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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 27 août 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Antisémitisme, tensions Macron/Netanyahu… L'interview en intégralité du grand rabbin de France

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:05OuverteRéponse partielle

    Qu'avez-vous pensé des accusations de Benjamin Netanyahu sur l'inaction alimentant l'antisémitisme ?

  • 1:59RelanceÉludée

    Est-ce que vous êtes d'accord avec l'accusation de Netanyahu ?

  • 3:20FerméeÉludée

    La reconnaissance de la Palestine par l'État français alimente-t-elle l'antisémitisme ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    La reconnaissance de l'État de Palestine est-elle légitime ou une faute ?

  • 5:20FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y avait aucun antisémitisme en France avant l'annonce de la reconnaissance ?

  • 5:41RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la reconnaissance risque d'aggraver l'antisémitisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Invité politiqueChiffre
    « À l'époque, c'était « on ne va pas dépasser la dizaine ». Puis on a dépassé, on est rentré dans les centaines. Et maintenant, nous sommes rentrés dans les milliers. »
  • 1:47Invité politiqueFait
    « La détermination du gouvernement, du président de la République, celui-ci, comme les prédécesseurs, a toujours été absolue. Absolue. »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « La France non seulement ne fait pas rien, elle fait pas rien, mais elle est leader en Europe. »
  • 4:29Invité politiqueFait
    « Toute l'Europe avait suivi un projet de lutte contre l'antimétisme, fondé sur ce que nous faisons en France. »
  • 5:51Invité politiqueFait
    « Le rapport, qui a été fait par des spécialistes de mémoire, le préfet Courtade et l'ambassadeur Gouillette, sur l'antrisme des frères musulmans, l'un des points, c'était la reconnaissance de la Palestine pour apaiser les tensions éventuelles dans la société. »
  • 6:36Invité politiqueFait
    « Cette chose essentielle dont on voit le résultat aujourd'hui, l'antisionisme et l'antisémitisme, ça, c'est lui qui le dit le 17 juillet 2017. »
  • 10:33Invité politiqueFait
    « C'est l'honneur de la démocratie israélienne, parce que c'est une démocratie. »
  • 12:34Invité politiqueChiffre
    « Là-bas, il y a eu presque 500 morts, soldats, morts. »
  • 14:00Invité politiqueFait
    « Les antisémites crient Free Palestine, y compris avec des gens par des personnes avec des écharpes bleu-blanc-rouge étant le symbole de la représentation du peuple. »

Temps de parole

  • Invité politique63 %
  • Présentateur17 %
  • Invité14 %
  • Invité 23 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On va s'intéresser maintenant à ce qui se passe entre Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Et là, les images que vous voyez, ce sont des images de manifestations à Tel Aviv, c'est quasiment tous les soirs, plusieurs dizaines de milliers de personnes pour contester la politique menée à Gaza par l'actuel chef du gouvernement israélien, pour demander l'arrêt des combats et le retour des otages. Emmanuel Macron l'a dit aujourd'hui dans cette lettre qu'il a envoyée à Benjamin Netanyahu. Il le dit, il dénonce l'instrumentalisation d'un conflit, il insiste sur le désastre humanitaire à Gaza. Nous sommes avec le grand rabbin de France, Aïm Korsia, qui est avec nous.

On va regarder ce que dit Emmanuel Macron après les accusations de Benjamin Netanyahu. La lutte contre l'antisémitisme ne saurait être un sujet d'instrumentalisation, dit le président de la République. Les accusations d'inaction, puisque Benjamin Netanyahu avait dit que la France alimentait le feu contre l'antisémitisme. Les accusations d'inaction offensent la France toute entière, écrit le chef de l'État, justement, Aïm Korsia. Bonsoir. Avant de regarder la lettre d'Emmanuel Macron, qu'avez-vous pensé des accusations de Benjamin Netanyahu, l'inaction qui alimente le feu de l'antisémitisme ? Vous êtes d'accord ?

