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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 février 2023 25 minComplaisantFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Guerre en Ukraine : "Il ne faut pas faire trop de publicité sur la livraison d'armes"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous marque le plus au bout de ces 1 an de conflits ?

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que la France est à la traîne en matière de livraison d'armes à l'Ukraine ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Sébastien Lecornu a annoncé des livraisons de chars pour la fin de la semaine, est-ce qu'on a pas trop tardé à livrer ces chars ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'aujourd'hui la France serait prête à faire face à un conflit armé ?

  • 20:00FerméeRéponse directe

    Le secrétaire général de l'OTAN dit que la production de munitions occidentales est inférieure à la consommation par l'Ukraine, est-ce qu'il voit juste ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Que faire face à Poutine aujourd'hui ? Croyez-vous aussi à cet escalade dans l'horreur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Cédric PerrinFait
    « La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a »
  • 10:00Cédric PerrinChiffre
    « L'armée française dispose de deux environ 220 chars sur les papiers »
  • 25:00Cédric PerrinFait
    « La Russie est un état de thé, Poutine l'a dit à dessin »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci d'être avec nous Cédric et nous accompagner pendant cette première demi-heure élu du Territoire de Belfort donc du groupe les républicains vice-présidents de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées et pendant cette demi-heure on va évidemment revenir sur ces 1 an de guerre en Ukraine d'abord qu'est-ce qui vous marque le plus au bout de ces 1 an de conflits le plus c'est cette guerre qui finalement dans bien des domaines je pense comparable à ce qui s'est passé pour la première guerre mondiale avec une guerre qui est en train de s'enterrer une guerre de tranchées finalement on revient au fait dire aux fondamentaux de la guerre ou alors qu'on pensait que les guerres seraient technologiques aujourd'hui finalement elle reste éminemment humaine d'un point de vue en tout cas des pertes et ce qui est ce qui me marque beaucoup c'est évidemment cette ce bouleversement de l'ordre mondial qui est en train de se mettre en place et dont on a encore pas vu toutes les conséquences de bien étendue tout à l'heure avec Julien Bonnefoy qui sera avec nous depuis Clermont-Ferrand pour vous interroger sur ce sujet mais on va évidemment parler de la question militaire de la question des armes puisque vous avez particulièrement travaillé sur ce sujet est-ce que la France est à la traîne en matière de livraison d'armes à l'Ukraine écoutez j'ai coutume de dire que la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a et que aujourd'hui compte tenu du modèle d'armée que nous avons construit depuis 20 30 ans peut-être plus qui était modèle d'armée qui avait vocation à être un modèle expéditionnaire sur des guerres choisies et pas sur des guerres subies il est bien évident que notre modèle a été constitué avec ce que certains expliquent un modèle assez échantillonnaire c'est-à-dire une armée parfaitement aguerrie compétente dotée de matériel qui sont parfois du matériel très très technologique mais en quantité malheureusement insuffisante en tout cas suffisante pour les pour les opérations que nous menions jusqu'à présent mais depuis 24 février dernier le monde a changé malheureusement et il faut que maintenant l'armée française s'adapte et reprennent en tout cas de la masse et du volume de de en termes de d'armes et de munitions on va évidemment parler des conséquences c'est l'objet de votre rapport des conséquences de ce qu'on livre sur l'armée française mais sur ce qu'on doit livrer à l'Ukraine Sébastien Lecornu a annoncé des livraisons de chats pour la fin de la semaine c'est-à-dire là en ce moment est-ce qu'on a pas trop tardé à livrer ses chars écoutez l'armée française dispose de deux environ 220 chars sur les papiers donc pas forcément il y a de fonctionnement et donc c'est