Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationCroissancePlus - GrandirEnsemble 🚀· 30 avril 2025 56 minComplaisantFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesNumérique

Intervention du Général Christophe Gomart - Spring Campus 2025 !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 73 %Attaque 20 %Défensif 7 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:56Invité politiqueFait
    « Directeur du renseignement militaire et commandant des opérations spéciales. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « depuis 2024, si je ne me trompe pas, vous êtes député européen et notamment vice présidence de la commission sécurité et défense. »
  • 4:36InvitéFait
    « Il est urgent que l'Europe se réveille d'une vraie sieste stratégique dans laquelle elle vit confortablement depuis 80 années. »
  • 5:53InvitéChiffre
    « le PIB de l'Europe est un des premiers PIB au monde, largement devant la Chine. »
  • 12:07InvitéFait
    « Les Ukrainiens, on leur a donné quelques petits chars français légers, des chars allemands, des chars américains, des chars britanniques. En termes de logistique, c'est un casse-tête sans nom. »
  • 14:02InvitéFait
    « On a pensé créer un char commun avec les Allemands, qu'on a appelé le char du futur. En jargon, c'est le MGCS pour Main Ground Combat System. Dans le même temps, les Allemands ont lancé un autre projet qui s'appelle le Futur Main Battle Tank. »
  • 17:30InvitéFait
    « Je crois que Gérard Rauve vous l'a dit, c'est-à-dire que penser qu'un Trump, oui, Trump est là pour 4 ans, il va chercher à être sans doute réélu, peut-être pour un 3e mandat, ce qui était le cas aux États-Unis jusqu'à Roosevelt. »
  • 18:37InvitéFait
    « le feu rouge du président de la République, qui était François Hollande, qui a dit stop, retour à la base, retour au point de départ, parce qu'Obama a décidé de lâcher. »
  • 23:16InvitéFait
    « Nous, on a lancé une Ariane 6 fin février pour mettre un satellite d'observation militaire et d'autres satellites. »
  • 26:07InvitéFait
    « ce qui faisait dire, je crois que c'est Florence Parly, qui disait l'article 5 de l'OTAN, c'est plutôt l'article F-35. »
  • 26:53InvitéFait
    « les Égyptiens ont acheté des Rafales français parce que le jour où ils ont voulu aller bombarder la Libye avec leur F-16 américain, les Américains leur ont dit non. »
  • 36:38InvitéFait
    « Il sort 350 milliards de dollars, les Européens ne donnent rien, c'est faux. »
  • 36:43InvitéFait
    « On donne plus, on donne moins sur le plan des matériels militaires, mais on donne beaucoup plus en termes d'argent. »
  • 37:30InvitéFait
    « Dassault produisait deux Rafales par mois, il en produit quatre, il va en produire cinq. »
  • 39:27InvitéChiffre
    « Les Américains dépensent 880 milliards de dollars par an pour leur défense. »
  • 39:31InvitéChiffre
    « Les pays européens de l'Union européenne additionnés, c'est 350 milliards d'euros. »
  • 39:45InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, on est à 50 milliards. Les autres disent 60. »
  • 47:55InvitéFait
    « La France n'a pas fait le choix dans les années 80 de passer à la retraite par capitalisation. »
  • 48:01InvitéChiffre
    « Il y a 1% de capitalisation en France, un truc comme ça. »
  • 48:53InvitéPromesse
    « Il faut changer le système de retraite, oui, capitalisation. »
  • 53:26InvitéPromesse
    « Réduisons notre dette grâce aux retraites, en particulier, sinon on n'y arrivera pas. »

Temps de parole

  • Invité77 %
  • Christophe Gomart8 %
  • ?8 %
  • Présentateur3 %

≈ 84,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Locuteur

Au

0:08
Présentateur

général, soyez le bienvenu. Farid, merci de nous présenter notre invité ce matin. On va apprendre encore. Pas besoin de les taper tous. Super.

0:22
Locuteur

Je

0:23
Christophe Gomart

t'en prie. Bonjour à tous. Bonjour mon général. Bonjour. En tout cas, ravi que tout le monde soit là ce matin. Il y a déjà beaucoup plus de monde que je pensais qu'il y

0:32
Locuteur

aura.

0:32
Christophe Gomart

Donc félicitations à l'organisation. Je pense que vous avez bien fait le travail. Mon général, j'ai le plaisir de vous revoir parce que pour la petite anecdote, il y

0:42
Locuteur

a

0:42
Christophe Gomart

à peu près 2, 3 semaines, j'avais la chance d'être dans une salle comme celle-ci lors d'un déplacement à Bruxelles avec l'école de guerre. Et pour la petite anecdote, pendant l'intervention du général, je reçois un email. Je regarde.

0:57
Locuteur

J

0:58
Christophe Gomart

'étais très concentré sur l'intervention mon général. Merci. Mais l'appel de la dopamine parfois est plus forte.

1:03
Locuteur

Et

1:04
Christophe Gomart

je vois un message de Céline, Croissance Plus. Je me dis que

1:07
Locuteur

je

1:07
Christophe Gomart

suis obligé de regarder, évidemment. Je regarde et là, elle me dit ce serait pas mal pour le Spring Campus que tu introduises le général Gomart. Et là, c'est pas possible parce que moi, je suis dans la salle. Il est en face de moi à ce moment là. Et donc, je regarde mon téléphone. Je regarde le général. Je regarde le téléphone. C'était bien lui. C'était la même personne dont on parlait. Donc, tout ça m'a rappelé, m'a rappelé une phrase. C'est qu'il n

1:28
Locuteur

'y a

1:28
Christophe Gomart

pas de hasard. Il n

1:29
Locuteur

'y a

1:29
Christophe Gomart

que des rencontres. Et je pense que la rencontre d'aujourd'hui, parce que je vous ai déjà entendu parler à plusieurs reprises, va être exceptionnelle. Je sais que les gens ne sont pas venus pour m'entendre parler, mais je vais quand même rapidement vous introduire, introduire votre votre parcours. Alors, j'ai essayé de le condenser au maximum tellement vous avez fait de choses. Mais j'ai noté trois points. Divers postes de commandement. On va résumer à ça dans un premier point. Directeur du renseignement militaire et commandant des opérations spéciales.

1:56
Locuteur

Et

1:56
Christophe Gomart

très récemment, depuis 2024, si je ne me trompe pas, vous êtes député européen et notamment vice présidence de la commission sécurité et défense. Est ce que juste là? C'est très bon.

2:11
Locuteur

Et

2:12
Christophe Gomart

ça, c'est ce qu'on appelle la solidarité entre entrepreneurs. Alors, elle est forte. Elle est pas mal du tout. Je ne

2:19
Locuteur

sais

2:19
Christophe Gomart

pas.

2:19
Locuteur

On

2:19
Christophe Gomart

ne

2:19
Locuteur

va

2:19
Christophe Gomart

pas la comparer à celle des militaires, mais je pense que ça se défend aussi. Je suis sûr qu'il

2:23
Locuteur

y

2:23
Christophe Gomart

a une forme de camaraderie quand même. Tout à fait. Et d'ailleurs, sachez, mon général, que ce matin, vous avez à peu près 250 chefs d'entreprise qui sont réunis là avec une caractéristique commune, parce que c'est des chefs d'entreprise, pas n'importe lesquels, membres de Croissance Plus. Donc, ils ont quand même une verticale très particulière. C'est l'enthousiasme et l'optimisme. On sait que dans le contexte actuel, il y

2:45
Locuteur

a

2:45
Christophe Gomart

beaucoup de questions qui se posent à la fois sur nos multinationales,

2:48
Locuteur

de

2:48
Christophe Gomart

multiples casquettes, celles de citoyens et celles d'entrepreneurs. Et je pense que c'est l'occasion rêvée ce matin d'aller parcourir tout un tas de sujets. Et je sais que vous êtes très performants sur ce sur cette thématique là. Donc, ce matin, on va essayer d'être très large. On va parler géopolitique, contexte actuel dans ces grandes lignes. On va faire un focus sur l'Ukraine. Et ensuite, je pense qu'on ira sur les sujets de sécurité et

3:13
Locuteur

de

3:13
Christophe Gomart

défense

3:14
Locuteur

à

3:14
Christophe Gomart

la fois national. Et on va extrapoler bien évidemment de par vos votre qualité de député européen sur les sujets européens. Et ensuite, on laissera à la salle une quinzaine, vingtaine de minutes pour les questions réponses.

3:28
Invité

Merci beaucoup, Farid.

3:29
Christophe Gomart

Et bien, merci à vous d'être venu. À vous, la parole. Merci.

3:41
Locuteur

Je

3:41
Invité

me réjouis d'être devant vous. Je ne suis pas du tout entrepreneur. Je n

3:44
Locuteur

'ai

3:44
Invité

jamais rien entrepris dans ma vie. Si ce n'est pas c'est les concours, faire campagne électorale. Et à chaque fois, on est venu me chercher finalement, même pour être. J'ai bossé sept ans chez Nibai Rodamco Westfield

3:56
Locuteur

comme

3:57
Invité

directeur de la gestion des risques

3:59
Locuteur

et

4:00
Invité

de la sûreté de la crise. Mais je m'entoure ce matin devant vous, devant des entrepreneurs qui, eux, prennent des risques au quotidien, s'engagent. Et c'est sans doute ce qui réunit cet engagement,

4:12
Locuteur

l

4:12
Invité

'engagement qui a fait que j'ai passé le concours de Saint-Cyr, l'engagement qui a fait que je me suis engagé en politique. La chose est bizarre pour un militaire,

4:20
Locuteur

mais

4:20
Invité

je ne suis pas le seul ancien militaire au Parlement européen. Nous sommes quatre ou cinq et c'est évidemment un plaisir. Et on se retrouve dans une commission dans laquelle je siège et qu'a cité Farid. C'est la commission sécurité et défense. Ce matin,

4:33
Locuteur

on

4:33
Invité

m

4:33
Locuteur

'a

4:33
Invité

demandé de parler de l'urgence d'une Europe forte. Oui, il est urgent que l'Europe se réveille.

4:38
Locuteur

Il

4:39
Invité

est urgent que l'Europe se réveille d'une vraie sieste stratégique

4:42
Locuteur

dans

4:42
Invité

laquelle elle vit confortablement depuis 80 années. Un peu moins pour tous les anciens pays du pacte de Varsovie. Mais c'est la réalité. C'est le monde d'aujourd'hui. Je sais qu'hier,

4:55
Locuteur

vous

4:55
Invité

avez entendu l'ambassadeur Gérard Harrault, avec lequel je retrouve un certain nombre de points communs, en tous les cas, en termes d'analyse. Et ce que j'aime chez lui,

5:03
Locuteur

c

5:03
Invité

'est un certain pragmatisme, un certain réalisme et non pas de l'idéologie. Je trouve qu'aujourd'hui, on vit beaucoup dans le sentiment. Et j'ai l'habitude de dire que les bons sentiments ne font pas une politique ni une stratégie. C'est important d'avoir des bons sentiments, évidemment. Mais en tous les cas, ce n

5:19
Locuteur

'est

5:19
Invité

pas ce qui fait que l'on arrive à diriger. L'Europe,

5:24
Locuteur

l

5:24
Invité

'Europe.

5:25
Locuteur

Vous

5:25
Invité

savez ce que disait le chancelier Bismarck ? Il disait la diplomatie sans les armes,

5:31
Locuteur

eh

5:32
Invité

bien c'est la musique sans instruments.

5:33
Locuteur

Et

5:34
Invité

ce que disait également, je crois que c'est Kissinger,

5:39
Locuteur

qui

5:39
Invité

disait l'Europe, quel numéro

5:41
Locuteur

de

5:41
Invité

téléphone

5:42
Locuteur

? On

5:43
Invité

voit bien derrière que l'Europe,

5:45
Locuteur

qui

5:45
Invité

est une des grandes puissances économiques mondiales, le PIB de l'Europe est un des premiers PIB au monde, largement devant la Chine.

