qui s'éloigne de plus en plus de la politique et bien c'est probablement si jamais la catastrophe se produit bah on sera très loin de la politique mais pour une grande partie de nos organisations on sera mort aussi mais moi je suis pas d'accord sur le fait que la société civile s'éloigne de plus en plus de la politique enfin moi quand je vois pour les élections législatives de 2024 il y a énormément d'associations enfin plein de groupes qui ont déclaré publiquement être contre l'extrême droite et qu'il fallait absolument faire barrage à l'extrême droite exactement et moi ça m'a enfin y compris d'ailleurs les syndicats qui se enfin essayent d'avoir un peu une réserve etc par rapport à ça moi j'ai l'impression justement que la société des civils s'engage de plus en plus en tout cas frontalement contre l'extrême droite alors je le sais d'autant plus que Oxfam a été très à l'initiative de son coalition 2024 pour rassembler une très très grande famille d'organisations sauf que depuis après ce qui s'est passé après ces fameux trois semaines de est-ce qu'il va y avoir un premier ministre ou pas de gauche de toute la suite il y a vraiment eu le sentiment qu'il n'y avait pas grand chose à faire et il y a un reflux par ailleurs cette mobilisation on ne l'a pas fait contre l'extrême droite justement on a fait une mobilisation qui disait voilà ce que ce serait les points communs pour lesquels on se mobilise et qui seraient des sujets mis en danger par la victoire de l'extrême droite parce que le truc juste contre l'extrême droite comme je le disais c'est en train de trouver ses limites et il faut qu'on s'arrête avant que ça ait trouvé ses limites Malek je prends le scrutin de 2022 parce qu'il est quand même super intéressant les 22% de Meluche à la fin au premier tour face au score je ne vais pas dire ridicule on va quand même mettre du respect sur Yannick Jadot et sur Anne Hidalgo et Fabien Roussel d'ailleurs compris c'est bien qu'il y a le besoin d'avoir une ligne forte assumée et que en réalité là ce que tu nous proposes mais avec toute la diplomatie qu'elle attienne c'est un petit peu de mettre de l'eau dans notre vin et tu ne penses pas que c'est la leçon contre-productive justement envers tout le peuple de gauche qui des fois en réalité si dans notre petit calcul on se demande où ils sont passés c'est parce que très souvent ils se sont éloignés des urnes finalement parce qu'ils se sont trahis je pourrais raconter l'histoire où on ne prend pas que la présidentielle on prend les élections et ça fait deux séquences immédiatement similaires vous avez la présidentielle Jean-Luc fait un gros score on pourrait s'interroger sur pourquoi et notamment il y a une réalité qui est que les gens votent pour celui qui peut gagner y compris quand ils ne sont pas forcément d'accord et donc croire que tous les gens qui ont voté pour toi ils sont c'est comme François Hollande tout le monde n'était pas d'accord avec François Hollande au second tour de la présidentielle une grande partie des gens qui ont voté Jean-Luc Mélenchon ont voté pour François Hollande sauf qu'ensuite LFI faisait un mauvais score notamment à l'élection suivante puis ensuite c'était les écolos en l'occurrence les européennes Yannick Jadot fait 13% il pense que ça y est c'est bon il y est c'est fait et d'ailleurs je le dis ça me fait souvent sourire on a une espèce de relation au score 13% quand ton téléphone il a 13% de batterie tu cherches un chargeur tu ne dis pas que tu vas partir en rando et donc tout le monde se dit ça y est je suis devenu le chef et ensuite il y a les municipales les écolos gagnent des villes disent ok c'est bon c'est nous les boss puis les régionales et là c'est les socialistes et Ford c'est autour de nous que va se rebâtir la gauche et rebelote la présidentielle et là les insoumis étaient au lac petit exemple dont personne n'a beaucoup parlé mais qui pour moi est important il se trouve que c'est la ville où je suis né et où je réhabite qui s'appelle Villeneuve-Saint-Georges Villeneuve-Saint-Georges législative juillet 2024 Louis Boyard 60% au premier tour sur la commune municipale moins de 6 mois après triangulaire deux listes de droite au second tour et une liste Louis Boyard hyper qui est élu une femme soutien de Retailleau ce qui est complètement dingue dans cette ville donc les électeurs ils ne sont pas attachés ils font des choix tactiques ils font des choix à la fois opportunistes de conviction aussi mais en fonction des élections et donc il n'y a rien qui est automatique mais ce qui est sûr aujourd'hui c'est que je ne crois pas du tout que la stratégie qu'a choisie LFI j'ai le droit de le dire je pense que ça ça risque de nous emmener vraiment dans une situation hyper difficile

2:11:42
Présentateur

dans ton livre tu expliques que la gauche doit renouer avec une certaine culture du compromis aller chercher effectivement des personnes qui en sont parfois un peu éloignées quel regard tu portes par exemple sur la stratégie de compromis actuelle du parti socialiste dans le cadre des débats budgétaires

2:11:55
Invité

est-ce qu'on peut dire un peu la vérité il y a une assemblée nationale qui est élue moi ça m'épate franchement et des fois je me dis est-ce qu'on pourrait juste regarder les yeux alors c'est peut-être parce que moi j'ai été chef de parti d'un parti où il fallait faire 60% pour gagner un vote mais quand même t'arrives au lendemain des législatives il y a donc à la fin 11 groupes la gauche a fait 30% tout regroupé ce qui est un très bon score puisqu'elle est arrivée en tête ça fait deux ans qu'elle explique que c'est scandaleux que les macronistes gouvernent en étant minoritaires et la première chose qu'elle fait c'est de dire on veut d'ailleurs ce que dit Jean-Luc le soir même c'est tout notre programme rien que notre programme gars t'as fait 30% c'est déjà super mais tu peux pas dire que tu vas gouverner tout seul d'ailleurs ça n'a pas marché les macronistes c'est tout leur programme en attendant et alors et bah oui exactement donc la gauche est arrivée en tête et au final on s'est tapé retaillot bah moi je suis désolée mais ça me va pas donc je préfère un peu d'eau dans son vin si c'est le cas de le dire c'est à dire ce qui nous arrive maintenant effectivement plutôt que perdre tout le temps moi je vais pas parler de Mélenchon tout ça parce que je pense que t'as mieux à dire que juste tu reviens pas dans le débat public juste pour taper sur Mélenchon en plus je ne tape pas sur Mélenchon pardon de le dire c'est qu'en 2015 quand moi j'ai quitté le gouvernement je me suis dit le mec qui peut nous faire gagner autrement en 2017 c'est Jean-Luc Mélenchon et j'ai passé des mois à parler avec lui donc je n'ai pas de problème ni personnel ni même comment dire sur une idée de stratégie politique en revanche je pense que la manière dont ils gèrent les choses et sur les questions internationales et sur d'autres sujets il y a matière à discussion justement sur les questions internationales maintenant que t'es à Oxfam et tout tu vois les rapports sur les inégalités tu sais très bien pour les milliardaires tu vois les liens des milliardaires et des grandes entreprises avec les fascistes le carbo-fascisme certains parlent de ça les techno-fascistes maintenant et tu vois qu'ils défendent évidemment le modèle extractiviste et que tout ça c'est très lié je pense que tu fais le lien entre le fait qu'il va falloir désarmer le capital parce que le capital a fait son choix et qu'est-ce qui pourrait commencer à désarmer le capital si ce n'est un programme de rupture c'est-à-dire un programme anticapitaliste alors Usul parce que sinon on refait ça et puis mettons qu'une gauche centriste gagne voilà on en est dans cette situation-là ce qui peut désarmer le capital c'est de gagner et de réussir à faire voter la taxe Zuckman et pour ça il faut avoir les gens qui votent la taxe Zuckman est-ce que ça désarme le capital la taxe Zuckman vraiment ?