compliqué de d'arriver à constituer une une j'allais dire un des bataillons de chars qui soient cohérent quand on a d'un côté des challengers de l'autre côté de léopards et ensuite des Leclercs donc je pense qu'il faut vraiment qu'il y ait une une entente européenne ou occidentale en tout cas sur le type de matériel qui sera livré de manière à ce que les ukrainiens et le matériel le plus efficient le plus efficace c'est qu'il leur permettra de de tenir en tout cas ce qu'on appelle le MCO le maintien en conditions opérationnel du matériel de manière efficace parce que si vous avez une multitude de matériel c'est compliqué c'est les charges sont du matériel fragiles qui nécessitent beaucoup d'entretien et de changement de pièces et donc il faut qu'on ait quelque chose qui soit cohérent et le fait que l'Union européenne c'est suffisamment concerté pour faire des envois cohérents à l'Ukraine des leçons qu'on doit tirer de cette guerre en Ukraine c'est aussi la capacité de l'Union européenne à travailler même si il y a des choses qui peuvent être critiquable à travailler de concert et je pense que c'est absolument pas ce que le Vladimir Poutine attendait et on l'a vu au lendemain de la du déclenchement de la guerre il y a pile un an l'Union européenne l'OTAN se sont mobilisés l'ont fait de manière assez assez remarquable entendre je ne sais pas en tout cas il y a des tiraillements qui sont qui sont dommageables mais ce que ce que cette guerre ce que cette guerre nous apprend aussi c'est qu'il faut que nous ayons le matériel qui soit interopérable qui puisse être en tout cas utilisés par tout un chacun et donc c'est à ce à quoi il faut qu'on travaille mais pour avoir du matériel interopéra du matériel qui soit un peu j'allais dire identique dans chaque pays il faut que nous arrivions à travailler en partenariat avec nos avec nos voisins et amis européens ce qui est particulièrement compliqué je pense que cette guerre en Ukraine elle rebat les cartes quand je disais tout à l'heure que ce qui me marquait c'était le bouleversement de l'ordre mondial c'est aussi versement de l'ordre économique mondial et aujourd'hui cette guerre en Ukraine et le développement de l'OTAN en tout cas le réveil le temps au niveau au niveau d'un point de vue d'un point de vue militaire chez nous c'est aussi malheureusement la conséquence ça va être aussi l'arrivée des américains avec avec leur matériel quand les Américains promettent au pays qui donneront des léopards ou des chars d'autres n'importe quel char à l'Ukraine de remplacer ses jardins il faut bien comprendre que la logique elle est aussi économique derrière c'est à dire que c'est c'est mettre un coin significatif dans le projet de char du futur que les Allemands et les Français sont en train de mettre en oeuvre parce que demain les gens qui auront des Abrahams à choisiront d'acheter des Abrahams plutôt que des chars franco-allemand et que les États-Unis profitent de cette guerre pour imposer son industrie militaire à l'Europe je suis membre de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN j'ai été rapporté en général de la commission sécurité défense et j'ai toujours considéré même si je pense fondamentalement que le temps est capital j'ai toujours pensé que le temps était aussi un outil de domination économique des États-Unis sur l'Europe et une manière pour eux en tout cas d'imposer leur industrie de la défense en Europe on le voit dans les pays de l'Est on le voit voilà la réassurance aujourd'hui de l'Europe les Européens hors la France la doivent et la devront et c'est ce qu'ils essaient en tout cas de dire de plus en plus aux Américains on va continuer à parler des conséquences des livraisons d'armes sur entamée mais un dernier mot sur ce qu'on lit parce que ou sur ce qu'on ne livre pas à plus précisément puisqu'elle manuel Macron reste très flou sur les livraisons d'avions il dit que rien n'était exclu est-ce que la position française vous semble compréhensible moi je pense qu'il faut pas non plus en faire trop de publicité je pense qu'un moment donné ce genre de choses qui a vocation quand même largement à exciter en tout cas les Russes doit rester discret je pense qu'on en fait un peu trop et que on doit donner l'information je