5:54
Locuteur

Et

5:54
Invité

pourtant, l'Europe est très absente. Quand vous regardez ce qui se passe dans le monde, quand vous écoutez un Trump, quand vous écoutez un Vladimir Poutine, quand vous écoutez un Xi Jinping, où est l'Europe

6:02
Locuteur

?

6:03
Invité

Où est l'Europe

6:03
Locuteur

?

6:04
Invité

Certes, il

6:05
Locuteur

y a

6:05
Invité

une présidente de la Commission qui s'appelle Ursula von der Leyen, qui cherche à exister, qui a évincé le président du Conseil, qui était Charles Michel et aujourd'hui son successeur, dont je suis sûr que vous ne connaissez même pas le nom. On voit bien derrière que c'est quoi l'Europe, comment tout cela se passe.

6:23
Locuteur

Alors

6:23
Invité

j'avais préparé quelques lignes,

6:25
Locuteur

mais l

6:27
Invité

'Europe, selon moi, ne pense qu'à travers deux choses. C'est les échanges commerciaux

6:32
Locuteur

et

6:33
Invité

c'est le droit. Alors vous allez me dire le droit, c'est normal. Oui, le droit, c'est normal, le droit des frontières, le droit international. Mais on voit bien que ce droit international est mis à mal et on voit bien que les échanges commerciaux, pour échanger de manière commerciale, encore faut-il qu'il y ait la paix, ça facilite. Et c'est d'ailleurs, de mon point de vue, un manque, c'est que je trouve qu'on n'associe pas assez la Chine dans les efforts de paix qui se passent aujourd'hui entre la Russie et l'Ukraine. La Chine,

6:59
Locuteur

qui

6:59
Invité

veut devenir la première puissance militaire et économique au monde, qui fait tout pour ça, qui aujourd'hui a doublé en termes de volume de bateaux, de bâtiments militaires,

7:08
Locuteur

de

7:08
Invité

bateaux militaires, c'est la première flotte au monde.

7:11
Locuteur

Il

7:12
Invité

y a 20 ans, la Chine ne savait pas faire une circumnavigation avec ses sous-marins nucléaires. Aujourd'hui, elle le fait facilement. Et on voit bien aujourd'hui

7:18
Locuteur

qu

7:19
Invité

'elle veut devenir, en 2049, une puissance, enfin, pour les 100 ans, pardon, de la République,

7:25
Locuteur

pardon,

7:26
Invité

je reviens, la fatigue.

7:28
Locuteur

Hier

7:28
Invité

soir, j'étais,

7:28
Locuteur

non

7:29
Invité

pas avec vous, mais j'étais regarder le match de rugby, Biarritz-Montoban, Biarritz a gagné, je suis désolé pour les Montabanais. Et bon, il

7:38
Locuteur

y

7:38
Invité

a une troisième mi-temps, toujours.

7:41
Locuteur

Je

7:42
Invité

ne

7:42
Locuteur

sais

7:42
Invité

pas si je me suis couché plus tôt que vous ou après vous, je ne sais pas très bien. Mais je ne

7:46
Locuteur

suis

7:46
Invité

pas allé me baigner ce matin non plus. La Chine, oui, pardon, la Chine veut devenir, en 2049, pour les 100 ans de la République populaire de Chine, veut devenir la première puissance militaire et économique mondiale. Et c'est bien pour ça, d'ailleurs, que Donald Trump cherche à faire en sorte d'isoler la Chine

8:03
Locuteur

parce

8:04
Invité

que c'est son adversaire.

8:06
Locuteur

Et

8:06
Invité

c'est là où l'Europe doit se réveiller. C'est que l'Europe, d'un seul coup, se réveille un matin avec un effet de sidération

8:12
Locuteur

tel que

8:14
Invité

personne ne sait très bien comment faire.

8:16
Locuteur

On

8:17
Invité

voit bien que notre président de

8:18
Locuteur

la

8:18
Invité

République française, Emmanuel Macron, cherche à reprendre le lead. Mais c'est compliqué. C'est compliqué.

8:23
Locuteur

C'est compliqué.

8:24
Invité

C'est compliqué de manière militaire. Une puissance économique sans puissance militaire risque de devenir un pot de miel qui est convoité par beaucoup. Et c'est ce qui se passe. Malheureusement, on voit bien que l'Europe

8:36
Locuteur

est

8:37
Invité

relativement faible de manière militaire, relativement faible parce qu'elle n

8:42
Locuteur

'est

8:42
Invité

pas en mesure de peser dans l'économie, alors dans l'économie, si, mais dans le poids du monde, dans la géopolitique mondiale.

8:50
Locuteur

Alors

8:50
Invité

comment faire? Cette Europe, vous savez que l'Europe

8:55
Locuteur

a

8:56
Invité

créé l'OTAN, l'organisation du traité de

8:59
Locuteur

l

8:59
Invité

'Atlantique Nord. Cette OTAN, créée en 1949, a été créée à la demande des Européens pour trois raisons. La première, c'est de garder les Américains dedans.

9:10
Locuteur

La

9:11
Invité

seconde, c'est de garder la Russie dehors. Et la troisième, c'était de garder les Allemands sous contrôle.

9:17
Locuteur

Pourquoi

9:17
Invité

les Allemands sous contrôle? Il faut se souvenir qu'en 1920, les États-Unis, après la Première Guerre mondiale, ont quitté l'Europe.

9:24
Locuteur

Et

9:24
Invité

en 1947-48, pensaient quitter l'Europe.

9:28
Locuteur

Or,

9:29
Invité

l'Europe avait peur de la Russie, de l'Union soviétique à l'époque,

9:31
Locuteur

et

9:31
Invité

avait peur également que l'Allemagne remonte en puissance, comme elle avait pu le faire, effectivement, après 1919.

9:38
Locuteur

Et

9:38
Invité

donc, on a créé ce traité de

9:40
Locuteur

l

9:40
Invité

'Atlantique Nord.

9:41
Locuteur

En

9:41
Invité

1966, le général de Gaulle décide de quitter le commandement intégré à

9:44
Locuteur

l

9:44
Invité

'OTAN, tout en continuant à participer à l'OTAN.

9:47
Locuteur

Et

9:47
Invité

toutes les armées

9:48
Locuteur

européennes

9:49
Invité

se sont construites au sein de cet OTAN,

9:52
Locuteur

au

9:53
Invité

sein de cette organisation du traité de

9:55
Locuteur

l

9:55
Invité

'Atlantique Nord. Le seul pays, ou les deux seuls pays,

9:58
Locuteur

c

9:59
Invité

'est la France et la Grande-Bretagne,

10:01
Locuteur

qui,

10:01
Invité

eux, ces deux pays, ont conservé une capacité autonome de manière militaire.

10:06
Locuteur

Les

10:07
Invité

autres, l'armée allemande, est construite au sein de

10:09
Locuteur

l

10:09
Invité

'OTAN. Tous les pays de l'ext-pacte de Varsovie,

10:13
Locuteur

les

10:13
Invité

pays baltes, la Pologne, la Roumanie, la République tchèque, la Slovaquie, sont construites leur armée au sein de cet OTAN.

10:21
Locuteur

Alors,

10:21
Invité

vous allez me dire, oui, mais ils sont capables d'agir seuls. Non, non, ils ne sont pas capables d'agir seuls. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, leurs structures de commandement sont des structures otaniennes.

10:29
Locuteur

C

10:30
Invité

'est-à-dire qu'en termes de commandement et de contrôle, ce qu'on appelle le C2 dans le langage militaire, le commandement de contrôle, c'est des communications. Comment est-ce que vous communiquez avec des troupes sur le terrain ? Comment est-ce que vous faites parvenir les ordres ? Et comment est-ce que vous avez le retour des informations

10:43
Locuteur

? Sans

10:44
Invité

ces moyens de communication. La France elle-même est dépendante.

10:47
Locuteur

En

10:47
Invité

réalité, nos bâtiments, dans la marée nationale, nos avions de chasse, dépendent d'une liaison qui s'appelle la liaison 16, qui est une liaison stratégique, qui permet d'être en communication à travers le monde.

10:59
Locuteur

Et

10:59
Invité

même les forces spéciales,

11:00
Locuteur

à

11:01
Invité

la tête desquelles j'ai été, utilisent cette liaison 16 pour pouvoir communiquer. Donc on voit bien derrière que cette Europe, si elle veut être forte, doit inventer, se réinventer, en tous les cas de manière militaire.

11:14
Locuteur

Vous

11:15
Invité

allez me dire, alors, donc, une armée européenne.

11:16
Locuteur

Je

11:17
Invité

ne crois pas du tout une armée européenne. Mais alors, pas du tout. Et un général estonien qui est avec moi, c'est l'ancien chef d'état-major des armées estoniennes.

11:24
Locuteur

L

11:25
Invité

'Estonie, c'est un million et quelques d'habitants, un peu plus, me disait, mais l'armée européenne, c'est l'OTAN.

11:31
Locuteur

Tout

11:32
Invité

le monde réfléchit à travers l'OTAN.

11:33
Locuteur

Mais

11:34
Invité

le problème de l'Europe, c'est quoi l'Europe ? L'Europe, c'est 17 modèles de chars différents. C'est 15 véhicules de combat d'infanterie différents.

11:42
Locuteur

C

11:42
Invité

'est plus d'une dizaine de frégates de modèles différents.

11:46
Locuteur

C

11:47
Invité

'est plusieurs

11:48
Locuteur

avions

11:50
Invité

de combat différents, etc. Les Etats-Unis, c'est un seul modèle de chars.

11:54
Locuteur

C

11:55
Invité

'est deux types d'avions de chasse. C'est deux types de véhicules de combat d'infanterie, etc. Et on voit bien derrière

12:01
Locuteur

ces

12:02
Invité

difficultés,

12:03
Locuteur

en

12:03
Invité

particulier logistiques.

12:05
Locuteur

Et

12:05
Invité

c

12:06
Locuteur

'est

12:06
Invité

d'ailleurs tout le problème des Ukrainiens. Les Ukrainiens, on leur a donné quelques petits chars français légers,

12:10
Locuteur

des

12:10
Invité

chars allemands, des chars américains, des chars britanniques. En termes de logistique, c'est un casse-tête sans nom.

12:15
Locuteur

Parce

12:16
Invité

qu'un mécanicien qui travaille sur un tel type de chars ne sait pas forcément comment fonctionne l'autre type de chars. Et en termes de pièces de rechange, ça reste également un casse-tête.

12:26
Locuteur

Donc

12:27
Invité

on voit bien que si cette Europe veut être une Europe forte, il va falloir réfléchir à notre industrie de défense.

12:33
Locuteur

Vous

12:33
Invité

savez, quand on parle d'industrie de défense,

12:35
Locuteur

les

12:35
Invité

Français entendent défense et les Allemands entendent industrie.

12:40
Locuteur

Ça

12:40
Invité

fait une petite différence.

12:41
Locuteur

Et

12:42
Invité

ça reste vrai.

12:43
Locuteur

Ça

12:44
Invité

reste vrai.

12:46
Locuteur

Comme

12:46
Invité

vice-président de la commission de sécurité et défense, j'essaye le vendredi, les jours où je ne suis ni à Bruxelles ni à Strasbourg, d'aller voir des entrepreneurs, alors des industriels de défense plutôt que d'autres entreprises du type RSE, pour ceux qui s'occupent de RSE. Mais en tous les cas, je vois bien,

13:02
Locuteur

je

13:03
Invité

vois bien derrière qu'on a des modèles très différents et que nos industriels

13:06
Locuteur

pensent... Quand

13:09
Invité

en France, on parle industrie de défense, on pense encore arsenal militaires. Mais c'est vrai. Le président de

13:16
Locuteur

la

13:16
Invité

République qui parle d'économie de guerre, c'est faux. On n'est pas en économie de guerre. La Russie l'est, l'Ukraine l'est, mais la France n'est pas du tout en économie de guerre. Et ce n

13:24
Locuteur

'est

13:24
Invité

pas parce qu

13:24
Locuteur

'on

13:24
Invité

va monter à 1% du PIB en plus, un point de PIB en plus,

13:27
Locuteur

en

13:28
Invité

termes de défense,

13:29
Locuteur

qu

13:29
Invité

'on va être en économie de guerre. Non. L'économie de guerre, ça veut dire que les industries, notre tissu industriel, est entièrement tournée vers la défense, ce qui n'est pas le cas.