1:15
Invité politique

Ça fait peut-être 30-35 ans, je commence à être vieux, que je suis ces questions communautaires. J'ai travaillé auprès du grand Bain Citruc, qui était le prédécesseur de mon prédécesseur. Et on s'est toujours inquiété des questions liées à l'antisémitisme. À l'époque, c'était « on ne va pas dépasser la dizaine ». Puis on a dépassé, on est rentré dans les centaines. Et maintenant, nous sommes rentrés dans les milliers. Et donc, sur le long cours, on peut toujours se dire, est-ce qu'on a fait ce qu'il faut, ou est-ce qu'on n'a pas fait ce qu'il faut ? Mais la détermination du gouvernement, du président de la République, celui-ci, comme les prédécesseurs, a toujours été absolue. Absolue.

Donc, il n'y a pas d'alimentation du feu antisémite ? Non, c'est qu'on se dit chaque fois, est-ce qu'on pourrait faire mieux ? Mais il faut quand même voir les faits.

1:59
Présentateur

Non, non, non, non, attendez, Aïm Corcia, vous êtes quelqu'un qui répondait toujours précisément. Je réponds précisément. Voilà, non, mais Benjamin Netanyahou dit qu'on alimente le feu de l'antisémitisme. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette accusation ?

2:08
Invité politique

Non, personne ne peut être d'accord avec un type d'accusation qui nous concerne tous. Parce qu'au fond, quand moi je discute en permanence avec le président du consistoire, avec le ministre de l'Intérieur, avec les préfets, avec la police, la gendarmerie, les polices municipales, l'armée, avec l'État, c'est une façon de dire qu'on ne prend pas la mesure de la gravité des choses. La gravité est là. Les faits sont têtus parce que les faits sont présents au quotidien.

Et je vais dans quelques instants, dès que je quitte ce plateau, je vais à Neuilly, où avec la mairie, le préfet vont remettre une médaille à des gens qui se sont interposés pour défendre le rabbin Lemel, qui avait été agressé à Neuilly, parce qu'il y a des Français et des Françaises qui s'interposent et qui décident de ne pas laisser faire. Donc en fait, il y a un problème de sanction, de fermeté, il y a un problème d'éducation, mais on ne peut pas dire que le président de la République, qui le premier, en 2017, à la première cérémonie du Valdiv, a dit « l'antisionisme, c'est de l'antisémitisme », qu'il n'a rien fait.

On ne peut pas dire que ce qui a été porté par différents ministres de l'Intérieur...

3:17
Présentateur

– L'accusation, c'est de dire aussi « la reconnaissance de la Palestine par l'État français, ça va alimenter l'antisémitisme ». Vous êtes d'accord avec ça ou pas ?

3:27
Invité politique

– Pardon, quand vous dites « l'État français », ça fait un peu vichy, donc vous voulez dire le gouvernement ou le président de la République ? – Mais regardez, si on commence à voir les mots, on rentre dans un débat qui est vain. – Ce n'est pas un débat qui est vain, je reprends les accusations de Benémi Etanoui, la reconnaissance de l'État palestinien par le président Macron est une faute. – Et moi je vous dis simplement que, pardon, mais l'antisémitisme a explosé le 7 octobre, et même pas au moment où Israël, trois semaines après, a commencé son intervention sur Gaza, le 7 octobre, ce jour-là, ça a débuté. Donc il faut quand même dire ce qui a été fait, et je trouve honteux d'oublier que…

enfin honteux, mais parce que tout le monde l'oublie, parce que la colère devant cette monde est incroyable. Beaucoup de gens oublient. Or, je dis que, par exemple, la France non seulement ne fait pas rien, elle fait pas rien, mais elle est leader en Europe, parce que, je crois, Éric Dupond-Méretti, quand il était au ministère de la Justice, avait lancé un projet qui avait été repris par toute l'Europe, et toute l'Europe avait suivi un projet de lutte contre l'antimétisme, fondé sur ce que nous faisons en France.

4:30
Invité

La question que vous pose, Alain, est-ce que la reconnaissance annoncée par le président de la République de l'État de Palestine est à vos yeux quelque chose de légitime, ou est-ce que c'est une faute, une erreur du président de la République ?