pense que la France ce sont les pays non les pays du monde de l'Union européenne en général je pense que les parlements doivent devraient être davantage informés c'est le cas en tout cas en France de ce qui se passe mais pas forcément d'avoir un débat public sur cette question après la France livre du matériel parfaitement en tout cas j'allais dire combat de proven en tout cas mais en suffisant en quantité insuffisante parce que elle n'a pas les moyens d'en livrer plus enfin genre quand on livre des lance-roquettes unitaires à l'Ukraine il faut savoir quand même que la totalité de l'armée française dispose de notre sur le papier en tout cas de 12 lance-roquettes unitaires et que au final il y en a moins que ça qui sont opérationnels donc on peut pas en livrer davantage sur les chars c'est pareil je parlais de 222 peut-être 160 qui fonctionne je ne sais pas exactement mais donc on peut pas non plus en livrer les quantités astronomiques et justement on va voir tout ça a-t-on les moyens de livrer plus d'armes quelles conséquences sur notre armée vous avez travaillé sur ce sujet vous avez publié un rapport on en parle avec notre journaliste parlementaire Marion Delpech [Musique] bonjour Marion bonjour Merci beaucoup bonjour parlementaires alarmon ont été récemment consacré au stock d'armes dont dispose la France oui effectivement il y a pas moins de trois rapports qui ont été rendus ces dernières semaines de venus de l'Assemblée nationale et en réaliser par des sénateurs dont vous Cédric Perrin dans celui des sénateurs on fait ainsi la liste précise de nos équipements les plus importants la France dispose par exemple de 222 chars de combat 18 systèmes solaires et 253 avions de combat par ailleurs concernant les armes françaises livrées à l'Ukraine même si le gouvernement ne communique pas vraiment ces chiffres on estime qu'une trentaine de canons dont 18 Césars ont été livrés des missiles antichard également des engins blindés équipés de canons la Russie et l'Ukraine on respectivement déjà perdu en un an de conflits 1642 et 449 chars de combat 88 et 86 systèmes sol air et 69 et 56 avions de combat les parlementaires sont très prudents sur le niveau de préparation du pays face à une guerre de haute intensité le rapport sénatorial en appel ainsi à des engagements ferme de l'État en termes de commande de relocalisation stratégique comme par exemple les poudres propulsives pour renouveler des stocks existants et c'est une demande qui a été entendue par le gouvernement Marion oui tout à fait Oriane hier le ministre des armées a annoncé à nos confrères du Parisien que la France allait bientôt relocaliser sa production de poudre explosive pour les obus Sébastien Lecornu a reconnu que l'Ukraine allait connaître des besoins important dans les semaines et mois à venir et c'est l'héritier de la Société Nationale des poudres et explosifs l'entreprise publique eureenko qui va investir 60 millions d'euros dont 50 seront autant financés sur son site de Bergerac comment accueillez-vous cette annonce Cédric Perrin bien et vous venez de rappeler que c'était un rapport parlementaire qui est sorti le 9 février dernier qui demande justement à ce que on travaille à la relocalisation en France de la fabrication des poudres puisque je rappelle que pour le moment nous les achetons intégralement à l'étranger et que dans des périodes comme celle que nous vivons aujourd'hui les pays étrangers ont tendance à plutôt favoriser leur propre industrie avant de livrer les entreprises les industrie étrangère donc moi je pense que c'est une excellente nouvelle qu'il faudrait la suivre également sur peut-être d'autres productions de matériel militaire on a abandonné quasiment dépend entier de notre industrie militaire depuis 20-30 années parce que on considérait qu'un certain nombre de produits n'étaient pas souverains et que on pouvait parfaitement aller les acheter à l'étranger parce que je ne cesse de rappeler à la commission c'est que derrière c'est c'est ces industries il y a quand même des hommes et des femmes ou des femmes et des hommes et donc il y a des emplois et il y a l'aspect souverain mais il y a aussi l'aspect industriel l'aspect humain l'aspect expertise l'aspect expérience et tout ça c'est évidemment