là je parle de démanteler Bolloré moi je parle non non mais c'est pas une blague c'est pas une blague il va falloir qu'on démantelait Bolloré pour le coup on va être d'accord c'est là où ce que je dis dans mon livre c'est que je pense que sur un certain nombre de sujets oui il faut de vraies ruptures et qu'on peut faire de vraies ruptures sans crier j'ai pas crié non mais de façon générale moi je le dis en souriant quand on a mis en place l'encadrement des loyers pour le coup c'était un engagement même de François Hollande c'était la première fois qu'on régulait de nouveau un prix depuis 1986 c'était extrêmement ça a d'ailleurs dérangé beaucoup de monde mais on a réussi ensuite ça a été défait puis refait etc donc je pense que si on veut réussir en fait moi je suis une écologiste qui perd beaucoup quand même depuis 30 ans et donc je pense que non seulement ce qu'on propose c'est une bonne chose que c'est nécessaire mais que pour cela effectivement il faut réussir à gagner et que si on gagne pas tout je pense qu'on peut pas gagner avec la radicalité en arrivant direct en disant je suis désolé notre adversaire là c'est Bernard Arnault c'est Vincent Bolloré et ça ça gagne pas il faut être dans le compromis mais même pardon excusez-moi juste même au-delà de juste dire on est contre aussi de proposer un vrai programme de rupture enfin quand on voit en 2024 encore une fois c'était parce qu'il y avait un programme il y avait des propositions fortes qui en fait enchantait les gens en se disant en fait si on arrive à gagner enfin moi je parle des étudiants par exemple si effectivement on arrive à gagner et qu'il y a un revenu un revenu étudiant c'est un autre j'allais dire un autre monde est possible le chancelier mais enfin voilà il y a une autre réalité en fait qui s'ouvre à ces personnes là donc est-ce que enfin vous pensez pas que les gens et moi ça m'a frappée en lisant votre livre c'est que enfin j'ai pas tout lu d'ailleurs mais ce que j'ai lu en tout cas de se dire bah les gens sont j'ai l'impression que vous pensez que les gens sont un peu pessimistes et enfin veulent pas aller jusqu'au bout de ce qu'ils voudraient avoir en fait je trouve ça fait quand même deux élections de suite aux législatives qu'il n'y a pas de majorité la cinquième république elle est programmée pour que ça n'arrive pas ça fait deux élections de suite normalement dans un certain nombre de circonscriptions les candidats macronistes auraient dû être vraiment défaits des circonscriptions qui étaient à gauche en 2012 par exemple ça n'est pas arrivé donc ce que je suis obligée de constater c'est que il y a peut-être je ne sais pas si c'est une modération une prudence en tout cas tout un tas de gens qui peut-être aussi parce que la situation elle est brutale au niveau international elle est angoissante qui se sont pas ont pas voté massivement il y a des gens qui ont été enchantés des gens qui ont fait la campagne avec coeur etc mais au final ça fait 30% de l'Assemblée nationale et d'ailleurs ça ne fait pas une majorité et donc j'entends bien et puis je lis le chat je vois bien que ça fâche sûrement plein de gens ce que je dis ce qui me fait rire c'est que non mais ce qui me fait rire c'est que je suis à d'autres endroits et je suis une horrible gauchiste jalouse des gens qui ont de l'argent etc etc donc ce que je dis souvent c'est que ici tu es une droitarde horriblement droitarde mais tant pis parce que j'essaye d'être la même ici et là c'est à dire que j'essaye pas de vous dire des trucs qui vous font plaisir ou des trucs qui font plaisir et en plus j'essaye d'être honnête y compris vis-à-vis de nous et de ce qu'on a fait et je sais que il faudrait tout le temps dire qu'on a toujours tout fait bien et qu'on va gagner et que ça va marcher mais moi ça fait vraiment 30 ans que je suis une écologiste politique maintenant presque engagée et je me souviens très bien au lancement d'une campagne présidentielle et je dirais pas le nom de ou de la candidate d'un vieux militant écolo qui c'était le meeting de lancement qui était derrière la candidate et qui disait en avant vers les 3% et on lui avait foutu des coups de latte mais il peut y avoir ça et tout le monde était convaincu et tu sais quoi les écolos avaient raison dans les années 70 ils avaient raison dans les années 90 ils ont toujours raison sur un certain nombre de choses moi la question c'est comment on fait pour embarquer tout le monde d'abord je pense qu'il y a une question de mûrissement de la société au-delà des programmes des gens qui disent c'est possible ensuite il y a la capacité à entraîner plus largement et notamment si on veut réussir pas seulement à gagner une élection mais ensuite à mettre en oeuvre ces propositions il faut réussir à désarmer un certain nombre d'oppositions et ça veut dire que certains il faut les affronter frontalement c'est le cas de Bolloré évidemment il faut réussir et ce serait une des premières choses à faire c'est de mettre en place un certain nombre de dispositions législatives et beaucoup de journalistes ont travaillé dessus pour qu'ils puissent élire leur directeur de la rédaction pour qu'il y ait une limitation loi anti-concentration exactement il y a des choses à faire et moi ce qui m'intéresse en vrai c'est qu'on y arrive parce que vraiment pour le coup quand on a fait voter l'encadrement des loyers quand je croisais des gens dans la rue qui me disaient franchement grâce à vous on a repris les cours de tango avec les économies qu'on a fait sur notre loyer ça m'a fait vraiment plaisir moi je pense que la politique publique ça peut changer la vie des gens et pour ça il faut réussir à avoir les clés qui permettent de le mettre en oeuvre et si pour ça il faut être conscient que même si on est 100% d'accord et surtout quand on est dans un milieu militant on a l'impression que tout le monde va être d'accord avec nous et bien je crois qu'on se gourre un peu voilà non mais le but du politique c'est d'entraîner vers son récit les gens même s'ils ne sont pas d'accord a priori c'est vrai que là j'ai lu je voyais un imaginaire plus de sobriété ça ne fait pas vraiment rêver de fou non mais justement la question c'est comment tu dis par exemple comment tu fais le lien comment tu parles de sécurité dans un pays qui est quand même pour le coup qui est en souffrance dans un certain nombre de villes du fait du trafic de drogue il y a quand même des villes où il y avait un meurtre tous les 15 ans et là maintenant c'est plusieurs par an c'est une réalité et ça crée de la tension dans toute la société et c'est vrai qu'on se tient à distance de ces questions là il y a des sujets qui sont compliqués tu dis que la gauche ne doit pas se pencer le nez pour parler de sécurité je dis qu'il faut être efficace et qu'être efficace pour le coup notamment sur la question de la drogue c'est pas juste dire la drogue c'est mal pour le coup on a cet exemple cette politique menée depuis très longtemps ça ne marche pas il y a des exemples à l'étranger au Portugal par exemple mais ça veut dire aussi qu'il faut s'attaquer notamment à toute l'activité de blanchiment on est en train de nécroser un certain nombre de quartiers c'est la réalité c'est une vérité de mettre en danger des générations et donc ça ça nécessite effectivement de prendre le sujet à bras-le-corps et de ne pas avoir d'idéologie ni dans un sens ni dans un autre moi je me souviens le truc de base c'était d'être contre la vidéosurveillance en fait ce qui est assez marrant c'est que ces derniers temps ce que ça a permis les caméras dans beaucoup de cas et notamment très récemment ça a été de révéler des cas de violence policière y compris avec des caméras de vidéosurveillance qui ont filmé et des gens qui ont filmé avec leur téléphone donc c'est paradoxal et je pense qu'on a avancé sur certains sujets de violence policière grâce au fait qu'on a eu des films parce que juste le témoignage des gens ça ne marchait jamais et donc du coup ça m'oblige sur un certain nombre de sujets à réinterroger des trucs qui apparaissaient comme gravés dans le marbre ou des certitudes et en tout cas le backlash écolo on est obligé de le constater on est obligé de se dire comment on peut réussir à essayer de trouver les moyens de prendre la tangente ça a marché par exemple et à mon avis la clé c'est justement de systématiquement mêler les questions sociales et les questions écolo qu'on faire le leasing social Rapidement revenir un petit peu à de la popole on reviendra sur le fond après tu défends la candidature de conciliation de réconciliation face VS à la primaire que tout le monde propose en troisième voie Marine Tondeillet notamment pourquoi la primaire selon toi ce n'est pas un bon moyen d'arriver à une candidature qui réconcilie tout le monde primo et deuxio est-ce que tu penses que Marine se trompe quand elle se déclare déjà dans le timing et de deux quand elle s'engage dans un process de primaire alors d'abord j'ai parlé tout à l'heure du problème de la candidature à la présidentielle où tout le monde est obligé d'être candidat à la présidentielle sinon il n'existe pas mais la primaire ça fait trois choses d'abord t'es obligé d'être candidat à la primaire si t'es un responsable politique qui veut exister sinon tu disparais donc ça multiplie les candidatures deuxième chose si tu veux exister pendant la primaire il faut que tu tapes notamment sur le plus gros parce que c'est comme ça que si t'es inconnu c'est comme ça que tu deviens connu c'est ce qui s'est passé avec Sandrine Rousseau pendant la primaire des écolos la dernière fois elle a été très vindicative et elle a eu beaucoup d'espace médiatique et c'est ce que fait Juckman j'allais dire que Luxman en ce moment avec Jean-Luc Mélenchon aussi oui mais pour le coup et réciproquement alors que les deux refusent un procès de primaire et la troisième chose c'est que comme t'as ces deux phénomènes là la réconciliation après des candidats pour réussir à faire la campagne ensemble et ben bon courage quand tu t'as expliqué que l'autre il était horriblement de droite qu'il était liberticide pour exister pendant la primaire tu vas pas ensuite aller à côté de lui et dire c'est lui notre candidat la seule qui a fait ça et qui l'a fait avec beaucoup de professionnalisme c'est Martine Aubry qui prend la main de François Hollande qui la tient et qui dit notre candidat c'est lui et il y en a pas beaucoup qui ont fait ça regardez les dernières primaires c'est totalement parti en sucette et donc je dis cette méthode là où on se dit ben comme ça on va départager les gens ben au final tu mets un boulet au pied du candidat donc comment on fait la méthode c'est pour ça que moi ce que j'essaye de dire c'est de dire qu'est-ce que c'est l'espace de cette candidature qu'est-ce que c'est pour le coup donc la blague c'était ah ben si c'est un programme du coup t'es une candidate ben pas forcément tu peux dire c'est quoi le projet parce qu'en plus le programme définit ligne à ligne tout le monde s'embrouille sur la moindre truc ou en plus t'es pas sûr que tu vas réussir à le faire parce qu'entre temps il va y avoir je sais pas quoi qui va se passer aux Etats-Unis etc.