13:38
Locuteur

Donc

13:38
Invité

cette industrie de défense, certes, notre industrie, l'industrie de défense française, dépend beaucoup quand même de l'État,

13:47
Locuteur

ce

13:47
Invité

qui n

13:47
Locuteur

'est

13:47
Invité

pas du tout le cas en Allemagne. En Allemagne, les industriels ne dépendent pas du tout de

13:50
Locuteur

l

13:50
Invité

'État fédéral allemand. Et c'est la vraie différence.

13:54
Locuteur

On

13:54
Invité

a pensé

13:55
Locuteur

créer

13:57
Invité

un char commun avec les Allemands, qu'on a appelé le char du futur. En jargon, c'est le MGCS pour Main Ground Combat System.

14:07
Locuteur

Dans

14:08
Invité

le même temps, les Allemands ont lancé un autre projet qui s'appelle le Futur Main Battle Tank. Et je me suis exprimé devant l'école de guerre, c'est là où j'ai rencontré Farid, et j'ai raconté exactement cette histoire. Et il

14:21
Locuteur

y

14:21
Invité

a un officiellement qui est venu me voir après, et me dire, mais non, c'est vous les Français qui nous avez trahis. Alors que de mon avis, c'était les Allemands qui nous avaient trahis. Comme quoi, on n'est pas d'accord. Mais vous voyez, c'est toute la difficulté. Or, les deux pays qui comptent

14:34
Locuteur

au

14:34
Invité

sein de l'Europe, c'est quand même, ça reste la France et l'Allemagne. Quelle ne fut pas ma surprise, moi qui ne crois pas du tout dans le coup franco-allemand, qu'elle ne fut pas ma surprise, quand j'ai vu arriver au Parlement européen des petits représentants, enfin des députés de petits pays, enfin petits pays,

14:47
Locuteur

un

14:48
Invité

portugais, un tchèque,

14:49
Locuteur

et

14:49
Invité

un balt me dire, si la France et l'Allemagne ne s'entendent pas, ça ne fonctionnera pas.

14:53
Locuteur

L

14:54
Invité

'Europe ne peut pas fonctionner. Vous voyez, alors un Emmanuel Macron avec un Olaf Scholz, on ne

14:58
Locuteur

peut

14:58
Invité

pas dire que c'est le fol amour. Et je pense que ça part de là, ça part au départ de relations humaines, parce que sinon on n'arrive à rien construire. Et derrière, c'est absolument essentiel.

15:11
Locuteur

Donc

15:12
Invité

oui, industrie, industrie de défense qui doit réfléchir à ce, non pas se reconstruire, parce qu'on a des champions, on a des MBDA, on a des Safran, on a des Thalès, qui sont déjà des entreprises multinationales et en partie européennes. On a Airbus. Airbus, quand on pense que, quand on a créé Airbus, en fait, on pense à ce qu'il va être par rapport à Boeing. On voit où on en est. Comme quoi, dans la vie des entreprises, on peut avoir des surprises. Airbus est devenu un champion et Boeing a quelques soucis en ce moment. Mais derrière, on voit bien qu'on est capable de créer des champions.

15:45
Locuteur

Au

15:46
Invité

-delà de ça,

15:47
Locuteur

au

15:47
Invité

-delà de

15:47
Locuteur

l

15:47
Invité

'industrie de défense, il est également nécessaire

15:49
Locuteur

d

15:50
Invité

'avoir sans doute une vision commune.

15:52
Locuteur

C

15:53
Invité

'est tout le problème.

15:53
Locuteur

C

15:54
Invité

'est qu'au niveau de l'Europe

15:57
Locuteur

et

15:57
Invité

dans les traités fondateurs de

15:58
Locuteur

l

15:58
Invité

'Union européenne, il y a deux piliers qui restent souverains et à la main de chaque nation constituant l'Europe.

16:04
Locuteur

C

16:05
Invité

'est la défense

16:05
Locuteur

et

16:06
Invité

c'est la diplomatie, c'est-à-dire les affaires étrangères.

16:11
Locuteur

On

16:12
Invité

a Emmanuel Macron qui est d'ici où le corps diplomatique.

16:14
Locuteur

Et

16:15
Invité

dans le même temps, on voit en Europe émerger

16:17
Locuteur

une

16:18
Invité

espèce de corps diplomatique. Et de plus en plus, on a des ambassadeurs qui représentent l'Union européenne. Jusqu'à présent, c'était les ambassadeurs nationaux qui étaient, selon les pays, en charge des autres pays européens. Maintenant, on met en place

16:31
Locuteur

des

16:32
Invité

postes diplomatiques pour l'Union européenne.

16:35
Locuteur

Et

16:36
Invité

de plus en plus,

16:37
Locuteur

on

16:38
Invité

cherche à mettre en place

16:40
Locuteur

un

16:40
Invité

siège permanent dans toutes les organisations internationales.

16:42
Locuteur

Et

16:43
Invité

c'est ce qui est demandé. Mais on voit bien derrière une poussée de la Commission, en particulier de Ursula von der Leyen, pour arriver à créer et à ce que l'Europe existe de manière internationale. Y arrivera-t-elle ? Moi, je pense beaucoup à l'intergouvernemental et pas du tout à la confédération ou au fédéralisme.

17:01
Locuteur

En

17:02
Invité

Europe, on ne

17:02
Locuteur

parle

17:02
Invité

pas du tout de fédéralisme, d'ailleurs. Mais on parle beaucoup d'intergouvernemental. Et de mon point de vue, créer une armée européenne, ce n

17:09
Locuteur

'est

17:09
Invité

pas créer une armée européenne qu'il faut. C'est créer un État-major commun.

17:12
Locuteur

Il

17:12
Invité

existe un État-major de l'Union européenne, le MUE,

17:15
Locuteur

qui

17:15
Invité

n'a rien à voir avec les États-majors de l'OTAN.

17:19
Locuteur

Moi,

17:20
Invité

je pensais beaucoup qu'un pilier européen au sein de l'OTAN était indispensable, avec ce qui se passe aujourd'hui aux États-Unis et qui est une vraie lame de fond.

17:28
Locuteur

Je

17:28
Invité

crois que Gérard Rauve vous l'a dit, c'est-à-dire que penser qu'un Trump, oui, Trump est là pour 4 ans, il va chercher à être sans doute réélu, peut-être pour un 3e mandat, ce qui était le cas aux États-Unis jusqu'à Roosevelt. Les présidents américains pouvaient faire plusieurs mandats. Maintenant, ils n'en font que 2. Mais je suis sûr qu'il va chercher à en faire un autre.

17:45
Locuteur

Mais

17:46
Invité

c'est une vraie lame de fond.

17:47
Locuteur

C

17:47
Invité

'est-à-dire que les États-Unis

17:49
Locuteur

sont

17:50
Invité

America first.

17:51
Locuteur

Et

17:52
Invité

d'ailleurs, j'ai un exemple militaire en tête,

17:54
Locuteur

c

17:55
Invité

'est qu'en 2013, lorsque, en Syrie, il y avait l'utilisation d'armement chimique,

18:01
Locuteur

la

18:01
Invité

France, la Grande-Bretagne et les États-Unis devaient aller bombarder la Syrie, en représailles, parce qu'il y avait une ligne rouge qui avait été franchie. Et cette ligne rouge était l'utilisation d'armement chimique. Je ne

18:11
Locuteur

sais

18:11
Invité

pas si

18:11
Locuteur

vous

18:11
Invité

vous

18:11
Locuteur

souvenez

18:11
Invité

de cet épisode.

18:12
Locuteur

C

18:12
Invité

'était août 2013.

18:14
Locuteur

Je

18:15
Invité

venais d'être nommé comme directeur du renseignement militaire après avoir été commandant des opérations spéciales.

18:21
Locuteur

Et

18:21
Invité

les bombes étaient

18:23
Locuteur

placées

18:24
Invité

déjà sous les avions. Certains avions ravitailleurs et les avions du type Hawax qui permettent de coordonner l'action des avions en l'air étaient déjà en l'air.

18:32
Locuteur

Quand on

18:33
Invité

a eu le

18:33
Locuteur

feu

18:34
Invité

rouge du président de la République,

18:36
Locuteur

qui

18:36
Invité

était François Hollande, qui a dit stop, retour à la base, retour au point de départ, parce qu'Obama a décidé de lâcher. Et d'ailleurs, qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ?

18:44
Locuteur

Les

18:44
Invité

Russes sont arrivés.

18:46
Locuteur

Les

18:46
Invité

Russes ont proposé le démantèlement de l'arsenal chimique syrien. Et ensuite,

18:52
Locuteur

la

18:52
Invité

Crimée.

18:53
Locuteur

Et

18:54
Invité

ensuite,

18:54
Locuteur

le

18:54
Invité

Donbass.

18:55
Locuteur

Donc

18:55
Invité

on revient derrière que le retrait américain

18:57
Locuteur

réel, même

19:00
Invité

s'il reste 100 000 soldats américains sur le sol européen, a laissé la porte ouverte aux Russes. Alors, est-ce que c'était prévu ? Est-ce que c'était planifié de la part de Vladimir Poutine ? Ça, je ne saurais vous le dire.

19:12
Locuteur

Mais

19:12
Invité

en tous les cas, il y a un effet intéressant à regarder en termes de succession d'événements. L'OTAN.

19:20
Locuteur

L

19:20
Invité

'État-major, un État-major de l'Union européenne au sein de l'OTAN. Oui, j'étais pour ça, moi. Mais en espérant que le SACUR, c

19:30
Locuteur

'est-à-dire

19:30
Invité

le Supreme Allied Commander in Europe, qui est toujours un général américain, puisse être un général européen.

19:34
Locuteur

Et

19:35
Invité

pourquoi pas français dans le domaine.

19:37
Locuteur

L

19:37
Invité

'OTAN, vous savez, c'est un système solaire

19:40
Locuteur

dans

19:40
Invité

lequel le soleil, ce sont les États-Unis d'Amérique.

19:43
Locuteur

Et les

19:44
Invité

pays appartenant à l'OTAN sont les planètes qui tournent autour. Vous retirez le soleil, vous n'avez plus du système solaire, c'est évident, mais qui va prendre la place du soleil

19:50
Locuteur

? Si

19:51
Invité

ce n'est, les planètes vont tourner dans tous les sens, voire se télescoper entre elles. Là, vous allez dire la France.

19:58
Locuteur

Vous

19:58
Invité

vous dites, on dispose de la dissuasion nucléaire.

20:01
Locuteur

On

20:02
Invité

a une armée opérationnelle, aguerrie,

20:04
Locuteur

certes,

20:04
Invité

avec du matériel échantillonnaire, mais quand même

20:06
Locuteur

une

20:07
Invité

bonne armée. Personne ne veut de la France. On ne veut pas plus de la Grande-Bretagne.

20:14
Locuteur

Donc

20:15
Invité

qui ?

20:15
Locuteur

Comment

20:16
Invité

est-ce qu'on dirige ? Alors, ça peut être un commandement tournant, évidemment, mais en tous les cas, il

20:19
Locuteur

y

20:19
Invité

a une vraie réflexion en termes d'architecture, de sécurité et de défense

20:22
Locuteur

qui

20:23
Invité

est absolument indispensable.