fondamental ne jetons pas le bébé avec on a des entreprises extrêmement compétitives extrêmement on a des entreprises qui fabriquent du matériel lourd on a Nexter qui fabriquant aujourd'hui griffon le jaguar le serval qui fabrique le César qui fabrique des munitions on a MBDA qui fabrique des munitions de haute technologie particulièrement vendus dans le monde on a on a on a Thalès qui était un des leaders mondiaux de dans le domaine de la défense on a Dassault qui est un exemple extraordinaire on a Airbus on a énormément d'entreprises et puis derrière tout ça on a 4000 petites PME et e ti qui constituent un tissu industriel de l'ordre de 200 000 emplois direct et je pense en tout cas au moins autant indirect c'est à dire bientôt l'équivalent de l'industrie de l'automobile quand même qui sont des boîtes qui fonctionnent très très bien et qui savent faire beaucoup de choses donc soyons soyons positifs on va continuer à parler de ça je remercie Marion merci Marion à tout à l'heure on se revoit pour parler du parcours du président ukrainien depuis le début de la guerre exactement ce sera dans le club merci Marion on va continuer à parler de ce sujet avec vous Cédric per Rin parce que c'est aussi l'objet de votre rapport entre les questions de souveraineté et puis les questions de livraison d'armes est-ce qu'aujourd'hui la France serait prête à faire face à un conflit armé je crois qu'il faut mesurer nos propos je j'entends ce que vient de dire votre collègue en comparant la trission de la guerre en Ukraine avec le nombre de matériel dont on dispose mais en fait on peut pas vraiment présenter les choses comme ça parce que la France est un pays en Europe le seul pays de l'Union européenne qui est un pays doté de dissuasion nucléaire de l'arme nucléaire et donc ça ça change la donne et donc évidemment dans un conflit majeur comme celui-là nous serions engagés mais nous sommes engagés avec nos alliés avec nos partenaires et donc évidemment qu'il faut avoir une réflexion qui qui englobe en tout cas cette coopération avec nos partenaires européens nous n'aurions pas évidemment si la Pologne achète des milliers de chars et des milliers d'avions c'est parce qu'elle imagine avoir une grosse attrition c'est notre cas est différent en revanche ce qui est certain c'est qu'aujourd'hui il faut prendre en considération le fait que nous devons marcher sur nos deux jambes d'un côté la dissuasion mais de l'autre côté conventionnelle elle conventionnel il nécessite évidemment une remontée en puissance si demain nous devions être appelés évidemment personne ne le souhaite mais au titre de c'est que 5 de l'OTAN à la solidarité en termes d'intervention sur un pays de l'Est de l'Europe ou autre on le ferait avec nos alliés mais on le ferait aussi avec notre propre matériel donc ça nécessite évidemment qu'on ait une remontée en puissance qu'on évidemment qu'on travaille sur la question des munitions c'est une question absolument fondamentale aujourd'hui et qu'on soit aussi capable d'être un allié exemplaire au sein de l'OTAN un allié exemplaire c'est un allié qui est capable d'aider ces partenaires en apportant notamment des munitions l'important du matériel pour soutenir lorsqu'on n'est pas collés comme belligérant qu'on pour soutenir un certain nombre de de conflit et c'est le cas aujourd'hui en Ukraine donc on a besoin de remonter en puissance mais on n'est pas non plus les stocks de l'armée sont adaptés sont suffisants alors je vais vous faire une une on m'a dit pendant le rapport oui oui nos stocks sont adaptés pour le nombre de pièces dont on dispose voilà j'ai tout dit qu'est-ce qu'il fait le plus défaut aujourd'hui à l'armée écoutez on a un vrai sujet sur la défense solaire clairement vous avez vu on a parlé de 18 pièces on a un sujet sur l'artillerie on a moins de 100 pièces d'artillerie au catalogue c'est à dire qu'en terme je vous expliquais tout à l'heure que pour les les rues entre ce que ce dont on dispose au catalogue est-ce qu'il fonctionne dans ce Rocket chagrenu pardon unitaire et dispose il y a il y a évidemment la marche donc oui on a on a on a une armée qui est plutôt échantillonnée on a on n'a pas suffisamment d'avion on n'a pas suffisamment de de char pour pour un conflit comme