donc de dire c'est quoi les valeurs communes c'est quoi cette espèce de socle en commun et l'horizon que tu veux dégager et justement l'horizon que tu veux dégager c'est comment tu considères que la justice sociale c'est non négociable et qu'aujourd'hui les super milliardaires ils mettent en péril pas seulement la justice sociale mais la démocratie comme l'a dit un milliardaire à qui je posais la question de savoir qu'est-ce qu'on fait avec tout cet argent il m'a dit le premier milliard on le dépense tu peux oeuvre d'art immobilier tout ça t'y arrive à partir du deuxième milliard on achète le pouvoir donc oui très clairement il faut arrêter avec cette situation on le voit dans tous les pays du monde c'est la même chose partout donc il faut réussir à arrêter ça d'ailleurs ce qui est pratique pour la France c'est que ça fait quand même un matelas financier mobilisable qui va pas être facile et du coup la question c'est comment on fait c'est quoi les étapes et je disais en souriant peut-être qu'il faudrait inventer une nouvelle décoration contributeur essentiel de la nation qu'on va remettre aux gens qui payent au-delà de je sais pas combien d'impôts vu qu'ils sont tous toujours très contents d'avoir un statut spécifique et je dis pas il y a un soutien dans l'opinion de s'attaquer aux milliardaires quand même bien sûr c'est très porteur même y compris dans les électeurs LR soutenu même chez les électeurs des républicains parce qu'il y a aussi un sentiment très profond en France de ce que c'est que la république et la république elle s'est constituée sur l'abolition des privilèges et on est en train de reconstituer une société de privilèges donc on est il y a beaucoup de gens même en étant en désaccord sur un certain nombre de sujets qui sont en accord avec ça les retraites c'est pareil les retraites 80% du pays était contre moi je dis souvent quand tous les syndicats de solidaire jusqu'à la CFTC sont contre quand il n'y a pas de majorité à l'assemblée que le chef de la révolution à l'assemblée s'appelle Charles Amédée de Courson et que 85% de la population est contre t'arrêtes t'arrêtes tu décélères et donc là évidemment l'histoire regardera les deux quinquennats d'Emmanuel Macron de manière folle d'être à ce point détaché de l'ensemble de son pays c'est dysfonctionnel mais tu pardon