4:39
Invité politique

Quand le président l'a annoncé, on ne peut pas dire qu'on est pour une solution à deux États, sans vouloir reconnaître, il avait au départ mis quatre conditions, qui étaient retour immédiat de tous les otages, sortie absolue du Hamas, de quelques négociations, discussions que ce soit pour la suite, une force d'interposition de pays arabes qui s'installent à Gaza pour assurer la sécurité, et la reconnaissance de tous les pays arabes d'Israël, et l'entrée dans les accords d'Avram. Il faut juste que ces conditions soient retenues.

5:07
Invité

Donc vous dites que cette reconnaissance,

5:08
Invité politique

excusez-moi, en gros, vous nous dites que cette reconnaissance est prématurée. Non, je dis simplement qu'elle était, dans les mots du président, conditionnée à la réussite de projet, c'est un projet... Mais des conditions qui ne sont pas encore réunies. Alors moi, je vous repose la question, est-ce qu'avant l'annonce par le président de cette reconnaissance prochaine, est-ce qu'il n'y avait aucun anti-sémitisme en France ? Non, mais... Bien, donc voilà, vous le répondez clairement. Non, bien sûr, mais sur la reconnaissance...

Donc en fait, on est en train de dire que, au lieu de se bagarrer pour savoir qui a fait, qui n'a pas fait, contre l'anti-sémitisme, on doit avoir une réelle union française, européenne, mondiale. Est-ce que ça va l'aggraver ?

5:42
Présentateur

Est-ce que ça va l'aggraver ? Est-ce que la reconnaissance risque de l'aggraver ?

5:45
Invité politique

Pardon, mais il faut juste être un peu cohérent. Dans le rapport, qui a été fait par des spécialistes de mémoire, le préfet Courtade et l'ambassadeur Gouillette, sur l'antrisme des frères musulmans, l'un des points, c'était la reconnaissance de la Palestine pour apaiser les tensions éventuelles dans la société. Et le président avait ajouté à des conditions. Si on respecte le chemin qu'avait prévu... Donc les conditions ne sont pas remplies, c'est prématuré. Le président avait dit qu'il y aurait des conditions, qu'il tiendrait ces conditions.

Donc il n'y a aucune raison, maintenant, de dire que tout le travail qui a été fait, je ne vais pas vous citer tous les premiers ministres et tous les ministres de l'Intérieur et tous les présidents de la République qui ont fait un travail extraordinaire. En revanche, le premier qui a dit, et je ne suis pas l'avocat du président de la République, parce qu'il est assez grand, puis ses ministres font aussi leur travail à faire. Mais je peux vous dire que cette chose essentielle dont on voit le résultat aujourd'hui, l'antisionisme et l'antisémitisme, ça, c'est lui qui le dit le 17 juillet 2017.

6:44
Présentateur

Alors, on va voir maintenant avec François Gapillon l'état des relations, François, entre Emmanuel Macron, le président de la République, et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. En fait, en l'espace de 8 ans, ça s'est très nettement dégradé.

6:55
Invité

C'est manifeste. Tout juste élu en 2017, Emmanuel Macron adresse un message très clair à Benjamin Netanyahou. Il l'invite à commémorer la rafle du Veldiv à Paris. Les deux hommes affichent alors une véritable proximité. Et à cette occasion, Emmanuel Macron déclare ceci. Nous ne cèderons rien au message de haine. Nous ne cèderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme. Une avancée sémantique qui comble alors le premier ministre israélien, présent un peu moins d'un an plus tard. De nouveau réunis à Paris, les relations restent cordiales, bien que les deux dirigeants confrontent leur point de vue sur le nucléaire iranien, notamment Emmanuel Macron.

Invite alors Benjamin Netanyahou à ne pas céder à l'escalade. Avançons un petit peu, parce que clairement, la dégradation s'est accélérée ces dernières années après les attaques terroristes du 7 octobre 2023. Pourtant, lors de sa visite en Israël quelques jours plus tard, vous voyez ici des images, Emmanuel Macron s'était au nom de la France tenu aux côtés du peuple israélien. On réécoute un extrait de son intervention. Monsieur le Premier ministre, je suis venu en effet ici exprimer au peuple israélien toutes les condoléances de la France.