celui du crâne mais après il faut aussi définir la stratégie qu'on veut mettre en place et moi c'est ce que je dis depuis le début on va voter la LPM bientôt ici au sénatration militaire pardon ce que je dis clairement c'est que c'est la stratégie qui doit faire le budget et pas le budget qui doit faire la stratégie parce que sinon on a une stratégie qui contrainte et donc ce qu'on nous attendons aujourd'hui du gouvernement c'est qu'il nous explique quelle est la stratégie qui veut mettre en place pour que derrière nous nous définissons en tout cas les moyens que que la loi de programmation militaire va offrir à nos armées alors le président de la République a annoncé un budget le 19 janvier dernier je crois de 400 milliards d'euros pour vous il fait je dis pas qu'il fait les choses à l'envers mais je pense qu'il serait plutôt urgent aujourd'hui de définir la stratégie et ensuite de discuter du budget qu'on va mettre derrière mais 400 milliards d'euros ça vous paraît un quotidiens nationaux enfin les paga façon de parler comme étant le seul parlementaire qui ne se gargarisait pas de cette annonce présidentielle pour une raison assez simple c'est que je pense que nous n'avons il y a un certain nombre de phénomènes que nous n'avons pas pris en compte enfin en tout cas qui ne sont pas suffisamment de mon point de prévoir c'est l'inflation d'abord parce que quand vous avez un budget à 400 milliards ça vous fait une moyenne annuelle de l'ordre de 57 58 milliards d'euros quand vous avez une inflation à 6%, ça vous fait tout de suite déjà 3 milliards qui sont qui disparaissent or les trois milliards c'est deux fois l'augmentation que le budget de la défense a subi depuis entre 2017 et 2022 donc c'est pas une paille ça on parle pas là de de phénomène donc tout ça c'est pas forcément pris en compte et puis derrière tout ça on a le l'urgente nécessitait de de remontée en puissance donc oui c'est une histoire de choix je mets je ne suis pas de à dire non plus que l'augmentation n'est pas importante elle est considérable mais est-ce qu'elle est suffisante je ne sais pas je pense que pour avoir un modèle d'armée complet c'est ce que j'ai dit il y a pas très longtemps je pense qu'on est un peu en de ça en deçà de ce qui serait nécessaire dont vous parliez où il a annoncé ce budget Emmanuel Macron a dit que l'objectif était d'avoir une guerre d'avance c'est un peu plus pour vous ça veut dire quoi je pense que surtout ce qu'il faut c'est anticiper les conflits futurs et être capable de d'y répondre la grande discussion qui qui aujourd'hui fait ferrage c'est celle la technologie ou de la masse on a démontré dans ce rapport que la technologie est fondamentale mais que la masse une fois que le conflit est engagé et qu'on a dans une guerre de haute intensité la masse est importante pour pouvoir durer c'est le problème aujourd'hui de l'Ukraine la capacité de durer parce qu'aujourd'hui le problème au nukraine il est numérique c'est à dire qu'on a à fond deux armées qui s'affrontent dont qui sont qui sont évidemment c'est un peu le Petit Poucet qui se bat voilà donc aujourd'hui la difficulté de l'armée française c'est de gagner cette masse et de conserver cette technologie parce que la Russie par exemple si on prend l'exemple de la Russie à une stratégie qui consiste à pilonner pilonner de manière intensive et massive l'armée adverse avec des quantités astronomiques de matériel on a à peu près 6000 au but de 15 des personnes qui sont enfin qui sont malheureusement tirés tous les jours alors que nous on en fabrique 5000 par an donc ce qu'il faut c'est qu'on gagne en efficacité que peut-être nous ayons du matériel beaucoup plus efficace pour avoir à moins en utiliser pour tirer au but immédiatement donc voilà il y a des discussions aujourd'hui qui sont là et qui je pense en tout cas feront que la loi de programmation militaire quand elle arrivera au cela sera absolument passionnante et nécessitera des débats qui qui je pense en tout cas au Sénat montreront que la majorité sanatoriale a aussi du poids contrairement à ce qui s'est passé en 2017 ou on nous a un peu marché dessus et on nous a pas forcément écouté cette fois je pense que nous aurons notre mot à dire le secrétaire général de l'OTAN