2:25:31
Présentateur

je voudrais revenir sur un truc que tu as abordé rapidement en 2012 la gauche avait tous les pouvoirs il n'y avait plus que l'académie française c'est vrai Jean-Pierre Belprésident oui non mais c'est vrai le Sénat l'assemblée c'était lunaire cinq ans plus tard la gauche en tout cas celle issue du parti socialiste elle est dans les choux comment tu l'expliques toi ?

2:25:55
Invité

je l'explique assez simplement pour le coup j'ai écrit un bouquin en 2014 pour dire que en fait les gens ne s'attendaient pas justement c'est là où c'est intéressant ils ne s'attendaient pas à ce que François Hollande ce soit la révolution bolivarienne mais ils ne s'attendaient pas à ça non plus ils ne s'attendaient pas au CICE plus plus plus plus sans compter ce qui s'est passé après et pour moi l'erreur absolue donc l'erreur politique elle est double on quitte le gouvernement et donc je pense qu'en fait on a créé une voie d'eau en fait et ça a été irratrapable mais c'est aussi une forme de radicalisation avec la nomination de Manuel Valls avec la suite et puis il y a eu évidemment on est le 13 novembre et donc on ne se souvient pas mais le traumatisme collectif il était quand même très élevé il y avait une grande crainte de ce qui pouvait se passer sauf qu'on est arrivé et il n'a pas su s'arrêter à temps sur la déchéance de nationalité qui était un élément fondamental qui avait permis que des électeurs pour le coup centristes par des aveux de Nicolas Sarkozy votent pour François Hollande en 2012 donc c'est ça qui s'est passé et je pense que l'erreur c'est en 2014 après quand même une défaite aux élections municipales très sérieuses quand la gauche perd des villes comme comme Limoges comme Roubaix tu dois te dire oula slow down et donc là il aurait dû à mon avis en tout cas moi j'ai plaidé pour ça et donc un jour je me suis dit que j'allais écrire une chronie où en fait au lieu de nommer Emmanuel Valls il nomme Martine Aubry première ministre ça aurait eu la gueule et qu'est-ce qui se passe et je pense que ça aurait pu se passer différemment et donc les gens ne voulaient pas des choses totalement radicales à ce moment-là mais ils voulaient quand même qu'un minimum de l'engagement qui avait été pris soit tenu il y avait une inspiration à la justice sociale qui était forte puis en plus il y avait eu la crise de 2008 avant il y avait eu le mouvement des places Occupy Wall Street etc il y avait quand même un renouveau quand même de demandes de justice sociale dans le peuple de gauche et pardon on en parlait tout à l'heure mais le soir du premier tour Jean-Luc Mélenchon dit votez mobilisez-vous pour le second tour et votez faites voter comme si c'était pour moi donc il y a eu un très gros soutien qui a été fait pour François Hollande et je pense qu'une des erreurs aussi c'est que ce qui était à l'époque le front de gauche n'a pas fait partie de la majorité c'est une erreur du PS

2:28:05
Présentateur

ça oui

2:28:05
Invité

et mon erreur ma vraie vraie erreur c'est que pendant les deux années 2012-2014 donc j'avais été chef de parti pendant six ans et pour dire les choses j'en pouvais plus j'étais épuisée donc je me suis concentrée pour essayer d'être une super ministre du logement je pense que je ne m'en suis pas trop mal sortie mais j'ai complètement lâché la question de la vie de la majorité et on aurait dû être beaucoup plus incisif pour obliger au dialogue avec tous les gens qui avaient contribué à l'élection de François Hollande en 2012

2:28:32
Présentateur

Lorraine ?

2:28:34
Invité

Non moi je voulais juste en fait je trouve que tu n'as pas trop répondu sur la question de la primaire ok on oublie il y a effectivement la question du socle commun on est contre les milliardaires des choses qui font assez consensus mais du coup concrètement comment on fait pour désigner un candidat ou une candidate pour 2027 ?