20:25
Locuteur

On

20:25
Invité

voit bien que dans les négociations actuelles, on ne pèse pas. Et pourquoi on ne pèse pas ? Parce qu'on n'est pas suffisamment fort. Fort, non pas de manière économique,

20:32
Locuteur

mais

20:33
Invité

de manière militaire.

20:34
Locuteur

Et

20:34
Invité

je reviens à ma première phase sur Bismarck. Si on n

20:37
Locuteur

'a

20:37
Invité

pas les armes, eh bien, c'est comme la musique sans les instruments. Et on peut faire de la musique, mais si on n

20:42
Locuteur

'a

20:42
Invité

pas d'instruments, ça ne fait pas de musique. Et donc, c'est le cas actuel. Donc, oui, il faut créer un état-major de l'Union européenne, renforcé avec des moyens de commandement.

20:51
Locuteur

Et

20:51
Invité

ces moyens de commandement, ils sont basés sur le numérique.

20:55
Locuteur

Et

20:56
Invité

c'est une grande faiblesse de l'Europe.

20:58
Locuteur

C

20:58
Invité

'est que 80%

20:59
Locuteur

de

21:00
Invité

vos données,

21:01
Locuteur

des

21:02
Invité

données industrielles, des données de nos entreprises, sont hébergées aux Etats-Unis. 80%.

21:07
Locuteur

Et

21:07
Invité

ils peuvent se servir dans vos données comme on se sert une bière dans un frigidaire. À peu près pareil.

21:12
Locuteur

Donc,

21:13
Invité

on voit bien derrière qu

21:14
Locuteur

'en

21:15
Invité

termes d'autonomie stratégique, on en est loin.

21:19
Locuteur

Il

21:19
Invité

y

21:19
Locuteur

a

21:19
Invité

un autre domaine dans lequel on est loin,

21:21
Locuteur

c

21:21
Invité

'est l'espace. Je reste un peu de minutes sur les infrastructures numériques. On n'a pas d'infrastructures numériques autonomes et propriétaires. En Europe, on a créé un bouclier démocratique, enfin, une commission qui s'appelle Bouclier démocratique

21:35
Locuteur

pour

21:35
Invité

regarder les influenceurs, comment ça se passe. Ce n

21:38
Locuteur

'est

21:38
Invité

pas normal qu'en Roumanie, le vote en Roumanie ait été influencé par des TikTok ou que sais-je.

21:46
Locuteur

Mais

21:46
Invité

on n'a pas non plus de réseaux sociaux européens.

21:49
Locuteur

On

21:50
Invité

dépend d'autres réseaux sociaux. Comment est-ce qu'en Europe, on n'arrive pas à créer, vous qui êtes des entrepreneurs, comment est

21:55
Locuteur

-ce

21:55
Invité

qu'on n'arrive pas à créer ça

21:56
Locuteur

? Comment

21:57
Invité

est

21:57
Locuteur

-ce

21:57
Invité

qu'on n'arrive pas à avoir plus de production

21:59
Locuteur

? Il

22:00
Invité

faut de la commande,

22:01
Locuteur

de

22:02
Invité

la commande publique.

22:03
Locuteur

Toutes

22:04
Invité

les entreprises que j'ai visitées me disent, mais nous, si on avait des commandes,

22:07
Locuteur

si

22:08
Invité

on avait des commandes sur le long terme,

22:10
Locuteur

on

22:10
Invité

pourrait investir,

22:12
Locuteur

on

22:12
Invité

pourrait recruter.

22:14
Locuteur

Parce

22:14
Invité

que le long terme, ça veut dire qu'on sait ce qu'on va faire des techniciens ouvriers ingénieurs.

22:19
Locuteur

Parce

22:20
Invité

que le droit du travail est tel

22:21
Locuteur

que

22:21
Invité

quand vous recrutez quelqu'un pour s'en séparer, c'est compliqué.

22:24
Locuteur

Et

22:25
Invité

ça peut prendre du temps. Donc si vous n

22:26
Locuteur

'avez

22:26
Invité

pas de travail à lui fournir, eh bien on va dans le mur.

22:29
Locuteur

Et les

22:30
Invité

PME, c'est pareil. J'ai visité une PME du New Space. c'est une PME, c'est une PME, 50 employés collaborateurs.

22:39
Locuteur

Et

22:39
Invité

ils attendaient un marché public qui tardait à être signé.

22:43
Locuteur

Mais

22:43
Invité

comment investir quand le contrat n'est pas signé ? Et c'était un contrat avec l'État.

22:47
Locuteur

Mais

22:48
Invité

derrière l'État, il y a aussi ce que j'appelle les donneurs d'ordre. Les donneurs d'ordre que sont les grandes entreprises. Et par huissellement,

22:53
Locuteur

ça

22:53
Invité

arrive sur les PME qui malheureusement tardent à être payées. D'ailleurs, c'est tout un écosystème

23:00
Locuteur

qui

23:01
Invité

doit être révisé de mon point de vue si on veut que cela avance.

23:07
Locuteur

L

23:07
Invité

'espace,

23:08
Locuteur

parce

23:08
Invité

que je viens de parler de New Space. L'espace Elon Musk lance une fusée tous les deux jours et demi.

23:14
Locuteur

Nous, on

23:15
Invité

a lancé une Ariane 6

23:16
Locuteur

fin

23:17
Invité

février pour mettre un satellite d'observation militaire

23:21
Locuteur

et

23:22
Invité

d'autres satellites.

23:23
Locuteur

Mais

23:23
Invité

je suis allé à Kourou voir ce centre spatial qui est une pépite,

23:30
Locuteur

mais

23:30
Invité

qu'on ne l'utilise sans doute pas assez. Et à un moment où chacun voudra avoir son pas de tir, son pas de lancement en Suède,

23:37
Locuteur

les

23:37
Invité

Allemands, les Allemands avec lesquels je reparle deux minutes des Allemands, vous allez me dire que ça devient

23:42
Locuteur

un

23:43
Invité

problème. Non,

23:43
Locuteur

non. La

23:45
Invité

France a la chance de disposer de satellites d'observation optique, imagerie optique.

23:49
Locuteur

Il

23:49
Invité

y avait un deal avec les Allemands. Eux faisaient de l'imagerie radar.

23:53
Locuteur

L

23:54
Invité

'imagerie radar, ça permet

23:55
Locuteur

de

23:56
Invité

regarder la Terre, d'observer la Terre en dépit de la couche nuageuse. Parce que l'imagerie optique, quand il y

24:00
Locuteur

a

24:00
Invité

une couche nuageuse, on ne voit pas.

24:03
Locuteur

Et

24:03
Invité

donc, la combinaison des deux permet d'avoir une vision assez complète et assez réaliste sous différents angles

24:08
Locuteur

d

24:09
Invité

'une même scène.

24:11
Locuteur

Aujourd

24:11
Invité

'hui, les Allemands veulent aussi construire leur satellite d'imagerie optique.

24:14
Locuteur

Et

24:14
Invité

les Italiens, également.

24:17
Locuteur

Ils

24:17
Invité

avaient les Allemands Sarloupeux, les Italiens Cosmos Skymed,

24:20
Locuteur

et

24:21
Invité

on voit bien derrière que chacun cherche à avoir gardé ses prorogatives nationales.

24:25
Locuteur

À

24:26
Invité

un moment où,

24:26
Locuteur

au

24:26
Invité

contraire, sur le plan de l'espace, c'est un élément fédérateur comme le numérique. De mon point de vue, c'est deux aspects sur lesquels l'Europe doit investir. Et au Parlement européen, je me suis, je lance un rapport d'initiative sur le financement de

24:41
Locuteur

l

24:41
Invité

'industrie de défense et un deuxième sur l'espace.

24:44
Locuteur

L

24:45
Invité

'espace, alors, les communications, c'est Elon Musk avec sa couverture

24:51
Locuteur

de

24:52
Invité

satellites basse altitude qui navigue entre 300 et 400 kilomètres.

24:56
Locuteur

Mais

24:56
Invité

quand vous êtes à 400 kilomètres de la Terre, il faut beaucoup de satellites

24:59
Locuteur

pour

25:00
Invité

pouvoir communiquer, pour faire la couverture mondiale. Le Telsat est plus à 1 500 kilomètres et donc n'a pas les 5 000 ou 6 000 satellites propriétés d'Elon Musk.

25:11
Locuteur

Le

25:11
Invité

Telsat, c'est environ 600 satellites. Ils sont à 1 500 kilomètres. Et la France, jusqu'à présent, se basait beaucoup sur les satellites Syracuse qui sont des satellites géostationnaires, donc à 36 000 kilomètres de la Terre, à partir desquels, effectivement, on peut communiquer. Et donc, derrière, on voit bien que notre indépendance

25:29
Locuteur

en

25:30
Invité

termes de communication passe aujourd'hui en partie par les satellites d'Elon Musk.

25:35
Locuteur

Et

25:35
Invité

si demain, ils coupent

25:36
Locuteur

? Si

25:37
Invité

demain, ils coupent ? Et d'ailleurs, ça a

25:38
Locuteur

été

25:38
Invité

le problème.

25:40
Locuteur

Ça

25:40
Invité

a permis aux Ukrainiens de résister. les satellites d'Elon Musk. Si demain, Elon Musk et les Américains décidaient de couper,

25:47
Locuteur

on

25:48
Invité

serait bien ennuyés.

25:49
Locuteur

Encore

25:50
Invité

en France, on a la chance de pouvoir continuer à communiquer grâce à Syracuse et grâce aux satellites de OneWeb et de Telsat.

25:58
Locuteur

mais

25:58
Invité

on voit bien derrière qu'on est indépendants d'autres.

26:02
Locuteur

Les

26:02
Invité

moyens militaires des Allemands, les F-35 dont on parle, vous savez, ce qui faisait dire, je crois que c'est Florence Parly, qui disait l'article 5 de l'OTAN, c'est plutôt l'article F-35. L'article 5, c'est un article du traité de

26:14
Locuteur

l

26:14
Invité

'OTAN qui demande une solidarité des pays lorsque vous êtes attaqués.

26:18
Locuteur

Et

26:19
Invité

cette solidarité, elle est F-35 parce que les pays, pour être sûrs que les Américains interviennent le jour où ils sont attaqués, achètent des avions F-35.

26:26
Locuteur

Mais

26:27
Invité

ça les rend totalement dépendants.

26:28
Locuteur

C

26:28
Invité

'est-à

26:28
Locuteur

-dire

26:28
Invité

que ces avions, demain, ce sont des téléphones mobiles avec des ailes, ces avions. C

26:34
Locuteur

'est

26:34
Invité

-à-dire que ce sont la donnée numérique

26:36
Locuteur

avec

26:37
Invité

des ailes. Et donc, si les Américains coupent, les avions voleront peut-être un petit moment et puis au bon moment, ne seront plus volés et devront se poser parce que rien ne sera remis à jour.

26:49
Locuteur

Et

26:49
Invité

c'est d'ailleurs pour ça que les Grecs

26:51
Locuteur

ont

26:52
Invité

acheté des Rafales français parce qu

26:53
Locuteur

'ils

26:53
Invité

ne veulent pas dépendre des Américains. Et c'est bien pour ça que les Égyptiens ont acheté des Rafales français parce que le jour où ils ont voulu aller bombarder la Libye avec leur F-16 américain, les Américains leur ont dit

27:03
Locuteur

non.

27:05
Invité

Pour éviter ça, ils ont acheté du Rafale pour rester indépendants et autonomes.

27:09
Locuteur

Et

27:09
Invité

on voit bien derrière que cette dépendance industrielle est absolument indispensable si on veut une Europe forte

27:18
Locuteur

et

27:18
Invité

une Europe forte qui permette également,

27:21
Locuteur

puisque

27:21
Invité

c'est le thème, de grandir ensemble entre pays européens.