dit que production de munitions occidentales est inférieure alors consommation par le crâne est-ce qu'il voit juste est-ce qu'il a eu raison de le dire d'abord je vois je pense qu'il voit mal et qu'il n'aurait jamais dû dire ça je pense que c'est une erreur stratégique majeure que d'avoir réalisé ces choses là sur des choses qui peuvent se dire entre allier entre en petits comité mais sûrement pas sur la place publique et il y a une Berg de ce point de vue là effectivement fait une erreur je pense majeure d'autant plus que c'est quelque chose qu'on sait pertinent d'affirmer nos faiblesses sur la place publique dans des périodes comme celle-là c'est là on est un peu dans la même dialectique que ce que vous évoquez tout à l'heure avec l'annonce des matériels qu'on livre à l'Ukraine est-ce qu'on a besoin de le dire sur la place publique je suis pas persuadé on va continuer à parler de ce sujet puisque je le disais c'est à la une de tous nos quotidiens régionaux ce matin et notamment ceux du groupe centre français on retrouve Julien Bonnefoy Clermont-Ferrand bonjour Julien merci beaucoup d'être avec nous vous êtes chargés des opérations spéciales au groupe Centre France Julien et vous revenez d'abord sur cette question dans les territoires du groupe Centre France que sont devenus les réfugiés oui Oriane et ce sont d'ailleurs les premières pages de ce dossier spécial à retrouver également toute la journée sur nos sites Internet et applis on y retourné voir les réfugiés Ukrainiens dans la quinzaine de départements que couvrent les rédactions du groupe Centre France beaucoup sont restés on raconte le soulagement des moments de vie heureux après avoir fui la guerre des rencontres des amitiés de l'entraide des réfugiés qui tombent de s'insérer en France d'élever leurs enfants mais on raconte aussi beaucoup de retours en Ukraine c'est le cas de Natalia hébergé dans le Puy-de-Dôme il y a un an on l'a vu dépérir raconte sa famille d'accueil elle ne mangeait plus elle avait des boutons partout sur le visage elle pesait à peine 35 kg en juillet dernier juillet 2022 c'est le mal du pays souvent mais c'est aussi mais c'est aussi un sentiment de culpabilité parfois une envie de retourner en Ukraine pour défendre les siens face à l'armée russe ce sont toutes ces vies orianes à reconstruire que l'on raconte en Auvergne dans le son de Val-de-Loire en Bourgogne et en nouvelle-aquitaine ce matin dans ce dossier spécial et allez également dans ce dossier spécial Julien un bilan militaire et comment la géopolitique bouge avec la guerre déclenchée par Vladimir Poutine exactement en fait nos interlocuteurs disent trois choses ce matin dans ce dossier spécial d'abord de regarder plus loin car cette guerre redistribue les rapports de force Biden a sauté sur l'occasion nous raconte le géopolithologue Frédéric Ansel il a réussi à instaurer un nouveau rapport de force avec les Chinois qui depuis en rabattre c'est lui qui le dit car oui le vrai match n'est pas en Ukraine mais dans l'Indo pacifique et le partenaire de la Chine la Russie et le looser mais surtout et c'est pire servant un des premiers à avoir annoncé l'attaque russe qui nous le dit ce matin les Ukrainiens peuvent remporter cette guerre plus vite qu'on ne le croit car servant est particulièrement cinglant pour l'armée russe de type soviétique dit-il rigide sans sous-officier sans communication et sans possibilité de numériser le champ de bataille Cédric Perrin en parler il pense même pierre servant que l'armée ukrainienne peut déstabiliser le front russe sans même attendre les renforts en armements des Occidentaux et cette résistance ukrainienne à Poutine elle est incarnée et portée parfaitement par voler lumière zen dont nous dressons d'ailleurs le portrait en leader très churchillian dans ce dossier aujourd'hui mais l'issue de se confie elle est bien incertaine pour l'instant et à s'inquiétante c'est ce qu'on décrit quand on reprend la chronologie la stratégie et les déclarations de Vladimir Poutine c'est encore pire servant qui nous le dit dans cette entretien le choix que Poutine a fait et celui de l'escalade dans l'horreur comme l'illustre les crimes abominable commis par ces troupes la marche arrière ne peut plus être enclenchée cela