Déjà quand je dis on la gauche en tout cas moi ce à quoi je crois c'est que cet espace-là la social-écologie qu'on peut définir en allant de tout un tas de gens qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon parce qu'eux aussi ils pensaient que c'était celui qui avait le plus de chances d'être au second tour pas forcément parce qu'ils étaient convaincus à toute une partie de gens qui ont pensé qu'Emmanuel Macron ça pouvait être une bonne solution et qui sont totalement déçus ceux qui sont encore fans je ne dis pas du tout qu'il faut faire avec les gens qui pensent que ce que fait Emmanuel Macron et Gabriel Attal est formidable je vois bien que ça n'a aucun sens donc c'est pas ça c'est des gens qui ont cru et qui sont déçus et que cet espace-là il dégage un horizon un peu inventif capable de mobiliser et qu'ensuite ça décante de ça tu constitues une équipe et de cette équipe tu réussis à avoir une incarnation parce que je crois profondément pour le coup c'est une leçon que j'ai prise à l'époque d'Europe Écologie que quant à plusieurs personnes qui sont différentes dans une même équipe c'est très efficace électoralement au moment où on lance Europe Écologie c'est autour de Dany des gens qui veulent qu'ils soient candidats et pour eux c'est même pas en rêve qu'il puisse y avoir José Bové on sort du débat entre le oui et le non Dany a incarné 100% le oui Bové a incarné 100% le non donc les gens autour de Dany ils sont vent debout contre cette affaire et les gens autour de Bové ils sont tout aussi vent debout ils disent on va pas aller avec ce mec de droite et moi je me souviens très bien puisque le premier moment où ils se rencontrent pour en parler je suis là et je me suis dit quand je les vois parler et échanger je me dis ça a de la gueule quand même et au final ça a beaucoup plu aux électeurs parce qu'une partie des gens avaient envie de dépasser cette histoire là et donc ce que nous on croit dans des cercles militants où on pense que plus on clarifie plus on synthétise plus on est précis plus on exclut les gens un peu déviants plus ça marche et c'est peut-être le propos de ce livre c'est qu'en fait la réalité dans un cercle qui n'est pas le cercle militant c'est que c'est plutôt le contraire c'est que les gens considèrent que c'est peut-être un peu stabilisateur que ça aille comme en 97 de Strauss-Kahn jusqu'à Dominique Voynet en passant par Jean-Pierre Chevènement et Jean-Luc Mélenchon et Jean-Luc Mélenchon bien sûr et la question c'est comment on sort les gens de la merde comment on reconstruit les services publics comment on taxe les riches évidemment etc comment on reconstruit une société qui fait un peu sens quand même y compris inventer peut-être de nouveaux services publics faire un peu de souffle etc est-ce que c'est possible de faire ça avec des macronistes des anciens macronistes ou des gens qui ne souhaitent pas ce monde là d'abord il y a parmi les gens qui ont voté moi ce qui m'intéresse c'est les gens qui votent parce qu'à la fin si tu es démocrate et c'est ce que je suis tu penses qu'il faut convaincre les gens qui votent et qui te donnent le mandat de faire pardon ?

les abstentionnistes les abstentionnistes ils votent comme les gens qui votent ça c'est vraiment la leçon qu'il faut connaître c'est qu'il n'y a pas un réservoir d'abstentionnistes qui seraient d'accord avec toi et qu'il suffit que tu ailles les chercher ils vont tous voter pour toi les abstentionnistes quand on leur demande ce qu'ils auraient voté en général ils auraient voté comme le résultat de l'élection je sais c'est désagréable parce que pour le coup c'est le discours des écolos d'avoir dit de toujours en fait nous si les abstentionnistes votaient yolo on serait majoritaire faux faux les abstentionnistes quand on leur pose la question ils votent et d'ailleurs c'est des gens qui ne votent pas parce qu'ils avaient mieux à faire parce qu'ils allaient déjeuner nous ici même vous vous êtes hyper investis hyper concernés dès qu'on prend un tout petit peu de distance on comprend qu'il y a plein de gens qui sont très loin de la politique ce qui ne veut pas dire qu'ils ne vont pas à un moment voter et d'ailleurs ce qui s'est passé l'été 2024 est très intéressant il y a des gens qui ne sont pas allés voter qui se sont dit d'habitude je ne m'en mêle pas mais là ça craint donc j'y vais et ça c'est très important parce que ça quand même ça nous évite d'être totalement désespérés de la perspective de 2027 mais réussir à comprendre et pour le coup c'est peut-être la leçon du départ du gouvernement que les gens ont plus d'appétence en fait et peut-être que c'est juste aussi très intelligent de se dire on va mettre des gens qui ne sont pas tous d'accord comme ça ils vont être obligés de se parler et à la fin ça va être un peu plus posé parce que pour le coup élire un mec tout seul qui décide lui tout seul je pense qu'Emmanuel Macron a vacciné la société française et c'est pour ça que c'est une erreur aussi de s'arc-bouter sur l'individu candidat à la présidentielle parce que je crois que personne n'a envie de donner un chèque en blanc à n'importe qui individuellement l'individu et je suis d'accord avec toi sur les municipales je le vois là donc sur Argenteuil Aulnay on est sur des territoires où là clairement les individus les gars s'en tapent mais par contre quand on leur dit ah ok il y a un truc il y a un gap entre tout le programme rien que le programme ce que défend Jean-Luc et bah tu sais on va commencer à bon ça on le met de côté ça aussi on le met de côté tu sais il y a aussi un truc moi qui me revient tous les quartiers populaires qui sont partis voter en 2024 c'est aussi parce qu'il y a un candidat qui a parlé très fort et en l'occurrence c'était Jean-Luc qui a parlé très fort d'antiracisme là où les autres parties de gauche se cachent quand il faut le faire je le dis sans aucun problème c'est pas qu'ils disent que oui il faut aller tabasser tous les rebuts et tous les renautes de ce pays c'est pas ce qu'ils disent je crois pas que les écolos soient les pires non non et j'incrimine pas les écolos en disant ça mais tu vois sur quoi sur quoi pas on recule mais oui oui sur quoi on recule en fait bah moi je pense que pour le coup faut pas reculer alors quand je parle de la manière de le dire et du fait qu'il puisse y avoir des étapes ça ne veut pas dire qu'à la fin on réussit pas à avoir des objectifs beaucoup plus larges quand j'ai commencé à être ministre il y a un ancien ministre du logement que j'ai rencontré pour lequel j'avais beaucoup d'estime qui s'appelle Louis Besson alors je pense qu'il n'y a pas beaucoup de jeunes qui le connaissent mais Louis Besson il a eu une histoire particulière il a été au PSU et il a été anticolonial pendant la guerre d'Algérie il était très il faisait partie de ceux qui s'exprimaient de façon extrêmement claire contre ce qui se passait en Algérie ensuite il a été ministre du logement et il a son actif la loi SRU la loi qui oblige à faire 10% à l'époque de logement social mais aussi bien sûr mais aussi la loi qui oblige à faire créer des airs de gens du voyage et ça quand même je peux vous dire que c'est pas le truc le plus populaire à faire y compris avec des élus de tous locaux de toute tendance politique et ce qu'il m'a expliqué c'est qu'il fallait cranter il m'a dit c'est pas grave si t'as pas tout tout de suite crante crante peut-être que ça va reculer mais ensuite tu reviendras et d'ailleurs la loi SRU elle a été votée défaite refaite et donc cette idée que tu peux cranter que petit à petit moi je pense par exemple que si une gauche sociale écolo était au pouvoir il faudrait aller plus loin que l'encadrement des loyers d'aujourd'hui parce que dans un certain nombre d'endroits ça a continué à monter donc comment on fait baisser le prix de l'immobilier on est à un niveau aujourd'hui il faut s'attaquer à la propriété pardon il faut s'attaquer à la propriété et ben ça c'est intéressant par exemple moi j'ai manifesté avec le DAL même depuis les premières manifs j'étais allée à la rue du Dragon et j'ai manifesté au cri d'application de la loi de réquisition et puis j'ai essayé de le faire c'est pas possible pourquoi c'est pas possible parce que dans la constitution française le droit de propriété est très réservé et pas le droit au logement ce qui n'est pas le cas par exemple en Belgique et donc je me souviens avoir discuté avec Babar et essayer de dire qu'on met le droit au logement dans la constitution ça c'est un vrai combat ça ça va être compliqué avec des macronistes vous avez vu Casbarian qui se félicite des exclusions alors Casbarian c'est un autre cas il est chez Macron pardon il est chez Macron mais moi j'essaye pas de me faire dire que moi je défends les macronistes enfin je suis contre tout leur truc depuis très longtemps et pour le coup moi j'ai fréquenté Emmanuel Macron à l'époque où il était au cabinet de François Hollande et j'ai compris très vite qu'il n'était pas du tout par exemple écolo qu'il était même très à l'ancienne et que donc j'ai eu aucune surprise ceux qui ont pu penser en 2017 que ça pouvait être une solution etc moi j'ai jamais été dupe je l'ai connu bien plus tôt donc n'essaye pas de me faire dire je dis je parle des gens qui ont voté pour lui en 2017 ils ont été plus nombreux à voter pour lui que pour Benoît Hamon que pour Jean-Luc Mélenchon c'est un fait et ces gens ils croyaient à ce truc et de droite et de gauche on va prendre les gens intelligents ça a marché c'était une escroquerie pour le coup pour de vrai parce que c'est pas du tout ce qu'il a fait mais ça veut pas dire qu'il faut pas se dire que chez une partie de ces gens là qui sont déçus qui sont même pour certains très mécontents autant de ceux qui avaient été comme des gens qui avaient été déçus par Franck Corland c'est pas des gens qui peuvent voter pour cette orientation politique là et la rendre victorieuse parce que moi je préfère qu'on débatte de savoir si ça va ou pas assez loin l'encadrement des loyers ou la fiscalité des plus riches plutôt que même si on fera tout ce qu'on peut qu'on se débatte avec un gouvernement d'extrême droite qui va faire le plus de mal à ceux dont tu parlais c'est-à-dire ceux qui sont français pour certains depuis des générations mais à qui on oppose encore le fait qu'ils n'ont pas tout à fait leur place avec un discours raciste insupportable insupportable en 2025