27:27
Locuteur

J

27:28
Invité

'apprends ce qu'est un compromis au niveau de l'Europe

27:31
Locuteur

et

27:32
Invité

les négociations.

27:33
Locuteur

J

27:34
Invité

'ai eu à négocier un texte sur Boilem sans salle pour demander une résolution en Europe. On cite beaucoup de résolutions.

27:42
Locuteur

Je

27:42
Invité

ne

27:42
Locuteur

sais

27:42
Invité

pas où ça va, mais en tous les cas, ça permet de donner un point de vue.

27:46
Locuteur

et

27:46
Invité

on a signé une résolution pour voter une résolution pour demander la libération de Boilem sans salle. Bon, ça n

27:51
Locuteur

'a

27:51
Invité

pas tellement marché, il n

27:51
Locuteur

'a

27:51
Invité

pas encore été libéré, mais en tous les cas, l'Europe a exprimé un point de vue.

27:55
Locuteur

Ce

27:55
Invité

qui était très intéressant, c'était de négocier avec les autres partis. Moi, j'appartis au Parti populaire européen qui est le parti majoritaire au sein de ce Parlement avec 188 députés sur 720

28:05
Locuteur

et

28:06
Invité

il y a 7 groupes politiques plus quelques non-inscrits. Et donc, autour de la table, vous avez les représentants de chacun de ces partis

28:12
Locuteur

et

28:13
Invité

vous êtes obligés de négocier chaque amendement ou chaque phrase.

28:16
Locuteur

C

28:16
Invité

'est intéressant et à la fin, on arrive à un compromis parce que le texte a été voté quand même par pratiquement les 4-5e du Parlement. Donc, on voit bien derrière que, évidemment, en France, on a tendance à dire « Ah non, s'il

28:28
Locuteur

y

28:28
Invité

a ce mot-là, je ne signe pas, je ne vote pas.

28:31
Locuteur

»

28:32
Invité

Chez les Allemands, chez d'autres pays européens, on accepte le compromis. D'abord, leurs gouvernements sont souvent des gouvernements de compromis et je pense qu'il faut des compromis si on veut avancer. C

28:43
Locuteur

'est

28:43
Invité

-à

28:43
Locuteur

-dire

28:43
Invité

qu'on ne peut pas toujours avoir raison

28:45
Locuteur

ou

28:46
Invité

toujours avoir raison contre tout le monde.

28:47
Locuteur

Donc,

28:48
Invité

il est nécessaire, en effet, d'avancer si on veut, si on veut une Europe forte. Je n

28:54
Locuteur

'ai

28:54
Invité

parlé de

28:54
Locuteur

l

28:54
Invité

'espace, je n

28:55
Locuteur

'ai

28:55
Invité

parlé du numérique,

28:58
Locuteur

mais

28:58
Invité

quoi ? Quid d'une armée, en effet

29:00
Locuteur

? Et

29:01
Invité

je reviens sur mon État-major de l'Union européenne.

29:03
Locuteur

Cet

29:03
Invité

État-major de l'Union européenne,

29:05
Locuteur

il

29:05
Invité

est, comment dirais-je, indispensable, mais pour ça, il faut en effet des infrastructures de commandement.

29:11
Locuteur

On

29:12
Invité

a monté, avec les forces spéciales françaises, une opération qui s'appelait Takuba au Mali. Et l'idée, c'était effectivement d'avoir un commandement

29:21
Locuteur

plutôt

29:21
Invité

français, en tous les cas,

29:23
Locuteur

pour

29:23
Invité

lequel les Français mettaient les infrastructures en place.

29:26
Locuteur

Et

29:26
Invité

même si, dans l'État-major, il y avait des officiers d'autres nationalités,

29:29
Locuteur

en

29:30
Invité

tous les cas, des nationalités participant à cette opération Takuba.

29:33
Locuteur

Et

29:34
Invité

ensuite, on agrège des hélicoptères pour les autres, des commandos, pour les troisièmes de la logistique.

29:41
Locuteur

C

29:41
Invité

'est comme ça qu'on peut faire.

29:42
Locuteur

C

29:42
Invité

'est-à-dire, en fait, chacun apporte sa pierre à l'édifice en fonction de ses propres moyens

29:47
Locuteur

et

29:47
Invité

de sa volonté.

29:49
Locuteur

C

29:49
Invité

'est ce qu'on appelle la coalition des volontés,

29:51
Locuteur

c

29:52
Invité

'est-à-dire les pays qui veulent s'engager. Et sur l'Ukraine, on le voit bien,

29:56
Locuteur

sur

29:56
Invité

l'Ukraine,

29:57
Locuteur

le

29:57
Invité

fait d'avoir réuni 30 chefs d'État-major, c'est intéressant.

30:01
Locuteur

Mais

30:01
Invité

on est dans une deuxième phase aujourd'hui, c'est-à-dire que

30:03
Locuteur

les

30:04
Invité

pays

30:04
Locuteur

qui

30:05
Invité

veulent y aller continuent de participer, les autres deviennent des back-seaters.

30:09
Locuteur

Et

30:09
Invité

s

30:09
Locuteur

'ils

30:09
Invité

veulent revenir dans la danse, ils reviennent.

30:11
Locuteur

Et

30:12
Invité

à la fin des fin, on voit bien qu'il y

30:13
Locuteur

a

30:13
Invité

deux pays leaders, c'est la Grande-Bretagne et c

30:16
Locuteur

'est

30:16
Invité

la France.

30:17
Locuteur

Pourquoi

30:18
Invité

la Grande-Bretagne ? Parce que la défense de l'Europe, de mon point de vue, doit comprendre la Grande-Bretagne, même si celle-ci est sortie de

30:25
Locuteur

l

30:25
Invité

'Union européenne. Certains m'ont dit, je ne sais pas si c'est vrai, que les Américains ont poussé à ce que la Grande-Bretagne sorte de

30:34
Locuteur

l

30:34
Invité

'Union européenne pour tenter de faire exploser cette Union européenne.

30:38
Locuteur

Je

30:39
Invité

reviens sur cette tendance de fond,

30:40
Locuteur

une

30:41
Invité

minute,

30:41
Locuteur

c

30:41
Invité

'est qu

30:41
Locuteur

'on

30:41
Invité

voit bien d'ailleurs que nos adversaires économiques,

30:45
Locuteur

parce

30:45
Invité

que je pense sincèrement que nous sommes en pleine guerre économique avec les Etats-Unis,

30:48
Locuteur

les

30:49
Invité

Etats-Unis ont une volonté, c'est de dominer le marché économique mondial et peu importe les Européens. Vous savez, avec les années,

30:56
Locuteur

les

30:57
Invité

liens qui reliaient

30:58
Locuteur

la

30:58
Invité

vieille Europe avec les Etats-Unis d'Amérique se distendent, les générations passent.

31:03
Locuteur

Et

31:04
Invité

autant, lorsque les soldats-américains débarquent sur les plages de Normandie

31:07
Locuteur

en

31:08
Invité

juin 1944, il y avait encore des liens assez forts,

31:11
Locuteur

qu

31:11
Invité

'ils soient irlandais, qu'ils soient écossais, qu'ils soient germaniques ou autres,

31:17
Locuteur

ces

31:18
Invité

liens se distendent. Et les Etats-Unis

31:22
Locuteur

se

31:22
Invité

séparent vraiment de nous. Ils veulent d'une Europe dominée. Je crois qu'il ne

31:28
Locuteur

faut

31:28
Invité

pas confondre alliance et dépendance.

31:31
Locuteur

Nous

31:32
Invité

ne pouvons pas être dépendants. Nous pouvons être des alliés.

31:35
Locuteur

Ne

31:35
Invité

pas confondre alliance et dépendance, c'est absolument indispensable. Alliance ne veut pas dire vassalité.

31:40
Locuteur

Donc

31:41
Invité

on voit bien derrière qu'il est absolument indispensable que les pays européens, que nos dirigeants européens, que nos décideurs politiques

31:48
Locuteur

s

31:49
Invité

'arrangent la cravate, mais

31:50
Locuteur

avancent

31:52
Invité

de manière commune ensemble. Sinon, on n'y arrivera pas. Alors, non, ce n

31:58
Locuteur

'est

31:58
Invité

pas Ursula, c'est Manfred Weber qui est le président du Parti populaire européen l'autre jour, disait,

32:04
Locuteur

il

32:04
Invité

voyait bien qu'Ursula voulait prendre plus de pouvoir et lui dit en public dans l'hémicycle, il lui dit, mais

32:09
Locuteur

Madame

32:10
Invité

la Présidente, et surtout les deux allemands,

32:14
Locuteur

Madame

32:15
Invité

la Présidente, il faut continuer à passer par le Parlement parce que Ursula von der Leyen peut, en cas d'urgence, décider de ne pas passer par le Parlement

32:23
Locuteur

et

32:24
Invité

prendre des décisions qui nous impactent derrière de manière assez forte

32:28
Locuteur

parce

32:29
Invité

qu'il

32:29
Locuteur

y a

32:29
Invité

une tendance très nette au niveau européen, c'est le vote non plus à la majorité exclusive, mais à la majorité qualifiée.

32:38
Locuteur

Et

32:38
Invité

c'est-à-dire qu'on pourrait prendre des décisions dans lesquelles la France se trouve embarquée sans qu'elle l'ait voulu au départ.

32:45
Locuteur

Et

32:45
Invité

ça, le point de vue du français que je suis, c'est absolument inadmissible.

32:49
Locuteur

Et

32:49
Invité

c'est inadmissible en particulier dans le terme de défense.

32:52
Locuteur

Pourquoi

32:53
Invité

en termes de défense ? Parce que qui donne l'ordre d'envoyer des soldats au combat

32:57
Locuteur

? Qui

32:58
Invité

donne l'ordre d'envoyer des soldats potentiellement qui peuvent se faire tuer, si ce n'est le chef des armées ? Et le chef des armées en France,

33:05
Locuteur

c

33:05
Invité

'est le président de la République.

33:06
Locuteur

Parce

33:06
Invité

que quand vous voyez un soldat qui revient entre quatre planches et qu

33:10
Locuteur

'on

33:10
Invité

lui rend les honneurs dans la cour des Invalides, eh bien, il y a

33:14
Locuteur

un

33:14
Invité

responsable militaire sur le terrain qui était son chef, évidemment.

33:17
Locuteur

Mais

33:17
Invité

il y a un décideur politique

33:19
Locuteur

qui

33:19
Invité

a pris la décision d'engager ses soldats.

33:22
Locuteur

Et

33:23
Invité

ça, ce n

33:23
Locuteur

'est

33:23
Invité

pas une Ursula von der Leyen qui a pris la décision.

33:25
Locuteur

Ce

33:26
Invité

n

33:26
Locuteur

'est

33:26
Invité

pas une présidente d'une commission européenne qui va prendre la décision. C'est là où, vous voyez la difficulté.

33:30
Locuteur

C

33:30
Invité

'est, oui, une Europe plus forte, mais comment cette Europe plus forte

33:36
Locuteur

? Et

33:37
Invité

cette Europe plus forte, sur le plan économique, je sais que vous êtes forts, il y a des pépites en France, en Europe.

33:43
Locuteur

Et

33:43
Invité

j'espère beaucoup, en effet,

33:46
Locuteur

que

33:46
Invité

tout l'argent que l'on va mettre en place sera de l'argent pour les industries européennes.

33:52
Locuteur

Mais

33:53
Invité

ces industries européennes, ça va de la conception

33:55
Locuteur

à

33:56
Invité

la production

33:57
Locuteur

et

33:58
Invité

non pas uniquement à la production. Parce que c'est ce que visent certains en Europe. Par exemple, l'Allemagne construit ou fabrique des missiles patriotes, c'est des missiles antimissiles,

34:07
Locuteur

sur

34:08
Invité

le sol allemand. De même, ils construisent les cellules de l'avion F-35. Mais ça a été conçu aux Etats-Unis. Donc, ils construisent sous licence.