Ses condoléances sont celles d'un pays ami, éploré devant l'acte terroriste le plus terrible de votre histoire et saisi par votre chagrin et votre douleur. Je vous apporte aujourd'hui l'émotion et la solidarité des Français. À ce moment-là, aucune polémique. Évidemment, c'est lorsqu'Israël esquisse sa réponse au Hamas que les choses s'enveniment. Petit à petit, ainsi en mars 2024, lors d'un entretien téléphonique, Emmanuel Macron exprime auprès de Benyamin Netanyahou sa ferme opposition à une offensive israélienne sur Rafa. Et hausse le ton, un transfert forcé de population constituerait un crime de guerre, estime Emmanuel Macron.

L'avertissement n'est pas du goût du Premier ministre israélien dont le Kourou ne va cesser d'aller crescendo. Automne 2024, crise diplomatique majeure après qu'Emmanuel Macron, au Conseil des ministres, déclare Benyamin Netanyahou ne doit pas oublier que son pays a été créé par une décision de l'ONU. À ce moment-là, Israël mène une offensive terrestre contre le Hezbollah dans le sud du Liban où sont déployés des casques bleus. Quelques jours plus tôt, pour le contexte toujours, c'est important, Emmanuel Macron insistait sur le fait que l'arrêt des exportations d'armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza et au Liban était le seul moyen de mettre fin à ces guerres.

Tensions croissantes donc et explosions d'une certaine manière depuis le début de cette année, 2025. Quelques épisodes marquants pour terminer. En mai, interrogés sur la situation dans la bande de Gaza et sur le blocage de l'aide humanitaire, Emmanuel Macron fustige avec force la stratégie de Netanyahou. Ce qui est fait, c'est une honte, sans doute une des déclarations les plus offensives du chef de l'État à l'endroit du gouvernement israélien depuis sa riposte sur Gaza. Le lendemain, Benyamin Netanyahou accusait Emmanuel Macron de se ranger, je cite, du côté d'une organisation terroriste. Enfin, cet été, pas de pause dans les frictions.

Fin juillet, Emmanuel Macron annonce avoir décidé de reconnaître l'État de Palestine. Il en fera l'annonce solennelle à l'Assemblée générale des Nations Unies le mois prochain. Réponse de Benyamin Netanyahou il y a quelques jours. Avec cette décision, Emmanuel Macron nourrit la haine contre les Juifs, l'indélysée dénonçant en retour une analyse erronée, abjecte, qui ne demeurera pas sans réponse. Bien, ça y est, la réponse, elle est arrivée.

10:13
Présentateur

Chronologie complète, merci François Gapillan. Dans sa lettre, le président de la République appelle Benyamin Netanyahou à mettre solennellement un terme à la fuite en avant meurtrière et illégale d'une guerre permanente à Gaza. Il a raison de l'écrire, le président de la République, vous partagez ?

10:29
Invité politique

Il y a des questions qui se posent et ce qui est honnêtement...

10:32
Présentateur

C'est une fuite en avant meurtrière.

10:33
Invité politique

C'est l'honneur de la démocratie israélienne, parce que c'est une démocratie. Donc il y a un Premier ministre qui est élu par son peuple, ce qui est assez rare dans la région. Donc la question se pose même en Israël, y compris à très haut niveau dans l'armée. Donc c'est au gouvernement israélien et au peuple israélien de trancher. C'est une fuite en avant meurtrière,

10:50
Invité

comme le dit le président ?

10:51
Invité politique

Non, j'ai le sentiment que là, vous voyez, on dévie sur quelque chose qui n'est pas vraiment mon domaine, mais je veux bien en parler. Mais moi, j'étais assez choqué de voir que tout ce qui est fait au quotidien pour essayer de lutter contre l'antisémitisme, contre cette violence, qui, oui, fait peur à beaucoup de citoyens juifs. Oui. Et donc ça, ce fait que certains ne puissent plus aller dans l'école publique, parce que ça devient impossible, que certains n'osent plus sortir, que mon épouse est obligée de cacher les sacs. Il y a marqué « cache cachère » pour mettre un sac qui est anonymiste parce que c'est un risque pris dans les russes.