2:37:25
Présentateur

Sur ce que tu as dit tout à l'heure sur le fait d'aller chercher des électeurs potentiels des gens éloignés de la politique des abstentionnistes c'est exactement ce pourquoi on a créé Baxit c'est pour s'adresser d'abord à ces personnes-là les militants les gens convaincus ne sont pas du tout notre cœur de cible et c'est effectivement un travail qui est je pense nécessaire justement à ce sujet-là tu te souviens on s'était battus ensemble pendant la présidentielle 2022 pour imposer la question climatique la question écologique au cœur du débat présidentiel vous aviez avec l'affaire du siècle saisi les médias traditionnels en demandant l'organisation d'un débat entre les candidats sur ce sujet sur une chaîne de télévision par exemple personne n'avait voulu le faire du coup on l'avait fait nous-mêmes on avait fait le débat du siècle et voilà on a offert on a fait notre taf on a offert aux citoyens un moment où les candidats ne parlent que de ça qu'est-ce que tu penses aujourd'hui de la place de la question climatique dans l'agenda médiatique ?

2:38:16
Invité

On est dans un moment de backlash écolo hyper fort où certains même prospèrent en se disant en étant anti-écolo ça nous aide mais il faut se dire pourquoi ça marche moi c'est ça mon interrogation en revanche pour le coup je peux dire une vraie satisfaction c'est que cette année le débat budgétaire il s'est fait sur la question de l'attaque Zuckman des super héritages et du pacte d'Utreil le pacte d'Utreil le truc le plus techno que tu puisses imaginer l'année dernière on était sur l'aide médicale d'État et bien quand on déplace la conversation publique on déplace aussi la mobilisation et c'est une des raisons pour lesquelles moi j'ai décidé d'aller chez Oxfam c'est que je me suis dit en fait une organisation qui a un authentique agenda politique parce qu'on a des valeurs on a des convictions mais pas partisans on se présente pas aux élections on va pas soutenir de candidats mais on peut réussir à peser dans le débat public et honnêtement les super héritages pour le coup je le dis c'est 100% nous parce qu'on a commencé à travailler sur ce sujet en disant les politiques veulent jamais toucher aux droits de succession jamais parce qu'ils disent les gens détestent et c'est vrai 80% des français disent qu'on fait des sondages alors que 80% des français ne paieront jamais de droits de succession dans leur vie donc pourquoi les gens qui ne paieront pas de droits de succession sont contre les droits de succession en y réfléchissant je pense que tout le monde a dans un petit coin de sa tête l'idée que peut-être peut-être un jour un jour il y a une grand-tante inconnue qui avait fortune on sait pas où qui te lègue quelques millions d'euros et c'est pour ça qu'on a travaillé en disant très bien on fait les super héritages au-delà de 13 millions d'euros comme ça tu te dis même si t'as l'héritage t'es tranquille et du coup on a pu rentrer dans ce débat-là parce qu'aujourd'hui il y a un énorme scandale et une énorme réserve d'argent qui se trouve dans l'organisation du blanchiment d'une partie de l'héritage des milliardaires pour éviter que leurs successeurs ne payent de droits de succession

2:40:10
Présentateur

en ce moment il y a la COP30 qui se réunit au Brésil sans les Etats-Unis est-ce que tu penses que ça sert encore à quelque chose les COP ou est-ce qu'on est passé à autre chose et que c'est plus utile

2:40:21
Invité

pour le coup on a dit on parle pas beaucoup d'écologie au moins là quand même on est obligé de mettre un peu le sujet

2:40:25
Présentateur

c'est pour ça que je t'interroge dessus

2:40:26
Invité

et ce que je trouve intéressant c'est mais aussi pour le coup c'est là où on voit que c'est mieux quand c'est Lula que quand c'est Bolsonaro imaginez la même COP ben voilà moi je le dis imaginez la même COP avec Bolsonaro ben c'est pas la même histoire voilà et donc c'est aussi pour ça que moi je veux gagner et l'encadrement des loyers plus deux, trois petits trucs mais c'est quand même mieux les critères de pénibilité tu en parles ?