34:17
Locuteur

Nous, on

34:18
Invité

se bat

34:18
Locuteur

au

34:19
Invité

Parlement européen

34:20
Locuteur

pour

34:20
Invité

que ça soit, et d'ailleurs,

34:22
Locuteur

ces

34:23
Invité

transgroupes politiques, en tous les cas, salissant des Français, pour que ça soit conçu, fabriqué et produit en Europe. Et ça, je crois que c'est absolument indispensable. C

34:34
Locuteur

'est

34:34
Invité

-à

34:34
Locuteur

-dire

34:34
Invité

que, si on veut renforcer notre économie, eh bien, renforçons-la et mettons de l'argent, non pas en achetant américain, mais en achetant européen. Et ça, c'est crucial. C'est crucial. Ou sinon, on restera totalement dépendant d'autres.

34:47
Locuteur

Tout

34:47
Invité

ce qui est texte, volonté, extraterritorial. Les Américains ont réussi un coup génial. L'extraterritorialité. Pourquoi nous, en Europe, on ne

34:58
Locuteur

fait

34:58
Invité

pas la même chose

34:58
Locuteur

? C

34:59
Invité

'est ce que je ne comprends pas vraiment. Pourquoi est-ce que nous, en Europe, on n

35:02
Locuteur

'est

35:02
Invité

pas capable de créer des normes ITAR ? Vous savez ce que c'est que la norme ITAR ? La norme ITAR, c'est une norme internationale inventée par les Américains.

35:09
Locuteur

Tout

35:10
Invité

matériel militaire, tout équipement

35:12
Locuteur

qui

35:13
Invité

a en son sein un composant américain, eh bien, on doit passer par les Américains pour demander si on peut l'exporter ou pas.

35:20
Locuteur

C

35:20
Invité

'est absolument inadmissible. Pardon, c'est totalement inadmissible.

35:24
Locuteur

Et

35:24
Invité

on appelle ça ITAR-free. Le Rafale, par exemple, construit par Dassault Aviation, est ITAR-free, c'est-à

35:29
Locuteur

-dire

35:29
Invité

sans

35:29
Locuteur

composants

35:30
Invité

américains.

35:31
Locuteur

On

35:32
Invité

avait cherché à vendre un satellite aux Émirats qui s'appelait Falcon Eye.

35:36
Locuteur

les

35:37
Invité

Américains nous ont

35:38
Locuteur

créé

35:38
Invité

les mille problèmes

35:39
Locuteur

et

35:40
Invité

finalement, pour nous dire, vous pouvez en vendre un, mais pas deux,

35:44
Locuteur

parce

35:44
Invité

que derrière, c'est pour eux, pour que leurs industriels vendent. Donc ces normes, en fait, elles protègent les industriels américains. Et ça, en Europe, je pense qu'il est indispensable que l'on prenne des mesures similaires.

35:59
Locuteur

C

35:59
Invité

'est là où

35:59
Locuteur

le

36:00
Invité

Parlement européen a tout son rôle. C'est là où nos dirigeants doivent s'entendre entre eux.

36:04
Locuteur

Parce

36:05
Invité

que,

36:06
Locuteur

à

36:06
Invité

plusieurs, on est plus fort, à des pays vraiment souverains

36:09
Locuteur

qui

36:09
Invité

sont capables de défendre leurs propres industriels, qui sont capables de mettre en vendre leurs propres entrepreneurs. Sinon, on n'y arrivera pas.

36:16
Locuteur

Alors

36:17
Invité

évidemment, j'ai beaucoup parlé de défense, j'ai beaucoup parlé d

36:19
Locuteur

'Europe, sur

36:23
Invité

la guerre en Ukraine, et je finirai là-dessus avant de répondre éventuellement à vos questions.

36:28
Locuteur

La

36:29
Invité

guerre en Ukraine, l'Europe soutient

36:31
Locuteur

plus

36:32
Invité

fort que les Américains.

36:33
Locuteur

Et

36:34
Invité

tout ce que sort un Donald Trump, tous les chiffres qui sortent sont faux.

36:37
Locuteur

Ce

36:37
Invité

sont des fakes. Il sort 350 milliards de dollars, les Européens ne donnent rien, c'est faux. On donne plus,

36:45
Locuteur

on

36:45
Invité

donne moins sur le plan des matériels militaires, mais

36:47
Locuteur

on

36:47
Invité

donne beaucoup plus en termes d'argent. Est-ce qu'on serait capable de soutenir l'Ukraine si les Etats-Unis arrêtent de la soutenir

36:54
Locuteur

? Oui,

36:56
Invité

si on le veut, mais

36:56
Locuteur

c

36:57
Invité

'est ce que je dis à plusieurs reprises sur un certain nombre de plateaux ou dans certains médias, c'est que, de mon point de vue, les Européens ont menti aux Ukrainiens en leur laissant croire que les Ukrainiens allaient gagner la guerre grâce au fait qu

37:07
Locuteur

'on

37:07
Invité

leur donne de l'armement.

37:08
Locuteur

Mais on

37:10
Invité

a été incapables de leur donner ce dont ils avaient besoin.

37:12
Locuteur

On

37:12
Invité

leur avait vendu, on leur

37:13
Locuteur

avait

37:13
Invité

donné un million d'obus,

37:14
Locuteur

on

37:14
Invité

leur a donné 500 000,

37:16
Locuteur

mais

37:16
Invité

parce qu'on n

37:16
Locuteur

'est

37:16
Invité

pas capable de produire plus.

37:18
Locuteur

Et

37:18
Invité

pourquoi est

37:19
Locuteur

-ce

37:19
Invité

qu'on n

37:19
Locuteur

'est

37:19
Invité

pas capable de produire plus

37:20
Locuteur

?

37:20
Invité

Parce qu'on n'a pas de commandes. Les industriels n'ont pas de commandes.

37:25
Locuteur

Alors,

37:25
Invité

vous allez me dire,

37:26
Locuteur

mais

37:26
Invité

on a quand même, on produit plus. Oui,

37:28
Locuteur

on

37:28
Invité

produit plus. Dassault produisait deux Rafales par mois, il en produit quatre, il va en produire cinq. Les canons César en produisent beaucoup plus. Vous allez voir Nexter ou KNDS, pardon, je suis allé voir sur leur usine de Bourges, oui, ils fabriquent plus de canons.

37:44
Locuteur

On

37:44
Invité

fabrique plus de poudre et d'obus.

37:46
Locuteur

On

37:46
Invité

a reconstruit, en un an, à Bergerac, une usine de Remco à fabriquer une usine de poudre et d'obus.

37:54
Locuteur

Et

37:54
Invité

le PDG de Remco me dit, mais aujourd'hui, par exemple, à Sorgue, que je suis allé visiter, ils construisaient, jusqu'à une date récente, 10 000 obus par an.

38:02
Locuteur

Ce

38:02
Invité

qui suffisait puisque l'armée française n'en commande que 5 000 par an

38:05
Locuteur

pour

38:06
Invité

son entrainement.

38:07
Locuteur

Les

38:07
Invité

Russes, on consomme 20 000 par jour.

38:09
Locuteur

Les

38:10
Invité

Ukrainiens, entre 3 000 et 7 000. Pour vous faire une petite différence.

38:16
Locuteur

Et

38:16
Invité

ils sont montés à 20 000 ou 25 000 aujourd'hui, je crois, par jour. Et ils veulent monter à 40 000. Mais il me dit, si on n'était pas en temps de paix, c

38:23
Locuteur

'est

38:23
Invité

-à

38:23
Locuteur

-dire

38:23
Invité

avec toutes les normes sécuritaires, les normes environnementales, on pourrait augmenter la production. Donc oui, c'est vrai qu'on se met également, nous, un peu des boulets au pied parfois.

38:35
Locuteur

Mais

38:35
Invité

on produit plus, sans doute pas assez pour répondre aux Ukrainiens. En tous les cas, on a permis aux Ukrainiens de tenir face aux Russes. Et l'idée, c'est de les amener dans la meilleure posture possible en termes de négociation.

38:47
Locuteur

Et l

38:48
Invité

'Europe, aujourd'hui, vise le moyen et le long terme. Les Américains sont plus dans le court terme parce qu'ils veulent la paix. En tous les cas, pour un Donald Trump, c'est business is business. Et c'est la seule chose qui compte.

39:01
Locuteur

Il

39:01
Invité

n

39:02
Locuteur

'y a

39:02
Invité

pas uniquement le problème des terres rares. Il y a sans doute des accords avec les Russes par en dessous. Il doit y

39:06
Locuteur

avoir

39:06
Invité

un deal avec les Russes pour autre chose, etc. Derrière, si on veut peser

39:11
Locuteur

dans

39:12
Invité

le concert international, si l'Europe veut peser,

39:16
Locuteur

je

39:16
Invité

pense qu'il est absolument indispensable dans le fait que l'Europe se réarme.

39:20
Locuteur

C

39:20
Invité

'est ce qu'a voulu Ursula von der Leyen. Elle a parlé de 800 milliards d'euros. C'est énorme, 800 milliards d'euros.

39:25
Locuteur

Mais

39:26
Invité

c'est one shot.

39:26
Locuteur

Les

39:27
Invité

Américains dépensent 880 milliards de dollars par an

39:30
Locuteur

pour

39:30
Invité

leur défense.

39:31
Locuteur

Les

39:31
Invité

pays européens de l'Union européenne additionnés, c'est 350 milliards d'euros. Il y a un petit gap de 500 milliards environ.

39:39
Locuteur

Donc

39:39
Invité

on voit bien derrière qu'un Sébastien Lecornu parle de 100 milliards d'euros par an pour l'armée française. Ce serait idéal. Aujourd'hui, on est à 50 milliards. Les autres disent 60. Mais ça dépend si on compte les pensions ou pas les pensions. C'est dans les chiffres. On fait dire ce qu'on veut à peu près aux chiffres. Et nos dirigeants politiques le font très, très bien. Alors vous allez me dire, maintenant que vous êtes politique, enfin je suis un jeune politique, je n'aurai pas de langue de bois. Mais c'est ça la réalité.

40:04
Locuteur

C

40:04
Invité

'est-à-dire que la défense française permet d'entretenir une armée expéditionnaire. Or aujourd'hui, on repasse dans un conflit.

40:12
Locuteur

On

40:13
Invité

n

40:13
Locuteur

'est

40:13
Invité

pas engagé dans ce conflit, mais en tous les cas, on soutient l'Ukraine dans un conflit qu'on n

40:16
Locuteur

'a

40:16
Invité

pas choisi. Les autres guerres dans lesquelles on est allé, que ce soit en Afghanistan, que ce soit en Irak, que ce soit en Afrique, on les a choisis ces guerres.

40:24
Locuteur

Mais

40:24
Invité

c'était des guerres, j'allais dire,

40:26
Locuteur

du

40:26
Invité

fort au faible. Là, c'est une guerre du fort au fort, entre guillemets. C'est-à

40:31
Locuteur

-dire

40:31
Invité

une guerre d'attrition dans laquelle on vise à détruire complètement l'ennemi. C'est d'ailleurs la tactique russe sur le terrain. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils bombardent à tout va. Ce qui se passe, ils détruisent tout.

40:40
Locuteur

Il

40:40
Invité

suffit de se souvenir des images de certaines villes, Mariupol, par exemple, ou d'autres, qui sont entièrement détruites. Et ça, c'est la tactique russe. On détruit tout ce qui est devant nous pour progresser, quitte à perdre un certain nombre de soldats.

40:53
Locuteur

J

40:54
Invité

'en ai terminé.

40:55
Locuteur

Je

40:55
Invité

vois Nicolas qui est revenu.