Quelque chose qu'on ne peut pas comprendre si on ne le vit pas. Et moi, je vous dis que contre ça, il faut une forme d'union sacrée. J'ai appelé à ce que la lutte contre l'antisémitisme devienne une grande cause nationale. Mais quand je parle d'union sacrée, je parle aussi au niveau mondial. Quand vous croyez qu'on a besoin d'une lettre de tel ou tel pays pour nous faire la leçon, alors qu'au fond, partout, allez voir ce qui se passe en Allemagne, en Angleterre, en Amérique et partout dans le monde, en Australie, partout dans le monde.

11:50
Présentateur

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a dit alimenter le feu de l'antisémitisme. Est-ce que cette guerre là-bas, à Gaza, alimente, elle aussi, le feu de l'antisémitisme ? C'est une guerre qu'Israël se voit imposer. C'est une guerre pour le terrorisme, c'est une guerre pour la libération des otages,

12:08
Invité politique

mais est-ce qu'elle l'alimente ? C'est une guerre qui crée de la famille, qui crée un désastre humanitaire. Israël doit se défendre. Tout le monde l'a reconnu, le président de la République lui-même l'a dit. C'est toujours de la défense. Après, on voit jusqu'où va cette question de défense, jusqu'où va le fait de récupérer les otages, qui est la chose primordiale, et jusqu'où l'associé Israël est prête à payer à un tribut énorme, parce que nous, on discute sur un plateau, mais là, là-bas, il y a eu presque 500 morts, soldats, morts, et quand on dit soldats, c'est des gamins de 18, 19, 20 ans.

Donc moi, ce que je pense, c'est qu'il faut trouver la suite de la guerre par la diplomatie, et qu'on puisse retrouver par le débat, le dialogue, la possibilité de faire revenir les otages. Mais l'action qui est menée actuellement

12:53
Invité

par Israël, est-ce qu'elle est à vos yeux légitime et proportionnée ? Non, je fais une question.

13:01
Invité politique

Israël, aucun pays au monde n'aura accepté de subir ce qu'ils ont subi le 7 octobre. Aucun pays au monde. Alors, sur la durée, est-ce que ça règle la question oui ou non sur combien de temps, définitivement, pas définitivement ? Écoutez, tout le monde a dit c'est un scandale, il ne faut pas qu'Israël tape l'Iran. Réalité, tout le monde était très content que la menace sur l'ensemble du monde de l'Iran soit quand même affaiblie. Moi, je reviens à ce qui, moi, me bouscule tous les jours, c'est la lutte contre l'antisémitisme.

13:27
Présentateur

Oui, mais justement, cet antisémitisme, il faut savoir pourquoi il continue d'être alimenté aujourd'hui. Mais est-ce qu'il n'existait pas avant même la création d'Israël ? Il existe effectivement depuis des millénaires. Mais aujourd'hui, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a dit le feu qu'il alimente, le feu qu'il alimente aujourd'hui, est-ce que ce feu, ce n'est pas le feu des armes du gouvernement de Netanyahou à Gaza qui alimente l'antisémitisme ? Ça ne veut pas dire qu'il aura disparu.

13:52
Invité politique

Le rapport entre Gaza, si on dit ça, pardon, ça veut dire, si on dit que Gaza alimente l'antisémitisme ici, ce qui factuellement est réel parce que les antisémites crient Free Palestine, y compris avec des gens par des personnes avec des écharpes bleu-blanc-rouge étant le symbole de la représentation du peuple. Parce que celles et ceux qui alimentent cette haine en France ont une responsabilité énorme. C'est pour qui vous ?

14:19
Invité

La France insoumise ?