ben oui c'est-à-dire que là on se dit en fait le débat sur les critères de pénibilité c'était quand même mieux que la retraite à 64 ans même si c'était pas satisfaisant donc et c'est très bien pour le coup je vais te dire moi quand j'étais et d'ailleurs je lance un appel s'il y a des gens qui veulent faire ça quand j'étais ministre du logement j'avais un gros problème c'est que j'avais face à moi jour après jour le rouleau compresseur avec beaucoup d'argent de tous les professionnels de l'immobilier pour essayer de faire échec à la loi Allure en face il n'y avait pas du tout d'association de locataires du parc privé il n'y en a pas ça n'existe pas en France

2:41:20
Présentateur

c'est vrai tu as raison

2:41:21
Invité

il n'y en a pas je cherche il n'y en a pas il y a des associations de locataires dans le logement social qui d'ailleurs ont des lieux de débats formalisés des concertations obligatoires mais des locataires classiques comme les uns et les autres il n'y en a pas et j'aurais voulu qu'il y en ait qui disent franchement du flot ça va trop loin elle lâche tout aux professionnels de l'immobilier il faut arrêter avec le complément de loyer ça m'aurait aidé moi je me bagarrais dos au mur avec en face de moi que les mecs de l'immobilier et donc c'est très bien qu'il y ait des gens pas contents y compris quand il y a un gouvernement de gauche écolo pour dire que c'est pas satisfaisant parce que ça permet de retrouver un équilibre et au final tu ne fais pas tout bien par exemple dans la loi Allure honnêtement sur Airbnb on était 13 ans de ça de ce qu'on aurait dû faire mais à l'époque le sujet n'était pas aussi fort ouais c'était moins ouais mais je vois bien les choses et maintenant sur Airbnb parce qu'on a eu Yann Brossat il n'y a pas longtemps on a parlé un peu d'Airbnb aussi on fait quoi d'Airbnb on interdit moi je pense qu'il faut pour le coup ce qui est marrant il y a deux choses marrantes d'ailleurs sur tiens on limite je vais donner un exemple l'encadrement des loyers pour le coup c'était vraiment un débat gauche droite je me faisais fracasser à l'assemblée par les gens de droite parce que j'étais bolchevique etc etc et maintenant il y a des maires de droite puisque la disposition de la loi Allure arrive à terme en 2026 des maires de droite qui étaient contre qui disent nous faut que ça reste parce qu'ils voient bien le problème donc là pour le coup l'arc politique des gens qui soutiennent le maintien de l'encadrement des loyers ça va de LFI jusqu'au LR c'est la réalité parce que c'est des maires et donc je pense que sur Airbnb il faut donner beaucoup de pouvoir aux élus locaux parce que eux ils savent et eux ils peuvent être beaucoup plus efficaces que si on prend des mesures nationales est-ce qu'ils ont l'échelle pour lutter contre Airbnb ou est-ce que c'est pas au contraire au national ?

parce que c'est un gros morceau en fait c'est là où c'est intéressant c'est qu'au national tu crées une boîte à outils législatives que les élus peuvent utiliser pour interdire complètement pour obliger à des compensations le vrai scandale d'Airbnb c'est quand même qu'ils avaient une fiscalité beaucoup plus favorable parce qu'en plus au-delà du fait que ça prive des gens de logement ça fait que des commerces s'écroulent ça fait que t'as des villes qui sont vides des quartiers qui sont vides pendant une partie de l'année que la ville va pas bien enfin tout le monde commence à voir aussi les effets que ça produit ce qui veut pas dire qu'il n'y a pas des gens que ça arrange bien de louer leur appart deux semaines en été donc on peut aussi doser dire que par exemple c'est ce qu'on a mis dans le rapport que Oxfam a fait sur logement on peut dire c'est que des résidences principales donc on autorise les gens à louer quand ils sont en vacances ce qui était d'ailleurs l'idée initiale d'Airbnb Lorraine ?