40:58
Locuteur

Dans

40:58
Invité

tous les cas, si on veut une Europe forte, oui, il faut grandir ensemble. Ce sera mon mot de la fin. parce qu'à plusieurs, on est plus fort dans ce monde de plus en plus incertain, dans ce monde de plus en plus dangereux. Je vous remercie beaucoup.

41:12
Présentateur

Merci, M. Déral. Venez vous installer, Farid.

41:17
Locuteur

On

41:17
Présentateur

va évidemment vous proposer d'abord de l'eau, si vous le souhaitez. Avec Farid, on va vous laisser vous installer. Dans quelques instants,

41:25
Locuteur

on

41:25
Présentateur

va prendre les questions de la salle. C'était un hymne à la joie, ce que l'on a vécu ce matin. C'était important pour nous, vraiment, de vous accueillir avec quelques joyeusetés, bien sûr. Farid, tu as certainement beaucoup de questions. La première, peut-être ?

41:40
Locuteur

Déjà,

41:41
Christophe Gomart

je voulais remercier le général pour ces quelques mots. Je sais que vous auriez pu parler des heures des sujets qu

41:47
Locuteur

'on

41:47
Christophe Gomart

vient d'aborder. Et je sais que notre audience aurait pu rester des heures à vous écouter. Donc, déjà, merci pour ce condensé. Moi, j'avais une petite question. Vous avez parlé de la guerre dans sa diversité. Aujourd'hui, on parle de guerre hybride. On aurait pu aussi passer du temps sur la cyber, sur l'information, ou plutôt la désinformation.

42:06
Locuteur

Et

42:07
Christophe Gomart

j'avais justement une question à ce sujet-là.

42:10
Locuteur

On

42:10
Christophe Gomart

en parle très régulièrement, en tout cas de notre point de vue. On voit le côté défensif. On voit sur la désinformation. Donc, les populations françaises, européennes se prennent de partout de la désinformation. Et nous, ce qu'on essaie de faire, c

42:25
Locuteur

'est

42:25
Christophe Gomart

de comprendre, identifier. Est-ce que pour la France, est-ce que pour l'Europe, la désinformation peut aussi être une arme offensive ? Est-ce que c'est quelque chose aujourd'hui qu'on utilise aussi pour aller de manière montrer les muscles face à nos ennemis

42:41
Locuteur

? Bon,

42:42
Présentateur

on

42:42
Locuteur

a

42:42
Présentateur

Cyril Hanouda.

42:43
Christophe Gomart

Pardon,

42:43
Invité

allez-y.

42:43
Locuteur

J'y

42:46
Invité

vais. Vous savez ce que disait Churchill

42:48
Locuteur

?

42:48
Invité

Il disait, à la guerre, la vérité est si importante qu'on la cache derrière un rempart de mensonges. C'est vrai partout. L'influence a toujours existé. Et la désinformation est l'art même des Russes. C'est leur savoir-faire principal. Enfin, pas principal. Ils ont de savoir-faire, sans aucun doute. Mais il faut lire des livres qui ont fait la joie de ma jeunesse d'un certain

43:12
Locuteur

Volkov et

43:14
Invité

dans lequel il met ça en avant. Il explique ce que sont les Russes. Les Russes désinforment.

43:19
Locuteur

Dans

43:20
Invité

les menaces,

43:20
Locuteur

je

43:21
Invité

ne pense pas que la Russie soit une menace existentielle pour la France. Elle est peut-être pour certains pays européens. Mais ce qui est une menace existentielle, c'est sur notre démocratie. Et on voit bien derrière que les Etats-Unis, d'ailleurs, Donald Trump, comme a dit Mare Poutine, ont exactement le même objectif. C'est la destruction ou le fait de diviser l'Europe pour éviter à l'Europe, en effet, d'être forte. Et comment on y arrive ? En désinformant. Et c'est pour ça que je parlais tout à

43:48
Locuteur

l

43:48
Invité

'heure de bouclier démocratique, de cette commission européenne qui a monté, bouclier démocratique, pour éviter d'être influencée par d'autres. Mais déjà, on n

43:54
Locuteur

'a

43:54
Invité

même pas de réseau social européen.

43:56
Locuteur

Donc

43:56
Invité

comment est-ce qu'on fait pour influencer ? Et on voit bien que l'influence est primordiale. On a vu les élections en Roumanie. Comment sont-elles passées exactement ? Je n'en sais rien.

44:04
Locuteur

J

44:04
Invité

'étais en Géorgie. En Géorgie,

44:06
Locuteur

les

44:07
Invité

gens vous disaient qu'avant d'aller voter, dans la rue, certains venaient les voir en disant fais gaffe parce que tu vas voter. Sinon, ils pourraient t'avouer des problèmes. Et de même, les bulletins de vote, on voyait, quand ils mettaient dans l'urne, qui ils avaient voté ou pas. Donc il y a différentes techniques de désinformation. Les Russes nous espionnent.

44:24
Locuteur

Vous

44:25
Invité

savez, il n

44:25
Locuteur

'y

44:25
Invité

a pas si longtemps que ça, quand je parlais en disant vous savez, l'espionnage est partout.

44:29
Locuteur

On

44:29
Invité

me disait non. Bon, ça, c'est dans les films.

44:32
Locuteur

Pas

44:32
Invité

du tout. Pas du tout. Il y a des officiers français qui ont été arrêtés, des agents de la DGCE qui ont été arrêtés, les uns parce qu'ils parlent au chinois, les autres parce qu

44:41
Locuteur

'ils

44:41
Invité

parlent au russe. Donc on vient derrière que l'espionnage existe. Et l'espionnage, c'est un truc assez simple. Il suffit de s'approcher de quelqu'un, de s'en faire son ami. Et c'est l'amitié entre les peuples, entre le peuple russe, le peuple français, etc.

44:56
Locuteur

Donc,

44:56
Invité

oui, les russes, après le 24 juillet 2022, il y

45:00
Locuteur

a

45:00
Invité

50 agents russes qui ont été exfiltrés, en tous les cas, mis dehors par la DGCE. Mais aujourd'hui, les russes agissent différemment. Ils utilisent même des ukrainiens.

45:10
Locuteur

Les

45:10
Invité

russes, aujourd'hui, pour faire de la désinformation, créent des écoles de journalisme en Afrique. Et donc, grâce à ça, et c'est des écoles de journalisme, avec

45:19
Locuteur

un

45:20
Invité

leitmotiv, c'est tout contre l'Occident et tout contre la France.

45:23
Locuteur

Et

45:23
Invité

la population africaine, petit à petit, est nourrie de ce dialogue. Donc, la manière de les informer, elle est multiple. Et c'est pour ça que, quand je parle devant des jeunes, que ce soit en Sciences Po ou dans d'autres écoles, je dis, mais informez-vous, ne suivez pas un seul média.

45:38
Locuteur

Ne

45:38
Invité

suivez pas seulement Hanouna, comme vous le disiez. Lisez plusieurs choses. Écoutez plusieurs chaînes de radio ou de télévision. N'écoutez pas qu'une seule. Allez confronter vos idées. Parlez avec les autres. Échangez. Dialoguer.

45:49
Locuteur

Et

45:49
Invité

je trouve que

45:50
Locuteur

c

45:50
Invité

'est ce qui

45:50
Locuteur

est

45:50
Invité

le plus dur aujourd'hui. C'est qu

45:51
Locuteur

'on

45:51
Invité

va nous faire croire qu'on est influencé, que le dialogue n'est pas possible. C'est ça le plus dur aujourd'hui, en France, comme en Europe d'ailleurs.

45:57
Présentateur

Merci beaucoup. L'occasion de saluer les espions russes présents dans cette salle ce matin. Peut-être vous aurez une question à poser au général. Vous connaissez le principe, la catchbox, évidemment. Cher Thibault, merci beaucoup, parce que de bon matin, je préfère te l'envoyer.

46:14
Locuteur

Et

46:14
Présentateur

t'enverras au camarade Laurent.

46:16
Invité

Merci, mon général. Merci pour cet exposé. Petit sujet qui me tient à cœur et sur lequel on avait fait des propositions avec Croissance Plus. Vous parlez du fait qu'on n'a pas de réseaux sociaux. Le sujet du financement est un sujet majeur sur

46:30
Locuteur

les

46:30
Invité

sujets de défense, de cyber, d'intelligence artificielle, tout ce qu'on veut. En fait, la force des Etats-Unis là-dessus, c'est deux choses. Un, vous l'avez dit, c'est la commande publique fléchée dans l'innovation. Et ça, c'est majeur. Moi, je l'ai vécu, en plus,

46:43
Locuteur

j

46:43
Invité

'ai vécu là-bas, donc je l'ai vu de mes yeux, vu comment Cisco devient un acteur dominant sur le marché mondial. C'est des grosses commandes du Diody.

46:51
Locuteur

Et

46:51
Invité

le deuxième sujet, c'est le financement de l'économie qui passe par le système de retraite. Et voilà, donc, si c'était un oubli, merci, mais en tout cas, c'est majeur. C'est-à-dire qu'en fait, les GAFAM sont les enfants du système de retraite américain qui alimente la bourse et qui fait qu'Amazon peut faire des pertes pendant des années, que Facebook vaut... Voilà, c'est une valorisation de milliers de milliards, en fait. Merci. Et donc, c'est ça qui nous manque. Voilà.

47:16
Locuteur

C

47:16
Invité

'est la question ou le commentaire à faire, je ne

47:18
Locuteur

sais

47:18
Invité

pas. En

47:20
Locuteur

quelques mots,

47:20
Présentateur

s'il vous plaît, mon général.

47:22
Invité

Sur la retraite, sur les retraites, je pourrais en parler longtemps parce que ça reste... C'est le vrai sujet.

47:30
Locuteur

C

47:30
Invité

'est comment se désendette-t-on, déjà ? Parce que c'est bien beau de vouloir investir en France, mais on a 3 300 milliards de dettes. Et cette dette,

47:37
Locuteur

elle

47:37
Invité

est liée pas mal aux retraites, au poids des retraites qui pèsent de plus en plus lourd. D'abord, parce qu'on vieillit tous. Nicolas est resté jeune, lui. Il ne

47:46
Locuteur

s'est

47:46
Invité

pas pour autant baigner ce matin. Merci. Mais il reste jeune. C'est vrai. Mais je me suis exprimé hier devant un groupe, c'était que des retraités qui venaient en visite au Parlement à Strasbourg. Et donc, j'ai parlé de ça, des retraites

47:57
Locuteur

par

47:58
Invité

répartition et des retraites par capitalisation. La France n'a pas fait le choix dans les années 80 de passer à la retraite par capitalisation. Aujourd'hui, la situation serait très différente. Et il faut réformer. Il faut réformer ça. Malheureusement, c'est un sujet, dès lors qu'on parle de 64 ans,

48:13
Locuteur

il

48:13
Invité

ne

48:13
Locuteur

faut

48:13
Invité

pas parler d'âge. Limite, il faut parler, je pense, de trimestre ou que sais-je,

48:17
Locuteur

ou

48:17
Invité

de durée. Mais on voit bien que c'est un vrai sujet et dont les politiques ne s'emparent pas ou ont peur de s'emparer parce qu'ils ont peur de la rue. Mais si on ne prend pas des décisions,

48:26
Locuteur

j

48:26
Invité

'allais dire courageuses, pour le coup,

48:28
Locuteur

on

48:29
Invité

aura du mal. Et vous avez entièrement raison. L'innovation américaine, mais ils dépensent des milliards. Nous, on n'est pas capables de le faire. Vous savez, les Américains ont créé cette DARPA, la Défense Advanced Research Programme, après que les Russes aient lancé Soyouz. Ils se sont dit, waouh, le retard qu

48:42
Locuteur

'on

48:42
Invité

a pris. Et après, ils ont énormément investi. Mais on devrait faire ça.