14:20
Invité politique

Toutes celles et tous ceux qui alimentent une forme de haine et un passage entre Israël et Galéjuif en France. Il se trouve que j'étais dimanche dernier à la Grande Motte pour les un an de l'attaque terroriste contre la synagogue de la Grande Motte et j'ai vu cette société civile rassemblée pour dire je ne veux pas, nous ne voulons pas qu'on touche à une synagogue. J'étais il y a quelques mois à Rouen à la synagogue qui avait été brûlée avec le ministre de l'Intérieur qui a annoncé encore un durcissement des mesures. Le grand rabbin d'Israël était présent.

Il a rendu hommage à la politique de lutte contre l'antimétisme de la France et d'ailleurs puisque vous parlez du président de la République qui avait eu il y a un an et demi le 7 décembre 2023 on lui a remis le prix Lord Jacobovitch de la lutte contre l'antimétisme au niveau européen donc ça me paraît un peu fort de café que celui qui reçoit un prix de la lutte contre l'antimétisme en 2023 soit sujet à augmenter l'antimétisme en 2025. Donc on voit bien qu'il y a une utilisation de l'antimétisme de la lutte contre l'antimétisme qui est injuste parce qu'on doit être capable de faire une union sacrée y compris au niveau mondial. Est-ce qu'il est temps

15:26
Invité

à vos yeux on l'entend bien de dire la position de Benjamin Netanyahu n'est pas la position de l'ensemble des juifs du monde ? Est-ce qu'il est temps que les juifs du monde entier ceux qui le souhaitent se démarquent ?

15:39
Invité politique

Mais pourquoi il y aura à se démarquer comme s'il y avait une sorte d'assignation obligatoire à dire que... Parce que dans l'esprit de certains justement il y a cette assignation. Israël, je vous le redis est un pays hyper démocratique. Il y a des manifestations en bois effectivement.

Croyez-moi le peuple israélien mais le peuple israélien dans sa sagesse comme tous les peuples est capable de dire voilà ce que nous voulons or si on ne comprend pas le traumatisme qu'a vécu l'état d'Israël et chaque Israélien chaque Israélienne et je vais vous dire beaucoup de monde dans le monde juif et non juif ce qui s'est passé le 7 octobre alors on ne comprend pas pourquoi Israël veut absolument être certain que le Hamas ne soit plus en capacité de refaire ce qu'il a fait parce que la réalité c'est que... mais les cadres du Hamas

16:21
Présentateur

ont été éliminés les cadres du Hamas aujourd'hui ont été éliminés et ce à quoi on assiste

16:27
Invité politique

aujourd'hui on se dit...

mais les otages ne sont pas récupérés et ça c'est un drame que la société israélienne vit parce que nous vous et moi nous disons peut-être 59 otages mais moi j'ai vu en Israël parce que j'ai partagé avec eux les 6 mois le 7 avril 2024 j'étais en Israël et j'ai vu comment chaque nom est connu chaque visage est connu et je vous parlerai juste de ces petits des petits Bibas je pense en particulier aux petits Kfir Bibas regardez comment ces visages ont marqué ont traumatisé la société israélienne et si on ne comprend pas ça on ne comprend pas ce que fait la société israélienne mais moi je vous parle de la France parce que c'est la France qui nous concerne tous ici nous devons être capables de faire l'union sacrée autour de la lutte contre le climatisme et il ne s'agit pas de dire lui il a fait lui il n'a pas fait il y a des actions qui sont menées des actions qui sont menées de manière très ferme je vous annonce par exemple que les deux présumées personnes qui ont déraciné l'arbre d'Ilan Halimi à Épinay-sur-Seine sont apparemment arrêtées et on est en train de voir à l'instant et on est en train de voir donc ça veut dire que la police fait un travail remarquable de suivi et de capacité à déférer les présumés coupables devant la justice et bien il faut rendre hommage et je crois que plutôt que de se bagarrer et de savoir qui fait et qui ne fait pas on doit être capable de dire merci au gouvernement merci à la police à la gendarmerie et au président qui a pris cette décision de lancer vraiment la France comme c'est le cas depuis si longtemps dans la lutte contre l'antémitisme Sous-titrage Société Radio-Canada