En fait du coup on parlait de base d'écologie et en fait tu viens du parti Europe Écologie Les Verts quel regard tu portes aujourd'hui sur eux parce que par exemple on a vu pour la réforme des retraites ils étaient assez divisés il y en a qui se sont abstenus il y en a qui ont voté pour et en fait et on est quand même dans une situation où la planète ne peut pas attendre donc est-ce que tu trouves qu'aujourd'hui Europe Écologie Les Verts a une bonne stratégie justement parce qu'on parlait de stratégie sur enfin politique est-ce que là leur entre-deux entre eux en essayant de à la fois réconcilier le PS à la fois enfin réconcilier le PS et LFI est-ce que leur stratégie aujourd'hui est bonne ou est-ce que si je ne sais pas si d'ailleurs tu es encore encartée à ELV mais si tu l'étais est-ce que tu ferais les choses différemment je fais très gaffe parce que Mémé Cécile qui a un avis sur l'étendoir sur le fait qu'il vaut mieux mettre de la poudre dans les lave-vaisselle ne fasse pas non plus trop voilà de commentaires sur les gens qui pour certains d'entre eux sont encore des amis qui essayent de gérer des choses compliquées c'est pour ça que j'ai essayé d'écrire ce livre de façon plutôt inversée en disant qu'est-ce que je crois qu'il faudrait faire pas est-ce que je pense qu'ils font bien pas bien etc chacun fait un peu comme il peut c'est moins vendeur bah oui je sais non mais j'ai bien confiance de ça j'ai bien conscience de ça pour le coup franchement pardon de dire mais je suis chamois de platine en popole donc je sais que qu'est-ce qu'il faut dire comme petite phrase à qui il faut filer un taquet que si je disais des trucs désagréables sur Marine Thondelier ce serait écrit partout il y aurait des grottis moi j'essaye de dire ça ne m'intéresse pas de faire ça moi je crois profondément en l'action politique je pense que ça peut vraiment changer les choses que ceux qui disent de toute façon on peut rien décider du tout c'est pas vrai c'est pas vrai dans le chat ça te dit est-ce que ELV a même une stratégie tout court aujourd'hui enfin moi c'est ça qui m'intéresse quand même est-ce que tu penses qu'on va dans le bon sens aujourd'hui sur l'écologie en termes de stratégie ce que je constate c'est que pendant longtemps l'écologie dans le champ politique c'était vraiment concentré dans un parti politique moi j'ai vécu une époque où les autres n'en parlaient pas du tout ou même certains ils ne comprenaient pas ça les dépassait on ne peut pas dire ça d'abord parce que Jean-Luc Mélenchon dès 2012-13 a commencé à parler de ce sujet-là et donc a changé un peu son logiciel ensuite parce qu'une partie des socialistes a aussi beaucoup évolué et enfin parce que je pense que ce qui s'est passé notamment pour le coup je sors du champ politique il y avait beaucoup de tensions entre les syndicats et les écologistes parce que les syndicats disaient nous c'est l'emploi maintenant et les gens d'aujourd'hui et les humains et les écologistes disaient c'est les générations futures la biodiversité l'écosystème et le climat et donc il y avait cette espèce de confrontation qui rendait le dialogue difficile moi j'ai vécu une époque où quand tu étais au bord des manifs les écolos ils se planquaient quand le cortège de la CGT arrivait on a fait l'alliance écologique et sociale ensemble même si depuis la CGT on est parti et donc je pense qu'il faut réussir moi je crois que les partis politiques c'est périssable on le voit dans l'histoire et que là en gros c'est une conviction très personnelle c'est que je crois qu'il faut réussir à associer l'histoire du mouvement ouvrier donc des combats historiques de la gauche et de cette conscience très forte que les injustices sociales si on ne les combat pas elles se perpétuent voire elles s'amplifient deuxième chose les idées de l'écologie politique c'est à dire la déconstruction du productivisme la sobriété c'est à dire parce que la décroissance c'est un mot ce débat là c'est un mot qui a été pris pour être un mot au but pour forcer le débat mais la transition écologique c'est aussi la croissance d'un certain nombre d'activités et la décroissance d'autres c'est la décroissance des fossiles la croissance du renouvelable voilà et enfin enfin avant je disais juste ces deux points là et maintenant je rajoute l'expérience de l'exercice du pouvoir de la social-démocratie d'ailleurs je pense que ce qui s'est passé avec François Hollande c'est que ça ne s'est plus réduit qu'à ce point là c'est à dire qu'il y avait cette alternance un peu normale et c'est notre tour de gérer et on gère et ils avaient un peu perdu quel est le cap et donc là le sujet c'est de définir ce cap et je pense que cette famille là elle ne recoupe pas les frontières des partis politiques existants d'abord parce que elle en englobe plusieurs ensuite parce que je pense qu'elle doit embarquer des gens qui aujourd'hui sont à distance des partis politiques parce que une des autres difficultés dans l'exercice du pouvoir c'est la manière dont on conçoit les relations avec la société civile organisée notamment les syndicats mais aussi avec l'ensemble des citoyens pour le coup la conférence citoyenne sur le climat c'était un très bon exercice parce que pas seulement sur le résultat mais parce que moi j'ai entendu un matin à la Rindio je crois qu'il était concessionnaire automobile et il disait bah oui moi je suis favorable à ça et on disait mais quand même il dit bah oui je sais bien je ne vais pas vous dire que ça me ravit mais je pense qu'on est obligé de faire ça et j'ai trouvé que c'était fort que ce soit pas un écolo classique mais quelqu'un qui avait été convaincu qui porte cette parole-là que ça portait plus de sens pour tout un tas de gens que justement on veut remmener dans cette histoire parce que l'idée c'est quand même qu'on y aille tous et en plus que ce soit une histoire française pour le coup quand on se compare avec les autres pays on est un petit pays la France mais dès que tu vas à l'étranger tu te rends compte que les français ils se la pètent quand même tous les autres ils sont quand même beaucoup plus modestes nous on est là ouais c'est la France après on a raison c'est le pays du monde dans lequel viennent le plus d'étrangers pour visiter on a plein de choses hyper précieuses on est regardé de façon à la fois parfois un peu taquine mais avec un peu d'envie sur la mobilisation de la société civile sur notre capacité à faire grève sur la révolution française sur l'abolition des privilèges sur plein de sujets et donc est-ce qu'on ne réussirait pas à se lancer tous dans cette histoire de dire la France va montrer au monde qu'on peut faire cette transition écologique juste où on mêle tous les combats ensemble et puis on dit ben voilà nous on est capables on va y arriver

2:49:59
Présentateur

Gagnon c'est aux éditions Les Petits Matins merci beaucoup Cécile Duflo d'être venue sur le plateau de Baxit merci d'être venue répondre à nos questions je te laisse quitter le plateau on va conclure l'émission rapidement on va conclure l'émission rapidement est-ce que ça va les petits amis oui ça vous a plu c'était cool oui oui je suis fatigué c'est crevant on a abordé plein de sujets puis c'était intense aujourd'hui je trouve ouais grave

2:50:25
Invité

on est passé du coca-lane sur plein de trucs mais c'était très décousu comme interview

2:50:28
Présentateur

ouais grave et puis des sujets lourds en plus en première partie la première partie on a fait 13 novembre et tout non non non c'était rock'n'roll mais c'était une très bonne émission merci le chat d'avoir été avec nous merci beaucoup les copains où est-ce qu'on vous retrouve sur les internets

2:50:43
Invité

les instagram les twitter les youtube toutes sortes de petits trucs les internets donc voilà et on va on va gagner les gars un jour on va gagner

2:50:55
Présentateur

un jour Lorraine

2:50:57
Invité

moi surtout sur dans l'arène là du coup le média de vulgarisation politique que j'ai lancé récemment le 26 septembre on a pas mal de de podcasts là qui arrivent et on a toute une série sur les municipales notamment sur les les compétences en fait des maires on va faire compétence par compétence avec des petites vidéos de 2-3 minutes là on est en plein d'écriture de ça donc donc suivez dans l'arène et ça arrive vite ok trop bien Usul rhinocéros dimanche sur Bardella donc sur Blast sur Bardella son bouquin là est-ce qu'il l'a seulement écrit lui-même est-ce qu'on n'est pas en train de regarder une séquence pendant 2 semaines c'était que ça on est en train de des journalistes qui parlent d'un bouquin qu'ils n'ont pas lu face à un mec qui ne l'a peut-être même pas écrit donc cette séquence absurde sponsorisée par Bolloré évidemment on revient là-dessus notamment sur le milieu de l'édition Hachette l'OPA qu'il a fait enfin bon voilà vous allez voir c'est passionnant si on tire le fil il y a plein de trucs intéressants

2:51:54
Présentateur

il n'y a pas Backseat la semaine prochaine on se repose Backseat revient le 27 lundi prochain vous retrouverez sur la chaîne Twitch d'Arte l'émission Euroguessor que je présente et voilà c'est la fin de cette émission merci le public ciao ciao