48:48
Locuteur

Alors,

48:48
Invité

au niveau européen, sans doute, avoir une DARPA européenne, mais dans laquelle on va investir. Mais comment est-ce qu'on investit ? S'il faut changer le système de retraite, oui, capitalisation.

48:56
Locuteur

Je

48:56
Invité

crois qu'il

48:56
Locuteur

y a

48:56
Invité

1% de capitalisation en France, un truc comme ça. C'est-à

49:00
Locuteur

-dire,

49:00
Invité

c'est ridicule. Alors, il faudra 40 ans. Or, un politique, il est élu pour 5 ans, 6 ans. Donc, lui, il voit sa prochaine élection.

49:10
Présentateur

Il y

49:10
Locuteur

a

49:10
Présentateur

des propositions très concrètes que Thibault se propose d'envoyer. Justement, camarade du Parti communiste Vronskovic, Laurent Vronskiewicz. Ah oui, pas vraiment,

49:21
Locuteur

mais... Oui.

49:23
Invité

Ah ben, dis donc, on est surpris. Alors

49:25
Locuteur

?

49:26
Invité

Oui, effectivement, c'est une révélation. Oui, vraiment. Waouh. Bonjour, mon général. Un petit complément de citation. Elle ne vient pas de Bismarck, mais de Al Capone, qui disait, être poli, c'est bien, mais poli et armé, c'est mieux. Alors, je la sors aussi, celle-là, mais bon, elle ne

49:40
Locuteur

m'est

49:40
Invité

pas venue à l'esprit ce matin.

49:42
Locuteur

On

49:42
Présentateur

a les mêmes sur Wikipédia, si vous voulez.

49:44
Locuteur

Votre question,

49:45
Présentateur

camarade ?

49:46
Invité

Moi, je suis industriel. Nous fournissons les forces armées, marines et aéronautiques qui représentent moins de 0,5 % de notre chiffre d'affaires. Alors, moi, le chef d'entreprise que je suis, c'est que ce qui est important, ce n

49:59
Locuteur

'est

49:59
Invité

pas d'avoir de concept, c'est de pouvoir le transformer sur le terrain. Je voudrais savoir comment on fait pour créer une force militaire européenne avec 27 pays différents, 27 langues différentes, donc 50 avis, des normes différentes et des matériels différents, dans un délai, si vous voulez, suffisamment court pour qu'on ne meure pas guéri.

50:19
Locuteur

Le

50:20
Invité

délai ne sera pas court.

50:21
Locuteur

C

50:22
Invité

'est un minimum de 5 ans, voire 10 ans, voire 15 ans. Oui, il faut arriver à un modèle de char unique ou deux modèles de char, mais derrière, il y a une volonté industrielle et une décision politique. C'est les deux. Et le problème des Français, et je vous l'ai dit, c'est qu'ils pensent défense et qu'ils pensent industrie. Mais si on ne s'entend pas effectivement avec les gros producteurs de matériaux de défense, on n'y arrive à pas. Il existe six BITD, six bases industrielles technologiques de défense en Europe. C

50:48
Locuteur

'est

50:48
Invité

-à

50:49
Locuteur

-dire,

50:49
Invité

il y a la France, bien sûr, avec 4000 à 4500 entreprises qui bossent pour cette BITD, dont vous, et il y a également l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Suède et la République tchèque. Les autres n

51:02
Locuteur

'ont

51:02
Invité

pas de BITD. Ils ont tout intérêt, en effet, à acheter vite et pas cher ou vite et moins cher. Ils n'achètent pas plus vite et moins cher aux États-Unis ou aux Corées du Sud. Mais derrière, il faut arriver à des standards européens. Alors aujourd'hui, il existe des standards OTAN ou des normes OTAN. Par exemple, je vais peut-être vous surprendre, mais le char

51:22
Locuteur

britannique,

51:23
Invité

Challenger, mettait dans son canon des obus qui n'étaient pas aux normes OTAN. Pourtant, c'est un pays qui est plus haut-terrain que lui. On meurt. Donc, on voit bien derrière qu'il y a des normes à imposer au pays, aux constructeurs pour avoir des normes identiques. On parle d'obus de 155 mm, mais tous les obus de 155 mm n'ont malheureusement pas dans les canons de 155 mm. Il y a des petites différences.

51:45
Locuteur

Alors

51:45
Invité

ça, c'est trop subtil pour moi. Mais en tous les cas, on voit bien que si on ne crée pas des normes au niveau européen, on n

51:51
Locuteur

'y

51:51
Invité

ira pas. Mais pour faire ça, il faut 5, 10, 15 ans. Sinon, sinon, c'est pas demain matin. Parce qu'aujourd'hui, la France ne construit même plus de Charles Leclerc. On a arrêté la production de Charles Leclerc en 2008. Les Allemands construisent toujours du léopard. On est à la version 8 du léopard.

52:07
Locuteur

Je

52:08
Invité

vais vous dire, j'ai poussé un peu le bouchon. Pourquoi est

52:09
Locuteur

-ce

52:09
Invité

que les Français n'achèteraient pas du char finalement allemand et que les Allemands ne nous achètent pas du F-35, mais du Rafale ? Il y a sans aucun doute

52:16
Locuteur

des

52:17
Invité

deals à faire. Il y

52:17
Locuteur

a

52:17
Invité

sans aucun doute des négociations à faire entre pays européens. Sinon, de fait, on n'y arrivera pas. Alors, comment arriver à cet effort commun ? Ça, je ne suis pas encore président de la République. Je vais y penser en me rasant le matin. Non, non, c'est pas vrai. Mais il y a une vraie décision politique. Mais je trouve que nos politiques manquent de courage, manquent d'esprit de décision. Mais la France n'est pas écoutée. Pourquoi on a 3 300 milliards de dettes

52:43
Locuteur

? Je

52:45
Invité

vois bien au Parlement européen. Les gens disent la France, ça compte, la position de la France compte,

52:48
Locuteur

etc.

52:48
Invité

Très bien, la position. Mais derrière, et les gars,

52:51
Locuteur

vous

52:51
Invité

avez quand même 3 300 milliards de dettes. Mon voisin dans l'hémicycle,

52:55
Locuteur

c

52:55
Invité

'est un néerlandais.

52:57
Locuteur

Pas

52:57
Invité

de dette. Et le texte disait on va s'endetter plus parce que les 800 milliards de Vandeleuilien, ce n

53:03
Locuteur

'est

53:03
Invité

pas de l'argent sonnant et trébuchant. C'est 150 milliards d'emprunts à la Banque centrale européenne fait par la Commission et 650 milliards laissés à la diligence des États membres. Et c'est-à-dire avec des facilités d'emprunts, c'est-à-dire que ça ne rentre pas dans les déficits des 3%. Bon, la France, on a explosé les compteurs, nous. Mais c'est tout le problème.

53:23
Locuteur

C

53:23
Invité

'est que la France ne pèse pas parce qu'elle est trop endettée. Donc réduisons notre dette grâce aux retraites, en particulier, sinon on n'y arrivera pas.

53:30
Locuteur

J

53:31
Invité

'étais un peu long, pardon. Non, non, merci, mais

53:32
Présentateur

ça a mérité. Question courte. Réponse courte. Réponse courte. Ah, on me dit que non.

53:40
Locuteur

Alors,

53:41
Invité

j'ai

53:41
Présentateur

une

53:41
Locuteur

question.

53:42
Invité

Bonjour, mon général.

53:43
Présentateur

Question courte, alors.

53:43
Locuteur

Oui,

53:44
Invité

elle est courte, toujours. Question sur la dissuasion nucléaire. Aujourd'hui, vous avez été

53:49
Locuteur

en

53:50
Invité

poste pendant plusieurs années. Vous avez vu l'importance d'avoir une dissuasion nucléaire que pour les Français. Et puis maintenant, vous vous retrouvez au Parlement européen où tout le monde est en train de lorgner dessus. Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ? Et ce sera le mot de la fin. Merci, Jean-Luc.

54:03
Locuteur

C

54:03
Invité

'est un vrai sujet et c'est ce qui permet à la France, de mon point de vue, de peser dans le dialogue. Cette dissuasion nucléaire, depuis le général de Gaulle, les intérêts vitaux de la France qui ne

54:13
Locuteur

sont

54:13
Invité

pas définis, et c'est tout l'intérêt de la dissuasion, comportait la République fédérale allemande, le Benelux.

54:19
Locuteur

C

54:19
Invité

'est-à

54:19
Locuteur

-dire

54:19
Invité

que si les Russes attaquaient ces pays, la France considérait que ces intérêts vitaux étaient attaqués et qu'on était en mesure d'utiliser l'arme nucléaire. Si on veut élargir le parapluie, il y a plusieurs méthodes.

54:32
Locuteur

De

54:32
Invité

fait, ça doit rentrer en considération. On doit pouvoir en parler. Soit on achète plus de têtes nucléaires, on en a 290.

54:38
Locuteur

Du

54:39
Invité

temps de la guerre forte, on en avait 600. On a réduit.

54:42
Locuteur

Au

54:42
Invité

moment, à ce moment-là, il faut sortir du traité de non-prolifération.

54:45
Locuteur

Qui,

54:45
Invité

d'ailleurs, traité de non-prolifération, il faut s'en souvenir, on a fait signer des pays pour ne

54:49
Locuteur

pas

54:49
Invité

qu'ils aient l'arme nucléaire. Et quand est-ce qu'il a été signé ? En 68. Ça tombe bien, on l'avait déjà. Mais ces pays ont signé à traiter pour ne pas fabriquer leur arme nucléaire. Sinon, on va pousser tout le monde à en avoir. Pourquoi l'Iran va avoir l'arme nucléaire ? Pour éviter d'être attaqué comme l'Irak l'a été par les Etats-Unis d'Amérique. Bon, je crains fort qu'ils ne l'aient jamais. Ils ne

55:07
Locuteur

vont

55:07
Invité

pas tarder à être bombardés. Mais derrière, la Corée du Nord, pourquoi ? Même chose. Elle ne

55:11
Locuteur

veut

55:11
Invité

pas être attaquée par la Corée du Sud qui veut réunifier toute la péninsule coréenne. Donc, c'est pour ça que les gens veulent disposer de l'arme nucléaire. Je dépasse. Donc, oui, il est nécessaire d'en parler. Ça n'est pas l'arme nucléaire américaine parce que l'arme nucléaire américaine qui est entreposée en Allemagne,

55:26
Locuteur

en

55:26
Invité

Belgique, en Italie

55:27
Locuteur

et

55:28
Invité

au Benelux, pardon,

55:31
Locuteur

aux

55:31
Invité

Pays-Bas, pardon. Cette arme, elle est à double clé.

55:34
Locuteur

C

55:34
Invité

'est-à

55:34
Locuteur

-dire

55:34
Invité

qu'elle est emportée par des avions F-35 de la nationalité considérée. Mais la clé finale reste américaine. La décision ne peut appartenir qu'à un seul homme. Sinon, on

55:44
Locuteur

ne

55:44
Invité

dissuade pas. Au Parlement européen, en 27, je vois bien le temps qu'il faut pour prendre une décision. Et vous l'avez souligné. La décision, l'utilisation ne doit appartenir qu'à un seul homme. Sinon, on ne dissuade pas parce que ça prend trop de temps. Et le fait de dire vous êtes d'accord ? Non, pas. OK, on ne

55:57
Locuteur

l

55:57
Invité

'utilise pas. Ah ben si, il faudrait l'utiliser. Oui, mais on ne l'utilisera pas. Donc, ça dépend d'un seul homme. Cet homme, c'est le

56:02
Locuteur

président

56:02
Invité

de

56:02
Locuteur

la

56:02
Invité

République française. L'utilisera-t-il ou l'utilisera-t-il pas ? C'est toute la question. Et personne n'est capable d'y répondre. Et c'est ce qui fait la dissuasion.

56:09
Présentateur

Merci beaucoup, mon général. Merci d'applaudir notre invité ce matin. Merci, Farid.