écarte toute solution diplomatique il n'y aura jamais de négociation avec Poutine fin de citation Cédric Perrin que faire face à Poutine aujourd'hui croyez-vous aussi à cet escalade dans l'horreur avons-nous été trop naïf et quelle doit être la position de la France désormais dans cet en deux de la guerre écoutez je crois que pierre servant a dit tout ce qu'il fallait dire trop naïve je le pense mais je pense qu'il faut aussi faire son autocritique moi je suis à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN les pays baltes notamment nous alertes depuis des années sur le risque qu'il y a avec la Russie et depuis des années nous leur rétorons que nous traits est plutôt au sud et pas à l'Est malheureusement le 24 février dernier l'ordre mondial a été bouleversé et l'histoire leur a donné raison aujourd'hui contrairement à vous je pense que il n'y aura pas d'autres solutions que de sortir de ce conflit par la négociation par la diplomatie et par et par par le dialogue parce que de toute façon la Russie est un état de thé Poutine l'a dit à dessin il a dit on peut pas perdre donc il faudra quand je dis on peut pas perdre c'est que en fait la dissuasion nucléaire fait qu'aujourd'hui toutes les toutes les opérations militaires qui se succéderont feront qu'à un moment même si la Russie même s'il a l'Ukraine l'emporte pardon derrière la Russie demeura un état doté un état j'allais dire militairement présent et qui saura se reconstruire et peut-être reconstruire aussi sur ces erreurs donc il faudra évidemment redy dialoguer avec avec la Russie je parle pas de Poutine je parle de la Russie c'est différent je parle pas du régime de Poutine moi ce que j'espère c'est que il y a un certain nombre de pays qui sont aussi des pays très puissants comme la Chine qui pourrait je je ne sais pas si ce sera envisageable mais en tout cas entrer dans la dans le dialogue et essayer de trouver les solutions de sortie c'est vrai que vous avez vous l'avez évoqué tout à l'heure Biden c'est engouffré dans la brèche et aujourd'hui la domination la domination sur sur l'Europe est il faut le dire quand même particulièrement présente je parlais tout à l'heure de l'aspect industrie de la défense mais c'est aussi une opération plus beaucoup plus globale aujourd'hui les Américains ont du gaz de schiste et non pas de problème économiques et ceux qui subissent les problèmes liés notamment à l'embarque sur la Russie c'est essentiellement les pays occidentaux les européen donc combien de temps cette cette guerre en tout cas cet état de ces difficultés seront soutenables par les pays européens et par les opinions européennes c'est aussi une question qu'on doit qu'on doit pouvoir poser parce que les manifestations que nous subissons aujourd'hui avec une réforme qui peut-être n'est pas tout à fait arriver au bon moment sur les retraites c'est aussi des manifestations qui ont vocations à dire que les gens n'en peuvent plus de des augmentations perpétuelles de tout des difficultés économiques quotidiennes il y a pas que les retrait derrière tout ça il y a aussi des difficultés que les Français subissent comme les ensembles comme l'ensemble des pays européens donc sortir de tout ça nécessitera évidemment je pense des négociations de dialogues et ce que nous devons aujourd'hui gagner c'est la paix et c'est la guerre pour la paix aujourd'hui c'est pas une guerre si beaucoup Cédric Perrin merci Julien Bonnefoy on regarde évidemment les une du groupe Centre France on en regarde quelques-unes celle de du Berry républicain de l'Yonne Républicaine et de la montagne toutes les mêmes un an de guerre c'est le dossier spécial Ukraine des journaux du groupe centre france merci beaucoup Julien Bonnefoy d'avoir été avec nous et merci Cédric Perrin d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club des territoires on reparlera évidemment de c'est un an de guerre en Ukraine l'analyse de nos experts on s'interrogera sur l'issue du conflit sur le plan militaire et diplomatique et on continue cette édition spéciale un an de guerre en Ukraine avec notre prochaine invité c'est Jean-Pierre Raffarin qui nous rejoint

Guerre en Ukraine : "Il ne faut pas faire trop de publicité sur la livraison d'armes" — Cédric Perrin · Pourquijevote